LA GUEULE DE BOIS

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Le Nikkei -2,61 %, le Hang Seng, l’indice de la Bourse de Hong Kong -2,43%, au moment où j’écris, le taux de change $ / € en-dessous de la barre des 1,3 à 1,2977, inutile d’insister sur le fait que les marchés financiers ne prennent pas bien le résultat des élections qui ont eu lieu en Europe ces jours derniers, à commencer par la déroute des Conservateurs aux élections municipales en Grande-Bretagne, la victoire de François Hollande en France, l’effondrement des deux principaux partis en Grèce et le recul des partis au pouvoir dans les élections locales du Schleswig-Holstein en Allemagne.

Est-ce à dire qu’un grand vent de changement s’est levé en Europe ? Pas le moins du monde : les nouveaux élus pas plus que les nouvelles majorités qui apparaîtront dans les jours qui viennent n’ont la moindre idée de ce qu’il faudrait véritablement changer aux politiques menées par ceux qu’ils s’apprêtent à remplacer. Si : modifier légèrement la formule de la « rilance » lagardienne : un chouïa de plus de relance et un chouïa de moins de rigueur.

C’est que depuis le début de la crise en 2007, faute de propositions sérieuses d’une alternative où que ce soit, les votes sont unanimement des votes de protestation qui, après quelques tours de scrutin décimant les grands partis impuissants, débouchent comme en Grèce sur des bulletins dispersés entre une poussière de partis pas encore éclaboussés.

Quand verrons-nous apparaître une alternative sérieuse ? « Quand les marchés auront déterminé qu’il n’y a plus rien à gagner à essayer de sauver le système financier en place », m’avait expliqué dans un couloir de la Maison de la Radio, un banquier à qui je venais d’être opposé sur France Culture. On ne doit pas en être très loin ! Une raison donc quand même d’être optimiste ce matin !

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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83 réflexions sur « LA GUEULE DE BOIS »

  1. http://leblogalupus.com/2012/04/29/humeur-de-loups-du-dimanche-29-avril-2012-le-bal-des-gribouilles-par-bruno-bertez-2/

    Ils refusent le seul vrai remède, le jubilié des dettes, la restructuration, l’euthanasie partielle,la baisse du stock de dettes et la hausse des revenus nets réels qui seuls permettraient des les assumer et autoriserait une vraie relance .Avec de l’argent propre, de l’argent gagné, pas de l’argent tombé du ciel qui humilie et pervertit.

    Le jubilé des dettes ils n’en veulent pas, car derrière la destruction des dettes, il y a, se profile l’appauvrissement de leurs mandants, les klepto-ploutocrates.

    La hausse des revenus pour augmenter le pouvoir d’achat net, alimenter la demande, relancer la croissance, l’investisement créateur d’emplois, non ils n’en veulent pas, ce qu’ils veulent c’est une croissance artificielle par les dépenses publiques. Ils veulent l’augmentaion des déficits et bien sur la hausse des impots. Tout, aussi bien l’austerité que la fausse relance doit etre prétexte, occasion d’augmenter leurs pouvoirs.

    Ils ne veulent que ce qui augmente leur pouvoir et ceux de leurs alliés de la classe bureaucratique.

    Ils entretiennent la déflation pour mieux se présenter comme boucliers contre elle. Ils imposent des taux d’intéret nuls, la destruction de l’épargne, des fonds de retraites, le découragement des producteurs et des actifs par la taxation et la réglementation.

    Accrochés comme des singes au coffre- fort de la classe moyenne, ils détournent les yeux des richesses scandaleuses qui ne leur servent qu’à trouver des arguments pour taxer les moins favorisés.

    1. Un court extrait de l’idéologie top libérale libertaire tendance libertarienne dudit « Blog à Lupus » :

      « D’une certaine façon, et pour caricaturer, Sarkozy a été prié de quitter le palais présidentiel parce qu’il s’est présenté comme capable de protéger les Français, sans bouclier pour lui même, contre le cours de l’histoire, la modernité, la crise, le tout ensemble.

