Archives par mot-clé : dette publique

L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ?

L’intervention que je ferai demain au Colloque organisé par le groupe socialiste, écologiste et républicain du Sénat : L’argent, la dette et la Gauche. Faut-il avoir peur de la dette publique ? Pour les personnes qui souhaitent suivre le colloque, voici le lien vers l’évènement facebook sur la page du groupe socialiste et un “live” sera diffusé à partir de 9h00.

Pour fonctionner, pour rendre les services attendus de lui, comme l’éducation, la police et la justice, la défense des frontières, pour pallier partiellement les inégalités dues au hasard, pour venir en aide aux plus démunis,  l’État a besoin d’un budget, d’un Trésor. Alimentent celui-ci les revenus des biens nationaux et l’impôt.

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« L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ? » – Premières considérations

Je vous avais annoncé une série sur la Théorie moderne de la monnaie qui a connu un début de réalisation (La théorie moderne de la monnaie (TMM) ne tient pas debout) : j’ai en effet expliqué en quelques mots que ses défenseurs extrapolent abusivement à l’ensemble des nations quelques propositions qui ne valent en réalité que pour les seuls États-Unis du fait que leur dollar est monnaie de référence et qu’ils peuvent en conséquence exporter au plan international le souci de leur dette (qui sera de facto géré par les nations amatrices d’« eurodollars », le nom sous lequel circulent les dollars qui servent dans des transactions internationales).

J’ai ensuite consacré à la TMM l’une de mes chroniques dans Trends-Tendances (La « Théorie Moderne de la Monnaie » n’en est pas une), où j’ai rappelé que ce que l’on appelle TMM est un ensemble hétéroclite de propositions empruntées à divers économistes de différentes époques, aux vues d’ailleurs inconciliables. Keynes a été recruté dans leurs rangs pour un modèle du crédit qu’il avait cependant abandonné au bout de quelques années (au grand dam de Schumpeter). Les plus récents parmi ces économistes se proclament « post-keynésiens » alors que leur pensée n’a qu’un très lointain rapport avec quoi que ce soit qu’ait pu dire Keynes.

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Sénat : « L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ? », le jeudi 10 juin sous le patronage de Thomas Piketty

L’argent, la dette et la Gauche :

Faut-il avoir peur de la dette publique ? 

Colloque organisé par le groupe socialiste, écologiste et républicain du Sénat 

Jeudi 10 juin 2021

Sous le patronage de Thomas PIKETTY

9h00 – 9h30 – Introduction

    • Patrick KANNER
    • Paul JORION 

Paul JORION est anthropologue, sociologue et essayiste belge. Ses essais portent surtout sur l’économie capitaliste, la finance et l’avenir de l’humanité.

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Sénat : « L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ? », le jeudi 10 juin sous le patronage de Thomas Piketty

Groupe Socialiste, Écologiste et Républicain du Sénat

Monsieur Patrice JOLY, sénateur de la Nièvre, membre de la commission des Finances et Monsieur Patrick KANNER, sénateur du Nord, président du groupe organisent un colloque sur la dette publique : “L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ?” en date du Jeudi 10 juin sous le patronage de Monsieur Thomas Piketty.

À 9h : L’argent, la dette et la Gauche par Paul Jorion

De 9h30 à 13h puis de 14h30 à 16h15 : 3 tables rondes thématiques (Dette publique : changer de paradigme ; Dette publique contre dette écologique et sociale ; Dette privée – Quand une dette peut en cacher une autre)

À 16h15 : Conclusion par Thomas Piketty.

L’objectif de ce colloque est de saisir les enjeux autour des dettes publiques au regard notamment de ce que l’histoire peut nous enseigner. À la suite à la crise de la Covid 19, l’accroissement de la dette publique semble faramineux. Comment y ferons-nous face ? Les risques d’un défaut de dette que certains agitent comme un épouvantail sont-ils réels ? Quels sont les déterminants de la soutenabilité des finances publiques, et en particulier de celle d’un État ?

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LA FUITE EN AVANT BUDGÉTAIRE DE TRUMP, par François Leclerc

Billet invité.

