Le roque de Tsipras, par Zébu

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Le virevoltant ‘cavalier’ Varoufakis qui a entamé une longue semaine de contacts avec différents ‘partenaires’ a réussi à prendre des positions sur le jeu qui s’entame entre la Grèce et l’Union Européenne d’un côté, les Etats-Unis et la Russie de l’autre.

Il a ainsi neutralisé le FMI, une des instances composant la Troïka, en intégrant dès le départ que sur le dossier ukrainien la Grèce dispose d’un droit de veto quant à d’éventuelles sanctions supplémentaires à l’encontre de la Russie, forçant ainsi les USA qui souhaitent stopper l’avance des pions russes en Ukraine à prendre position ouvertement par le biais de son Président Barack Obama, pour un appel à une solution viable pour la Grèce comme pour l’UE sur la question de la dette publique. Les Etats-Unis étant l’acteur majeur au FMI, force est de constater que l’institution se tient coite depuis l’élection d’Alexis Tsipras en Grèce, laissant aux acteurs européens le soin de répondre au jeu en cours développé par le ministre des Finances grec.

La nomination du ministre des Affaires Etrangères grec M. Kotzias dont les relations avec la Russie sont patentes, la réaction officielle de la Grèce quant au rappel de la nécessité de tenir compte de l’avis du pays pour une éventuelle position unanime quant à des sanctions supplémentaires envers la Russie et la nomination de M. Kammenos en tant que ministre de la Défense, lui aussi en ‘contact privilégié’ avec la Russie, ont constitué un point d’appui pour l’ouverture du jeu du Premier ministre grec, lequel jeu s’est déroulé dès la nomination, le surlendemain de l’élection, du gouvernement grec.

Mais M. Varoufakis a aussi neutralisé les marchés et la City, lors de son déplacement à Londres, en soulignant que les (rares, ou très minoritaires) créanciers privés n’auraient pas à subir quoi que ce soit du jeu en cours, ce qui a permis de stabiliser d’éventuels mouvements spéculatifs de la part des marchés financiers. Il a aussi neutralisé dès le départ la Commission européenne, en décrétant ne pas avoir besoin du dernier versement de 7 milliards de la Troïka, ‘institution’ qu’il déclara comme définitivement morte, rappelant ainsi au Président de la Commission M. Juncker ses propres prises de positions sur le sujet. Pour compléter ce dispositif, M. Varoufakis s’est déplacé, avant que M. Tsipras ne le fasse par la suite, à Paris et à Rome, afin de s’assurer de la bienveillante ‘neutralité’ de la France et de l’Italie dans les positions développées.

Enfin, aujourd’hui, le ministre des Finances grec doit entrer en contact avec la position majeure de la ‘défense adverse’ européenne (symbolisée par la déjà défunte Troïka), celle de la BCE, qui détient les clefs financières du jeu grec en Europe. Voilà pourquoi il a réitéré son offre d’indexer la dette grecque sur la croissance, tout en dévoilant son ‘joker’ avec son offre de dette perpétuelle. Ces propositions interviennent d’ailleurs dans le contexte d’un QE lancé par Mario Draghi, contre l’avis de la Bundesbank et la position allemande.

Et quand toutes ces positions auront été validées au plus haut niveau, lors des rencontres entre M. Tsipras et MM. Juncker, Hollande et Renzi, M. Varoufakis s’en ira rencontrer M. Schäuble, ministre des Finances allemand demain, pour lui proposer un deal clef en main, à valider très rapidement, juste avant le Conseil européen de la semaine prochaine, ne laissant ainsi quasiment aucun délai à l’Allemagne pour développer une stratégie de contre-attaque.

En quelque sorte, une déclaration d’échec à Mme Merkel.

Et quand le ‘cavalier’ Varoufakis aura fini de tenir en échec la ‘ligne de défense’ européenne pendant que les ‘fous’ Kotzias et Kammenos sont positionnés extérieur (Russie-Ukraine) / intérieur (armée grecque), on verra alors ce que fera le ‘roi’ Tsipras : ira-t-il jusqu’à faire un roque, à savoir changer ses alliances en direction de la Russie sur un jeu plus large, ou aura-t-il la latitude de mener son propre jeu sur l’échiquier européen ?

À cette question, ce sont bien M. Draghi et Mme Merkel qui seront en charge de répondre dans un jeu qui leur est imposé pour la première fois, notamment en ayant intégré une dimension extra-européenne qui s’impose elle-même au jeu intra-européen : déjà, les Etats-Unis envoient un émissaire en Grèce, s’imposant dans le jeu face à celui que mènent les Russes actuellement en Ukraine, réduisant encore la marge de manœuvre des décisionnaires européens sur ce dossier …

Les pro-Russes (et les Russes) en Ukraine ont ainsi profité du fait que des élections cruciales se passeraient en Grèce le 25 janvier 2015, pour lancer leurs offensives en Ukraine et ce dès le 23 janvier 2015. Les Russes auraient ainsi simplement ‘anticipé’ les résultats en Grèce, sachant que les Européens auraient les yeux braqués ailleurs, pour pousser leurs avantages en Ukraine et ensuite participer au jeu européen qui allait ainsi immanquablement devoir se dérouler, proposant ‘amicalement’ leur soutien à la Grèce…

Poutine anticipa donc les ‘mouvements’ possibles géopolitiquement, tout comme Tsipras anticipa ceux de l’Europe : chacun sa partie, chacun chez soi, mais avec l’intérêt commun de mettre en échec le jeu européen dans leur propre partie.

En un peu plus d’une semaine, les choses auront ainsi été rondement menées, ce qui en dit long sur l’état de préparation du jeu par l’équipe de M. Tsipras et qui en dit long sur l’état d’impréparation de ‘ceux d’en face’.

Car l’Europe n’anticipe rien parce qu’elle n’a aucune stratégie ni aucun but dans et pour l’Europe, sauf à perpétuer un ordre d’orthodoxie néo-libérale qui semble d’ores et déjà aussi dépassé que la Troïka et une position illisible sur l’Ukraine, et plus largement, sur l’extension territoriale sans fin de l’Union européenne comme mode compensatoire imposé pour faire face à son état critique interne.

On peut d’ailleurs revenir aux théories de Tainter sur l’effondrement pour ce qui est en train de se passer en Europe : quand les acteurs périphériques commencent à dérouler, mieux encore, à imposer leurs mouvements, leurs buts propres au ‘centre’, quand l’expansion (économique, territoriale, politique) est stoppée et même le reflux constaté pour un système complexe, on ne peut que constater le processus d’effondrement en cours.

On peut dès lors voir l’intervention de Barack Obama comme une tentative d’enrayer ce processus, en forçant les Européens à reprendre à leur compte les buts et les risques ‘périphériques’ (aujourd’hui la Grèce, demain l’Espagne, ensuite l’Irlande, …) pour mieux les contrôler et stopper le recul de l’Europe en Ukraine en parallèle.

Mme Merkel et M. Draghi vont porter des responsabilités historiques pour l’Europe.

Une réponse nous sera très rapidement offerte sur l’avenir de l’Europe : consolidation, ou délitement accru.

91Shares

337 réflexions sur « Le roque de Tsipras, par Zébu »

  1. Bravo, Zébu !
    Excellent papier où l’on comprend mieux
    1) pourquoi un pro-russe au gvt grec
    2) pourquoi le rejet de la Troïka et surtout du FMI
    3) l’inexistence patente de l’Europe figée dans ses contradictions et donc l’avantage à celui en perpétuel mouvement

    Vas-y, Yanis !

    1. Bilabong,

      (on comprend mieux) pourquoi un pro-russe au gvt grec

      Correction : c’est à peu près tout le gouvernement Tsipras qui est ouvertement pro-russe.
      S’imaginer que d’être pro-russe puisse constituer un quelconque avantage, y-compris en admettant la plausibilité de la menace du veto qui inspire les scénarios fumeux à la Zeb, dans l’UE, aujourd’hui comme à moyen terme (i.e tant que Poutine n’est pas éjecté), est juste hilarant.
      Allez voir du coté de l’ex premier ministre du voisin bulgare Orecharski pour comprendre c’que ça donne comme résultat quand on est un peu trop sensible aux avances de l’ours et à son Southstream. Ok la Grèce est un grand et riche pays à coté du petit voisin misérable bulgare, m’enfin…

      1. Oui un très grand pays c’est certain. Mais bien moins riche que l’Ile de France, jusqu’à 2,5 fois moins et même juste un peu moins peuplé ! Parfois je me demande de quoi on parle, sérieux !

        Dans l’Europe des régions, beaucoup pèsent tellement plus que la Grèce, que je me demande ce qui peut passer par la tête de certains Présidents de région en voyant ce ramdam ridicule pour chroniqueur en panne, lorsqu’ils regardent ce qu’ils ont entre les mains comme levier en comparaison. Ca va finir pas susciter des envies d’indépendance saugrenue tout ça, surtout si le navire prend l’eau de toute part. On donnerait un droit de veto à la région Rhône alpes ? Non. Alors, tirons-en une bonne fois pour toutes les conclusions…

      2. L’un n’empêche pas l’autre, Vigneron.
        C’est un pari, ok, une posture, pourquoi pas ? C’est surtout un moyen pour afficher sa différence. Et en l’occurrence c’est le but recherché. Personne n’est dupe, nous sommes d’accord. Pourtant les Européens n’ont rien à gagner à pousser la Grèce, à l’acculer à ce genre d’idylle contre nature à leurs yeux. Car comment défendre ensuite le reste ? C’est de la politique, un point c’est tout.

      3. La question n’est pas de savoir vigneron si le gouvernement ‘doit’ ou non être pro-russe. La question est de savoir ce qu’il peut en tirer, entre autres choses, dans le contexte actuel, i.e. tel que décrit.

      4. Non Zeb, baratin, l’important c’est qu’il est prorusse et que l’Europe est tout sauf prorusse.
        Et je prétends que la menace sur la Russie est un leurre. Personne n’y croit. Même pas Tusk et les Polonais ou les Baltes… Donc tout ce qui leur reste de leur sincère positionnement prorusse c’est le passif : un isolement supplémentaire et inutile en Europe et des mauvais papiers dans la presse (et les blogs…). Je suis beaucoup plus intrigué par ce qu’a bien pu obtenir le tandem Varouf/Pigasse à la City.

      5. Tu te gourres, vigneron : le gouvernement grec n’est pas ‘pro-russe’, autant sinon que tu peux l’être (c’est dire). Il est pro-grec, point. Mais évidemment, cela a l’air compliqué pour toi qui fonctionne en binaire. De fait, il est isolé en Europe : un isolement plus qu’isolé, je vois pas, rapport au fait que les positions développées par ‘ceussent d’en face’ sont identiques avant comme après. Par contre, si ‘on’ continue à l’isoler, t’inquiète, faudra pas grand chose pour qu’il devienne pro-russe. Quant à ton pigasse-Varouf à la City, laisse tomber.

      6. Et de quoi qu’on cause d’abord et surtout en-dessous de ton billet vertigineux de machiavélisme et de fulgurances géostratégiques ? De l’Europe ? Que dalle. De la Grèce ? Que dalle. De Poutine, du Grand Satan et d’Ukraine, évidemment. Merci Zébu, merci le gouvernent Tsipras qui s’est tiré une balle dans le pied avec son affichage actuel et ses « déclarations antérieures » prorusses et germanophobes.
        Il aura un arrangement pour le Fesf et la Bce et des coudées plus franches, il l’aurait eu sans ça, mais il ira à Canossa pour ça. Et Tsipras pourra dire merci à son ministre des finances – et Pigasse…

      7. ‘merci zebu’, propos germanophobes et pro-russe ?
        tu petes un plomb, mon pauvre …
        la Grèce est déjà à. Canossa, et depuis des années, pro-russe ou pas.
        t’es dans les choux, vignal : tsipras fait avec ce qu’il avait, point barre.

      8. Parce que je devrais pas t’y associer alors que t’as fondé quasiment tout ton billet sur des suppositions tirées de cet affichage et de ces déclarations ?

  2. Merci pour cette belle analyse qui replace la stratégie grecque dans les enjeux internationaux dont l’Europe n’a eu aucune anticipation,enfermée dans « son orthodoxie néo-libérale. Il serait bon , au delà des visées russes et américaine, de voir de quels choix disposent les pays de UE et en particulier l’Allemagne et la BCE par rapport à la « Modeste proposition » de Varoufakis. On sait qu’elle a pour objet la résolution des trois crises de l’Europe: la crise bancaire, la crise de la dette, et celle du sous investissement du chômage et des déséquilibres des balances de paiements. La proposition grecque dont on doit diffuser le contenu pour comprendre les enjeux de notre avenir,a aussi l’avantage de ne nécessiter aucune création de nouvelles institutions mais de proposer une coopération renforcée sans attendre une solution fédérale , illusoire , à court terme.
    Pouvez vous donner des précisions par rapport à la « modeste proposition »?

  3. Pas pour casser l’ambiance , mais pour attirer l’attention ( et la contradiction espérée..) je me permets de re-poster ceci , qui est arrivé un peu hors sujet dans le fil précédent.
    ——————————————–
    Je suis un peu(?) refroidi par l’analyse suivante piquée chez QUATREMER d’un contributeur(Maragojipe) généralement bien au fait des arcanes européennes :

    … » « Si on résume la tactique préconisée par Varoufakis vis à vis des autre États membres dans le cadre de l’Union européenne, elle consiste à « utiliser ou menacer d’utiliser son droit de veto » au Conseil « sur toutes les décisions » jusqu’à ce que les autres changent de politique.

    Le problème est que les décisions soumises à veto (à l’unanimité) ne sont plus qu’au nombre de quatre (impôts et ressources du budget, social, diplomatie et action militaire commune). Un veto grec ne changerait rien puisqu’aucune, ou quasiment aucune décision n’est prise dans ces domaines, précisément parce qu’il y a toujours deux ou trois vetos.

    Il cite le veto britannique qui aurait protégé la City d’une règlementation financière. Les trente six lois de ré-règlementation de la finance votées depuis 2009 l’ont été à la double majorité du Parlement et du Conseil : Pas de veto. En outre, le gouvernement britannique, tout en poussant en public des cris d’amour pour la City, a souvent soutenu des positions plus fortes que celles des autres gouvernements. Souvenez vous de la question de la scission entre banque de dépôt et banque d’affaire…

    Quelle législation européenne pourrait être bloquée par un gouvernement Syriza ? Le détachement de travailleurs ? L’assiette commune de l’impôt sur les sociétés ? La lutte contre les franchises fiscales ? Par Syriza ? Vraiment ?
    Restent les sanctions contre les copains de Poutine. On lui ferait cadeau de 50 ou 100 milliards pour ça ?

    Un professeur d’économie au Texas qui devrait mettre à jour ses connaissances du fonctionnement de l’UE post-Lisbonne avant de négocier.

    Bref : Back to square one. Haircut on the debt and internal reform in Greece… » « …
    ————————————————
    Le retour de volée de Zébu est plus qu’attendu.. Je suis SIRYZA.

    1. bonne pioche. la partie en fait ne fait que commencer. Pour l’instant, c’est une histoire de pions, le roi est bien loin, c’est un théâtre d’ombre. M. Varoufakis annonce son jeu duquel on déduit des règles. le jeu n’existe que pour les puissants, notre enthousiasme sera bien sûr douché.
      Et cette dépêche de l’AFP; « Il y a un cadre général de discussion pour gérer la dette dans le programme actuel, a martelé la porte-parole du FMI dans un très bref communiqué ».

    2. Ces histoires de véto ne sont en effet pas suffisants pour faire peur aux autres. Si la Grèce n’est pas capable de faire croire à l’Allemagne qu’elle est prête à une sortie de l’euro au cas où elle n’obtient pas assez, alors elle n’a aucune chance.
      Parce qu’une sortie de la Grèce serait un coup dur pour le projet politique européen (et le projet allemand qui se trouve derrière).

      Je pense que le seul atout dans le jeu des grecs pour le moment c’est que la situation en Grèce est tellement catastrophique que la population serait prête à accepter les 18 mois de bordel qui suivraient une sortie de la zone euro (un peu plus ou un peu moins…)

    3. Cette réponse semble exacte, mais elle néglige le contexte géopolitique, d’importance avec l’Ukraine. D’importance, pour l’UE comme pour les Etats-Unis (sans doute même plus pour les seconds que pour la première).
      Des sanctions ont bien été prises par l’UE contre la Russie, à l’unanimité (obligatoire) mais cela n’a pas été évident à faire.
      Disposer d’un veto sur ce plan, c’est créer de facto un césure entre le pro et les anti, c’est créer la dissension.
      Et contrairement à ce qui est affirmé, on ne fera pas ‘cadeau de 50 ou 100 milliards’ pour ça, puisque Varoufakis demande une renégociation, pas un défaut même partiel.
      Sans oublier que la compétence sur le budget et le social peuvent aussi faire mal, à terme, en cas de blocage.
      De toute façon, les américains ne laisseront pas ce blocage s’installer : ils y auraient trop à perdre. François Leclerc a indiqué dans son dernier billet qu’un sous secrétaire d’état allait être envoyé en Grèce prochainement.

      1. Exact, Zébu, je suis sur la même analyse. Il s’agit de faire pression et si besoin l’activation de l’arme du véto ne serait que gênante, financièrement surtout, pas trop politiquement à terme car opposer un véto n’est pas synonyme de remise en cause totale d’une politique, c’est juste un désaccord. Or les USA ne veulent pas de désaccord car ils ont besoin de nous. La Grèce a besoin d’eux financièrement, les USA ont besoin de la Grèce politiquement. CQFD.

      2. les USA ont besoin de la Grèce politiquement.

        Vous blaguez ? Le blog de Paul Jorion devient un repère de comiques c’est ça ? Pfff encore une conséquence zebuesque ça !

  4. 1/ L’Allemagne, la France et l’Italie subissent l’effet boomerang des sanctions appliquées à la Russie.
    Dans une Europe en crise, c’est un vrai problème.

    2/ Les Grecs sont plus qu’intéressés par le projet « hub » gazier Russe passant par la Turquie.

    Une partie de l’Europe a le derrière entre deux chaises quant à l’attitude à avoir avec la Russie, même si elle ne parle que d’une seule voix.

    Jusqu’où les Etats Unis vont ils pouvoir avancer leurs pions, car n’en doutons pas, la Russie se battra jusqu’au bout pour ne pas avoir des ogives à leurs portes.

    Comment les projets économiques et diplomatiques Grecs vont pouvoir s’articuler tout en permettant à l’Europe de ne pas se mettre les Américains à dos ?

    Vaste partie d’échecs qui s’annonce longue et périlleuse.

      1. Juannessy

        Oui, sans aucun doute.
        Sa conception de la géopolitique a toujours été celle que je privilégiais.
        Bien vu Chef !

      1. Edith ou Marie France ?

        Il y a subtilité (sans doute un tantinet ironique) mais qui m’échappe quelque peu.

        c’est sûr, je ne m’appelle pas Luz 🙂

  5. Très beau tableau, merci!

    Au-delà de l’analyse tactique, le paragraphe

    Car l’Europe n’anticipe rien parce qu’elle n’a aucune stratégie ni aucun but dans et pour l’Europe, sauf à perpétuer un ordre d’orthodoxie néo-libérale qui semble d’ores et déjà aussi dépassé que la Troïka et une position illisible sur l’Ukraine, et plus largement, sur l’extension territoriale sans fin de l’Union européenne comme mode compensatoire imposé pour faire face à son état critique interne.

    est parfaitement juste.

    Il faudrait rajouter (ou préciser, parce que c’est jusqu’à un certain point implicite dans l’article: le coeur de la défense, c’est bien l’Allemagne et la BCE à Francfort) que le sens et le projet de la construction européenne s’est progressivement vidée de sa substance, et que l’Allemagne en a habilement profité entre 1990 et 2010 avec une stratégie de bernard-l’ermite, en réinvestissant la coquille vide « union européenne » et surtout le coeur « eurogroupe » pour l’utiliser à son seul profit.
    Cela me semble être la seule grille de lecture qui permet de donner du sens à ce qui se passe en Europe depuis 5 ans.
    Donc on ne peut pas simplement dire que l’Europe n’a plus aucun projet. Je pense que l’Allemagne a un projet de puissance, et c’est ce qui a remplacé le projet européen.

    Dans ce cadre, pour la Grèce, il y a deux possibilités, et il va falloir choisir très vite. Ou bien elle parvient à reconstituer un front européen à opposer à l’Allemagne pour réinvestir le projet européen de qqch d’autre (et là j’y crois pas trop), où il va falloir s’appuyer franchement sur les USA et/ou la Russie pour devenir très très crédible sur un Grexit.