      La tâche était démesurée, nous-mêmes pensons qu’elle était impossible, mais, en plus, avec des analyses fausses, des conseillers étriqués et il faut bien le dire, sans réel allié de poids, il n’avait aucune chance. Vu sous cet aspect, les résultats de l’élection sont en sa faveur, s’il n’avait pas eu des qualités exceptionnelles, une combattivité hors de normes, le score aurait pu être infamant. »

      Le discours d’un loup tendance Walt Disney.

      Delphin

      François Hollande restera au moins dans l’histoire comme celui qui aura réussi à nous débarrasser du papier collant attrape-mouches Sarkozy.

      1. Désolée, tout n’est pas à jeter dans le libéralisme et je suis libertaire, c’est mieux d’être ainsi de ne pas compter sur l’état, depuis hier soir je lis « on va avoir du social » autrement dit des sous, elle est belle cette France là Dauphin si c’est la votre c’est pas la mienne, la mienne c’est celle de ceux qui veulent entreprendre créer, essayer quelque chose et quant à ce blog on aime ou on déteste mais au moins c’est une autre vision ça rend intelligent de comparer les idées vous savez ça développe l’esprit critique…
        Donc le Dauphin prenez en de l’eau de mer ça vous donnera peut être des bulles dans votre bocal…

      2. blog… blog …blog…

        (bruit du poisson rouge dans son bocal)

        Dauphin (Liervol)
        Delphinium (Vigneron)

        Delphin (snif)

      3. Citation Liervol :

        « Désolée, tout n’est pas à jeter dans le libéralisme et je suis libertaire, c’est mieux d’être ainsi de ne pas compter sur l’état, depuis hier soir je lis « on va avoir du social » autrement dit des sous, elle est belle cette France là Dauphin si c’est la votre c’est pas la mienne, la mienne c’est celle de ceux qui veulent entreprendre créer, »
        ———————————————————————————————————————————
        Réaction façon Vigneron —> (citation Wikipedia) :

        « L’idéologie libertaire se démarque du libertarianisme en prônant le collectivisme et souvent l’égalitarisme. »

        Amicalement,

        Delphin

    2. «Ils refusent le seul vrai remède, le jubilié des dettes […]
      Ils imposent des taux d’intéret nuls, la destruction de l’épargne, des fonds de retraites[…]»
      Compliqué pour ces p’tits loups libertaires de chez lupus de prendre la place des vieux grands méchants loups, i.e en annulant seulement les vilaines créances de ces derniers sans toucher à l’épargne jolie et à la retraite chérie des premiers, pas vrai Liervol ?

      1. Mon cher la vigne à titre personnel je supprimerais l’épargne si c’était en mon pouvoir, il n’y a rien qui ne me dérange autant chez l’humain que la peur du lendemain et la cagnotte d’harpagon. je serais pour un financement des retraites direct par création monétaire dès un certain âge une sorte de crédit social identique pour tous sans un seul jour de ces cotisations débiles, je serais aussi pour un travail à mi temps toute la vie ça garde les neurones et ça permet de profiter jeune et sans viagra, je serais pour plus de fête plus de culture plus de musique moins de ces choses qui ne servent à rien, moins de conseillers financiers conseillers en vent, pour la nature, pour que le luxe soit permis à chacun de temps à autre. Mais bon ce n’est que ma vision personnelle sans doute utopique alors je me contente de me l’appliquer à moi même…

      2. A Liervol-Cher Monsieur Liervol

        L’épargne est le revenu non consommé immédiatement, c’est ce qui permet de financer des projets personnels ou professionnels. Sans épargne, il n’y a pas d’investissement, sans investissement il n’y pas de travail, donc pas de revenu, donc pas de consommation. Il n’y a pas de fête (moyens matériels de la fête) pas de moyen pour entendre de la musique (pas d’instrument, de lecteur de CD et autres…) il faut les produire er pour les produire il faut de l’investissement et donc de l’épargne préalable.

