Archives par mot-clé : Alexis Tsipras

FACE AUX GRECS ET AUX ÉMIGRÉS, UN MÊME MUR DE LA HONTE, par François Leclerc

Billet invité.

Tout reste encore possible, mais rien n’est certain. Deux documents ont été présentés à l’Eurogroupe d’hier, qui a une fois de plus tourné court, dans l’attente du prochain, convoqué pour samedi. On n’ose pas écrire qu’il est de la dernière chance. Les créanciers et le gouvernement grec avaient hier légèrement modifié leurs copies pour la circonstance, mais rien n’y a fait.

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À l’aide, M. Tsipras ! À l’aide !, par ThomBilabong

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Monsieur le Premier Ministre,

Le combat héroïque que vous menez pour votre pays et vos concitoyens, ainsi que pour de très nombreux européens dont je fais partie, n’est pas sans rappeler l’épopée d’Homère qui fait de la Grèce un modèle de l’idéal poursuivi par nombre de sociétés contemporaines.

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La ‘leventia’ d’Alexis Tsipras, par Jacques Seignan 

Billet invité.

En voyant ces images des réunions sur la Grèce, plusieurs sentiments peuvent se bousculer en nous : indignation, incompréhension, crainte, espoir… Et toute personne qui a dû se confronter à un jury, à une quelconque assemblée, parler face à des gens pas forcément sympathiques ou bien intentionnés, ne peut que ressentir une profonde admiration pour ce qu’Alexis Tsipras accomplit ces jours-ci.

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La haute autorité de surveillance de l’Union se trouve en Grèce, et son responsable se nomme Tsipras, par Pierre-Yves D.

Billet invité

Le combat que mène Syriza et le gouvernement grec depuis des mois est politique, mais il comporte aussi une grande valeur pédagogique en faisant office de révélateur. De même qu’il tire le signal d’alarme ! En attaquant à l’os le substrat social d’un peuple, la Grèce, la Troïka et les dirigeants européens montrent dans toute son ampleur l’iniquité et la férocité du système qu’il ont mis en place, ou qu’ils veulent laisser en l’état. Si Syriza et Tsipras ont pu avoir quelque écho en Europe depuis la constitution du gouvernement grec, c’est parce qu’ils luttent d’arrache-pied au sein de l’euro, et ainsi en révèlent au grand jour les vices de construction.

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Politico : « Syriza gouverne de la même manière que s’il était en campagne »

Le journal américain en ligne Politico dispose depuis hier d’une antenne à Bruxelles. Le sous-titre d’un des premiers articles affichés, paru sous la plume de Pierre Briançon, affirme que « le gouvernement Syriza d’extrême-gauche a dilapidé la bonne volonté de ses partenaires européens ».

« La bonne volonté de ses partenaires européens » ? Je vois mal a priori à quoi Briançon fait allusion, mais il explique ensuite son raisonnement : « Syriza est nouveau au pouvoir, et ses dirigeants n’ont aucune expérience gouvernementale. Ils opèrent selon la conviction que « tout est politique » – la croyance que les réalités économiques peuvent recevoir une forme et être transformées par le seul pouvoir des idées ».

« Tout est politique » ! Quelle hérésie, on croirait entendre du Karl Marx ! Et certains Grecs ont une eu la folie de voter pour une telle bande de zozos ! Et croire en plus que « les idées » pourraient avoir une importance quelconque devant « les réalités économiques » – au premier rang desquelles se range certainement la nécessité d’aligner les salaires européens sur ceux du Bangladesh, pratique encore appelée à Bruxelles : « réformes structurelles imposées par la compétitivité ».

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Tic-tac, tic-tac… par François Leclerc

Billet invité.

Le secrétaire général de l’OCDE Angel Gurria et la directrice générale du FMI Christine Lagarde avaient chacun de leur côté préparé hier le terrain d’un accord, mais cela n’a pas empêché la réunion de l’Eurogroupe d’achopper dans la nuit sur un point dur préliminaire.

