L’actualité de la crise : LE SYSTÈME MARCHE SUR LA TÊTE, par François Leclerc

Billet invité

Dans la série, l’argent ne se trouve pas là où il devrait être, les mégabanques américaines, britanniques et de la zone euro ont considérablement augmenté leurs dépôts auprès de leurs banques centrales respectives.

Comme le décrit de manière imagée le Financial Times qui consacre un article à la question, les grandes banques « planquent leur argent sous le matelas ». Les incertitudes du moment liées à la zone euro se conjuguent avec le difficile atterrissage de l’économie chinoise et le ralentissement de celle du Brésil. Les exigences en termes de liquidités de Bâle III y concourent également, imposant prochainement aux banques des normes de détention de cash ou d’une liste limitée d’actifs liquides alors que cela était auparavant laissé à leur discrétion.

Qu’on en juge ! Les banques américaines ont actuellement en dépôt 1.600 milliards de dollars, alors que leurs dépôts étaient inexistants en 2007. Les plus importantes des banques britanniques en ont fait autant avec 148 milliards de dollars, contre 8 milliards en 2007. La BCE détient 337 milliards d’euros pour sa part, contre 12 milliards en 2007, après que ce chiffre soit monté à 800 milliards, les fonds ayant depuis été transférés sur les comptes courants des banques auprès de la BCE où sont déposées leurs réserves obligatoires, la banque centrale ayant annulé les intérêts qu’elle versait aux dépôts afin d’inciter (en pure perte) à ce que les banques commerciales développent le crédit à l’économie.

On observe clairement où se trouve une bonne partie des injections financières des banques centrales et l’on remarque que les banques croulent sous des liquidités inemployées.

Ce n’est pas sans créer un cercle vicieux, un de plus ! Les banques hésitent d’autant plus à se prêter entre elles qu’elles doivent utiliser les actifs dont elles disposent pour garantir les obligations structurées qu’elles émettent sur le marché afin de se financer, les emprunts non garantis ne trouvant plus preneurs. Plus les banques sont dépendantes des obligations structurées, moins elles sont donc incitées à se financer entre elles sur le marché interbancaire, faute de garanties.

Les prêts massifs de la BCE ont contribué à accentuer cette logique qui pèse fortement sur le financement des banques. Il en résulte une baisse de la « profitabilité » des banques, car les fonds déposés dans les banques centrales sont faiblement voire pas du tout rémunérés. Les banques moins florissantes pourraient même passer dans le rouge. C’est pourquoi les milieux financiers réclament un assouplissement des mesures de liquidité du Comité de Bâle.

À l’arrivée, la vérité est triste à dire : il y a à la fois un trop-plein de liquidités dans les coffres-forts et une pénurie de collatéraux destinés à garantir des emprunts sur le marché.

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131 réflexions sur « L’actualité de la crise : LE SYSTÈME MARCHE SUR LA TÊTE, par François Leclerc »

  1. Pénurie de collatéraux face à un trop-plein de liquidités, n’est-ce pas ce qui caractérise en fin de compte les monnaies de singes, bêtes que d’ailleurs j’estime énormément ?

    1. En effet la falaise de dette n’en finit pas de s’écrouler sur l’économie réelle dit le blogueur,très affecté par ce maelström funeste .
      Ps:amis que vent emporte ,vous me pardonnez, l’utilisation de deux éclairantes métaphores dans une même phrase.

      1. Rutebeuf et Léo …
        que sont « nos » amis devenus ?
        avec le temps … de qui nous sommes-nous éloignés ?
        pas de ceux-là !
        merci pour le lien

  2. « L’Italie et le reste de l’Europe, frappés par la crise, se rapprochent de la « fin du tunnel », a affirmé mardi le chef du gouvernement italien Mario Monti, avant de partir pour une mini-tournée européenne. « Nous, comme le reste de l’Europe, nous approchons de la fin du tunnel » de la crise qui « commence à s’illuminer », a déclaré Mario Monti sur la radio italienne Rai 1.

    « Les décisions que nous avons prises à 17 et à 27 lors du conseil européen des 28 et 29 juin ont été très importantes » et « maintenant nous en voyons les conséquences en termes de plus grande disponibilité des institutions européennes ou des gouvernements » à les mettre en oeuvre, a-t-il ajouté. « La clé de voûte » de la sortie de crise « doit être la mise en oeuvre sans tarder des décisions prises à Bruxelles », a-t-il insisté.

    Après un nouvel accès de fièvre sur les marchés en début de semaine dernière, les tensions se sont calmées grâce aux espoirs d’action de la Banque centrale européenne (BCE) et des pays de la zone euro pour faire baisser les taux de l’Espagne et de l’Italie. Dans ce contexte, Mario Monti entame mardi une mini-tournée européenne à Paris, où il doit rencontrer le président français François Hollande pour un déjeuner de travail. Il se rendra ensuite mercredi et jeudi matin en Finlande pour s’entretenir notamment avec son homologue Jyrki Katainen, puis jeudi en Espagne, pays au centre des inquiétudes, où il rencontrera le chef du gouvernement Mariano Rajoy. »

    Je veux prendre la même drogue que lui !!!

    1. Mario Monti doit sûrement confondre la sortie du tunnel avec les lumières du train qui vient en face sur la même voie.

      1. j’aime bien cette expression : utilisée par le Gen. Henri Navarre en 1953 un an avant Diên Biên Phu et puis par le Gen. W. Westmoreland juste avant l’offensive du Têt… ça promet !!.. lol

    2. Non seulement nous approchons de la fin du tunnel, ce qui est parfaitement exacte mais nous approchons à la même vitesse de la fin du système solaire dans quatre milliards et demi d’années.
      Quand à la fin des haricots! (et c’est un vendéen qui vous cause!)