        Pour le financement des retraites par la création monétaire : la création monétaire comme sa définition semble vous échapper, est bien une création ex nihilo, c’est-à-dire à partir de rien. Et à partir de rien vous n’avez rien ! Dure réalité mais réalité quand même.
        Créer de l’argent (monnaie fiduciaire n’a jamais « enrichi » quiconque puisque ce n’est qu’un moyen d’échange, si vous augmentez la masse de la monnaie en circulation sans augmenter parallèlement la production, vous avez une augmentation du prix des biens disponibles, c’est tout. Ce n’est donc pas le moyen de financer votre retraite ou toute autre chose. Il s’agit d’une illusion économique savamment entretenue par des économistes de pacotille.

        Pour le travail à mi-temps personne ne vous oblige à travailler comme bon vous semble que je sache !

        Pour la fête, la culture et la musique, il me semble aussi que ce soit un choix personnel que personne ne vous interdit! Pour les choses qui ne servent à rien (que vous n’avez pas d’exemples???) là aussi vous avez le choix de ne pas les consommer.

        Les conseillers financiers vous devriez être explicite car cette affirmation n’apporte rien. Mais vous préféreriez des conseillers en vent, en nature, dans ces domaines vous ne devez pas être embarrassé par le choix et la liberté du choix. Je n’ai pas compris votre préoccupation !!!

        Le luxe soit permis à chacun de temps à autre. Vous n’êtes pas très explicite non plus.

    3. Liervol
      Et la charité ?
      Attention, pas celle qui humilie, mais celle qui oblige
      le donateur à se démener pour faire oublier son aisance.
      Aisance, parce que les vrais riches font autre chose.
      Et avoir comme récompense, le regard si lumineux
      – et sincère- d’un gosse que vous aurez aidé du fond du coeur ?
      Vraiment, la charité, c’est une valeur injustement oubliée.
      Quelque part du côté « Noblesse oblige ».

      D’ailleurs, la charité est bien plus que cela.
      les choses ont des liens secrets : pour bien faire
      de la Charité, il faut cultiver l’esprit d’entreprise.
      Créer et donner, c’est tout un.

  2. « On l’a viré ! » la victoire d’Hollande c’est d’abord la défaite d’un clan à structure mafieuse, l’échec d’une bourgeoisie d’affaires, mais la société a été imbibée des idées xénophobes, racistes bien au delà de la seule Le Pen : des chantiers immenses sont ouverts pour simplement la « LIBERTE -‘EGALITE – FRATERNITE »:

    Sur quelle base sociale François Hollande, (diplômé de HEC et de l’ENA) s’appuiera-t-il ?

    Plus que jamais le FdG doit devenir un outil, son appoint non négligeable a été décisif : il s’agit maintenant d’imposer les thèmes : la 6ème République, la mise au pas de la finance, le revenu maximum, la planification écologique, Le smic à 1 700 euros, c’est maintenant ! » ou encore « La retraite à 60 ans à taux plein, c’est maintenant ! etc, etc…les législatives vont être décisives dans la nouvelle étape et rien n’est gagné d’avance, les médias inféodés vont repartir à l’assaut, »les chiens de garde » vont blablater, les opportunistes de la 25ème vont se présenter aux guichets : « Rien ne s’arrête ce soir, tout commence ! »

    – La bataille pour les législatives a débuté dès l’annonce des résultats. « S’il y avait une majorité de députés du Front de gauche, cela obligerait le Parti socialiste à faire une vraie politique de gauche », souligne Jean-Luc Mélenchon, candidat FdG à la présidentielle. De sonc côté, Pierre Laurent, estime que la contribution du Front de gauche, dont le PCF fait partie, avait été « décisive » au succès de François Hollande. « Les élections législatives vont être très importantes pour donner de la force à des vraies idées de gauche que nous avons semées dans cette campagne. Notre travail va être de prolonger cette victoire », « il faut qu’elle débouche sur un changement de politique qui soit réel. »

