Université Catholique de Lille, ACTU ECHO – PAUL JORION 15 NOVEMBRE 2017

Ma conversation avec Didier Van Peteghem, doyen de la faculté FGES

La Chine * et les États-Unis * et la Corée du Nord
Donald Trump et le déclin des États-Unis
La croissance * le ruissellement aujourd’hui * l’évasion fiscale
6 mois de présidence Macron * les grandes fortunes * la disparition du travail
« Qui étions-nous ? »

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« Vers un nouveau monde » (à paraître le 23 août) : L’État de bien-être ne doit pas être soumis aux aléas de la croissance

Vers un nouveau monde

Ouvert aux commentaires. Deux chapitres complémentaires de mon nouveau livre-manifeste.

LE MONDE TEL QU’IL EST

7. L’État de bien-être

Cet État-Providence, dont le deuxième terme de l’expression perd davantage son sens de jour en jour, nous est envié par d’innombrables êtres humains aux quatre coins de la planète, n’hésitant pas malheureusement trop souvent à mettre leur vie en jeu pour être admis au statut de l’un de ses bénéficiaires.

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OÙ MÈNE LA CROISSANCE À CRÉDIT CHINOISE ? par François Leclerc

Billet invité.

Les alarmes à propos de la dette chinoise ne datent pas d’hier, mais elles se font insistantes. C’est au tour de la dette des particuliers d’être montrée du doigt, avec comme origine la relance par le crédit opérée par le gouvernement. Un levier dangereux qui repose sur une bulle immobilière pouvant à tout instant crever, provoquer d’énormes ravages financiers et faire chuter le PIB, cette hantise de la direction chinoise en raison de ses effets dévastateurs sur l’emploi qu’elle s’efforce à tout prix de contenir. La stabilité de ce gigantesque pays est à ce prix.

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Piqûre de rappel : L’État-providence et la croissance, le 22 octobre 2015

Version longue de ma chronique publiée dans Trends-Tendances en date du 22 octobre 2015.

Les États-Unis et le Canada n’avaient pas connu la guerre sur leur territoire propre (si l’on excepte le bombardement par les Japonais de la flotte de guerre américaine à Pearl Harbor à Hawaï en décembre 1941). Au sortir de la Seconde guerre mondiale, ces deux pays sont démesurément riches par rapport aux autres nations. Continuer la lecture de Piqûre de rappel : L’État-providence et la croissance, le 22 octobre 2015

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LA CROISSANCE, UN ENFANT PERDU ? par François Leclerc

Billet invité.

Combien a-t-il fallu d’années, de conférences en sommets et d’études en rapports, pour qu’apparaisse un simple changement de ton et de vocabulaire ? La rigueur qui était sur toutes les lèvres a disparu, et la relance a fait sa timide apparition. Mais cela ne produit pas d’effets notables, et le FMI est conduit à diminuer sans fin ses prévisions de croissance.

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LES AVEUX D’IMPUISSANCE DU G20 DE CHENGDU, par François Leclerc

Billet invité.

Des mots ! encore des mots ! Reprenant au bond la balle lancée par le FMI, les ministres des finances du G20 réunis ce week-end à Chengdu ont fait preuve d’une folle audace : la croissance qui brille par son absence devrait désormais être « partagée »… Jacob Lew, le secrétaire d’État au Trésor américain, a été explicite : « les bénéfices de la croissance ne doivent pas uniquement contribuer à la ligne du bas des bilans des hommes d’affaires et des investisseurs, mais également aux familles de travailleurs et à la classe moyenne ». On attend désormais les dispositions y conduisant.

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LA CROISSANCE AVEC LES DENTS ? par François Leclerc

Billet invité.

Les heures de gloire de la mondialisation débridée appartiennent au passé. La baisse de la croissance des économies émergentes, principalement de la Chine, pèse de tout son poids sur son ralentissement. En ouvrant aujourd’hui la rencontre des ministres du commerce international du G20 à Shanghaï, le ministre chinois du commerce Gao Hucheng a constaté que « la reprise économique reste fragile, le commerce mondial fluctue à de faibles niveaux ». Diplomatiquement, il propose de « travailler avec toutes les parties avec sagesse, courage et de façon pragmatique », mais des discussions de chiffonniers sont annoncées.

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UN G7 FINANCES, HISTOIRE DE CAUSER…, par François Leclerc

Billet invité.

Les réunions mondiales se succèdent, entonnant tour à tour le même appel en faveur de la relance d’une croissance salvatrice. Le G7 Finance qui a commencé aujourd’hui ne va pas renouveler le genre, préludant au sommet des chefs d’État des 26 et 27 mai. Rien n’en est à attendre de particulier, mais il y aurait pourtant tant à dire.

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France Info – Un monde d’idées, mardi 10 novembre 2015

jorion

Je me suis entretenu avec Olivier de Lagarde au sujet de « Penser tout haut l’économie avec Keynes » dans son émission « Un monde d’idées ».

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Trends – Tendances, L’État-providence et la croissance, le 22 octobre 2015

Version longue de ma chronique publiée dans Trends-Tendances en date du 22 octobre 2015.