Le gouvernement grec se refuse à toute formule basée sur une extension du plan de sauvetage, qui se termine à la fin du mois, et réclame un nouveau programme, tandis que Wolfgang Schäuble campe sur ses positions : « Nous avons ce programme, soit il est mené jusqu’au bout, soit il n’y a plus de programme ». Les points de vue sont irréconciliables à ce stade : depuis la tribune du parlement grec, Alexis Tsirpas avait la veille lancé « nous ne négocions pas le plan de sauvetage, il a cessé d’être en raison de son insuccès », l’échec était prévisible.

Une réunion s’était tenue à Bruxelles avant la réunion de l’Eurogroupe, à laquelle participait Christine Lagarde, Jeroen Dijsselbloem et des hauts fonctionnaires bruxellois, afin de mettre au point le contenu de ce que pourrait être un « accord-relais », selon les termes employé par des sources grecques. Au sortir de cette rencontre, Christine Lagarde déclarait à propos de l’équipe grecque : « ils sont compétents, intelligents, ils ont conscience de leurs problèmes. Nous commençons à travailler ensemble et c’est un processus qui va prendre un certain temps ». Restait à régler le point litigieux…

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LES GRECS VONT-ILS ÉCHAPPER À LEUR TRAGIQUE DESTIN ? par François Leclerc

Billet invité.

Il n’est pas attendu de la réunion de l’Eurogroupe d’aujourd’hui qu’elle clarifie cette interrogation, celle toute proche et de la dernière chance du 16 février y pourvoira. Comme Pierre Moscovici a cru devoir hier le préciser, « le scénario n’est pas une sortie de la Grèce de l’euro », mais celle-ci n’a jamais été aussi proche sans qu’il ne contribue à l’éloigner. Accusant Wolfgang Schäuble d’exiger « des choses irrationnelles », Alexis Tsipras a déclaré devant le Parlement : « Schaüble peut nous le demander de n’importe quelle façon, nous ne demanderons pas d’extension du plan d’aide ! ». Ce dernier avait d’Istamboul fait valoir que « nous ne négocions pas de nouveau programme. Nous avons déjà un programme », faisant référence à celui de la Troïka que Pierre Moscovici n’a pas hésité à qualifier comme étant « notre ancre, notre boussole, notre référence », avant d’argumenter en jouant sur un registre douteux : « le gouvernement grec doit être conscient qu’il y a aussi des électeurs en Allemagne, en Italie, en France, en Finlande, en Slovénie ».

Certains font mine de croire qu’un accord est encore possible une fois assis autour d’une table et abandonné toute « rhétorique », mais n’est-ce pas faire peu de cas de l’intransigeance de Wolfgang Schäuble qui n’envisage pas de quitter son terrain de prédilection ? Celui-ci balaye d’un revers de main toute politique alternative à la sienne, voulant faire plier les Grecs pour étouffer dans l’œuf une remise en cause commençant à faire école, et ceux qui le laissent faire en portent conjointement la responsabilité. Le sommet des chefs d’État et de gouvernement de demain permettra à cet égard de le confirmer, dans un contexte où la guerre en Ukraine éclipsera la crise grecque.

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LA PÉRILLEUSE RENCONTRE DE L’EUROGROUPE DE MERCREDI, par François Leclerc

Billet invité.

Dans son discours de politique générale devant le Parlement grec, le premier ministre Alexis Tsipras a affirmé dimanche soir que « la décision inébranlable du gouvernement est d’honorer toutes ses promesses [de campagne] ». Faisant valoir que « aussi longtemps que nos partenaires insisteront sur l’austérité, le problème de la dette se perpétuera », et que la Grèce peut être le « catalyseur » d’une solution européenne, il a ensuite énuméré les dispositions que le gouvernement entendait prendre, conformément au programme de Syriza.

De premiers faibles signes d’évolution ont été depuis enregistrés. Le premier ministre portugais Pedro Passos Coelho a infléchi son discours, pour réclamer que les solutions qui pourraient être trouvées pour la Grèce soient « valables pour tous », après avoir précédemment tenu des propos intransigeants. Le ministre français Michel Sapin a de son côté appelé à « assurer un financement » à la Grèce, sans en préciser le montant et à condition que cela soit fait « dans le respect des règles européennes », mais sans les préciser…. Martin Schulz, le président du Parlement européen, a estimé pour sa part que le gouvernement grec pourrait être dispensé d’une négociation avec la Troïka.