En continuant d’augmenter les dépenses publiques tout en diminuant les recettes de L’État avec sa réforme fiscale, Donald Trump rend l’équation budgétaire de plus en plus difficile à résoudre.

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LA DETTE, CETTE SAVONNETTE ! par François Leclerc

Billet invité.

L’appartenance de l’Italie à la zone euro s’annonce comme un thème majeur d’élections législatives désormais repoussées à 2018. Cessant d’être un tabou, elle a été discutée au grand jour lundi dernier, à l’occasion d’une conférence organisée par le Mouvement des 5 étoiles à la Chambre des députés.

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DU DÉMANTÈLEMENT DE L’EUROPE A SON IMPLOSION, par François Leclerc

Billet invité.

Inexorablement, la crise politique européenne s’approfondit. La liste des partis classés à gauche ou au centre gauche atteints par une fracture interne s’allonge : le Labour britannique et le PSOE l’ont initié, le Parti démocrate italien et Syriza les y rejoignent.

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ÉCLAIRAGES SUR LA DETTE, par François Leclerc

Billet invité.

Comment réduire l’endettement public ? Cette lancinante question toujours pratiquement sans réponse ne va pas tarder à réapparaitre dans l’actualité à propos de la Grèce. Mais ceux qui ne veulent pas la prendre à bras le corps auront beau jeu dans ce cas de proposer de rallonger la période de grâce pour repousser à dans des dizaines d’années la constatation qu’elle n’est pas soutenable. Grosse inconnue : le FMI se laissera-t-il prendre ?

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Grèce – Nos dirigeants politiques, ces spéculateurs (mé)connus, par Zébu

Billet invité.

Si Tsipras n’obtient rien des créanciers sur la dette, il y aura crise politique en Grèce.

L’acceptation de nouvelles mesures d’austérité (notamment sur la TVA et le report de l’âge de retraite), associées à la prolongation du plan d’aide et en l’absence d’engagements sur la dette, vont très mal passer au sein de Syriza.

C’est le but, politique, des créanciers, sans doute leur véritable but.

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L’INSOUTENABLE LOURDEUR DE LA DETTE, par François Leclerc

Billet invité.

Les créanciers européens de la Grèce auront consacré ces quatre derniers mois à escamoter toute discussion sur la viabilité de la dette grecque et à focaliser l’attention sur des mesures présentées comme allant en permettre le remboursement. Et ce n’est pas fini ! Seul le FMI a finalement fait discrètement entendre une petite musique, dans le fil des interventions qui avaient abouti à sa restructuration précédente, mais sans insister pour ne pas déranger.

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LE FMI EST PENCHÉ SUR LA DETTE… ET NE S’EN RELÈVE PAS ! par François Leclerc

Billet invité.

L’endettement des 129 États notés par Standard & Poor’s progressera de 1,7% cette année et atteindra 44.300 milliards de dollars. Au fur et à mesure que la masse de la dette publique s’accroît et que la croissance économique s’installe dans ce qui est qualifié de stagnation séculaire – deux tendances fortes – le risque de défaut souverain augmente. Que faire ?

Celui-ci n’apparait plus à l’horizon de lointains pays émergents mais en Europe, même si le risque d’éclatement de la zone euro s’est éloigné depuis l’épisode de 2011. La stratégie de désendettement qui y est imposée alimente une crise sociale et politique qui autorise à douter de sa viabilité. L’énormité d’autres dettes dont la croissance est sans fin, comme celles du Japon et des États-Unis, est telle qu’il est feint de croire qu’elle pourront être éternellement financées, faute d’alternative. A la vue de ce spectacle, une constatation s’impose : la problématique du désendettement a de l’avenir.

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RIEN NE VA PLUS COMME AVANT !, par François Leclerc

Billet invité.

Le Comité européen du risque systémique (CERS) (*) a enfin rendu son rapport après trois ans de réflexion soutenue sur un sujet épineux : comment traiter la dette souveraine dans les bilans bancaires ? En attendant son verdict, on retenait son souffle.

