Élection présidentielle en France 2022 – Sondage Ifop

Le sondage Ifop du 4 octobre. J’ai agrégé les chiffres.

24,0 – 27,0% – Emmanuel Macron

18,0 – 25,0% – Marine Le Pen

15,0 – 18,0% – Xavier Bertrand
12,0 – 15,0% – Éric Zemmour

11,0 – 13,0% – Valérie Pécresse

9,5 – 12,0% – Michel Barnier
8,0 – 9,0% – Yannick Jadot
7,0 – 8,0% – Jean-Luc Mélenchon

5,5 
- 6,0% – Anne Hidalgo
5,0% – Éric Ciotti

3,5 – 4,0% – Arnaud Montebourg

2,5 – 4,0% – Nicolas Dupont-Aignan

1,5 – 2,5% – Fabien Roussel

1% – Philippe Poutou
1% – Jean Lassalle
0,5% – Nathalie Artaud


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52 réflexions sur « Élection présidentielle en France 2022 – Sondage Ifop »

  1. Bon ben ça va…, on est pas encore comme dans le travail à travailler au 200%, mais si on agrège les chiffres maximum de droite on est déjà à 110% !

  2. Bonsoir
    Vous voulez dire : « baromètre Ifop-Fiducal pour LCI et Le Figaro »?
    IFOP = Institut d’études opinion et marketing en France et à l’international (source : page d’accueil…la version anglaise est un must : https://www.ifop.com/en/)
    Fiducal : société holding française regroupant des entreprises qui vendent un service pluridisciplinaire aux petites et moyennes entreprises (source wikipedia)
    LCI = groupe TF1 (source wikipedia)
    Le figaro = …j’arrête ou je vais vomir
    Bien à vous

    PS : ça doit être une étude marketing…(sourire) ya pas les candidats « indécis » et « abstention »

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    1. On est libre de croire ou ne pas croire aux sondages. On est libre d’aimer ou ne pas aimer les chiffres qu’on voit. Ce qui devient délicat, c’est quand on aime ou on n’aime pas les sondages selon que les chiffres vous plaisent ou ne vous plaisent pas.

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      1. @ M. Jorion

        Au delà du fait que tous ces instituts sondagiers sont la propriété de millionnaires bien connus et souvent amis avec la présidence actuelle – ce qui permet à M.Macron de conserver toujours très imperturbablement le même pourcentage quoi qu’il arrive – il faudrait surtout connaitre leurs méthodes de travail et les correctifs associés pour mieux apprécier la situation réelle. Hors, vous le savez pertinemment, ces instituts se refusent à rendre public leur manière de faire.

        Une méditation en passant :

        « Les chiffres secrets des sondages » :
        https://melenchon.fr/2021/10/02/les-chiffres-secrets-des-sondages/

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        1. Vous êtes de mauvaise foi Hervé. Les sondages pour les élections sont contrôlés par la Commission des sondages dont les membres sont nommés par décret et le secrétaire général par le Garde des sceaux.
          Vous voyez bien que tout est transparent et objectif. 😁
          Ils ont juste oublié de mettre un mathématicien dans la commission. Les oublis, ça arrive à tout le monde. 😉

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      2. Bonsoir
        Vous avez raison, c’est délicat… car ne croyant pas les sondages, si je mets une colonne avec un entête « probabilité de changer le plan comptable pour permettre à l’espèce humaine de sauver l’environnement dont elle a besoin pour vivre » à coté, puis des « X » ou rien en face des candidats : ces résultats et la correspondance avec les « X » ne me plaisent pas du tout.

    2. Quiconque a assisté à la campagne présidentielle de 2017 ne peut que rire de voir une telle densité de sondages à 7 mois du premier tour !

      Si, de plus, on se met à les « agréger »…

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      1. @Marc Peltier
        « Si on plus , on se met à le « agréger »  »

        l’agrégateur des sondages
        https://www.contexte.com/article/pouvoirs/agregateur-de-sondages-de-la-presidentielle-2022_128913.html?

        qui sera mis à jour avec le nouveau sondage Harris Interactive de ce mercredi

        A ce propos
        Il y a cinq ans en octobre 2016 : Juppé était donné à 37% aux sondages présidentielles 1ier tour 2017 , avant la primaire LR

        Comme disait Alexis Toulet , rien n’est joué.

