POURQUOI CONVOQUER UN NOUVEAU BRETTON WOODS, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Solder les dettes pour reconstruire

Le premier Bretton Woods fut convoqué en 1944 pour entériner la proposition négociée entre les États-Unis et la Grande-Bretagne du nouvel ordre monétaire international. Le nouvel empire et l’ancien empire sont alliés dans la guerre. Mais les États-Unis sont créanciers du monde ; ils ont  financé tous les vainqueurs. Le problème de la guerre qui va s’achever est le remboursement des dettes.

L’essentiel du stock d’or mondial a été déposé aux États-Unis en garantie des crédits accordés en armements et autres approvisionnements aux belligérants. Il ne sera pas possible de rembourser les États-Unis en or mais exclusivement en exportations de biens et services. Les accords de Bretton Woods entérinent la démonétisation de l’or comme moyen de paiement international. Le dollar comme titre de créance sur le système fédéral étatsunien de réserve devient monnaie de règlement international.

A Bretton Woods, les États-Unis achètent au monde libre la fonction de banque centrale mondiale contre l’annulation ou la restructuration des dettes. Les dettes internationales originellement remboursables en or sont désormais remboursables en dollar. Le principe de la monétisation internationale des dettes est officiellement adopté : la loi financière étatsunienne s’applique au monde entier.

La monétisation en dollar des dettes internationales permet d’économiser du temps pour se consacrer aux urgences : toutes les ressources économiques sont consacrées à la reconstruction plutôt qu’au remboursement des dettes. Les alliés des États-Unis fixent le taux de change de leur monnaie à un niveau qui leur permette d’importer des biens d’investissement puis de réexporter leur valeur ajoutée avec un petit surplus commercial.

La négociation des changes sous l’égide du Fonds Monétaire International (FMI) veille à ce que le prix du travail d’un pays commercialement déficitaire soit abaissé en dessous du prix du travail aux États-Unis ; afin que les emprunts internationaux tendent à se rembourser par des excédents commerciaux. La valeur des monnaies est fondée sur le plein emploi international des ressources de travail.

Basculement dans l’anarchie du crédit

Le système de Bretton Woods s’avère efficace tant que les États-Unis sont créanciers nets du monde. L’ajustement des parités de change par le coût relatif du travail est universellement admis. Il est normal que les salaires des créanciers soient plus élevés que ceux des débiteurs. Dans les années soixante, l’efficacité économique de l’Europe du Nord dépasse celle des États-Unis.

Les États-Unis perdent alors leur légitimité de banquier central mondial fixant les limites du crédit international et les parités de change. Comme les Européens rachètent leur pouvoir d’émission monétaire international en échangeant leurs dollars contre l’or de la Réserve Fédérale des États-Unis, le Président Nixon suspend la convertibilité du dollar en or.

Désormais le prix de l’or devient libre dans toute monnaie. Tout pays a le droit d’émission monétaire internationale. Les Européens tentent de coordonner leurs politiques monétaires afin que leur concurrence internationale ne provoque pas une instabilité des changes et des échanges intra-européens. L’inflation mondiale explose par les déficits commerciaux étatsuniens réglés en dollar.

L’abandon de l’étalon-or est en fait une renonciation à toute régulation internationale du crédit. Les banques centrales nationales ajustent leur émission monétaire en fonction de leur appréciation de la valeur réelle des crédits domestiques. L’émission excessive de monnaie par rapport à la solvabilité réelle des emprunteurs notamment publics provoque une augmentation générale du niveau des prix.

L’accroissement général des réserves de change en dollar favorise l’émission de dettes bancaires en monnaie nationale. Le faible coût de la liquidité incite à des distributions de revenus sur-anticipées sur la production réelle. Les emprunteurs publics ou en position monopolistique dévaluent eux-mêmes leurs dettes par la hausse de leurs prix qui réévalue leurs capacités de remboursement réelles.

L’ajustement de la masse monétaire à la masse des crédits est mesurable à l’intérieur des frontières politiques mais pas à l’extérieur. Dans les échanges internationaux, si les créanciers accumulent trop de dépôts dans une monnaie nationale, les débiteurs sont dévalués par le marché des changes. Mais ce marché est improvisé : il ignore toute règle internationale d’anticipation des parités par la solvabilité des emprunteurs.

Le flottement sans loi de crédit des monnaies les unes par rapport aux autres accorde un avantage financier aux ensembles économiques intégrés. En l’absence de critère rationnel de légalité internationale du crédit, la confiance des créanciers internationaux va aux monnaies adossées aux économies domestiques les plus larges ou les plus dynamiques. Mais la juste proportionnalité entre une masse monétaire nationale et les biens et services mondiaux qu’elle permet d’acheter dans la durée n’est pas mesurable ni vérifiable.

Avènement et chute de la dictature financière internationale

Le privilège des États-Unis de régler ses dettes internationales par l’émission monétaire nationale est disputé par les nouvelles grandes puissances. L’euro est créé à cette fin. Mais la dérégulation des changes et la déréglementation du contrôle public du crédit livre le contrôle de la création monétaire aux opérateurs financiers internationaux privés.

La forte croissance du commerce international stimulée par le crédit non régulé donne au système bancaire international la responsabilité de comptabiliser les dettes internationales. Les banques internationales garantissent la liquidité des crédits internationaux par leurs activités domestiques de crédit et de dépôt. Les positions domestiques donnent accès aux liquidités des banques centrales.

Le fait majeur est la subordination financière des États devenus massivement emprunteurs. La croissance mondiale non régulée du crédit offre une liquidité meilleur marché aux autorités publiques que la négociation budgétaire de la fiscalité. La dette fédérale des États-Unis croît exponentiellement sans rapport avec les engagements fiscaux des contribuables.

Les dettes publiques sont financées sur les marchés internationaux arbitrés par les banques. Les banques centrales émettent de la liquidité sur le réescompte de dettes dont personne ne mesure réellement la solvabilité sous-jacente ; c’est à dire la capacité de l’emprunteur à produire les biens et services réels dont la vente et la fiscalisation remboursera le prix anticipé par le crédit.

La fin du système financier fondé à Bretton Woods intervient symboliquement le 2 aout 2011. Les États-Unis ont reconnu qu’ils n’avaient pas et n’auront jamais les recettes fiscales suffisantes pour réaligner leur dette fédérale avec la croissance réelle des revenus des contribuables étatsuniens. Il faut donc reconnaître une cessation mondiale des paiements sur les dettes.

De la faillite des banques à la faillite des États

S’il n’est procédé à aucun calcul négocié des dettes mondiales non remboursables, le dollar va s’effondrer pour réajuster toutes les créances en dollar à la valeur réelle de la production étatsunienne. La disparition de la confiance dans le dollar obligera les Étatsuniens à régler leurs importations uniquement par des exportations et à obtenir des crédits dans les monnaies dont les échanges sont équilibrés ou excédentaires.

Le renchérissement de l’euro par rapport au dollar mettra l’économie européenne à l’arrêt faute de compétitivité internationale. La perte des réserves de change de la Chine décrédibilisa le gouvernement chinois. Le continent asiatique se décomposera avec l’arrêt de la croissance par les exportations. L’effondrement systémique du crédit international suspend la mondialisation et les pouvoirs politiques nationaux dans le vide de la rationalité économique.

La faillite financière de l’État fédéral étatsunien signifie la disparition de tout étalon de crédit international. Il n’existe plus de critère objectif autre que l’or ou des biens et services réels pour mesurer des dettes et des paiements internationaux. Les prix de l’or, des matières premières et des biens bruts se revalorisent fortement mais ne garantissent pas la reprise économique.

Sans crédit international, il n’y a plus que des économies nationales limitant leurs échanges extérieurs aux seules possibilités du troc. La baisse des dépenses publiques et l’augmentation de la fiscalité sur les revenus du travail anticipe la disparition du capital géré par le système financier international en perdition. La disparition de la garantie des finances publiques va obliger les banques à imputer les impayés sur crédit à leurs actionnaires.

Le prix mondial des actifs financiers toxiques sans valeur est très supérieur au total des fonds propres comptabilisés par le système financier. L’effondrement politique et économique des années trente est en passe de se reproduire pour les mêmes causes : désintégration de la monnaie par l’absence de règles internationales de crédit.

Une base de négociation renouvelée

La différence majeure de la grande crise du XXIème sur la grande crise du XXème est l’intégration financière et la disparition des nationalismes totalitaires. Les guerres ne sont plus nationales mais financières. Les fractures ne sont plus entre les nations mais entre les élites financières et leurs débiteurs. Les premiers mesurent et allouent les ressources et les seconds – salariés et entrepreneurs indépendants – produisent, obéissent et consomment.

L’intégration financière mondiale offre une vision mondialisée des ressources et des besoins humains. Le calcul des prix qui met en équivalence la production avec l’investissement et la consommation est mondialisé. Enfin les techniques juridiques permettant de répartir l’incertitude des prix entre les acteurs les mieux placés pour la calculer et la transformer sont universellement accessibles.

La financiarisation du monde a soumis toute la réalité économique au prélèvement de plus-value sur l’anticipation des prix par un crédit non réglementé. La réalité sous-jacente au crédit est en contrepartie infiniment mieux connue et reconnaissable que par le passé. Si les États de droit cantonnés dans leurs frontières politiques réinvestissent l’espace international, ils restaurent le Droit dans la finance et accèdent à une connaissance commune des besoins et des ressources humaines.

La convocation du second Bretton Woods a les mêmes raisons que la première : solder les dettes du passé pour poursuivre une marche en avant universellement avantageuse. Solder un crédit n’est pas effacer le passé mais réconcilier le prix du droit convenu entre le créancier et le débiteur avec la valeur réelle attendue du futur. La philosophie de Bretton Woods reste la même mais les situations concrètes éclairent les parties d’une compréhension nouvelle de la monnaie entre les nations.

L’avènement d’un monde multipolaire et d’une croissance économique mondiale ne permet plus de réserver le calcul des prix et du crédit qui en découle à quelques experts initiés. Ni des États particuliers ni des coalitions d’intérêts privés ne peuvent plus garantir un système de crédit par des formules secrètes.

Logique internationale du crédit rationnel

La négociation du nouveau système de crédit international doit reprendre exactement à son point de bifurcation de 1944 où la proposition de compensation internationale rationnelle a été abandonnée au profit d’un monopole étatsunien de la logique du crédit. La solution dollar présentée par Harry Dexter White a échoué ; il reste le bancor de John Maynard Keynes.

Parfaitement informé des conséquences du choix britannique de 1919 de chercher à restaurer la livre comme monnaie internationale, Keynes déconseille aux États-Unis d’imposer le dollar. L’impérialisme financier consistant à privatiser le crédit au profit d’une nation ou d’intérêts particuliers conduit l’économie dans un cul de sac.

Le cul de sac est atteint le 2 aout 2011. Pour en sortir, des gouvernements puissants, lucides et responsables doivent déclarer leur système bancaire en faillite par épuisement du crédit public. Ils doivent se réunir pour reconstituer entre États une garantie publique du crédit international et national. Cette garantie est une règle commune d’évaluation internationale de la solvabilité de tout emprunteur.

Comme Keynes l’a expliqué il y a plus de 70 ans, une règle de crédit n’est pas une formule mathématique de provisionnement d’un prix à terme par une prime. Une règle de crédit est d’abord un engagement collectif d’emprunter ce qu’on peut raisonnablement rembourser ; ensuite un système de négociation publique de la limite du raisonnable ; enfin un dispositif collectif de correction des engagements non tenus.

Le crédit provient selon Keynes d’une compensation : premièrement de l’équivalence efficiente des engagements négociés entre prêteurs et emprunteurs ; deuxièmement de l’équivalence effective des prix attendus par les prêteurs avec les prix anticipés par les emprunteurs ; troisièmement de l’équivalence efficace des garanties proposées par les investisseurs avec le risque assumé par les prêteurs.

Les trois équivalences en droit, en prix à terme et en prime de crédit définissent une unité de compte que Keynes appelle bancor. Une unité de compte rationnelle issue de la discussion permanente du crédit instaurée par la compensation. L’étalon monétaire de Keynes n’est pas un prix fixe entre une unité de compte et un bien particulier. L’étalon keynésien est une loi internationale de négociation du crédit.

La loi internationale du crédit définit les limites de négociation de n’importe quel prix dans n’importe quel système juridique de n’importe quelle économie nationale. Le principe fondateur du bancor est l’égalité internationale de tout emprunteur face à tout prêteur. L’équivalence des droits est arbitrée par la compensation sous responsabilité publique inter-étatique.

La rationalité financière rattrapée par la réalité

L’application du système monétaire keynésien implique la souscription par les États du capital du système de compensation. Ce capital garantit la liquidité de l’équilibre des prix et des crédits en bancor. Tout opérateur non réglé par le prix issu de la compensation est dédommagé sur le capital commun. La science politique moderne demande que le pouvoir judiciaire indépendant dans les démocraties nationales soit l’arbitre en dernier ressort de la régularité de la compensation.