    1. Je ne crois pas au schéma du projet de puissance allemand. Si l’Allemagne a profité de l’avantage comparatif lors de la constitution de l’euro, qui s’est aggravé par absence de flux compensatoires entre les pays membres, elle n’a pas construit ce projet.
      Elle se trouve même héritière d’une situation qui tourne en sa défaveur, un peu comme la propriété hérite du propriétaire (copiright Marx/Jorion).

      1. C’est tout le problème de l’Europe, peut-être le seul d’ailleurs : l’Allemagne refuse de jouer le rôle qui lui échoit, refuse de rentrer à nouveau dans l’histoire, bref, de devenir l’hégémon qui manque à l’Europe, comme le répète Varouf (jusqu’à la BBC !), mais pas que lui.
        Que ça complaise aux français n’en est que plus accablant.

      2. Il n’y a rien à faire, cela ne me convainc pas: la seule explication pour ce comportement de l’Allemagne, qui refuse obstinément à abandonner ses excédents commerciaux, et sa politique restrictive en matière monétaire, et sa quasi-déflation salariale, ce serait juste « par hasard » ou juste « la psychologie allemande » ou juste « l’ordo-libéralisme » ou « le traumatisme de l’hyper-inflation d’il y a 90 ans »? Et qu’ils en seraient relativement inconscients?

        Non, non, non, ça n’est pas crédible. Les allemands ne sont quand même ni stupides, ni aussi dénué d’esprit auto-critique, ça n’est juste pas possible. S’il font cela, cela doit être *aussi* parce que cela participe d’une vision globale de leur position en Europe.

        Une autre manière de dire la même chose: je ne peux pas croire que dans les élites politico-économiques allemandes ne discutent pas d’un vision sur l’Europe et la position allemande en Europe à moyen terme (ces gens passent leur temps à élaborer des stratégies industrielles à cet horizon-là!).

      3. @ Mathieu :
        On a imposé (imposé !) à l’Allemagne de ne faire que cela : de l’économie.
        La politique, ce refoulé, repointe le bout de son nez sous le nez de Mme Merkel.
        Au moment même où elle perd de son pouvoir. Avouez quand même …

      4. @Zebu

        Ben oui, justement, comme ils sont obligés de ne faire que de l’économie, une politique de puissance allemande ne peut être qu’économique.

      5. On a imposé (imposé !) à l’Allemagne de ne faire que cela : de l’économie.

        Mince et qui nous a imposé à nous de faire de la politique, rien que cela (que je lui touche deux mots) ? D’abord qui c’est ce ON ? Les allemands eux-même non ? Bah si.

      6. Mathieu, « une politique de puissance qui ne peut être qu’économique » s’appelle une politique d’impuissance.

      7. A propos des raisons de la raideur allemande, remarquons que tout s’explique si l’on rajoute les Joueurs Invisibles :
        – La spéculation.
        – L’hémorragie des fonds dans les paradis.
        – L’absence de chambre de compensation inter européenne.
        (Pardonner nom amateurisme, je comptes sur vous pour le reformuler avec les bons mots)

        L’Allemagne joue avec les règles en place, elle n’a pas construit ce projet.
        Elle refuse simplement de créer du papier monnaie pour compenser le parasitage des joueurs invisibles, et je la comprends.
        Simplement, elle ne peut pas les nommés car les lobis de la finance sont très puissants.
        Voyer comment son torpillées toute reformes, voyer le pouvoir de « La Science Economique » qui ne compte en aucun cas remettre en question ses dogmes malgré l’évidente catastrophe, demander à Bernard Maris.

        On a tout à gagner à mettre de l’ordre, et c’est bien ça que nous propose Syriza.
        C’est, dans la théorie des jeux (le prisonnier), le cas ou si on coopère, on a tous à y gagner.
        Les Joueurs Invisibles ne manquerons pas de nous distraire et nous diviser.
        C’est bientôt le bon moment pour jouer notre pion, ne nous ratons pas.

        Apurer les dettes pour recommence comme avant ce système complètement sclérosé, non merci.

        — — —
        Une enfant de 5 ans prépare son lit…
        http://www.pauljorion.com/blog/2014/12/26/une-enfant-de-5-ans-prepare-son-lit/

      8. Vigneron,

        l’Allemagne refuse de jouer le rôle qui lui échoit, refuse de rentrer à nouveau dans l’histoire,

        Petit à petit, elle y vient, toute en féminité et en escarpin, ça change, regardons la dernière photo prise à Moscou, ce vendredi soir, avec cette petite table ronde autour de laquelle sont réunis Merkel, Poutine et Hollande pour trouver une issue politique au conflit Ukrainien.

        Que n’avons nous fait d’abord une parfaite et puissante fusion Allemagne France dans ce projet européen… Il y a quelques siècles un mariage Merkel/Hollande aurait donné une sacrée dynastie ! 😀

      9. … Arrêtons avec « l’Allemagne » et « les Allemands » !

        Il y a la droite allemande et le capital aux commandes en Allemagne. Merkel n’est pas l’Allemagne. Bien sûr ces gens-là sont aux commandes et parlent au nom de l’Allemagne.
        Car la démocratie élective est une saloperie qui élimine la minorité.

        Pour ce qui est de la « déflation salariale » ou de l’ « avantage salarial » , une des rares études qui rend compte de l’acceptation allemande de cette réalité est celle de Todd sur les structures familiales: les Allemands dans leur ensemble sont réellement très disciplinés. Et ça a déjà coûté très cher à l’Europe et à une grande partie du monde.

        Un de nos devoirs devrait être de favoriser les contestaires et minoritaires allemands. Je ne sais pas comment favoriser ça, mais c’est une voie à mon sens à suivre absolument. Puisque nous sommes dans la parole, commençons par référencer, pointer et diffuser tout ce qui se passe de ce côté-là.

        Mettre tous les Allemands et toute l’Allemagne dans un seul sac est contreproductif.

      10. Un de nos devoirs devrait être de favoriser les contestataires et minoritaires allemands. Je ne sais pas comment favoriser ça, mais c’est une voie à mon sens à suivre absolument. Puisque nous sommes dans la parole, commençons par référencer, pointer et diffuser tout ce qui se passe de ce côté-là.

        A mon sens ce n’est pas seulement une question économique mais technologique et d’approches différentes qui peuvent répondre aux défis sociologiques et environnementaux.
        C’est dans une globalité qu’il faut rechercher les issues.
        Que peut-être plus globale que l’agriculture biodynamique?
        Ces deux Allemands semblent le prouver

  6. Le problème c’est que presque toute la classe politique allemande, conservateurs unisono avec le SPD, y compris la presse, est opposée aux propositions du gouvernement grec. L’autorité du gouvernement Merkel est en jeu, ainsi que les principes sur lesquels la politique européenne des Allemands reposent. A l’heure acutelle, il n’y a que deux issus possible: le « Grexit », la Grèce sort de l’euro, ou bien l’Allemagne perd le préstige de sa suprématie.
    Dans tous les cas, on assiste à la fin d’un système malade.

    1. A mon sens, l’Allemagne n’a plus la main sur la question monétaire depuis le QE et le passage en force de Draghi, et ne l’a jamais eu sur l’Ukraine, qui relève de ‘l’autorité’ des USA.

      1. Sauf, Zeb, que c’est bien Angela qu’est pendue au téléphone avec Vladimir tous les jours que le bon dieu fait ou quasi, pas Obama ni Tsipras.
        Pour « la main de Merkel sur la BCE », c’est pas depuis le 23 janvier qu’elle ne l’a plus puisqu’elle ne l’a jamais eu. Même Trichet arrivait à faire démissionner son économiste en chef allemand Stark ou Weber alors président de la Buba.. C’est dire la « main » de Merkel sur la BCE..
        Tu schématises (et scénarises idem) très au-delà du raisonnable Zeb.

      2. Il est vrai que Merkel n’a pas le droit d’ingérance en ce qui concerne les affaires de la BCE – elle est indépendante, elle peut imprimer des euros tant qu’elle voudra. Par contre, Merkel dialogue avec Poutine; elle parle couramment le russe.

      3. La réalité vigneron est que l’influence de Merkel est en perte de vitesse à la BCE, que cette perte démarre en mai 2010 ou qu’elle finisse en janvier 2015 … Elle a pu s’opposer avec la buba au QE de la BCE pendant plusieurs années et imposer l’ordo-libéralisme dans l’agenda de crise de l’Europe, mais ce logiciel est maintenant vérolé. Quant à l’Ukraine, n’est-ce pas la même Merkel qui refusa de signer l’accord d’association en le liant au sort de Timochenko en 2012, le même accord que Ianoukovitch refusa de signer en novembre 2013, provoquant ainsi la révolution ? Et pour ce qui est des américains sur l’Ukraine, c’est depuis l’indépendance qu’ils sont bien présents.

      4. C’est bien Germanicus, on est raccord, toi au moins tu sais c’que l’AfD pense de la soi-disant « main de Merkel » sur la BCE selon Zeb.
        Tiens, au fait, pas un mot sur l’AfD dans les fantasmagories zébiennes. Étonnant. Son avenir électoral est pourtant on ne peut plus lié au sort de son allié objectif Syriza au gvt.

      5. En gros ça donne Zebu : L’Allemagne ? Tsssss, combien de divisions ?

        Pour sur, la division par zéro c’est pas permis, sauf ici. Non mais qu’est ce qui faut pas lire. Le géant économique du continent limite du Monde par certains égards serait un jean-foutre, juste un beauf plein aux as ? Seigneur aide-les, y sont devenus fous !

      6. vigneron, si tu lisais mes articles, tu saurais que j’ai déjà parlé de l’AfD.
        Quant à l’indépendance de la BCE qui ne fait juste qu’imprimer des billets, no comment.

      7. Dans ce billet (lu en diagonale certes) ? J’crois pas que tu aies abordé le problème de la droite nationaliste allemande dans ce billet, non. Plein plein plein de trucs très éloignés du coeur du problème eurogrec, des trucs chatoyants tout plein, mais pas d’AfD, au coeur du problème germanogrec pourtant.

      8. je n’ai jamais dis dans ‘ce’ billet. A la limite, économise toi l’effort même de lire, tout court : en travers, c’est apparemment déjà trop d’efforts pour ton ego.

      9. C’est quoi cette réponse Zébu ? Tu comprends pas ou tu triches ? Tu te fous vraiment de la gueule du monde, tu le comprends ça ?

      10. Vignal, c’est toi qui te fous de la gueule du monde.
        commence par LIRE les billets, ce que tu n’as jamais fais, ou en diagonale.
        tu veux pas que je te donnes la citation, la référence, un mars et le bonjour d’Alfred non plus ?
        et en plus il gueule comme un veau …

      11. Mars 2014 ? Mais on s’en balance de ce que monsieur Zébu a écrit en mars 2014 puisqu’en février 2015 il l’a lui-même oublié. Verstanden ?

  7. C’est en lisant des analyses comme celle-là que l’on mesure l’étendue des problèmes et carences de la presse mainstream.

    Un petit point peut-être: ne limitons pas l’affaire à un match USA-Russie mais à une redistribution équitablement pondérée des influences et des bénéfices entre l’occident et le reste de la planète. Un page se tourne peut-être sous nos yeux et j’en profite pour remettre sur la table cet essai clairvoyant et réaliste sur un constat qui s’impose par Pankaj Mishra. L’Autre monde revendique sa place au banquet de l’Humanité, a long due right indeed…

    Par rapport à la déclaration d’échec à Mme Merkel, une visualisation savoureuse de la scène.

    1. merci pour l’article de Pankaj Mishra

      Reflecting on the world’s “pervasive raggedness” in the last essay he wrote before his death in 2006, the American anthropologist Clifford Geertz spoke of how “the shattering of larger coherences … has made relating local realities with overarching ones … extremely difficult.” “If the general is to be grasped at all,” Geertz wrote, “and new unities uncovered, it must, it seems, be grasped not directly, all at once, but via instances, differences, variations, particulars – piecemeal, case by case.

  8. Hum… Je dirais que la capacité de bloquer de bloquer les sanctions contre la Russie ne constituent pas un enjeu majeur en UE (on en a rien à faire), par contre pour les étasuniens c’est capital.

    Et ils indiqueront aux allemands que faire pour que la Grèce permette ces sanctions (cesser d’étrangler la Grèce par la dette… les USA seraient tout à fait prêts à leur jeter cet os, non ?).

      1. Pas que pour les US que c’est pas bon, Zeb, pour tout le monde. Le problème avec les « intérêts US » c’est qu’ils sont les intérêts de beaucoup plus que simplement des USA.
        Un gendarme, hégémonique et planétaire qui plus est, défend forcément un peu plus que ses intérêts, non ?

      2. Tout est question de proportion, vigneron : si le ‘un peu plus’ est proportionnellement ridicule par rapport aux ‘intérêts’ en question, par exemple.

    1. (…) la capacité de bloquer les sanctions contre la Russie (…) pour les étasuniens c’est capital

      Les étasuniens seraient-ils prêts à racheter la dette grèque aux pays d’Europe en échange de ce « pas veto » Grec sur les sanctions Russes ?

      Parce que sinon (excusez ma naïveté), qu’est-ce qui légitime « Mr Président » et son staf à intervenir ex-abrupto dans des négo entre européens ?

  9. « chacun sa partie, chacun chez soi, mais avec l’intérêt commun de mettre en échec le jeu européen dans leur propre partie. »

    Bizarre moi je voyais plutot les etats unis en face de la russie , on m’aurait menti, ils ne seraient arrivés en Ukraine qu’en janvier 2015 … ?

  10. Faudrait quand même éviter les raccourcis concernant l’Ukraine, ou il n’y aurait selon vous que des russes et des pro-russes, le tout obéissant à l’agenda de Poutine…
    Surtout lorsque l’on prétend analyser une situation…

      1. Et si j’ai bien suivi ce que j’ai pu lire, la partie « séparatiste » ukrainienne ne l’était pas initialement, ils auraient juste voulu une vraie dose d’autonomie devant un nouveau pouvoir pas vraiment amical… pouvoir de fait qui, droit dans ses bottes toutes neuves a déclenché une opération ATO contre eux, en gros la guerre, ce qui a entraîné la réaction de la Russie, qui n’a pas reconnu les référendums, mais qui a des billes dans la région, et qui donc soutient les « ? » mais en douce…
        Vous appelez « la partie séparatiste » les « russes » et les « pro-russes », qui se battent contre ceux que d’autres considèrent comme des « séparatistes » (au sens des accords passés précédemment avec la Russie), « pro-UE » ou « pro-NATO » ou « pro-US », étrangement on oublie de nommer ceux qui sont derrière nos favoris… sans parler des composantes colorées qui adorent publier sur les réseaux les photos et les vidéos de leurs exploits…
        Mais bien sûr nous sommes le monde libre, donc il nous revient d’écrire l’histoire…

  11. Y a un moment où vous allez arrêter de délirer hystériquement et de vous faire vos films sur la situation en Ukraine?
    Si vous voulez, on peut reprendre les événement un par un.
    Il est insupportable de lire « les pions de Poutine en Ukraine ».
    Ou alors soyez honnêtes, pour une fois, et parlez aussi, à minima des »pions de Washington » du coté des putschistes de Kiev.

    Et ce sont des gens comme vous qui se gobergent des prétendus « complotistes »;

    Mais vos comptes de fée sont des magnifiques exemple de théorie du complot. Extrêmement décevant. Des raccourcis et des commérages. En deux mots: A chier.
    Je vous rappelle que ce n’est pas Poutine qui a mis 5 mds de dollar pour arriver à une situation de changement de régime. Mme Nuland, épouse du grand pacifiste Kaplan, l’a reconnue elle.
    Je vous rappelle que ce n’est pas la Russie qui a voulu faire un accord pour la couper de l’UE mais c’est l’UE qui a fait ça pour la couper de la Russie, obissant ainsi aux très officielles doctrine Brezinsky et Wolfovitz.
    Ce n’est pas la Russie qui a envoyé 10 000 activistes de Svoboda et Secteur Droit pour noyauté très violemment les manifs du Maïdan.
    Ce n’est pas la Russie qui a fait disparaître vite fait toutes les pièces, douilles, balles, rapport d’autopsie relatifs aux cent personnes snippés sur la Maïdan(dont 30 policiers)
    Ce n’est pas la Russie qui s’oppose à une enquête internationale sur le sujet.
    Ce n’est pas la Russie qui a violé des accords de sortie de crise et envoyer les milices pré-citées perpétrer un véritable coup d’état le lendemain même de la signature des accords.
    Ce n’est pas la Russie qui a envoyé l’armée sur le Donbass, en croyant réduire rapidement la sédition des untermeschen russophones qui ne demandaient que l’établissement d’une constituante à vocation fédérale pour garantir les droits individuels.
    Alors présenter les Russes comme des agresseurs et considerer l’OTAN comme d’innoncentes colombes prêtes à voler au secours des bons démocrates Ukrainiens a quelque chose d’insupportablement répugnant.
    A ce jour, l’OSCE, qui a des dizaines de représentants sillonnant un territoire grand comme deux departements, dément toute présence de troupe Russes.
    La semaine dernière Jan Pseki a reconu que les USA ne disposaient qu’aucune données sur la présence de troupes russes.
    L’état major ukrianien a reconnu que s’il avait affaire à des milliers de Russes, il n’y avait pas de troupes Russes proprement dites.
    Et les centaines de journalistes qui sillonnent librement l’endroit n’en n’ont vu aucun, même pas la harpie Popovic de chez vos copains de Libé. Même l’AFP n’a rien vu.

      1. Malheureusement pour une fois c’est vous Paul qui n’etes pas tres serieux quand a l’analyse de la situation en Ukraine…

      2. Sérieusement: Nos gouvernants sont allés virer un dirigeant ukrainien élu, qui refusait de signer des accords de libre échange avec l’Ukraine, pour le remplacer par un autre qui lui a signé ces accords de libre échange susceptibles, comme par hasard, de déstabiliser l’économie russe.
        Ce qui évidement ne plait pas aux russes qui n’avaient rien demandé à personne.

        En clair, les dirigeants européens ont déstabilisé l’Ukraine en 2013, pour y installer une guerre civile dont on ne voit pas la fin, pour nuire à l’économie russe. Mission réussie d’ailleurs.

      3. C’est bien ce que je pensais.
        je suis Charlie… dit le censeur.

        j’imagine que plutôt que « lanceur d’alerte », nombreux ont été ceux qui ont du traiter Assange de « conspirationniste » et justifier la censure, comme vous venez de le faire. La tête du monsieur qui parle dans la vidéo a été mise a prix pour un million de dollars en Ukraine. Je suppose qu’il a dû en être de même pour Assange.

        Je vais me débrouiller pour transmettre le lien à zebu. je serai curieux d’avoir son avis sur la question.

      4. Oui c’est ça Gagnot, pis sans ces salauds de Français (francs-maçons en plus !) en cheville avec les indépendantistes américains ben « au moins » l’Amérique serait encore britannique !
        Pis sans l’agitation fomentée par ces traîtres anglais dans les années 1820, ben « au moins » la Grèce ferait toujours partie de l’empire ottoman !
        Pis sans le pognon des services allemands en 1917/18 pour financer les bolcheviks, ben « au moins » y’aurait toujours un Tsar (merde ça marche pas.. yen à toujours un.)
        Pis sans les agents communistes chinois ben « au moins » l’Indochine serait toujours française !
        Pis sans les espions nazis et en soutane du Vatican à Gdansk et Varsovie derrière Walesa ben « au moins » p’têt qu’le mur serait toujours fièrement dressé à Berlin !
        Pis sans la CIA, ben les serbes seraient toujours bien jouasses avec leur p’tit père et leur p’tite mère Milosevic.
        Y’a pas, c’est toujours la faute aux zétrangers tout ce merdier…
        Tu piges « au moins », Gagnot ? Ou faut développer ?

      5. Mr Jorion en 2014 au debut de conflit en Ukraine je vous ai envoyé un email vous invitant a vous pencher plus sérieusement sur le risque de confrontation avec la Russie, qui, dans le meilleurs des cas nuirait gravement aux intérêts des européens, (et donc des russes aussi) et dans le pire pourrait provoquer la catastrophe globale. Vous m’avez répondu que vous n’en saviez rien, que la géopolitique de ce coin de monde n’était pas votre domaine. Or il se trouve que vous prenez sur le blog et surtout dans les réponses a des commentateurs des positions qui vous mettent clairement dans un camp. Je trouve ça dommage car le camp que vous semblez avoir choisi est le camp de la guerre (du moins pour les gens qui connaissent bien la situation sur le terrain). Avez vous fait un effort pour vous documenter depuis? Pourquoi pas un article traitant spécialement le sujet voire une série d’articles? Car peu importe si vous êtes pro USA ou pro Russe il me semble évident que cette crise est la crise centrale qu’on ne peut pas ignorer sur un blog comme le votre.

      6. @vigneron

        Tu piges « au moins », Gagnot ? Ou faut développer ?