  3. Ce n’est pas une vérité triste à dire, c’est LA VERITE !

    On préfère procrastiner que d’assumer en face la réalité que l’on a construit.
    Et, surtout, on se tire une balle dans le pieds mais on escompte qu’il restera encore l’autre pour boiter, ce qui semble – c’est paradoxal – plus séduisant que de marcher droit en étant cul-de-jatte.

  4. Le chiffre du jour en Espagne :

    En mai, depuis le sauvetage de Bankia, la fuite des capitaux s’élevait à 41,224 milliards d’euros.

    Au total, ce sont 163 milliards qui ont quité l’Espage depuis le début de l’année

    1. Cette video (ou sa soeur) avait été retirée du net. Je suis heureux de la revoir, en espérant que les mêmes faits ne se reproduisent pas.

      Delphin

      1. Même si dans le fond ce n’est pas marrant, mais un dessin amusant aura plus d’impact, donc bravo…et j’ai bien rigolé quand même…sdm dpm, hahahaha !

  5. Luc Simonet fondateur belge de la Ligue des Optimistes lance ce jour une pétition via Avaaz.org:  » la BCE doit être autorisée à accorder des crédits directement aux Etats membres de l’Union ».
    qu’en pense François Leclerc et Jean Claude Werrebrouck?

      1. Si la BCE prête directement aux Etats est-ce que ça ne court-circuite pas la spéculation du marché financier sur la dette ? sur la dette à venir, bien sur . . .
        La spéculation sur la dette des Etats ne serait qu’un symptôme ? Je la vois plutôt comme un des dominos de l’accumulation. Il faut dire que je suis myope . . .

      2. « Sur la dette à venir bien sûr »… Ce serait surtout une formidable prime offerte aux spéculateurs à la baisse actuellement détenteurs des titres qui deviendraient refinançables directement par la BCE, par exemple des titres grecs ou espagnols rachetés au ras des pâquerettes. Le truc aujourd’hui étant de laisser flotter sur les marchés l’idée de ce genre d’échappatoires (sur le marché secondaire uniquement mais c’est de la même eau) pour stimuler les cours des dettes souveraines sans jamais les prendre autrement que soudainement et de façon exceptionnelle (cf le « nous ferons tout… » de Draghi, voire Trichet avant lui) en déclarant martialement que c’est la dernière fois.

      3. à Vigneron
        Je ne suis pas sur que nous parlons de la même chose.
        Que la BCE prête directement aux Etats ne veut pas dire qu’elle rachète la dette sur le marché, ce qu’elle fait sans le faire tout en le faisant depuis quelques mois, mais bien qu’elle court-circuite le marché, qu’elle le mette hors jeu.

      4. RV, t’es bien gentil avec ton shunt des marchés, mais à ton avis, il va aller où le pognon versé (créé) par la BCE pour emplettes lors des émissions de dettes souveraines ? Direct sur les comptes des créanciers actuels, remboursés rubis sur l’ongle et au par des dettes actuelles, à faire rouler évidemment. Et dans 6 ou 7 ans (maturité moyenne des €dettes), mon ticket que le bilan de la BCE aura quadruplé ou quintuplé.
        Moratoire et défaut global de l’€zone sinon rien, point.

      5. mais, oui, bien sur, le court-circuitage de la spéculation sur la dette des Etats n’est qu’un des dominos, et le moratoire et le défaut en est un autre, mais faire défaut et rester dans la main des marchés, autant ne rien faire . . .

    1. Je suis pour que la BCE soit autorisée à accorder des prêts d’un milliard sans intéret aux particuliers membres de l’Union pour relancer la consommation.

      1. @ HP, on va vous traiter de pourriture/vermine communiste sur BFM TV, et pourtant….. Sauvez nous, pas les coffres!!!

  6. Toutes les médailles d’or conquises de haute lutte, par nos ressortissants mêmes confisquées,ne suffiront pas à sortir notre pays de la mouise .
    Ce n’est pas une raison pour être défaitiste,je vous l’accorde.

    1. Ps ;coup de chapeau à Tony Estanguet qui offre une médaille d’or à la délégation hexagonale, en canoë slalom, devenant le premier mangeur de grenouilles, triple champion olympique de l’histoire après ses titres à Sydney et Athènes (2000, 2004 ).

      1. Ouaip, vive les béarnais. Mais dis donc, son dauphin, médaille d’argent quoi, l’allemand, l’a pas un peu un blaze très très grec ? Vl’à un grec de plus qu’apporte d’l’argent en Germanie…

    1. à force de rendre l’argent volatile il se volatilise
      procédure de sublimation alchimique?

      L’argent se volatilise des caisses, de nos poches en passant par les banques pour se rematérialiser dans le patrimoine bien réel lui, de nos magiciens de pacotille. Rien ne se perd, rien ne se créer tout se transforme.

      Trucage habile de prestidigitateurs véreux, l’art de subtiliser la richesse des nations, des peuples pour se la partager entre eux, tout en la remplaçant par une richesse virtuelle constituée de dettes et de crédits. Voilà l’usage qu’ils ont fait de leur savoir. Recouvrir d’or le plomb dont ils sont constitués jusqu’à la moelle, n’a rien de sublime. » Fils obscurs d’Hermes ».

      Cela dit j’ai bien saisi le caractère ironique de votre commentaire.

      Cordialement

      1. « L’argent se volatilise des caisses » : Oui et c’est assez étrange comme effet.
        Plus une seule banque qui ne réduise notre capacité à retirer des espèces. Ce matin, à la poste, je pouvais lire qu’il faut 48 h pour récupérer 1500 euros et, au delà de 5000, il faut aller dans une plus grande ville.
        Quand on s’assoit et que l’on pose cette equation : « je ne peux pas retirer MON argent comme je le veux… », on commence à trouver ce phénomène extravaguant. Comment en est-on arrvé là ? A ce qu’une banque décide que là, maintenant, vous n’avez pas accès à telle ou telle somme de votre compte ? Et….personne ne dit rien. Le syndrome du hommard sans doute….

      2. @ Valérie

        ne pas voir malice en chaque chose : il peut s’agir de questions de sécurité.
        Il y a en effet de moins en moins de cash dans les agences bancaires (parait que cela attire les braqueurs).

        Cela dit, je ne dis pas qu’en cas de bank run, vous ne serez pas entravée.

      3. on n’appelle pas ça le blanchiment
        même quand l’argent n’est pas vraiment noir au départ, seulement évanescent?

      4. @aux orties

        Vous plaisantez? Il n’y a aucun problème de sécurité , ni d’informatique. Elles sont ruinées. Point barre. Quand une banque vous empêche de retirer votre argent, c’est qu’elle est en faillite. Tout est fait pour vous empêcher non pas seulement de retirer mais également de transférer votre argent (allongement singulier et progressif des délais). J’ai attendu ma nouvelle carte bancaire 4 mois… et je ne suis pas le seul; ma voisine, qui souhaitait retirer plusieurs milliers d’euros, a eu droit a un interrogatoire ubuesque sur le blanchiement, le fisc, etc etc du directeur de l’agence locale himself.
        Si vous n’avez pas encore pigé que c’est la faillite, et que les derniers à retirer leur blé seront les coc… de l’histoire,c’est que vous n’avez rien pigé.

        On parle beaucoup des théories sur ce blog, et des réunions théodules, et peu des faits concrets, du quotidien, qui montrent tous clairement que la partie est terminée. Pendant que les modos sont en vacances, retirez donc vos sous (avec un huissier/avocat à vos côtés, et les courriers préécrits sur le web, c’est déjà beaucoup plus facile). Vous vous épargnerez bien des larmes.

    1. la cata en catalogne qui voulait faire sécessionla semaine dernière
      avec les invalides et les dépendants comme otages?
      n’exagèrent pas un peu les catalans?
      s’il y a un endroit d’espagne où cela avait le moins de chance de se produire c’est en catalogne ou la population est plus en équilibre démographique qu’ailleurs
      prendre la crise actuelle pour enfoncer le clou de votre réclamation indépendantiste de cette façon c’est pas beau messieurs et dames catalans

      par ailleurs il est réel que ce problème particulier va se poser cruellement dans toute l’espagne qui ayant eut pendant très longtemps un taux de natalité très très bas est avec l’italie l’un des pays avec le plus de personnes dépendantes en proportion des enfants capables de s’en occuper un tant soi peu étant donné la fragilité de la prise en charge hospitalière générale dans le pays.

      sans compter l’exil de beaucoup des infirmières espagnoles vers l’allemagne et la france.

  7. Crise de la zone euro: l’austérité a été néfaste, selon Roland Gillet.

    Roland Gillet, économiste spécialisé dans le monde de la finance, et professeur à la Sorbonne et à l’Université libre de Bruxelles, était l’invité de Matin première ce mardi pour commenter la situation économique en zone euro. Pour lui, l’austérité et les prêts n’ont pas amélioré la situation des pays en difficulté. C’est aux politiques de démontrer à leurs électeurs que l’union économique, qui passe par des transferts pour les pays les plus faibles, est la seule solution à la crise.

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_ooppyuigj-v?id=7813620

  8. Si « marcher sur la tête » veut dire ne rien comprendre, alors votre titre, Mr Leclerc est bien choisi. Je ne comprends RIEN. Pas de dépôts en 2007, 1600 milliards en 2012!!!!!! Ils viennent d’où ces milliards?

      1. Et les banques centrales, où trouvent elles tout cet argent ?
        (Désolé pour les questions stupides mais ces informations ne sont pas trop accessibles en espagne et mon français est trop moyen pour trouver par moi même sur les web en français…)
        Je croyais que cet argent venait des contribuables, au moins en partie ?

      2. Oui vigneron, je suis un modeste fonctionnaire de la sécu et espagnol de surcroit… On nous a raconté tant de bobards sur le fonctionnement de notre économie que je découvre des vérités chaque jour sur le blog de paul jorion… Cependant, mes connaissances en économie sont limitées, d’où mes interrogations… Mais, je comprendrai si personne n’a le temps de donner des leçons aux incultes, je tenterai de trouver par moi-même… En tout cas, merci pour ta réponse, vigneron 😉

      1. @Pedro gil

        La planche à billets, et ce, malgré les articles 104 du traité de Maastricht et 123 du traité de Lisbonne qui l’interdisent.

        En compensation les banques déposent des « garanties ». Des titres donc…
        Quand la BC accepte en garantie des titres qui ont perdu toute valeur, peut-on dire qu’elle crée de la monnaie à partir de rien?

        Bon, je suis aussi ignare que toi en économie, mais c’est à peu près ce que je comprends

      2. Moi c’est pareil, je ne comprends toujours pas d’où vient l’argent des banques centrales. J’ai cru comprendre que celles ci n’avaient pas le droit de faire fonctionner la planche à billet alors, ces milliards, les BC vont les chercher où?? Ce sont les banques qui déposent chez les BC, c’est ça?!

