Archives par mot-clé : élections présidentielles en France

« Le spectacle est terminé, Et tu vois : le décor est démonté… », par Gilbert Chabian

Billet invité.

Ritournelle dérisoire, de Claude François. Le cycle des élections françaises de 2017 touche à sa fin. Il me laisse et laisse à beaucoup un goût amer. Il a duré près de deux ans ! Comporté sept tours : trois primaires de partis, deux présidentielles et deux parlementaires ! Si l’on songe aux candidatures à la primaire, il faut compter à partir de septembre 2016. Mais si l’on songe à l’appel de Paul Jorion à Thomas Piketty, à la déclaration de Jean-Luc Mélenchon, aux préparatifs d’Emmanuel Macron, à la valse-hésitation de Hollande, de Valls, de Sarkozy, et à divers feuilletons judiciaires, il faut remonter à bien plus d’un an.

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AU NOM DES MEILLEURES INTENTIONS, par François Leclerc

Billet invité.

Pour une surprise, cela en serait une ! Une candidature commune patronnée par Hamon et Mélenchon serait la suite d’une campagne présidentielle française déjà pleine de rebondissements. À défaut d’en être certain, on peut s’y attarder un moment.

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Piketty, candidat pour la gauche ! – LE TEMPS QU’IL FAIT LE 25 NOVEMBRE 2016 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 25 novembre 2016. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 25 novembre 2016 et là, vous avez dû le voir : changement de décor, j’ai déménagé ! J’ai trouvé le temps de déménager dans tout ce tohu-bohu de choses que vous me voyez faire. Continuer la lecture de Piketty, candidat pour la gauche ! – LE TEMPS QU’IL FAIT LE 25 NOVEMBRE 2016 – Retranscription

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Mettre en place les éléments d’une transition vers un socialisme authentique

Ouvert aux commentaires.

Un extrait de Se débarrasser du capitalisme est une question de survie, à paraître chez Fayard en mars 2017

Que faire maintenant ? Mettre en place les éléments d’une transition vers un socialisme authentique, dont les linéaments surgissent paradoxalement aujourd’hui à l’occasion de l’élection présidentielle en France.

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Esprit d’un front uni, esprit d’un Front populaire, où es-tu ? par Jacques Seignan

Billet invité.

Demain mardi, Trump pourrait remporter l’élection présidentielle américaine et une nouvelle fois, ce sera la surprise : ce cauchemar politique était-il prévisible ?

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2017 : Il n’y a plus qu’à la gauche française de se trouver un champion !

L’extrême-droite française a en Marine Le Pen, son chef de file incontesté depuis 2011. Et hier, avec la démission du gouvernement d’Emmanuel Macron, c’est l’électorat se reconnaissant dans les valeurs de la droite civilisée (conservatisme, égoïsme, paternalisme, respect – voire amour – de l’argent) qui possède désormais le champion idéal à qui se rallier.

Seule la gauche demeure orpheline.

Thomas Piketty est un orateur remarquable. Le caractère mesuré des propositions réformistes qu’il avance a déjà séduit le centre gauche ; le fait qu’il ait rédigé, avec son « Capital au XXIe siècle », un monument de la science économique marxiste – reconnu comme tel à l’échelle de la planète – devrait maintenant séduire l’extrême-gauche.

La gauche française devrait sans tarder se rallier à la candidature de Thomas Piketty aux présidentielles de 2017. C’est sa seule chance non seulement de voir la gauche présente au second tour, mais aussi d’avoir en lui un candidat susceptible de l’emporter de manière décisive contre Marine Le Pen ou Emmanuel Macron, aussi bien dans les débats qui précéderont le vote que dans les suffrages.

Pour signer la pétition sur Change.org : Thomas Piketty, présentez-vous aux présidentielles de 2017 !

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Réunion « Notre Primaire », mercredi 3 février 2016 à la Bellevilloise, par Cédric Mas

Billet invité.

Dans cette salle mythique des grandes heures de la gauche socialiste, arriver 15 minutes en avance n’était pas suffisant pour trouver une place assise, tant l’affluence était nombreuse. Evaluée par les journalistes à 200 personnes, la foule est au moins 3 fois plus nombreuse. En réalité, l’immense salle est bondée et toutes les chaises sont prises d’assaut par une foule bigarrée.

