Archives par mot-clé : BNP Paribas

TESTS BANCAIRES, LE RETOUR : COMEDIANTE ! TRAGEDIANTE ! par François Leclerc

Billet invité.

Les résultats de la nouvelle vague de stress tests de 51 banques européennes seront dévoilés demain jeudi, mais il n’est pas nécessaire d’attendre pour annoncer une nouvelle supercherie. Très politiques, les tests menés par l’Autorité bancaire européenne (EBA) ont en effet pour fonction de rassurer les marchés, et non pas de révéler les failles qui pourraient précipiter des crises latentes.

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CES NORMES ET TAXES QUI LES ÉTRANGLENT, par François Leclerc

Billet invité.

Bien qu’il ne soit pas un habitué des médias, Sir David Tweedy n’est pas exactement n’importe qui dans le monde financier. Pendant dix ans et jusqu’en 2011, il a présidé l’International Accounting Standards Board (IASB) qui définit internationalement les normes comptables (les États-Unis faisant cavalier seul), et poursuis désormais sa carrière à la présidence de l’International Valuation Standards Council (IVSC). Cette discrète organisation privée, dont le siège est à New York et les bureaux sont à Londres, a pour mission d’établir des normes standard d’évaluation des actifs financiers, question de la plus haute importance comme on va le voir.

Le président de l’IVSC vient de se réveiller pour découvrir un secret de polichinelle, dont on pouvait croire qu’il était la raison d’être même de son organisation : il y a selon lui une grave lacune dans la régulation financière, à savoir l’absence d’instruments d’évaluation financiers communs et de référence ! Car l’évaluation de la santé des banques par les investisseurs, les auditeurs et les régulateurs dépend de leurs outils d’évaluation propres, rendant les comparaisons impossibles, déplore-t-il. Afin de prévenir dans les plus brefs délais ce qu’il ne qualifie pas moins que de « nouveau désastre », Sir David Tweedy a constitué un groupe de travail en vue de dégager un consensus au sein de la profession au sujet des méthodes permettant de calculer la fair value (la juste valeur) des actifs.

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L’ENA hors-les-murs, « 2014 : Malversations financières en tout genre », N° 447, décembre 2014

L’année financière 2014 a débuté dans l’inquiétude qui avait caractérisé le deuxième semestre 2013 : que se passerait-il lorsque le quantitative easing américain, la création mensuelle de 85 milliards de nouveaux dollars, prendrait fin ? Une annonce anticipée avait causé en juin la panique sur les marchés boursier et obligataire, l’injection d’argent frais ne trouvant pas de débouchés dans une économie mondiale anémique, et alimentant du coup les bulles financières. Sur ce plan, c’est en laissant dans son sillage un parfum d’amateurisme que Ben Bernanke quitta la direction de la Federal Reserve dont il avait été le gouverneur pendant huit ans. Mme Janet Yellen, personne connue pour sa compétence et sa modération de centre-gauche, prit sa suite en janvier 2014. Son mari, George Akerlof, prix Nobel d’économie en 2001, par ailleurs très respecté, lui serait de bon conseil.

Janvier secoua la direction du Parti Communiste chinois quand il apparut que les familles de dirigeants chinois parquaient leurs économies dans les havres fiscaux, et leurs enfants à des postes décemment rémunérés dans les grandes banques d’investissement américaines. La preuve était faite que ce n’était pas seulement au capitalisme sauvage que la Chine s’était convertie mais aussi au capitalisme de connivence, et là aussi avec l’enthousiasme du nouveau converti.

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Gros turnover dans la finance : TOUT FOUT LE CAMP OU PRESQUE ! par François Leclerc

Billet invité.

C’est la débandade chez Pimco, le méga fonds d’investissement américain, et l’heure du départ a sonné chez BNP Paribas. Après Mohamed el-Rian, un ancien expert du FMI, Bill Gross prend la poudre d’escampette après 43 années à sa tête, dans le contexte de l’annonce d’une enquête de la Securities and Exchange Commission (SEC) qui a valu à cette figure légendaire de la finance d’être interrogée par ses soins. Baudoin Prot va pour sa part quitter la présidence de BNP Paribas à l’insu de son plein gré.

Un scandale de plus couve dans les milieux financiers, qui cette fois-ci porte sur les Trackers (ou Exchange Traded Funds, ETF), et plus particulièrement sur une espèce de ceux-ci dénommée Trackers actifs, qui ne représente encore que 1% de leur volume total (1,65 milliers de milliards de dollars), mais est en pleine expansion. Comme d’habitude, le nouveau miracle annoncé de cette famille de produits financiers pourrait tourner au vinaigre.

