Archives par mot-clé : BNP Paribas

LE FN : AMI DU PEUPLE ET ENNEMI DE LA FINANCE ?

J’écrivais le 31 mai à propos des sanctions que s’apprêtent à prendre les autorités américaines contre BNP Paribas, que

Dans son souci légitime et parfaitement justifié de voler au secours du petit, victime du gros, le FN tombe dans deux pièges : d’une part, soutenir par principe le Français contre l’étranger, sans se poser la question de qui a fait exactement quoi dans cette affaire, d’autre part, exonérer d’office une grosse banque, sous prétexte que des millions de Français y ont déposé leur argent, sans exprimer un quelconque souci que les dirigeants de cette banque expliquent – comme je le réclame dans mon billet – ce qui s’est véritablement passé.

Dans un communiqué de presse en date du 23 juin, signé Florian Philippot, Vice-Président, le FN enfonce le clou :

L’accord en passe d’être conclu entre la justice américaine et la banque française BNP Paribas, autour d’un contentieux obscur sur des activités prétendument illégales dans des pays étrangers, est une menace directe et grave contre les intérêts des salariés de la banque mais aussi des déposants français, clients de BNP Paribas. […] Le Front National demande que le Président de la République prenne ses responsabilités et fasse preuve d’une plus grande fermeté, en condamnant cette parodie de justice et en exerçant à son tour des pressions sur les intérêts économiques américains en France, à commencer par ceux de l’affaire Alstom.

Voici donc le camp complet des « ennemis de la finance internationale » auto-proclamés, rangé au garde-à-vous devant des dirigeants de banque français probablement responsables de malversations. Qui donc réclamera alors de ceux-ci les explications qu’ils doivent à leurs clients, à leurs salariés et à l’opinion publique en général ?

Zébu écrivait hier ici-même :

Qu’il n’y a pas grand-chose à espérer puisque la preuve est ainsi faite que si notre justice n’était pas une justice de classe qui rend les puissants intouchables, n’ayant jamais à payer le juste prix de leurs crimes et forfaits, ces banques failliraient comme elles le devraient, emportant tout alors avec elles.

Si le FN se soucie autant du peuple qu’il l’affirme, pourquoi ne se préoccupe-t-il pas de cette question au coeur du fonctionnement de nos démocraties, au lieu de pratiquer l’anti-américanisme au bulldozer, exercice dont le caractère en fin de compte parfaitement inoffensif est depuis longtemps prouvé ?

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BNP Paribas, banque d’un monde qui ment (codicille), par Zébu

Billet invité. Complément à BNP Paribas, banque d’un monde qui ment.

On apprend, grâce au Wall Street Journal, que finalement, on était loin du compte.

Après avoir passé en revue 100 milliards de transactions, les autorités américaines ont recensé près de 30 milliards de dollars de transactions frauduleuses dans les opérations de BNP Paribas, bien au-delà donc du montant de 10 milliards des sanctions escomptées.

Mieux, ou plutôt « pire », que c’est avec la complicité de banques régionales un peu partout dans le monde que la BNP Paribas a pu maquiller ses opérations en utilisant les codes de compensation de ces banques pour pouvoir effectuer celles-ci en dollars.

Mieux encore, que la banque française mériterait une amende en proportion du crime, à savoir, 60 milliards de dollars, mais que devant cette somme, les autorités américaines ont jugé que cela faisait trop pour une seule banque.

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BNP Paribas, banque d’un monde qui ment, par Zébu

Billet invité.

La BNP Paribas était une des rares à être passée entre les gouttes, disait-on, lorsque la crise des subprimes eut lieu. Un gage de sérieux et d’orthodoxie, de la banque de détail sur la banque d’investissement, disait-on … Las, quelques années plus tard, on apprenait que la dite banque contrevenait à sa réputation, du coup largement imméritée.

Faut-il le rappeler ?