      3. Merci pour ton aide, Alkali, d’après ce que je comprends, les banques centrales fabriquent de la monnaie qui n’a aucune valeur réelle… C’est des faux monnayeurs légaux, en somme ? 😀

    1. Oui des banques centrales, les LTRO de la BCE et des QE de la FED. Cet argent ne sert pas l’économie du tout, n’est pas distribué ni même prêté par les banques, mais mis au chaud.
      => ce qui prouve bien que ce n’est pas une crise de liquidité et que balancer des liquidités n’y changera rien…

      1. Cet argent ne sert pas l’économie du tout, n’est pas distribué ni même prêté par les banques, mais mis au chaud.

        Oui bon, faut pas pousser non plus. C’est pas si simpliste. Tout n’est pas dans des coffres ou au passif des BC. Y’en a un peu (des $ 5 000 milliards sortis par les Bce et Fed depuis cinq ans) qu’a percolé, aux US ou en RFA en tous cas…

      2. Pample, justement, cet argent, ce ne sont pas des « liquidités balancées » mais plutôt des « liquidités stérilisées », non ? Autrement dit, cet argent est-il un jour destiné à circuler dans la vraie économie ou pas ?

      3. @kohaagen
        Elles ont été balancées et se retrouvent stérilisées je pense. Je ne pense pas qu’elles se retrouvent dans l’économie, étant donné tout ce que nous relatent les tauliers ici (les vrais, pas l’autre) : bâle III, récession, etc…

    2. à Pedro GiL
      En voulant aider (vous et d’autres)et en simplifiant un maximum (à outrance ), j’espère que mon texte sous forme d’exemple contribuera à répondre à certaines de vos questions .

      Un Etat en difficulté doit payer ses fonctionnaires et s’adresse à une banque locale(marché primaire) ; la banque locale donne l’argent à cet Etat mais demande, par exemple, 7 % d’intérêt (pour faciliter les transactions d’achat/vente sur le marché, la dette a été titritisée, mise sous forme de titres, sous forme d’obligations). La banque locale va ensuite essayer de couvrir ou vendre ses obligations auprès d’une autre banque (marché secondaire)avec un bénéfice si possible …mais pour un Etat en difficulté, il ne reste souvent plus que la BCE (ou un fonds européen ) pour couvrir cette dette , puisque toutes les banques ont peur du défaut de payement d’un Etat (ou banque) en difficulté … on peut donc comprendre qu’aucune banque (même pas la banque locale) n’accorderait un prêt à un Etat (ou une banque-institution)en difficulté si elle ne peut couvrir (ou vendre) ce prêt nulle part… la BCE qui (à cause de la pression politique) veut sauver les Etats-banques –institutions…va quand même couvrir ces obligations en créant de la monnaie….c’est de 1600 milliards dont il est question…. en réalité, elle ne fait que signer un papier où elle indique le montant et le nombre (tx…) d’obligations qu’elle est prête à couvrir….Si l’Etat –banque –institution en difficultés paye, pas problème …..si cet Etat- banque – institution est en défaut de payement, alors la BCE (ou le fonds de garantie par les autres nations)sera obligée de payer (la BCE va créer l’argent nécessaire, cad créer un compte et écrire un chiffre dessus )….dans ce cas, l’argent créé est injecté dans l’économie réelle, d’où risque d’inflation, cad la « valeur » de cette monnaie diminue par rapport à d’autres monnaie : votre argent vaut moins, donc vous (contribuable)êtes aussi victime de cette création monétaire par la BCE….

      1. Merci à toi Le Marin, pour cette explication… C’est en effet un peu compliqué à comprendre mais ta mise au point m’aide beaucoup… Donc, si je comprends bien, au final, c’est que même indirectement, c’est nous, contribuables, qui paieront la facture finale…
        Situation inextricable…

      2. donc défaut = inflation? ou autre chose???? merci d’expliquer (on aurait du les laisser tomber – avec nos économies n’est ce pas?).

      3. Et un defaut de la BCE (au moins partiel) n’est pas envisageable ?

        Et si mon argent « vaut moins », n’est-il pas possible aux états d’ordonner par la loi une agmentation générale des salariés d’autant, reportant ainsi la perte sur les épargnants justement détenteurs des titres de l’institution qui « fait défaut » ?

        Et si, pour une fois, c’était les riches qui payaient au prorata de leur richesse ?
        N’est-ce pas cela « sortir du cadre » ?

  9. Hors sujet , mais je crois que j’ai une piste
    La ministre de la Santé, Marisol Touraine, s’est déclarée mardi favorable à l’instauration de paquets de cigarettes « neutres » sans couleur ni logo
    Après avoir fais mes amitié au buralistes , en espérant qu’ils aient de l’intuition lorsque vous leurs demanderez un Malboro.
    Je propose l’extension de cette loi , à l’euro , car le simple faite d’enlever le chiffre de 5€ ou 500€ sur les billets fera disparaitre instantanément la différence entre riche et pauvre .
    Encore merci 🙂

    1. […] annonce l’agence Reuters mardi 31 juillet
      Une information démentie par l’AFP, qui relaie les propos de Gundi Gadesmann, la porte-parole du médiateur de l’UE. Cette dernière a déploré une dramatisation de cette affaire » deux jours avant une importante réunion du conseil des gouverneurs de la BCE. « Aucune enquête n’a été ouverte », a-t-elle assuré.