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  3. Sur le papier, la gauche n’a aucune chance de passer, non ?
    lrem = 27%
    lr =13+12+5=30%
    autre droite = 18%
    fn=25%
    gauche = 9+8+6+4=27%
    ultra-d = 15+4+1=20%
    ultra-g (pas taper, svp) = 2+1+1=4%
    Donc 1er tour (dans l’ordre le plus probable) :
    a) lrem vs lr(s’ils arrivent à faire leur primaire) 27% vs 30%
    b) lrem vs fn 27% vs 25%
    c) lrem vs gauche (ps,pcf,lfi,verts) 27% vs 29%
    Et 2ème tour :
    a) droite+u-d = 30+18+20=68% vs lrem+gauche+u-g = 27+27+4=58%
    b) bis repetita
    c) lrem+droite+u-d = 27+30+25+18+20=120% vs gauche+u-g = 27+4=31%
    Dans cette perspective, aucun intérêt pour aucun des candidats de gauche d’abdiquer au bénéfice d’un autre candidat de gauche, de perdre sa crédibilité et celle de son parti pour arriver à un échec de toute façon. En tout cas tant que les sondages ne donneront pas de meilleures perspectives à la gauche, donc tant que les débats publics ne seront pas majoritairement orientés sur la sécurité…

    J’ai bien compris ?

    Sinon je m’interroge, où sont les centristes du genre udi, radicaux & co dans ce sondage ?
    Parce qu’ils ne sont pas encore entrés en campagne ?

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  4. Je préfère simplifier, pour améliorer la lisibilité, en refusant de faire figurer en même temps des candidats qui ne peuvent être présents en même temps – donc un seul « candidat LR » quel que soit son nom – ce qui assure que le total sera bien de 100%, et en admettant ces deux hypothèses :
    – Zemmour sera candidat… franchement, qui en doute encore ?
    – Ciotti ne sera pas le candidat LR… croit-il lui-même à ses chances ?

    Résultat :
    – Macron 24 à 26%
    – Le Pen 18 à 19,5%
    – Candidat LR 9,5 à 15%
    – Zemmour 12 à 14%
    – Jadot 8 à 8,5%
    – Mélenchon 7%
    – Hidalgo 5,5 à 6%
    – Montebourg 3 à 3,5%
    – Dupont-Aignan 2,5%
    – Roussel 1,5 à 2%
    – autres candidats 1% ou moins

    A signaler une rumeur assez insistante comme quoi paraîtrait mercredi un sondage plaçant pour la première fois Zemmour au second tour, devant non seulement le candidat LR mais encore Le Pen.

    A confirmer, tout de même.

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    1. @ Toulet Alexis

      Si votre conclusion et votre scoop faisandé sont exactes, cela prouve bien que ces sondages ne sont que de la grossière intox. Une vaste entreprise de guerre psychologique & médiatique qui n’est là que pour faire monter la sauce, non seulement pour attirer la manne vers les instituts concernés mais aussi pour radicaliser l’agora politique uniquement sur des thématiques d’extrême-droite.

      Ces instituts sondagiers sont de puissants influenceurs de vote n’ayant comme véritable but que celui de sidérer et d’ intimider les foules afin de les faire rentrer en bon ordre dans l’enclos désiré.

      Un hameçonnage comme un autre.

      Un moyen coercitif soft pour garantir à leurs poulains politiques un succès honorable sinon plus.

      L’important étant de tétaniser au bon moment le lièvre-électeur pris dans les phares et d’appuyer bien fort sur le champignon avant qu’il ne puisse réagir ou réfléchir.

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      1. Les théories du complot, c’est-à-dire les théories comme quoi des groupes de personnes peuvent utiliser la manipulation pour faire prendre des vessies pour des lanternes à la majorité, ne sont pas toutes à jeter à la poubelle. Il faut prendre en considération la possibilité que certaines soient vraies, pour la bonne et simple raison que les manipulations ont existé dans le passé et peuvent donc exister aujourd’hui – tenter de les démasquer est faire œuvre utile.

        Mais comment faire le distinguo entre d’une part des théories qui pourraient effectivement être vraies – peut-être ne le sont-elles pas, mais il est judicieux de creuser la question car elles pourraient l’être – d’autre part des théories qui ne sont que paranoïa. Par exemple la théorie comme quoi je suis un reptilien extra-terrestre qui essaie de vous dissimuler la domination de mon espèce sur l’humanité.

