Archives par mot-clé : capital

La controverse Thomas Piketty – Hernando de Soto, par Dominique Temple

Billet invité.

“La propriété, ce n’est pas seulement jouir d’un bien, ça c’est l’idéologie “petite bourgeoise”. Elle est avant tout un système de droits et de devoirs”.

Hernando de Soto, Le Monde, le 7 novembre 2008.

Continuer la lecture de La controverse Thomas Piketty – Hernando de Soto, par Dominique Temple

11Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

Du capital… Réponse à Hernando de Soto, par Dominique Temple

Billet invité.

Aristote distingue deux conceptions du capital. Selon la première, le capital est accumulé dans l’économie domestique, par le chef de la famille, en vue de la consommation de ses membres. Et de la même façon, dans l’économie politique, il est accumulé en vue de la redistribution entre tous les citoyens : son symbole quasi universel est le grenier ! qui donne naissance aux pyramides d’Amérique, d’Egypte, de Mésopotamie…

Continuer la lecture de Du capital… Réponse à Hernando de Soto, par Dominique Temple

0Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

Quelques principes simples d’économie politique rénovée, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Le krach de Lehman Brothers en septembre 2008 a engendré de gigantesques flux de capitaux dans le système bancaire mondial pour compenser les pertes effectives et latentes engendrées sur le prix des actifs financiers représentant la capitalisation de l’économie réelle. Les banques centrales n’ont pas répété l’erreur de 1929 qui avait consisté à réclamer la livraison des garanties réelles aux banques en difficulté, plutôt que de leur accorder des liquidités gratuites pour faire face à tous leurs paiements. Les économistes furent nombreux à annoncer une explosion inflationniste qui pour les uns résoudrait la crise et pour les autres précipiterait la dépression qu’on voulait éviter.

Continuer la lecture de Quelques principes simples d’économie politique rénovée, par Pierre Sarton du Jonchay

0Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

La rémunération de l’esprit d’entreprise

Je publie cet extrait du manuscrit du livre que je consacrerai à la pensée de Keynes comme un élément au débat ouvert par la publication du « billet invité » d’Édouard intitulé Réflexion sur la taxation des dividendes et plus-values.

On dit que le surplus est la différence entre le prix de vente et les coûts de production. C’est une bonne approximation, si ce n’est que l’on est alors immédiatement confronté à la difficulté de définir ce que l’on inclut dans les coûts de production. Il est classique aujourd’hui d’y inclure les salaires, et c’est ce que les règles comptables enjoignent de faire, mais est-ce légitime : les salaires ne sont-ils pas la récompense des avances faites en travail dans le processus de production, au même titre que les avances faites en terre par le propriétaire foncier, en fonds par le capitaliste et les avances en supervision/coordination de l’entrepreneur ? Et le paiement des intérêts ? Les intérêts ne sont-ils pas une part du surplus au même titre que le profit de l’entrepreneur ?

Si l’on repart de la structure prototypique du capitalisme qu’est le contrat de métayage tel que pratiqué aujourd’hui encore dans l’agriculture et dans la petite pêche, plutôt que de s’intéresser aux coûts de production, il vaut mieux concentrer son attention sur les coûts de la perpétuation de l’unité de production : du renouvellement du dispositif de production, et considérer que le surplus est la différence entre le prix de vente et les coûts de renouvellement. Sur le prix de vente il y aurait aussi beaucoup à dire mais je le traiterai séparément.

Continuer la lecture de La rémunération de l’esprit d’entreprise

20Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

Penser quelque chose plutôt que rien. À propos de Le capital au XXIe siècle de Thomas Piketty (Le Seuil 2013), par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Dans Le capital au XXIe siècle, Piketty a fait un beau travail mais dans le strict cadre du nihilisme de la pensée économique officielle. Sa vision du capital est nominaliste, statistique et par conséquent causalement statique. Elle permet une certaine description des phénomènes actuellement à l’œuvre et les compare à un idéal, lequel permet de constater l’instabilité intrinsèque du capitalisme financier libéral. La recommandation de Piketty de mettre en œuvre une vraie fiscalité sur le capital est d’un absolu bon sens. La concentration du capital détruit le potentiel de croissance ; il faut donc opérer une réallocation par un autre mécanisme que celui du marché « libre et non faussé », pour que les attentes de rendement des investisseurs ne soient plus simplement virtuelles et que la solvabilité des banques et des États aient une quelconque plausibilité.