Tous les droits des prêteurs et emprunteurs internationaux sont déposés, comptabilisés et garantis par le système international de compensation. Les emprunts publics internationaux sont limités par les garanties de crédit souscrites par les investisseurs internationaux acheteurs du risque de crédit. Les réserves de change internationales sont intégralement garanties par des primes de crédit émises sur les dépôts bancaires.

Les monnaies sont cotées dans la compensation internationale comme créances sur les banques centrales nationales. L’anticipation de déficits de la balance des paiements dans une monnaie fait monter la prime de change de la monnaie jusqu’à ce que la disparition des acheteurs primaires du change oblige à dévaluer. L’anticipation d’excédents de la balance des paiements provoque au contraire la disparition des vendeurs primaires si la parité à terme n’est pas réévaluée.

Tous les instruments financiers de cotation des risques de crédit et des risques de change à compenser en bancor sont aujourd’hui parfaitement maîtrisés par les États et les banques. L’adoption de la compensation internationale a été différée pour deux raisons : le financement facile de l’État fédéral étatsunien par la dette internationale en dollar et la rente captée par les opérateurs financiers internationaux sur l’instabilité intrinsèque du système.

Les États-Unis sont désormais en défaut de paiement. Cette réalité n’est pas nommée pour ne pas précipiter la cessation de paiement inéluctable du système financier. Tout retard dans la prononciation rationnelle du défaut général du système se paiera par des millions de chômeurs, la destruction des garanties publiques des droits humains dans le monde et l’effondrement de la production réelle.

Reconnaître ses erreurs pour reconstruire

L’instauration de la compensation keynésienne permet au contraire le calcul immédiat des pertes de crédit accumulées ; la dévaluation par rapport au bancor des monnaies surendettées ; la garantie des États de droit par l’évaluation réelle de leur potentiel fiscal et par la couverture en bancor de leurs réserves de change. Le bancor couvre les systèmes de crédits en monnaie domestique.

Le néo-libéralisme marchand a perdu la guerre financière dans la crise des subprimes comme Hitler a perdu la deuxième guerre mondiale à Stalingrad. Ou bien il s’acharne jusqu’à la destruction totale, ou bien il reconnaît sa défaite pour épargner au monde des souffrances inutiles. Les chantiers de la reconstruction sont immenses. Est-il nécessaire d’empêcher les hommes de se mettre au travail ?

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130 réflexions sur « POURQUOI CONVOQUER UN NOUVEAU BRETTON WOODS, par Pierre Sarton du Jonchay »

  1. Keynes s’était inspirée de l’idée de monnaie fondante de Gesell, du projet d’Union de Compensation imaginée par le jeune Schumacher quelques années auparavant, et cela rejoignait paraît-il présenté par Schacht à la Société des Nations en 1929.

  2. Les oligarchies tant politiques que financières ne sont pas prêtes du tout à un nouveau Bretton woods parce que cela n’entre pas du tout dans leur schéma de pensée, cela voudrait dire que les politiques posent de nouveau et enfin des règles pour mettre fin à l’anarchie libérale. ils nous entraineront dans l’abîme plutôt que d’y consentir.

  3. allé …,
    y a pas que chez jorion ou on trouve le mot Bretton Woods, faut du Bretton Woods dans tout le media, sur toute les bouches.

    1. c’est clair,

      1 dollar = 3 bananes – 1 staek saignant

      c’est plus ce que c’était,
      en plus je préfère dans l’autre sens : 1 staek saignant – 3 bananes = au moins quelque chose

      (ref : 1 banane = 2 de valeur, 1 staek saignant = 20 de valeur)

    2. Oui, c’est pas parce qu’on aura un Bretton Woods 2 en cinémoscope préparé par les experts de tous poils, ici et ailleurs, que les États n’en feront pas un machin d’abord incompréhensible et ensuite nuisible aux populations.

      C’est pas le retour à l’or qui compte, c’est se donner les moyens de casser l’engrenage des grosses fortunes, de faire le crédit sous la fourche publique et tout simplement en finir avec la spécuation, sans parler de la remise à sa place de la valeur travail…

      1. Bretton Woods seraient un outil utile (ça à l’air idiot, mais bien des outils sont inutiles), bien sur il y a toujours le danger que ce projet soit dénaturé, mais sans ce début….

    1. Pour être pointilleux, les américains ont perdu la guerre financière au viêtnam il y à 40 ans,en étant forcé de supprimer l’étalon-or, comme Hitler à perdu la guerre devant Moscou un an avant stalingrad.

  4. On aimerait , à la seule aune française , compter ici le commentaire des candidats déclarés , ou candidats à la candidature de l’élection présidentielle .

  5. Je vous prie, arrêtez de citer l’Histoire Allemande en conclusion de billet. Il n’en résulte qu’un piètre effet de style.
    Sans compter que vous vous décrédibilisez sur le fond politique.

    Merci (un franco-allemand)

    1. Je ne pense pas que l’auteur ne fasse plus que remettre Bretton woods dans son contexte historique. Plus que jamais le couple franco-allemand doit se dépasser en créativité, en courage, en force de persuasion. A l’heure ou des voix s’élèvent pour dire que Rome et Madrid ne peuvent pas faire l’objet d’un plan de sauvetage, il est grand temps de chercher une solution crédible – qui n’est certainement pas, plus de dettes pour rembourser des dettes – aux problèmes des citoyens.
      Une solution crédible passe par une refondation du système monétaire international et l’annulation conjointe d’une grande partie des dettes. La Russie, la Chine, le Japon, l’Afrique doivent nous aider à convaincre les USA que 1944 et 1971 appartiennent désormais à l’histoire. Nous avons, en ce XXI ème siècle, ensemble, des défis sociologiques, écologiques majeurs à gérer. Alors que la technologie, dans bien des domaines, menace notre existence biologique sur cette terre, contaminations en tout genre de la terre, de l’eau, de l’atmosphère, nous devrions être capable de réformer le plus facile, la finance, en convoquant demain un nouveau Bretton woods qui pourrait avoir lieu à l’île d’ouessant 🙂
      Ne sommes-nous pas condamnés, par le feu nucléaire, à un avenir commun pacifique ?

      1. à e moment là, ne pas oublier :

        …L’Amérique du Sud, la Turquie et les autres… Bref, tout le monde !

    2. @Death/Magnetic
      Je n’ai pas cherché l’effet de style mais pense à toute l’histoire franco-allemande qui a suivi la 2GM. Comme le souligne PAD, si le couple franco-allemand ne se remobilise pas, la paix n’avancera pas.

      1. D’accord Messieurs PAD et DU JONCHAY.

        Néanmoins, la remobilisation du couple franco-allemand ( a-t-il seulement existé ? ) s’annonce très difficile, si l’Europe ne veut sombrer.

        Et je le déplore tout autant que vous…

      2. Je crois que cela doit commencer par un rétablissement, que dis-je par l’établissement de la démocratie, je veux dire pas la « démocratie » des banques privées.

  6. C’est puissant, même s’il me faut relire votre article.
    Ne pensez vous pas que toute « cette affaire » est parfaitement contrôlé?

  7. j’ai les choquottes ….. C’est normal ???
    Faut envoyer votre texte a tous les journaux, deputes, gouvernants etc ….

  8. « Le néo-libéralisme marchand a perdu la guerre financière dans la crise des subprimes comme Hitler a perdu la deuxième guerre mondiale à Stalingrad. Ou bien il s’acharne jusqu’à la destruction totale, ou bien il reconnaît sa défaite pour épargner au monde des souffrances inutiles. Les chantiers de la reconstruction sont immenses. Est-il nécessaire d’empêcher les hommes de se mettre au travail ?  »

    La vertu implique une lutte contre les composantes de la personnalité humaine qui s’arrangent pour travestir la réalité. Le stade le plus scabreux est quand la perversion de la réalité fait appel a de la méthode. Pensez vous, Mr Pierre Sarton de Jonchay, que la vertu guide ces hommes qui nous gouvernent ou leurs maitres chanteurs, les financiers? Ce sont des tout puissants, comment espérez vous qu’il s’avouent vaincus alors qu’ils trichent avec eux mêmes.

    1. il ya une expression pour ça :

      « -se mentir à soit même-« , ça existe plus que vous ne l’imaginez et en chacun de nous, un effet du consumérisme.
      Mr Jorion aurait dit, refuser de voir la réalité en face.

    2. Et même les idées ont besoins d’être portées, ne serait-ce que pour exister demain, le possible n’est qu’un instant, au pire si le chaos vient, le souvenir de cet écrit aura plus de chance de servir, que son absence.

    3. ou encore « dissonance cognitive » ou encore « double pensée orwélienne ». Dur dur la condition humaine.

  9. Le néo-libéralisme marchand a perdu la guerre financière dans la crise des subprimes comme Hitler a perdu la deuxième guerre mondiale à Stalingrad

    Il me semble me souvenir d’un reportage qui attribuait plus la défaite du 3e reich à l’impossibilité par la luftwaffe d’utiliser le pétrole de l’Oural dans ses moteurs qui étaient conçus pour utiliser l’essence de synthèse très raffinée que les allemands avaient dû fabriquer en grande quantité, qu’à la bataille de Stalingrad elle même.

    Les deux faits sont probablement liés, mais toujours est-il que le pétrole semble jouer un rôle dans les deux cas (défaite du 3e reich et déroute du neo-liberalisme).

  10. Le néo-libéralisme marchand a perdu la guerre financière …..
    . Ou bien il s’acharne jusqu’à la destruction totale, ou bien il reconnaît sa défaite …

    « Reconnaître sa défaite » ?
    Quelle défaite, au juste? … »Ils » ne se sont jamais autant gavés, les néo-libéraux, il me semble, avec la complicité « active-passive » de ceux qui disent nous diriger…

    Alors, » causer au monde des souffrances inutiles »…hum…, c’est bien embêtant, c’est vrai, mais, « que voulez-vous qu’on y fasse, tant qu’on y gagne des montagnes de fric  » ?

    1. Bin euh, c’est qu’au dernier soupir, les liasses de billets échappent aux mains et on emporte que soi même vers un ailleurs que j’espère ne pas être un purgatoire douloureux..

      « Ici n’est pas notre vraie maison mon frère.. Quand ton véhicule sera mis à la ferraille ne restera que ton esprit », a dit Julos Beaucarne, célèbre poète et chansonnier belge ..

  11. Lumineuse argumentation.
    La dichotomie entre économie financière et économie réelle est considérée comme allant de soi, puisqu’elle ne fait pas l’objet d’une analyse spécifique. De ce fait, la question des rapports sociaux de production n’est pas abordée non plus et donc le texte se termine par un incantation morale puisqu’il fait l’impasse sur le débouché politique. Or, un nouveau Bretton Woods est avant tout un processus politique puisqu’il doit définir les règles d’échanges réciproques au niveau des agglomérats humains.
    Comme je l’ai évoqué dans une réponse précédente, il y a bien des mises en route des populations, conditions sine qua non pour un changement quelconque, mais la structuration à long terme semble encore faire défaut là où elles se sont produites, et sont inexistantes à cette heure dans les pays du modèle rhénan. On peut supposer qu’elles n’apparaîtront pas avant les premiers chocs ressentis de manière large, c’est-à-dire tant que le chômage ne remontera pas de manière significative.
    Par ailleurs, ce collapsus est aussi la faillite intellectuelle des générations qui occupent actuellement les allées du pouvoir, ainsi que des organisations sensées représentées les intérêts populaires, telles qu’elles ont émergées de la seconde guerre. Je pense donc que nous sommes au début d’un processus et qu’à ce stade, il n’existe pas de personnalités reconnues pour porter le projet.
    Qu’il n’en existe pas ne signifie pas qu’elles ne soient pas déjà présentes, intellectuellement prêtes et humainement matures. Je veux dire qu’il va falloir en passer par le creuset de la lutte réelle pour les révéler à elles-mêmes et au monde. Mais donc aussi qu’une partie de la catastrophe ne pourra pas être évitée.

    1. Si un nouveau Bretton-Woods semble aujourd’hui plus que nécessaire, il est douteux qu’il puisse être suffisant; à moins que dans le « processus politique  » que vous évoquez, l’adjectif soit pris dans le sens le plus large possible. Parce que si les crises aujourd’hui les plus évidentes ont trait à l’économie et à la finance, leurs causes profondes, un égoïsme, une cupidité liée à un sentiment d’impunité, et une incroyable inconséquence, ont provoqué des dégâts où qu’on porte son regard. S’occuper de l’économie, c’est soigner un bras; mais le monde actuel est un polytraumatisé.

