Archives de catégorie : Ultralibéralisme

Namur, Conférences du Samedi, Vers un nouveau monde – Questions de la salle, le 23 mars 2019

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Sylvain Laurens, Les courtiers du capitalisme. Milieux d’affaires et bureaucrates à Bruxelles, Agone, 2015

François Quesnay, Tableau économique de la France, 1759

La vidéo de mon exposé – avant les questions de la salle – se trouve ici.

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Pour la rentrée, les sophistes sont de retour, par Cédric Chevalier

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À propos de Corentin de Salle et Damien Ernst, GRETA THUNBERG OU L’INACCESSIBLE SAINTETE CLIMATIQUE

Kant se retourne dans sa tombe.

Ambiguité, désinformation, doute, contre-vérités, équivoques, … la stratégie rhétorique de de Salle est bien rodée (cf. Les Marchands de doute d’Oreskes et Conway). Il offre de fausses concessions oratoires pour mieux dérouter son lecteur. Il dispose d’une diffusion médiatique dommageable et maintenant d’une caution scientifique qui n’explique pas les limites thermodynamiques de la technologie énergétique qui rendent tout le raisonnement caduc : le Professeur Damien Ernst.

Greta, par la puissance politique qu’elle a acquise désormais, sera la cible de tous les nihilistes et cyniques.

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Pourquoi nous sommes en train de gagner, le 24 août 2019 – Retranscription

Retranscription de Pourquoi nous sommes en train de gagner, le 24 août 2019.

Bonjour, nous sommes le samedi 24 août 2019. Vous connaissez mon goût pour la provocation et donc, vous ne serez pas autrement surpris par le titre que je vais donner à ma vidéo d’aujourd’hui, qui est « Pourquoi nous sommes en train de gagner ».

J’ai appelé récemment une de mes vidéos « Paul Jorion n’est pas fou » mais là, vous pourriez commencer à avoir des doutes sérieux. Pourquoi ? Parce que le monde autour de nous est en train de s’écrouler. Il y a en particulier 4 démagogues qui sont en train de précipiter l’effondrement généralisé du monde. Nous avons M. Trump aux États-Unis. Nous avons M. Boris Johnson au Royaume-Uni. Nous avons M. Bolsonaro au Brésil et nous avons M. Salvini en Italie. Tout ça, ce ne sont pas de petits pays. Ce sont de grands pays qui ont mis à leur tête, par des élections démocratiques, des autocrates, des démagogues, par un vote populaire, le vote du peuple. Ils ont obtenu des majorités pour se trouver là où ils sont. 

Comment en sommes-nous arrivés là ? Il faut réfléchir à cela. 

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Le vent tourne, et cela nous donne la pêche

Fréquentation du Blog de Paul Jorion

Ce diagramme, c’est la fréquentation du blog au cours de la semaine écoulée.

Avant-hier 24, c’est ma vidéo « Pourquoi nous sommes en train de gagner ». Hier, le 25, c’est mon billet « La barbarie extrême-orientale ne connaît plus aucune limite ! », où je raille la presse occidentale, au bord de l’apoplexie depuis plusieurs semaines parce que la police de Hong-Kong utilise contre les manifestants… des gaz lacrymogènes, voire même – Ô indignité suprême ! – des canons à eau ! La paille et la poutre dans toute sa démesure. Certains s’en frottent les yeux – du moins celui qu’il leur reste.

Oui, nous sommes en train de gagner (l’un d’entre vous m’a communiqué tout à l’heure de nouvelles informations que je vous transmettrai), et cela nous donne la pêche. Nous aurions tort de dissimuler notre joie : pendant onze ans l’ultralibéralisme a fait semblant qu’il n’avait pas perdu, et le rapport de force lui permettait de perpétuer son bluff.

Cette époque touche à sa fin. Soyons bons princes, mais réjouissons-nous comme il se doit !

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Pourquoi nous sommes en train de gagner

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24 août 2019, 18h59 – C’est tout moi ça : toujours précéder un peu l’actualité (qq heures, jours, mois, années…), Trump’s company could save millions if interest rates fall as he demands.
Électorat américain : approbation de la politique du Président
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Post-scriptum à « Fin du capitalisme : bonnes nouvelles ! »

Post-scriptum à Fin du capitalisme : bonnes nouvelles !

Je n’ai pas été le seul avant-hier à avoir salué la déclaration officielle du syndicat patronal américain Business Roundtable affirmant qu’il faut mettre fin à la prééminence de l’actionnaire dans la définition des objectifs de la firme, pour y inclure quatre autres parties prenantes : ses clients, ses employés, ses fournisseurs et la communauté, en les faisant bénéficier toutes du même traitement équitable.

Je rappelle que le slogan « L’entreprise fonctionne pour le seul bénéfice de ses actionnaires », dû au Prix Nobel d’économie (sic) Milton Friedman, a eu valeur de dogme au cours du demi-siècle écoulé, et peut être considéré comme la devise du capitalisme dans sa version ultralibérale. Continuer la lecture de Post-scriptum à « Fin du capitalisme : bonnes nouvelles ! »

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Fin du capitalisme : bonnes nouvelles !, le 19 août 2019 – Retranscription

Retranscription de Fin du capitalisme : bonnes nouvelles !, le 19 août 2019. (Je suis en train de rédiger un post-scriptum). Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le lundi 19 août 2019 et ceci, c’est une première parce que c’est la première fois que je fais deux vidéos le même jour. J’en ai fait une tout à l’heure qui était consacrée à l’intelligence artificielle et celle que j’ai envie de faire maintenant n’a aucun rapport avec ça. Il s’agit de… Je vais donner le titre suivant : « Fin du capitalisme : bonnes nouvelles ! »

Vous le savez, si on parle un petit peu de moi, ce n’est pas tellement en raison de mes travaux universitaires, c’est en raison de cette prévision que j’ai faite en 2005-2006 à propos d’une grande crise qui viendrait en raison des titres subprimes.