        Un critère fondamental à mon sens, c’est le nombre de personnes qui devraient être dans la confidence et participer à la manipulation. Un complot, c’est forcément un tout petit nombre de collaborateurs, sinon le secret ne tiendra pas et ça sera rapidement éventé.

        Pour prendre un exemple qui a fait les unes des gazettes récemment, l’accord AUKUS préparé secrètement, en cachette des Français et surtout du peuple australien, aurait impliqué dans chacun des pays concernés « moins de personnes que de doigts dans une seule main », c’est-à-dire pas plus de 3 x 4 = 12 personnes. Douze personnes, oui ça peut tenir. S’il n’y en a pas eu plus, c’est que les Biden, Morrison et Johnson savaient bien que les risques que le secret soit éventé auraient été trop élevés sinon. Et ils n’ont pas encore gardé le secret très longtemps avant d’agir – ils se doutaient sans doute que même à douze, au bout d’un certain temps ça risquait de transpirer.

        La théorie du complot sur les sondages électoraux passe-t-elle le critère du nombre de personnes collaborant à la manipulation ? Pour trafiquer les résultats dans chacun des cinq ou six instituts de sondage principaux, alors que plusieurs enquêteurs ont forcément participé à chaque sondage, plus les responsables, plus les patrons, plus les commanditaires… c’est un minimum absolu de plusieurs dizaines de personnes. Probablement davantage. Ceci non pendant quelques mois comme la promesse américaine de fournir des SNA à l’Australie, mais pendant des années, car la manipulation est supposée être répétée à chaque élection pour influencer l’électorat.

        Non, elle ne passe pas ce critère. C’est pourquoi je la rejette personnellement.

        C’est d’ailleurs fondamentalement pour la même raison que je rejette la théorie du complot comme quoi les attentats du 11 septembre auraient été organisés par le gouvernement américain lui-même. Ce n’est pas parce que la CIA serait constituée d’enfants de chœur, elle ne l’est pas, et la longue histoire des grandes puissances offre plusieurs exemples de manipulations de ce genre. C’est parce que trop de gens auraient du être au courant, et l’information n’aurait pu que transpirer depuis, voire bien avant les attentats.

        C’est pour la même raison que je conseillerais de ne pas prêter trop d’attention à la théorie comme quoi je suis un reptilien doublé d’un Illuminati.

        Bon, par sécurité, regardez par là quand même 🙂
        https://daddypoppins.files.wordpress.com/2017/09/34ccd-img_3180.gif

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        1. « Un critère fondamental à mon sens, c’est le nombre de personnes qui devraient être dans la confidence et participer à la manipulation. Un complot, c’est forcément un tout petit nombre de collaborateurs, sinon le secret ne tiendra pas et ça sera rapidement éventé. »
          Complot, complot ! Tout de suite les grands mots ! Mais non voyons, il s’agit simplement d’une stratégie de défense d’un groupe d’intérêt. Lequel groupe peut alors s’étendre à tout le 0,01% de la population française « soit à peine un dix-millième de la population française, soit 6.400 personnes. Une proportion infinitésimale, dont les revenus restent dispersés et varient entre 699.230 euros et plus de 20 millions d’euros par unité de consommation ». Dixit Challanges
          https://www.challenges.fr/emploi/remuneration/qui-sont-vraiment-les-1-des-francais-les-plus-riches_591994

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        2. Effectivement, parmi les douze, il y a toujours un gougnafier issu de Kerioth ou de Qatar qui veut acheter pour trente fois rien une bande de tueurs de l’état islamique ou un aéroport à Kaboul ou même un club de foot.

      1. Bertrand n’est à 18% que dans le cas où Zemmour n’est pas candidat.

        J’ai exclu cette hypothèse dans le résumé plus haut, pour la raison que j’ai dite.

        1. Merci. Mille excuses, je n’avais pas suivi. Dans ce cas si Bertrand reste potentiellement le « meilleur » (candidat à la candidature) de « la droite à part Macron » (en gros, LR et affinités), ça semble très mal parti pour elle. Les choses seront quand même plus claires quand LR aura enfin tranché. Si toutefois ils parviennent à le faire.
          Il semble donc que l’on s’achemine vers un remake de 2017, à la différence non négligeable que l’on ne sait pas encore quel proto-fasciste Macron affrontera.
          J’essaie de me rassurer en me disant comme vous « Rien n’est joué ». Ça dépend quand même encore un peu de nous, non?

