Archives de catégorie : Théologie

Si vous avez besoin d’une religion… j’ai ce qu’il vous faut, le 3 avril 2021 – Retranscription

Retranscription de Si vous avez besoin d’une religion… j’ai ce qu’il vous faut, le 3 avril 2021. Bonsoir, nous sommes…

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Vidéo – Si vous avez besoin d’une religion… j’ai ce qu’il vous faut

Philip K. Dick prophète

Mondes multiples et conscience, le 18 février 2009

Pourquoi nous avons neuf vies comme les chats, in Papiers du Collège International de Philosophie, Numéro 51, Reconstitutions, 2000, 69-80

The Tunnel Under the World, de Frederik Pohl, 1956

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Journée d’étude « Science-fiction, religion, théologie », « Prédestination et futurs contingents chez Philip K. Dick », le 21 avril 2021

Le 21 avril aura lieu à l’Université catholique de Lille, une journée d’étude « Science-fiction, religion, théologie ». Vous trouverez ici l’appel à communications.

Voici un résumé de ce que j’y dirai.

« Prédestination et futurs contingents chez Philip K. Dick »

Parmi les auteurs classiques de science-fiction, l’Américain Philip K. Dick (1928-1982) est l’un des très rares à mentionner expressément la théologie parmi les thèmes qu’il entend couvrir, et le seul à ma connaissance à avoir consacré un roman exclusivement à des thèmes théologiques : La transmigration de Timothy Archer (1982), même si, exceptionnellement dans son œuvre, ce texte ne relève pas à proprement parler du genre science-fiction puisqu’il s’agit d’une transposition à peine voilée de la vie de l’évêque épiscopalien James Pike [1913-1969], accusé d’hérésie de son vivant, et qui fut à une époque le propre beau-père du romancier. Le fait cependant que ce roman ait été écrit alors que Dick se savait en fin de vie a conduit la plupart des commentateurs à le considérer comme son testament spirituel. La transmigration de Timothy Archer ne fait par ailleurs que rassembler en un texte unique des thèmes que l’on retrouve en de nombreux endroits de l’œuvre de Dick, tels que 

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Les armes du dialogue – L’encyclique Fratelli tutti, par Jacques-Émile Miriel

De Jacques-Émile Miriel, j’ai déjà publié ici, « Bartleby » et la résistance passive et Guy Debord ou le portrait de la révolte.

Pour un catholique, la publication d’une encyclique papale est toujours un événement important. Pour ma part, je suis revenu dans le giron de l’Église à l’occasion de ma lecture de la première encyclique de François, Lumen fidei, en 2013. Je me souviens encore de cette expérience intellectuelle intense, après un éloignement de plusieurs décennies vers les horizons de la philosophie, de cette joie si particulière, qui, dans mon cas, n’était pas la foi du charbonnier, mais des retrouvailles avec la religion des textes.

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Être érudit permet-il d’ignorer le Nouveau Testament ?

À propos de l’article dans Le Monde (27 septembre 2020) intitulé « Le judaïsme, le christianisme et l’islam ne sont l’émanation directe ni de la Bible ni du Coran » et sous-titré :

Sommités dans leurs domaines, Jacqueline Chabbi, historienne de l’islam, et Thomas Römer, spécialiste de l’Ancien Testament, publient une réflexion conjointe sur la Bible et le Coran. Et enjoignent de ne pas confondre sacré et histoire.

j’ai posté le commentaire suivant :

Cette discussion entre deux érudits se présentant l’un comme porte-parole de l’Ancien Testament, l’autre du Coran, est éclairante, mais le fait qu’elle ne débouche sur rien est significative : la mise entre parenthèses du Nouveau Testament dans leur dialogue la prive de tout enjeu et de toute signification.

La raison en est évidente, c’est celle sur laquelle mon maître Claude Lévi-Strauss avait insisté dans Tristes tropiques : même si l’islam apparaît historiquement après le christianisme, sur le plan conceptuel, le Nouveau Testament est la synthèse d’un message dont l’Ancien Testament est la thèse et le Coran, l’antithèse. Lévi-Strauss écrit : “c’est le malheur de la conscience occidentale que le christianisme qui, né plus tard, eût pu opérer leur synthèse, soit apparu ‘avant la lettre'” (p.471).