      Les zorthodoxes allemands (et Reuters) vous remercient de votre collaboration, Herr Pedro Gil…
      Vive les lapins d’six s’maines…

      1. C’est qui l’AFP qui détient toute la vérité ?

        « Soupçonné » dit le titre… mais, comme souvent, il n’y a pas de fumée sans feu… 😉

      2. Pedro, ce que veut dire Vigneron, c’est que :

        1/ L’info date…
        2/ Si elle ressort aujourd’hui, juste après les annonces de SuperMario qui veut sauver l’euro à tout prix, c’est pas innocent.
        3/ En la relayant, tu te fais avoir et participe à une vulgaire opé médiatique.

        Après, ça ne remet pas en cause le fond de l’article. Mais le timing est « spot on ».

      3. Ah d’accord, Julien Alexandre, mea culpa… Tu sais, ici, les informacions circulent bien moins vite qu’en france, assurément, et on ne commence vraiment à parler de la crise que depuis quelques petits mois à la télévision et internet… Je découvre plein de chose grâce à ce blog, merci et pardon si j’ai « un train de retard » 😉
        Et aussi, je ne comprends pas toute la subtilité du français « de la rue » (colloquial ?) et des fois, j’ai du mal à saisir vigneron… Je lui en demande pardon, je tâcherai de faire des efforts ou prendre des cours 😀

      4. J’ai relayé la même info et donc je participe à une entreprise de déstabilisation.
        Il va falloir nous briefer,là dessus, car c’est une pratique habituelle du blog.

      5. Remarquer un spot on c’est bien. On peut aussi penser que ce spot on est judicieusement joué et défends une position que l’on partage.

  10. J’aime pas trop le franglisme: « profitabilité », c’est un faux ami, si on parle de profitability, qui signifie rentabilité, on couvre nos charges opérationnelles et on réparti l’excédent brut d’exploitation, mais c’est pas la capacité à faire du profit.
    C’était le commentaire chiant 🙂

      1. Pas du tout François, le mot est absolument approprié bien au contraire. Changez rien (quoique le conditionnel de « referais » m’inciterait à croire que là était bien votre intention…)

      2. C’était juste parce que la moitié des personnes qui parlent de profitabilité (les winners du management and co) l’associe à son mimétisme anglais, à ce jeux là les secteurs primaires et secondaires sont les rois du pétrole.

      3. Tu rigoles Samuel ? Tout le monde sait que profitabilité ou profitability (rendement éco des K empruntés pour la prod) des investissements en agri ou indus sont globalement à chier.

      4. C’est vraiment un faux ami, profitability c’est rentabilité (EBE/Production total, entre 10 et 60% de ton produit en agri, tu payes les annuités/revenu/autofinancement après, d’où un bon taux), la profitabilité, ce serait le revenu imputable au capital, ce qui n’est pas vraiment un critère économique, c’est « normalement » un variable financière, c’est plutôt « une sorte » de traduction (doit y en avoir une meilleur) comme « be able to capital income » (mais pas de profitability).
        Pour du tertiaire dans un groupe ça ce ressemble (ou tu loues ton emplacement et que tu as que du personnel) , mais la rentabilité, c’est pas l’affectation au capital (sauf si tu as zéro investissement, zéro emprunt, zéro charge exceptionnel et zéro provision et une bonne trésorerie qui ne nécessite pas de surplus pour l’autofinancement).
        C’est de la compta chiante, mais si tu as un type en costard qui traduit profitability en capacité à faire du profit, ça énerve, tellement c’est une parodie d’une logique outre-atlantique (et même les guillemets de Mr Leclerc n’ont pas suffit à atténué cette vieille réaction)

      5. Pour explicité (ça doit encore m’énerver) une activité rentable (l’étymologie à base de rente n’aide pas c’est vrai) n’est pas forcement profitable, si tu investis beaucoup.
        Inversement une activité profitable n’est pas forcement rentable si tu dilapides les actifs de ton bilan.
        Mais c’est deux notions ce rejoignent à long terme.
        Une analogie humaine serait, un enfant ne pourvoit pas à ces besoins il n’est pas profitable, mais il apprend pour le devenir, il est rentable, en utilisant profitabilité, tu laisses croire que les anglo-saxons naissent adultes et que les enfants Français sont une anomalie humaine.
        C’est un peu comme au temps de Gaulois, le sanglier était l’emblème, les Romains ont fait un jeu de mot avec Galus, on a pas compris la blague sur l’oiseau qui chante sur un tas de fumier et tout fier on a remplacer notre sanglier par un coq.

      6. Samuel, tu t’égares totalement. La profitabilité des banques sur le Ltro à 1% déposé gratos sur leurs comptes à la Bce est moins que nulle, négative à hauteur de 3% (coût du K 1% + 2% d’inflation), point. N’importe quel paysan un peu à l’aise empruntait de mon temps en bonifié à 4% au CA (voire 2,5 ou moins en zone défavorisée ou de montagne) et plaçait instantanément le pognon à ce même CA en obligs monétaires à 10%. Ça c’est d’la profitabilité mon colon, du bon vieux carry trade des familles aux frais du contribuable. Avec les félicitations et les encouragements du banquier vert et du Cnasea…

      7. tu as raison, (pour le cnasea et les prêts bonifiés ça doit dater quand même, ça fait bien deux décennies que c’est sérieux, en tout cas par chez moi tu as intérêts à avoir les factures qui correspondent aux prêts bonifiés), de toute manière, ils ont fait un pack de 4 ratios pour l’adapter avec la profitabilité (anglaise et française), comme ça, ça veut tout dire et rien dire.

  11. Réflexion de mon fils, 9 ans :

    « Papa, tu lis encore Jorion ? »
    « Oui… »
    « Si le système marche sur la tête, il faut le changer, ça permet au moins de garder notre tête et, debout, ça fait moins mal ». !!!!!!!!!!!!!!!

