Étiquette : croissance

  • La fin de la croissance est-elle une fatalité ?, par Jean-Paul Vignal

    Billet invité.

    Il ne fait pas bon être climato-sceptique en cette période de préparation fébrile et hautement médiatisée du sommet climatique COP 21 de décembre prochain ; par extension, le postulat croissance = combustibles fossiles = réchauffement climatique implique qu’il ne fait guère meilleur de se ranger  parmi ceux qui croient que Sainte Croissance peut et va guérir tous les maux de notre civilisation occidentale usée et épuisée par deux siècles d’industrialisation et deux guerres mondiales.… Lire la suite…

  • POUVOIR ET BOUTS DE FICELLES, par François Leclerc

    Billet invité.

    Benoit Coeuré de la BCE l’affirme ce matin : « La reprise dans la zone euro est clairement là. La croissance revient, tous les indicateurs de confiance des entreprises et des ménages sont orientés à la hausse, et la bonne nouvelle c’est que cette reprise est fondée sur la demande intérieure ». Puis il nuance sa pénétrante analyse : « nous avons une inquiétude qui est que la reprise actuelle ne soit qu’une reprise cyclique, ou en bon français qu’elle ne soit qu’un feu de paille ». L’attribuant à la baisse du prix du pétrole et au carburant injecté par la BCE, il en tire la conclusion qui s’impose : « Il est extrêmement important de transformer l’essai, de manière à ce que ce soit la croissance de long terme qui prenne le relais.… Lire la suite…

  • GROS EFFET DE CISEAU ENTRE DETTE ET CROISSANCE, par François Leclerc

    Billet invité.

    Que peut-on attendre de l’économie dans les années à venir ? Préparant avec la Banque mondiale sa réunion de printemps de la semaine prochaine à Washington, le FMI nous livre en avant-première le fond de sa pensée, et l’on n’en sort pas ébloui.

    Non pas tant à cause des médiocres perspectives qu’il dessine, aussi bien pour les pays avancés que pour les émergents, mais en raison de la multiplicité des raisons à cette situation qu’il invoque, ce qui fait que l’on ne sait plus par quel bout prendre la question. En d’autres termes, comme si les dés étaient jetés, ce que corrobore l’importance que le Fonds accorde dans son analyse au vieillissement de la population dans les pays avancés, sur lequel on ne peut pas agir, auquel s’ajoute un chômage qui ne donne pas signe de se résorber si l’on considère le taux de participation au marché du travail.… Lire la suite…

  • LA GRÈCE N’EST PAS UN FRUIT POURRI… par François Leclerc

    Billet invité.

    L’issue du bras de fer qui se poursuit en Grèce reste toujours incertaine et l’indécision semble appelée à durer les deux prochaines semaines. « Nous cherchons un compromis honnête avec nos partenaires. Mais ne vous attendez pas à ce que nous signions une reddition sans condition. C’est pourquoi nous sommes attaqués sans pitié, mais c’est la raison pour laquelle la société nous soutient », a déclaré lundi dernier Alexis Tsipras devant le Parlement.

    Il a précisé : « notre priorité est le renforcement de l’économie réelle avec des investissements qui vont tonifier la croissance avec la participation du secteur public », et qu’il était « crucial que les recettes provenant de l’utilisation de la propriété publique ne soient pas jetées dans un gouffre sans fond pour le remboursement de la dette, mais placées là où le pays en a besoin, la sécurité sociale, la croissance ».… Lire la suite…

  • ILS SE TROMPENT DE CROISSANCE ! par François Leclerc

    Billet invité.

    La relance européenne est décidément mission difficile. Du côté de la BCE – qui se prépare à acheter mensuellement 60 milliards de titres obligataires pour la plupart souverains et injecter autant de liquidités dans les circuits financiers – on apprend dans le Wall Street Journal qu’elle craint de rencontrer des difficultés pour trouver un nombre suffisant de vendeurs ! C’est que ni les compagnies d’assurance, ni les banques ne se délestent facilement de ces titres, aussi bien pour des raisons réglementaires qu’afin d’assurer leur assise financière et de ne pas leur substituer d’autres actifs risqués à leur bilan.

