Archives de catégorie : Sports

L’unité du genre humain

Emma Raducanu and Leylah Fernandez with their trophies at the end of the match. Photograph: Corey Sipkin/UPI/Shutterstock
L’un des premiers grands débats qui agitèrent l’anthropologie sociale fut celui qui opposa dans la seconde moitié du XIXe siècle les membres de deux sociétés savantes : ceux de l’Anthropological Society of London et ceux de l’Ethnological Society. Les “anthropologues” étaient polygénistes : pour eux les races humaines étaient autant d’espèces distinctes ; les “ethnologues” étaient eux monogénistes : les races humaines étaient les variétés inter-fécondes d’une seule espèce.

Le débat faisait rage *, les “anthropologues” avaient pris le parti des confédérés sécessionnistes dans la Guerre civile américaine, les “ethnologues” s’étaient rangés aux côtés des unionistes abolitionnistes. Le monogénisme l’emporta grâce à la victoire du modèle darwinien de l’évolution des espèces, renforcé ensuite par la génétique naissante. L’unité psychique du genre humain devint le mot d’ordre de l’anthropologie.

D’où la satisfaction d’un anthropologue devant la photo hier des finalistes féminines de l’US Open. À gauche sur la photo, Leylah de père Équatorien et de mère Philippine ; à droite sur la photo, Emma de mère Chinoise et de père Roumain.

* Voir ici Le dilettantisme comme art de vivre, un panorama de l’anthropologie britannique.

Partager :

Guerres : quand les peuples sont d’avis que des ersatz ridicules valent mieux que pas du tout

Partager :

“You’ll never walk alone”

Un article du journal Le Monde, ce soir, à propos d’un relais routier :

La nuit est déjà bien avancée, les rideaux sont tirés devant les pare-brise, quand ce chauffeur au mollet droit tatoué d’un « You Will Never Walk Alone » (Tu ne marcheras jamais seul), la devise des Reds de Liverpool, quitte son Volvo rouge sang pour se diriger vers le Lavomatic du parking.

C’est en effet une chanson que les gens autour de moi connaissent, en l’associant au football.

Pour ceux qui ignorent d’où ça vient, You’ll Never Walk Alone, “Tu ne marcheras jamais seul” ou “Tu ne seras jamais seul”, est l’une des chansons de la comédie musicale Carousel de (Richard) Rodgers et (Oscar) Hammerstein. L’opérette est de 1945, le film est lui de 1956.

Si vous êtes pressé, allez à 3m35s, mais ne le ratez pas : c’est quand même de la très belle ouvrage.

Ne vous apitoyez pas trop sur le mourant : c’est un bandit et un voyou qui la bat. On n’était apparemment pas trop choqué par ça en 1945 (moi je l’ai été en revoyant le film récemment).

Les fans de Liverpool se sont probablement inspirés plutôt de la version de Gerry and the Pacemakers de 1965, un groupe local, plutôt que de l’original de 1945.

Partager :