          1. « quel proto-fasciste Macron affrontera. »

            Hmmmmm, pour celui qui regarde objectivement, on est déjà carrément entrain de choisir là entre Charybde et Scylla.

            50 nuances de noirs.

            Et tout le piège à gogos est là.

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            1. @ Cloclo

              Merci à vous Cloclo.

              Décidément, certains ne s’informent pas des lois votées au parlement français depuis l’élection de M.Macron.
              Ils ne sont au courant de rien…

              1. Je pense être à peu près voire bien informé des lois scélérates -pour rester gentil- votées sous Macron. Néanmoins, « si », je referai au second tour comme en 2017. A reculons, les yeux fermés, en me bouchant le nez (c’est prévu comme vote nul?). Mais en me disant quand même que « c’est moins pire ». « Les nuances de noir » comme dit CloClo. J’assume mes faiblesses.

                1. Salut Michel,

                  « Faiblesses » ?

                  Euh y a un autre nom aussi pour ça.

                  Je me souviens toujours de cette petite anecdote sur les crashs tests. Au delà de 80 Km/h un choc contre mur est définitivement mortel à cause des dégâts occasionné par la décélération brutale. Alors 100, 160, 200, 320 km/h …

                  En politique c’est exactement pareil au delà d’une certaine limite, il n’y a OBJECTIVEMENT plus aucune différence, c’est la mort assurée.

                  A Mach 2 on est pulvérisé instantanément, à vitesse lumière pfuuuuiiiiit directe un gaz sublimé façon nouvelle particule proche du temps de Planck.

                  Alors vous avez raison, 50 nuances de noirs donne : Macron c’est le 90 km/H, Bertrand 91 km/H, Zemmour Mach 2, Lepen nouvelle particule.

                  Mais vous m’avez bien suivi j’espère dans les prémices de mon petit commentaire ?

                  Moi personnellement, avant je croyais attraper le Pompon, après j’ai été droit sur les freins pendant des années, et là franchement depuis 2017 j’ai sauté en marche du manège. Désolé.

                  1. Dans l’isoloir ou pas, je respecte votre point de vue. Vous n’avez même pas à être désolé. Merci de bien vouloir respecter le mien. Il vient peut-être de mon grand-père qui a fui Mussolini avec sa famille, dont mon père. Donc pour être tout à fait clair non, je ne range pas (encore) Macron dans la catégorie des proto-fascistes: bleu très très foncé, proche du noir, mais pas brun. Au contraire bien sûr de la brun-marine et du Z. Je m’accorde le droit à l’erreur que vous ne me reconnaîtriez peut-être pas. Et même le droit de changer d’avis, ce qui m’étonnerait quand même. Cordialement, puisque la cordialité semble encore de mise sur ce blog.

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  5. Bonjour,

    Remarquons qu’il y a beaucoup plus de candidats à droite qu’à gauche. Pourtant, la droite fait largement la course en tête. Il faut donc constater que le logiciel idéologique à gauche ne fonctionne plus… Il ne sert à rien de réclamer un candidat unique, ce sera de toute façon une défaite assurée, au mieux au second tour.
    Quelques raisons à cela : la gauche refuse de parler de la crise financière depuis 2008, ce qui est un comble. J’en ai discuté avec plusieurs élus qui me dise leur peu d’entrain à parler de ces choses là, au prétexte que c’est trop technique. Alors, bien entendu, la gauche s’insurge après la révélation des Pandora Papers, mais la même logique va prévaloir dans quelques semaines : personne ne va parler des bad banks, des QE, du PEPP, de la finance de l’ombre…
    Même chose dans le domaine de l’écologie : aucun homme politique ne parle clairement de l’effondrement… On préfère rester sur des choses qui ne sont pas une évidence, notamment le réchauffement climatique qui est encore très vague pour des tas de personnes peu éduquées.
    Au niveau du projet sociétal, la disparition du travail salarié, c’est silence absolu. Donc aucune chance que l’on parle de retraite à 60 ans ou de réduction du temps de travail. Quant au revenu universel, absolument nécessaire, personne n’explique comment le financer alors que les seules économies qu’il engendreraient permettraient largement son financement…
    Quant à M. Zemmour, personne n’explique que son projet est néo-fasciste. De plus, on laisse à la droite le monopole de certains sujets comme la laïcité ou la lutte contre le fondamentalisme…
    Dans ces conditions, pas étonnant que la gauche sombre.