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Le Monde : Le bourreau de BNP Paribas, lundi 8 – mardi 9 septembre 2014

Le bourreau de BNP Paribas

L’affaire des sanctions américaines contre la BNP Paribas laissera des traces : décapitation de la direction de la filiale suisse certainement et peut-être de la première banque française elle-même, déplacement de son centre névralgique de sécurité financière aux États-Unis, ce qui la transfère de fait de la sphère d’influence française à la sphère d’influence américaine.

Ce qui s’est véritablement passé du point de vue de la BNP elle-même, nous l’ignorons toujours, puisqu’à part une lettre aux termes extrêmement vagues envoyée par la direction aux déposants de la banque, aucune déclaration officielle n’a été faite : la communication s’est limitée à quelques fuites calculées dans la presse.

Ce qui s’est passé du côté américain nous est mieux connu, la presse financière d’outre-Atlantique étant plus curieuse et ayant un meilleur accès à l’information.

Lorsque les États-Unis décrètent en 2002 un premier embargo sur le Soudan, un climat de laisser-faire en termes de régulation règne dans la finance depuis déjà vingt ans. Un embargo sur le Soudan, se dit-on, soit ! tout en se souvenant que dans un cas antérieur, celui de l’Iran, les États-Unis avaient délibérément permis de 1979 à 2008 un contournement de leur propre embargo pour que les transactions pétrolières iraniennes puissent se poursuivre en dollars afin de préserver l’hégémonie de la devise américaine dans ce secteur.

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BNP Paribas : Devenue de facto banque américaine, par Julien Alexandre

Billet invité. Le billet est ouvert aux commentaires sur l’affaire BNP Paribas exclusivement.

Le Journal du Dimanche, en distillant des confidences autorisées, confirme ce que la plupart des observateurs avertis du monde financier pressentaient : les jours de Baudouin Prot à la tête de BNP Paribas sont comptés.

Michel Pébereau avait réussi à hisser la banque dans le trio des plus grandes banques européennes (à quel prix ?). Baudouin Prot aura réussi à faire de la plus grande banque française une banque de facto américaine.

De facto, oui. Quelle autre interprétation pourrait-on produire alors que le service de sécurité financière dans son entièreté va être transféré aux États-Unis, lesquels installeront au cœur même de la banque des fonctionnaires du ministère de la justice chargés de contrôler ses activités, et qui auront vraisemblablement accès à l’ensemble des opérations (afin sans doute d’éviter de nouveaux montages frauduleux comme ceux qui ont donné lieu au règlement à l’amiable déjà abondamment commenté ici-même).

La France, même lorsqu’elle nationalise, n’ose prendre de telles mesures. Aussi faut-il peut-être en réalité et a posteriori lire dans ses vives protestations contre la sanction financière américaine la triste réalité : la France s’est fait déposséder de sa plus grande banque. L’ironie de l’histoire, c’est évidemment que si la France s’était décidée à prendre – sérieusement – les choses en main en matière de régulation et de sanction, ce sont des fonctionnaires du ministère de la justice français qui siègeraient aujourd’hui au sein du comité de sécurité de la banque.

La frilosité ne paie plus.

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BNP Paribas : La Justice est-elle en marche ?

Ouvert aux commentaires.

L’un de vous m’écrit :

M. Jorion, pouvez-vous me dire – car je ne vois rien à ce sujet dans les journaux – les dirigeants de BNP Paribas qui avaient donné leur feu vert à des opérations de contournement d’un blocus financier visant à faire pression sur un pays qui se livrait à un génocide sur une partie de sa propre population, sont-ils sous les verrous ?

– Et s’ils ne le sont pas, ont-ils au moins été inculpés ?

– Et s’ils ne sont pas encore inculpés, ont-ils déjà offert la moindre justification de leur comportement ?

– Et s’ils en ont offert une justification, était-elle plus solide que « C’est la faute à pas-de-chance ! » ?

Ah ! Et puisque je vous tiens là, Jérôme Kerviel, vous savez bien, il est en prison, non ?

J’ai répondu à cette personne que je n’ai rien entendu dire mais que j’allais me renseigner.

Tiens ! Si vous ne l’avez pas lu à l’époque, c’était il y a 24 jours exactement, c’était la transcription d’une conversation que j’avais surprise au coin d’un comptoir : BNP Paribas : AU CAFÉ DU COMMERCE CET APRÈS-MIDI.

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Affaire BNP Paribas : quelles suites ?, par Zébu

Billet invité.

L’affaire de la BNP PARIBAS et des sanctions US quant aux transactions illégales n’a donné pour l’instant qu’un effet concret, à avoir l’acceptation par la banque au travers de la procédure du plaider-coupable de sa culpabilité, et partant, des sanctions que les autorités américaines lui ont infligé : 8,9 milliards de dollars d’amende et une suspension temporaire de la possibilité d’utiliser le dollar comme monnaie de compensation pour certaines matières premières.