Apparemment oui, puisqu’il restera toujours des partisans de la lutte contre l’impérialisme américain et de la défense de la nation contre la justice et la vérité : la BNP Paribas a fraudé pendant presque 10 ans (de 2003 à 2011) pour pouvoir effectuer des transactions avec certains pays soumis à des sanctions US (Cuba, Libye, Iran, Soudan, Irak, …), en maquillant ces opérations effectuées en dollar, alors même que toute transaction effectuée en cette monnaie doit être compensée au travers de chambres de compensation sur le territoire américain.

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HSBC, BNP Paribas : Les banques blanchissent grave !, par Zébu

Billet invité.

Cela n’a pas vraiment fait la une des media français, qui ont pourtant largement ‘porté’ le sujet BNP pendant des jours, en dehors de quelques uns et surtout du Monde, qui annonçait hier rien moins que : « Affaire HSBC : les dessous d’une gigantesque fraude fiscale », avec en intertitre au sein de l’article : « HSBC ‘SUSCEPTIBLE D’ÊTRE MISE EN EXAMEN’ ».

Forcément, dans le contexte actuel de ‘bras de fer’ entre Paris et Washington sur une banque française majeure, dévoiler une telle information sur le sujet de la fraude fiscale concernant une grande banque britannique, une des plus importantes banques européennes avec UBS (laquelle est elle aussi concernée et ce depuis 2013), on aurait dû s’attendre à une flopée d’articles sur ces banques étrangères qui viennent jusque dans nos bras effectuer des démarches illicites et font rien qu’à égorger nos recettes et nos budgets (Aux armes citoyens !).

Mais là, rien ou quasi. Des articles, un reportage à la télé au journal de 20h sur la fraude fiscale révélée par des ‘personnalités politiques’, bien connues par ailleurs de la justice, sans plus.

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Faire dire par Obama ce que l’on n’a pas l’habitude d’entendre en France, par Komensamarchvrèmant

Billet invité.

Hollande et Fabius ne se sont pas mis en tête de demander à Obama de prendre son téléphone pour demander aux Procs comme l’on dit ici, d’arrêter les ennuis faits à ces braves petits dirigeants de la BNP-Paribas. Ils laissent le soin à Sapin et Jouyet de gérer la casse. C’était pour obtenir la réponse officielle donnée par Obama lors du G7 : « Je ne connais pas le N° de tél de l’Attorney General ! »

Pourquoi il fait comme cela Hollande ? Eh bien parce qu’en France jusqu’en 2012, c’était une pratique habituelle des puissants de passer par les Politiques pour que les Procureurs cessent de regarder là où il y a des faits répréhensibles à imputer à tel ou tel VIP. Le summum c’était la Sarkosie et beaucoup n’ont toujours pas compris que c’est fini. La loi est récente, ils n’ont pas encore pris le temps d’en parler dans les dîners en ville mais ils croient encore que les magouilles dans leur monde de connivences entre gens intelligents bien élevés sont encore tout à fait possibles, après tout, aucun d’eux n’a encore été mis au cachot VIP à la Santé.

Les banques en France sont tenues sans doute autant qu’ailleurs par la grande bourgeoisie et cette grande bourgeoisie tient aussi les média. Lesquels média se gardent bien de rapporter les magouilles reprochées (ils ne sont pas abonnés à la presse US). Seul un journaliste de France 2 a lâché 3 secondes d’explications au 20h.

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Comment l’Affaire BNP Paribas serait traitée en droit français, par Zébu

Billet invité.

L’Affaire Kerviel, à côté de l’Affaire BNP, c’est de la petite bière : 5 milliards de pertes mais 1,6 milliards de ‘retour fiscal’, un coupable solitaire définitivement reconnu comme tel, une banque ‘abusée’ bien que responsable de son défaut de contrôle, son rôle dans l’effondrement des subprimes masqué par l’Affaire.