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      1. @ Paul Jorion

        Comment cela………………  » bien vu  » ?

        Ce n’est pas parce que JT s’informe mal qu’il faut absolument lui donner raison.

        Tous les candidats sur  » l’arc humaniste  » à gauche parlent des sujets abordés par JT, mais visiblement, JT ne lit pas leurs textes, ni leurs blogs ni leurs programmes politiques. Visiblement, lorsque des débats lui sont offerts à la télévision, il est malentendant, comment pouvez-vous lui donner dans ces conditions votre « imprimatur » ?

        Le plafond de verre est bien évidemment entretenue et consolidé par la sphère médiatique qui ne veut pas entendre parler de ces sujets.

        C’est de cela qu’il faut parler !

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    1. « Quant à M. Zemmour, personne n’explique que son projet est néo-fasciste »

      Oui c’est le B A BA. Et ce n’est pas difficile à montrer et référencer.

      Les références de Zemmour à Carl Schmitt par exemple.
      Valeurs Actuelles qui en connaît un rayon en matière d’extrême-droite, de racisme (c’est ce journal qui avait publié une BD où l’on voyait la députée Daniele Obono en esclave enchaînée) et de fascisme l’indique clairement :
      https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/politique/avec-face-a-linfo-zemmour-remet-le-philosophe-controverse-carl-schmitt-en-prime-time/

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      1. Jacques Sapir fait également régulièrement référence à l’œuvre de Carl Schmitt.
        Cela en fait-il automatiquement un néo-fasciste ?

        1. Didier,
          Je m’attendais un peu à cette critique.
          Effectivement certains penseurs à gauche se réfèrent à Carl Schmitt.

          https://www.liberation.fr/debats/2016/08/03/carl-schmitt-le-penseur-de-l-ennemi_1470100/

          N’y-a-t-il pas assez de penseurs de gauche intéressants, humanistes et progressistes pour qu’il faille se tourner vers Schmitt le juriste engagé dans le parti nazi de 1933 à 1936 ?

          Cela ne fait pas de Sapir un néo-fasciste mais cela le situe tout de même à gauche, à minima su coté des illibéraux et pas seulement sur le plan économique mais aussi politique. On connaît notamment la sympathie de Sapir pour le politique Poutine.

          En l’espèce ce qui me semble important de considérer c’est que Zemmour retient de la pensée de Carl Schmitt c’est l’idée que l’essence de la politique repose sur la discrimination entre l’ennemi et l’ami, intérieur et extérieur.
          Et que Schmitt lui-même adhéra au national socialisme non pas par hasard, mais parce que certains éléments de sa pensée le prédisposait à se reconnaître dans l’idéologie nazie dans laquelle la désignation de l’ennemi jouait un rôle essentiel, et à laquelle pour le moins il apporta en tant que juriste sa caution.

          Il me suffit donc de savoir ce que dit Zemmour sur les musulmans, sa théorie du grand remplacement, sur le fait que pour lui derrière chaque musulman un ennemi intérieur potentiel, pour savoir que sa référence à Carl Schmitt vise à accréditer philosophiquement l’idée qu’il est fondé à désigner un ennemi qu’il s’est donné.

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          1. Pierre-Yves,
            Merci pour votre réponse, à laquelle je m’attendais un peu.

            Pour vous, Sapir est donc à ranger dans la « gauche illibérale » (qu’est-ce que la « gauche libérale » ? un parfait oxymore?). Pour Johan Leestemaker (cf. infra), il faut au contraire reconnaître en lui un « fasciste classique » (est-ce là la signification de « gauche illibérale »?), de surcroît clown de son état, et descendant en droite ligne idéologique de Napoléon Bonaparte…

            Diantre !

            Je n’ignore pas le parcours historique de Carl Schmitt, ni, dans ses grandes lignes, l’essentiel de son approche. Je n’ignore pas non plus que Sapir, qui consacre une bonne part de ses travaux à l’économie russe – offrant ainsi un éclairage totalement absent des médias grand public – est évidemment obligé de composer avec le pouvoir en place. Je n’ai pas oublié non plus que, quand son blog « RussEurope » s’est vu purement et simplement interdit de séjour sur hypotheses.org, pour crime de lèse-majesté à l’encontre de Macron Ier au plus fort de la crise des gilets jaunes, seuls les sites pro-russes RT et Sputnik se sont dans un premier temps offerts à l’accueillir – où était alors la « gauche libérale » ?