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Les plus hautes valeurs, le 24 février 2020 – Retranscription

Retranscription de Les plus hautes valeurs, le 24 février 2020. Bonjour, nous sommes le lundi 24 février 2020 et, aujourd’hui,…

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Judas a-t-il vraiment trahi Jésus pour une somme ridicule ?

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Si vous avez regardé ma vidéo à l’université de rentrée de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, vous avez dû noter que je me suis intéressé aux équivalents “en francs réels” des sommes mentionnées dans la parabole des talents (chez Mathieu) et la parabole des mines (chez Luc). Vous savez sans doute que l’histoire chez Mathieu (talents) est une version abrégée (au point d’être quasi incompréhensible) de ce qu’on trouve chez Luc (mines) : pas de contexte chez Mathieu, la parabole est racontée de but en blanc, on ignore où est Jésus et à qui il s’adresse. Chez Luc, on sait que Jésus est à Jéricho, en route vers Jérusalem, et qu’il s’adresse à Zachée, un publicain, un percepteur d’impôts (tout cela est expliqué en détail dans mon Défense et illustration du genre humain – 2018 – pp. 222-234). De plus, exprimée en talents chez Mathieu, l’histoire est invraisemblable car c’est plus de 20kg d’argent que le maître confie à son pauvre serviteur et qu’il enterrerait entouré d’un linge, alors qu’exprimée en mines chez Luc elle fait parfaitement sens puisqu’il s’agit d’un demi kilo.

Alors, poursuivant mes calculs “en francs réels”, avec ses trente deniers pour prix de sa trahison, Judas a-t-il vraiment vendu Jésus pour une somme ridicule ? Est-ce pour 500€, pour 50€ ou pour 5€ ? La réponse à la page suivante.

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Quinzaines, Le temps du grand chambardement est venu, le 5 novembre 2019

Le temps du grand chambardement est venu

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Les lanceurs d’alerte de l’extinction haussent les épaules quand leurs adversaires qualifient leur discours d’« apocalyptique ». Si l’on se souvient du texte qu’est l’Apocalypse, vingt-septième et dernier livre du Nouveau Testament, les uns et les autres ont sans doute raison, chacun en conformité avec ses propres objectifs.

« Une grande merveille parut dans le ciel : une femme vêtue du soleil et de la lune sous ses pieds, et sur sa tête, une couronne de douze étoiles. Elle était grosse, et elle pleurait étant en travail et dans les douleurs de l’enfantement.

Un autre prodige parut encore dans le ciel. Voyez ! (ἰδοὺ) un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes, sept couronnes. Sa queue entraîna le tiers des étoiles du ciel, et les précipita à terre. Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant aussitôt né.

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Progrès en philosophie naturelle, le 22 août 2019 – Retranscription

Retranscription de Progrès en philosophie naturelle, le 22 août 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour,

Nous sommes le jeudi 22 août 2019. C’est les vacances encore, heureusement : les vacances, ça me permet de travailler une journée entière sur un sujet particulier sans devoir aller faire autre chose et de pouvoir penser un petit peu et, vous l’avez vu, de faire des vidéos comme ça me vient, ne pas être limité par le fait que je n’ai pas accès à la wifi, etc.

De quoi je vais vous parler ? Aujourd’hui, ce ne sera pas le Brexit. Ce ne sera pas Trump. Ce ne sera pas mes réflexions en finance ou en économie. Ça se raccroche plutôt aux choses que je fais qui étaient les choses que je faisais quand j’avais une carrière de scientifique à proprement parler, quand j’étais jeune professeur, quand j’ai pu faire un peu de recherche. À l’intérieur de ça, j’ai fait des choses de manière un peu systématique, effectivement, en anthropologie, en anthropologie économique surtout. J’ai écrit ce livre Comment la vérité et la réalité furent inventées qui est une réflexion de type anthropologique mais qui s’intéresse à l’histoire de deux concepts dans notre culture : les concepts de vérité et de réalité, dont je souligne toujours que ce ne sont pas des choses évidentes, la preuve étant que la Chine a très bien pu se développer sans avoir des concepts de cet ordre-là.

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