Kerviel a été condamné non pas pour escroquerie mais pour abus de confiance, introduction frauduleuse de données et faux et usage de faux : 5 ans, dont 2 fermes. L’Affaire BNP-Paribas, c’est, si l’on en croit les fuites, plus de 7 milliards d’euros d’amende pour la banque, des dizaines de coupables potentiellement pénalement responsables de fraude et autre joyeusetés, une banque qui ne peut pas plaider l’abus, sa position de leader mondial en financement du négoce de matières premières remis en cause voire détruit, un CEO éjecté, des fonds propres et un cours en bourse mis à mal, etc.

La BNP, en droit français, pourrait être en équivalence poursuivie aussi de blanchiment de fraude (outre faux et l’usage de faux). Une peine poursuivie par 5 ans de prison en France, rien que pour le blanchiment. Mais pour le recel, c’est bien pire ! 10 ans de prison, s’il est lié à l’activité professionnelle ou en bande organisée. Sans compter évidemment les sanctions que pourrait encourir une personne morale reconnue coupable de recel : dissolution, fermeture ou interdiction pendant 5 ans, peine de confiscation, etc. Encore heureux pour la BNP que les faits concernent un délit commis aux US et pas en France et que la possibilité lui est offerte de plaider coupable !

 

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BNP Paribas : L’IMPUNITÉ N’EST PLUS LA RÈGLE, par François Leclerc

Billet invité.

Quel spectacle ! La direction de BNP Paribas se mure dans son silence et fait donner le président de la République et ses ministres, qui se plient à l’exercice au nom de la France. Et l’ancien directeur général de la BCE, Jean-Claude Trichet, vient à la rescousse avec des arguments hauts en couleur, après que le gouverneur de la Banque de France a tenté de noyer l’incendie. Faut-il que le désarroi se soit installé pour qu’il en soit venu à de telles extrémités.

La carte politique de l’anti-américanisme a été jouée pour amoindrir – faute de pouvoir effacer – un comportement délictueux au pays des banques vertueuses. En toute cohérence avec le fonctionnement du système, car ce que l’affaire BNP Paribas met de manière caricaturale en évidence, c’est l’étroite connivence qui règne entre le pouvoir politique et le monde bancaire. Tout en enregistrant un piètre résultat à son offensive en direction des autorités américaines qui a tourné court entre la poire et le fromage.

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Le temps qu’il fait le 6 juin 2014

Sur dailymotion, c’est ici.

BNP Paribas : Des goûts et des couleurs, ou une affaire bien plus sérieuse ?, le 25 mai 2014

BNP Paribas : Qui a voulu déclarer la guerre aux États-Unis, et pour quelle raison ?, le 30 mai 2014

Post-scriptum à « BNP Paribas : Qui a voulu déclarer la guerre aux États-Unis, et pour quelle raison ? », le 31 mai 2014

De nouvelles précisions sur les faits reprochés à BNP Paribas par les autorités américaines, le 31 mai 2014

Qui mène la charge aux États-Unis contre BNP Paribas ? ou Converti à l’honnêteté, le secteur financier serait-il encore rentable ?, le 31 mai 2014

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Affaire BNP Paribas : où la raison (d’État) le dispute à la raison, par Julien Alexandre

Billet invité

Invité ce matin à s’exprimer sur ce qu’il convient d’appeler désormais « l’affaire BNP-Paribas », le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a pris la défense de la banque en ces termes :

« S’il y a eu une faute ou une infraction, il est normal qu’il y ait une sanction. La sanction doit être proportionnée et raisonnable. Ces chiffres-là ne sont pas raisonnables ».

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Qui mène la charge aux États-Unis contre BNP Paribas ? ou Converti à l’honnêteté, le secteur financier serait-il encore rentable ?

Le temps est déjà lointain où Eric Holder, l’Attorney General des États-Unis, l’équivalent chez nous d’un Ministre de la justice, s’était fait taper sur les doigts pour avoir répondu au Sénateur Chuck Grassley (républicain de l’Iowa), qui l’interrogeait sur l’apathie du ministère de la Justice dans la recherche de coupables dans l’effondrement du système financier international en septembre 2008 :

Je crains que la taille de certains de ces établissements ne soit devenue si importante qu’il est devenu difficile de les poursuivre en justice, parce que des indications nous parviennent qui si nous les poursuivions – si nous procédions à des inculpations – cela aurait un impact négatif sur l’économie nationale, voire même sur l’économie mondiale, et il me semble que ceci est la conséquence du fait que certains de ces établissements sont devenus trop importants […] Ceci a une influence inhibitoire sur, ou impacte, notre capacité à prendre les mesures qui seraient selon moi les plus adéquates…

Holder a tenu ces propos il y a un peu plus d’un an : le 6 mars 2013 précisément. Ils avaient été universellement interprétés comme voulant dire que le ministère américain de la justice ne faisait pas le poids face aux milieux d’affaires. Il a tenu à se racheter le 5 mai dernier quand il a déclaré que

« Trop gros pour aller en prison », cela n’existe pas. Certains ont cru bon de recourir à cette expression pour renvoyer à une théorie selon laquelle certaines institutions financières, alors même qu’elles se livrent à des activités criminelles, devraient être immunisées contre les poursuites en raison de leur taille et du rôle qu’elles jouent au sein de l’économie tout entière. Cette opinion est erronée. Elle a été rejetée par le ministère de la Justice. Disons les choses sans ambiguïté : aucun individu, ni non plus aucune compagnie, quelle que soit sa taille ou sa rentabilité, n’est au-dessus des lois. Lorsque le ministère de la Justice mène des investigations, nous respectons dans tous les cas la loi et les faits avérés, où que cela puisse nous conduire.

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De nouvelles précisions sur les faits reprochés à BNP Paribas par les autorités américaines

Dans un article publié hier soir, le Wall Street Journal apporte de nouvelles précisions sur les sanctions que les autorités américaines envisagent de prendre à l’encontre de BNP Paribas.

Ce serait ainsi tout particulièrement le contournement de l’embargo financier sur le Soudan qui serait visé. Des individus particuliers seraient par ailleurs dans le collimateur des autorités américaines. Le journal parle d’« au moins une douzaine » de personnes qu’elles chercheraient à faire révoquer (« to be axed » ; « for heads to roll »), dont il est précisé qu’il s’agirait pour certains d’« executives », c’est-à-dire de dirigeants de la firme.

Le New York Department of Financial Services, qui est à la pointe de la recherche de sanctions, réclame une suspension temporaire de la capacité de la banque à effectuer des opérations de compensation en dollars, ce qui constituerait un handicap majeur pour une banque à vocation internationale, et paralyserait en particulier l’activité des filiales de BNP Paribas aux États-Unis puisqu’il leur serait interdit durant la suspension d’effectuer des opérations aussi banales que le versement des traitements des employés d’une entreprise dont elle gérerait le compte, ou le règlement de paiements à ses clients.

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Post-scriptum à « BNP Paribas : Qui a voulu déclarer la guerre aux États-Unis, et pour quelle raison ? »

Vendredi, dans un communiqué, le Front National a pris parti sur cette question de l’amende envisagée par les autorités américaines contre BNP Paribas, au montant colossal de 10 milliards de dollars. Je cite quelques passages de ce communiqué où le FN annonce qu’il s’agit de « défendre et protéger les intérêts de millions de déposants français ».

Étant donné l’importance des montants en jeu – 10 milliards de dollars – le contentieux qui oppose le gouvernement américain à BNP Paribas est une affaire éminemment politique qui intéresse directement l’État français. […] Il est de son devoir et de sa responsabilité de défendre et protéger les intérêts de millions de déposants français. […] Nous risquons de payer très cher le renoncement de nos dirigeants à une politique étrangère indépendante au bénéfice de l’atlantisme le plus forcené. […] Il va de soi que la banque française ne peut se permettre de payer une amende aussi colossale, dont le coût serait obligatoirement supporté par ses clients et ses épargnants.