    2. Le problème,c’est que nos élites appartiennent bien à ces générations que l’on peut facilement identifier de façon hyperonyme de « baby-boomers »….
      On a pas finit de les payer les années 70…

      1. @Cv

        On a pas finit de les payer les années 70…

        Halala ma pôv Germaine ! à qui le dites-vous ! Et les années 2000 alors ! et 1990 et 1980 et 1960 et 1950 et 1940 1930 1920 1910 1900 1890 1880 1870… 1790 1780… 0000 et – 10 000 et – 1 000 000… et le péché originel ! Tout ça vais vous dire : c’est la faute aux premiers protozoaires, au zooplancton… l’ai lu dans sciences et vie, confirmé par le reader’digest ! Sans oublier le beau temps du printemps 2011 qu’on est en train d’payer ! Encore un été pourri, un ! C’est y pas malheureux ma pôv Germaine…

  12. donc faut plus penser à

    1 euro = ça + ceci + ça

    mais l’inverse de la formule, c’est à dire

    ça + ceci + ça = 1 euro

  13. « Existe-t-il quelque part sur terre un pare-choc que les autorités financières n’aient pas encore percuté ?

    Les dirigeants sont perdus sans boussole. Ils essaient de remonter une rivière sans pagaie. Ils sont devant le distributeur automatique sans leur code secret. Toutes leurs théories, sans exception, ont été discréditées. Pas une seule de leurs expériences ne les contredit pas.

    En 2006, ils n’ont pas vu venir la crise. En 2008, ils n’ont pas su la comprendre. En 2009-2011, ils n’ont pas pu la résoudre. Leurs théories leur disaient qu’ils ne pouvaient pas repérer une bulle — qui était évidente pour à peu près tout le reste du monde. Même nous, nous avons pu en prévenir nos lecteurs. Ensuite, l’élite financière a confondu le problème avec un manque d’argent liquide. Mais quasiment tous les ménages américains savaient quel était le vrai souci : un excès de dettes.

    Ensuite, alors que chacun sait qu’on ne peut pas régler un excès de dette en ajoutant plus de dette, les autorités sont passées complètement à côté. Depuis qu’elles ont commencé à appliquer leurs remèdes, la dette nationale italienne a grimpé de 360 milliards de dollars (Mds$). La dette nationale du Japon a gonflé de 1 100 Mds$, et les Etats-Unis ont ajouté plus de 2 000 Mds$ à la leur. Ils ont peut-être réussi à balayer le problème sous le tapis… mais des bosses commencent à apparaître. Et la semaine dernière, ils ont trébuché dessus.

    Rien que pour ces trois plus grands débiteurs au monde, le problème est désormais 3,5 Mds$ plus grave. Et ce n’est qu’une partie de la situation. Ces chiffres ne comptent pas les milliers de milliards d’autres sparadraps monétaires et budgétaires appliqués par les autorités. Ron Paul, membre du Congrès US, met le chiffre pour les Etats-Unis à 5 000 Mds$ ; il en a parlé à M. Bernanke.

    Que pensez-vous avoir obtenu en l’échange de tout cet argent, a-t-il voulu savoir. Le président de la Fed est resté fidèle à ses illusions. L’argent n’a pas été dépensé, a-t-il protesté ; il a été “investi”.

    Dans ce cas, quel a été le retour sur investissement ? Selon toutes mesures, l’économie américaine est dans un pire état qu’avant le début des plans de relance et autres miroirs aux alouettes. Après des pertes de 7 000 Mds$, l’immobilier chute encore. L’emploi est pire. Le taux de chômage large — qui comprend les personnes ayant cessé de chercher un emploi, les travailleurs à temps partiel ne trouvant pas de plein-temps, etc. — est passé de 15,8% à 16,2% en juin.

    Le nombre d’Américains ayant un emploi a baissé d’un quart de million, passant à 153,4 millions de personnes. La recherche d’emploi dure désormais plus longtemps que la période moyenne après laquelle un chômeur cesse de chercher — 39,8 semaines, un record. Les salaires horaires ont chuté. Les heures travaillées aussi.

    Alors que le problème concerne les ménages aux Etats-Unis, en Europe, ce sont les banques, les renflouages et les usines à gaz qui causent des remous. Moody’s, le géant de la notation, a jeté la dette irlandaise dans la poubelle des junk bonds, après avoir dégradé la notation de la dette portugaise la semaine précédente.

    La dette grecque a le statut de junk bond depuis des mois, mais cela n’a pas empêché Fitch de la dégrader une nouvelle fois ; il y a quelques jours, les notes grecques à 10 ans se vendaient avec une décote de 48%. La dette à deux ans rapportait 36% à l’heure où nous écrivions ces lignes. Et Moody’s a récemment annoncé qu’elle examinait aussi le cas de la dette américaine ; une dégradation finira par arriver tôt ou tard.

    Plus la pile de dette augmente, plus elle pue. La semaine dernière, les investisseurs ont remarqué une mauvaise odeur provenant d’Italie, le troisième plus grand débiteur au monde. Les deux autres grands débiteurs de la planète — les Etats-Unis et le Japon — ont 26 000 Mds$ de dette souveraine combinée. Ajoutez l’Italie, le total se monte à près de la moitié du PIB mondial. Ce sont des chiffres considérables ; ils ne vont pas disparaître.

    L’Italie n’a rien de particulièrement terrible. A 120% du PIB, sa dette gouvernementale se situe, officiellement, entre celles des Etats-Unis et du Japon. Officieusement, elle est à peu près à égalité avec les Etats-Unis. En ce qui concerne les déficits, l’Italie est un modèle d’intégrité. Son déficit n’est que de 4,5% du PIB, à comparer avec les 11% des Etats-Unis.

    Si l’on se fiait uniquement à ces chiffres, on pourrait en déduire que le coût de l’emprunt pour l’un de ces paniers percés serait à peu près le même que pour les autres. Mais les investisseurs ont récemment décidé que la dette italienne pouvait être aussi dangereuse que les concombres espagnols. Ils l’ont vendue. En agissant de la sorte, ils ont envoyé les rendements des obligations italiennes à 10 ans au-delà des 6%. L’Espagne a percé les 6% peu après. Dans la mesure où 7% est considéré comme une limite supérieure, cela a mis toute l’Europe à 100 points de base de l’Apocalypse. »

    Bill Bonner

    http://la-chronique-agora.com/100-points-de-base-avant-apocalypse/

    1. @Pablo75,
      Tous ces chiffres délirants que vous nous rappelez illustrent l’illusion dans laquelle nous sommes plongés de la quantité qui prend toute la réalité en chassant toute qualité. La réalité complètement numérisée n’est plus qualifiable. Nous ne sommes plus que des numéros dans des ordinateurs.

      1. Nous ne sommes plus que des numéros dans des ordinateurs.

        oui, voilà pourquoi les grandes convocations du Monde entier pour une pose de limite à la phynance en plein délire( et à ses serviteurs zélés, acolytes …etc) ne saurait suffire, si elles ne sont associées à
        un arrêt posé au contrôle des citoyens [ en effet, si le Monde est plus juste (?), en quoi les dirigeants auraient-ils besoin des « camisoles » qu’ils sont en train d’employer pour contraindre les individus : passeports, cartes vitales de plus en plus invasifs …abrutissement des populations par storytelling …etc ]

  14. J’ai trouvé cette synthèse remarquable et suffisamment limpide.
    Bravo et merci.

    Si j’ai bien compris le bancor devient la « monnaie internationale » sur laquelle les autres monnaies sont alignées ?
    Et j’imagine que le bancor est géré par une institution internationale mais laquelle ?

  15. La reconnaissance de ses erreurs implique que l’on y remédie,
    et demande pour ce faire, les courages physique et psychique
    que la compromission ou la corruption interdisent.

    1. Nous ne sommes plus que des numéros dans des ordinateurs.

      oui, voilà pourquoi les grandes convocations du Monde entier pour une pose de limite à la phynance en plein délire( et à ses serviteurs zélés, acolytes …etc) ne sauraient suffire, si elles ne sont associées à
      un arrêt posé au contrôle des citoyens [ en effet, si le Monde est plus juste (?), en quoi les dirigeants auraient-ils besoin des « camisoles » qu’ils sont en train d’employer pour contraindre les individus : passeports, cartes vitales de plus en plus invasifs …abrutissement des populations par storytelling …etc ]

  16. Je vous trouve presque intelligible . Suis d’accord avec les posts précedents Stalingrad et le libéralisme marchant çà fait un peu parapluie sur machine à coudre , mais vu coté pétrole c’est une idée . Les néo-cons ont-ils seulement perdu la partie par leur échec à controler gaz et pétrole ? . La guerre aurait couté de toutes façons plusieurs milliers de milliards de $ en plus et c’eut été une guerre permanente .
    Croire qu’un pays comme l’Afghanistan sur lequel Alexandre , Gengis Khan , les Russes (pas seulement récemment ) et l’Empire British se sont cassés les dents avec des généraux beaucoup moins médiocres , que les actuels , puisse étre traité comme une république bananiére c’est vraiment léger . Beaucoup plus léger encore que Von Paulus .

  17. Tout cela me fait penser à une interrogation que se faisait Attali, malgré que le sujet n’était pas spécifiquement un nouveau Bretton Woods, il n’y a pas très longtemps : « va-t-on le faire avant ou après la guerre ? ».

  18. Vraiment impressionnant. Merci beaucoup. Aurez-vous rapidement une traduction en Anglais pour les « experts » d’Outre Atlantique ? J’aimerais bien savoir ce que Krugman ou Brad Delong penseront de votre texte. Sans oublier les ténors du Financial Times, qui ne doivent pas se sentir trés à l’aise, mais qui sont aussi des intelligences assez pointues. Comme on dit ici au Québec  » Merci de brasser la cage ».

      1. J’avais aussi préconisé le mandarin , pour les chinois , et le latin pour le pape ( mais ses cardinaux lui ont fait comprendre que , à l’instar des stars chanteuses , il valait mieux s’exprimer en sabir anglosaxon , si l’on voulait  » vendre » )

  19. Les pays émergents les plus dynamiques devraient être intéressés par le bancor, ou du moins un système de compensation régional ou multipartite entre eux, surtout ceux qui veulent s’affranchir du dollar. Mais ce ne sont pas des pays très démocratiques, ni ceux où la justice est la plus indépendante.

    Ce ne sera pas la Chine, à moins d’accepter de perdre l’essentiel de ses réserves de change en dollars.
    D’ailleurs j’attends avec curiosité la décision d’envoyer aux E-U, qu’ils soient d’accord ou pas, 50 millions de chinois, les plus pauvres et les moins éduqués, avec un viatique, disons 10 000 dollars chacun. Autant que cet argent serve à quelque chose avant qu’il ne cesse d’avoir cours.

  20. pour une fois j’ai tout lu et j’ai tout compris, entièrement d’accord et aussi sur l’image comparative avec une autre époque, ça montre bien la violence de cette crise, une guerre mondiale économique (pas avant une guerre tout court j’espère …
    bon courage à tout le monde, demain, steak saignant à la bourse …

    1. « On croit se battre pour la patrie, on meurt pour les industriels et les banquiers. » Il n’y aura pas de 3e guerre mondiale. Juste un effondrement financier et un retour aux champs, ce qui ne dérangera pas la plus grande majorité de l’humanité, vu qu’elle est déjà sans le sous, et au champ.

      1. Je le pense aussi, et je suis prêt et continue à me préparer à retourner au champs.
        Ceci dit on peut inventer une manière plus ludique et plus enthousiaste de retourner au champs que de présenter ce retour de manière fataliste.

      2. Actuellement , il y a un courant loobiiste qui présente cette perspective fort probable comme une vue « populiste » …du type pétainiste /retour a la terre …. c’est fort dommage car ça donne a la solution « circuits courts » une connotation d’extreme droite qui favorise le maintient du modèle urbain -consumériste et centralisé , meme en panne d’énergie .
        Les réalités sont tout autre : 40 % de la population a un potager et produit deja une part de ses besoins ……30 % de ces 40% ne le pratique que depuis peu (source le magazine des 4 saisons) ….. Boris Vian a (par mégarde ) inventé le terme Rurbanité …et une rémanence de modernité peut nous permettre une vie somme toute assez agréable si l’on se base sur une poly-activité .

  21. Les guerres ne sont plus nationales mais financières. Les fractures ne sont plus entre les nations mais entre les élites financières et leurs débiteurs

    .

    Ce que je trouve difficile à apprécier la dedans. C’est : quelle proportion de la masse monétaire gérée par les élites financières – comme vous dites – représente les économies des gens, autrement dit les caisses de pensions ?

    Me semble que remettre tout ça d’aplomb ne pourra se faire que par une coupe drastique des masses financières en cause.. y’a qu’à voir le niveau des taux de recouvrement, souvent ridicules. Par conséquent on peut s’attendre à une baisse des retraites en général.

    Donc un avenir assez minimaliste financièrement pour les retraités…

    A part engager des illuminés norvégiens pour éliminer les vieux en masse quelle autre solution vous pourriez proposer aux occidentaux ?

  22. Salut tout le monde,
    Pour des politiciens, ne céder sur la « règle d’or » constitutionnelle qu’après un nouveau « Bretton Woods », serait-ce une stratégie sensée, voire même séduisante?

  23. Il n’y aura pas de nouveau « Bretton Woods », il n’y aura pas de Bancor, il ne vas rester que l’ensemble des Etats capitalistes (bourgeois et quelques bureaucraties type Chine), jetés dans une mêlée épouvantable.