    Second volet, la mise en place du plan Juncker d’investissement se poursuit à vitesse d’escargot.… Lire la suite…

  • LE JAPON MONTRE LA VOIE À NE PAS SUIVRE, L’EUROPE NE FAIT PAS MIEUX, par François Leclerc

    Billet invité

    Le Japon, troisième puissance économique mondiale, va-t-il commencer à réduire son endettement ? Cela ne se présente pas bien, et les dirigeants européens feraient bien de s’y intéresser avant de laisser l’Europe s’enfoncer dans une situation de japonisation larvée, qui est chaque jour qui passe confortée par des indices déprimés.

    Sous l’impulsion du premier ministre Shinzo Abe, la Banque du Japon poursuit la plus grande opération de création monétaire jamais réalisée, tirant ainsi la carte de la dernière chance. Mais avec quels résultats ? Sorti de la récession en 2012 et connaissant des débuts de croissance encourageants en 2013, le pays est lourdement retombé dans la récession.… Lire la suite…

  • LES GROSSES FICELLES DU G20, par François Leclerc

    Billet invité

    Attendu comme l’annonce de Philea se posant sur sa comète, ou presque, le communiqué du G20 de Brisbane est enfin tombé. Vladimir Poutine a loué son « atmosphère constructive » après avoir failli en claquer la porte et s’être contenté de le quitter un peu avant la fin, car il avait besoin de dormir a-t-il déclaré. Mais le pompon revient aux 2,1 % de croissance que le monde va assurément connaître d’ici 2018, d’après le communiqué final, et à la manne de 2.000 milliards de dollars américains qui va nous inonder ainsi qu’aux millions d’emplois qui vont être créés : 2 %, c’était du doigt mouillé, 2,1 % ne peut que résulter d’un savant calcul crédibilisant la promesse.… Lire la suite…

  • « MM. Sapin et Macron, i vont êt’ déceptionnés ! », par Jacques Seignan

    Billet invité.

    Un petit commentaire en écho aux méthodes polichinelle et la manière dont on ne nous cache jamais rien mais on nous emballe tout avec du joli papier.

    On vient de voir des sourires réjouis de MM. Sapin et Macron : la croissance a été meilleure : 0.3% au lieu de 0.2% prévue… Et en même temps, incidemment, on apprend qu’au 2ème trimestre elle a été de -0.1% (ah quel merveilleux concept qu’une croissance négative!) au lieu de 0% prévu.

    Donc bêtement si par malheur cette annonce (en fait une prévision) subissait le même sort, on aurait 0.2% et donc plus aucune raison de se réjouir.… Lire la suite…

  • CROISSANCE ET ENDETTEMENT, UN COUPLE INFERNAL, par François Leclerc

    Billet invité.

    Coller le nez à la fenêtre afin de ne pas perdre une miette des lancinantes péripéties de la crise européenne en ferait presque oublier l’essentiel : de 2008 à 2011, le ratio de la dette publique et privée des pays avancés est passé de 208% à 236% de leur PIB. Conduisant les auteurs du dernier Rapport de Genève à titrer celui-ci : « Le désendettement, quel désendettement ? ».

    Ce n’est cependant pas cette impressionnante progression qui doit prioritairement retenir l’attention, mais son point de départ. Celui-ci illustre ce que la croissance des pays avancés doit à leur endettement.… Lire la suite…

  • L’avenir de la croissance, par Steve

    Billet invité.

    Je viens de prendre connaissance du résumé que fait la presse des projets du gouvernement pour relancer la croissance.

    Si j’ai bien compris, en gros, il s’agirait de multiplier les pharmacies et les offices notariaux et de créer des lignes d’autocars pour transporter plus facilement les consommateurs des offices notariaux aux pharmacies. Ou l’inverse. Selon le diagnostic du médecin ou selon la complexité de l’acte notarié. … Lire la suite…

  • État du monde : LEUR DÉFI ET LE NÔTRE, par François Leclerc

    Billet invité.