Le nominalisme économiste consiste à ne pas penser l’existence d’une réalité qui ne soit pas exactement conforme à la théorie. Il en résulte quatre phénomènes invisibles qui sont pourtant la réalité du capital. La première réalité du capital rendue invisible par le nominalisme est le capitaliste lui-même. Derrière un rendement quantitatif le plus élevé possible, il est impossible de voir et d’analyser les processus cognitifs par quoi le propriétaire du capital choisit la réalité qu’il transforme pour faire croire à l’augmentation du prix du capital investi. Si le capital n’a pas de sujet objectivement défini et identifié, il est impossible de qualifier la quantité, donc de dire ce qu’il y a réellement derrière un titre de prix. Sur les marchés financiers d’aujourd’hui on voit bien des prix qui montent pour certains et des prix qui baissent pour d’autres : mais quels sont les facteurs de production valorisés ou dévalorisés ? Qui accroît ou perd son pouvoir de décision et pour faire quoi ?

Continuer la lecture de Penser quelque chose plutôt que rien. À propos de Le capital au XXIe siècle de Thomas Piketty (Le Seuil 2013), par Pierre Sarton du Jonchay

3Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

Parti de Gauche : Colloque sur le coût du capital, le 23 novembre 2013

Au courrier des lecteurs, et avec leur accord bien sûr.

Monsieur Jorion,

Je ne veux pas prendre de votre temps mais je souhaite vous féliciter pour votre intervention d’hier au colloque du Parti de Gauche. Moi qui n’ai jamais mis les pieds dans une réunion politique… Au gré des débats en ligne, et des commentaires (du temps des commentaires), le « passage au politique » était un thème qui revenait souvent. Ma présence était en quelque sorte pour soutenir cette décision prise collectivement. Vous avez été percutant, bien plus loin que les « économistes atterrés » et vous m’avez fait sourire à attendre qu’ils arrêtent leurs messes basses tandis que vous répondiez à leurs positions concernant la propriété des entreprises. Vous avez été concis et clair. Monsieur Mélenchon dans sa conclusion a précisé souhaiter que le doute s’installe chez les gens y compris en interne dans le parti. Bravo donc.

Bien cordialement.

Armelle Pélaprat

§

Cher Paul,

C’est toujours un grand plaisir de vous écouter intervenir en direct. J’étais hier à la Maison de la chimie et je ne peux que saluer la qualité de votre intervention brève certes mais très instructive et enrichissante.

Vous avez évoqué l’histoire du capitalisme et je suis d’accord pour souligner que c’était un point important et malheureusement ignoré dans le colloque. En fait, à mon humble avis – je ne suis pas spécialiste, juste un monsieur tout le monde – le rapport au capital dans les sociétés modernes est occulté. Il prend son importance quand on creuse un peu sur le plan individuel. A l’échelle des individus, je crois que la question se pose.

L’allusion au métayage et à la pêche traditionnelle africaine est plus que pertinent. Je me souviens que quand j’étais au Maroc, on cherchait dans les livres et les « formations » occidentales la manière et les outils de « penser » le coût du travail et la part du bénéfice. Autrement dit « le capital », son utilité économique et les rapports qu’il induit dans la répartition des richesses, a un fort ancrage culturel et il n’est pas évident qu’il soit un modèle « exportable ».

Très bon dimanche,

Corto

0Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

LE VIF, « Jorion, Toussaint et d’autres appellent à imposer le capital et annuler des dettes » – 6 novembre 2013

Le texte publié ici-même, « Annuler la dette ou taxer le capital : pourquoi choisir ? », est devenu un manifeste dont l’analyse et la liste des signataires – dont Paul Jorion – sont évoqués dans cet article du journal belge Le Vif

(Belga) Plusieurs personnalités atypiques de la gauche belge, parmi lesquelles Paul Jorion, Thierry Bodson, Eric Toussaint, Vincent Decroly et Georges Henri Beauthier, plaident dans une tribune commune pour une politique combinant taxation progressive du capital et annulation de dettes jugées illégitimes.

Evoquant ces deux voies censées permettre une réduction des inégalités – incarnées respectivement par l’économiste Thomas Piketty et le sociologue David Graeber-, les signataires se demandent « pourquoi choisir ». Une partie de la dette publique est illégitime selon eux, car elle « est due en bonne part à la transformation de dettes privées, celles des banques notamment ».(…)

La suite ici.

0Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

ANNULER LA DETTE OU TAXER LE CAPITAL : POURQUOI CHOISIR ?, par Thomas Coutrot, Patrick Saurin et Éric Toussaint *

Billet invité. * Thomas Coutrot est membre du Conseil scientifique d’Attac, Patrick Saurin est un des porte-parole de SUD BPCE et Éric Toussaint est président du CADTM Belgique

À l’occasion de la sortie de deux livres importants, Dette 5000 ans d’histoire et Le Capital au XXIème siècle, Mediapart a eu l’heureuse idée d’organiser une rencontre entre leurs auteurs respectifs, David Graeber et Thomas Piketty. Leurs échanges sont accessibles sur le site du journal en ligne[1].