    Ceux qui vont le mieux s’en sortir vont être ceux qui possédent l’or. A ce titre, l’Inde hier et la Corée du sud hier, viennent de prendre une longueur d’avance sur les autres.

    La raison fondamentale du krach général commencé ce soir, c’est l’intime conviction du monde entier que décidément la bourgeoisie US n’était pas prête à payer sa côte part, à tenter de juguler la crise.

    Lorsque le monde éberlué à vue Démocrates et Républicains refuser à faire payer l’impot aux principaux responsables de la triste situation, il se sont dit comme un seul homme:

    Le Dollar n’est plus notre probléme, parce que le Dollar est mort.

    Le roi est mort, vive le roi !

  24. Il faut bien sur reconnaitre une cessation mondiale de paiement sur les dettes.
    14000=1 LES USA ne doivent rien à personne.

  25. Bonjour et bravo a Pierre Sarton du Jonchay pour cette remarquable synthese de l’evolution du systeme monetaire.
    J’approuve egalement vos recommandations et propositions de solutions, neanmoins un element majeur est ignore dans beaucoup de billets et commentaires de ce blog:
    Il n’est pas possible de reconstruire un systeme base sur le productivisme et la croissance : d’abord il est destructeur pour l’homme et son environnement et surtout la planete ne nous en fournit plus les moyens :
    La croissance du PIB/production industrielle et l’augmentation du confort materiel/consommation sont directement correles a l’augmentation de l’utiilsation d’energie.
    Le nerf de la guerre et de toute activite humaine c’est l’ENERGIE or nous avons rate il y a 30 ans l’occasion d’une transition organisee vers un monde plus efficient et moins consommateur
    Il faut donc aujourd’hui organiser la decroissance/la frugalite et la gestion des penuries urgemment et intelligemment pour eviter les guerres .
    C’est crucial pour sauvegarder la partie noble et humaine de notre civilisation et eviter a tres court terme des conflits sanglants !

    1. Ha oui, mais là, il s’agit de physique, de biologie, bref de science. Donc on n’en parle pas. C’est la base de la base ? Comme c’est amusant ce point de vue. +1

  26. @PSDJ
    De plus en plus clair et merci pour le rappel historique sur la dollarisation du monde .
    Pour les incultes (de moins en moins) comme moi, la mise en perspective participe beaucoup à la clarté.

  27. Il me semble que le slogan ‘Bretton Woods’ séme la confusion .
    C’était une négociation essentiellement entre Américains et Européens qui visait à ne pas reproduire la situation d’aprés 14-18 .
    Or aujourd’hui entre les USA et nous , ce n’est pas tant le pb de la dette qui se pose , l’Europe
    est relativement peu investie en dette US , ceux pour qui çà pose un sont les Chinois , Japonais ,Moyen-Orientaux et méme Russes .
    Ce qui nous opposent aux US est une guerre monétaire : qui a le meilleur parachute ?
    Pourrait-on envisager un plan ‘Marshall’ des BRICS , envers l’Occident ?
    Un plan qui à l’inverse de celui de Marshall aurait pour but , non pas de nous éléver au niveau
    US , mais d’accepter en douceur notre abaissement ?
    Techniquement ce n’est pas évident . Une chambre de compensation des CDS , ok , mais en
    cas de solde négatif , qui régle ? Pire : une chambre de compensation des bonds et obligations
    d’états .
    A moins que ‘Bretton Woods’ soit la maniére tradionnelle de régler la question , dévaluation
    ordonnée du $ et de l’Euro , les Brics et Moyen-Orientaux s’asseyants sur leurs réserves ?
    çà ne favoriserai pas nos rapports de voisinage avec les Russes et les Musulmans !

  28. Il faut aller plus loin qu’un Bretton Woods car les problèmes des monnaies sont presque anecdotiques à côté des problèmes de croissance au sein des Ponzi-économies modernes.

    Proposons un sommet mondial qui ferait les états généraux de la croissance économique comme modèle de développement à l’approche des limites à la croissance. Pour sauver des vies !

    Seule une telle prise de hauteur permettrait déterminer le cadre pour faire de choix intelligents tournés vers les futurs. Et le débat sur les monnaies peut très bien s’insérer dans un tel cadre.

    Peak Oil – Club of Rome
    http://www.youtube.com/watch?v=mxIINmkE2eQ

    Who Killed Economic Growth?
    http://www.youtube.com/watch?v=EQqDS9wGsxQ

    Keiser Report: Peak Everything (E169)
    http://www.youtube.com/watch?v=VvqaumuXkXQ

    1. les problèmes des monnaies sont presque anecdotiques à côté des problèmes de croissance au sein des Ponzi-économies modernes.

      C’est une affirmation. Reste un petit détail, où est la démonstration?
      Aussi, une Ponzi-économie c’est une économie qui ne peut rembourser ses dettes (principal+intérêts) qu’en prenant encore plus de dettes. En quoi les problèmes des monnaies sont ils anecdotiques dans ce phénomène?

      1. @Chris06
        Ce que PeakOil2008 voulait signifier et qu’il a deja maintes fois explique et demontre c’est que la crise economique actuelle n’est ni monetaire ni provisoire ni conjoncturelle mais structurelle: Le paradigme du monde industriel ne fonctionne pas (Ponzi scheme) car il est lineaire : est base sur la croissance infinie (par definition impossible dans un monde fini) : il n’est pas possible de reconstruire un systeme base sur le productivisme et la croissance : d’abord il est destructeur pour l’homme et son environnement et surtout la planete ne nous en fournit plus les moyens : l’ENERGIE ABONDANTE ET BON MARCHE : notre modele a echoue et se delite de partout
        Un des epiphenomenes les plus tangibles a l’heure actuelle est la crise de la dette

        Le phenomene CROISSANCE = ENERGIE et pic energetique = fin du model productiviste s’explique simplement :
        qu’est ce que la croissance economique: l’augmentation des richesses creees, que sont les richesses: la combinaison du genie humain et de la transformation des matieres et qu’est ce que la transformation de la matiere dans la societe industrielle: l’exploitation efrenee des ressources naturelles le plus souvent non renouvlables a grand renfort d’energies.
        Tout notre systeme financier et donc d’echanges repose sur les gains supplementaires a venir : c’est le principe qui sous tend le pret a interet, l’effet de levier…
        La croissance du PIB/production industrielle et l’augmentation du confort materiel/consommation sont directement correles a l’augmentation de l’utiilsation d’energie.
        Le nerf de la guerre et de toute activite humaine c’est l’ENERGIE (une correlation de l’ordre de 90-95% entre la croissance du PIB et la consommation d’energie = extreme dependance de notre systeme a la disponibilite de quantite croissante d’energie)

        L’ argent ne se mange, pas, ne remplace pas les bras ou les moteurs et donc au final c’est l’energie disponible qui compte.

        L’endettement astronomique actuel est une avance de caisse sur une promesse de gain futur : theoriquement remboursable grace au mecanisme de la croissance, malheureusement comme l’avoue enfin l’Agence Internationale de l’Energie, 30% du petrole necessaire au fonctionnement de notre monde dans les 15 ans reste a decouvir
        Moins d’energie ==> moins de creation de richesse –> pas de remboursement des dettes/ pas de croissance economique –>pas d’acces a la societe de consommation pour les populations des pays « emergents » : boom bada boom : chaos et guerre si on ne s’y prepare pas!

        or nous avons rate il y a 30 ans l’occasion d’une transition organisee vers un monde plus efficient et moins consommateur
        Il faut donc aujourd’hui organiser la decroissance/la frugalite et la gestion des penuries urgemment et intelligemment pour eviter les guerres .

      2. Si nous annulons toutes les dettes et que nous créons une monnaie de réserve digne de ce nom cela ne règle qu’à la marge notre problème avec la Ponzi-économie mondiale. Cela règle le problème de l’économie financière mais en rien le problème du manque de croissance de l’économie réelle.

        Le problème que nous avons avec l’économie réelle est autrement plus sérieux quand on sait que nos systèmes économiques sont soit en croissance soit en décroissance et que nous avons grillé les chances qui nous auraient permis de viser un état relativement stationnaire même temporaire.

        La première pyramide Ponzi qui tombe et qui nous apparait comme telle est celle de la finance mais sa chute reflète surtout notre incapacité à maintenir notre économie réelle sur les rails, notre incapacité à maintenir ce qui fut possible depuis plusieurs décennies voire depuis plusieurs siècles.

        Tous les Ponzi sont en train d’être dévoilées car le Ponzi hydrocarbure est en train de nous tourner le dos. La fin de notre capacité à exploiter toujours plus la manne hydrocarbure nous confronte à tous les Ponzi qui ont été masqués par l’abondance énergétique ; Finance, démographie, retraites …

        Pour nos économistes le problème des retraites n’en serait pas un si la croissance de l’offre en énergie nous était promise. Il suffirait de créer une armée de robots qui s’occuperait des retraités et qui feraient à peu près tout pour nous. Cela relancerait toute la machine … un temps …

        S’il est trop tard pour viser une quelconque forme d’état stationnaire pour l’économie réelle cela ne doit pas nous empêcher d’investir dans des amortisseurs bien réels qui nous permettront de sauver des vies en faisant face à l’effondrement des nombreux Ponzi qui constituent la Ponzi-économie mondiale.

      3. @Loic M.

        Nous sommes sur le même longueur d’onde.
        Il ne manque plus qu’un déclic chez certains autres.

      4. @ Loic M

        Moins d’energie ==> moins de creation de richesse –> pas de remboursement des dettes/ pas de croissance economique –>pas d’acces a la societe de consommation pour les populations des pays « emergents »

        Ouais sauf que jusqu’à présent ça ne s’est JAMAIS passé comme ça mais ça s’est toujours passé comme ça:

        Moins de ressources énergétiques (au hasard le pétrole) -> augmentation des prix de cette ressource -> moins de gens assez riches pour l’utiliser -> grande incitation pour tous à trouver une ressource de substitution plus rentable en énergie-> recherches -> innovations technologiques et/ou institutionnelles -> Création de nouveaux marchés -> Modification des habitudes de consommation et des comportements -> remplacement de la technologie obsolète ou trop couteuse -> croissance économique.

        Pour prendre l’exemple des transports, en France on est passé en 200 ans de la technologie « cheval » à la technologie « Charbon » puis à la technologie « pétrole » et enfin à la technologie « électricité ».

      5. Pour contribuer a la démo :
        http://oleocene.org/node/53

        J’aime beaucoup l’idée d’un intervenant qui parlait de l' »effet de bordure » ,tres parlant pour signifier les perturbations d’un système (éventuellement économique) qui passe en modèle fermé alors qu’il etait prévu en système « ouvert » ….. induction de vagues et de posdsibilités de résonances ……Bossa nova économique !

      6. @ Sylvain,
        Je comprends vos espoirs, malheureusement la realite maintenant tres bien etudiee par des acteurs au courant des realites geologiques et de la physique de l’energie expliquent que nous n’avons pas d’energie de rechange car aucune disponible/decouverte n’a la densite et la flexibilite du petrole
        L’electricite, l’hydrogene ne sont pas des sources d’energie mais des vecteurs qui necessitent en amont d’utiliser des energies primaires (charbon, gaz petrole)
        Remplacer les 900 millions de vehicules a combustion interne par un systeme miracle non decouvert a ce jour necessitera de toutes facons enormement plus d’energie fossile que nous n’en disposons alors que la consommation actuelle atteint deja les capacites de production et ce n’est qu’un exemple
        Les liens ci dessous vous en donneront un apercu technique concret serieux et didactique :
        http://www.zerohedge.com/article/guest-post-its-official-economy-set-starve
        http://jcbonsai.free.fr/cc/ http://www.youtube.com/watch?v=MeRTCepmkqQ
        http://www.youtube.com/watch?v=cwNgNyiXPLk
        http://en.wikipedia.org/wiki/Thermodynamics
        http://en.wikipedia.org/wiki/Net_energy_gain
        http://petrole.blog.lemonde.fr/files/2011/07/Le-Pic-P%C3%A9trolier-et-lEurope-une-situation-durgence.pdf
        http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/07/13/quelques-mauvais-signes-conference-a-normal-sup-video/

      7. @Loïc
        Bon. Votre réponse est finalement assez convenue. Outre le fait que nous ne sommes pas dans un système isolé et que nous disposons d’une source d’énergie potentielle quasiment illimitée (le soleil), votre principal argument consiste à dire que vous êtes convaincu de ce que sera la réalité dans 50 ans.
        La réalité c’est que nous n’avons aucune idée des innovations qui pourraient intervenir dans les prochaines décennies pour la simple raison que si on le savait, on les inventerait dès aujourd’hui. Bref, vous reproduisez exactement le même raisonnement que ces universitaires du début du 19è siècle qui s’inquiétait de la prolifération du crottin de cheval, vecteur d’épidémies dans les villes…

      8. @Sylvain :
        //// La réalité c’est que nous n’avons aucune idée des innovations qui pourraient intervenir dans les prochaines décennies pour la simple raison que si on le savait, on les inventerait dès aujourd’hui /////
        Le fait de croire en une résolution ou en des advenues sur des domaines que l’on ne maitrise pas s’appelle de la « foi » ou de la croyance …… Vous n’etes pas tout seul , le SCIENTISME » est la croyance dominante du monde occidental ….
        A ce niveau d’urgence , puisque meme si une « découverte » advenait , il serait trop tard pour amortir un point d’inflexion societal catastrophique , c’est de l’autisme , c’est a dire le refus d’admettre une évidence .
        Le pire c’est que cette croyance va faire le miel de nos zélites pour l’utiliser en démagogie ….avec l’aide de tous ceux qui préfèreront etre de leur coté ..par ex en faisant croire que le problème est conjoncturel et non energetique (structurel) .

