Étiquette : banque centrale

  • Indexer la monnaie sur l’énergie : c’est déjà le cas, par Stéphane Feunteun

    Billet invité, en réponse au billet de Jérôme Naly « Mon grand-père a une idée géniale : indexer la monnaie sur l’énergie ». Le billet est ouvert aux commentaires.

    Le malentendu persiste au sujet de la « monnaie-énergie ». Notez que je préfère être assimilé à un papy gâteux qu’évacué d’un revers de main en tant que militant décroissantiste inculte ; au moins on peut essayer de discuter. Pour ce qui me concerne, je n’essaie pas du tout de plaquer cette idée sur le système existant (ce qui donne effectivement des choses bizarres, surtout quand on part d’un exemple particulier, et encore plus quand celui-ci est éloigné de la réalité des échanges), ce que j’essaie de faire, à tâtons, est d’entrevoir la logique qui sous-tend le fait établi (constat) que le PIB mondial est un multiple constant de la quantité d’énergie primaire consommée dans l’année.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : LE SYSTÈME MARCHE SUR LA TÊTE, par François Leclerc

    Billet invité

    Dans la série, l’argent ne se trouve pas là où il devrait être, les mégabanques américaines, britanniques et de la zone euro ont considérablement augmenté leurs dépôts auprès de leurs banques centrales respectives.

    Comme le décrit de manière imagée le Financial Times qui consacre un article à la question, les grandes banques « planquent leur argent sous le matelas ». Les incertitudes du moment liées à la zone euro se conjuguent avec le difficile atterrissage de l’économie chinoise et le ralentissement de celle du Brésil. Les exigences en termes de liquidités de Bâle III y concourent également, imposant prochainement aux banques des normes de détention de cash ou d’une liste limitée d’actifs liquides alors que cela était auparavant laissé à leur discrétion.… Lire la suite…

  • POURQUOI CONVOQUER UN NOUVEAU BRETTON WOODS, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Solder les dettes pour reconstruire

    Le premier Bretton Woods fut convoqué en 1944 pour entériner la proposition négociée entre les États-Unis et la Grande-Bretagne du nouvel ordre monétaire international. Le nouvel empire et l’ancien empire sont alliés dans la guerre. Mais les États-Unis sont créanciers du monde ; ils ont  financé tous les vainqueurs. Le problème de la guerre qui va s’achever est le remboursement des dettes.

    L’essentiel du stock d’or mondial a été déposé aux États-Unis en garantie des crédits accordés en armements et autres approvisionnements aux belligérants. Il ne sera pas possible de rembourser les États-Unis en or mais exclusivement en exportations de biens et services.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise: ACTE II, LE RIDEAU S’OUVRE, par François Leclerc

    Billet invité

    Que n’a-t-on pas déjà dit du nouveau plan de sauvetage de la Grèce, alors qu’il est loin d’être bouclé ? Et que la soudure financière de la mi-juillet permettant d’éviter un défaut immédiat n’est même pas garantie, puisque si les Européens ont donné leur accord pour verser cette tranche de leur prêt, il est conditionné au versement par le FMI de sa quote-part. Or ce dernier ne s’est pas encore engagé, attendant l’adoption du plan de sauvetage qui garantira son remboursement sur fonds publics, dont il est à son tour dit que « des semaines » vont être nécessaires afin d’y parvenir.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : HISTOIRE DE SOUPAPES, par François Leclerc

    Billet invité.

    Sous l’influence de la télévision, qui reste le média dominant, l’actualité fonctionne abusivement sous le régime des dominantes. La durée de vie d’une information est réduite, une nouvelle chassant la précédente pour lui prendre le pas et écraser toutes les autres. En général, cela ne contribue pas à la rendre intelligible.

    Que plusieurs crises simultanées surviennent, et c’est la cacophonie, dans un système modelé pour n’en traiter qu’une seule. C’est la situation que nous connaissons actuellement, avec la catastrophe japonaise et l’internationalisation de la guerre libyenne, reléguant à l’arrière plan la crise européenne.