Comment sortir de la dette, cette question centrale posée en préambule à ce dialogue est également au cœur des réflexions et de nos activités militantes respectives. C’est pourquoi nous avons souhaité donner un prolongement constructif à ces échanges en proposant le texte qui suit, fruit d’une réflexion collective qui explicite, commente, questionne et critique les points de vue et les arguments avancés par les deux auteurs.

Annuler la dette ou taxer le capital ?

Les échanges entre T. Piketty et D. Graeber tournent pour l’essentiel autour de la mise en regard des mérites respectifs de l’impôt sur le capital et de la répudiation de la dette publique. D. Graeber, s’appuyant sur une belle érudition historique et anthropologique, souligne que l’annulation de tout ou partie de la dette, privée ou publique, est une figure récurrente des luttes de classes depuis 5000 ans. Considérant que la dette est un mécanisme central de la domination capitaliste aujourd’hui, il ne voit aucune raison qu’il en aille autrement dans les années à venir.

Continuer la lecture de ANNULER LA DETTE OU TAXER LE CAPITAL : POURQUOI CHOISIR ?, par Thomas Coutrot, Patrick Saurin et Éric Toussaint *

1Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

Augmenter la productivité pour rémunérer le capital et le travail rare : exemple de finitude de la mécanique, par Christophe Diss

Billet invité

Dans mon dernier billet (ici) évoquant le cas de la rentabilité des exploitations laitière inscrites dans un rapport de force de filière, j’évoquais par quel mécanisme de la pensée économique, les chefs d’exploitation et les financiers ont cherché à augmenter le flux de liquidité par l’argument de la productivité du travail, facteur de rentabilité face à une déflation du prix du lait, une hausse de charge et une confiscation de la valeur ajoutée le long de la chaine de valeur.

Continuer la lecture de Augmenter la productivité pour rémunérer le capital et le travail rare : exemple de finitude de la mécanique, par Christophe Diss

15Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

HAYEK ET MARX (III), par Nadj Popi

Billet invité.

Comme nous l’avons annoncé dans la première et la seconde partie de « Hayek et Marx », notre tâche consiste à critiquer « la mystification » de la monnaie marchandise pour nous pencher sur la monnaie comme rapport de classe avec la nécessité de repenser l’indépendance de la Banque centrale européenne en tant que mystification d’une institution au service de la classe des rentiers.

Il est important d’attirer l’attention sur l’analyse proposée par Marx de l’austérité : l’accumulation du capital ne s’opère que par l’austérité imposée à la classe ouvrière (la théorie de l’abstinence : Le Capital – vol. 1)

La théorie hayékienne du capital constitue en réalité « le fac-similé » de la théorie marxienne du capital telle qu’elle fut élaborée dans l’opus magnum de Marx Le Capital.

Continuer la lecture de HAYEK ET MARX (III), par Nadj Popi

0Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

RÉFLEXIONS SUR LA NOTION D’ABUSUS DANS LE DROIT DE PROPRIÉTÉ (Partie 2), par Cédric Mas

Billet invité. Après avoir rappelé dans la première partie la définition et l’histoire de la notion d’abusus dans le droit de propriété, Cédric Mas aborde ici les limites à cet abusus, et surtout les réflexions sur une piste pour repenser le cadre du droit de propriété dans un contexte de raréfaction des ressources naturelles et d’agonie du système capitaliste.

Le droit de propriété, proclamé depuis 1804 et la promulgation de l’article 544 du code civil comme le droit d’user et d’abuser « de la manière la plus absolue » d’une chose, va connaître un sérieux coup d’arrêt (sans jeu de mot) dès le début du XXème siècle.

Il faut préciser que les régimes politiques européens ont alors bien changé, et se préparent à une confrontation majeure entre nations industrielles. C’est ainsi que la règlementation sur la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles est d’abord fondée sur la nécessité pour les armées de pouvoir disposer du plus grand nombre de soldats en état de combattre.

Il en est de même de l’abusus, élément déterminant du droit de propriété, qui va progressivement perdre son caractère absolu.

Continuer la lecture de RÉFLEXIONS SUR LA NOTION D’ABUSUS DANS LE DROIT DE PROPRIÉTÉ (Partie 2), par Cédric Mas

0Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

RACONTER UNE HISTOIRE VRAIE, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Dans « Les comptes n’y sont pas », François Leclerc expose encore une fois les contradictions systémiques dans lesquelles se débattent les gouvernements de la zone euro et derrière eux le G20. Dans l’équilibre détruit entre économie réelle, économie publique et économie financière, les attentions gouvernementales et financières se portent sur l’endettement public et l’insuffisance des capitaux propres des banques.