            Votre précision sur ce que retient Zemmour de l’œuvre de Schmitt est donc tout à fait bienvenue, quand Sapir s’est davantage attaché à ce qui, dans cette même œuvre, permet de réfléchir à la notion de souveraineté (ce qui au passage le rapproche davantage d’un Philippe Seguin que d’un Napoléon). Il est simplement dommage que cette précision n’ait pas figuré initialement dans vos propos.

        2. Medellín, le 6 octobre 2021

          @Didier

          Même pire.

          Sapir est un cas classique d’une tête de linotte, malheureusement trop connue en France et inmédiatement admirée par cet autre clown, Onfray, qui n’hésitent pas à exiger que la gauche radicale fait l’alliance avec le FN pour faire tomber l’Euro.

          Cela c’est PIRE que l’erreur de cette fraction fameuse de la socialdémocratie en Allemagne votant les budgets du réarmement menant a la folie meurtrière Hitlérienne (elle racinée bien sûr dans la folie des coups d’etat permanent en France dès Bonaparte jusqu’à nos jours Macron, comme en Amérique Latine, aux EEUU, en Rusie, en Chine, en Asie, au Moyen Orient et en Afrique).

          Cela s’appelle simplement et sans détour: un fasciste classique.

          Jacques Sapir. Fils mental de Napoléon Bonaparte.

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          1. Medellín, le 6 octobre 2021

            Post-scriptum, notamment aussi adressé aux certains ¨admirateurs aveugles¨ de Shakespeare, Hamlet etc.

            Je passe un texte publié par Oxford Scholarship Online, par l’invention superbe de dr. Gereon Frahling (Köln).

            quote
            Pas de Hamlets (¨No Hamlets¨) : Le Shakespeare allemand de Nietzsche à Carl Schmitt

            Andreas Höfele

            RÉSUMÉ

            No Hamlets est le premier compte rendu critique du rôle de Shakespeare dans la tradition intellectuelle de la droite politique en Allemagne, depuis la fondation de l’Empire en 1871 jusqu’à la « République de Bonn » de l’époque de la guerre froide. Dans cette étude approfondie, Andreas Höfele commence par Friedrich Nietzsche et suit l’engagement de la droite envers Shakespeare jusqu’au poète Stefan George et son cercle, y compris Ernst Kantorowicz, et les efforts littéraires du jeune Joseph Goebbels pendant la République de Weimar, puis le débat sur Shakespeare dans le Troisième Reich et ses conséquences dans la controverse sur l' »émigration intérieure » et enfin les écrits de Carl Schmitt sur Shakespeare dans les années 1950. L’identification de l’Allemagne et, plus précisément, des intellectuels allemands à Hamlet est au cœur de cette enquête. La relation particulière de l’Allemagne avec Shakespeare a trouvé une expression hautement personnelle et en même temps hautement politique dans cette identification récurrente, et dans son déni. Mais Hamlet n’est pas le seul personnage shakespearien à exercer une forte attraction : Les journaux intimes de Carl Schmitt, en grande partie encore inédits, datant des années 1920, révèlent un engagement obsessionnel pour Othello qui n’a jamais été examiné auparavant. L’intérêt pour la philosophie et la pensée politique allemandes a augmenté dans les études récentes sur Shakespeare. No Hamlets apporte une profondeur historique à cette discussion internationale. En éclairant les constellations qui ont façonné et ont été façonnées par des appropriations spécifiques de Shakespeare, Höfele montre comment des engagements individuels avec Shakespeare et tout un courant de réception de Shakespeare ont été intégrés dans l’histoire allemande des années 1870 aux années 1950 et finalement 1989, l’année de la réunification allemande.

            Mots-clés : William Shakespeare, Shakespeare en Allemagne, histoire intellectuelle allemande, philosophie politique, Friedrich Nietzsche, Carl Schmitt, Stefan George, Ernst Kantorowicz, Joseph Goebbels, Heiner Müller.

            INFORMATIONS BIBLIOGRAPHIQUES
            Date de publication : 2016 Imprimé ISBN-13 : 9780198718543
            Publié sur Oxford Scholarship Online : Août 2016 DOI:10.1093/acprof:oso/9780198718543.001.0001

            Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator
            unquote

            Sur le prof. Andreas Höfele:

            https://www.anglistik.uni-muenchen.de/personen/emeriti/hoefele/index.html

          2. Michel Onfray (m’effraie): quand j’étais minot, les clowns chez Pinder (ou Zavatta) me faisaient rire. C’est pas gentil pour les clowns. Un pur provoc qui sait parfaitement ce qu’il fait et surfe sur la vague moutonnière médiatique. A eu quand même un bon moment son heure sur France Culture. Avant de complètement déraper. Sinistre personnage.