      9. @Loic M.

        Ce que PeakOil2008 voulait signifier et qu’il a deja maintes fois explique et demontre c’est que la crise economique actuelle n’est ni monetaire ni provisoire ni conjoncturelle mais structurelle:

        C’est peut être ce qu’il a voulu signifier mais ce n’est pas ce qu’il a écrit et que j’ai souligné. Il a écrit que le problème de la monnaie était anecdotique alors qu’il fait partie intégrante du problème structurel dont vous parlez.
        Je vous conseille de lire par exemple ce document, qui intègre le triple phénomène du peak oil, du changement climatique et la crise de la dette et souligne la nécessité d’une monnaie de réserve internationale pour confronter les trois.
        Dire que le problème de la monnaie est anecdotique dans la conjonction de ces trois crises c »est ne rien comprendre à ce que c’est qu’une monnaie.

        Le paradigme du monde industriel ne fonctionne pas (Ponzi scheme) car il est lineaire : est base sur la croissance infinie (par definition impossible dans un monde fini)

        Quelle est pour vous la définition d’un ponzi scheme.? Vous avez l’air d’utiliser des termes sans en connaitre la signification
        Aussi, « le paradigme du monde industriel ne fonctionne pas car il est linéaire »: c’st une platitude sans intérêt.
        Aussi personne ne parle de croissance infinie cette phrase croissance infinie impossible dans un monde fini, c’est encore une platitude archi répetée et sans signification

        Le nerf de la guerre et de toute activite humaine c’est l’ENERGIE (une correlation de l’ordre de 90-95% entre la croissance du PIB et la consommation d’energie = extreme dependance de notre systeme a la disponibilite de quantite croissante d’energie)

        Il n’y a pas de corrélation linéaire. La relation entre croissance du pib et croissance de la consommation énergétique est beaucoup plus complexe que cela. Si cela vous intéresse, je vous conseille de lire cet article qui donne une bonne aperçue des données historiques.

        @peak oil

        vous pouvez utiliser le terme « ponzi » dix fois si cela vous souhaite, mais si vous ne définissez pas ce que vous entendez par là, l’utilisation a toutes les sauces de ce terme et de manière répetitive n’a pas beaucoup d’intérêt.
        Un ponzi scheme a une signification bien précise, savez vous ce que cela signifie? je ne vois pas l’intérêt de parler de ponzi ceci, ponzi cela.

      10. @Loic M :
        //////////// Il a écrit que le problème de la monnaie était anecdotique alors qu’il fait partie intégrante du problème structurel dont vous parlez. //////////:

        Il peut en faire partie sans en etre l’origine . Il en fait partie comme conséquence induiisant des interactions en feed back ….
        Si l’ hypothèse que l’origine énergétique est vraie …..a savoir par ex (en caricaturant un peu) , nous passions tres vite de 150 kw /individu à 20 ou 30 kw ….. les dégats sociétaux visibles seront économique et non énergétique ….. et il sera alors facile de faire passer des vessies démagos pour des lanternes (sans se bruler) .
        Il ne peut y avoir de gain de productivité suffisant pour contrer , voire freiner la déplétion energetique actuelle …..de plus il est a craindre que cette déplétion ait une interaction négative sur les gains de productivité passés (agriculture par ex ) , ce qui nous précipite sur des trucs exponentiels pas tristes .

      11. @Kercoz:

        Pardon ? Il semble que vous ayez raté un épisode; je viens d’expliquer qu’il était impossible de prétendre savoir ce qu’il se passera dans le futur sur la base des connaissances actuelles. Et que par le passé tous les « prédictologues » qui se sont basés sur cette méthode pour anticiper le futur se sont royalement plantés. Bref contrairement à Loïc, j’admets que je ne sais rien de ce que nous réservera le futur et c’est moi le croyant ? Alors vous êtes gentil mais vos qualificatifs (« autisme ») à mon encontre, vous vous les gardez, surtout si c’est pour produire derrière une argumentation aussi pauvre que: « les gens sont idiots ou complices ».

        C’est un peu la paille et de la poutre cette histoire; la croyance est bien ce qui caractérise les décroissants dont le seul et unique argument est de dire qu’ils sont persuadés de savoir ce que le futur nous réserve !

      12. @Sylvain :
        Autiste n’est pas une insulte , mais une déficience physiologique ou , par extention , un comportement sociétal refusant de « voir » une réalité physique (réelle) présente ou a venir .
        Ce qualificatif ne vous vise pas . Nous sommes tous « scientistes  » culturellement (la science gagne toujours a la fin depuis la maternelle) ….

        //////////////// Pardon ? Il semble que vous ayez raté un épisode; je viens d’expliquer qu’il était impossible de prétendre savoir ce qu’il se passera dans le futur sur la base des connaissances actuelles.////////////
        S’il est effectivement impossible de prévoir l’avenir , …les chiffres sur l’énergie , les dynamiques de la demande et de l’offre actuelle , permettent qd meme de conjecturer l’avenir a moyen terme …les courbes actuelles montrent pour 20 ans , 1 milliard de voitures en chine et autant en Inde ….le premier technicien venu vous dira qu’il y aura obligatoirement un point d’inflexion ds la courbe …et un point d’inflexion en terme sociétal , c’est assez cata ….
        C’est ce qui permet d’affirmer une situation cata econo energetique a conséquence sociétale forte …meme si au début de la depletion (en ce moment) , une pauperisation accrue permet de camoufler ces délitements et permet d’imputer a l’économie les raisons du problème .

      13. @Kercoz,,

        Il en fait partie comme conséquence induiisant des interactions en feed back ….

        c’est du blabla, comment savez vous si c’est une conséquence ou une cause?

        Si l’ hypothèse que l’origine énergétique est vraie

        pourquoi est ce soit l’un soit l’autre, vous ne pensez pas que nos problèmes puissent avoir de multiples causes? J’avais montré le calcul il y a quelques semaines sur un autre fil, l’augmentation de la facture énergétique mondiale (consommation énergie primaire x prix unitaire équivalent pétrole) sur les quarante dernières années (juste avant le premier choc pétrolier) représente sur l’ensemble de cette période moins d’un tiers de l’augmentation de la dette mondiale. De plus, qui parle de prix parle de monnaie. Comment dire que le problème de la monnaie est anecdotique?
        Pour les peakoilistes, LA cause s’est la rârefication du pétrole, pour les monétaristes, LA cause c’est la monnaie. J’en ai ras le bol de toutes ses interprétations mono-causales!

        Le problème de la monnaie est un problème structurel majeur, au même titre que le problème de l’énergie. Dire que l’un est anecdotique et que l’autre non ou vice versa, c’est vouloir se confiner au dogmatisme.

      14. Chris:
        //// c’est du blabla, comment savez vous si c’est une conséquence ou une cause? ///
        Moi , je ne vous insulte pas .
        Je me réfère a des sites comme oil drum ou oléocène ou les intervenants sont d’un niveau suffisant pour etre suffisemment crédibles …..Et ou ds chaque domaine (nuke , petrole , chatbon, , éolienne , h2 , etc … (j’ajoute que j ‘ ai bossé 30 ans comme expert énergétique /apave véritas etc ..) …pour montrer sinon démonterer qu’il n’ y a pas d’espoir de remplacer une énergie bon marché et que la décroissance actuelle est de l’ordre de 3% /an et que si vous et MOI ne sentons pas trop de problèmes c’est grace a la paupérisation accrue des jeunes etc … … le tout est d’en etre lucide ..meme qd on en bénéficie …

        ///// pourquoi est ce soit l’un soit l’autre, vous ne pensez pas que nos problèmes puissent avoir de multiples causes? ////
        Parce que c’est faux et que cette « multiplicité  » vous arrange ….elle vous permet (comme a moi) de faire perdurer un modèle ou nous ne sommes pas « encore » ds le wagon des « perdants » en prétendant qu’il suffit de modifier les règles (conjoncturelles) pour résoudre un problème structurel .
        Ce « déni  » (que je ne vous reproche pas puisqu »il est majoritaire, sera bien sur utilisé pour « forcer » un modèle consumériste …… et un paysage de + en + kaki .

      15. @Chris06

        Merci de me pousser à préciser ma pensée sur la famille Ponzi … une pensée qui reste encore à préciser.

        Définition d’une pyramide de Ponzi: Le système fonctionne tant que la pyramide grandit et qu’il y a suffisamment de nouveaux investisseurs pour financer les anciens investisseurs. A défaut la Pyramide s’écroule, le système explose, et tous les derniers investisseurs perdent la totalité de ce qu’ils ont investi.

        Sans vouloir détourner le concept de la pyramide Ponzi je pense comme d’autres que ce principe est bien plus général que la seule arnaque financière à laquelle il fait allusion.

        Les civilisations sont des pyramides de Ponzi car une civilisation a tendance à attirer tant qu’elle présente l’image d’un système qui fonctionne bien. De plus en plus d’éléments rejoignent le système pour bénéficier des avantages qu’il procure ce qui crée une rétroaction positive constructrice. Dès que la civilisation ne présente plus une attractivité suffisante, la civilisation n’attire plus assez d’éléments que pour se maintenir et du coup elle bascule de logique, des éléments lui échappent ce qui crée une rétroaction positive destructrice. Une logique stationnaire ne pourrait être imaginée que quand on a économisé en période de croissance des potentiels de croissances pour un usage ultérieur, histoire d’avoir des marges pour se maintenir.

        Les civilisations sont des pyramides de Ponzi car elles ne fleurissent et ne se portent bien que quand elles sont en mode croissance, mais voilà leur croissance signe aussi leur perte car cette croissance leur facilite le présent tout en compliquant le futur. A ce sujet on peut penser à ce que le Bouddha disait, à savoir que « Tout ce qui nait est appelé à mourir », et dans le même sens on peut dire que « Tout ce qui croît est appelé à décroître ». C’est l’interdépendance des contraires dans la durée ou le lien de cause à effet. Et plus proche de chez nous, l’adage populaire « On n’a rien sans rien ».

        Exemple du Ponzi Civilisation – Dubaï
        Civilization is a Ponzi scheme
        http://www.youtube.com/watch?v=9qWIczCMVXU

        – Ponzi démographique général (de plus en plus attire et nécessite de plus en plus … et ce jusqu’au point où c’est l’inverse qui se produit … sauf coup de bol qui permet de gravir encore quelques échelons).

        On ajoute des hommes car c’est dans notre nature et qu’idéologiquement on considère que la démographie apporte une plus value à l’humanité, mais parfois on se retrouve avec une demande trop grande par rapport à une offre trop petite et des tensions apparaissent. On peut être confronté à un manque de terres arables par rapport une demande en travail qui ne peut plus être satisfaite. Le système est menacé par les tensions qui le traversent et qui peuvent le mener à l’effondrement. Dans ces conditions il peut limiter la casse ou tenter de repousser le problème quitte à se dire qu’il va le régler plus tard au risque de l’aggraver. Imaginons que l’on lance quelques explorations et que, coup de bol, l’on découvre un nouveau monde, et bien le système est sauf et trouve assez de potentiel de croissance que pour repousser son problème auquel l’a mené sa croissance. Imaginons que l’espace ait été colonisé dans son ensemble et qu’il n’y ait plus de nouveau monde à explorer mais que l’on trouve une ressource énergétique qui nous permette, coup de bol, de faire deux fois plus avec deux fois moins, et bien le système trouve assez de potentiel de croissance que pour repousser son problème de croissance.

        – Ponzi énergétique (bois, charbon, pétrole – jusqu’à preuve du contraire le nucléaire joue à la marge dans le mix et il ne faut pas perdre de vue que c’est un sous produit du pétrole).

        “Si je vous disais « donne moi un baril de pétrole aujourd’hui et dans un mois et demi je t’en donnerai un et demi en retour » je serais en train de faire le même deal que Mr Ponzi. Cela dit grâce au Retour sur l’Energie Investie (EROIE) du pétrole des années 1920, j’aurais pu mener à bien ma promesse. J’aurais pu utiliser l’énergie d’un baril de pétrole pour forer un puits qui m’aurait rapporté 100 barils de pétrole pour chaque baril que j’aurai investi dans le travail d’extraction (à l’époque l’EROIE des USA était de 100:1).