        Peu importe les nationalités! Comme quoi tu n’as pas bien compris.
        C’est de la faute aux Friqués quelque soient leurs origines qui n’ont de cesse de foutre le bordel partout ou il y va de leur intérêt dans cette course débile à celui qui possèdera tout.
        En l’occurrence, dernièrement et contrairement à ce qui est dit (sinon, c’est sans importance), ce sont les Friqués occidentaux, et non les Friqués russes, qui ont récemment foutu le bazar en Ukraine.
        Imagine que les Friqués russes aillent foutre le bazar au Mexique…

        Le pire est que le peuple, dans son ensemble, semble fasciné par ce sport qui pourtant se pratique à ses dépend.

      7. @Serbedukosovo,

        Quand vous parlez de crise centrale; c’est en rapport avec la géographie du conflit ? Non, parce que sinon, va falloir déchanter. Defcon 1 c’est dans wargames. Et puis non, ce n’est pas « centrale » c’est juste pathétique, juste bête, juste triste et moche comme toutes les guerres civiles. En revanche c’est peut-être bien le sort qui nous attends tous, et c’est remoche aussi.

      8. Julien… vous êtes bien sur de vous.
        J ai moi même toujours des doutes après avoir vu le reste du contenu de la chaîne.
        Egalement du fait qu’à ce moment là la tenue d’un tel discours pouvait présenter un intérêt pour
        le pouvoir.
        De là à en rire… Car autant je comprend qu’on puisse hésiter ou se poser la question (après tout les 2 interprétations sont plausibles), autant avoir une opinion assez tranchée pour s’autoriser à en rire me semble téméraire.

        A ce compte là, L. Gbagbo donnait dans la conspiration quand il a affirmé que les français complotaient contre lui…

      9. AntoineY, la rigolade est strictement proportionnelle au facteur de recouvrement d’un fait par la proposition « c’est gros comme une maison ». Là, après avoir fait tourner le calculateur, le taux de recouvrement est précisément de 100 %. Un chiffre qui, il est vrai, ne laisse que peu de place au doute.

        Parcourir le reste (ou plutôt les restes) de la chaîne, c’est la cerise sur le pompon.

    1. Rien que votre réponse sur l’OSCE …
      « Cette mission en Ukraine ne compte que 320 observateurs ; ils devraient être bientôt 500. Ils ont peu de moyens et peu de financements. Quelques-uns sont postés ici à Gukovo, près de la frontière avec la Russie. D’autres sont à Donetsk, le second et unique check point frontalier. Au total, ils ne sont que 22 observateurs sur les deux points de passage. Or, la frontière s‘étend sur 2.300 km et elle est, par endroits, poreuse et difficile à surveiller. Des équipements militaires lourds, détenus par les rebelles, ont pu être détectés, mais sans que les observateurs ne puissent déterminer l’origine du matériel. De plus, les drones des inspecteurs sont régulièrement la cible d’attaques physiques et électroniques.
      Le 17 juillet, le crash du vol MH17 dans l’est de l’Ukraine avait illustré les limites de la mission. Les observateurs de l’OSCE ont été empêches de visiter le site, comme le montrent ces images prises, plus de dix jours après l’accident. Ils ont dû attendre le 31 juillet pour pouvoir enfin pénétrer sur la zone du crash, qui a fait 298 morts. »
      http://fr.euronews.com/2014/12/05/les-limites-de-l-osce-en-ukraine/

      Ensuite, j’ai clairement indiqué le jeu USA-Russie en Ukraine, ce qui laisse espérer que pour jouer, il faut bien être deux.
      Que l’expansion territoriale de l’Europe sans fin et sans buts ne peut être un but, que ce soit en Ukraine ou vers les balkans.
      Enfin, je ne parlais que du contexte actuel récent, où l’on ne peut que constater que ce sont bien les séparatistes ukrainiens aidés en cela par des moyens russes, qui mènent l’offensive dont je parlais dans le billet et qui est en lien avec le contexte greco-européen.

      Allez vous essuyer le derrière, lavez-vous les mains et revenez en mode ‘logorrhée-off’.

      1. Pas sûr que votre dernière ligne de conclusion soit dans l’esprit de ce que Paul Jorion voulait signifier par:
        « n’avez donc pas remarqué que nous tentions d’avoir ici un débat sérieux ? »
        C’est vous qui voyez, vous êtes chez vous…

      2. Je suis allé voir votre lien vers votre source ,je ne dirais rien de la qualité de la source, mais mais…

        Mais si le « comme le montrent ces images prises, plus de dix jours après l’accident. Ils ont dû attendre le 31 juillet pour pouvoir enfin pénétrer sur la zone du crash, qui a fait 298 morts. » vous suffit…
        pour d’autres, rien dans ces images ne montrent quoi que ce soit, on est invité par la voix-off à interpréter des images totalement anodines, et comme internet rend exigeant et attentif, je vous confirme que rien dans ces images ne prouve vos certitudes…

        Cela dit, si vous voulez parler du MH17, pas mal de data circule en ce moment, il faut passer du temps pour désherber, mais un angle serait, peut-être, de comprendre pourquoi un avion malaisien, une compagnie malaisienne, un équipage malaisien avec une forte proportion de malaisiens victimes de l’évènement doivent attendre les conclusions d’une dream-team dans laquelle les malaisiens n’ont pas été les bienvenus….après des mois de négociation ils ont eu le droit d’aller sur le site du crash…
        Mais subitement les Hollandais ont eu besoin des débris et sont venus tout (ou presque) rafler, et donc les restes de l’avion sont maintenants entre de bonnes mains…
        Tout en soumettant les conclusion au pouvoir de Kiev, qui fait partie des accusés…
        Dans votre monde à vous, il va falloir y trouver une cohérence…

      3. 2300km de frontière entre le Donbass et la Russie???? Et vous vous prétendez sérieux en la matière?
        Quant à l’empêchement d’aller visiter le site, je vous rappelle qu’il est le fait de la reprise des hostilité de la part de Kiev. Regardez les dates. Ce ne sont nullement les insurgés qui ont empêché les observateurs de l’OSCE, ce sont les bombardement de Kiev. En attendant, elle dément toute présence de troupes Russes au Donbass.

        Quant au soutien Russe aux insurgés, je ne le nie pas, loin de là. Pas plus que la fourniture d’armement, pas plus que la présence de milliers de citoyens Russes y compris des militaires Russes dans les rangs des milices. Mais le matos fourni est loin d’être high tech.
        Et si effectivement les insurgés sont à l’origine de la dernière offensive, la réalité obligerait à dire qu’il s’agit d’une contre-offensive qui a opportunément viré en offensive. Et si vous voulez mon avis, eu égard à la déroute des premiers jours subie par les punitifs, je crois sincèrement qu’au contraire Poutine a mis la pédale douce.
        Mais parler de troupes Russes ça fait une sacrée différence. Vous parlez de Russes qui avancent leurs pions, je vois une Russie complètement sur la défensive.
        Vous parlez de logorhhée?
        Non, j’énumère des faits.
        Je note d’ailleurs que l’ineffable Jorion les disqualifie sans même les contester.
        Mais il est vrai qu’à lire, comme il le dit, le Monde, le FT et le NYT tout les jours, ça doit être un peu dur de garder son libre-arbitre et son intelligence intacts.
        Drôle de lecture automatique pour un alter-intellectuel supposé anti-système.

        @Paul Jorion
        Dites moi donc ce que vous trouvez fantaisiste dans mon propos monsieur plutôt que de faire votre habituel coup à la « radio moscou »?
        C’est sûr que cet enchainement des faits vous ne le trouverez pas dans le FT, le NYT ou le Monde. Essayez un peu le Diplo, essayez aussi Ria Novosty, à l’analyse des six dernières mois à postériori, j’ai eu la surprise de constater que cet organe russe racontait infiniment moins de mensonges et pratiquaient infiniment moins l’amalgame et le raccourci que vos quotidiens préférés.

      4. @ Straggieri

        Franchement, est-il bien utile d’argumenter quand on a un commentateur qui considère qu’une agence de presse sous tutelle du ministère de la presse et de l’information (sic) russe est une « bonne source » d’information dans un conflit dans lequel la tutelle est partie prenante ?

        Paul Jorion est bien gentil quand il qualifie votre propos de fantaisie. J’ai un autre mot qui me vient à l’esprit, mais si je l’écris je serai obligé de le modérer dans la foulée 😉

      5. @ Julien Alexandre.
        Petit bémol sur votre façon de comparer la presse dans des contextes différents (politiques, financiers, culturels, historiques, etc.) voir des échelles différentes au travers d’un prisme unique. La « presse » et les façons de l’orienter n’ont pas besoin d’être identiques pour arriver à des résultats équivalent. Si il n’y avait qu’une seule façon de faire de la propagande, du lobby, de l’information/désinformation, etc. tout ces mots n’aurait aucune raison d’être, on n’enseignerait pas non plus le marketing. C’est au lecteur d’aller chercher l’information au plus près de la source, puis de recouper les informations. La principale difficulté étant qu’une même source peut avoir des degrés de fiabilité différents selon l’information.
        Si on suit votre logique que toute information écrite par un Russe est pilotée par Poutine, ça devrait sacrément faciliter votre lecture ! Il y a de très bonnes informations dans le Monde, le NYT, et le FT. Il y en a aussi de très mauvaises, il y aurait même de la publicité dis-donc (Merci à Paul Jorion de nous garder de ça). En tout cas si Paul Jorion nous disait qu’il abandonne de temps à autre ses journaux préférés pour voir ce qui se passe dans des journaux d’autres pays que se soit la Corée du Sud, le Japon, la Chine, l’Inde, le Chili, que sais-je, bref un pays un peu plus « éloigné » de notre culture, quel danger y aurait-il si ce n’est celui de modifier son identité, ses perceptions, son discours ?

      6. Bien sûr Tom, bonnet blanc, blanc bonnet, c’est tout pareil, tout est relatif.
        Ma logique n’est pas, contrairement à ce que vous affirmez de façon péremptoire, que « toute information écrite par un Russe est pilotée par Poutine ». Non, il y a des organes de presse indépendants, comme partout ailleurs. Par contre, le conglomérat d’information qui a succédé à Ria Novosti et qui a pour tutelle le ministère russe de la communication et de la presse produit lui bien de l’information orientée qui a pour but avoué de présenter la politique russe sous un jour positif.

        Là ça va ou je fais un dessin avec des flèches ?

      7. Ca vous fatiguerait de reprendre le débat sur le sujet ?
        Gloser pour statuer si la Russie ou les USA sont derrière les difficultés de l’Ukraine actuelle est peut être intéressant mais hors sujet ici.
        Tout le monde sait que les blogs de Paul Jorion et d’Olivier Berruyer sont d’avis opposés sur la question et qu’aucun n’est vraiment disposé à mettre de l’eau dans son vin. Que chacun se fasse son opinion tout seul sur la question.
        Moi, ce qui m’intéresse, c’est d »observer avec quelle vitesse et quelle maîtrise apparente, Varouf et TsiTsi ont modifié la donne qui semblait si figée. Signe qu’elle ne l’était pas et qu’elle était bien fragile. Rien d’étonnant au vu de la puissance du mandat démocratique obtenu aux dernières élections hellènes qui a autrement plus de poids (coucou Jean-Claude, tu me reçois ?) que les affichages tactiques russophiles. Le peuple grec a parlé, massivement, et c’est cela qui est déterminant.

      8. @Julien Alexandre
        Je vous présente mes excuses pour le procès à mauvais escient de votre logique. L’essentiel de mon propos est ailleurs. Poutine (ou une agence de presse de son pays, quelque soit son degré de compromission) est une source d’information particulièrement intéressante non par la véracité de son discours mais simplement par ce qu’il choisit de dire ou non et dans quel contexte.
        C’est la même chose, pour moi, pour Varoufakis. Ce qui fait son intérêt c’est qu’il donne beaucoup d’informations en ce moment et plutôt différentes de celles de nos ministres des finances aux manettes en Europe . Ce sont également des sources d’information au cœur des évènements.

      1. @Julien Alexandre
        vous parlez du Monde, du FT,et du NYT
        On est bien d’accord.
        Il est vrai que les presses US et Françaises ont été exemplaire et hors de toute influence gouvernementale pour:
        le Kosovo
        l’Irak
        la Lybie
        la Syrie.
        Vous perdez tout libre arbitre. Une presse(sic) russe(quel mépris, limite raciste) vaut bien une presse (beurk) occidentale.

        Vous savez quoi Julien? Le mieux, le plus agréable, c’est de débattre entre gens du même avis? Non? C’est toute la différence entre vous et Paul Jorion. Vous n’acceptez aucun débat, lui, jusqu’à un certains point, oui. On ne peut pas reprocher aux économistes officiels de refuser la contradiction et soit même interdire le débat.

      2. @ Straggieri

        Vous voyez tout en noir ou blanc. Ça laisse peu de place au débat. Si Ria Novosti (et juste pour info, c’est fini Ria Novosti. Rossiya Segodnya maintenant. Oui, Russia Today, une chaîne dont la « diversité » des programmes est assurément éclairante, notamment en matière de diffusion de tout ce que la planète compte comme théorie du complot) c’était de la bonne information, où est l’espace de débat ? Poutine décide fin 2013 de dissoudre l’agence en 2014, ce qui est interprété par les « mauvais esprits » comme moi comme une façon évidente de renforcer son contrôle des médias.

        Z’avez vu récemment Obama ou Hollande dissoudre le FT, le NYT ou Le Monde ? C’est sans doute passé sous mon radar.

      3. @JULIEN Alexandre
        cent anathèmes et cent procès d’intention n’ont jamais fait un argument.
        Quant à une interdiction de média par Obama, pourquoi faire, Paul Jorion lui même se tue à nous dire qu’un président des USA ne commande plus rien.
        Le centre du pouvoir n’est plus là, le niveau de contrôle et de censure de l »info non plus. Ne faites pas semblant de ne pas le savoir.
        Quant à RT, hormi vos allégations, dites moi un peu les mensonges énormes que cette chaine aurait proféré depuis six mois.
        Et si vous voulez, on comparre avec Foxnews, Skynews et France 2.

        Chiche?

      4. Vigneron
        C’est quoi ce genre d’argument? C’est sérieux ça?
        Espèce de radio Moscou, espèce de Olivier Berruyer?
        Vous savez quoi Vigneron? Quand je discute avec des ultra-libéraux à tout crin, ils montrent le même mépris en me lâchant à la face « du Jorion tout craché ».

      5. Désolé, mais Paul Jorion et Julien Alexandre, vous ne semblez pas très sérieux sur ce dossier Ukrainien.

        Au minimum, reprenons ceci: mettez-vous à la place d’un habitant de l’est de l’Ukraine, où la population ukrainienne russophone est très importante (c’est peut-être difficile à comprendre de France où tout le monde parle français, mais moins de Belgique 😉

        Il y a une sorte de révolution à Kiev, semi-pilotée par les US (ça c’est vérifié, non?), et arrive au pouvoir un gouvernement dont une des premières actions est de déclarer que le russe n’est plus une langue officielle du pays.

        Honnêtement, je ne vois pas comment ça pouvait faire autre chose que dégénérer en guerre civile, avec ou sans la Russie à côté.
        La question est: est-ce que sans le soutien actif des US aux gens qui se sont retrouvés au pouvoir à Kiev, la situation aurait été meilleure? Au vu de la politique US des 50 dernières années en termes de « regime change » et surtout de ses résultats sur le terrain, il est difficile de soutenir que non à 100%…

      6. Mathieu, est-il si compliqué de comprendre qu’une position peut ne pas être seulement « pour l’un » ou « contre l’autre ». Si on est pas « pro-russe », on est forcément « pro-américain », et inversement ?
        Si c’est obligé, pas de problème, on s’y pliera, bien sûr !

      7. @Julien
        c’est quand même pas mal de la part de quelqu’un qui traite de « radio Moscou » ou « télé moscou » tous ceux qui ne sont pas alignés sur la vision la plus teigneusement néocon.
        Vous ne voyez pas l’ironie de la chose?

      8. « Néocon », le blog de Paul Jorion ? On aura tout lu… Preuve empirique que le ridicule ne tue pas, vous êtes toujours parmi nous (pas pour très longtemps ceci dit à ce rythme…)

      9. Stratruc, estime toi heureux, ici t’as (encore) le droit de déverser ta daube poutinienne. Chez ton ami Berruyer j’me suis fait lourder (bien avant la guerre russo-ukrainienne) juste parce-que je le gratouillais un peu, entre autres joyeusetés, sur son employeur AXA et sur ses accointances personnelles avec les jobards de la bande à Asselineau ou certains économistes du FN, omniprésents sur son blog déjà, blog qui a désormais viré versant complosphère très officiellement. Rejoins le stp, tu y seras comme chez toi.

      10. @ Julien Alexandre

        Alors on est d’accord: il est évident que Poutine n’est pas un saint dans cette histoire. Je n’ai d’ailleurs jamais suggéré cela, je crois. Mais l’administration US non plus.
        Mais quand mes enfants se disputent, j’ai tendance à répartir la faute 2/3 sur le plus agé/fort, 1/3 sur la plus jeune/faible: c’est au plus fort à être le plus dans la retenue.

        De toutes manières, au point où en sont les choses en Ukraine, il y a un conflit Américano-russe. On en est plus à « c’est pas moi, c’est lui », malheureusement…

      11. @ vigneron, spécial 4 février 2015 à 19:44.
        Les crises = San Antonio ?
        Impossible, vous faites erreur.
        Crachez si besoin, mais pas en l’air.
        L’original mérite beaucoup mieux.

      12. @Julien Alexandre
        Il n’y a pas que des néocons de droite bien dure à la Kagan, Wolfovitz, Barroso ou autres HEeisbourg. Il n’y a pas que des néocons de fausse gauche comme BHL, Fabius, Blair.
        il y a aussi des néocon de gauche, comme Plenel par exemple. Et sur les aspects de géostratégie, le blog de Paul Jorion est tout à fait dans cette ligne à mon grand regret.
        Critique envers les USA certes, mais encore beaucoup plus impitoyable pour les adversaires de ce pays. Ho bien sûr, comme tous les néocons de droite ou de gauche, on maquille ceci par de prétendues raisons droit de l’hommistes ou démocratiques.
        Les ROW savent aujourd’hui très exactement ce que les USA et leurs larbins occidentaux considèrent comme des droits de l »homme et de la démocratie.
        Quant à mon avenir sur ce blog, si P. Jorion trouve insupportable qu’on porte la critique, c’est son droit.
        Je note, qu’à part Zébu, personne, ni vous, ni Paul, ni Vigneron n’ont répondu à mes propos autrement que par des invectives, de l’ironie ou des anathèmes.
        C’est vrai que si vous n’avez rien de mieux à répondre…
        J’essaye de lancer un débat, de comparer les « narrative », d’essayer de comprendre où on peut se planter dans l’enchainement des évènements qu’on tient pour acquis, et vous n’opposez que raillerie, ironie, procès d’intention et dénigrement.
        C’est à dire très exactement le comportement des contempteurs de Paul Jorion lui même.
        Dommage.
        Sur l’affaire ukrainienne par exemple on aurait pu se lancer ce défit d’intelligence qui aurait consisté à décrire, au pas à pas, sa vision propre de l’enchainement. La vision « radio Moscou » ou Sapir-Le Pen pour ses détracteurs contre la vision « radio washington » ou BHL-Soros pour ses détracteurs. On aurait pu comparrer, voir les éléments qui rendent les deux valides ou invalides, là où les deux trichent tour à tour, là où elles regardent pudiquement ailleurs. Quel meilleurs endroit que ce blog pour procéder à cette méthode lue nulle part à ce jour.
        On aurait même pu pratiquer ça avec une modération en béton pour obliger chacun au respect et à la civilité sans s’étriper et faire des points godwin ou des points poutine tous les trois arguments. D’ailleurs, point d’argument, juste des faits. On aurait pu partir de ce que chacun aurait considéré comme le début et on aurait pu chercher la vérité, et pas CHACUN SA vérité. Je croyais que c’était l’objet du blog, chercher et comprendre, pas asséner ni frotter sa boucle de ceinturon en jetant un coup d’oeil amoureux à son « gott mit uns ». Est-ce trop demander?

      13. On résume : vous n’êtes pas pro-russe ? Vous êtes donc un néocon. De droite, de gauche, progressiste, démocrate, radical, rebel ou révolutionnaire, on s’en fout. Néocon, point barre.
        Merci Straggieri, le débat a bien avancé. Maintenant c’est l’heure de votre programme sur Russia Today. Ce soir, il y a je crois un programme très intéressant – dont RT est coutumière, il faut leur reconnaître ce mérite – sur la réalité des attentats 9/11.