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ILS S’Y SONT MIS À TOUS POUR CLAQUER LA PORTE, MAIS LA PARTIE N’EST PAS FINIE ! par François Leclerc

Billet invité

Une mesure « légitime », c’est ainsi que Matteo Renzi et François Hollande ont sans l’ombre d’une hésitation approuvé le coup de semonce de la BCE laissant aux banques grecques comme seule source de financement les aides de liquidités d’urgence (ELA). Et c’est cette annonce qui a sonné la fin de l’espoir de voir adopter le plan du gouvernement grec. On apprenait peu après que la BCE avait décidé d’augmenter le plafond de l’ELA, désormais porté à 60 milliards d’euros, afin que la situation ne leur échappe pas des mains : la BCE veut faire plier mais pas déclencher un effondrement bancaire et ses suites inévitables.

De Bruxelles, Francfort et Berlin, une pression maximum a été exercée sur le gouvernement grec. Les semaines de répit qu’il demandait pour négocier un plan global ont désormais un prix : Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des finances, exige du gouvernement grec – comme s’il était seul à décider – qu’il sollicite une « extension technique » du plan de sauvetage en cours, avec pour effet de se retrouver face à une Troïka qu’il a rejetée. Rien n’est donc épargné aux nouveaux dirigeants grecs dans ce scénario destiné à leur administrer une leçon. La manifestation spontanée d’hier soir à Athènes a refusé le chantage, mais il reste aux manifestants la dignité dont ils se sont réclamés.

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Le roque de Tsipras, par Zébu

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Le virevoltant ‘cavalier’ Varoufakis qui a entamé une longue semaine de contacts avec différents ‘partenaires’ a réussi à prendre des positions sur le jeu qui s’entame entre la Grèce et l’Union Européenne d’un côté, les Etats-Unis et la Russie de l’autre.

Il a ainsi neutralisé le FMI, une des instances composant la Troïka, en intégrant dès le départ que sur le dossier ukrainien la Grèce dispose d’un droit de veto quant à d’éventuelles sanctions supplémentaires à l’encontre de la Russie, forçant ainsi les USA qui souhaitent stopper l’avance des pions russes en Ukraine à prendre position ouvertement par le biais de son Président Barack Obama, pour un appel à une solution viable pour la Grèce comme pour l’UE sur la question de la dette publique. Les Etats-Unis étant l’acteur majeur au FMI, force est de constater que l’institution se tient coite depuis l’élection d’Alexis Tsipras en Grèce, laissant aux acteurs européens le soin de répondre au jeu en cours développé par le ministre des Finances grec.

La nomination du ministre des Affaires Etrangères grec M. Kotzias dont les relations avec la Russie sont patentes, la réaction officielle de la Grèce quant au rappel de la nécessité de tenir compte de l’avis du pays pour une éventuelle position unanime quant à des sanctions supplémentaires envers la Russie et la nomination de M. Kammenos en tant que ministre de la Défense, lui aussi en ‘contact privilégié’ avec la Russie, ont constitué un point d’appui pour l’ouverture du jeu du Premier ministre grec, lequel jeu s’est déroulé dès la nomination, le surlendemain de l’élection, du gouvernement grec.

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La carte secrète d’Alexis Tsipras

Ouvert aux commentaires.

Si vous imaginez que la carte secrète d’Alexis Tsipras, c’est la Russie, parce que vous auriez pris à la lettre le fait que Panos Kammenos, nouveau ministre de la Défense en Grèce, président de ANEL, les « Grecs indépendants », partenaire de Syriza dans l’alliance gouvernementale, est un grand ami de la Russie, détrompez-vous.

La carte secrète de la Grèce, elle se trouve ailleurs. Tendez l’oreille, et prenez au sérieux la leçon d’économie de M. Obama hier dimanche : « on ne peut pas pressurer continuellement un pays en dépression : il vient un moment où doit intervenir une stratégie de croissance pour qu’il soit à même de rembourser ses dettes de façon à éliminer une part de son déficit ».