Très logiquement la recapitalisation nécessaire des banques est proportionnelle à la part des dettes publiques que l’économie réelle ne pourra jamais rembourser faute de croître suffisamment. Or depuis la crise des subprimes, il est visible que toute croissance réelle est captée par le système financier pour afficher des plus-values. Plus-values qui sont le critère de l’économie financière pour juger de son efficacité dans un système qu’elle a totalement capté.

Au cœur de la crise systémique, la finance impose une logique invisible d’auto-justification où l’économie publique et l’économie réelle n’ont aucune place. Les gouvernements se plient aux exigences de la finance du fait qu’ils ont abandonné le contrôle de l’émission monétaire. Le système bancaire international établit le prix des monnaies les unes par rapport aux autres par la libre circulation des capitaux ; lesquels sont liquides par la politique monétaire des banques centrales séparée de la politique générale des États.

La possibilité est laissée aux banques privées de faire circuler d’énormes masses de capitaux d’une zone monétaire à l’autre. Le capital financier libre est un canon pointé sur n’importe quel gouvernement qui voudrait appliquer d’autres lois que la production libre de plus-values financières. La clé pratique de ce dispositif est le shadow banking ; la banque offshore située virtuellement au milieu des océans est invisible à toute autorité de régulation nationale.

Continuer la lecture de RACONTER UNE HISTOIRE VRAIE, par Pierre Sarton du Jonchay

0Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

RÉGLER L’ABERRATION SYSTÉMIQUE DU CRÉDIT, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Résumé

Depuis l’été 2011, la chute de la capitalisation boursière des banques en dessous de leur prix comptable réglementaire manifeste explicitement la décohérence systémique. Les marchés financiers ne croient plus que les banques puissent remplir leurs engagements contractuels. Les prix de la production économique à venir de biens et services sont arbitrairement établis par la finance.

Au lieu de reconstruire un système cohérent de régulation du crédit bancaire, les États réduisent leurs moyens de restructurer la finance. Le système financier est en incapacité radicale à proportionner le crédit à l’économie réelle. Les banques ne sont pas responsables de leurs erreurs d’anticipation et les gouvernements soumettent leurs propres emprunts à des normes privées factices.

Les budgets publics ne sont plus maîtrisés à cause du rachat incontrôlable des pertes financières par la dette publique. La liquidité des échanges est artificiellement maintenue par des monnaies prêtées indépendamment d’une vérification de l’équité par le droit. Les emprunteurs systémiques publics et privés échappent à l’obligation de justice.

Les Européens de l’euro sont au cœur de la décomposition du système d’irresponsabilité publique de la monnaie et du crédit. La monnaie unique masque la responsabilité publique du droit du crédit. Par une caisse commune de compensation et de garantie de leurs finances, les États euro peuvent restaurer la fiabilité de leurs comptes et reprendre la maîtrise des marchés financiers.

Les monnaies nationales mesurent le contrôle des États par la démocratie. L’euro monnaie commune finance la solidarité des démocraties européennes dans leur développement humain. Un capital commun de civilisation est alors constitué en euro. L’État de droit communautaire européen assure l’existence d’un capital de responsabilité bancaire suffisant pour garantir réellement le crédit et la stabilité de la monnaie.

Continuer la lecture de RÉGLER L’ABERRATION SYSTÉMIQUE DU CRÉDIT, par Pierre Sarton du Jonchay

0Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

RÉTABLIR L’ÉCONOMIE DE LA LOI PAR LA MONNAIE, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Continentaux et anglo-saxons se chamaillent sur la priorité entre recapitalisation des banques et réduction des déficits publics. Ce débat sur la poule et l’œuf dissimule la cause commune de l’insuffisance du capital bancaire et du surendettement public et privé. Il n’y a ni poule ni œuf sans coq pour féconder la poule. De même, il n’y a ni capital ni dette remboursable sans régulation internationale des monnaies. La loi publique féconde l’échange économique.

La monnaie est l’unité de compte de l’échange. L’échange engendre le prix. Le prix porte sur l’objet que quelqu’un vend à un acheteur. L’acheteur transfère le prix au vendeur contre l’objet. L’objet de l’échange est pure convention entre l’acheteur et le vendeur. Tout ce que l’homme peut nommer et négocier s’achète par un prix qui est le règlement du vendeur de l’objet. Le prix en monnaie est un concept de quantification des objets échangés.

La mondialisation de l’échange donne à penser que l’échange est purement bilatéral entre des individus. Cette interprétation dissimule la cause qui fait matériellement exister la monnaie de règlement. Pour que le prix réalise l’échange équitable, il faut que l’acheteur et le vendeur s’entendent sur une loi commune. La loi fonde le crédit qui provoque le règlement en monnaie.

Continuer la lecture de RÉTABLIR L’ÉCONOMIE DE LA LOI PAR LA MONNAIE, par Pierre Sarton du Jonchay

0Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail