Étiquette : Amérindiens

  • Les États-Unis et leurs « Hispaniques »

    Je vous ai déjà longuement parlé de la manière bizarroïde dont les États-Unis classent leur population en sous-populations, les « Anglos » étant qualifiés de « Caucasiens », une référence lointaine au fait que dans les dernières années du XVIIIe siècle, Blumenbach, l’inventeur du mot « ethnologie », considérait que le fleuron pour les « Blancs » de sa collection de crânes était celui d’une femme caucasienne, ou qu’un Iranien ou une Iranienne ne sera pas considéré comme « Asiatique », le terme étant réservé aux Extrêmes-orientaux, chacune de ces dénominations dissimulant maladroitement un épisode particulièrement peu reluisant de l’histoire de la nation.… Lire la suite…

  • Vidéo – Sédition !, le 1er octobre 2020

    Trump dit à une milice de suprémacistes blancs : « Ne bougez pas, soyez prêts ! »

    Boulette : je dis « 18 août 2020 » pour mon papier sur les incidents de Charlottesville, c’est « 18 août 2017 »

    Boulette N°2 : je dis « fédéré » au lieu de « confédéré » !… Lire la suite…

  • États-Unis : il y a quelque chose dans l’air…

    Je ne m’avancerai pas beaucoup en disant que Trump n’a pas dû apprécier la décision de la Cour suprême US aujourd’hui qu’il devrait communiquer sa déclaration d’impôts à la cour du district Sud de Manhattan, mais il n’aimera pas non plus une autre décision tombée aujourd’hui : qu’une grande partie de l’état d’Oklahoma appartient toujours à la tribu des Creek…

    … y compris une part importante de la ville de Tulsa où Trump a récemment promu son message suprémaciste blanc et qui, avec une belle prévisibilité, constitue quinze jours plus tard, un nouveau foyer inquiétant du coronavirus. … Lire la suite…

  • « Déportés »

    L’émission à laquelle j’ai participé sur rfi m’a permis d’évoquer ceux que le présentateur Jean-Pierre Boris appelle « Latinos », les États-Uniens, « Hispaniques », et moi, Amérindiens.

    « Plane Wreck at Los Gatos (Deportee) », paroles de Woody Guthrie, musique de Martin Hoffman, chanson consacrée au « charter » transportant des déportés qui s’écrasa à Los Gatos en 1948.

    Voir aussi Le Monde / L’Écho – Trump : la vraie raison de son intransigeance, le 14 janvier 2019

    En pensant à Evelyn Munro, à qui les Amérindiens de Laguna Beach purent toujours s’adresser.… Lire la suite…

  • Kirk Douglas (1916 – 2020)

    De son vrai nom, Doris Day s’appelait « Mary Ann Von Kappelhoff ». Jack Palance s’appelait « Volodymyr Palahniuk », et Kirk Douglas, qui nous quitte à l’âge de 103 ans, « Issur Danielovitch Demsky ». Voilà comment on constitue de toutes pièces une nation d’immigrés. Mais il y a plus : il y a ceux qui se trouvaient déjà là avant.

    Avez-vous vu Le dernier train de Gun Hill (1959) de John Sturges ? Pas le plus connu des films de Kirk Douglas, mais un de ses plus beaux rôles.

    L’intrigue en deux mots, selon Wikipédia :

    Une Indienne, Katherine, est tuée sous les yeux de son fils par deux hommes, Rick et Lewis, qui tentaient de la violer.

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  • Rafles hier dans le Mississippi !

    Des enfants terminèrent leur premier jour d’école sans parents pour les attendre à la maison. Des bébés et des bambins restèrent à la crèche faute de gardien venant les chercher. Un enfant recherchait sans succès ses parents absents sur le parking d’une usine.

    Humm… ces enfants abandonnés ne ressemblent en effet pas fort aux « Blancs à qui Dieu a fait don des États-Unis d’Amérique », ils ressemblent même fichtrement aux êtres humains qui se trouvaient là avant.

    P.S. Si vous faites partie de ces personnes ayant encore un grain de sympathie pour Donald Trump, faites moi une faveur : allez voir ailleurs.… Lire la suite…

  • Nous les Blancs, continuons de tuer les Indiens

    Ouvert aux commentaires.

    Les Américains les appellent « Hispaniques », et plus « Indiens », mais le massacre continue.

    The Guardian : Why did a little Guatemalan girl die after crossing the US border?, le 17 décembre 2018… Lire la suite…

  • Ce que le « bon sauvage » aurait eu à nous dire sur la propriété, par Bertrand Rouziès-Léonardi

    Billet invité.

    Faisons notre Proudhon de comptoir. Le mal se loge dans la propriété. J’en veux pour preuve ceci que la propriété a résisté à des millénaires de stigmatisation acharnée par les philosophes, les prêtres et les moralistes coalisés, dont certains étaient eux-mêmes propriétaires, comme si, par quelque ruse ultime, elle les avait possédés. Il faut désancrer l’homme des profondeurs du sol pour qu’il évolue à sa surface en l’endommageant le moins possible. Les agriculteurs, qui travaillent le sol, sont précisément les dernières personnes que nous devions instituer propriétaires. J’ai déjà évoqué cet argument démiurgique du « j’ai façonné ce pays » avancé par le colon des Paravents de Genet en guise de justification des abus qu’il y commet.… Lire la suite…

  • DES VAGUES MIGRATOIRES PRÉHISTORIQUES CHINOISES DANS LES AMÉRIQUES

    David Reich, généticien de l’université de Harvard, vient de publier dans la revue Nature, un article où il apporte la preuve de trois vagues migratoires en provenance d’Asie dans les Amériques : Reconstructing Native American Population History. La première serait d’origine sibérienne, la deuxième et la troisième, chinoises.

    L’hypothèse d’une origine chinoise des populations amérindiennes a été proposée au fil des ans par différents chercheurs à partir d’indices linguistiques et picturaux. Cette hypothèse a le plus souvent été tournée en ridicule. La moindre des choses est alors de saluer aujourd’hui la sûreté de l’intuition de Grafton Elliot Smith (1871-1937) en Grande-Bretagne et de Claude Lévi-Strauss (1908-2009) en France.… Lire la suite…