Pourquoi ce ton encourageant de M. Obama envers la Grèce ? Parce qu’il doit y avoir quelqu’un dans son entourage à avoir lu le livre de Yanis Varoufakis, nouveau ministre grec des Finances, ouvrage intitulé « Le Minotaure planétaire » (2011).

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Grèce : Un petit test très simple de votre bon sens !

Imaginez que vous réussissiez cette prouesse extraordinaire de conduire un parti d’extrême-gauche à rater de deux sièges seulement la majorité absolue dans votre pays, et que vous soyez conduit dans ce cas-là, à faire alliance avec un petit parti, confieriez-vous le ministère de la Défense à un « démagogue, populiste, parlant fort et ne reculant devant aucun propos outranciers », qui « dénonce la crémation et le partenariat civil pour les homosexuels », qui « fait régulièrement l’objet de polémiques pour ses propos ou son train de vie », qui possède « un yacht familial supposé détenu par des sociétés offshore » et dont la belle-mère a vu « les travaux [de sa maison] payés par les fonds européens […] pour la transformer en résidence touristique » ?

Penseriez-vous que c’est une bonne idée ?

Non, franchement, moi non plus !

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Les citations sont extraites de l’article d’Alain Salles, « Panos Kammenos, l’encombrant allié d’Alexis Tsipras », Le Monde, le 26 janvier 2015

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Les alliances ou mésalliances de Syriza : Alea jacta est !, par Zébu

Billet invité.

Au lendemain de sa victoire, Alexis Tsipras devait faire un choix : faire un gouvernement d’alliance avec les grecs indépendants (ANEL) ou avec To Potami.

Le choix de gouverner seul, bien qu’il le puisse avec 149 sièges, ne se pose pas en fait. La nécessité politique d’obtenir un gouvernement stable et pérenne, au moins à court terme, s’imposait à lui, afin d’élargir la base politique de son action, en atteignant ainsi 41% des votants, face à une extrême-droite toujours présente et à une Nouvelle Démocratie toujours en embuscade.

Ce choix devait s’effectué selon ses priorités : internes ou externes. Internes, s’il souhaitait privilégier les réformes structurelles en Grèce d’abord, avec un To Potami plus proche de ses positions sociales mais plus sujet à questionnements sur son positionnement face à la Troïka, ou externes, s’il souhaitait privilégier la question de la dette, avec l’ANEL.

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IL FAUT QU’UNE PORTE SOIT OUVERTE OU FERMÉE, par François Leclerc

Billet invité.

Quelles sont les chances de réussite de Syriza ? Le tournant engagé peut-il se confirmer en s’élargissant ? S’il est prématuré de tenter d’apporter une réponse à ces deux questions, il n’est pas interdit de mesurer le rapport de force dans lequel ses artisans vont évoluer.

Les dirigeants européens sont désormais comptables vis à vis d’eux-mêmes de l’échec de leur politique. Sauf à assumer un défaut sur la dette grecque, détenue à 80% par des intérêts publics, ils sont condamnés à la refinancer, la faire rouler comme disent les banquiers qu’ils sont devenus. Ils sont pris à leur propre piège, coupables de soutien abusif estimerait un tribunal. En conséquence, leur menace de fermer le robinet n’est pas crédible, car ils en seraient les premières victimes, ce qui éclaire leur intention de négocier.

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Les observations d’un qui n’y comprend (manifestement) rien, par Guy Weets

Billet invité.

1° l’Euro a baissé par rapport aux principales devises bien avant que la BCE n’annonce son plan de rachat de dettes donc l’argument – restaurer notre compétitivité – ne tient guère (oui, je sais : les marchés ont anticipé).

2° Le prix du baril de pétrole s’effondre ce qui est bon pour notre économie et provoque une baisse de l’inflation sinon une légère déflation (baisse de la croissance) ce qui serait mauvais pour notre économie ! Cette contradiction démontre une fois de plus l’étrangeté du dogme PIB et donc de la croissance mesurée par la hausse de celui-ci.

3° La BCE va « donner » aux banques mille milliards d’euros mais quelle est la contrepartie ? Va-t-on supprimer les paradis fiscaux ? interdire la spéculation et les produits synthétiques d’une opacité sans précédent ? pas la moindre information sur ces sujets !

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