        Is Industrial Civilization a Pyramid Scheme?
        http://www.hnn.us/articles/47330.html

      16. Qu’est ce qui a existé en premier ? L’économie financière ou l’économie réelle ?

        Qu’est ce qui conditionne le plus l’autre ? L’économie financière ou l’économie réelle ?

      17. @ Kercoz:

        Encore une fois vous ne répondez pas à mon argument, vous tombez exactement dans le piège que je dénonce chez les décroissants: vous extrapolez le futur sur la base des connaissances actuelles, on ne peut pas prédire l’avenir en prolongeant des courbes sur des graphiques de production et de consommation ! L’histoire regorge de prédictions basées sur ce genre de raisonnements fallacieux.
        Au 17è siècle, les gens pensaient que les déplacements rapides et sur de grandes distances pour tous étaient impossibles, parce qu’il fallait beaucoup de chevaux et qu’on avait pas assez de pâturage pour en nourrir une telle quantité. Ces gens-là se sont plantés parce qu’ils raisonnaient avec leurs connaissances et leurs technologies du moment; exactement comme vous!

        Leurs descendants ont trouvé un moyen de ne plus poser le problème en ces termes et il se pourrait très bien que ce soit nos descendants qui résoudront un jour notre problème énergétique qui nous paraît si insoluble. Et il y a même de grandes chances que les générations suivantes soient bien mieux armés que nous pour cela…

      18. @sylvain.

        Se battre pour l’imprévisibilité absolue est tout aussi aberrant que de se battre pour la prévisibilité absolue. Ces deux positions sont dogmatiques. On peut prévoir certaines choses avec une certaine probabilité dans les grandes lignes mais pas dans le détail, et ce type de prévision nous permet parfois de faire des choix intelligents. De toute façon le problème n’est plus là, le problème est que le pic pétrolier c’est maintenant et que la majorité ne le voit pas. Ca doit être l’effet loupe ou l’inertie.

      19. @Sylvain :
        //// il se pourrait très bien que ce soit nos descendants qui résoudront un jour notre problème énergétique qui nous paraît si insoluble./////

        Que voulez vous que je vous dise , …s’il se pourrait ! …..prions mon frere pour qu’il se puisse .

      20. Peak.Oil.2008:
        Se battre pour l’imprévisibilité absolue est tout aussi aberrant que de se battre pour la prévisibilité absolue. Ces deux positions sont dogmatiques. On peut prévoir certaines choses avec une certaine probabilité dans les grandes lignes mais pas dans le détail, et ce type de prévision nous permet parfois de faire des choix intelligents. De toute façon le problème n’est plus là, le problème est que le pic pétrolier c’est maintenant et que la majorité ne le voit pas. Ca doit être l’effet loupe ou l’inertie.

        Mais moi je ne me bat pour rien du tout ! Hormis le côté environnemental qui est un autre problème, il y un outil fondamental de l’économie et qui permet la transition en limitant les phases de chaos c’est le prix. Le jour où il n’y aura plus assez de pétrôle, que le gasoil sera à 50 euros le litre et qu’un vol vers New-York coutera 3 ans de SMIC, les gens s’en seront aperçu depuis longtemps et auront déjà commencer à modifier leurs habitudes. Et alors ? Ils ne voyageront plus en avion ou en voiture. Ils iront au boulot à pied ou bosseront depuis chez eux. Et ils trouveront toujours de nouveaux besoins à satisfaire que d’autres s’efforceront de trouver quoi les satisfaire. La vie continuera.

      21. @Kercoz,

        Je me réfère a des sites comme oil drum ou oléocène ou les intervenants sont d’un niveau suffisant pour etre suffisemment crédibles …..Et ou ds chaque domaine (nuke , petrole , chatbon, , éolienne , h2 , etc … (j’ajoute que j ‘ ai bossé 30 ans comme expert énergétique /apave véritas etc ..) …pour montrer sinon démonterer qu’il n’ y a pas d’espoir de remplacer une énergie bon marché et que la décroissance actuelle est de l’ordre de 3% /an

        Je lis the oil drum quotidiennement depuis des années, site dont j’admire la qualité des analyses et des interventions, et je vous défie de trouver un article qui démontre que les problèmes monétaires sont une conséquence des problèmes énergétiques. Et, s’il vous plait, restez sur le sujet, c’est vous qui affirmez que les problèmes monétaires ne sont qu’une conséquence des problèmes énergétiques, ne changez pas la discussion en parlant du fait qu’il n’y a pas d’espoir de remplacer une énergie bon marché (affirmation avec laquelle je suis d’accord mais qui n’entraine absolument pas que les problèmes monétaires sont une conséquence des problèmes énergétiques!).

        Parce que c’est faux et que cette « multiplicité » vous arrange ….elle vous permet (comme a moi) de faire perdurer un modèle ou nous ne sommes pas « encore » ds le wagon des « perdants » en prétendant qu’il suffit de modifier les règles (conjoncturelles) pour résoudre un problème structurel

        Voilà, toujours la même chose, affirmation péremptoire, pourquoi nos problèmes ne peuvent ils pas avoir de multiples causes, parce que « c’est faux », c’est Kercoz qui le dit!
        Et pourquoi dites vous que cela m’arrange? Croyez vous que le fait que nos problèmes puisse avoir de multiples causes signifie qu’il ne faut pas les traiter? J’ai du mal à comprendre votre raisonnement, en quoi dire que nos problèmes structurels sont d’origine monétaire et énergétique signifie t’il qu’il suffirait de modifier les règles conjoncturelles pour les résoudre?

      22. @Peak Oil,

        Qu’est ce qui conditionne le plus l’autre ? L’économie financière ou l’économie réelle ?

        Le problème aujourd’hui c’est que justement, c’est l’économie réelle, disons la production et la distribution de bien et services, qui est conditionnée, asservie, à la finance, alors que cela devrait être le contraire. Il s’agit bien là d’un problème structurel majeur qui n’est à priori pas la conséquence du problème énergétique qui vous préoccupe mais qui y contribue grandement.

    2. Merci Loic
      Evidemment, sans croissance énergétique pas de croissance économique ni remboursement d’intérêt financier, d’où crise financière.
      Il ne nous reste plus que de remplacer l’intérêt financier par l’intérêt énergétique et changer radicalement de société.

      1. Taxer l’énergie et pas le travail (surtout quand il est manuel). Taxer la rente financière.
        Et surtout investir dans une bonne paire d’amortisseurs !

      2. Taxer l’énergie à la place de la main d’oeuvre, j’en parlais dans mon site, mais depuis lors, j’ai évolué.
        Il faut aller plus loin en supprimant la rente financière en commençant par les productions capable d’économiser l’énergie, l’économie d’énergie devenant la rente.
        C’est un changement de système de pensée.
        D’autre part il n’est pas dit que la taxe sur la consommation d’énergie sera reversée en vue d’économiser l’énergie, ce qui ne signifie pas que je sois opposé à la taxe sur l’énergie et la rente financière.
        Merci pour votre explication sur le Ponzi, cela n’existe pas dans la nature .

        Et surtout investir dans une bonne paire d’amortisseurs !

        Que voulez vous dire par là.

      3. @Michel Lambotte :
        Je me permets de répondre :
        La pluspart du temps on confond suspension et amortisseur …… La suspension c’est le ressort qui absorbe le choc et vous evite de traverser le plafond de la voiture ..l’amortisseur c’est generalement un vérin qui empèche un système oscillatroire de persister …..
        Ds ts les systèmes physiques ou éconmiques , il est nécessaire d’amortir ces phénomènes oscillatoires qui peuvent meme entrainer des « résonances » dévastatrices ….
        En général il faut instituer un outil qui freine /absorbe les optimum , maxi et mini .
        Les gens qui ont bossé sur les systèmes asservis connaissent ces contraintes (diagramme de Bode etc … )..mais ces feed back que l’on maitrise font croire a la maitrise de la complexité des systèmes differentiels …ce qui est faux .

    3. pour cela il faut du temps, c’est ce que donne un Bretton Woods, on peut pas demandez aux gens ne souhaitez plus de voiture, etc….
      Mais le choc que provoquerai cette rencontre (et cette affirmation, nous ne sommes pas solvable) permettrai à d’autres idées de sortir de la marge.
      le chemin critique commence par découper les taches difficiles en tache plus simple et à les solutionner une par une, celle là est déjà énorme, alors si on lui greffe trop de trucs, on la réduit au néant.

      1. @Sylvain

        Désolé de vous contredire, mais avez-vous entendu parlé du club de Rome et plus récemment des synthèses du GIEC sur les travaux de modélisation. Il y a deux étapes dans une modélisation. 1) on fait des hypothèses et on échaffaude des scénarios. Il vous manque juste le deuxième point que voici : 2) On mesure la réalité dans le temps, et on compare avec le modèle. Il y a même un troisième point. 3) On affine le modèle compte tenu des observations collectées. Le résultat, c’est que même pour quelque chose qui VOUS paraît extrêmement compliqué, comme le climat, les modèles sont corrects, et les scénarios… optimistes par rapport à la réalité mesurée a posteriori, soit sur une période de… 40 ans.
        Autre chose, malgré le talent de nos ingénieurs, nous gagnons 1% de rendement énergétique par an depuis trente ans. Soit 30% d’énergie en moins en trente ans pour produire un point de PIB. Le pragmatisme vous impose de considérer en première approche que nous ferons vraisemblablement de même pour les trente prochaines années. Je suis surpris que votre scepticisme ne vous ait pas conduit à vous renseigner davantage. Vous pouvez commencer par manicore.com.
        Cordialement.

    4. Quelques faits laissent perplexes . On sait que les Us basent leur monnaie sur le pétrole , ou
      plutot qu’ils se servent du pétrole pour leur monnaie . Il y a donc un rapport .
      On découvre que le Gaz Russe fait bien l’affaire aussi , bien que non vendu en $ . Maintenant on nous fait du gaz de roche US . Nonobstant que les réserves de charbon sont ultra-suffisantes et qu’on peut faire tourner un diesel avec de la poussiére de charbon . çà pollue , mais on peut trouver des solutions .
      Il y a l’huile aussi , végétale , comment se fait-il que l’huile au super-marché se vende au méme
      prix que le litre de gazoil alors qu’elle revient beaucoup moins cher . Je vois beaucoup d’iles à
      cocotiers , dont les cocos se perdent devenir des émirats dans cette perspective …
      Rien que l’huile de friture au lieu d’étre jetée bétement …
      Nos centrales thermiques , rien que les nucléaires , perdent stupidement le tiers de l’énergie
      en se refroidissant , peut étre faudrait-il dire en polluant thermiquement les riviéres .
      Soyons sérieux , l’énergie est un pb sérieux , mais n’est pas le fondement de la monnaie ,
      la base de la monnaie c’est le travail humain et l’énergie n’a d’importance que par rapport à lui .

  29. LE 17 SEPTEMBRE 2011 OUVERTURE DES ETATS GENERAUX DES PEUPLES

    BRUXELLES :

    Marche pacifique des indignés vers Bruxelles

    Cette marche vers Bruxelles a pour but de réclamer la démocratie directe en Europe. Elle dénonce le monopole des technocrates non élus, des oligarchies politiques qui détiennent tous les pouvoirs et elle exige leur départ. L’arrivée à Bruxelles est prévue le 17 septembre 2011.

    La marche en cours au quotidien, dans les villes et villages du sud ouest de la France:

    http://roadtobrussels.blogspot.com/

    Pour nous contacter : roadtobrussels@gmail.com

    NEW YORK :

    APPEL A OCCUPER en peramanence LE QUARTIER DE WALL STREET a partir du 17 Septembre 2011

    August 2nd General Assembly on Wall Street

    Published 2011-07-26 04:44:01 UTC by OccupyWallSt

    From: New Yorkers Against Budget Cuts
    The people who brought you the Bloombergville Occupation.
    isham.christie@gmail.com

    In response to the Sept. 17th Occupy Wall St. call, we decided to incorporate the organizing for the event with a New Yorkers Against Budget Cuts General Assembly on Wall St. on Aug. 2nd. In order to build the Sept. 17th call, we will use this opportunity to have the first NYC meeting for the Sept. 17th event.

    Here is the link to the facebook event: http://tinyurl.com/4y8qczk

    https://occupywallst.org/

  30. @PSDJ,

    La fin du système financier fondé à Bretton Woods intervient symboliquement le 2 aout 2011. Les États-Unis ont reconnu qu’ils n’avaient pas et n’auront jamais les recettes fiscales suffisantes pour réaligner leur dette fédérale avec la croissance réelle des revenus des contribuables étatsuniens. Il faut donc reconnaître une cessation mondiale des paiements sur les dettes.

    La fin du système financier fondé à Bretton Woods intervient symboliquement le 15 Août 1971 quand Nixon suspendit la convertibilité du dollar en or.