    Hier, la croissance des États-Unis donnait le ton, relayée par celle des pays émergents, source d’un émerveillement qui s’est depuis calmé. En ces temps de crise européenne cessant d’être celle de sa périphérie pour devenir celle de son centre, la croissance de l’Allemagne était présentée comme justifiant un modèle à reproduire avant, à son tour, de ne plus être ce qu’elle était. Le monde n’est pas globalement entré en récession, mais il lui est désormais prédit une longue période de faible croissance et de stagnation : l’heure n’est plus à la mondialisation triomphante, l’exportation n’est plus le moteur performant de la croissance.… Lire la suite…

  • COMPTE À REBOURS DU SOMMET DES 23 ET 24 OCTOBRE, par François Leclerc

    Billet invité.

    Jour après jour, les nouvelles tombent et vont dans le même sens :, celui de la détérioration de la situation en Europe. Selon l’Office fédéral de statistiques, la production industrielle allemande enregistre une chute de 5,7% en août, et il est difficile de la résumer au contrecoup de la forte progression de juillet dernier afin de ne pas y voir un signe de faiblesse n’ayant rien de conjoncturel. La croissance s’était déjà contractée en Allemagne au second trimestre, va-t-il en être de même au troisième, ce qui signifierait techniquement une récession ? La baisse enregistrée est principalement à attribuer aux exportations, en premier lieu en-dehors de la zone euro (là où sont placés tous les espoirs), mais le ralentissement des exportations est général, au sein de la zone comme vers les pays de l’Est européen et les pays émergents.… Lire la suite…

  • Europe : FAUT-IL ESPÉRER UN NOUVEAU SÉISME ? par François Leclerc

    Billet invité.

    Est-il besoin d’aligner les données les plus officielles pour mettre en évidence que l’Europe est engagée dans une lente mais irrésistible descente vers la récession et la déflation ? Et que tous les pays en donnent désormais les signes, même l’Allemagne (pour ne plus parler de l’Italie et de la France) ? « Notre reprise est modeste, faible, inégale et fragile mais ce n’est pas une récession », a déclaré hier Mario Draghi en parlant de la zone euro, mais que dira-t-il demain, après avoir mis si longtemps à reconnaître la pression déflationniste en se réfugiant derrière les prévisions favorables mais sujettes à caution du taux du swap d’inflation à 5 ans, avant de finalement l’admettre ?… Lire la suite…

  • Europe : LE JEU DEVIENT SERRÉ ! par François Leclerc

    Billet invité.

    Cela ne se passera pas comme ça ! Il ne sera pas donné à la BCE toute liberté pour calibrer à sa guise son programme d’achat d’Asset-Backed Securities (ABS), ces produits financiers de titrisation. D’après le Suddeutsche Zeitung, les ministres des finances allemand et français ont rédigé un « non paper » (selon la terminologie officielle française, une « note libre » qui ne peut être attribuée). Destinée à être discutée lors du prochain Ecofin informel de samedi – la réunion des ministres des finances de l’Union européenne – elle porte sur la revitalisation régulée… du marché des ABS.… Lire la suite…

  • Europe : DES PARIS STUPIDES ET DES MESURES CONSERVATOIRES QUI NE LE SONT PAS, par François Leclerc

    Billet invité.

    Une nouvelle belle histoire nous est racontée, avec comme épisodes annoncés deux sommets européens successifs, en octobre et novembre prochains, qui devraient traiter successivement de la relance économique via l’investissement, et de l’assouplissement de la rigueur fiscale. Entre temps, la nouvelle Commission aura été constituée et les principaux postes de responsabilités européens pourvus.

    Elle ne débute pas sous les meilleures auspices, à considérer ces nominations. Que ce soit celle du Polonais Donald Tusk à la présidence du Conseil européen, ou bien celle de l’Espagnol Luis de Guindos à la tête de l’Eurogroupe, qui pourrait intervenir à la fin du mandat de Jeroen Dijsselbloem.… Lire la suite…