Archives par mot-clé : Claude Lévi-Strauss

Rousseau et Lévi-Strauss – Texte sauvé des eaux…

Je vais le relire et je verrai si cela mérite d’apparaître ici en feuilleton.

Voici en tout cas le début.

L’HOMME, L’ESPÈCE, LA NATURE et L’HISTOIRE

Une étude structurale de la pensée de Jean-Jacques ROUSSEAU

« Tu chercheras l’âge auquel tu désirois que ton Espèce se fût arrêtée. » J. J. Rousseau III 133

C’est de Rousseau aujourd’hui qu’il fallait parler. Le grand psychosomatique s’éloigne et ses interrogations où nous reconnaissons cependant les nôtres nous paraissent fort âgées.

Tant il est moins simple de vivre en 1972.

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Être érudit permet-il d’ignorer le Nouveau Testament ?

À propos de l’article dans Le Monde (27 septembre 2020) intitulé « Le judaïsme, le christianisme et l’islam ne sont l’émanation directe ni de la Bible ni du Coran » et sous-titré :

Sommités dans leurs domaines, Jacqueline Chabbi, historienne de l’islam, et Thomas Römer, spécialiste de l’Ancien Testament, publient une réflexion conjointe sur la Bible et le Coran. Et enjoignent de ne pas confondre sacré et histoire.

j’ai posté le commentaire suivant :

Cette discussion entre deux érudits se présentant l’un comme porte-parole de l’Ancien Testament, l’autre du Coran, est éclairante, mais le fait qu’elle ne débouche sur rien est significative : la mise entre parenthèses du Nouveau Testament dans leur dialogue la prive de tout enjeu et de toute signification.

La raison en est évidente, c’est celle sur laquelle mon maître Claude Lévi-Strauss avait insisté dans Tristes tropiques : même si l’islam apparaît historiquement après le christianisme, sur le plan conceptuel, le Nouveau Testament est la synthèse d’un message dont l’Ancien Testament est la thèse et le Coran, l’antithèse. Lévi-Strauss écrit : « c’est le malheur de la conscience occidentale que le christianisme qui, né plus tard, eût pu opérer leur synthèse, soit apparu ‘avant la lettre' » (p.471).

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Lévi-Strauss sur les épidémies

Une remarque de Claude Lévi-Strauss sur les épidémies, que je soumets à votre réflexion.

Avec le néolithique, l’homme s’est mis à l’abri du froid et de la faim ; il a conquis le loisir de penser ; sans doute lutte-t-il mal contre la maladie, mais il n’est pas certain que les progrès de l’hygiène n’aient fait plus que rejeter sur d’autres mécanismes : grandes famines et guerres d’extermination, la charge de maintenir une mesure démographique, à quoi les épidémies contribuaient d’une façon qui n’était pas plus effroyable que les autres.

C’est à la page 452 de Tristes Tropiques, un texte daté 12 octobre 1954 – 5 mars 1955

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Vidéo – Nous sommes très mal équipés pour la suite

Tiens ! Quelqu’un qui parle de la même chose que moi, même si c’est de tout autre autre chose 😉 . Et qui réagit de la même manière que moi devant les questions insolubles 😀 : Continuer la lecture de Vidéo – Nous sommes très mal équipés pour la suite

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Vidéo – Sir Edmund Leach et moi ou « Comment résoudre des casse-tête sans convaincre personne »

Ouvert aux commentaires. Paul Jorion, « Matrilateral cross-cousin marriage in Australia », Social Science Information, Vol. 32 N°1 March 1993

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Gloire à nos grands maîtres !

À la conclusion d’une séance de psychanalyse ce matin, je me suis dit : « Qu’aurais-je pu entendre sans les réflexions de Lacan sur le nom ? » Comme m’est revenue avant-hier l’observation de Pouillon sur le côté « approximatif » des cultures humaines. Comme l’illustration des « hypothèses saturantes » par Lévi-Strauss m’a permis de comprendre la grille de lecture d’un de mes contemporains. Comme l’aimable reproche que me fit un jour Meyer Fortes sur le pouvoir déformant de l’espérance. Comme la taquinerie de Leach sur la généalogie des poissons. Comme la remarque  de Jakobson sur la Scolastique qui me montra par quel bout prendre l’Intelligence Artificielle. Comme les observations de Guilbaud sur le peu de rapport entre les nombres et le monde. Comme…

Et puis, d’aller les trouver là où ils étaient, ces grands maîtres, ça m’a fait voir du pays !

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« Défense et illustration du genre humain », Conclusion (II), en librairie le 16 mai 2018

Je commence par les thèses de Todd. Les comportements humains, dit-il, s’expliquent en première instance par les formes familiales, en deuxième instance par les religions, en troisième instance par l’éducation, et en quatrième instance, par l’économie ; il mentionne aussi quelquefois la nation dans ces déterminations (Todd 2017 : 12). Il insiste souvent sur le fait que l’opinion commune dans nos sociétés est que l’économique constitue la détermination première, alors qu’il la place lui, en dernier.