Ces sanctions peuvent sembler lourdes, eu égard au montant de l’amende, historique.

Pour autant, cette amende ne représente qu’une année, deux sans doute, de bénéfices pour la BNP PARIBAS, laquelle pourra par ailleurs prendre des paris financiers plus risqués encore pour pouvoir compenser ces pertes. Les autorités américaines ont par ailleurs ‘tenu compte’ du contexte financier pour ne pas appliquer l’amende maximale dont aurait dû récolter la BNP, à savoir plus de 19 milliards d’euros : cette somme n’a pas été exigée, y compris d’ailleurs la sommes totale des transactions illégales (plus de 10 milliards de dollars) parce qu’exiger une telle somme pourrait mettre en péril de manière systémique la banque et le système bancaire. Si les autorités américaines ont donc fait ‘parler la poudre’ en faisant jouer un rapport de force politique finalement pas si défavorable aux autorités publiques qu’elles voulaient bien le dire, il reste que le ‘Too Big to Jail’ reste de vigueur malgré un rapport de force amélioré.

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Deux excellentes analyses de l’affaire BNP Paribas

À signaler : deux excellentes analyses de l’affaire BNP-Paribas.

La première, Juste sanction d’un scandale] Comment la BNP est devenue la banque centrale du régime génocidaire du Soudan… se trouve sur le site Les Crises.fr dont on pouvait craindre ces derniers mois qu’il ne s’agissait plus que d’une annexe de l’agence de presse RIA – Novosti.

La seconde excellente analyse, eh bien c’est la nôtre bien entendu, depuis qu’il est question de l’affaire ! Ça se trouve ici, et d’autres billets sont en préparation.

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BNP Paribas : There Is An Alternative !

Alors que chacun y va dans l’affaire BNP-Paribas de son couplet persécutoire (même Michel Rocard – mamma mia ! – s’y colle aujourd’hui avec son Affaire BNP : les États-Unis coupables d’abus de pouvoir [authentique !]), le Wall Street Journal nous apprend ce soir que Koen Geens, le ministre belge des finances du gouvernement sortant, « a exprimé son inquiétude quant à la gravité des charges contre BNP-Paribas et a demandé à rencontrer bientôt à Bruxelles le P.D.-G. de la banque, Jean-Laurent Bonnafé […] M. Geens ‘souhaite se faire une opinion précise quant aux leçons que les dirigeants et l’ensemble des responsables ont tirées de ce qui s’est passé, y compris en matière de transparence à l’égard des actionnaires’, selon les propos du ministre. »

Ce qui confirme que ramper est un choix, et non une obligation.

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BNP Paribas et les sanctions : « Même pas mal ! », par Zébu

Billet invité.

Pendant que l’on scrute les paradis fiscaux dans la liste des pays où s’exercent nos banques franco-françaises, liste imposée lors d’un amendement défendu par des députés PS et EELV en 2013 à l’Assemblée Nationale contre l’avis du précédent ministre des finances Pierre Moscovici, le ‘choc’ de la matinée est en passe d’être absorbé : l’amende, historique, monumentale, pantagruélique que BNP Paribas se devra de payer aux autorités américaines.

Lesquelles ne se sont pas privées, afin de savourer chaque instant de cette ‘victoire de la justice’ de délivrer de nombreux détails, ceux que l’on connaissait déjà (‘fraude’, ‘collusion’) et ceux que dont on était loin de s’imaginer (190 milliards de dollars de transactions concernées, des mails internes à la banque faisant état des processus de la fraude). De sorte qu’en regard là encore du crime commis (et reconnu par la BNP Paribas par cette démarche engagée de plaider-coupable), on ne peut qu’être assez admiratif de la force de l’aléa moral dont a certainement dû se prévaloir la BNP pour plus que limiter la casse : au regard des sommes engagées, une taxation rétroactive supplémentaire de seulement 5% sur le chiffre d’affaire …

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BNP Paribas : AU CAFÉ DU COMMERCE CET APRÈS-MIDI

–          Moi, Monsieur, la finance est véritablement mon ennemie : je ne suis pas du genre, comme certains, à retourner ma veste sur ce point-là !

–          Ah ! Je suis content de vous l’entendre dire !

–          Ceci dit, cela ne m’empêche pas d’observer que les Américains ont eu la main bien lourde… bien plus lourde que s’il s’était agi d’une de leurs banques à eux !

–          Vous êtes sûr ? Je me suis laissé dire que l’amende, aussi élevée soit-elle, aurait pu être beaucoup plus importante encore : selon le barème en fait, d’un montant deux fois plus élevé ! Et puis d’autres banques sont visées, pas nécessairement françaises.

–          Vous plaisantez ! Les avez-vous vus s’en prendre à des dirigeants de banques quand il s’agit des leurs ? Jamais !

–          Peut-être, mais les faits dans cette affaire-ci sont beaucoup plus graves : non seulement les identités des opérations financières avec le pays sur lequel existait un embargo étaient délibérément falsifiées mais la banque a monté de toutes pièces de petites banques « satellites », dont le seul objectif était de brouiller les pistes quand il s’agissait de traiter avec ce pays-là.

–          Tout ça, pour la finance – qui est mon ennemie, j’insiste – croyez-moi, c’est bizness as usual, comme on dit là-bas !

–          Oui mais le but de cet embargo financier n’était pas futile : il s’agissait de faire pression sur un pays où se commettait un génocide pendant ce temps-là !

–          « Génocide », « génocide », tout de suite les grands mots ! Vous voulez savoir ce que j’en pense vraiment ?

–          Oui, dites-moi !

–          Eh bien, je pense qu’il y a « génocide » et « génocide », et moi qui connais bien mes compatriotes, je peux vous assurer qu’au contraire de certains – suivez mon regard – jamais ils ne se retrouveraient à favoriser un génocide qui ne serait pas, disons, un génocide entre guillemets. Vous voyez ce que je veux dire ?

–          Je ne suis pas tout à fait rassuré par ce que vous me dites là, mais vos propos sont empreints d’un très grand bon sens, je dois bien le reconnaître !

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ROUTINE D’UNE JOURNÉE DE LA DÉCENNIE PERDUE ANNONCÉE, par François Leclerc

Billet invité

La journée a commencé par l’annonce officielle et largement anticipée des mesures prises à l’encontre de BNP Paribas, agrémentée d’interrogations sur le sort qu’allaient pouvoir connaître les autres banques européennes soupçonnées du même viol d’embargo : Crédit Agricole, Société Générale, Commerzbank et Unicredit. Consolation, les Français ne seraient pas seuls à être visés par les Américains !

Alimentant une chronique bancaire jamais en défaut de matière, la journée s’est poursuivie par la chute en bourse de la banque portugaise Espírito Santo (L’Esprit Saint) ainsi que de sa holding sise au Luxembourg, toutes deux longtemps présentées comme saines grâce à d’obscurs tripatouillages comptables. En attendant la suite.

Côté croissance, ce n’est toujours pas le grand beau. Notamment en Italie où le gouvernement Renzi court après le financement des mesures qu’il a annoncées. Selon Istat, le PIB qui avait enregistré une chute de 1,9 % l’année dernière ne devrait pas progresser de plus de 0,3 % cette année, s’il sort toutefois du négatif. Les prévisions gouvernementales s’appuient sur 0,8 %, et ce résultat à la baisse ne sera pas sans effets sur les rentrées fiscales, s’il se confirme. Les prévisions d’inflation de l’institut sont également à la baisse, estimées sur l’année à 0,3 %. Combien de sommets européens faudra-t-il tenir pour mettre l’Italie sur le chemin de la rédemption ?

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BNP Paribas, une banque comme les autres, par Zébu

Billet invité

L’Express révèle qu’un rapport interne à la BNP aurait été réalisé dès le début 2006 sur les risques liés aux transactions illégales avec les pays soumis aux sanctions américaines, conduisant à identifier un ‘risque opérationnel’, un ‘risque d’image et juridique’ à ce sujet. Ce rapport vient s’ajouter à la (longue) liste des éléments à charge contre cette banque. BNP Paribas pourrait alléguer (en l’absence de la thèse de ‘l’homme isolé ayant pété les plombs’, manifestement impossible à défendre au vu du nombre de salariés concernés et déjà pour une part d’entre eux licenciés) qu’en 2006, même avec l’avertissement direct des autorités américaines, avec un rapport interne et un rapport de juristes américains tous concordants, l’affaire ABN AMRO crée certes un précédent mais reste toutefois un cas isolé, soumis à une possible jurisprudence et à un revirement éventuel.

Car si la presse a parlé des cas similaires les plus connus, comme ceux d’ING et d’HSBC du fait des sommes engagées et déjà records en la matière (respectivement 619 millions de dollars et 375 millions de dollars), qui relèvent tous les deux de l’année 2012[1] (soit un an après la fin des transactions illégales de BNP PARIBAS selon la presse), entre 2006 et 2012, date de l’affaire ABN AMRO, il ne se serait donc rien passé. Rien n’est moins vrai. Car entre 2006 et 2012, il y eut pas moins de 6 cas, et uniquement pour des banques et sur des actions identiques !

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