  3. J’ai lu le journal « LeTemps » suisse et parfaitement néolibéral ce matin.

    Deux réactions m’ont frappé, l’éditorial de la première page correspond totalement, de façon simplement hallucinante à ce qui a été présenté ici comme « Le Plan de Bataille des Financiers ». La seconde est une réaction d’un type que je suspecte être un intervenant à un symposium de l’université de St Gall. Il y avait Trichet, un gramd manitou de Goldman Sachs et j’en oublie. Ce type a appelé à lutter contre la pensée unique des experts, pas assez de liberté d’action des financiers, trop de règlements arrivent sur la finance, les gens sont trop arqueboutés sur leurs privilèges, il faut être plus libertariens, etc…

    J’en conclus que le mouvement pour mettre Hollande au pas est en route.

    J’aime aussi le traitement rapide des élections en Grèce. Personne risque de rater l’entrée des néonazi au parlement. Le socialiste a appelé à un gouvernement d’union nationale. Bref, les nouveaux sont discrédités et le mouvement vers l’alignement complet du gouvernement sur les marchés financiers est appelé à continuer.

    J’ai raté les résultats anglais, peut être que je n’ai pas lu assez attentivement le journal.

    1. DidierF: Ce type a appelé à lutter contre la pensée unique des experts, pas assez de liberté d’action des financiers, trop de règlements arrivent sur la finance, les gens sont trop arqueboutés sur leurs privilèges, il faut être plus libertariens, etc…

      le montant qui circule dans ce monde virtuel est 10 fois supérieur au réel ( le bon nombre ? ) . La mort de ce système est actée depuis 5 ans , décorrélation avec la réalité physique dû au pic pétrole ,fini la croissance qui permettait de masquer la supercherie . le plus dur n’est pas la chute mais l’atterrissage.

    2. delta,

      Je ne pense pas que le rapport 10 est le bon, trop petit. Je rejoins votre idée, la chute n’est pas particulièrement douloureuse. L’atterrissage est en vue et j’ai carrément peur de ça.

      Les Grecs, les Italiens, les Espagnols, les Irlandais, les Portugais et maintenant les Français vivent ou vont vivre cet atterrissage. Le journal « Le Temps » de ce jours parle de croissance mais maintenant liée à la flexibilisation du travail. Cela est dit au nom des contraintes budgétaires. Un peu plus loin, un autre éditorial annonce que l’état doit devenir acteur (?) et ne dit pas un seul mot sur l’importance de la finance. Nous devrions être sauvés par ce genre de discours. On est mal.

      Des gens meurent de ces mesures d’austérité. Ils meurent à petit feu, doucement, de refus en refus, de manque de soin en manque de soin et je pense même de faim. Ils meurent doucement et quand j’entends parler de ces pays, j’entends le refrain « Z’ont qu’à bosser ».

      1. DidierF : Des gens meurent de ces mesures d’austérité. Ils meurent à petit feu, doucement, de refus en refus, de manque de soin en manque de soin et je pense même de faim. Ils meurent doucement et quand j’entends parler de ces pays,

        j’entends le refrain « Z’ont qu’à bosser

        mis à part les detenteurs de l’outil de production , qui savent bien qui produit réellement , pas pour rien qu’on délocalise les machines et rarement leurs opérateurs , la majorité des gens gobent cette rhétorique .

        Nous pourrions sans problème limiter la casse , mais pour ça il faudrait des politiques courageux annoncant clairement que la croissance est définitivement terminé et qu’il faut rationner … rationner ne voulant pas dire austérité ,exclusion , mais tout simplement arrêter le gaspillage , mesure visant sans exception tout le monde . Tant que nous n’avons pas les moyens de nous barrer de cette planète il faut viser l’équilibre en fonction des ressources gratuites que nous offre la planète .