    Et où avez vous vu que les Etats Unis ont « reconnu » le 2 Août 2011 qu’ils n’avaient pas et n’auront jamais les recettes fiscales suffisantes pour réaligner leur dette fédérale avec la croissance réelle des revenus des contribuables étatsuniens?

    C’est peut être vous qui avez « reconnu » cela le 2 Août, je n’en sait rien. Je pense qu’il y a pas mal de monde qui avait « reconnu » cela il y a déjà pas mal de temps puisque à part cinq années entre 1995 et 2000 cela fait presque 30 ans que la dette fédérale croit à rythme très nettement supérieur à la croissance réelle des revenus des contribuables américains.

    De plus, le fait que la dette publique croit à un rythme nettement supérieur à la croissance réelle des revenus des contribuables n’a rien de spécifiquement américain, puisque c’est la même chose pour la zone euro, le royaume uni, le japon, c’est à dire les émetteurs des quatre principales monnaies de réserve mondiales, le dollar, l’euro, la livre et le yen.

    S’il n’est procédé à aucun calcul négocié des dettes mondiales non remboursables, le dollar va s’effondrer pour réajuster toutes les créances en dollar à la valeur réelle de la production étatsunienne. La disparition de la confiance dans le dollar obligera les Étatsuniens à régler leurs importations uniquement par des exportations et à obtenir des crédits dans les monnaies dont les échanges sont équilibrés ou excédentaires.

    pourquoi croyez vous que toutes les créances en dollar vont être réajustées à la valeur réelle de la production étatsunienne et pas aussi toutes les créances en euro, livre et yen à la valeur réelle de la production de la zone euro, du royaume uni et du japon?
    Pourquoi faites vous un cas spécifique du dollar et pas des quatre principales monnaies de réserve?
    Et pourquoi croyez vous que la confiance dans le dollar va disparaître soudainement? A cause du 2 Août? Pourquoi? Vous croyez que les principaux détenteurs de titres en dollar ont attendu le 2 Août pour se rendre compte de ce que vous semblez reconnaître aujourd’hui?

    Il n’existe aucune raison de faire du 2 Août une date symbolique, « la fin du système fondé sur Bretton Woods », « la mort du dollar » ou je ne sais quoi d’autre de sensationnel.

    Mais là où je vous rejoint c’est qu’il existe de nombreuses raisons pour convoquer un nouveau Bretton Woods. Et vu que cela fait déjà belle lurette que tous les arguments des monétaristes, Milton Friedman en tête, en faveur du régime des changes flottants en vigueur depuis 40 ans, ont été démontés, il est grand temps de le convoquer, ce nouveau Bretton Woods. Mais évitons de sombrer dans le sensationnalisme du 2 Août qui ne fait que dénaturer l’importance de ce que vous avez à dire..

    1. @chris06,
      Votre commentaire est pertinent. Cela dit, nous communiquons entre nous et avec le monde par les sensations. C’est exactement ce qui cloche actuellement. Nous n’avons plus la signification de nos sensations. Pendant que certains voient la décomposition de notre civilisation, les autres disent que tout se passe normalement comme prévu. N’y a-t-il pas un bug de sensation ?

  31. Bel article, merci. Dommage sur la fin:

    « des gouvernements puissants, lucides et responsables doivent déclarer leur système bancaire en faillite. (…) Le néo-libéralisme marchand (…). Ou bien il s’acharne jusqu’à la destruction totale, ou bien il reconnaît sa défaite. »

    Vous croyez encore au Père-Noël ? Ça sera la révolution ou la guerre.

  32. « La croissance mondiale non régulée du crédit offre une liquidité meilleur marché aux autorités publiques que la négociation budgétaire de la fiscalité. »

    L’argent emprunté sur les marchés est moins cher que celui que crée la Banque centrale d’un pays, en France par exemple, avant que le malfaisant Balladur fasse voter la loi de 73 ?…Je n’y crois pas une seconde.

    1. Non, ce qu’il veut dire c’est qu’il est plus rentable pour un politicien de promettre et ensuite emprunter l’argent pour ladite promesse, que de négocier avec tous les protagonistes et vivre avec les moyens dont on dispose : il est plus facile d’emprunter au marché que d’augmenter les impôts.

      En d’autres termes, l’effondrement de la finance internationale est en fait une crise politique, et pas économique. C’est le principe de la « démocratie représentative » qui est en cause, car il jette les politiciens automatiquement dans les bras des banquiers (à cause des médias que ceux-ci possèdent et contrôlent).

      La solution sera le tirage au sort des citoyens : c’est le Plan-C

      1. L’autre solutions,c’est que le gouvernement emprunte directement à sa banque Nationale et Nationalisée,pour orienter le Crédit vers l’économie réelle . C’est ce système que nous avions à la sortie de la 2eme Guerre mondiale,la France était en ruine et cela a très bien fonctionné jusqu’à cette loi de 73 effectivement. En 66,Jean Yves Haberer,qui travaillait au ministère des Finances avait déjà agit dans le sens de la dérégulation financière.En 86,alors qu’on était passé au système de « Banque Universelle »,on avait aboli la loi 45-15 en 84,c’est à dire la loi qui séparait les activités des Banques d’affaires des banques de dépôts et des caisses d’assurances,on retrouve Mister Haberer gentiment à la tête de BNP,évidemment devenu Banque Privée entre temps,amusant non?
        « Tout a mal tourné à cause du Borgia-Gentilhomme »,disait De Gaulle,il parlait alors de Pompidou…

      2. @Cv

        Tout a mal tourné à cause du Borgia-Gentilhomme »,disait De Gaulle,il parlait alors de Pompidou…

        Ha ha ha…

        Petite bassesse d’un fils de famille de grand bourgeoisie-ex noblesse d’épée quelque peu déclassée contre un fils méritant de toute petite bourgeoisie nouvellement promue… N’empêche que c’est bien le grand Charlot qu’est allé le chercher le Pompon, en 58 pour en faire son chef de cabinet et son homme de cpnfiance, puis son premier « vrai » premier ministre en 62 (on peut pas décemment considérer le pauvre Michel D comme autre chose que quantité négligeable, tout au plus un honorable député-godillot à parachuter le plus loin possible, à la Réunion par exemple).
        Mais bon, c’est bien Pompon qui lui sauve la mise en 68 au vieux, et se prend Markovic dans les dents dans la foulée… Ah les bonnes manières chez les de Gaulle, c’était juste pour la vue, et de très très loin, et avec une pince à linge, rapport à l’odeur, genre fromage corse bien au chaud dans un SAC, l’odeur.

      3. Quelques rectifications:
        Jean yves Haberer est PDG de BNP en 82.
        L’abrogation de la loi 45-15 et la mise en place de la « Banque Universelle »,c’est en 84.
        La privatisation de la Sociéré Générale en 86,et de BNP en 93.
        @ Vigneron,
        Y a pas eu qu’du bon dans la politique de De Gaulle,comment peut on penser des choses pareilles?
        C’est vrai quoi,la France-Afrique,c’était vraiment super,non?
        Et le coup du SAC,t’as pas aimé? Ben oui mon vieux,c’est aussi ça l’histoire de France,qu’est ce tu veux qu’j’te dise,l’Gaulois ça a souvent les deux pieds dans la merde…
        N’empêche que le programme du CNR de 45,c’est quand même autre chose que la Merde qu’ils sont en train de nous concocter.Je sais,je sais,avant y a eu la crise de 29,l’avènement du fascisme en Europe,la Seconde Guerre Mondiale.Qu’est ce qu’y te dit qu’ils ne vont pas en remettre une couche,mais là à beaucoup plus grande échelle,hein….?

      4. @CV,
        Votre solution est un sophisme. C’est sûr qu’une banque centrale peut prêter à l’État ce qu’il veut au prix qu’il veut puisque l’État est dépositaire de la loi qui définit le crédit. Mais à quoi cela sert-il de prêter ce qui ne sera pas produit ? Quand l’État emprunte, il lui reste à obtenir une production de biens et services réels correspondants aux dépenses qu’il engage. L’inflation des années 70 a révélé les anticipations erronées des États sur ce qu’ils étaient réellement capable de produire.

      5. @Cv

        J’espère que t’es meilleur pour ton cv que pour celui d’Haberer ou de Paribas. En 82 comme en 86 Paribas était juste le fleuron des banques d’affaires françaises, nationalisée par Mitterrand et privatisée par Balladur/Chirac en 87. BNP-Paribas c’est seulement 2000 avec l’OPA lancée par la BNP de Pébereau et réussie avec le renfort de Bébéar…
        Sur de Gaulle, demande toi qui a bloqué cette société pendant les onze ans de son règne dont quatre de pleins pouvoirs, qui est allé chercher des Pompidou, des Giscard, des Messmer, des Chirac, des Balladur, des Pasqua et tutti quanti pour l’accompagner d’abord et terminer sa Grande Œuvre ensuite ou qui nous a légué une Constitution qui finit par nous foutre un Sarkozy sur le trône cinq ans après un le Pen-Chirac…

      6. « le mangeur de raisins verts » à 20h56

        à lire et relire :
        du pur Montaigne!

        si, si, » il » est trés proche de Montaigne, parait-il !….

      7. @ Mr Pierre Sarton du Jonchay,
        Oui vous avez raison,cela demande effectivement une stratégie de l’investissement et du Crédit absolument rigoureux de la part de l’Etat, en terme du futur résultat productif et des besoins réels.Pour cela et par ailleurs,Il me paraît indispensable que les citoyens puissent contrôler ce type de stratégie,soit pour empêcher toute dérive de type « électoraliste »,de « conflit d’intérêt »ou d’aristocratie « républicaine ».
        Mais enfin,cette histoire d’inflation a bien été ce gros chantage exercé par les puissants pour faire accepter aux populations la perte du droit régalien de l’Etat a émettre le Crédit dans son rôle protecteur vis à vis de l’intérêt général.Si vous indexez les salaires à l’inflation par exemple,ce problème n’en est pas vraiment un.La balance commerciale?C’est plutôt bon pour les exportations.Si,cela pose problème à ceux qui ont des avoirs financiers importants évidemment, tout ça perd de sa « valeur »,autant dire que l’inflation n’emmerde que les gros capitalistes et en gros la classe dominante,c’est un choix d’ordre politique et démocratique au final,où vous situez-vous?Actuellement,le problème c’est l’hyperinflation,c’est Weimar à l’échelle du monde…
        @ vigneron,
        Excuse moi,je vois bien ce que tu dis,et je n’suis pas loin d’être d’accord avec toi,mais on a l’histoire que l’on a et je n’suis pas de ceux qui veulent jeter le « bébé avec l’eau du bain ».Il me semble plus judicieux au regard de ce qui c’est passé,de trier le « bon grain de l’ivraie »,non?
        le problème avec la cinquième république,c’est justement ce système de pouvoir pyramidal,il devrait être indispensable d’abolir ce truc historique consécutif a l’ineptie de la 4eme république.Introduire une vraie horizontalité dans les prises de décision et donc un vrai contrôle démocratique.Faut quand même pas oublier la merde qu’était la 4eme république, l’Empire Français et sa politique coloniale,les Guerres d’Indochine et d’Algérie etc…il est indéniable pour moi(je précise),que la cinquième dans son imperfection,ait pu apporter de meilleurs « hospices » dans l’ensemble au vue de l’histoire…
        A quand la Sixième?

      8. hospices

        notion d’hospitalité, accueil ( des personnes âgées, des plus démunis)
        [ un brin de CNR, en somme]

        ou auspices:
        sous d’heureux auspices ( présages)

        la V° République est la muleta du toro des vignes : il en perd son Montaigne, hélas !
        la haine la plus brute le saisit . Il ne l’a guère connue ( à 5 ans, même « sur-doué »…heu …),
        mais il est certain que la V°République ne plait pas aux USophiles, ni aux banquiers sans mesures. Sous sarko-one et , je l’espère der, la République, dans le sens chose publique n’existe plus : il est donc aisé de critiquer une chose totalement dévoyée, qui n’est plus que l’inverse d’une République : une ploutocratie fascisante.
        (entendu un bout d’émission, sur une partie de LLOPSI, avec surveillance organisée des voisins au moindre « suspect », et dénonciation éventuelle ( et ce, non, de façon bienveillante, informelle et conviviale, ce qui a toujours eu lieu hors grandes villes ), mais actée dans la loi =) nous ne sommes pas loin des milices privées ! / mais, comme ça se fait aux USA, allons y !
        :
        cela nous avait bien choqués, dans le groupe US où j’ai bossé, car, en direct des USA sur nos ordi : conseil de surveiller les collègues, et de faire de la délation si comportement jugé non « corporate » =) à l’époque, il y avait eu rébellion des français, et blocage du système informatique !

        ce n’est pas la V° qui nous a plantés … mais le neolibéralisme déchaîné …

        la VI° sera la bienvenue, si …si …, elle permet de stopper les catastrophes liées à la ploutocratie, si le Peuple peut s’exprimer ET être entendu : referendum non détourné, pour ne pas dire « violé ».