      1. Pas allé voir mais combien de « marcheurs » encartés?
        Et pourtant, il gagne. Au moins dans les sondages.
        Mais pour le PS, l’effondrement, c’est déjà une réalité. Pas prévue par Pablo Servigne.

    2. JT, très juste analyse.
      Je sauverais quand même Delphine Batho et Sandrine Rousseau dans l’affaire même si elles ont perdu malgré des messages bien construits et assez novateurs. Effectivement la gauche est actiellement trop vague ou faible sur les revendications. Et elle s’est coupée des filets jaunes. (à ce titre) j’avais trouvé Sandrine Rousseau très juste dans le débat avec l’un d’entre eux. Même LFI est restée à la configuration de 2017 et ne veut pas sortir d’un antimacronisle BASIQUE qui ne la mènera nulle part post Covid19 (dans lequel même François Ruffin s’empetre).
      Pour autant je ne pense pas que c’est mort à gauche, c’est une affaire de construction de programme, plus ou moins d’unité et de contingence.
      Mais c’est clair que comme dirais Jacquet: « Il faut muscler le jeu »

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    3. « On préfère rester sur des choses qui ne sont pas une évidence, notamment le réchauffement climatique qui est encore très vague pour des tas de personnes peu éduquées. »

      Vous êtes vous interrogé sur les raisons pour lesquelles ‘un tas de personnes » ne soient pas éduquées ? Le très très très gros problème vient du fait que les médias télévisuels n’affleurent que très succinctement le réchauffement climatique . On ne nous y livre que des images à sensation qui ne sont là que pour affecter nos émotions et non notre compréhension .
      Ensuite c’est bien plus confortable pour un journaliste, chien de garde du capitalisme, de nous parler de Messi (non pas celui qui est revenu nous sauver 😉) ou des obsèques de Tapie porté aux nues alors qu’il a escroqué le contribuable français .
      n’en doutons pas, cette ignorance est orchestrée par le capitalisme .

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  6. M. R.V., votre remarque semble l’évidence même. Ces chiffres fleurent bon l’entreprise d’influenceurs au service de quelques groupes d’affaires financièrement puissants qui s’activent pour placer leur fondé de pouvoir à la tête de l’édifice constitutionnel local (la France). L’élection de 2017 a pleinement confirmé cette impression dans la tête des électeurs, qu’il ne fallait pas perdre de vue ces deux mondes : la scène et les coulisses. Impression que le formidable succès international de la série « Novine » sur Netflix a mis en images confondantes. D’ailleurs, où irions-nous si un Philippe Poutou accédait par erreur à la fonction suprême ? La démocratie en serait gravement affectée ! Certains forceraient votre propos dans la direction complotiste, en alléguant les menées du pouvoir russe ou israélien ou chinois ou qatari ou étatsunien ou des services secrets de San Marino, dans les profondeurs les plus noires des coulisses. Telle n’est pas notre vision des choses et nous nous contenterons de faire part de notre préoccupation devant une certaine évolution des mentalités dont l’éclosion du phénomène Zemmour semble être le symbole même. Ceci dit, nous proclamerons toujours, haut et fort, que le caractère inévitable voire inexorable des chiffres est irremplaçable pour les nécessités de l’analyse.

  7. Vu de ma fenêtre, dans le milieu ouvrier que je côtoie et dont je fais pour ainsi dire partie, on ne me parle plus (en bien) de Le Pen mais exclusivement du candidat de Bolloré (quand bien même celui-ci ne fait même pas semblant d’avoir un coté « social »). Donc ça ne sent pas bon. Les agriculteur semble aussi intéressés mais je ne suis pas sur que ceux de mon coin (pas très loin d’Orange) soit très représentatif de la moyenne nationale.
    Il faudra garder un œil sur les girouettes LR et RN, ainsi que sur les membres de la tribu Le Pen et du patronat pour savoir où va le vent.
    Merci aux médias d’avoir une fois de plus mis sur les rails un bien moche épouvantail avec leurs loupes à Buzz et leurs articles pute-à-clic.

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