  4. Bonjour,

    Vous dites: « C’est que depuis le début de la crise en 2007, faute de propositions sérieuses d’une alternative où que ce soit, les votes sont unanimement des votes de protestation » et relayez en cela l’analyse officielle des communicants (pour ne pas parler des propagandistes comme l’aurait fait Ellul) du champs institutionnel (politiques, journalistes).
    C’est à mon sens une partie seulement de l’équation car au-delà du caractère protestataire de l’expression citoyenne, grandit constamment l’idée selon laquelle il va être nécessaire de changer de système.
    Peut-on dire dès lors qu’il s’agit de la genèse d’une reconstruction politique, sociale et économique du pays?
    D’ailleurs, si l’on met l’élection de François Hollande en avant, il ne faut pas perdre de vue l’élection grecque qui risque de préfigurer les prochaines élections dans les différents pays de la zone euro.
    Plus que de la défiance, c’est une réelle volonté de changement.

    Bien à vous

    1. Bonjour,

      En ce qui concerne la Belgique, il n’y a rien à attendre. Le PS est au pouvoir et le programme d’austérité européen est suivi comme une messe. L’extrême gauche est très minoritaire. Seul le parti d’extrême droite de la NVA en flandre pourrait exprimer un changement…., mais lequel… et à quel prix ?!
      Une monarchie parlementaire, c’est aussi dur à retourner qu’une plaque d’égout.

      Bonne journée

    2. On est bien d’accord sur le vote aspirant au changement.
      Ça ne suffit hélas pas pour sonner l’avènement d’une alternative sérieuse au système en place qui, tel le flux et le reflux marin, joue les alternances sans bien changer sa configuration lui-même.

      Il est tellement plus « normal » de rester dans « le monde tel qu’il est depuis… 70 ans ! »

      Pour poursuivre la métaphore, regardez le Mont Saint-Michel : 20 ou 30 ans d’ensablement avant de conclure à la nécessité d’une solution radicale, les travaux de consolidation, de grattage, de drainage, d’écoulement ou de désensablement n’ayant strictement rien donné.

      Un autre exemple plus terrifiant ? Tournez la tête vers le Japon. Aujourd’hui, à l’heure où je vous parle, plus aucune centrale nucléaire n’est en activité. Pour différentes raisons de maintenance ou de vérification. L’actualité de Fukushima passée explique évidemment cela. Son futur aussi : le réacteur N°4 risque tout simplement de rendre le Japon tout entier terre brûlée à jamais (disons pour 100 000 ans). Ici, vous pouvez parfaitement superposer la notion de « marchés » à celle du peuple tant les forces en présence commencent à se mettre en mouvement : les opposants au nucléaire font tout pour ne plus remettre aucune centrale en route, proposant de basculer dans une économie de démantèlement et d’énergies propres, les « pragmatiques » cherchant désespérément à justifier la nécessité desdites centrales pour maintenir un Japon économiquement viable… mais à quel prix !! On en est là.

      Le pragmatisme « des marchés » semblent changer de positions.

      1. Ça ne suffit sans doute pas mais il me semble que l’on ne doit pas minorer mais au contraire valoriser cette aspiration.
        Et lorsque je lis ce blog et ses commentaires, je me dis que le potentiel de changement est bien réel, la pierre angulaire demeurant comment fédérer et faire converger les sensibilités portant cette dynamique?