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Que faire ? (VII) : Pour conclure, par Michel Leis

Billet invité.

S’il est bien une question qui revient de manière récurrente, c’est le quoi faire. Cette série de billets propose quelques solutions et synthétise un projet de livre : « 2017, programme sans candidat ».

Billets précédents de la série que faire : (I) : L’emploi, (II) : Répartir plus équitablement les richesses et les efforts, (III) : Corriger les déséquilibres du territoire, (IV) Lutter contre le gaspillage, développer une économie soutenable et moins mondialisée, (V) : Poser des limites aux rapports de forces, (VI) : Préserver l’autonomie des choix à l’international.

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LA GUEULE DE BOIS

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Le Nikkei -2,61 %, le Hang Seng, l’indice de la Bourse de Hong Kong -2,43%, au moment où j’écris, le taux de change $ / € en-dessous de la barre des 1,3 à 1,2977, inutile d’insister sur le fait que les marchés financiers ne prennent pas bien le résultat des élections qui ont eu lieu en Europe ces jours derniers, à commencer par la déroute des Conservateurs aux élections municipales en Grande-Bretagne, la victoire de François Hollande en France, l’effondrement des deux principaux partis en Grèce et le recul des partis au pouvoir dans les élections locales du Schleswig-Holstein en Allemagne.

Est-ce à dire qu’un grand vent de changement s’est levé en Europe ? Pas le moins du monde : les nouveaux élus pas plus que les nouvelles majorités qui apparaîtront dans les jours qui viennent n’ont la moindre idée de ce qu’il faudrait véritablement changer aux politiques menées par ceux qu’ils s’apprêtent à remplacer. Si : modifier légèrement la formule de la « rilance » lagardienne : un chouïa de plus de relance et un chouïa de moins de rigueur.

C’est que depuis le début de la crise en 2007, faute de propositions sérieuses d’une alternative où que ce soit, les votes sont unanimement des votes de protestation qui, après quelques tours de scrutin décimant les grands partis impuissants, débouchent comme en Grèce sur des bulletins dispersés entre une poussière de partis pas encore éclaboussés.

Quand verrons-nous apparaître une alternative sérieuse ? « Quand les marchés auront déterminé qu’il n’y a plus rien à gagner à essayer de sauver le système financier en place », m’avait expliqué dans un couloir de la Maison de la Radio, un banquier à qui je venais d’être opposé sur France Culture. On ne doit pas en être très loin ! Une raison donc quand même d’être optimiste ce matin !

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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PEUT MIEUX FAIRE

Du discours de défaite de Nicolas Sarkozy, on pourra dire qu’il constituait un rétablissement par rapport à ce qu’on l’a entendu dire dans l’entre-deux-tours. Faire mieux que cela était évidemment relativement aisé vu les dérapages vertigineux auxquels on a assisté et que ses partisans s’empressent de nier ce soir. La dignité au moins est de retour, mais attention, homme averti en vaut deux : gare à de nouvelles embardées en cas d’averse.

Du discours de François Hollande à Tulle, mon dieu que dire ? Dans mon billet le plus récent pour Le Monde-Économie : « Candidats, encore un effort… », j’évoquais les discours de comices agricoles des sous-préfets de la IIIe république, en soulignant qu’il faudrait décoller significativement de leur niveau si l’on veut mettre au pas la finance internationale et remettre sur ses pattes l’économie nationale. Or ce n’est pas encore ce soir… Silence radio aussi sur l’indispensable sortie du nucléaire. La foule, avide d’applaudir quelque chose n’a eu à se mettre sous la dent que le mot « égalité » ; c’est mieux que rien sans doute, mais demeure désespérément mince.