Entrons dans les détails du mécanisme. Une attitude, une conception du monde, un comportement, s’expliquent par la forme familiale qui prévaut. Les religions sont venues se déposer sur cette fondation, elles viennent s’associer à la détermination simple par la famille, les deux « co-évoluent », affirme Todd : « parler d’une coévolution de la famille et de la religion est sans doute la bonne formulation » (Todd 2017 : 21). Tout être humain est par ailleurs plus ou moins éduqué. Les circonstances économiques, de leur côté, évoluent.

Les déterminations les plus fondamentales sont aussi les plus anciennes : cinq mille ans pour les formes familiales, quelques milliers d’années pour nos grandes religions monothéistes. Quant à l’économie, elle change au rythme plus rapide de la cinquantaine d’années : « En arrondissant, disons que le conscient économique fonctionne à l’échelle de 50 ans, le subconscient éducatif de 500 ans, l’inconscient familial de 5 .000 ans » (ibid. 23).

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Qui étions-nous ? – Paul de Tarse en résumé

Ouvert aux commentaires.

Paul de Tarse n’était pas là au bon moment, même s’il ne se trouvait pas très loin. Jésus de Nazareth, un prophète, sur la foi d’autres prophètes avant lui, se convainc qu’il est le messie attendu, chargé d’annoncer la venue du Royaume de Dieu sur Terre. Il suit à la lettre le scénario tel que Zacharie l’a tracé, mais rien ne se passe comme prévu, il échoue, et sera supplicié comme un larron parmi d’autres, offrant la possibilité à l’insurgé Barrabas de sauver sa tête.

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Échange de réciprocité et échange réciproque, par Dominique Temple

Billet invité.

Si je perçois le besoin d’autrui, et prends l’initiative de le satisfaire, et que l’autre en fasse autant, on peut dire qu’il y a réciprocité. La raison en est donnée a posteriori par le fait que la réciprocité crée une valeur nouvelle. Le produit de l’action réalisée l’un pour l’autre dans cette structure de face à face, est une valeur commune, la philia.

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Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines (III) L’échange contre le don

Billet invité. Troisième partie d’un résumé par Madeleine Théodore du livre de Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines, Paris : L’Harmattan, 1995.

Karl Polanyi (1886 – 1964) définit trois formes d’intégration économique : la réciprocité, la redistribution et l’échange. Les deux premières sont caractérisées par une structure de symétrie, bilatérale pour l’une, centrée pour l’autre. Continuer la lecture de Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines (III) L’échange contre le don

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Comment se torpille-t-on en imaginant faire le contraire ?

Non, je n’ai pas lu entre hier et aujourd’hui un livre de 663 pages. Tout ce que je peux dire de l’ouvrage de Gérard Davet et Fabrice Lhomme : Un président ne devrait pas dire ça, c’est ce que j’en ai lu dans les journaux. Je m’abstiendrai donc soigneusement de dire quoi que ce soit de son contenu, je me contenterai de commenter à mon tour ce commentaire lu quelque part mais qui semble véhiculer le sentiment général de ceux qui ont lu le livre : qu’avec ses entretiens, le Président, « s’est torpillé ».

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Georges Balandier (1920 – 2016)

À l’époque où j’étais étudiant en anthropologie, j’ai lu Afrique ambigüe (1957) de Georges Balandier, paru quelques années auparavant. Je venais alors de lire Tristes tropiques (1955) de Claude Lévi-Strauss et le regard que je portais sur Afrique ambigüe était irrémédiablement teinté de l’expérience qu’avait été pour moi la lecture de Tristes tropiques.

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique, entretien réalisé le 21 mars 2016 (texte complet)

Ouvert aux commentaires.

I- La « mentalité primitive »

Jacques Athanase GILBERT

Votre parcours est particulièrement atypique, marqué en particulier par cette étonnante transition du chercheur au blogueur. Au-delà, votre pensée s’enracine dans le champ de la transdisciplinarité, empruntant à la fois à la philosophie, à l’anthropologie, à la sociologie et à l’économie. Comment appréhendez-vous cet itinéraire ?

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique (V), D’un monde finissant à un monde émergeant, entretien réalisé le 21 mars 2016

Franck CORMERAIS

Vous êtes passé d’une observation empirique d’un monde finissant à celle d’un monde émergeant : le monde digital.

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique (I) La « mentalité primitive », entretien réalisé le 21 mars 2016

Jacques Athanase GILBERT

Votre parcours est particulièrement atypique, marqué en particulier par cette étonnante transition du chercheur au blogueur. Au-delà, votre pensée s’enracine dans le champ de la transdisciplinarité, empruntant à la fois à la philosophie, à l’anthropologie, à la sociologie et à l’économie. Comment appréhendez-vous cet itinéraire ?

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