        Ps : la méthode qui consiste à balancer tout et n’importe quoi puis ensuite demander aux contempteurs de corriger point par point, pied à pied, pour user, on la connait. Au début, on perd son temps, on est bon et bien élevé, etc. Une fois qu’on a compris, on ne perd plus trop de temps. Je sais, c’est frustrant. Mais il y a des choses bien pires dans le monde, comme ce qui se passe en Ukraine, n’est-ce pas ? 😉

      14. Julien Alexandre, je n’aime pas mettre des +. Mais je t’en mets un +. Le net amène ce genre de sagesse, c’est même ça principale vertu, apprendre à ne plus perdre son temps et ne plus se laisser noyer. Bon en face ça crie immédiatement au mépris ou à la censure, mais pour celui qui observe c’est bien entendu l’inverse.

    2. le ton est un peu trop polémique à mon goût mais l’analyse me semble assez corecte, L’Ukraine est un remake de la Georgie qui a été un échec pour les USA. En Ukraine ils ont été plus prudent mais l’objectif est le même . la doctrine Wolfowitz à toujours cours même dans l’administration Obama

    3. C’est tristounet de devoir ici rappeler la maltraitée vox populi ici comme ou l’oubliée proposition
      Pour les afficionados de la neutralité (tradition belge ?) ou les emmurés des frontières donc des marchés, piqure de rappel je dirai même plus de rappels au détail, et pas en gros.

  12. Lire la transcription de l’intervention de Panos Kammenos, Président des Grecs Indépendants, Membre du Parlement hellénique, lors de la conférence internationale de l’Institut Schiller du 18 et 19 octobre 2014 en Allemagne :

    « C’est un grand plaisir pour moi d’être ici avec vous aujourd’hui, et je remercie chaleureusement les organisateurs pour leur invitation.
    Le sujet de mon discours sera la Grèce dans le cadre de la nouvelle Route de la Soie….. »
    Kamenos fait allusion au lien ferroviaire de Zhengzhou à Lodz, le Chengdu Europe Express Railway
    Il n’y a pas que la Russie, il y a la Chine qui est venue en Grèce installée au Pirée par Panos Kamenos.

    Il cite aussi Jugen Habermas:
    Qui plus est, la gestion unilatérale de la crise en Europe par l’Allemagne « réveille les fantômes de l’histoire » et son « rôle hégémonique menace de conduire à la catastrophe ».

    il y donne aussi les propositions des Grecs indépendants beaucoup moins libérales que celles de Dupont Aignan puisqu’il veut un renouveau de l’Etat Providence

    Par ailleurs, Varoufakis est aussi australien, il connait les enjeux de cette région

    Enfin pour M Jean Quatremer en politique nul ne peut être européen s’il n’est pas sur la la ligne TINA. Il croit la Grèce enfermée dans l’europe du traité sarkhollandemarrkel TSCG
    or la lecture du Minotaure planétaire démontre que Merkel et l’Euro n’existent que dans le cadre de la défense du dollar. Varoufakis et ses amis keynésiens le savent depuis avant 2008 c’est pourquoi, dès le lendemain de l’élection, ils ont su créer les conditions pour amener les US à entrer dans le jeu et bien sûr les US auront le dernier mots sur Merkel.

    Dernier point dans cette partie historique ne pas oublier l’immense manifestation de Podemos « Si se puede » dont l’organisation et la date ont été prévues juste après la fixation de la date du scrutin en grèce par Samaras et cette date c’était juste une semaine après les élections en Grèce

    Enfin ne pas oublier les connivences et contacts d’alexis Tsipras avec Rafael Correa de l’ Equateur

    oui nous avons affaire à des gens qui voient loin
    Merci Zebu pour ce bel article

    1. L’ « Institut » « Schiller »: malheureux Schiller. C’est un abus de nom et un détournement d’idées.
      Rien n’interdit à un parti extrémiste français de créer un truc où ils se réuniraient pour n’importe quelle raison, par exemple un méchoui annuel, et le baptiser l’institut Mauriac…
      L’ « Institut » « Schiller » , c’est de ce niveau.
      Et si un homme politique grec estime devoir y prendre la parole, c’est à croire qu’il manque de tribunes. En tout cas, il n’est pas farouche.
      D’un autre côté, il faut réaffirmer que le messager ne tue pas le message. Peut être que Kammenos y a dit des choses censées. Peut-être.

      Résumons: l’ « Institut » « Schiller », et alentours, ça craint grave.
      Au vue des exploits de Panos Kammenos lisibles dans le presse, je l’avais baptisé la planche pourrie du gouvernement Tsipras…

  13. Je souhaite au Peuple Grec une victoire digne de la lignée de Platon! Aussi pour tous les frileux et les « coN-GGe-LLés » de France, que la gloire revienne aux gagnants et pour le moment, les français ne sont pas dans le combat. Alors, juste une chose : fermez-la! Ou alors signifiez-vous, en jouant aussi juste que le Peuple Grec.

  14. Binz : une Europe faible parce que monétaire et pas politique, juridique et pas démocratique, pantin d’US toujours occupants, surtout en Allemagne. Ici un système fédéraliste serait probablement bien meilleur, mais on n’imagine pas comment ce patchwork pourrait y parvenir, pris à rebours du bon sens qu’il fut.

    Tout ça sous l’influence macro : Us – Europe contre une bonne partie du reste du monde.

    Pain béni pour de jeunes politiciens avertis et roués, déterminés à tenir leur parole face au peuple. Vu le poids de la Grèce j’ai bien peur qu’ils ne rentrent dans le rang plus fissa qu’on ne l’imagine.

    Le contraire me ferait plaisir.

  15. Merci Zébu pour cet éclairage multipoint révélant la fragilité du fil sur lequel des « jeux » sont menés… à « nos » dépends… je crains. « Nos »… ces « pertes collatérales » dites « acceptables » par les joueurs et tous-tes ceux et celles ne préférant s’émerveiller que devant la qualité de leurs « jeux », la rapidité d’exécution, le potentiel d’anticipation, pour se félicité de la finesse d’une marge objective de résultats.

  16. L’article vaut d’être lu (mais l’adjectif « virevoltant » est à la limite insultant).

    Quant au « débat sérieux », il me semble qu’il est bien entamé, et pas seulement sur le blog de Paul Jorion.

    Pour rire (ou pleurer) on entendra John Kerry, Samantha Power, Susan Rice, Victoria Nuland, George Friedman, les présidents Ukrainiens, Polonais, Lituaniens … et même BHO.

  17. On peut remarquer que la déclaration d’Obama en faveur de Syriza est tombée à un moment où le débat US sur la livraison d’armes létales à l’Ukraine battait son plein. Hasard du calendrier ou offensive générale des EU, façon « the US are back » ?
    Il semblerait toutefois qu’il y ait une contradiction dans la politique américaine : d’un côté les EU ont besoin que l’unité l’édifice européen perdure, d’un autre côté en accentuant la pression sur la Russie, ils ne peuvent qu’aggraver les divisions entre les pays membres. Entre l’unité européenne et la pression sur la Russie ils vont peut-être devoir finir par choisir.
    Pour les EU l’idéal serait sans doute une Allemagne affaiblie dans une UE européenne réformée mais toujours unie et un consensus sur la politique des sanctions contre la Russie. Le geste d’Obama en direction de Syriza semble aller dans ce sens.

    1. Ne pas oublier non plus la bataille américaine pré-électorales, entre démocrates et républicains, et au sein même de l’administration entre faucons et colombes.

    1. Ouais c’est m’ame Merkel qui se prend une double pichenette de la part de Tsipras et d’Obama et qui se retrouve un peu isolée au milieu de l’échiquier. Avec en plus de ça la Russie durablement à dos et les Espagnols, pourtant super-orthodoxes jusque là, qui grondent. Le pion Hollande devrait en profiter.

    2. Le roque n’est pas fait ! Mais il est en position pour.
      Sauf à ce que la dame ‘adverse’ (Mme Merkel) ne s’implique directement pour interrompre celui-ci : dans un sens, ou dans un autre.
      Le roi ‘adverse’, c’est bien par contre M. Draghi.
      Super-Mariole …

    3. La dernière grande bataille navale européenne qui a permis à la Grèce de renaître dans sa lutte pour l’indépendance, après quatre siècles de joug ottoman, fut la bataille de Navarin. Les puissances européennes imposèrent à la Grèce sans république et trop endettée, le jeune roi Othon 1°, fils de Louis de Bavière.
      Plus qu’une partie d’échecs, cette nation de marin veut à tout prix laisser flotter sa dette et se délester car elle doit bien se rappeler quelque part aussi la très grave défaite d’Aigos-Potamos face à l’amiral spartiate Lysandre, suivie par le siège d’Athènes.
      Un roi allemand… un régime spartiate… des souvenirs à donner effectivement du courage pour engager une bataille navale d’un nouveau style déconcertant des « terriens ».

  18. Si la politique se déroulait vraiment comme une partie d’échecs, il est clair que le gouvernement grec,avec brio, en sortirait vainqueur tant sa stratégie semble imparable…sur l’échiquier de notre imagination.
    Sauf qu’en réalité, pour l’instant il n’a rien obtenu d’autre de ces interlocuteurs que des bels pawols. Il a déjà fait une concession de taille en renonçant à dénoncer sa dette, proposant simplement – si l’on peut dire…- sa titrisation. L’Allemagne acceptera t-elle ce tour de bonneteau ?

  19. Arnaud Leparmentier du « Monde » et sur « France Inter » a l’air très satisfait, pour lui Syriza a déjà capitulé
    Je sais bien que c’est un ultralibéral, mais comment peut-il avoir une interprétation aussi diamétralement opposée à celle de Zébu des mêmes évènements
    Est-il aussi ultracon ?

    1. Il va simplement dans le sens du marché : pas de catastrophe boursière, pas (encore) de bank run, donc « Syriza a perdu » puisque Syriza devait fiche le schpountz.
      N’a pas lu Lao Tseu…

  20. Il y a dans tout ça un aspect « poker menteur », qui fait que chacun va se prévaloir des possibles conséquences forcément importantes de telle ou telle alliance/support militaire/économique/diplomatique pour faire pression sur ses partenaires dans son sens. Cf. notamment la visite de Merkel à Obama. Il est probable que les conséquences soient sur-estimées, mais l’imaginaire joue à fond, et sort tout le monde du TINA, c’est cela qui me semble le plus frappant. Pas tant la bataille au niveau du sol que ses tenants et aboutissants imaginaires (ou « idéologiques » si on veut, ce côté jouant comme un gros modulateur de l’imaginaire). Il s’agit évidemment d’un imaginaire « situé », donc quand même de question de rapport de force global.
    C’est une leçon pour bien des gens (la comprendront-ils?) que l’on peut sortir du TINA ainsi.

    1. Entièrement d’accord, c’est ce qui frappe le plus sur la situation actuelle: tout d’un coup, tout semble possible (même si parfois peu probable, j’en conviens). C’est assez jubilatoire: le jeu semblait très fermé, et il est tout-à-coup plutôt ouvert…

  21. Bonsoir à tous
    Il y a une cible privilégiée de Syriza & Varoufakis , comme levier possible pour infléchir les « raides », qui n’est pas beaucoup mentionnée dans les analyses: l’opinion publique ! Outil évident pour tout parti politique Et notamment celle des pays les plus à même de vouloir embrayer sur le rêve. ( Voir notre Mélanchon national par exemple).

    « Si vous ne voyez pas le service, c’est que vous êtes le produit! »
    Ils ont bien raison de faire flèche de tout bois!

    Cordialement.
    Steve
    Steve

    1. Avec ces manoeuvres et regroupements armés de part et d’autre, une étincelle ici peut faire capoter ce dispositif plausible extirpé de la gangue informe des possibles supposés par Zébu et remiser aux calendes grecques tout le processus Syrisa.
      La situation risque fort de se tendre dangereusement dans le mois de février.
      Quand tout part en vrille comme c’est le cas depuis des mois sur bien des fronts… c’est bien inquiétant!

    1. Mais on votera contre et tout ira bien !

      Il faudrait déjà réfléchir à un Système qui ne soit pas basé sur la maximisation de l’agitation économique, et donc de la consommation d’énergie, mais personne ne s’en préoccupe! Même pas les écolos.

      Inutile donc d’organiser un vote si l’enjeu est de choisir entre continuer et continuer.

  22. Le quotidien “Avgí” (de SYRIZA), note qu’une “mission composée de membres de haut rang du Département du Trésor américain ayant l’expertise de la crise de la dette, est dépêchée par le président américain Barack Obama à Athènes, pour des entretiens avec le gouvernement grec. C’est bien cette équipe qui ira incarner le rôle de médiateur entre Athènes et Bruxelles, afin d’arriver à une solution mutuellement acceptable”.

    Point de vue gec (Panagiotis Grigoriou): http://www.greekcrisis.fr/2015/02/Fr0404.html#deb

  23. Le ‘roi’ Tsipras :[…] aura-t-il la latitude de mener son propre jeu sur l’échiquier européen ?

    Il aura la latitude que lui permet le poids relatif de son pays par rapport à ses interlocuteurs, d’une part d’un point de vue économique, et d’autre part géostratégique. Ça fait en tout pas si lourd que ça face à l’Allemagne ou la France.
    Syriza exploite en ce moment à plein deux arguments qui ne souffrent pas grande contradiction:
    1- La Grèce est dans une situation critique à tout point de vue
    2- Syriza est arrivé au pouvoir avec une pleine légitimité démocratique et en annonçant haut et fort les couleurs.
    N’oublions pas que Hollande et Merkel n’ont eux-mêmes d’autre légitimité que celles des urnes. Ils ne peuvent pas considérer Syriza comme un drapeau sans conséquence sans se renier eux-mêmes.
    Une fois les cartes de Syriza abattues, reviendra le rapport de force plus favorable… à ceux qui ont la force.
    Mais nous n’oublierons pas le 1- : l’objectivité et l’intelligence de la situation hissée au cœur du débat politique et médiatique, et le 2- : la puissance, quand même, du processus électif, (dit « démocratique »).
    Nous prenons toutes les avancées de ce type à notre compte, même si elles ont leurs limites. Nous n’oublierons pas les 15 premiers jours du gouvernement Syriza. Nous coulons de bon béton chaque millimètre obtenu sur la connerie, sans nous lasser, et sans attendre de révélation finale.
    Varoufakis : le meilleur au pouvoir. On cligne des yeux. Ça aussi, on n’oubliera pas.

    1. « N’oublions pas que Hollande et Merkel n’ont eux-mêmes d’autre légitimité que celles des urnes. » : euh, stéphane, quelle autre légitimité doivent-ils attendre ? Et, est-ce que celle des urnes grecques est supérieure à celle des urnes françaises, ou allemandes ?
      Je m’interroge.

      1. Des tentatives ont été faites pendant la campagne pour délégitimer d’avance un scrutin. Maintenant, les dirigeants libéraux sont « obligés » de reconnaitre Tsipras comme un de leur pairs, et sont d’ailleurs bien embarrassés de leurs épanchements antérieurs.

    2. Il va falloir l’accepter le modèle occidental est cassé.il suffit des derniers événement tels que l’Ukraine la Syrie et l’Irak pour s’en convaincre. Tous les pays s’éloignent de nous les BRICS, le Moyen Orient ( a l’exception de quelques monarchies terroirisées) et même l’Afrique. La Grèce va devenir un symbole de cet occident qui se délite montrer que le roi Occident est nu; les hordes de pauvres en Grèce mais aussi au USA ont fait tomber le voile. La Grèce je la vois comme une chance : elle sera peut-être l’électrochoc qui va rmettre de l’ethique dans un système économique pourri qu’est devenu le notre et accélerer la chute du capitalisme. Quoiqu’il ensoit c’est exclus d’encore vouloir exporter nos « valeurs » plus personne n’en veut au dehors.
      Quand on y réflechit le 20ème siècle à été le plus violent de l’histoire et le 21ème le plus inégal et injuste Bon j’arrête ce n’est pas bon de broyer du noir…

  24. Mouais …

    Si tout ça n’était qu’une partie d’échecs, on pourrait jouer les spectateurs sportifs , dans l’attente que deep blue gagne la partie .

    Pas sur que deep blue se soucie des spectateurs .

  25. Une question est : qui dirige et contrôle la Banque centrale grecque? Comme la Banque de France et selon les accords de Maastricht de 1992, elle doit être « indépendante » de l’Etat, donc du vote des citoyens et dépendante de la BCE qui elle même est dépendante de fait des méga-banques privées et notamment de Goldman Sachs. On sait que les technocrates de Bercy en 1992 avaient proposé une durée de mandat du banquier central de 9 ans… Quasiment seul Chevènement en France s’était opposé à cette durée extravagante, permettant à l’oligarchie de contrôler une pièce maîtresse du QG même en cas d’arrivée au pouvoir d’une majorité vraiment à gauche, le temps d’organiser la fuite des capitaux et de retourner l’opinion avec l’aide de media contrôlés majoritairement par la même oligarchie.

      1. @Julien
        Confidence de mon banquier la semaine dernière: nous sommes un état dans l’état, mais nous, comme presque toutes les banques dépendons néanmoins des décisions de GS!
        Cordialement.
        Steve

  26. Bonsoir à tous

    Comme l’a dit François Leclerc, la BCE vient de faire sauter les collatéraux souverains grecs. Seul demeure l’Ela
    Analyse de Bloomberg: les banques grecques sont peu engagées sur les souverains grecs et les collatéraux non grecs qu’elles détiennent sont tout à fait valables.
    Conclusion: la manoeuvre n’est pas dirigée contre les banques grecques qui seront peu affectées, mais bel et bien contre le gouvernement. C’est un mouvement politique et non économique comme quand la BCE avait tordu le bras à l’irlande pour la forcer à demander un bail out!
    On peut s’exciter comme des puces rouges devant le style media smart des vedettes grecques mais il ne faut surtout pas oublier que ceux qui sont assis en face sont de redoutables professionnels!
    On n’arrive pas à leur position sans savoir manier une calculette d’une main et une dague de l’autre!
    Cordialement.
    Steve

      1. Oui, mais comment zébu va-t-il pouvoir écrire un autre billet aussi élaboré et envolé sur les apparences People dans ce cas ? C’est un coup dur et un collatéral non assez pris en compte je trouve…

      2. @Julien Alexandre:
        omniprésent, arrogant, agressif, systématiquement polémique, vous vous rendez compte à quel point vous trollez le propre blog où vous avez été (bon modérateur pendant des années. Regardez l’ensemble de vos interventions avec le regard du modo et vous verrez.

      3. Straggieri, vous pouvez essayer par tous les moyens connus du petit propagandiste entriste, ça ne prend pas : j’en ai justement vu des centaines comme vous ces dernières années, les arguments, la méthode, tout ça on connaît par cœur. Je pourrais écrire vos commentaires de relance moi-même, à la virgule près tellement c’est téléphoné.

        Rendez-vous service : cherchez une autre cible, ici on ne vous laissera pas déverser votre marchandise en toute tranquilité. Vous avez demandé la « neutralité » ? C’est la porte à côté Monsieur, c’est pas la Suisse ici.

      4. La nature ayant horreur du vide, Draghi EST le vrai président de l’Europe.

        Oui, car par définition, la BCE ne peut être dirigée que par un représentant des Friqués. Et comme dans les faits ils dirigent tout, Draghi est le vrai président de l’Europe.

        Et si un problème ne peut être résolu de manière politique, en dernier ressort il utilise la lance à biftons qui solutionne tout! (en l’ouvrant ou la fermant)

        C’est pour ça que le jeu de capitalisme des rentiers se terminera inondé de monnaie, qui ne vaudra plus rien, (quand le vainqueur détiendra toutes les richesses physiques)

        A moins qu’entre temps la démocratie (la vraie) ne refasse surface…

    1. Le roque est donc interrompu. Pour 25 jours.
      Et Draghi se fonde sur une simple ‘présomption‘ de non conclusion d’accord avec les créanciers.
      On verra si Tsipras fera comme l’Irlande et Chypre et qu’il rentrera dans le rang. Personnellement, je ne crois pas. Mais dans un cas, nous aurons une Union BCEnne et dans l’autre, l’explosion de la zone euro.

      1. Au bal des cocus, personne ne veut aller sur la piste le premier. Tsipras, lui c’est le danseur de sirtaki en ce moment avec le dossard N° 1, il s’échauffe gonflé à bloque et fait son tour d’honneur (le pauvre). On attendrait aussi le danseur de flamenco, mais paraît qui se débine doucement… En fait l’organisateur du bal pris par un excès de remords, vu le ridicule de la situation, a décidé de fermer le concours sine die aux dernières nouvelles d’Alsace (ou plus à l’Est) en le repoussant aux calendes grecques !

      2. ‘à bloc’, tant il est vrai qu’il y a quelque chose qui ‘bloque’ chez vous. Le français, sans doute …

      3. Oui prof, bloc pour un bloqué. Tu donnes des cours ? Je suis partant faut toujours s’améliorer. J’espère juste qu’ils sont plus au point que tes analyses (qui sont articulées et jolies, je te le redis, mais la beauté hein, on peut écrire parfaitement rien que des bêtises, tu le sais bien) !

      4. Demain ça va être une tuerie. Ça sent déjà les élections anticipées si un chevalier blanc (et très argenté) surgit pas fissa. Quel gâchis.

      5. Quand deux français se disputent, s’ils ne se livrent pas à des voies de fait, ils se reprochent, dernier argument, des fautes de français. Eviter à tout prix toute faute, et même toute incorrection, dans une lettre d’injures. C’est ce péché de forme qu’on vous reprochera le plus gravement, et on passera à côté du fond.

        Cioran Emil, Carnets , 1957-1972, nrf Gallimard 1997

      6. N’écoute pas les mauvais profs aigris Cloclo, t’es notoirement plus agréable à lire que le Zeb, souvent obscur bien que toujours ampoulé, aussi lourd sur la forme que léger sur le fond, c’est forcé.

      7. Cet échange m’a simplement fait penser à cette citation.

        Dans cette affaire précise, le fond n’existe pas pour moi, partant du principe que « Ce qui fait la noblesse d’une chose, c’est son éternité. » je ne constate que bouillonnements recouverts d’ébullitions…

  27. Car l’Europe n’anticipe rien parce qu’elle n’a aucune stratégie ni aucun but dans et pour l’Europe, sauf à perpétuer un ordre d’orthodoxie néo-libérale qui semble d’ores et déjà aussi dépassé que la Troïka et une position illisible sur l’Ukraine, et plus largement, sur l’extension territoriale sans fin de l’Union européenne comme mode compensatoire imposé pour faire face à son état critique interne.

    Ce qui est dingue avec internet c’est que tout prend un coup de vieux en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « ouf » ! Publié le 4 Février au matin, dépassé le 4 février au soir. Comment peut-on penser que l’Europe n’a pas de stratégie ?

    Parce que l’Europe ça ne veut rien dire. En revanche ceux qui sont aux commandes partout dans les institutions, les gouvernements, ces hommes et ces femme en ont une, ce n’est pas facile, ils font pleins d’erreurs, se trompent mais ils en ont une, et ils se donnent les moyens de la puissance ! La preuve sous tes yeux Zébu, et ce n’est pas tes trois buveurs de raki qui te diront le contraire quand ils auront dessoûlés …

    1. Clpclo, t’es qu’une bille : quand est-ce tu que tu comprendras que dépendre de la BCE pour définir une stratégie, ce l’est pas une stratégie?
      A moins évidemment de croire que le monétarisme en est une, mais là, on peut plus rien pour toi …

      1. Oui je suis une bille, mais moi j’en ai conscience, c’est en cela que nous sommes de fait foncièrement différent. Mais bon une bille ça peut s’exprimer autant qu’une cloche, c’est garantie par la Constitution, je roule donc et toi tu sonnes.

        Alors Monsieur Zebu, on pense que puisse que l’on affirme qu’il n’y a pas de stratégie, il n’y a donc pas de stratégie. Comment qui disent les cultivés déjà, c’est un discours performatif ? ! Non ? Si. C’est ce que tu as fait plus haut dans ton « article » et rien d’autre.
        Mais je maintiens que continuer à faire rentrer des partenaires, des peuples dans l’Union, continuer à défendre la monnaie unique, continuer à redistribuer par les fonds européens, continuer à réglementer, améliorer les harmonisations quand on peu, par le consensus, c’est une stratégie, c’est hyper pragmatique et parfois peu ragoûtant c’est vrai, même franchement insipide souvent, mais c’est la construction européenne actuelle et d’ailleurs tous les crétins quelque peu agités qui vont essayer, volontairement ou non de faire tomber cette construction européenne là vont en prendre pour leur grade et vont tâter du bâton comme de la carotte. Les yaka fokon ont connaît, ça ne sait souvent qu’écrire sans faute.

        Moi je ne mettrais pas ma main au feu que les petites actions de la BCE d’hier soir ne soient pas en parfait accord de vue avec M’dame Merkel, tu sais la pintade que tu penses manger en sandwich à la Grecque.

    2. @alexandrie alexandra
      Ne pas confondre tactique et stratégie. La tactique c’est une succession de coups décidés sous la pression des circonstances, de la navigation à vue.. Les institutions ont les moyens à ce niveau, mais pour ce qui est de la stratégie il n’y en a plus, sans doute depuis le fiasco des référendums français et hollandais de 2005.
      « trois buveurs de raki », c’est censé être drôle ?

      1. Vous savez on a l’humour qu’on peu. Le votre est glacial. C’est devenu le blog de Maître Capello, accessoirement des enculeurs de mouches ? Bzzzzzzz …..

      2. @baracuda
        Ce qui me gêne c’est surtout quand on veut faire de l’humour en utilisant les stéréotypes (sirtaki, buveurs de raki) les plus enculés, oups je voulais dire « éculés » qui soient.
        Maître Capelovici

  28. Politis:
    Coup d’État financier de la BCE contre la Grèce
    http://www.politis.fr/Le-coup-d-Etat-financier-de-la-BCE,29972.html

    La BCE justifie, dans son communiqué, sa décision de ne plus considérer ces titres comme une garantie sur la simple « présomption (…) qu’il n’est pas possible à l’heure actuelle d’anticiper une issue positive » aux négociations sur le programme d’aide international dont bénéficie Athènes. La décision de la BCE intervient en effet alors que Yanis Varoufakis et le nouveau Premier ministre grec, Alexis Tsipras, faisaient une tournée européenne pour tenter de renégocier la dette grecque, conformément au programme de Syriza qui a gagné les élections législatives du 25 janvier.En anticipant le résultat de ces négociations, la BCE outrepasse son rôle, semble-t-il à la demande expresse de la Bundesbank, et endosse un rôle politique bien éloigné de son statut d’institution « indépendante » inscrit dans les traités.

    1. La BCE entérine juste les conséquences sur le régime d’exception accordé aux titres souverains pourris grecs des déclarations du ministre des finances d’un pays de l’eurozone qui répète depuis une semaine aux quatre coins de l’Europe que son pays n’a plus besoin du bail-out. La BCE, par Constancio, prévenait depuis samedi de ce qui risquait d’arriver si le discours grec n’évoluait pas. Perdu.
      Les beuglements au « coup d’État financier » du FdG, franchement…

  29. Bref, l’Europe ou la BCE n’ont pas besoin d’anticiper ou de bouger.
    Il leur suffit de rester à leur place pour que tous les jolis mouvements du gouvernement grec se révèlent pour n’être que ce qu’ils sont : de l’agitation.

      1. C’est ça Zeb, et l’hyperactivité des nouveaux responsables politiques grecs a été d’une efficacité redoutable face à l’hyperimmobilisme européen, redoutable.
        Un fiasco pour le moment.

      2. Vignal, tu t’attendais à quoi, venant de Merkel, dis moi ?
        Une embrassade, on oublie tout et on se fait une bouffe ?
        Tu rigoles j’espère ?

      3. Arrête ton char Zeb. Tout ce qu’a obtenu Varouf à ce jour c’est d’être en partie lâché par Dragui, sur la seule demande concrète qu’il avançait : l’aide d’urgence sur la liquidité en attendant le règlement politique de l’insolvabilité. Un fiasco, point.

      4. Par ailleurs, c’est même au contraire très efficace : l’hyperimmobilisme aura maintenant une fin.
        Il faudra bien bouger, ou accepter l’effondrement ou la fin de la possibilité d’une union politique si Tsipras rentre dans le rang : les nationalistes-extrémistes de tous poils vont adorer voir Tsipras devoir rentrer dans les rangs …
        Si c’est le cas.

      5. @ zebu

        Si l’UE ou la BCE n’ont pas besoin d’anticiper, c’est qu’elles l’ont déjà fait. Pour filer la métaphore, le FESF et l’actuel QE s’apparentent à un roque, permettant une défense des plus solides. Les Grecs le savent. Tout ce qu’ils demandaient au fond c’était du temps. Le temps qu’on s’habitue à un défaut partiel plus ou moins travesti. Le temps que Podemos les rejoignent. Etc.
        C’est ce temps qui vient de leur être refusé (il n’y a donc pas d' »hyperimmobilisme »).
        C’est à eux de jouer désormais, mais ils viennent de comprendre que trimbaler ses cavaliers d’un coté à l’autre de l’échiquier n’est pas une stratégie.

      6. Non, Renard, définitivement non. Ce que demandaient les grecs, c’étaient le fin de l’ordo-libéralisme. Ce à quoi on leur a répondu : nein.
        Ils ont joué leur jeu. C’est à Merkel maintenant de décider. Et ne pas décider, c’est en soit une décision.

      7. Ce que demandaient les grecs, c’étaient la fin de l’ordo-libéralisme.

        Rien que ça. En sus d’un quasi effacement de la moitié de ses dettes envers les membres de l’UE. Ça faisait beaucoup à la fois, non ?

      8. non, vignal. Et ça ne coûtait rien à Merkel, sauf politiquement.
        Elle a refusé d’assumer ce coût/risque. Point barre.

      9. « sauf politiquement » ? Parce que y’a pas que le politique qui compte pour des politiques ? Les responsables grecs ont le droit de penser en.termes politiques et pas les allemands ?
        Parce que Merkel prend pas de risques politiques en ce moment peut-être ?
        Cesse le german ou l’Angela bashing please. T’avances pas.
        On en saura peut-être plus après le Schäuble/Varouf de tout à l’heure. Mais ça sent pas bon.

      10. Ça Anatole, tout l’monde pouvait le prévoir. Le truc c’était de l’éviter, pas de le prévoir. Maintenant c’est le contrôle des capitaux à la chypriote qui se profile. Ça c’était pas prévu; dans le programme de campagne en tous cas.
        Va falloir beaucoup de pédagogie…

      11. parce que t’avances toi, vigneron, dans ton ordo-libéralisme ?
        (je reprends ta vision binaire, excuse moi : si tu n’es pas d’accord avec moi, c’est donc que tu es pour ‘les autres’)

      12. Rien à cirer de l’ordolibéralisme.
        Je vois juste que le gvt Tsipras patauge lamentablement et risque de ne pas même obtenir pour les grecs ce qui leur était quasi promis d’allégements sur les dettes et sur les conditions du soutien, voire pire, tend vers l’accident et le Grexit. Tout ça par maladresse, jusqu’auboutisme, provocations, arrogance, outrances, postures, bref poussée d’hubris mâtinée de combat idéologique, tout deux mal t’à propos.
        Et l’inexpérience ou l’exaltation du débutant n’excusent pas tout.
        Ils ont pas été mis à leur place pour faire tomber l’ordolibéralisme ou révolutionner l’Europe, ni faire se pâmer les blogueurs français prorusses, europhobes ou germanophobes mais pour sortir la Grèce de l’impasse financières et enfin commencer à la réformer en profondeur. Ce serait un bon début, pour la Grèce et pour l’Europe. Ça n’en prend pas le chemin, quoi que tu en penses.
        Après ça, comme vient de dire Roubini : « la Grèce n’excluera pas un soutien financier de la Russie ». Mais ça c’est juste du Roubini…

    1. C’que j’vois c’est que Hollande n’a pas bougé le petit doigt pour venir en aide à Tsipras, c’était prévisible sans doute, mais cela n’en reste pas moins consternant.

      1. Le pouvoir , dans sa traduction historique jusqu’à ce jour , est un monstre très très froid .

        Et opaque .

        Pas forcément tueur , même si c’est le jeu le plus souvent joué .

      2. A part Sapin, Pierre-Yves, t’en vois beaucoup des responsables européens qui aient formellement apporté leur soutien à un nouveau programme d’aide à la Grèce dans une forme se rapprochant des demandes de Varouf ?
        Compte bien les soutiens affichés – ou pseudo soutiens comme tu voudras – de Tsipras/Varouf dans l’Eurogroupe…

      3. Extrait de l’interview de Sapin dans Libé il y a quelques jours :

        Lorsqu’on va parler au niveau européen de lutte contre la fraude et l’optimisation fiscale abusive, de convergence fiscale et sociale, de rythme adapté dans la consolidation budgétaire, nous aurons un interlocuteur de plus sensible à ces sujets. Syriza renforce le camp de ceux qui, comme nous ou le gouvernement italien, veulent une évolution des politiques européennes.

      4. Julien, comment croire à ce type de déclarations d’un ami très proche de quelqu’un qui a proclamé que son ennemi, c’est la finance ? Par contre M. Macron a bien expliqué relativement à la nouvelle politique grecque que TINA… et lui il a un grand poids et il agit…

      5. vigneron, julien,

        Non, je suis vraiment en colère, tout ce gâchis !
        Sapin and co, vous le savez très bien, n’ont cessé de remettre aux calendes grecques (sic) le passage aux actes. La maison brûle, on ne peut plus se contenter de déclarations d’intentions.
        Voir la taxe sur les transactions financières, c’est du foulage du gueule, pour gagner du temps.

    2. vigneron:

      « Rien à cirer de l’ordolibéralisme. »
      Tu fais bien de préciser.

      « Je vois juste que le gvt Tsipras patauge lamentablement et risque de ne pas même obtenir pour les grecs ce qui leur était quasi promis d’allégements sur les dettes et sur les conditions du soutien »
      Mais ça, c’est du bullshit noir et concentré! Tu as vu en cinq-six ans? On continue?

      « soutien » de la Grèce, « aide » de la Grèce, on oublie aussi!
      « Aider », c’est donner le droit de s’endetter encore !!! ?

      « l’accident et le Grexit. »
      Le grexit est obligatoirement un accident? Mais un accident pour qui ?
      L’Islande qui n’a pas eu besoin d’ « isxit » vu qu’elle n’y était pas dans l’euro ni dans l’UE, et rien de ce qu’elle a gagné n’aurait pu avoir lieu à l’intérieur de l’UE, et a fortiori dans la zone euro. L’accident, c’est l’euro !

      « Tout ça par maladresse, jusqu’auboutisme, provocations, arrogance, outrances, postures, bref poussée d’hubris mâtinée de combat idéologique, tout deux mal t’à propos. »
      Cher vigneron, ils n’arrivent pas à ta cheville sur ces points ! (J’ajoute ce que se disent un nombre certain de lecteurs: « il y a juste cette petite différence: toi, tu commentes  » – moi aussi, hein, d’où une certaine réserve -, « mais eux agissent » !!!

      « Ils ont pas été mis à leur place pour faire tomber l’ordolibéralisme ou révolutionner l’Europe, ni faire se pâmer les blogueurs français prorusses, europhobes ou germanophobes mais pour sortir la Grèce de l’impasse financières et enfin commencer à la réformer en profondeur. Ce serait un bon début, pour la Grèce et pour l’Europe. »
      Bla-bla.

      « Ça n’en prend pas le chemin, quoi que tu en penses. »
      Une des caractéristiques de nos commentaires de café du commerce, c’est notre savoir lumineux de l’avenir et la certitude de nos jugements.
      Au secours!
      Je continue à attendre des coups de théâtre de l’équipe Tsipras. Ça me paraît évident.

      « Après ça, comme vient de dire Roubini : « la Grèce n’exclura pas un soutien financier de la Russie ». Mais ça c’est juste du Roubini… »
      Tss tss… Un peu de modestie…
      C’est aussi du Leboutte et du Un-tas-d’autres-pas-vignerons.

      1. Oui, peut-être du Leboutte, du Toussaint et du Roubini mais pas du Varouf (qui a exclu dans des interviews pour la presse allemande avant la rencontre avec Schäuble que son gouvernement accepte une quelconque aide financière de Moscou).

      2. Varoufakis est en plein jeu. Il faut arrêter de lui prêter des positions figées, comme s’il était mort.
        Il a plutôt jusqu’à présent démontrer une grande vivacité.

      3. C’est ça c’est ça Leboutte, « pas des positions figées », tu l’as dit bouffi. Ça tombe bien va falloir encore reculer.

    3. « Les Grecs demandent la lune » ? C’est certain.

      C’est toujours comme ça. En 1788, c’était comme ça, en 1935, en 1904, en 1916, ça a toujours été comme ça.
      Les rois-soleil définissent la lune, c’est comme ça.
      Merci vigneron !

      Moi, je demande la lune.

      1. Ben mon pauvre guy, y a rien sur la lune à part de la poussière, t’es pas au courant ? Juillet 1969 c’est quand même pas la veille…

  30. Bonjour à tous

    Il y a tout de même un point intéressant dans la position de la BCE: en appliquant strictement les règles définies par ses statuts et en reconnaissant que la grèce ne peut pas s’en tirer, la BCE entérine que la solution est politique et donc renvoie les politiques d’Europe à leurs responsabilités.
    Tout le monde sait que le modèle retenu est faux, les multiplicateurs budgétaires erronés ont totalement faussé les issues théoriques moulinées dans les chapelles orthodoxes!
    Mais c’est aux politiques de décréter un changement d’orientation. Depuis Trichet, la BCE n’arrête pas de dire aux politiques: prenez vos responsabilités et ayez le courage d’aller jusqu’au bout de votre logique. Vers l’intégration. A chaque fois ceux ci se sont défilés. Désormais ils sont au pied du mur.
    Varouf. et Tsip. meilleurs alliés de Draghi et de l’Europe?
    Bonne journée!

      1. En fait, plus précisément, la BCE entérine l’impasse quant à un accord possible, étant donné le refus de négocier de l’Allemagne et des institutions européennes. Comme il n’y a pas accord, il n’y a pas de Troïka, donc pas de renouvellement possible de la reprise de titres grecs en collatéraux.
        Mais le bar reste ouvert pour les banques, et ce tant que Draghi le décidera. Merkel et Buba, ou pas. On a bien un régent (pas président, vu qu’il n’a pas été élu, sinon par ses pairs). Mais pas d’Europe politique, ce que réclament à cors et à cris Tsipras et Varouf.
        « Grèce : Praet (BCE) critique les carences institutionnelles européennes qui pèsent sur elle« 

      2. Les tarifs pour les banques grecques des consos en terrasse du bar de l’ELA à Athènes (≈1,6%) sont nettement plus salés que ceux de l’open bar de Francfort (0,05%…).
        Et ça commence depuis hier à tirer sévère pour le gvt grec du coté du renouvellement de ses bills, malgré le ELA…

      3. Possible, vignal, mais à ce niveau là, Tsipras s’en fout. L’essentiel pour lui est de faire en sorte que l’Allemagne cesse d’imposer ses conditions et s’assied à la table des négociations.
        Pas sur la dette, de suite (il l’a dit et répété, super-Varouf), mais sur un accord temporaire de financement, permettant de mettre en oeuvre sa politique immédiate pour laquelle il a été élu.
        Ensuite, il feront de la politique, i.e., ils parleront, entre autres, de la dette.
        Et ça, Draghi l’a très bien compris et il ne dit que cela : que les politiques prennent leurs responsabilités, moi je prends les miennes.
        Donc, que l’Allemagne cesse de régurgiter son ordo-libéralisme et qu’elle négocie. AfD ou pas.
        ‘Ras le cul que les tambouilles politiciennes internes viennent foutre le bronx dans l’Europe’ : dixit la Buba, vignal …
        Merkel peut tortiller des fesses, il faudra bien qu’elle y vienne.

      4. « Qui est en position de force aujourd’hui Zeb ? Qui est plus isolé que jamais ? » : vignal, qu’on soit 15 ou seul à la roulette russe importe peu. L’essentiel est que tous aient le canon sur la tempe.
        C’était l’objectif de Tsipras. C’est fait. Maintenant, ‘up to you’, Merkel : ce sera son choix et elle va devoir assumer.

      5. Ben non, justement, Merkel peut très bien décider de ne pas décider. Si elle pense qu’elle n’en paiera pas le prix politique…

        Je pense toujours que Tsipras ne se couchera pas. Les élus Syriza ne sont pas des politiciens professionnels de sérail qui ont une carrière politique à défendre.

        Donc c’est la négo ou le grexit.

        Honnêtement je pensais qu’un scénario crédible de Grexit empêcherait Hollande et Renzi de dormir: ils n’auraient pas envie de se retrouver du mauvais côté de l’histoire. Ca, plus une gentille pression d’Obama, ça pouvait faire bouger Merkel. Apparemment pas du tout.

        Mais je commence à douter. Le grexit me semble de plus en plus probable.

        La lâcheté humaine ne cesse de m’étonner…

      6. Merkel et Hollande ont apparemment d’autres chats à fouetter que les grecs. Ils sont à Kiev vert après-midi, paraît qu’y a une guerre en Europe…

      7. paraît qu’y a une guerre en Europe

        Foutredieu, une guerre en Europe ! Encore ?

        Et moi qui n’ai toujours pas reçu mon ordre de mobilisation…
        Mais ou dois-je donc percevoir mon fusil et mes bandes moletières ?

        Et surtout, sur qui donc dois-je pointer mon arme ?

      8. Chazdu, tu connais la version : « Les Ukrainniens, t’en connais un toi d’Ukrainien ? j’en ai jamais vu un moi ! et ben qu’ils aillent se faire foutre ! » ?
        Sinon tu peux mettre Lituanien à la place d’Ukrainien – pis Tchécoslovaque aussi mais ça date.

      9. (…) t’en connais un toi d’Ukrainien (…)

        Ah ok donc le champ de bataille c’est l’Ukraine et possiblement un des pays Baltes… Je ne connais effectivement aucun ressortissant de ces deux nations.

        Toutefois, je n’ai pas souvenir d’avoir entendu parler d’une déclaration de guerre faite par quelque pays que ce soit à l’un de ces 2 pays. Je maintiens donc mon observation faite au travers de ma précédente remarque ironique : Il n’y a pas de guerre en Europe à ce jour.

        J’admets cependant que l’on puisse qualifier de guerre civile ce qui se passe en Ukraine. J’admets même que les camps de cette guerre civile sont soutenus par d’autres nations constituant des blocs historiquement antagonistes l’un avec l’autre.
        J’admets aussi qu’utiliser la notion de « minorité linguistiques » pour justifier des actions de déstabilisation de pays voisins rappelle beaucoup une stratégie employée en son temps par le dirigeant européen des années 30 que l’on ne peut nommer sans risquer le point Godwin.

        Cela dit, faire de l’Ukraine, l’Espagne de 1936, de La Lituanie, La Tchécoslovaquie de 1938 et partant de ma personne un munichois indifférent à la souffrance d’un peuple géo-localisé en Europe (définie un temps comme allant de l’Atlantique à L’Oural), il y a un gouffre que je vous trouve bien hardi et cavalier de franchir monsieur le cultivateur de Vitaceae…

  31. L’injonction de la BCE dépassant son rôle et mandat, dévoilant ses intérêts loin d’être généraux quand sa dépendance à la finance privée et à son conservatisme saute aux consciences, injonction de faire de la « politique », de renvoyer aux Etats le fait de faire enfin de la « politique » entre eux, dans le carcan sciemment institué de l’UE (soit des responsabilités et choix politiques antérieures, présents engageant sur les futurs, des politiques encore en place, des nouveaux-elles aux dents rayant le parquet et rêvant de les remplacer, et de leur opposants-es, et leurs échecs patents), de sa monnaie unique et inique, alors que les dissensions (« compétitivité » course au moins disant social, fiscal, moral, etc) entre Etats se révèlent plus profondes que jamais (sauf à tout exploser et le système E et leurs positions propres, définitivement), alors que le déficit de représentativité réelle s’accroit à la limite de l’illégitimité (voir les progressions des taux d’abstentions niés, tus, autant par les médias de masse qu’aujourd’hui la droite rêve de les « droitiser » aussi, « d’occuper » cette vacuité aucunement intellectualisée) déficit d’une majorité des citoyens-nes E et nationaux les plus pauvres, modestes, précaires, bas salaires, etc sans représentativité donc, n’est-ce pas un contresens, une impossibilité en soi…?

    Une forme de stratégie de « jeu » qui produit le blocage ne pouvant être déverrouillé que par l’échec dont le mat n’est que le chaos total en ayant éliminé toutes les autres pièces du « jeu »…? N’est-ce pas en fait et provoquer le suicide de la BCE, de l’UE et son rêve d’origine, autant que d’accélérer celui des démocraties tenues par la corruption, les conflits d’intérêts, le pantouflage, le clientélisme, l’individualisme et le carriérisme, etc…?

    A qui profite le plus les crimes et la non assistance à personnes, peuples, démocraties, institutions en danger…? Qu’est-il donc anticipé à la suite de ses « suicides collectifs » comme stratégies de gouvernances des miséreux-euses rescapés-es, de ruines, de cendres…?

    1. Faut arrêter …
      Le véritable blocage, le vrai danger de suicide européen, il est chez Merkel, pas à la BCE.
      Continuer l’ordo-libéralisme, c’est à coup sûr mettre à bas la construction européenne.
      Draghi en a pris acte et a agis en conséquence et rapidement.
      Parce que le temps presse.
      Welle done, maintenant la partie peut continuer (commencer ?), avec les véritables enjeux.

      1. Pardonnez moi mais combien la BCE à prêter directement aux Etats à taux très réduits, comparativement aux dettes publiques nationales et européennes cumulées que nous avons maintenant et à jamais à prendre à notre compte de contribuables E et nationaux (directs et indirects soit la TVA nouvelles taxes, etc), comparativement à la planche à billet qui a tournée à plein pour sauver banques, finance, actionnaires, rentiers-ères de pertes privées et autres dettes privées douteuses frauduleuses en 2007/8…?

        La promesse du plan de « relance » de plus de 300 milliards d’euros de l’UE n’est-il pas en vrai que de seulement 21 et quelque milliards d’euros de fonds publiques européens et nationaux, devant faire lever des investissements privés par effet de levier que nous devrions couvrir totalement en terme de risque qu’il y est réussite ou pas de la « relance » de la « croissance »…? N’Est-ce pas aussi un endettement de plus et la couverture publique de risque des aléas des marchés qui poseront dans les alternatives possibles réduites de nos enfants petits enfants, etc…?

        Quant au QE, soit un endettement européen de plus 1000 nouveaux milliards d’euros, un endettement de ses contribuables E, auprès de la BCE dépendante de la finance privée seulement, ne consiste t-il pas majoritairement à soulager les banques (leurs actionnaires, etc) détentrices de dettes publiques insolvables, insoutenables, en les faisant acheter par les banques centrales nationales, qui n’étant pas vraiment indépendantes ne manqueront pas d’en faire payer le prix suivant la couleur politique du moment, aux même contribuables à échelle nationale…?

        Et on pourrait continuer ainsi longtemps en se demandant par exemple a qui profitera le plus cette « relance de la croissance », ce moins d’austérité à la marge, ce « roulement des dettes publiques », si elle est obtenue qu’en étant essentiellement accolée à plus de précarité des bas salaires, des chômeurs-euses, etc, pour cause de « progrès » « d’ordinisation », etc, dans les pays civilisés et toujours autant d’esclavagisme dans les pays émergents et pauvres…? Seulement au PIB dont la part finance défiscalisée ne cesse de croitre, aux politiciens-nes dont la confiance ne cesse de s’éroder, mais surtout à la finance et à la financiarisation de l’économie réelle dont ses mutations et ses imbrications (complexifiées) ne cessent de s’accélérer de surprendre et prendre à revers le « politique » pour être toujours plus défiscalisée, moins solidaire, aggraver les inégalités, et déliter les fraternités…

      2. Merkel n’a pas d’autre choix que de se montrer inflexible face au gouvernement grec.
        Si elle laisse du lest elle désavoue la politique qu’elle a menée jusque là et brise la consensus qu’elle a su créer autour d’elle. Elle est à la tête d’une coalition qui dans le fond forme un parti unique dont le socle commune, tant du côté de la CDU que du SPD, est le Wirtschatsnationalismus. Si elle cédait elle se ferait tailler des croupières à droite par l’AfD tout en risquant de perdre l’appui du SPD, très nationaliste en matière économique.
        Son principal but sera sans doute de faire retomber la responsabilité d’un éventuel Grexit et des conséquences que cela aurait en Europe sur les Grecs eux-mêmes.

        http://www.spiegel.de/kultur/gesellschaft/deutschland-in-der-eurokrise-ist-merkel-wie-bismarck-a-1016336.html

    2. Tu t’imagines quand-même pas, Zeb, qu’hier les compères Dragui et Varouf ont concocté de concert la fin du régime d’exception pour le collatéral grec pour mettre la pression sur Angèle ? Ce serait plus du déni là Zeb mais de la démence.

      1. J’ai dis que Draghi en a pris acte et qu’il l’a anticipé (d’une semaine, il aurait pu attendre que la réunion de l’eurogroupe se tienne). Draghi joue sa partie, Varouf la sienne. Les deux convergent vers la prise de responsabilité politique des européens.
        Manque plus maintenant que l’accusation de complotisme …

      2. Pour sûr, l’avait l’air aux abois le Schäuble ce matin, déconcerté qu’il était devant la maestria du tandem Dragui/Varouf dans leur l’offensive concertée. Pardine.

  32. Là où Tsipras et Varoufakis marquent un point, c’est comment ils avaient soigneusement contourné les marchés en ne s’adressant qu’aux créanciers publics, càd précisément aux politiques et à la politique. Aujourd’hui, les marchés qui gardaient leur calme devant la campagne de Varoufakis réagissent mal à la mesure de la BCE. Il y a une guerre du privé et du public latente, malgré la consanguinité bien établie.

    Par ailleurs, considérer que la BCE fait juste ce qu’elle peut et doit faire en toute technique, hier soir comme par hasard, et prendre à la lettre Peter Praet qui dit « le traité nous interdit de prendre toute décision qui reviendrait à financer un Etat par la politique monétaire » , c’est de l’angélisme. Ce n’est pas une surprise, la BCE intervient clairement contre les demandes du gouvernement grec. Elle fait de la politique.

    La BCE ne cesse depuis longtemps de jouer au-delà de sa mission officielle, et elle annonce mille milliards d’euros au bénéfice exclusif de la finance (toxique.) C’est prévu par le traité? A-t-elle jugé ou calculé « qu’il est possible à l’heure actuelle d’anticiper une issue positive » à cette politique de soutien du système financier privé?

    1. Sauf, Leboutte, que « les marchés » se sont pas jetés sur les T bills grecs émis hier, loin de là même. Quant à l’encours des dépôts bancaires grecs qui chute de pratiquement 10% en un peu plus d’un mois, c’est aussi, un peu, la voix « des marchés », non ?

  33. Certains se demandent peut-être encore à quoi pouvait bien rimer cette alliance avec les nationaux-popu de l’Enel ? La réponse va leur être donnée incessamment : à assurer une majorité pour le vote de confiance qui s’annonce sur le Grexit. Mais la rue grecque et les déposants, pas sûr qu’ils aient voté pour ça…
    Où sont les chevaliers blancs et la cavalerie ? Ça urge.

    1. Je me trompe peut-être, mais tu pourrais sauter des étapes en concluant trop vite.

      Dans cette affaire, il y a aussi l’attitude du « quant à soi » pour chacune de parties.

      Il faut préserver la respectabilité des forces en présence, sans que l’une ait l’air de faire plier l’autre.

      C’est pourquoi il était sage que la BCE joue le rôle du « père fouettard ».

      Attendre et voir.

      1. On est d’accord Edith. La BCE accélère le timing et ramène tout le monde devant la réalité : le danger et l’urgence.

  34. Selon le ministère grec des Finances, la décision de la BCE « met la pression sur l’Eurogroupe pour progresser rapidement vers la conclusion entre la Grèce et ses partenaires d’un accord qui bénéficie à chacun » (Crédits : Reuters)

    C’est d’ailleurs ce que vient de dire Hollande à la conférence de presse.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150205trib46d0e0520/pourquoi-le-gouvernement-grec-relativise-la-decision-de-la-bce.html

    Par ailleurs, je suis contente de savoir qu’il est toujours debout … (le Chêne de Paul Jorion) 🙂

  35. @ Zébu…

    Aux questions précédemment posées s’additionnent bien sur celles de qui (quels traités signés par quels partis, comment, quand, pourquoi, etc…?) a permis à Draghi (voulant faire baisser les bas salaire en Europe, casser les protections sociales, etc) de sortir de son rôle et de ses prérogatives quand ce qui mettait en exergue des fausses convergences politiques hier, quant elles n’étaient que monétaires, financières et corporatistes (dans de le sens de conservatisme et de la continuité des alternances politiques nationales comme européennes, et syndicalistes tout autant) explosent aujourd’hui en divergences qui devraient se résoudre en terme « politique »…? Avec le même déficit de représentativité réelle des plus fragiles modestes, ceux et celles majoritaire subbissant le plus les inégalités explosant, précédemment cité bien sur…

    Ce n’est pas que sur l’hégémonie Allemande, et des pays du nord de l’UE, que la focale doit être portée il me semble, pour comprendre l’ensemble et la teneur comme le rôle l’identité des acteurs dans le rapport de force opérant. Quand la responsabilité de la Grande Bretagne, en temps que « nation financière » et trous noirs de la finance, par « excellence » disent certains-es (et le Luxembourg, la Suisse, Monaco, Andorre, les DOM.TOM, etc on les oubli…?), avec son « statut exceptionnel » au sein de l’UE et ses ambivalentes « amitiés d’affaires » avec les USA, tout autant que les intérêts politiques et autres plus opaques que chaque politiciens-nes et politiques des alternances ont cautionné entretenu avec les dirigeants-es et entreprises anglais-es des convergences opaques plutôt que d’intérêts généraux, quand cette dépendance voulue hier de la BCE à la finance…, sa sortie de route aujourd’hui, cette perte de souveraineté monétaire hier (sans laisser ce terme au fhaine) au profit de la finance, avec aujourd’hui le retour d’une partie de la souveraineté des dettes publiques (celles qui privées sont devenues publiques après 2007/8) par leurs achat par les banques centrales nationales, quand tout cela n’est pas questionné, ne risque t-on pas de perdre l’objectivité dans l’analyse…?

    1. Draghi défend les intérêts de ses amis, les Friqués européens, et fait absolument ce qu’il veut pour ça.
      Les marionnettes politiques agissent en conséquence.

      1. @ Dominique Gagnot

        Je l’ai bien compris en grande partie, quand je cherche seulement à interroger, pour y voir claire la partie du « jeu » encore cachée, la part d’ombre à venir, soit les tactiques de « jeux » de ceux-celles des nouveaux arrivant « s’auréolant » et/ou étant « auréolés-es » derrière la défense du faible, des femmes, de la veuve et des orphelins au regard du bras qu’ils-elles mènent (et ont mené) en vrai, au regard du passage du compromis à celui de la compromission dans l’évolution ou stagnation du rapport de force, et de qui en paiera comme toujours les plus amères conséquences, soit de ceux et celles subissant le plus toutes les inégalités passées présentes et les nouvelles à venir, au profit de qui en tirera le plus les marrons du feu, dans le cadre de la « démocratie » et son déficit de représentativité réelle.

        J’interroge en vain, je sais, les méandres de l’avenir s’assombrissant plus que l’obscure clarté qu’on lui prête. J’interroge autant les symboles d’hier, retoqués, remaniés aujourd’hui, que la réalité pas encore apparente des intentions de ceux et celles s’en servant « a bon escient ».

      2. Gagnot, tu sais qu’un robot pourrait aisément écrire tes posts à ta place ? Mieux que l’original.

        Ah mais tout à fait, puisque tout est quasiment prévisible si l’on admet que le jeu est une compétition entre les Friqués, divisés en 4 camps, eux même subdivisés, etc.

        Ces 4 camps sont:
        – Le camp usa auquel est adjoint le (sous) camp européen,
        – Le camp russe,
        – Le camp chinois.

        Chaque camp dispose de marionnettes dites « politiques » utilisées pour la figuration médiatique.

        Chaque camp dispose de cartes;
        1 AS : l’atout militaire usa,
        3 Rois : les banques centrales FED, BCE, et chinoise,

        et des petites cartes sans valeur, qui représentent les peuples, avec les plus grosses en Allemagne. Les petites cartes grecques sont à l’offensive.

        Des cartes intermédiaires : les grosses multinationales, et quelques hyper friqués, suffisamment friqués pour avoir leur propre carte dans le jeu.

        Avec ça on doit avoir fait a peu près le tour, (ok, on pourrait affiner)

      3. @Dominique Gagnot

        Chaque camp dispose de marionnettes dites « politiques » utilisées pour la figuration médiatique

        Eh ben !!!
        Cette supposée force sensée dominer le monde aurait besoin des médias ?

        Euh pourquoi faire, puisque les populations « seraient sous sa domination ».

        Franchement vous êtes incompréhensible, d’une part vous assurez que tout est écrit d’avance et d’autre part vous insinuez que cette « force » a besoin des médias pour faire aboutir son projet.

      4. vous assurez que tout est écrit d’avance et d’autre part vous insinuez que cette « force » a besoin des médias pour faire aboutir son projet.

        Tout est écrit d’avance dans les grandes lignes faciles à voir pour qui veut les voir, oui.
        Les Friqués ont besoin des médias pour justement distraire le peuple, de sorte à ce qu’il regarde ailleurs, et en l’occurrence les marionnettes!

        N’avez vous pas remarqué que l’on n’entend que ces marionnettes (et leurs larbins journalistes et « économistes ») dans les (gros) médias?
        (heureusement qu’il y a les blogs indépendants, et en particulier celui-ci…)

  36. Dramerker ont sifflé la fin de la récré. Le scénario décrit par Lordon n’est-il pas en train de se réaliser?
    http://blog.mondediplo.net/2015-01-19-L-alternative-de-Syriza-passer-sous-la-table-ou
    Pardonnez mon extrême naïveté. Mais sincèrement, je pense que l’heure est grave. C’est vraiment la démocratie, ou ce qui peut en rester, qui se joue. En Europe bien sûr. Ailleurs… Chiche que Pernaut va ouvrir son 13 Heures sur « c’est l’hiver, il fait froid ».

    1. Ce n’est pas sur, car les Friqués américains, qui voient plus loin que les Friqués européens, n’ont pas encore dit leur dernier mot. (ils ne veulent pas voir l’Europe éclater)

      1. @ Dominique Gagnot 5 février 2015 à 12:51

        Cher Dominique, quand on décidera d’organiser le championnat des plus grands opposants aux friqués du monde, vous aurez des chances d’être sélectionné et de décrocher le titre de champion.

        Faites bien attention toutefois, à ne pas vous faire trop d’ennemis. En effet, leur nombre va grandir du fait de l’arrivée de forts contingents chinois pro-argent et pro puissance.

        http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/26/97001-20141226FILWWW00081-la-chine-recite-les-valeurs-socialistes.php

        La Chine va dans un sens et prospère. Vous, vous allez à l’opposé.

      2. jducac, si nous étions en démocratie, les peuples européens seraient parfaitement capables, avec leurs ressources propres de prospérer sans les chinois.

        Le problème est que pour l’instant nous ne sommes pas en démocratie, et les Friqués confisquent NOS ressources.

        Le problème de fond est que les peuples reprennent le pouvoir, et donc la propriété des ressources, aux Friqués, qui pourront toujours continuer leur guéguerre économique avec un jeu de 32 cartes en papier, c’est bien suffisant.

        Il n’y aurait alors plus de raison de continuer la compétition stupide et mortifère que vous soutenez.

        Les Friqués n’ont aucune légitimité à posséder ce qu’ils possèdent, sinon celle de lois qu’ils ont écrites eux même.

        Là ou vous faites une grossière erreur est que vous confondez la personne des Friqués, et les fortunes qu’ils ont confisquées. Or je n’attache pas plus d’importance à leur triste personne que celle que vous donnez au peuple grec.
        Seule « leur » fortune m’intéresse.

      3. l’Figaro tra la la
        Ça y est v’là l’autre qui la ramène avec ses rapaces venus d’Orient. Dernier coup de poker – en ligne – sur le fil du rasoir raseur.

      4. Etes-vous bien certain que nous ne sommes pas en démocratie ?

        La définition donnée par votre lien concerne la démocratie des bisounours, dans laquelle les candidats au grand show pseudo-démocratique sont présélectionnés par les Friqués. (un peu comme à « Nouvelle Star »)
        Enfin quand tout se passe bien. Car pour la première fois en Europe, depuis les révolutions du 18èm siècle, il y a eu un raté très récemment en Grèce.

        Vous constaterez d’ailleurs que les Friqués n’aiment pas du tout les élus directement choisis par le peuple…

    1. Ce qui est vrai , c’est que la façon dont on a été élu compte dans la représentation du pouvoir que l’on incarne .

      Hollande , qui a été élu chichement , en sait quelque chose , qui le met en obligation de porter l’idée qu’il se fait des intérêts de la France ( et il est sans doute parmi ceux qui ont le plus d’informations utiles pour ça ),plus que l’idée que les français se font de leur pays dans le monde et des vertus du capitalisme, puisque ce n’est pas sur ça qu’ils ont voté .

  37. Peter Praet:
    « le traité nous interdit de prendre toute décision qui reviendrait à financer un Etat par la politique monétaire. »

    Frédéric Lordon:
    « …les idéologues. Ceux-ci savent très bien que la banque centrale peut combler ses pertes par ses propres moyens de création monétaire, mais ils ne le veulent pas – essence même du dogme monétariste qui regarde toute création monétaire « anormale » comme un fléau en cours de formation. Mais qu’est-ce que l’« anormalité » en cette matière ? A cette question, le monétarisme appliqué répond invariablement : tout ce qui excède les besoins de refinancement des banques privées, et notamment tout ce qui pourrait constituer une opération plus ou moins médiate de soutien aux Etats »

    Peter Praet fait de la politique sans le savoir.
    Peut-être encore…
    Ou peut-être déjà… a-t-il atteint la sagesse de sa fonction, qui est la conscience nourrissant le mensonge.

    1. « la sagesse de sa fonction, qui est la conscience nourrissant le mensonge. » bien vu – mais peut-être que mentir, non il ne se rende pas compte, leur langue de bois les protège, c’est une technique, une culture managing, elle s’adresse exclusivement à nous, la langue de bois c’est une technique de pointe: mentir à eux-mêmes? non, ils sont hyper adaptés, et nous souffrons de ce déficit de ne pas vouloir l’être, de mal le comprendre: leur conscience est uniquement réglé sur la focale de l’obéissance: dans ce rôle pour être au top il faut le mériter: de devoir se faire obéir est un privilège, et ce privilège immense prospère dans l’habileté à l’obédience, à son orchestration. quand la langue de bois craquelle et risque de manquer elle se déréalise, elle aveugle, le chaos les nourrit encore.
      Dans son dernier billet Lordon http://blog.mondediplo.net/2015-02-06-Syriza-cernee rappelle ce qu’avait dit, à peine nommé, Yanis Varoufakis : « nous sommes prêts à mener une vie austère, ce qui est différent de l’austérité ». (par dignité) – Lordon a la dent particulièrement féroce à l’égard du Gvt Hollandesque à son apothéose apolitique (la droite lui jalouse de mener le bal  » gauche droite est un débat du passé »).

  38. Plus la journée s’avance, plus je suis pessimiste pour les Grecs.
    Et plus j’ai l’impression qu’ils vont continuer à morfler pour l’exemple.
    Soit parce que leurs dirigeants vont finir par se soumettre (avec plus ou moins les formes, seul l’emballage étant négociable), soit parce qu’ils vont expérimenter ce qu’est réellement un défaut et dont Paul avait parlé il y a quelques temps : les banques fermées, les crache-fric à sec, le retour au troc, etc.

  39. Le propos d’Hollande aujourd’hui lors de sa conférence presse, qui reconnait « l’austérité perpétuelle » comme n’étant pas une solution, tant en Grèce que dans une « unanimité » occasionnelle et opportuniste de soutien aux peuples Grecque, dans un lien qu’il fait avec ce qu’il mène en France, autant que les postions de Siriza par rapport à sa manière de mettre un frein et/ou une fin à l’austérité (derrière autant la privatisation en cour des services publics que le refus des « plan d’aides » conditionnés à des coupes budgétaires) dans son pays, ces propos et postions « politiques » signifient-ils-elles pour autant la résolution la réparation (hors de la « tentation » politique de rester seulement dans le champ du clientélisme pour durer) de leurs méfaits aux politiques d’austérités antérieurs, et conséquences passées, présentes et futures pour partie…? Aucunement. Les causes restant les même, n’étant même pas à questionner dans son ensemble, mais a réexaminée dans une circonstance politique exceptionnelle, les conséquences n’en seront que plus inégalitaires, injustes et férocement douloureuses pour les plus fragiles en Grèce autant qu’ailleurs, chez nous, en Europe, et dans le monde.

    Combien d’impôts payent donc les entreprises, multinationales qui se sont achetées pour une misère certains services publics et leurs infrastructures grecques (ou encore en France avec les autoroutes, etc) au regard du coût et des profits qu’elles engrangent en faisant désormais du profit et des dividendes sur ces feux services rendus aux publics…, ces feux bien communs, au détriment des plus démunis-es…? Combien ces impôts rapportent à la collectivité nationale comparativement aux coûts qu’ils lui en coûtaient hors corruptions, dérives, etc…?

    De même que la solution de faire « rouler la dette publique » et surtout sa partie privée illégitime (voir illégale peut être suite aux socialisations massives du crack de 2007/8 et du maquillage des comptes publiques privés grecque fait par Goldman-sach pour sa rentrée dans l’UE et l’Euro) ne devant pas être remise en cause, par rapport à l’évolution du rapport de force et de la position « politique » de Siriza sur ce sujet, comme de Sapin récemment, cette décision n’est-elle pas de céder face aux néolibéraux, à la finance sauvée et renforcée, aux créanciers privés se défaussant avec délectation du risque de défaut avec le nouveau QE, de leurs titres de dettes publiques rachetées par les banques centrales nationales (rajoutant une dette publique européenne aux dettes publiques nationales insoutenables), de peur de sanction de la part des « marchés », de la BCE, des autres pays membres et leurs « politiques » respectives…?

  40. Le 18 mars prochain, la BCE inaugure son nouveau siège social à Francfort : un impressionnant gratte-ciel qui a coûté 1,3 Milliards d’euros. De nombreuses festivités sont prévues :

  41. Pause décrétée par la BCE dans le feuilleton dette grecque. Il y a un autre icecream sur le feu: l’Ukraine, Merkel et Hollande se rendent à Kiev dans l’urgence cet après-midi tout comme J. Kerry, Merkel ira voir ensuite Obama lundi….
    Kiev aimerait voir l’OTAN mettre le doigt dans l’engrenage de la guerre et là, on va moins rire car Gorbatchev avertit que cela pourrait entrainer une troisième guerre mondiale!

    1. François Hollande a aussi répété que la France n’était pas favorable à l’entrée de l’Ukraine dans l’Otan.

      http://www.franceinfo.fr/actu/europe/article/ukraine-hollande-et-merkel-ensemble-pour-tout-tenter-640635

      « Sécurité : le gratin international de la défense se retrouve à Munich »

      -> C’est le 6 février, c’est à dire demain

      http://www.france24.com/fr/20150131-demain-a-une-ukraine-crise-porochenko-poutine-russie-allemagne-munich-securite/

    2. Cette rencontre ne servira pas à grande chose, c’est plutót de la com. Les séparatistes russes sont en train de gagner. Poutine ne lâchera pas le morceau. Il ne reste que les sanctions.

      1. Cher monsieur Germanicus, il ne s’agit pas de séparatistes russes, mais de séparatistes ukrainiens de l’est de l’Ukraine, du Donbass précisément, qui s’avèrent bien sûr être soutenus par les russes, bien sûr .
        Et s’il s’agit de ne pas lâcher le morceau, c’est plutôt eux les pitbulls, car not’bon Vlad, qui aime le business et la prospérité, aurait préféré depuis longtemps une solution fédérale.

      2. @jpl
        Poutine se sert des « pitbulls » pour envahir progressivement le pays. Son objectif consiste à déstabiliser durablement l’Ukraine pour des raisons que l’on connaît. Last but not least, à l’est du pays vivent également des russes, et parmi les séparatistes se trouvent de nombreux « civils » armés – de nationalité russe.

  42. Eh bien voilà ! la BCE après son petit coup de semonce, laisse le temps nécessaire pour que de nouveaux accords aboutissent

    Selon le quotidien allemand Die Welt, la BCE accorderait 60 milliards d’euros liquidité d’urgence à la Grèce. Cela représente une peu plus d’un mois et demi pour trouver un accord…

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150205trib0c8a4f5a4/la-bce-accorde-un-mois-et-demi-de-repit-a-la-grece.html

    1. J’ ai connu un chien comme ça , un molosse , il montrait les dents mais en vrai c’ était un bon toutou , il préférait vivre il ne fallait pas avoir peur de lui . ( J’ ai une pensée pour Loukanikos le courageux ).

    2. la BCE accorderait 60 milliards d’euros liquidité d’urgence à la Grèce.

      hihihi, Obama a du téléphoner à Draghi. Quand je dis que tout est prévisible…

      1. Donc Obama a expliqué à Draghi qu’il ne veut pas de Grexit.

        Maintenant Syriza, dont le soutien d’Obama a ainsi été confirmé via la rallonge de Draghi, va demander à Merkel, et son banquier, qu’ils investissent en Grèce d’une manière ou d’une autre. Il devrait y avoir des manœuvres en ce sens demain.

    3. vi, edith, c’est bien ce que je disais : la pression, c’est pas la Grèce qui l’a (elle l’avait déjà), c’est l’eurogroupe et l’UE.
      Et ce n’est pas tout …

      1. Voilà le Zeb tout refrétillant juste parce que la BCE se fend d’un communiqué pour réconfirmer que l’ELA de la Banque Nationale Grecque marche bien toujours, histoire de rassurer les déposants grecs. C’est beau la foi, bonne ou mauvaise…

      2. dites les gars, faut arrêter passé une certaine heure 😉

        je suis assez d’accord que l’annonce n’apporte rien, à part dire que l’ELA fonctionne toujours. Je ne sais pas quel a été le montant des retraits de liquidité des banques grecques sur la journée d’hier, mais cela a peut-être fait peur à la BCE…

      3. Plus généralement, la Grèce peut jouer un rôle gênant pour l’Europe, dès la première annonce de la BCE, Poutine et Tsipras se sont entretenus téléphoniquement, rendez-vous est pris pour le 9 mai.

        Bien entendu le gouvernement Grec s’attendait à des mesures de rétorsions dès son arrivée au pouvoir, il a donc d’autres cartes dans ses mains (pas particulièrement réjouissantes par les temps qui courent).

        Alors, à moins d’une volonté générale de se défaire des traités et donc de dissoudre l’union, je ne vois pas comment une entente entre les différents pays de l’euro au sujet de la dette pourrait être évitée.

        Ces parties ne se jouent pas sur le devant de la scène.

      4. Vigneron, l’important est de noter le montant accordé à la Grèce par les banques centrales nationales, montant qui correspond au délai demandé par le gouvernement grec.

      5. Le montant ? De quoi tenir un mois et demi si les déposants se calment (c’était plus du double, 123 mds les liquidités d’urgence en septembre 2012…).

      6. Vigneron,

        Le délai qui court jusqu’au 28 février et qui correspond au montant accordé à la Grèce pour tenir jusque là, lui permet de mettre au point un programme acceptable par toutes les parties :

        Le chef de file de Syriza, parti de la gauche radicale, cherche au contraire à persuader ses partenaires européens de lui accorder un répit, le temps qu’un nouvel accord soit conclu sur cette dette qui représente 175% du produit intérieur brut, soit 320 milliards d’euros.

        Dimanche à Paris, le ministre grec des Finances a proposé d’élaborer des propositions d’ici un mois afin de parvenir à un accord avec les créanciers internationaux et a exclu de solliciter une nouvelle tranche d’aide d’ici-là.

        « Ce n’est pas que nous n’avons pas besoin d’argent, nous sommes aux abois », a-t-il reconnu lors d’une conférence de presse commune avec son homologue français Michel Sapin.

        Il faut « un nouveau contrat » avec la Grèce, a quant à lui déclaré Michel Sapin, insistant sur le fait que le nouveau gouvernement grec devait avoir le temps de « respirer » pour proposer des « outils » afin de sortir des difficultés et pour construire son programme de réformes.

        http://bourse.lesechos.fr/forex/infos-et-analyses/athenes-demande-un-mois-pour-faire-des-propositions-1028594.php

      7. L’eurogroupe et l’UE tremblent c’est certain. Au point où on en est de l’analyse, je dirais même qu’ils sont terrorisés. Montrez vous magnanime et on vous prendra pour un faible.

  43. En effet, Poutine a invité Tsipras à Moscou lundi 9 mai pour les fêtes commémorant la victoire et la capitulation de l’Allemagne nazie, ce n’est pas dénué de sens….
    Jeroen Dijsselbloem vient d’annoncer une réunion extraordinaire de l’Eurogoup mercredi 11/02 avec pour thème la Grèce, peut-on en attendre du nouveau?

  44. La couverture médiatique de l’affaire grecque nous réserve quelques surprises, dont celle-ci :
    D’un coté Atllantico, qu’on disait de droite lors de son lancement, qui fait de Varoufakis le contempteur de l’orthodoxie et présente sérieusement la position (très joronienne) du ministre Grec selon laquelle la crise est une crise de solvabilité et pas de liquidité ..
    http://www.atlantico.fr/decryptage/varoufakis-contre-schauble-comment-ministre-grec-finances-explique-homologue-allemand-qu-ne-voulait-surtout-pas-entendre-nicolas-1992284.html/page/0/1
    et de l’autre L’obs qui à l’inverse fait de Schaube celui qui renvoie Varoufakis dans les mains de ….. la Troïka. Si, si, vous avez bien lu.
    http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20150205.AFP7816/schauble-et-varoufakis-constatent-leur-desaccord.html

    C’est intéressant, des médias de droite, des voix à droite (un Bruno Colmant par exemple) qui débordent la gauche (soi disant de gauche) sur sa gauche, et un média positionné à gauche (Wikipédia : l’obs « hebdomadaire d’information générale de gauche ») peut-être le signe que les lignes sont en train de bouger .. bon an mal an.

    1. Leboutte, tu prends vraiment au sérieux un article qui se permet de prétendre que Tsipras « dispose d’une majorité parlementaire qui semble solide et unie sur la question européenne » ?
      Alors que la solution s’y Grexit est une question, pour le moins, « discutée » dans son propre parti (sans parler de l’opinion grecque qui exigerait à bon droit un référendum sur la «solution»).
      Réveille toi Leboutte.

      1. La question de savoir si Tsipras « dispose d’une majorité parlementaire qui semble solide et unie sur la question européenne » , il faut voir ce qu’on met dans « la question européenne ». La sortie de l’euro est l’épouvantail, et un épouvantail pour tout le monde. Pour le moment, ce n’est pas d’actualité.
        Il va y avoir un bras de fer sur le grexit où chacun bluffera le plus longtemps possible, mais la BCE ne peut pas prendre le risque d’être la fossoyeuse de ‘l’euro irréversible ».
        vigneron, tu as dit toi même que l’association avec l’Anel vise « à assurer une majorité pour le vote de confiance qui s’annonce sur le Grexit » , ce qui est prématuré, mais semble tabler sur le partage d’une volonté plutôt forte. Pour ce qui est d’une opposition sans concessions aux rigoristes de l’UE, la majorité de Tsipras paraît effectivement solide, en tout cas à un point jamais vu jusqu’à présent en Europe. L’Irlande ne disposait de rien de comparable, le Portugal n’y est pas non plus. Fin de l’année, on verra quoi avec l’Espagne.
        Les questions ne sont pas comptables ou chiffrées, sauf pour mesurer le délai dont dispose le gouvernement Tsipras avant de devoir innover sévèrement (et il s’y prépare, mais bien malin qui pourrait dire ce qui va se passer dans les jours et semaines qui viennent), et celui de la BCE pour prendre la responsabilité ou non de l’effondrement bancaire grec, un autre sacré épouvantail, autrement dit, les chiffres donnent une indication sur le gong de la fin des bluffs réciproques.
        Pour le reste, les questions essentielles sont largement politiques.

  45. Comme dit Edith et comme toujours, tout un pan de la partie ne se joue pas sur le devant de la scène. Chaque jour apporte ses revirements. Voici ce que disait La Tribune hier à midi 30:
    La situation grecque
    Après la décision de la BCE, la balle est dans le camp d’Alexis Tsipras. La question est de savoir si, comme le disait le ministre des Finances Yanis Varoufakis, « le gouvernement Syriza ne se comportera pas comme le gouvernement irlandais en 2010. » Autrement dit, s’il cédera comme Dublin voici 4 ans
    (…) Mais la situation du nouveau Premier ministre grec semble plus forte. Il vient d’être élu, 70 % des Grecs le soutiennent et il dispose d’une majorité parlementaire qui semble solide et unie sur la question européenne.
    (…) s’il joue le durcissement, le gouvernement grec devra désormais préparer concrètement les esprits au Grexit – sans en parler ouvertement pour ne pas couper les ponts – pour faire croire qu’il ne bluffe pas. (…)
    La situation de la BCE
    (…) à mesure que la date du 28 février s’approchera et que le risque du Grexit se précisera, la pression deviendra de plus en plus forte sur Mario Draghi dont on voit mal comment il pourrait accepter la responsabilité d’une rupture de l’irréversibilité de l’euro. La position de force de la BCE n’est que temporaire.
    (…) La crédibilité de la BCE est en permanence sous l’œil des marchés.

    C’est l’absolu de Lordon: la question de l’euro et la sortie ou non de l’euro, commandent la négociation en dernier ressort.
    Mais il faut y ajouter les manoeuvres géo-politiques, qui sont à peu près entièrement à la discrétion du camp Tsipras, tant l’UE est sans vision à l’international.

  46. Bonsoir à tous
    En vidéo, Paul a entendu les trois coups du grand effondrement. So what’sup doc? ( Screwy squirrel. T.A.)
    Ce soir, pour répondre à G. Leboutte, le commentaire de François Leclerc ne laisse pas beaucoup d’espoirs. La menace économique du Grexit? Comme l’a fait remarquer G. Ugeux, la dette grecque c’est 345 milliards d’euros, le PIB de la zone euro en 2014 de l’ordre de 10 000 milliards d’euros! Bref une pistache flottant dans une baignoire: ce n’est pas ça qui va boucher le réseau! Et l’économie n’est pas la question de fond!
    La question de fond c’est la paupérisation de la majorité des populations. Après tout, face au réchauffement climatique, une des solutions possibles pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, c’est de faire en sorte que la majorité ne puisse plus acheter des trucs qui polluent tandis que les nantis ( j’ai failli dire les Friqués mais j’ai eu pitié…) seront au vert chez les Kiwis!
    Devoirs à la maison ce week end: revoir Metropolis, Soylent Green et Zardoz! Synthèse demandée Lundi matin!

    Dernières stats. d’emploi chez les Usa ( source J.Hatzius- GS-) les serveurs et les barmen sont désormais 1 million d e moins que les ouvriers de la production manufacturière, en 1990 l’écart était de 11 millions.

    Evasion géopolitique grecque: sortir de l’euro et accepter l’argent de la Fédération Wladimir en échange d’une base navale ? La Grèce est membre de l’OTAN et il y a des bases militaires américaines en grèce… Facile pour une salve d’allendisation du gouvernement grec…

    Rien n’est simple, tout se complique, mais vivons heureux en attendant la mort ( Sempé +P. Desproges.)
    Cordialement.

    1. Deux crises comportant des enjeux vitaux (L’Union, la paix en Europe), la Grecque et l’Ukrainienne, l’une économico-financière et politique, l’autre militaire et géo-politique, qui vont chacune vers leur paroxysme de façon quasi synchrone, avec de nombreux décideurs de premier plan communs dans le jeu, c’est assez rare.

      Est-ce à cela que Paul pensait dans son dernier temps qu’il fait ? Effrayé par la perspective, n’a-t-il pas voulu conjurer le mal, ou anticiper le fait que les dits décideurs vont prendront conscience qu’ils dansent devant le vide, nous assurant ainsi hier sur France24 que pour ce qui est de la crise grecque nous allons vers le compromis ? Les mystères joroniens sont parfois impénétrables. Y’a sûrement du soliton (ou solution !?) sous roche, non ? 😉

      1. Le compromis est sûr pour la Grèce, Pierre-Yves. On aimerait en dire autant pour l’Ukraine, 1,5 millions de déplacés, 600 000 réfugiés, 6 000 morts déjà.

  47. La question de fond c’est la paupérisation de la majorité des populations

    Oui, et c’est le but implicite du capitalisme des rentiers. Tout pour Lui.
    Lui étant Le Vainqueur de la partie de capitalisme commencée après que furent renversé les Rois.

    Le niveau de vie des populations s’élève lorsqu’elles sont utiles à leur compétition. Mais dès lors qu’elles deviennent inutiles… c’est le contraire.

    1. Non, c’est pas leur but. Ils se sont fait baiser, comme nous tous, depuis la petite enfance : le poids des choses est énorme, absolument énorme. Pense à l’inconscient Gagnot, comme la partie immergée de l’iceberg. Même toi tu manipules avec beaucoup d’aisance le hochet qu’on t’a donné.

      1. Les capitalistes n’ont pas de but, si ce n’est quand même d’accroitre toujours leur richesse, (sans nécessairement y parvenir, évidement) le But final (la ruine de tous) est implicite au capitalisme. C’est une compétition de sauvages, point.
        Que veux tu dire d’autre, avec le hochet? Si c’est que je participe au jeu, évidement! Comment faire autrement, puisque nous sommes prisonniers du Système?

        L’essentiel est de comprendre que le capitalisme des rentiers aboutit fatalement à la ruine de tous, sauf 1, et à la destruction de notre milieu.

        Dommage que l’on nous enseigne le contraire.

        Illustration: Détroit ville sauvage

      2. Merci Dominique pour le documentaire Détroit ville sauvage.
        Le moins que je puisse dire, ça m’a profondément touché.

  48. Pour apaiser la douleur quotidienne de vivre j’actionne l’intraveineuse :

    Tu es un jardin fermé, ma sœur, ma fiancée,
    Une source fermée, une fontaine scellée.
    Cantique des cantiques, IV, 12.

    1. Les messages codés ça m’a toujours gonflé. Y’ a t-il une traduction?
      (c’est déjà pas facile de se faire comprendre en clair …)

      1. Mon pauvre ami, je te plains. Et puis non, voyage un peu, et démerde-toi ! À celui qui sort de son trou de prolétaire.

      2. Eh bien… y a pas que l’intelligence dans la vie, les gars. Il y a aussi la poésie et les questions sans réponse.
        J’imagine que si j’appuie sur le bouton « Rabelais – le gai savoir » , tout à coup vous allez vous écrier « oui oui »? (Mouvement modéré pour certains par le besoin, qui ne manque pas, de crier « non, non! » , bien sûr.)

        L’appel à la rationalité et la place qu’on lui suppose dans les actions des uns et des autres sur la scène sociale et politique, sont, à mon pas-humble avis, généralement excessives sur ce blog – où par ailleurs on aime à dire que la justification est postérieure à l’action. Allez comprendre.

        Le titre seul de ce billet, qui appelle à l’image du jeu d’échec… (S’il n’était qu’un titre!) Deep Blue est la solution, quoi.

      3. (ma remarque s’adressait à notre ami vigneron.)

        Je sais bien qu’il n’y a pas que le rationnel dans la vie, mais j’avoue que la poésie ça ne me branche pas trop, sans doute qu’on m’en a dégouté petit, alors qu’on nous cataloguait selon notre aptitude à mémoriser des trucs dont je n’avais rien à foutre, tandis que personne ne répondait à mes questionnements… Je préfère la musique qui nous parle directement, sans traduction!
        (je sais je suis nul, mais je connais pas Rabelais non plus, snif.)

        D’ailleurs, que à l’école on n’explique pas pourquoi le Système dans lequel nous devons tous évoluer, conduit fatalement là ou on voit, est simplement monstrueux. Mais il est vrai que cette école fait partie du Système…

      4. @Dominique Gagnot
        Rassure-toi, la poésie c’est pas uniquement ce que les profs ou les éditeurs et les critiques appellent telle, la poésie c’est toutes ces échappées vers la rêverie dans ce monde de brutes… 🙂
        Je faisais allusion à
        Pour apaiser la douleur quotidienne de vivre j’actionne l’intraveineuse :
        Tu es un jardin fermé, ma sœur, ma fiancée,
        Une source fermée, une fontaine scellée.
        Cantique des cantiques, IV, 12.

      5. Ok, je reprends :

        Pour apaiser la douleur quotidienne de vivre j’actionne l’intraveineuse :

        ça je comprends, c’est français. (faut juste voir que le terme « intraveineuse » est une image)

        Tu es un jardin fermé, ma sœur, ma fiancée,

        Là, ça se complique. « jardin », c’est une image, pourquoi pas. Je veux bien être un jardin, et pourquoi pas fermé, mais à quoi mène cette phrase?
        Ensuite que vient faire ma sœur là dedans, et on parle de laquelle? Quant à ma fiancée, je vois pas qui ça pourrait être. (en plus faudrait pas que ma femme tombe là dessus, encore que je ne suis même pas sur de qui désigne « ma ».)

        Une source fermée, une fontaine scellée.

        Alors là, je plane à 15000… Pourquoi pas un dromadaire chauve, ou une porte raide?

        Manque plus que la note: Gagnot 2/20

      6. @ Dominique
        Je suis dans la même configuration que vous (si on peut dire)
        Ceci dit, l’intraveineuse peut se considéré comme le fait de vivre en dehors du processus habituel de la vie, réfugier son esprit dans autre chose que les habitudes.
        Le monde tel que je l’envisage n’existe pas, mais il se trouve des pièces un peu partout qu’il faut assembler comme un puzzle, je pense même que vos propositions en font partie en étant loin d’être les seules. Alors voilà, je me réfugie dans le rêve et aujourd’hui l’étude de la Thermodynamique de l’évolution, ce qui l’en adviendra, je ne sais pas je verrai bien en temps utile.
        A première vue, les deux alexandrins du Cantiques des cantiques (si je ne me trompe) veulent simplement dire que nous sommes en face de l’incompréhension du vivant et de notre vie en général qui reste fermée à notre représentation (les hochets qu’on nous a donnés).
        Dans leur contexte qui n’est pas présent, j’imaginerai peut-être tout autre chose.

        En secondaire j’étais nul en analyse littéraire et un prof de français se demandait bien ce que je comprenais aux chansons de Jean Ferrat. Ce dernier est devenu mon auteur compositeur interprète préféré.
        Je me réjouis d’être lundi pour examiner la troisième partie du film Detroit ville sauvage, merci pour ce lien.

      7. Merci Michel pour cet éclairage. Les termes « fermé, scellé, fermé » seraient là pour signifier que nous (« fontaines, source = sœur et fiancée ») sommes dans l’incompréhension.
        Eh bé. Faut avoir l’esprit tordu pour causer comme ça. Et comment dit on « passe moi le sel » dans cette langue ?

  49. Coucou est le seul à avoir mentionné le second billet de Lordon sur son blog depuis les élections grecques: http://blog.mondediplo.net/2015-02-06-Syriza-cernee .
    Il est beaucoup moins noir et nettement plus empathique pour le « corps social » grec, comme Lordon aime à dire. Ouf!

    Voici deux extraits, pour le plaisir:

    « En tout cas pour la première fois depuis très longtemps, il y a à la tête d’un pays européen des gens qui savent ce que c’est vraiment que la politique – une histoire de force, de désirs et de passions –, soit l’exact contraire des comptables-eunuques qui gouvernent partout ailleurs, à l’image du têtard à binocles dont la couverture de L’Obs, qu’on créditerait ici volontiers d’un second degré inhabituellement fielleux, révèle qu’il est l’une des têtes pensantes de François Hollande. »

    Et:

    « Ce sont des salauds. Et ils sont partout. Reuters a rendu publique la teneur d’un rapport allemand préparé en vue de la réunion des ministres des finances du 5 février [3] : c’est non sur toute la ligne. Non et rien, les deux mots de la démocratie-européenne-selon-les-traités. Croit-on que l’Allemagne soit seule en cause dans cette ligne de fer ? Nullement – ils sont partout. Ni l’Espagne, ni l’Irlande, ni – honte suprême – la France « socialiste » ne viendront en aide à Syriza. Et pour une raison très simple : aucun d’entre eux n’a le moindre intérêt à ce qu’une expérience alternative puisse seulement se tenir : dame ! c’est qu’elle pourrait réussir ! Et de quoi alors auraient l’air tous ces messieurs d’avoir imposé en pure perte à leurs populations un traitement destructeur ? De ce qu’ils sont. Des imbéciles, en plus d’être des salauds. »

    Hauts les coeurs!
    Pour ceux qui ont le budget: les vacances à l’étranger, c’est en Grèce cette année !

    1. Lordon plus empathique (en apparence), mais plus emphatique ! Donc moins subliminal que Jorion.
      Chacun son style, moi j’préfère le style joronien toujours calibré en fonction du contexte et de l’interlocuteur. Un style qui permet la percolation des idées. On se fait peut-être moins plaisir (quoique, il y a quelques passages d’anthologie joroniens qui n’ont rien à envier à l’éloquence lordonienne, plus attendue, plus répétitive), mais sur la durée c’est plus efficace. Lordon s’adresse surtout à ceux qui sont déjà convaincus, Jorion vise un public plus large.
      Jorion joue au go, encercle ses adversaires avec ses petits pions qui n’ont l’air de rien, mais qui à la longue finissent par occuper tout l’échiquier du terrain idéologique, l’adversaire n’ayant plus alors de position de repli. Le résultat n’est pas tangible, visible dans l’instant, mais il y a une action réelle, à moins que l’on se satisfasse du rôle de la conscience dans l’explication des faits, gestes et paroles des humains. Je pense par exemple à la thématique sur la disparition du travail, que Jorion a une fois de plus introduite sur France24. Pas de grands moulinets avec les bras sur la Grèce (même s’il n’en pense pas moins, mon petit doigt me l’a dit.), mais un travail de sape en profondeur du discours dominant. Ses interlocuteurs tyroliens (du nom du prix nobel d’économie Tyrole) sont restés cois lorsque Paul a indiqué que le travail disparaît. Jorion n’a pas répliqué quand on lui assène que Tyrole, mais si, mais si, c’est un régulateur, il laisse dire, et se revient sur l’arrière plan … Jorion est éloquent aussi par ce qu’il ne dit pas. Ne pas toujours tout dire à chaque fois permet de faire avancer les petits pions. Jorion a un coté très chinois, si vous ne me croyez pas lisez « Si parler va sans dire« , François Jullien.
      Ceci dit Lordon a toute sa place dans le débat et sur la scène médiatique. C’est une sorte de cri de ralliement qui a son utilité, outre ses qualités de pédagogue qui n’égalent toutefois pas celles de Jorion quand il s’agit vraiment d’élargir le cadre.

  50. Le Vatican prend ses responsabilités

    « Des centaines de parapluies donnés aux SDF

    Chaque lundi, traditionnel jour de fermeture des salons, des coiffeurs bénévoles doivent venir travailler gratuitement au même endroit. Avec l’approbation du pape François, le Vatican a prévu en outre de distribuer des centaines de parapluies aux SDF, une mesure qui ne coûtera rien puisqu’il s’agira de parapluies oubliés par les touristes dans les vestiaires des Musées du Vatican ou de la basilique Saint-Pierre.

    A l’occasion de son anniversaire en décembre, le pape François avait déjà fait distribuer 400 sacs de couchage frappés de l’emblème papal aux SDF de Rome. »

    http://www.20minutes.fr/insolite/1535711-20150207-vatican-parapluies-douches-coiffures-gratuits-sdf

    1. Encore ce vieux con de pape, somme toute très sympa.
      La jeunesse n’a pas d’avenir, malgré quelques gourous bien équipés à la grâce du forceps ultra conservateur.
      De toute manière, Google-moi, la grignote de l’intérieur la jeunesse, petite souris infiniment plus efficace que le Tyrannosaurus rex. Les temps anciens/modernes quoi.
      Encore quelques années avant de se rendre compte qu’il n’y a vraiment plus rien à bouffer que de l’avarié. Caves et greniers vides. Intériorités cramées. Culture de masse.

  51. Plus qu’important….

    Le choc de « croyances économiques »…..

    Acteur 1 : http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20150205trib2c6f85623/ce-que-couterait-vraiment-aux-contribuables-l-annulation-de-la-dette-grecque.html

    Acteur2 : un contributeur du blog de QUATREMER conteste pied à pied l’argumentation précédente…… :
     »  » « Il y a quelque chose de proprement hallucinant dans cette affirmation mille fois propagée selon laquelle « l’État -et donc les contribuables- ne rembourse jamais la dette publique. » Et en l’occurrence, ce pauvre M. Ivan Best ne se rend visiblement pas compte qu’il dit une chose et son contraire dans la même phrase :

    « Cette idée que les ménages français devraient rembourser ces 40 milliards à la place de la Grèce repose sur une méconnaissance du circuit de financement de l’État. Pour être clair, l’État -et donc les contribuables- ne rembourse jamais la dette publique. Quand un emprunt arrive à échéance, l’État le rembourse, via l’Agence France Trésor (AFT), en empruntant à nouveau. »

    Si, si, vous avez bien lu, et c’est parfaitement clair, comme le dit M. Best : 4ème et 5ème lignes : « l’État -et donc les contribuables- ne rembourse jamais la dette publique. » 5ème et 6ème lignes : « Quand un emprunt arrive à échéance, l’État le rembourse ». L’énorme confusion que commet M. Best et tous ses semblables, c’est de mélanger le fait de ne pas rembourser un emprunt avec le fait d’être capable de le refinancer. En l’occurrence, la France rembourse bel et bien ses emprunts, puisque les échéances sont une réalité parfaitement tangible, et que lorsqu’elles arrivent, il faut bien rembourser le montant prévu par le contrat d’émission de dette, à la date et aux conditions prévues. Et naturellement, rien n’empêche un État de refinancer ses remboursements par de nouveaux emprunts effectués auprès des marchés, avant ou après le remboursement du précédent, et à des conditions généralement différentes des emprunts remboursés puisqu’il y a un décalage chronologique entre les deux.

    Ce qui échappe en revanche à M. Best (qui porte décidément bien mal son nom), c’est que le refinancement d’un remboursement dépend des possibilités de l’emprunteur au moment où il a besoin de se refinancer. M. Best assimile de manière tout simplement grotesque le cas de la France à celui de la Grèce (quoique …). Mais c’est parfaitement débile. Par définition, si la Grèce devait faire défaut sur sa dette, comme cela a déjà été le cas antérieurement sur une grande partie de sa dette privée, ça ne serait pas pour refinancer immédiatement ce non-remboursement (ce dont elle serait bien incapable) et payer ses créanciers. Dans ces conditions, le remboursement attendu par l’État français ne se matérialiserait pas, et c’est bien évidemment autant que la France devrait emprunter elle-même sur les marchés, en plus de son déficit budgétaire courant. Ce non-remboursement par la Grèce serait donc évidemment un « manque à gagner », au sens de recette non perçue, pour la France, et donc pour tous les contribuables français, qui devrait être comblé par l’emprunt.

    Pourquoi lit-on en permanence sur les blogs..()..que les États-Unis « ne rembourseront jamais leur dette » ? Parce qu’un troupeau d’ignares, généralement incapables d’effectuer une simple règle de trois, n’a pas compris que les États-Unis remboursent rubis sur l’ongle toutes leurs échéances de crédit, certes en se refinançant, mais que ces possibilités de refinancement sont valables pour autant que la signature des État-Unis en tant qu’emprunteur demeure solide. Mais cela n’a rien d’un décret divin : que survienne une détérioration très grave de la conjoncture économique américaine ou mondiale, et l’on pourrait parfaitement assister alors à des difficultés pour les États-Unis de refinancer les remboursements de leurs emprunts.

    Un contributeur habituel de ce blog….().. tire habituellement des dissensions entre économistes ou commentateurs de l’économie la conclusion que l’économie ne mérite même pas d’être classée au rang des disciplines de la connaissance, sans même parler de mériter l’appellation de « science ». Position qui provient à l’évidence de l’ignorance totale de l’individu dans ce domaine et de la frustration dans laquelle le plonge le rappel constant de ce handicap par l’actualité quotidienne. Cela revient par exemple à décréter comme nulles et non avenues, en tant que disciplines d’étude, la médecine, la physique, l’histoire ou la sociologie, au motif que certains de leurs représentants seraient en désaccord sur un point d’explication, un paradigme originel, ou une approche de la discipline. Autant remettre en cause le concept même de connaissance, ce que d’ailleurs certains ne se privent pas de faire.

    En économie comme en matière de plomberie, il existe des manières différentes de faire. Et comme nous le rappelle M. Ivan Best, éditorialiste au sein de La Tribune, il existe dans chacun de ces domaines, indépendamment de leur manière de faire, des individus aux compétences très variables »  »  »

    A mon sens (?) (j’ai ma propre « certitude »..) l’occasion pour nos spécialistes de « faire le ménage » sur la notion de dette souveraine…

    1. Tout ça pour dire que la santé économique d’un pays EST celle de ses entreprises, indépendamment de toute considération financière.
      (Y’ a pas que les poètes qui ont l’art de rendre les choses incompréhensibles)

      Autrement dit si le Système induit (en l’occurrence à travers la Finance) la disparition de l’outil de production, et non plus son développement, alors mieux vaut s’en échapper le plus tôt possible… Ou le renverser.

      C’est le B A BA de l’économie, que bien peu d’économistes semblent avoir compris.

  52. Bonsoir ,

    Les deux argumentaires tendent à quantifier l’impact supposé sur le budget français d’un défaut [=non remboursement de l’échéance tant en capital prêté , (lui-même emprunté par le prêteur..!!..) , qu’en intérêts…] grec à un accroissement annuel de la dette souveraine français , avec impact fiscal citoyen , équivalent à environ X =?€annuels par adulte français. :

    BEST (La Tribune) estime que le capital prêté a déjà été budgété ( car emprunté par l’Etat français au départ du processus ) et donc que seuls les intérêts annuels devraient être considérés comme une perte de recettes pour le budget de la France soit €10 annuels par adulte français.
    Son contradicteur , lui , considère que ,puisque la GRECE ne pourra prétendre à « refinancer »= ré-emprunter nulle part (=ni marchés ni plus que probablement? aucun cordon ombilical BCE) le coût annuel par contribuable (…différent de adulte..!!.) à X=700 à €800…. qui seront évidemment agités « ad nauseam » comme chiffon rouge dans la presse « main-stream ».

    Je suis conscient qu’on est loin de l’arbitrage de la répudiation concertée des dettes européennes avec changement de « cadre » cher à l’animateur du blog…mais je voudrais lire certains concrètement , aujourd’hui et maintenant dans les circonstances actuelles sur ce sujet.

    1. Restons dans le cadre. Ne pourrait on dire que les créanciers, devenus propriétaires de la Grèce suite à sa faillite, sont en droit de vendre les grecs ?
      Dans la mesure ou leur économie est ruinée, plutôt donc que de les condamner à payer éternellement, ce serait une alternative.

      1. Sans oublier que la Grèce n’est pas seule à ne pouvoir payer sa dette. A terme aucun pays ne pourra payer sa dette (à des créanciers privés !)
        Cela suffit à démontrer l’absurdité du Système, et que donc il faut nécessairement changer le cadre (pour le moins).

  53. Syriza fait apparaître « un clash des légitimités » en Europe
    par Antoine Vauchez (Mediapart)
    Dans Démocratiser l’Europe (Seuil, 2014), Antoine Vauchez diagnostiquait la « grande précarité de la légitimité démocratique de l’Union ». Ce directeur de recherche au CNRS, membre du Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP), centrait son analyse sur les «indépendantes», ces trois institutions qui forment la clé de voûte de l’Union, et qu’il convient, à ses yeux, de sortir de leur « sommeil dogmatique » : la Banque centrale européenne (BCE), la Cour de justice de l’UE et la commission européenne.
    (…)
    La BCE marque son autonomie politique. Le ton du communiqué publié jeudi soir est assez cinglant. Et il est publié à un moment particulier, en pleine campagne diplomatique, alors que les réunions entre ministres grecs et européens s’enchaînent. Le signal est clair : la BCE arrache son autonomie à l’encontre des Grecs, comme elle l’a arrachée, il y a 15 jours, aux Allemands (en décidant d’un « assouplissement monétaire » contre l’avis de Berlin, ndlr).
    Depuis le début de la crise de la zone euro, la BCE s’est vue accorder de nouveaux pouvoirs. Son leadership s’est renforcé, à travers la mise en place de l’union bancaire, ou encore sa participation à la troïka (pour les pays de la zone euro au bord du défaut, ndlr). Elle a progressivement assumé un rôle politique qui n’était pas le sien au moment de sa création

    (…)
    Jean-Claude Juncker, le président de la commission, a déclaré : « Il ne peut pas y avoir de choix démocratiques contre les traités européens. » Qu’est-ce que cela vous inspire ?
    La commission est dans son rôle traditionnel de gardienne des traités, et d’un projet européen indépendant des conjonctures nationales. Mais ce que Juncker ne dit pas, c’est qu’il est évident que les traités sont susceptibles d’interprétation. Les traités européens sont quelque chose de vivant, ils sont une création permanente. L’évolution du rôle de la BCE pendant la crise a montré les marges de manœuvre considérables qu’offrent les traités.

    (…)
    Il faut aussi dire que tout le discours de Juncker, qui a promis, lors de son entrée en fonction, une commission « plus politique », est en train de s’effondrer. Il ne peut pas dire à la fois : ma commission est politique, et les traités ne donnent aucune marge de manœuvre. Son discours de campagne est déjà bancal. Il s’est brûlé les doigts très vite, en tentant, comme certains de ses prédécesseurs d’ailleurs, d’intervenir dans le jeu politique national, en novembre (il avait dit espérer revoir des « visages familiers » pendant la campagne pour l’élection du président grec, ndlr).

  54. A propos de « la porte reste entrebâillée…  »
    Par bienséance, sans doute va t-on négocier pour la forme jusqu’au dernier moment. Si l’on fait l’hypothèse que l’objectif du Pouvoir (le vrai), est de mettre les peuples à genoux, un (vrai) plan de sortie de crise est inacceptable, d’autant que cela ferait un précédent aussitôt revendiqué par d’autres.

    Reste 2 solutions:

    – Réduire un peu la pression sur la Grèce, pour laisser au peuple le temps de s’habituer. (La Troïka y était allée un peu trop fort)

    – La Grèce sort de fait de l’Europe. Il sera ensuite toujours temps de lui mettre des bâtons dans les roues, de sorte qu’elle continue de s’enliser. Nous aurons alors la « preuve » qu’il est bien préférable de rester dans l’Europe, et d’accepter sa politique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.