    Cela pourrait laisser faussement croire que celle-ci est en train de se calmer.… Lire la suite…

  • VERITES ET MENSONGES DE LA THEORIE MONETARISTE, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Champ de cohérence de la théorie

    Aliena fait au fil de ses interventions sur le blog une présentation instructive de la Modern Monetary Theory (MMT). Elle explicite les réalités que cette théorie considère et celles qu’elle ne reconnaît pas. Cette théorie dominante aux États-Unis si l’on en croit la politique monétaire actuellement suivie pose la monnaie comme la production spécifique de l’État dans l’économie. Le signe monétaire est une matière sui generis qui n’a pas d’autre cause que la décision souveraine de l’autorité publique d’émettre telle quantité plutôt que telle autre et de faire appliquer la loi à tous les signes émis.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : DES AVEUX DÉGUISÉS, par François Leclerc

    Billet invité.

    A quoi servent aujourd’hui les banques centrales ? Cette question renvoie à d’immenses débats théoriques, comme à chaque fois que l’on aborde les questions monétaires. Mais ce n’est pas le biais choisi pour y répondre. Présentées comme clé de voûte d’un système en fâcheuse posture, on en vient à se demander si elles ne le sont pas également, et quel rôle elles peuvent prétendre jouer dans les faits. Le mieux étant alors de suivre leurs traces à la faveur des derniers rebondissements de l’actualité de la crise.

    L’attention est d’abord sollicitée par la 6 éme conférence des banques centrales, organisée par la BCE à Francfort.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : LA MARCHE DES CRABES, par François Leclerc.

    Billet invité.

    Hier lundi, les banquiers centraux se sont réunis à Bâle, en Suisse, mais nous ne saurons rien de leurs discussions et encore moins de leurs décisions. Jean-Claude Trichet, qui a ensuite tenu une conférence de presse, a été encore moins disert que d’habitude, ce qui n’est pas peu dire. Faisant pour le moins contraste avec la manière dont la Fed étale ces derniers jours ses divergences internes, après avoir reçu dans le monde entier une volée de bois vert. Cela est impressionnant et en dit long sur le désarroi qui y règne, permettant de comprendre la décision des banquiers centraux de serrer les coudes, l’objectif non avoué de leur réunion, car que leur reste-t-il d’autre à faire ?… Lire la suite…

  • LA GUERRE CIVILE MONDIALE EST DÉCLARÉE PAR LA MONNAIE, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    La monnaie déconnectée du réel

    La banque centrale des États-Unis va lancer sa seconde campagne de quantitative easing intensif que tout le monde traduit désormais par « planche à billet ». Avant la crise des subprimes et la faillite de Lehman Brothers, la planche à billet avait été déclarée hérétique par la sagesse politique, économique et financière. L’expérience avait montré que l’émission de signes monétaires par le système bancaire devait être réglée par le crédit et que le crédit devait être réglé par une anticipation réaliste de la valeur économique désirée et engagée. L’alignement du crédit sur l’anticipation de la valeur réelle et de la monnaie sur le crédit était la clé de l’équilibre de la croissance économique entre les deux écueils de l’inflation et de la déflation.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : LES BANQUES CENTRALES, DERNIERS RECOURS A CONTRE-CÅ’UR, par François Leclerc

    Billet invité.

    En adoptant le principe d’une révision du traité de Lisbonne afin de pérenniser un dispositif collectif de sauvetage financier d’un Etat en difficulté, les 27 de l’Union européenne se sont engagés dans un tournant dont il ne voient pas la fin.