L’État-providence et la croissance

Les États-Unis et le Canada n’avaient pas connu la guerre sur leur territoire propre (si l’on excepte le bombardement par les Japonais de la flotte de guerre américaine à Pearl Harbor à Hawaï en décembre 1941). Au sortir de la Seconde guerre mondiale, ces deux pays sont démesurément riches par rapport aux autres nations. Ancrer les monnaies à l’or ou à une monnaie elle-même ancrée à l’or est l’option qui a la préférence des États-Unis lors de la conférence internationale de Bretton Woods dans le New Hampshire en 1944. Face à elle, Keynes défend l’option britannique : un système monétaire international fondé sur les échanges égalitaires entre nations, relations susceptibles d’être rééquilibrées chaque année par la réévaluation ou la dévaluation des monnaies nationales, et disposant d’une monnaie de compte commune : le bancor. C’est l’option américaine qui l’emporte : la formule choisie spécifie que chaque pays qui le souhaite pourra ancrer sa monnaie à l’or, mais chacun sait que seuls les États-Unis sont suffisamment riches pour adopter cette approche, du coup, l’ensemble des autres monnaies détermineront leur prix grâce à un taux de change fixe par rapport au dollar américain.

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CROISSANCE, VOUS AVEZ DIT CROISSANCE ? par François Leclerc

Billet invité.

Où est passé le moteur de la croissance ? Dans une économie mondialisée, les analystes avaient cru le trouver dans les pays émergents et pouvoir s’appuyer sur des valeurs asiatiques sures. Mais un atterrissage chinois qui se confirme brutal et une stagnation dont le Japon ne sort toujours pas, ne leur donne pas raison. Pis, la chute de la croissance chinoise entraîne celle des pays exportateurs de matières premières et accentue les pressions déflationnistes en Europe et aux États-Unis. La mondialisation propage désormais le ralentissement économique au lieu de favoriser la croissance, et le développement du commerce international n’en est plus le vecteur.

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La fin de la croissance est-elle une fatalité ?, par Jean-Paul Vignal

Billet invité.

Il ne fait pas bon être climato-sceptique en cette période de préparation fébrile et hautement médiatisée du sommet climatique COP 21 de décembre prochain ; par extension, le postulat croissance = combustibles fossiles = réchauffement climatique implique qu’il ne fait guère meilleur de se ranger  parmi ceux qui croient que Sainte Croissance peut et va guérir tous les maux de notre civilisation occidentale usée et épuisée par deux siècles d’industrialisation et deux guerres mondiales.

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POUVOIR ET BOUTS DE FICELLES, par François Leclerc

Billet invité.

Benoit Coeuré de la BCE l’affirme ce matin : « La reprise dans la zone euro est clairement là. La croissance revient, tous les indicateurs de confiance des entreprises et des ménages sont orientés à la hausse, et la bonne nouvelle c’est que cette reprise est fondée sur la demande intérieure ». Puis il nuance sa pénétrante analyse : « nous avons une inquiétude qui est que la reprise actuelle ne soit qu’une reprise cyclique, ou en bon français qu’elle ne soit qu’un feu de paille ». L’attribuant à la baisse du prix du pétrole et au carburant injecté par la BCE, il en tire la conclusion qui s’impose : « Il est extrêmement important de transformer l’essai, de manière à ce que ce soit la croissance de long terme qui prenne le relais. Cela passe par des réformes des marchés du travail et plus généralement par un climat des affaires plus favorable à l’investissement ». C’est tout simple, l’économie expliquée aux enfants.

Sur un autre registre, le premier ministre Manuel Valls est intervenu pour annoncer que pas moins de cinq attentats avaient été déjoués en France. Suggestion : pourquoi ne pas imposer une mission de service public aux radios et télévisions en faisant suivre le bulletin météo du décompte des attentats qui n’ont pas eu lieu ? Afin de conditionner l’opinion en jouant sur la peur, le premier ministre qui défend une loi sur le renseignement que le monde entier nous jalouse en est à utiliser des évènements présumés.

Trop, c’est trop !

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GROS EFFET DE CISEAU ENTRE DETTE ET CROISSANCE, par François Leclerc

Billet invité.

Que peut-on attendre de l’économie dans les années à venir ? Préparant avec la Banque mondiale sa réunion de printemps de la semaine prochaine à Washington, le FMI nous livre en avant-première le fond de sa pensée, et l’on n’en sort pas ébloui.

Non pas tant à cause des médiocres perspectives qu’il dessine, aussi bien pour les pays avancés que pour les émergents, mais en raison de la multiplicité des raisons à cette situation qu’il invoque, ce qui fait que l’on ne sait plus par quel bout prendre la question. En d’autres termes, comme si les dés étaient jetés, ce que corrobore l’importance que le Fonds accorde dans son analyse au vieillissement de la population dans les pays avancés, sur lequel on ne peut pas agir, auquel s’ajoute un chômage qui ne donne pas signe de se résorber si l’on considère le taux de participation au marché du travail.

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LA GRÈCE N’EST PAS UN FRUIT POURRI… par François Leclerc

Billet invité.

L’issue du bras de fer qui se poursuit en Grèce reste toujours incertaine et l’indécision semble appelée à durer les deux prochaines semaines. « Nous cherchons un compromis honnête avec nos partenaires. Mais ne vous attendez pas à ce que nous signions une reddition sans condition. C’est pourquoi nous sommes attaqués sans pitié, mais c’est la raison pour laquelle la société nous soutient », a déclaré lundi dernier Alexis Tsipras devant le Parlement.

Il a précisé : « notre priorité est le renforcement de l’économie réelle avec des investissements qui vont tonifier la croissance avec la participation du secteur public », et qu’il était « crucial que les recettes provenant de l’utilisation de la propriété publique ne soient pas jetées dans un gouffre sans fond pour le remboursement de la dette, mais placées là où le pays en a besoin, la sécurité sociale, la croissance ». Il a aussi rappelé qu’un second round de négociations devait s’ouvrir à propos de la dette, qui représente 177 % du PIB et dont « le remboursement sera impossible », et qui devra selon lui s’inscrire dans le cadre d’un « nouveau contrat de développement ».

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