On se souvient en effet que la BCE avait considéré comme étant sans risques les titres de la dette publique lors de sa rigoureuse évaluation des bilans des grandes banques européennes de l’année dernière, et que certains mauvais esprits s’en étaient chagrinés. Que nous apprennent donc aujourd’hui les experts du CERS ? Selon le communiqué de presse, « le rapport fait valoir que d’un point de vue macro-prudentiel, le cadre réglementaire actuel pourrait avoir conduit les institutions financières à des investissements dans la dette publique excessifs. Le rapport reconnaît la difficulté de réformer le cadre existant sans générer une instabilité potentielle dans les marchés de la dette souveraine. » Pour parler clair : les banques sont dangereusement gavées de dette publique, mais abandonner la fiction du risque nul accordé à ces titres déséquilibrerait le système financier. Heureusement, le CERS ne se décourage pas et voit une solution à ce dilemme, mais seulement « à moyen-terme, quand la crise sera finie »…

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À ces Messieurs-Mesdames qui tremblent à l’idée que les Grecs puissent encore voter

Couverture choisie

Déjà publié le 9 novembre 2014.

Il est paradoxal de constater qu’aujourd’hui, avec une dette de 93,4%, la zone euro ne pourrait pas intégrer… la zone euro. Nous sommes en effet très éloignés des 60% requis par le Traité de Maastricht. Aujourd’hui, la zone euro devrait consacrer un an de sa production pour rembourser sa dette. Est-ce tenable ?

Bruno Colmant : Et les chiffres qui sont cités ne tiennent même pas compte du surcoût des pensions lié à une espérance de vie plus longue !

Toute dette doit être mesurée de manière prospective. Il s’agit d’évaluer sa soutenabilité ou supportabilité dans le futur et de mesurer la prospérité qu’elle est censée avoir créée. Si un pays affiche une dette de 200% du PIB mais que l’on y découvre par exemple un important gisement de pétrole, le problème est évidemment moins aigu. Mais si la soutenabilité n’est pas assurée, cette dette peut être remise en cause et disqualifiée. Dans la zone euro, je pense que l’on ne pourra pas imposer cette soutenabilité aux générations futures.

Paul Jorion : À mes yeux, toute évaluation de la dette en pourcentage du Produit Intérieur Brut, qui est un index de l’activité économique, est privée de signification. Ce ratio permet de comparer entre elles les nations mais pas de la manière qu’il faudrait. En période de récession, le PIB va baisser et le ratio augmenter mécaniquement, ce qui dramatisera le chiffre de la dette exprimée en pourcentage de PIB, sans compter un effet pervers supplémentaire, un véritable cauchemar mathématique : pour que ce ratio ne se détériore pas, il faut que le taux de croissance soit supérieur au taux d’intérêt « moyen » auquel la dette souveraine a été contractée. Quand je dis taux « moyen », c’est le taux d’intérêt pondéré en fonction du montant des emprunts qui ont été faits et du temps qui reste à courir sur chacun d’eux. En finance, on parle de taux associé à la « duration », qui est le centre de gravité dans le temps de la dette souveraine d’une nation.

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CETTE FRAGILITÉ BANCAIRE INTACTE ET INAVOUABLE, par François Leclerc

Billet invité.

Encore une louche de déstabilisation financière ?

Cela n’est pas nouveau et a déjà été diagnostiqué depuis des années : la détention de la dette publique par les banques de la zone euro augmente la corrélation entre risque souverain et risque bancaire, fragilisant à la fois les États et le système bancaire. Mais que cette fragilité demeure et se soit même accentuée n’est pas clamé sur les toits. Il est préféré se féliciter de la stabilité du marché pour en profiter, sans s’interroger sur le paradoxe que représentent des taux obligataires si bas – passés en dessous de 2% pour les titres espagnols et italiens à dix ans – au sein d’une telle situation d’incertitude et de risque. Que représentent ces taux, si ce n’est l’expression même de l’anormalité de la situation ?

Comme les données de l’Autorité bancaire européenne le montrent, les achats de la dette souveraine nationale ont fortement progressé depuis septembre 2011, comparés à décembre 2013. Non seulement en Espagne et en Italie, mais également en France. Dans ce dernier cas, les progressions sont éloquentes : +40 milliards d’euros pour le BPCE, +25 milliards pour le Crédit Agricole et +15 milliards pour la Société Générale.

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