    Ce premier coup de canif dans le contrat de mariage pourrait en effet être suivi d’autres. Reconnaître l’hypothèse que certains pays ne seraient pas en mesure de respecter le contrat d’austérité qu’il leur est exigé de suivre pourrait impliquer que, pour d’autres, du mou devrait être donné à la laisse. Mais n’anticipons pas…

    Dans l’immédiat, à peine engagé, ce tournant a suscité une passe d’arme entre Jean-Claude Trichet et Nicolas Sarkozy, rapportée de plusieurs sources.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise: L’HEURE DES FUITES EN AVANT A SONNÉ , par François Leclerc

    Billet invité

    Durant des mois et des mois – et même encore aujourd’hui – un déni généralisé a prévalu. Une attitude adoptée par tous ceux qui, dépassés par les événements ou dissimulant leur collusion, se sont ingéniés à ne pas reconnaître l’étendue et la profondeur des dégâts.

    Minimisant ceux-ci et se conduisant comme s’ils étaient en mesure d’y faire face. Montant des opérations de diversion, comme l’ont été la traque des évadés fiscaux ou la lutte avortée contre les primes et les bonus des banquiers et traders. S’essayant à désigner des boucs émissaires. Usant de toutes les ficelles de la communication pour masquer l’inanité de leurs réponses à la crise.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : un mort qui ne le sait toujours pas, par François Leclerc

    Billet invité.

    UN MORT QUI NE LE SAIT TOUJOURS PAS

    Les dirigeants européens affichent leur détermination, mais va-t-elle tenir jusqu’au bout ? Ils affirment la nécessité de renouer sans tarder avec des déficits publics conformes aux normes datant de la création de l’euro, et à en faire de même pour le montant de la dette. Le tout au prix d’importantes restrictions budgétaires et d’augmentations de la fiscalité. Mais sont-ils réellement d’accord sur les rythmes et les modalités ? Quel est l’avenir de cette politique, au-delà des divergences supposées ?

    Une première interrogation porte sur le danger de création de la spirale descendante qui en résulterait.… Lire la suite…

  • La démocratie est-elle soluble dans la finance ?, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Toxicité financière

    La crise des subprimes s’est déclarée par des problèmes de liquidité. Il est devenu impossible à l’été 2007 de calculer le prix de certains actifs financiers, en l’occurrence les actifs subprimes à haut risque. Les actifs subprimes se sont révélés toxiques parce qu’ils sont mutants et matériellement imprévisibles, comme les virus. Ils contiennent en eux-mêmes la cause invisible de leur transformation. Techniquement, un actif toxique est un nominal d’option dont la composition est indéchiffrable et la prime vendue par un opérateur financier de solvabilité inconnue. Une option financière est la promesse de réaliser quelque chose à un certain prix sous certaines conditions.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise: le crépuscule des banques centrales, par François Leclerc

    Billet invité.

    LE CREPUSCULE DES BANQUES CENTRALES

    Les mêmes qui ont déjà raconté tant d’histoires – qui se sont révélées être des menteries – sont en train de recommencer leur chanson. Ils sont tombés sur la date du deuxième anniversaire de l’effondrement de Lehman Brothers, à deux jours près, pour annoncer que cette fois-ci, c’est certain, une nouvelle chute libre du système financier ne pourra pas se reproduire grâce aux décisions qu’ils ont prises. Comment y croire ?

    Le processus qui a conduit le Comité de Bâle a arrêter de nouvelles mesures de renforcement des fonds propres des banques n’a, pour le moins, pas été marqué par la plus grande transparence.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise: pour prévenir, il faudrait guérir, par François Leclerc

    Billet invité.

    POUR PRÉVENIR, IL FAUDRAIT GUÉRIR

    A Bâle, le plus distingué des aréopages vient de mettre au point le nouveau dispositif destiné à ce que nous ne connaissions plus jamais cela. Afin que plus jamais le système financier ne soit dans l’obligation d’être renfloué par les Etats sur fonds publics, car ils n’en ont plus les moyens. C’est tout du moins ce qui est reconnu par ses ténors quand ils sont en mal de franchise.

    L’histoire dira, mais on ne sait pas quand, s’il s’agit ou non d’une forfanterie de plus. D’un accord de circonstance marqué dès l’origine par une incompréhension de la nature profonde de la crise actuelle, par une incapacité à remettre en cause des rouages qui vont tôt ou tard reproduire les mêmes effets.… Lire la suite…