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Réforme ou révolution ?

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Pourquoi le Medef invite-t-il Marion Maréchal plutôt que Paul Jorion ?
Quelle influence peut-on avoir sur le cours des choses ?

Blog de Paul Jorion : Le nazisme était-il un anticapitalisme ? le 6 mai 2017
Blog de Paul Jorion : Grande tragédie et petit drame, le 10 octobre 2007
Blog de Paul Jorion : Sémiotique de la crise, par Jean Maxence Granier, le 18 février 2009

Le nom que j’oublie, l’élève de Keynes : Joan Robinson (1903 – 1983)

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« Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019 – Retranscription

Retranscription de « Fin du monde ! Fin du mois ! », le 19 mai 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 19 mai 2019 et le thème aujourd’hui, c’est « Fin du monde ! Fin du mois ! ». Vous avez entendu ce slogan qui a été inventé par quelqu’un. C’est une bonne idée. Ça a des allitérations. Ça essaye de suggérer l’idée d’une convergence des luttes, que les gens qui se battent contre la destruction de l’environnement, le réchauffement climatique, etc. et les gens qui vont dans la rue non sans raison aussi, parce que la situation leur est impossible dans le contexte actuel, que ces gens pourraient défiler ensemble et représenteraient à ce moment-là une masse critique de gens qui veulent autre chose.

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Fin du monde ! Fin du mois !

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« Que faire ? Que faire ? », le 5 mai 2019 – Retranscription

Retranscription de « Que faire ? Que faire ? », le 5 mai 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 5 mai 2019 et mon exposé d’aujourd’hui s’intitulera « Que faire ? Que faire ? ».

Vous l’avez vu – je commence par là – les listes pour le Parlement européen ont été déposées et sur aucune de ces listes, vous ne trouverez mon nom. Alors, la tentation de la nature humaine, c’est de dire : « Eh bien finalement, je n’ai pas vraiment essayé ! » mais là, vous me diriez : « Non, non, M. Jorion, vous avez essayé et vous avez consacré beaucoup d’énergie au cours des mois derniers à essayer de vous trouver sur une de ces listes et vous  n’avez pas réussi ! » et je vous dirai : « Monsieur ou Madame, vous avez parfaitement raison : je me suis donné beaucoup de mal ! ». J’ai essayé d’avoir un débat public avec M. Hamon dont vous vous souvenez peut-être, qui a été décommandé à la dernière minute – pas par moi. J’ai eu l’occasion de passer une soirée à discuter avec M. Hamon. J’ai eu l’occasion de plusieurs conversations assez longues avec M. Olivier Faure. J’ai eu M. Paul Magnette au téléphone, M. Di Rupo aussi et vous m’avez vu me joindre au mouvement Place Publique qui s’est créé en France. J’ai participé à l’échelon local, dans le Morbihan où j’habite. J’ai participé même à une réunion – je suis revenu spécialement un jour où j’étais à Bruxelles – pour participer à une réunion à Lille aux côtés de Claire Nouvian. Des amis à moi ont lancé une pétition que vous avez été nombreux, dans le cadre en question, à signer, appelant le Parti socialiste et Place Publique à me mettre en position utile sur leur liste.

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Que faire ? Que faire ?

Elections européennes
Extinction du genre humain

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Macron et les Gilets Jaunes – I. L’Autre et le Tiers, par Dominique Temple

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I. L’Autre et le Tiers

Lors du “Grand débat” réservé aux intellectuels[1] qu’il avait invités, Emmanuel Macron, Président de la République, estimait que dans une société libérale la question du choix individuel est oblitérée du fait de la tension entre la liberté de chaque individu et la liberté de l’autre lorsqu’il n’y a pas de contrainte collective qui en limite l’arbitraire car dès lors on ne peut juger les choix d’autrui que comme attentatoires à l’idée du commun que l’on se fait de ce qui doit être partagé.  À moins que ces intérêts soient identiques, les définitions du commun sont l’enjeu de forces divergentes en fonction de la différence de ces intérêts. Il veut, assure-t-il, l’épanouissement de la liberté de chacun, normé par la vérité objective. Son projet est la coordination des efforts des uns et des autres, aussi différents soient-ils, pourvu qu’ils contribuent au destin commun en raison de leur complémentarité pour réaliser des objectifs identifiés collectivement. Le commun doit assurer le développement d’un destin individuel dans un destin collectif. Admettons ! Mais se pose la question de savoir qui peut s’approprier légitimement la définition du commun pour pouvoir lui imposer des limites collectives ?

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Université Catholique de Lille, Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? aujourd’hui 5 mars de 17h30 à 19h00

Paul Jorion, professeur associé à Ethics vous donne rendez-vous pour la 5ème date de son cycle de conférences Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? Le 5 mars, de 17h30 à 19h00, dans l’open space de la Maison des Chercheurs.

  • 5 mars : Le capitalisme, l’économie de marché, le libéralisme, face à l’état d’urgence pour le genre humain

-Le profit commercial n’est pas maîtrisé : il est potentiellement illimité
-La finance est prédatrice ; la spéculation était interdite jusqu’en 1885
-Les droits des personnes morales sont aujourd’hui plus étendus que ceux des individus
-Les règles comptables sont définies par des organismes privés : elles mettent en œuvre une philosophie rapace
-La définition de l’abusus (l’une des trois composantes de la propriété, avec l’usus et le fructus) doit être reformulée pour tenir compte de la durabilité, du caractère renouvelable ou non d’un bien

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