Dans son souci légitime et parfaitement justifié de voler au secours du petit, victime du gros, le FN tombe dans deux pièges : d’une part, soutenir par principe le Français contre l’étranger, sans se poser la question de qui a fait exactement quoi dans cette affaire, d’autre part, exonérer d’office une grosse banque, sous prétexte que des millions de Français y ont déposé leur argent, sans exprimer un quelconque souci que les dirigeants de cette banque expliquent – comme je le réclame dans mon billet – ce qui s’est véritablement passé.

Les milieux financiers n’ont, à ma connaissance, pas encore apporté la preuve qu’ils méritent ce blanc-seing que le Front National leur accorde sans se poser de questions, ni leur poser à eux de questions dont les réponses pourraient éventuellement être embarrassantes.

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BNP Paribas : Qui a voulu déclarer la guerre aux États-Unis, et pour quelle raison ?

J’ai consacré il y a quelques jours un billet à l’affaire de l’amende colossale (10 milliards de dollars) dont la BNP Paribas pourrait devoir s’acquitter si les autorités américaines persistent dans la voie où elles se sont apparemment engagées. Mon billet s’intitulait : BNP Paribas : Des goûts et des couleurs, ou une affaire bien plus sérieuse ?, j’y rapportais ce qu’affirmait le Wall Street Journal : « selon des sources bien informées, une enquête interne menée par BNP Paribas à la demande des autorités américaines a révélé que la banque avait entrepris de masquer des transactions avec l’Iran ayant transité par les chambres de compensation américaines en soustrayant le code permettant d’identifier leur origine ».

Un certain nombre d’affaires récentes dans différentes banques nous fait penser qu’une stratégie éventuelle pour BNP Paribas consisterait à réagir à de tels bruits qui courent en annonçant dans un grand concert de communiqués de presse que l’employé subalterne ayant manifesté un comportement en effet aussi scandaleux a été licencié, et qu’une plainte pour détournement de fonds a été déposée contre lui.

Mais rien de cela ne s’est produit. On a même vu tout au contraire monter au créneau M. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, affirmant dans une conférence de presse le 23 mai que « Nous avons vérifié que toutes les transactions incriminées étaient conformes aux règles, lois, règlementations, aux niveaux européen et français », et qu’il n’y avait « aucune contravention à ces règles, ni d’ailleurs aux règles édictées par les Nations Unies ».

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BNP Paribas : Des goûts et des couleurs, ou une affaire bien plus sérieuse ?

Les États-Unis ont instauré à différentes époques un blocus des transactions financières avec Cuba (une querelle vieille de cinquante ans), avec l’Iran (une querelle vieille de trente-cinq ans) et avec le Soudan (une affaire plus récente).

Chacun son truc, dira-t-on ! La sagesse populaire n’affirme-t-elle pas  que « des goûts et de couleurs on ne discute pas » !

Les banques françaises doivent-elles prêter attention à de tels embargos ? A priori non : les préoccupations géopolitiques des États-Unis sont leur affaire, à moins bien sûr que leurs décisions d’embargo n’aient bénéficié d’un consensus international. C’est l’avis également de M. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, qui déclare au Wall Street Journal que BNP Paribas n’a enfreint aucune réglementation française ou européenne et que, je cite le quotidien américain : « son autorité a mené une enquête sur les transactions avec les pays soumis à un blocus américain et a conclu qu’il n’y avait eu aucune violation ».

Les menaces américaines de sanctions d’un montant de plusieurs milliards de dollars et d’interdiction pour la BNP d’exercer ses activités aux États-Unis par l’intermédiaire de ses filiales Bank of the West et First Hawaiian Bank, seraient donc tout simplement grotesques parce que sans objet.

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