    1. Pas sûr qu’il ait une tête, j’aurais plutôt dit qui marche comme un canard sans tête, qui sait pas où il va, mais il y va.

    2. J’ai arrêté Facebook, parce-que ça me prenait trop de temps.
      Depuis je passe mon temps sur ce blog.
      Jorion c’est une drogue dure, sans alternative, sans cure.
      Il n’y a qu’à voir Vigneron, qui à abandonné ses vignes aux corbacs.
      Votre fils à raison, c’était certainement un appel de sa part,
      qui disait, viens jouer avec moi papa, de toutes façons c’est plié, tu le sais.

      1. Drogue dure…, il n’y avait qu’une volute bleu clair dans l’ancien habillage ; mais c’est bien d’arrêter la colle Scotch. Tant que les mômes ne sont pas au Raide Boulle… c’est toujours çà de prise.

  12. Non non Vigneron c’est bel et bien un acte manqué de la part de François.
    Donc faussement non intentionnel.
    Démo perso claire comme du jus de chique.

  13. QEi et LTROj nous étaient présentés comme devant assurer la liquidité des banques .
    Or cet argent se révèle solide ; la raison de ces opérations ne se trouve donc pas être celle qu’on nous a  » vendue « .
    Quelle est-elle donc ? Permettre aux banques de refiler leurs actifs toxiques aux peuples que les BC engagent en créant de la monnaie ?

    1. L’argent ne rend pas con. Mais il permet l’expression de sa connerie à la face de tous…

      Les serviles s’extasient dans l’espoir d’en avoir des miettes, les rebelles rêvent de le confisquer (pour le re-distribuer bien entendu), le stoïcien est heureux de ne pas en avoir et l’épicurien se fatigue juste assez pour survivre.

      Tous nous courrons après le matériel, normal « it’s a material world ».
      Tout est dans la mesure ; en attendant, « le veau d’or est toujours debout… »

  14. depuis ce matin 3 de mes banques m’ont téléphoné
    surprise! quel grand intérêt soudain pour ma petite personne…
    l’une d’elle veut s’enquérir de faire le point sur mon patrimoine( ben justement je comptais retirer mes sous pour investir dans des réparation et aménagement productifs ( citerne d’eau, mare pour élever des poissons et abreuver mes abeilles) vont pas être déçu du résultat…)
    l’autre me demande si je ne voudrais pas placer mes 144 euros de rétribution de mes parts sociales en… part sociales
    etc
    faut vraiment être à fond la caisse pour ratisser si finement….

  15. « Quand ils sont venus chercher les communistes,

    Je n’ai rien dit,

    Je n’étais pas communiste.
    
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
    
Je n’ai rien dit,
    
Je n’étais pas syndicaliste.
    
Quand ils sont venus chercher les juifs,
    
Je n’ai pas protesté,

    Je n’étais pas juif.
    
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
    
Je n’ai pas protesté,

    Je n’étais pas catholique.
    
Puis ils sont venus me chercher

    Et il ne restait personne pour protester. »

    Ce poème est de Martin Niemöller (1892-1984), pasteur protestant arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen;. (Il survécut).

    N’évoque t-il pas l’attitude des pays du Nord de l’Europe qui laisse sombrer les uns après les autres les pays du Sud (incluant l’Irlande..) sans imaginer que leur tour viendra ?

    L’industrie allemande restera-t-elle puissante et soutenue par les exportations lorsque tous ses clients européens seront ruinés ?

    1. L’industrie allemande restera-t-elle puissante et soutenue par les exportations lorsque tous ses clients européens seront ruinés ?

      Elle n’aura qu’à se tourner vers la Russie, par exemple: il y en a bien pour une génération de travail, là-bas.

      La zone euro n’est pas le centre du monde; elle est le centre d’un monde…

      1. Pas aussi simple qu’il n’y paraît…..faudra partager avec les « tontons » locaux…. adieu les bénéfs sans réelle concurrence en monnaie unique ….

      2. Le cœur de l’empire prussien a toujours balancé entre l’Est et l’Ouest .
        Comme je l’ai déjà écrit , aujourd’hui , à l’Est , il y a toujours les divisions blindées et , en plus , du gaz en abondance et un jeune marché glouton ; à l’Ouest, il y a un vieil investisseur ruiné en décadence ( les US ) qui , pour le cacher , essaie de vous entraîner dans ses croisades guerrières ( qu’il perd 1 par 1 , comme les croisés embrigadés par la papauté ) . Y a-t-il besoin d’une photo ?

      3. Garde Chiourme,

        Comme je l’ai déjà écrit , aujourd’hui , à l’Est , il y a toujours les divisions blindées et , en plus , du gaz en abondance

        Les divisions blindées… tu m’en diras tant ! On a très peur… Du gaz ? Parait qu’ils savent plus qu’en faire les ricains mon gars. Et attends que les pollaks entrent en pleine production sur le gaz de schiste, en attendant les autres, et tu verras le masque mortuaire qui tient lieu de visage à Poutine entamer une rapide phase de décomposition. Ses jours sont comptés. Le chant du cygne de l’État gazo-facho-mafieux plutonien vire au hoquet.

  16. En tout cas les journaux TV allemands ne confirment pas que la BCE soutiendrait le cas échéant, la Grèce et l’Espagne, au contraire, les sujets traitent de la corruption grecque donc « irrécupérable » et insistent en fait sur le conflit, entre Allemagne et ceux qui voudraient que la BCE interviennent. On assiste a un véritable conflit…

    Ce n’est pas inciter les pays du sud à faire des réformes que de les aider, entendu ce soir pas ex.

    C’est la droite allemande qui est pour la sortie de la Grèce

    Pour ce que ça change me direz vous….

  17. Observation intéressante, elle rejoint elles que je fais depuis toujours!
    Si les liquidités étaient grevées d’un intérêt négatif dans la mesure où les réserves à la banque centrales sont clairement du liquide car toujours mobilisables sur simple demande, le blocage serait terminé en une nuit!
    A quand le SMT?

    1. Si çà continue Johannes vos thèses vont tomber dans le domaine public.
      Les taux négatifs sont à la mode dans les obligs de confiance, genre andouillette pleine de « A ».
      Cela dit les obligs « de Troyes » sont moins liquides que votre monnaie fourrée chocolat.
      Suis-je assez clair?
      Euhh Non.
      Car les taux négatifs sont justement le symptôme d’un gel des liquidités dans des coffres fiables de qualité allemande…deutsche Qualität à laquelle on recourt en cas de malheur.

  18. Après TRICHET (triché ?) nous avons DRAGHI (dragons) à la tête de la BCE…Je ne peux pas manquer d’ être interpelé par ces patronymes à cette fonction…

  19. Autre sujet de reportage sur la TV allemande, la Sicile…

    Les députés gagnent 17 000 E/mois.

    Il y a 27000 employés forestiers mais pas de forêts, et l’on forme des gens pour des métiers qui n’existent pas, avec des fonds européens etc.

    En gros, l’ambiance en Allemagne. ou bien Merkel sauve l’euro et elle perd à l’intérieur ou l’inverse, c’est ce qu’à affirmé Krugman interviewé ce soir.

    Et le MES ne sert à rien il est intermédiaire entre la BCE et les pays à sauver.

    Mais la droite allemande est sous pression…

    1. est ce que la TV allemande done un descriptif de ces deputes et employe forestiers egalement? Peut-on les reconnaitre a leurs profils? ils ont les oreilles decolles? les cheveux noirs?
      parce que une fois qu’on a trouve des boucs emissaires, il faut indiquer au peuple comment les reconnaitre dans la rue tout de meme!

  20. @ François Leclerc

    Dans votre article, vous nous dîtes que les banques commerciales croulent sous les liquidités.
    Ces liquidités sont redéposées auprès des banques centrales.
    Ces mêmes banques se plaignent des rêgles de Bâle III qui les obligent à avoir un certain ratio de capitaux propres, réserves, etc, etc…
    Hors, les banques sont en difficulté car, comme dans le cas de Bankia ou des banques irlandaises, il faut les recapitaliser.

    Ne peut-on pas envisager de les recapitaliser de la façon suivante: on transforme les dépôts auprès des banques centrales (des prêts) en titres de capital au profit de ces mêmes banques centrales (des actions)
    Une sorte de nationalisation totale ou partielle par les banques centrales pour éponger les dettes bancaires, arrêter le cercle vicieux des prêts avec des collatéraux de plus en plus douteux, etc…

    Cela ne toucherait pas les contribuables (au moins dans un 1er temps) en utilsant le système des obligations convertibles en actions.

    Est-ce faisable en théorie?
    Est-ce qu’ils le feront? (là, je pense que non)

    1. Ne peut-on pas envisager de les recapitaliser de la façon suivante: on transforme les dépôts auprès des banques centrales (des prêts) en titres de capital au profit de ces mêmes banques centrales (des actions).

      Voila voila. Et pis de la même façon une banque commerciale pourrait décider de récupérer tous vos dépôts au passif de ses comptes en annonçant qui plus est qu’elle est propriétaire à hauteur de ces fonds de votre baraque, de vos placements ou de votre bagnole. Coup double. Ya un gros bug dans votre raisonnement non ?
      Dans l’écart entre les 1 000 milliards du Ltro, ce que pourront en rembourser les banques débitrices et la valeur à l’échéance des collatéraux en garantie y’aura largement de quoi prendre le contrôle d’un bon paquet de banques européennes, vous faites pas de souci.

      Cela ne toucherait pas les contribuables

      Ah bon, alors on est sauvé…

      1. @ Vigneron

        Non, une banque commerciale ne peut pas récupérer vos dépôts pour combler son passif, tout simplement parce que vos dépôts sont déjà un passif pour votre banque.

        Autrement dit, quand vous êtes en positif sur votre compte, c’est que votre banque vous doit de l’argent.
        Quand vous êtes à découvert, c’est le contraire, vous devez de l’argent à votre banque. Elle vous fait payer via des agios le fait qu’elle vous prête et que vous continuer à tirer de l’argent sur votre compte quand vous êtes dans le rouge.

        C’est pour cela que si l’on faisait un bank run demain, les banques ne pourraient faire face à ses dettes, c’est-à-dire payer vos dépôts.

      2. Tano, non ? Tu m’en diras tant… Je vois que t’es un peu étanche à l’ironie. Bref.
        Cela dit détrompe toi, les déposants sont pas prioritaires au passif des banques en cas de banqueroute. Ils sont juste créanciers chirographaires, après le Trésor, les salariés, les créanciers munis d’un titre ou d’une garantie, juste devant les actionnaires et détenteurs d’obligations simples. En d’autres termes tu dis bye bye à tes comptes bancaires et tu continues à raquer tes emprunts non diminués, voire éventuellement de façon accélérée après reprise des actifs. Te reste le fonds de garantie…
        PS : sur les 750 de liquidités nouvelles du LTRO (250 milliards étaient juste des prêts un an roulés et transformés en trois ans) on peut estimer que la moitié à peu près est venue gonfler le passif de la BCE. Prêts ou pas de la BCE, ce pognon est au banques débitrices pour encore 30 mois, à leur actif et au passif de la BCE ou autre, pas touche avant 2014, point.