Ce n’est plus de « Candidats encore un effort… » qu’il est question ce soir mais de « François, encore un effort… »

 

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L’ENJEU

La déclaration in fine de François Bayrou ne conclut pas comme on l’entend dire, une longue hésitation, mais tire les conclusions qui s’imposent d’une dérive observée dans l’entre-deux-tours : réélire le président sortant s’assimile désormais à porter à terme le Front National au pouvoir. Ce dernier a su perfectionner à l’extrême l’art de déguiser un loup en agneau, et récupère avec un franc succès tout ce dont il faudrait encore parler quand a été épuisé l’objet que constitue le consommateur, à savoir parler du peuple. Le FN en appelle pour cela au terrain que balisent les définitions par défaut des sociétés humaines : travail, famille, patrie, dans la version française, Kinder, Küche, Kirche, enfants, cuisine, église, dans la version allemande. Il n’en reste pas moins que sous leurs formes diverses, les régimes totalitaires d’extrême-droite incarnent la forme de violence à laquelle le capitalisme se réduit quand il ne lui reste plus rien à offrir qui provoque la sympathie et qu’il a épuisé les boniments pour tenter de se vendre. 

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Comment les carences du rêve débilitent le réel, par Bertrand Rouziès

Billet invité.

La Sicile. C’est ici que les Athéniens s’éteignirent, militairement et politiquement, au cours de l’expédition contre Syracuse en 415-413 av. J.-C. Alcibiade, étoile montante au firmament de l’éloquence, avait été l’instigateur principal de cette expédition. Il en fut, par sa trahison, le fossoyeur. L’emblème de la Sicile est le triquètre (du grec triskélês), trois jambes humaines rayonnantes, soudées aux cuisses et centrées sur un disque ou une tête de Gorgone. Trois jambes pour les trois pointes du triangle sicilien. Le triquètre apparaît dans le monnayage de l’île du temps d’Agathocle. On le retrouve dans les armoiries des rois normands de Sicile au Moyen Âge. Il est l’illustration double, en abyme, d’une réplique célèbre du Guépard de Luchino Visconti (1963) : « Si nous voulons que tout reste tel que c’est, il faut que tout change. » Les jambes en marche inscrites dans une roue de hamster invisible symbolisent le cycle des révolutions, la vaine agitation périphérique, l’histoire comme éternel retour du même. La tête de Méduse au centre, tête qui est censée pétrifier quiconque la regarde en face, c’est le noyau dur, infrangible de l’histoire comme persistance du même.

Sicilian triskelion 2

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L’anthropologue et économiste Paul Jorion : « stopper la spéculation »

Divers organes de presse reprennent une déclaration que j’ai faite à l’AFP (Le Point, Le Nouvel Observateur, L’Express20 minutes, Le Républicain Lorrain…)

RENNES – L’anthropologue et économiste Paul Jorion, ancien financier qui avait prévu la crise des subprimes, estime que le futur président devra d’abord tenir compte de la gravité de la situation et « stopper la spéculation ».

Q: Qu’attendez-vous du président après son élection ?

R: J’attends tout d’abord qu’il prenne des mesures tenant réellement compte de la gravité de la situation, comme cela a pu être fait en 1933 par Franklin Roosevelt. Si c’est Nicolas Sarkozy qui est réélu, j’attends qu’il fasse – mieux vaut tard que jamais – ce qu’il a promis en septembre 2008, à savoir refonder le capitalisme. Si c’est François Hollande qui est élu, j’attends des mesures dans le même ordre d’idées, mais plus radicales, à savoir mettre en place les éléments du système qui remplacera le capitalisme dont la faillite a été constatée en 2007.

Q: Que devra-t-il faire en premier ?

R: Stopper la spéculation. Je le réclame depuis 2007. Ce n’est pas compliqué: il y avait deux articles qui l’interdisaient dans le code pénal (art. 421 et 422) et un autre dans le code civil (art. 1965). Ils ont été abrogés en 1885 sous la pression des milieux d’affaires, au terme d’une campagne qui a duré près de trente ans. Il suffit de restaurer ces articles.

Q: Ce qu’il ne devra surtout pas faire ?

R: Il ne devra surtout pas se mettre aux ordres du Fonds monétaire international (FMI) et prendre des décisions qui poursuivent la mise en application du programme ultralibéral de cet organisme depuis soixante-dix ans, et qu’il impose en ce moment à la Grèce.

 © 2012 AFP
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