Étiquette : croissance

  • EN ROUTE POUR DE NOUVELLES GRANDES AVENTURES ! par François Leclerc

    Billet invité

    Après avoir fait les gros titres sur le thème « plus jamais cela », la régulation est désormais la grande oubliée d’une Europe ayant d’autres gros soucis. Les lobbies bancaires enterrent des mesures restant à l’étude et les États-Unis apparaissant à la pointe des réformes, tout étant relatif ! Les dirigeants européens ont d’autres réformes en tête, qui sont au contraire pro-business. Embourbés dans une politique ne produisant pas les effets annoncés, ils s’entêtent et pratiquent la fuite en avant. Jusqu’à quand ?

    Lors de leur rendez-vous à Jackson Hole, les banquiers centraux n’étaient pas si à l’aise, faisant de leur pragmatisme une vertu, faute de posséder la recette permettant de revenir sans encombres sur leurs mesures d’assistance au système financier.… Lire la suite…

  • Zone euro : LA FATALITÉ N’EXISTE PAS ! par François Leclerc

    Billet invité.

    Les dirigeants européens seraient bienvenus à s’interroger à propos de la politique qu’ils ont eux-mêmes décidée, ou à défaut suivie par peur de s’y opposer, par conformisme plus que par conviction. Non pas seulement pour en constater les effets qui contredisent leurs prédictions, mais aussi pour s’interroger sur leurs causes. Car les bricolages qui s’annoncent ne régleront rien.

    Leur obstination à ne pas se résoudre à une telle clarification, qui renvoie à leur discours obsessionnel à propos de la dette et des réformes d’inspiration libérale destinées à relancer la croissance, fait à la longue problème. Parce qu’elle pourrait laisser penser qu’ils se sont résignés à précipiter l’Europe dans une période récessive et déflationniste durable, prix à payer selon eux pour réduire un endettement excessif, en affirmant qu’il n’y a pas d’autre solution.… Lire la suite…

  • Zone euro : NOUS Y ARRIVONS !, par François Leclerc

    Billet invité.

    La zone euro est à nouveau au bord de la récession et la pression déflationniste s’amplifie, accentuant le risque d’entrer dans une déflation à la japonaise dont on ne sort pas. L’Allemagne, la France et l’Italie – ses trois premières puissances économiques – sont désormais touchées, chacune à sa manière. Sans que cela influe sur le discours de la BCE et de la Commission, qui préconisent comme si de rien n’était la poursuite des réformes structurelles en prenant comme exemple la mirifique croissance dont bénéficient l’Espagne et le Portugal (0,6% au second trimestre dans les deux cas) après avoir été poussés au fond du trou.… Lire la suite…

  • Énergie : Nous nous comportons à peu de choses près comme une colonie de bactéries ou une population de rats, par Stéphane Feunteun

    Billet invité.

    Jean-Paul Vignal a ouvert un débat sur les ressources en énergie, débat dans lequel sont déjà intervenus Timiota et Jacques Seignan, chacun replaçant le problème dans un contexte plus général. J’aimerais à mon tour tenter d’élargir l’angle de vue, car je pense que  le problème de l’énergie doit être pris au niveau global, voire fondamental, pour avoir une chance d’en comprendre les implications.

    Jacques Seignan dit « Le problème démographique commande donc les besoins en énergie sous de nombreux aspects » ; c’est vrai, aujourd’hui, mais il faut d’abord considérer la relation inverse : c’est l’abondance croissante d’énergie bon marché qui a permis l’explosion démographique.… Lire la suite…

  • Institut Momentum : Quatre regards sur l’économie de l’Anthropocène, le 12 juin 2014

  • LA POUDRE AUX YEUX SE DISSIPE, par François Leclerc

    Billet invité.

    Combien de temps cela va-t-il pouvoir encore tenir sur le même mode ? Les derniers chiffres d’Eurostat sonnent le glas d’une politique dont l’argument se voulant décisif est qu’elle est la seule possible. La croissance de la zone euro a été de 0,2 % au premier trimestre 2014, à l’identique du précédent. Et ce résultat est dû aux 0,8 % de croissance allemande, car la liste des pays passés en territoire négatif s’allonge : l’Italie d’abord, mais aussi Chypre, l’Espagne, l’Estonie, la Finlande, la Grèce, les Pays-Bas et le Portugal. Quant à la croissance française, elle est nulle. Les temps à venir ne se présentent pas mieux.… Lire la suite…

  • LA ZONE EURO ENTRE REPRISE ET PRESSIONS DÉFLATIONNISTES. Plaidoyer pour une vraie politique européenne de relance, par Jean-Pierre Pagé

    Billet invité.

    Quelle est la situation réelle de la Zone Euro ?

    Notons, tout d’abord, que celle-ci n’a pas implosé. Des progrès institutionnels ont même été réalisés. Il s’agit de la décision de principe sur l’Union bancaire. Toutefois, il faut souligner que beaucoup reste à faire pour que l’on passe du principe à la réalité et que de nombreux acteurs freinent, en fait, cette avancée institutionnelle, ne serait-ce qu’en raison des dispositions concernant la séparation entre activités pour le compte de leurs clients et activités spéculatives pour leur compte propre.

    En second lieu, sur le plan macroéconomique, on parle beaucoup de fin de récession et de reprise.… Lire la suite…

  • À QUELS INDICES SE VOUER ? (SUITE), par François Leclerc

    Billet invité.