    2. Tano ,
      Si la BCE souscrit aux augmentations de cap. de bq.comm. , c’est comme VOUS y souscriviez car la contrepartie de la monnaie créée par la BCE c’est le patrimoine des peuples de l’eurozone .

    3. Il y a six mois, la BCE a prêté à trois ans 1.000 milliards d’euros aux banques, qui devront être remboursés, à moins que cette dette ne soit « roulée », son échéance repoussée. La transformer en capital des banques, comme le permettent les produits financiers hybrides, reviendrait à transformer une opération de « quasi création monétaire » en création monétaire tout court. Et cela rendrait les États actionnaires des banques commerciales via la BCE, comme si elles étaient nationalisées pour celles qui bénéficieraient de ce montage scabreux…

      1. N’est ce pas ce qui risque d’arriver au final, sous cette forme ou une autre : la nationalisation pure et simple des banques en faillite ?
        Le chemin est tortueux mais le résultat me semble inéluctable…

      2. @ François Leclerc

        Je sais bien que c’est un montage tordu mais ce serait donc possible pour vous?
        De toute façon, les LTRO qui sont en grande partis retournés en depôt auprès de la BCE, c’est de la liquidité qui ne sert à rien, ou je me trompe?

      3. C’est un cas d’école tout à fait improbable ! Juste mentionné pour montrer où ces braves gens en sont. La liquidité en question est gardée pour des jours pire encore.

  21. « un trop plein de liquidités » …d’où l’intérêt du retour de l’Etat coffre fort qui emprunte à taux négatif …l’état réservoir, encore faut-il avoir un minimum d’arguments et de légitimité . c’était le sens de mon commentaire d’hier , je vois que les banques privés ne se font toujours pas confiance entre elles, c’est remarquable de voir à quel point ce secteur est conscient de ce qu’il est devenu – seul, méfiant comme une bête traquée par sa propre peur du monde qu’il a crée -et plus remarquable encore que l’on le laisse faire à ce point, jusqu’à changer à nouveau les règles ( quant il y en a ) il apparait qu’une nationalisation partielle et temporaire ne ferait pas de mal à ce secteur afin de leur réapprendre leur métier qui est d’être le carburant de l’économie et non de dicter ses règles à la planète. mais peut-être s’achemine -t-on vers une reprise en main de l’histoire par les politiques ? à mon sens ça va aller vite maintenant …ces gens-là ont toujours été des imposteurs .

  22. La crise est absolument salutaire.

    Elle protège l’environnement, elle permet à tous de saisir le caractère foncièrement absurde de l’existence, en invalidant la morale du travail, donc elle élève le niveau philosophique de l’humanité. Elle permet à chacun un retour sur ses erreurs, un peu comme lors du jugement dernier sauf que chacun est son propre juge. Comme disait Jorion, tous responsables, en effet de participer à cette mascarade du bonheur social démocrate prescrit et aveugle quant à ses conséquences. Au delà du capitalisme qui est reconnu comme immoral, c’est le mode de vie anesthésié de chacun qui l’est et qui conduit par exemple à voter Socialiste, UMP, FN, Mélenchon, etc.

    D’autre part, il était plus facile d’être révolutionnaire sous un régime autocratique qu’en démocratie, où l’on est en principe responsable de ses choix électoraux.

    La crise, comme l’angoisse, est la chance de l’humanité qui autrement allait dans le mur de l’écologie à savoir la destruction totale de l’environnement.

    1. à Lisztfr… Tu me diras des nouvelles par exemple des restes de forêts grecques d’ici quelques années au rythme où ça va… T’as aucune idée de ce qu’est la misère et de ses effets sur l’environnement.
      Range ton topic sur les garde-forestiers siciliens. Bullshit.

      1. Comment ? plait-il ?

        Je vais me repasser un épisode de « Vive la crise » avec Yves Montand alors.

        Les gardes forestiers sont dans le topic d’ARD – ZDF (tageschau et/ou tagesthemen) hier soir, je n’y suis pour rien. A force d’avoir de l’info on ne sait plus quoi en faire, sinon constater qu’on est en face d’un immense cafouillage sans issue

        De mon point de vue, tout le monde arnaque plus ou moins les fonds structurels européens… à de rares exceptions ; même les allemands trichent…

      1. Il faut pouvoir démonter un mécanisme pour le reconstruire, alors on l’a compris. Pour l’instant j’ai nettoyé l’ivoire des touches du piano avec du lave-vitre teinté en bleu, et c’est l’ horreur, j’ai une quinte qui est bleutée… je suis bête !

    2. @Lizt.fr:
      //// La crise, comme l’angoisse, est la chance de l’humanité qui autrement allait dans le mur de l’écologie à savoir la destruction totale de l’environnement. /////
      Je serais presque d’accord…….Cette « crise » (plutot rupture ou effondrement) est un « point d’ inflexion » dans la dynamique antérieure …….Mais il n’est pas certain que ce soit une chance .
      Ce qui est sur , c’est que cette rupture peut induire une bifurcation ….un choix entre 2 (?) modèles exclusifs :
      – le modèle vertueux (retour a une relocalisation de la vie humaine et effondrement du consumérisme par une paupérisation energetique obligeant a se concentrer sur les besoins essentiels)
      – effet de « collage » sur le modèle actuel pour une minorité sans cesse réduite , grace a un modèle dictatorial (meme démocratique) …..et c’est cette version qui est en cours actuellement

  23. Qu’est-ce au juste que des « obligations structurées » ? Merci d’avance pour tout éclairage de lanterne…

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