  33. Vu la tournure des événements , il n’y aura pas besoin de se démener pour faire accepter une réunion financière mondiale , elle aura lieu maintenant très vite , à la demande de tous les chefs d’états du monde avec à leur tête les chinois et ce sera même les pays occidentaux qui vont appeler au secours les brics.
    Autour du 15 Aout.

  34. Je n’suis pas d’accord avec vous,
    Les accords de Bretton-Woods de 1944,étaient bien ceux que FDRoosevelt avaient conçus dans le cadre d’ un vrai système de Crédit,c’est à dire lié au vrai système Américain d’économie Politique.Le rôle du FMI et de la Banque Mondiale était conçu dans ce sens.Il s’agissait alors d’un New-Deal à l’échelle du Monde,ce qui n’a rien à voir avec la vision de Keynes qui lui restait monétariste dans sa conception de l’économie.Le problème n’est pas que le Dollard soit la monnaie d’échange au plan international,le problème c’est que cette monnaie ne soit pas investie réellement sous forme de crédit dans l’économie réelle.
    Truman,très lié aux intérêts de Wall-Street ,à la mort de Roosevelt,a malheureusement totalement changé l’orientation initiale des accords de Bretton Woods.
    Le problème c’est le monétarisme,qu’elle qu’en soit sa dimension(nationale,européen,ou mondiale).Regarder l’euro,par exemple,on est toujours dans le monétarisme jusqu’au cou.
    Et je ne vous parle même pas du projet « National-Monétariste »,de marine Lepen,on croît rêver….

  35.  »La différence majeure de la grande crise du XXIème sur la grande crise du XXème est l’intégration financière et la disparition des nationalismes totalitaires. Les guerres ne sont plus nationales mais financières. Les fractures ne sont plus entre les nations mais entre les élites financières et leurs débiteurs. Les premiers mesurent et allouent les ressources et les seconds – salariés et entrepreneurs indépendants – produisent, obéissent et consomment. »

    Vrai. Mais il faut ajouter aujourd’hui le fait que nous sommes devant la diminution généralisée des ressources et la dégradation du milieu de vie, air et eau, par la pollution et les changements climatiques. ( propos maintes fois évoquée mais pas encore suffisamment ).

    Bien que M.Paul en est fait mention brièvement dans un de ses derniers flash.

    C’est une réalité absolue à laquelle on ne peut échapper mais qu’on n’oublie dès que mentionner faute d’une prise de conscience suffisante pour vraiment en analyser les conséquences et les façons de CHANGER le systèmes pour faire face à ce phénomène.

    Bretton Woods c’est exactement comme au jeu de Monopoly, où le dernier joueur possède tout et pour continuer le jeux on redistribue les cartes et monnaie de papier, ce n’est qu’une façon de relancer le capitalisme basé sur la croissance et l’exploitation des ressources avec des règles qui seront contournés comme toujours.
    La différence cette fois c’est que les ressources en diminution seront de plus en plus dispendieuse à exploiter et se feras au mépris des règles les plus élémentaires de protections de l’environnement, relancer le système de cette façon c’est tout simplement un autre pas vers un cul de sac que vous ne voulez pas voir.
    Il y aura changement lorsque la masse critique des CHANGEURS sera suffisante pour faire viré le paquebot planétaire, après combien de dommages? ? ?

    Notre capacité à tous de vraiment saisir les enjeux et d’agir en conséquence dans des délais optimales est vraiment évaluable ici, quel votre appréciation?

    Finalement êtes vous CHANGEURS où RELANCEURS ?.

  36. à Pierre Sarton du Jonchay
    « L’anticipation de déficits de la balance des paiements dans une monnaie fait monter la prime de change de la monnaie jusqu’à ce que la disparition des acheteurs primaires du change oblige à dévaluer. L’anticipation d’excédents de la balance des paiements provoque au contraire la disparition des vendeurs primaires si la parité à terme n’est pas réévaluée ». Pourriez-vous expliciter ce que vous entendez par anticipation ?
    Je suppose que la décision viendrait d’une autorité supranationale….
    « La science politique moderne demande que le pouvoir judiciaire indépendant dans les démocraties nationales soit l’arbitre en dernier ressort de la régularité de la compensation»
    Mais quelle serait la règle de droit que cet arbitre devrait faire respecter  ?
    « Le principe fondateur du bancor est l’égalité internationale de tout emprunteur face à tout prêteur »
    S’agit-il du principe de réciprocité ?
    Vous concluez :
    « Si les États de droit cantonnés dans leurs frontières politiques réinvestissent l’espace international, ils restaurent le Droit dans la finance, et accèdent à une connaissance commune des besoins et des ressources humaines ».
    Est-ce une perspective sur la réciprocité généralisée ?
    Si je vous entend bien on n’en serait pas loin ! Ou bien je force votre pensée ?

    Mais on peut douter que ceux qui bénéficient du système actuel renoncent à leurs privilèges sans combat.
    Dominique Temple

    1. Anticipation = pari
      « Quelle règle de droit? » Un nouveau traité international.
      « S’agit-t-il du principe de réciprocité? » Je ne sais pas. Mais j’ai comme l’impression que oui.
      Ne pas renoncer à leurs privilèges. C’est la raison pour laquelle les capitalistes nous font la guerre.

    2. @Dominique,

      Vous avez bien tout compris à la condition d’admettre qu’une intelligence humaine est capable d’assumer le risque de ses responsabilités. J’entends par anticipation le fait de s’engager dans un avenir raisonnable et de faire effectivement ce qu’il faut pour qu’il se réalise. Je suppose qu’une anticipation peut ne pas être simplement intellectuelle mais volontaire et active. Si j’achète une tonne de blé à terme, c’est pour la transformer en pain et en payer le prix à la livraison et non pour faire croire aux autres qu’il n’y a pas assez de blé et leur revendre au-dessus du prix d’équilibre réel entre la production et la consommation.

      La règle de droit de la compensation est qu’une offre ou une demande de prix est fondée sur la réalité, c’est à dire sur une intention réelle qui n’est pas un jeu sur le prix. Cela signifie qu’un vendeur est obligé de produire ou de faire produire une réalité et qu’un acheteur est obligé d’emprunter la monnaie et de régler le prix de la liquidité. La compensation a pour but de vérifier concrètement l’application de ces principes et d’imputer à des acheteurs primaires les erreurs d’anticipation de la réalité objective.

      La compensation réalise un principe de réciprocité triple :
      1) du prêteur du présent envers l’emprunteur du futur
      2) du producteur du présent envers l’emprunteur du futur
      3) du bénéficiaire du présent envers l’emprunteur du futur
      La réciprocité se matérialise par l’option d’équivalence des prix entre toutes les positions de compensation.

      Cette réciprocité est effectivement générale. Elle ne peut pas se limiter à quelques pays. La compensation efficace est nécessairement internationale en monnaie universelle. Il n’y a aucun obstacle logique, matériel ou de principe à sa mise en œuvre. Le seul obstacle est effectivement subjectif. Les privilégiés du système actuel voient leur avantage relatif sur l’abaissement de la majorité. Il faut qu’ils sentent venir leur propre abaissement absolu pour se dire que leur calcul est erroné. « On a toujours besoin d’un plus petit que soi » ; l’élimination en cours des petits rendra tout le monde petit. A moins que…

  37. Je vous la pose donc à vous, Pierre Sarton du Jonchay, je suis vraiment désolé de vouloir insister: la maîtrise du déficit public inscrite dans la constitution, à maximum 3% du PIB, est-ce du marketing ciblée sur  » l’opinion publique mondiale  » ? Est-ce de la politique politicienne? Est-ce un choix crucial? Ou alors au point où nous en sommes, devrait-on hausser les épaules face à un projet de loi qui paraît farfelu depuis le 2 août? Quel est l’enjeu?

      1. petit extrait de votre billet (PSDJ) cité ci-dessus:

        … » Le bien commun n’a pas d’autre limite que celui de la raison disciplinée par la démocratie. L’inscription dans la constitution d’une limite qui relève de la loi et de l’interprétation de la loi est une incantation. Soit elle masque l’incapacité des gouvernements à respecter la loi ; soit elle vise à leurrer les marchés par leur logique de prix indépendante de toute réalité ; soit encore elle sert à justifier le dessaisissement du Parlement dans son pouvoir de représentation des engagements financiers de la démocratie.

        La constitutionnalisation de la limite de déficit budgétaire est malheureusement une mutation de la démocratie en ploutocratie. »…

        impeccable …là, cela rejoint les économistes hétérodoxes, dont certains sont soigneusement soit évités, soit vilipendés par d’aucun.

    1. Il serait éthiquement envisageable qu’un décideur politique veuillent péréniser une règle qu’il s’est lui-même appliquée (celle de 3% en l’occurrence)
      convenez que nous sommes loin du compte , et que l’avenir est très incertain…..
      Alors , est-ce même politiquement raisonnable ?

  38. Oups: il suffisait de taper « règle d’or » dans la barre de recherche en haut à droite pour se rendre compte que le sujet a déjà été abordé ! 😀

  39. @T.O.

    Disons que les 3%, c’est du marketing financier de vendeur de dette publique pour faire exister par les mots ce qui n’existe pas dans la réalité. Dans la réalité, il n’y a pas de discipline budgétaire imposant aux gouvernements une anticipation sincère, réaliste et véridique des recettes et des dépenses. Formellement les règles d’équilibre budgétaire existent déjà depuis très longtemps. Mais elles sont interprétées pour que les gouvernements ne soient pas contraints dans leurs choix politiques par les arbitrages du pouvoir législatif, par la nécessité de rendre compte et la responsabilité des erreurs d’anticipation et de prévision.

    Les principes constitutionnels de propriété personnelle, de consentement à l’impôt et à la dépense publique, de sincérité comptable de la loi budgétaire, de solidarité nationale contiennent en principe les limites raisonnables de la gestion du bien commun. Le bien commun n’a pas d’autre limite que celui de la raison disciplinée par la démocratie. L’inscription dans la constitution d’une limite qui relève de la loi et de l’interprétation de la loi est une incantation. Soit elle masque l’incapacité des gouvernements à respecter la loi ; soit elle vise à leurrer les marchés par leur logique de prix indépendante de toute réalité ; soit encore elle sert à justifier le dessaisissement du Parlement dans son pouvoir de représentation des engagements financiers de la démocratie.

    La constitutionnalisation de la limite de déficit budgétaire est malheureusement une mutation de la démocratie en ploutocratie. Les prix et les crédits publics ou privés ne sont plus la mesure du droit mais des décisions spéculatives : on annonce un prix pour manipuler une réalité sous-jacente aux dépens de celui qui est tenu par le prix. Les citoyens seront tenus de payer des impôts sans que le pouvoir politique n’ait à prouver que le prix réel des services et de la solidarité publics rendus soient supérieurs à 103% des ressources allouées à l’État.

    Les analystes sérieux des finances publiques ont tous constaté dans la crise actuelle que la défaillance fondamentale des États est dans l’évaluation et la budgétisation des engagements de hors-bilan. C’est à dire les dépenses et les recettes conditionnelles, subjectives ou appréciatives. Les déficits budgétaires et les dettes actuels sont essentiellement dus à la garantie publique des systèmes bancaires et aux assurances publiques non provisionnées dans les budgets donc non financées.

    Autrement dit, la faillite des États est la conséquence d’un refus de réguler la finance par le bien commun et de couvrir les risques de la démocratie par la responsabilité de la propriété privée du capital. Le capital n’étant plus fait pour investir le bien commun, il faut simuler le prix du bien commun par des crédits qui ne seront jamais remboursés. Ce système irréaliste finit par se désintégrer dans la réalité. La constitutionnalisation de l’équilibre budgétaire n’y change rien. Il est fort possible que notre Conseil Constitutionnel en fasse le constat logique dans quelques semaines…

    1. @ Pierre Sarton du Jonchay
      Voilà une analyse de poids qui vaut son pesant d’or.
      Je vous remercie infiniment!

  40. Merci pour ces brillantes analyses.

    Un petit raid Goum en Navarre pour se remettre le pieds sur terre pendant huit jours, ça vous tente?
    Bien équilibrer le sac.
    Pas de déficit en vue.
    Approvisionnement en riz garanti…
    Ils partent la semaine prochaîne.

    Myriam FdB

  41. A envisager les choses globalement , méme les Pygmées participent à la récolte des bananes et
    les Papous à la récolte de l’or , nous sommes 7 milliards d’habitants , mais ne sommes pas
    immergés au méme degré dans la chrématistique . Dans nos sociétés les plus évoluées , nous
    ne monneyons pas le prix de la vaisselle à nos femmes , mais on peut encore progresser , et
    aussi donner une estimation mercantile à leurs fesses et faveurs comme nous y invitent quelques
    libertariens . Bref au moins la moitié des richesses et services produits , chez nous n’est pas
    moneyés . Je comprends le sérieux de notre situation actuelle , mais n’est-ce pas quand méme
    le savon à la surface ? çà mousse et les bulles éclatent , c’est désagréable pour les yeux ,
    cela dit je préfére négocier un Bretton Woods que de partager la vaisselle …

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