    La croissance du PIB de la zone euro a été selon Eutelsat de 0,3% au dernier trimestre 2013, déjouant les attentes des économistes qui prévoyaient 0,2% et provoquant des commentaires enjoués. À la recherche de clés rendant positivement compte du cours imprévisible des événements, les analystes et commentateurs sollicitent abusivement les indicateurs économiques et financiers. Au palmarès du moment figurent les variations du taux des titres souverains ou de la timide croissance du PIB, l’amélioration de la balance du commerce extérieur, ainsi que, pour les plus pointus, le remboursement des banques des crédits à trois ans de la BCE.… Lire la suite…

  • PROJET D’ARTICLE POUR « L’ENCYCLOPÉDIE AU XXIème SIÈCLE » – RAPPORT DE FORCES, par Michel Leis

    Billet invité.

    Rapport de forces

    Un rapport de forces décrit un état possible de la relation entre deux parties, il résulte de la volonté de l’un ou l’autre protagoniste d’imposer son point de vue. Une hiérarchie implicite se construit, elle repose sur une évaluation a priori du statut, de la force ou de la capacité de nuisance de l’autre partie. Il arrive parfois qu’aucune hiérarchie claire ne se dégage, le rapport de forces s’équilibre et conduit au pire à une situation de statu quo, et dans le meilleur des cas, à des formes plus ou moins étendues de coopération. Une situation de déséquilibre permet au vainqueur de cette confrontation tacite de se passer de l’accord d’autrui ou d’obtenir des avantages dans le cadre d’un accord nécessitant le consentement de l’autre partie.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : TENIR ! TOUJOURS TENIR ! par François Leclerc

    Billet invité.

    De « modéré », le taux de croissance de l’économie américaine est pour la Fed devenu « modeste », Mario Draghi de la BCE décelant très prudemment une « confirmation de la stabilisation » au sein de la zone euro. De nouveau, le sujet de la croissance est sur toutes les lèvres, ce qui généralement survient quand un miracle est espéré. La palme incontestée revient une fois de plus à Pierre Moscovici, le ministre français de l’économie et des finances, pour son envolée à propos de la « véritable croissance » française qu’il prévoit en 2014 : « notre objectif, c’est 0,8% puis ensuite repasser nettement au-dessus de 1%, 1,5% pourquoi pas 2% en 2015 et 2016 ».… Lire la suite…

  • CELA MÉRITE 200 MOTS, PAS PLUS, par François Leclerc

    Billet invité

    Ils se sont payés de mots à Moscou, en proclamant que « la priorité de court terme est de doper l’emploi et la croissance », et qu’il faut « calibrer le rythme et la composition » des efforts budgétaires selon les conditions économiques de chaque pays. Sur le papier, cela fonctionne certainement, mais dans la réalité ? Les moyens de cette politique restent à trouver et leur énoncé fait défaut dans le communiqué final. La seule mesure concrète évoquée – l’inflexion de la politique de la Fed – l’est pour dire que tous les changements futurs des politiques monétaires doivent être « calibrés avec précaution et clairement communiqués », leur contribution permettant au mieux d’éviter d’entrer dans la déflation (sauf au Japon) mais ne générant pas de croissance.… Lire la suite…

  • VIOLENCE BRUTE ET VIOLENCE INSIDIEUSE, par Bertrand Rouziès-Leonardi

    Billet invité

    Les régimes autoritaires et les républiques oligarchiques à devanture démocratique se demandent, à voir éclore une révolution ici, à entendre l’émeute gronder là, à mesurer ailleurs ce qu’il en coûte à un gouvernement trop laxiste de donner du champ à l’expression populaire, s’ils tiendront encore longtemps la mer dans ces conditions. Ils cherchent d’urgence des conseils en calfatage, leur arche faisant eau de toutes parts. Les calfats à la mode s’appellent Alexis de Tocqueville et Al Gore. Les oeuvres du premier ont remplacé le Petit Livre Rouge sur la table de chevet des « nouveaux » dirigeants chinois, nouveaux parce que frais sortis des chaînes de remontage et de ravalement des momies précédentes.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : LA PANACÉE DE LA CROISSANCE, par François Leclerc

    Billet invité.

    La discussion sur l’assouplissement du rythme de l’ajustement monétaire européen, pour parler comme un ministre des finances, progresse lentement mais pas sûrement. A ses partisans reconnus – le FMI et le gouvernement américain – est venu timidement se joindre au G20 de Washington le commissaire européen Olli Rehn, pour qui la consolidation budgétaire doit être « favorable » à la croissance (sans préciser comment). Jeroen Dijsselbloem, en charge de l’Eurogroupe, y a aussi expliqué qu’il fallait tenir compte de la situation dans chaque pays, et que « plus de temps devait être accordé » quand « des revers [étaient rencontrés] dans leurs programmes de relance économique ».… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : CES MOTS QUI PEUVENT EN CACHER D’AUTRES, par François Leclerc

    Billet invité.

    L’Irlande prend la présidence tournante de l’Union européenne et les commentaires sur la réussite irlandaise ne vont pas manquer de fleurir. Elle repose, est-il expliqué, sur un redressement financier résultant d’un choc de compétitivité favorisant les exportations. Le modèle même qui est proposé à l’ensemble de l’Union européenne, cela tombe bien !

    De quoi s’agit-il, en réalité ? Le gouvernement irlandais a cherché le salut en poursuivant sa stratégie de tête de pont vers la zone euro destinée aux entreprises transnationales. Ce sont ces dernières qui créent les flux financiers comptabilisés comme des exportations, et le choc de compétitivité provient de la baisse des salaires, de la chute des prix de l’immobilier de bureau, et surtout du maintien d’une fiscalité avantageuse.… Lire la suite…

  • EN ATTENDANT LA VIDÉO DU JOUR…

    … En voici une consacrée à Croissance, concentration de la richesse, spéculation…

    À Trans-Mutation, fin août à Profondval, près de Louvain-la-Neuve.

    Lire la suite…