  5. Quand verrons-nous apparaître une alternative sérieuse ? « Quand les marchés auront déterminé qu’il n’y a plus rien à gagner à essayer de sauver le système financier en place », m’avait expliqué dans un couloir de la Maison de la Radio, un banquier à qui je venais d’être opposé sur France Culture. On ne doit pas en être très loin ! Une raison donc quand même d’être optimiste ce matin !

    optimiste ? mais ne voyez vous pas que les possédants préparent déjà l’alternative : partout l’extrème droite progresse

    incroyable de voir que des nazis progressent en grèce, grèce qui fut martyrisée par les nazis allemends !

    les possédants préparent de multiples manières l’avènement de régimes autoritaires ou ditactoriaux : un sarkozi qui reprend in-extenso des pans entiers du programme fn à des polices ( grecs par exemple ) qui ferment les yeux sur les agissements d’extrème droite.

    car derrière la crise capitaliste, les plus lucides des possédants voient venir la raréfaction , la raeté de tout ce qui fait leur standard de vie : donc comme au bon vieux temps , il s’agit de faire comprendre aux peuples qu’ils doivent de nouveau ( pour ceux qui ont pu y gouter ) vivre dans la peur du lendemain et le manque.

    optimiste !!! bien au contraire , c’est la barbarie qui vient et ce n’est pas l’arrivée de la gauche de la droite qui va y changer quelque chose.

    1. @j.gorbane, je partage entièrement votre analyse sur le fait qu’on ne peut pas être optimiste sur l’effondrement de ce système, et sur le fait que les plus favorisés préparent déjà l’après, et ne laisseront pas la place à n’importe qui pour construire une nouvelle société, dans laquelle le manque va être notre quotidien : eau, pétrole et autres énergies fossiles, extinction massive d’espèces animales et végétales, disparition de terres arables..
      Lorsque notre système va accélérer sa chute, tous ces problèmes vont en générer d’autres : nos jeunes générations subissent une pression énorme qui empire d’années en années et qui devient insupportable pour leur développement, de plus en plus sont laissés sur le carreau, ils n’ont connus que la crise économique depuis qu’ils s’intéressent au monde (5ans à l’échelle d’un jeune de 17-18ans, c’est toute sa vie). Notre cerveau est conditionné par l’environnement et je vous laisse imaginer l’impact que ça peut avoir pour des jeunes dont les parents subissent le chômage de longue durée, qui sont en échec scolaire, qui peuvent subir d’autres aléas défavorables dans la vie… Et ne comprenant pas forcément que les causes sont systémiques, les relations sociales deviennent explosives entre les citoyens (d’où la montée de l’extrème droite partout en Europe). Continuer à utiliser le nucléaire connaissant notre avenir est une folie, nous laissons la possibilité de nous auto détruire, puisque des individus écrasés par la société chercheront à la detruire.
      M. Jorion, d’où vous vient votre optimisme? De la possibilité de dire « je l’avais dit »? Ou pensez vous réellement que nous irons vers un avenir plus sain?
      Vous qui êtes anthropologue, avez-vous déjà vu une civilisation s’effondrer et renaître immédiatement après?
      Ma question est sincère, j’aimerais comprendre votre optimisme…

  6. Quand les marchés auront déterminé qu’il n’y a plus rien à gagner à essayer de sauver le système financier en place.

    Eh ben voilà qui est dit et bien dit. Par « ce banquier »… comme par Jorion. Y’a plus qu’à retrouver ce débat sur France-Q pour savoir qui était « ce banquier »…
    Quant à savoir quand sonnera le tocsin (ou l’angelus) de l’heure dite, celle de la « détermination finale des marchés » en revanche…

      1. Sur le fond, on est d’accord mais il n’a pas encore complètement tombé le masque en actant formellement la suppression d’une partie de la population en raison de critères politiques, raciaux…
        La sauvagerie du capitalisme telle quelle a pu s’exprimer dans les années 30 et 40 n’a pas encore atteint son paroxysme: la barbarie! même si, à titre personnelle, je considère que laisser des pans entiers de la population humaine mourir de faim ou de maladies bénignes en relève.
        Mais, tu le sais sans doute, l’humain n’est pas au centre des préoccupations économiques pas plus que l’environnement qui lui permet de vivre d’ailleurs.

    1. Oui, ce banquier concevait sans doute les « marchés de dérivés », comme un sous-système, lui-même asservi par le système d’accumulation de la propriété des mines, et des champs… ; bref, il envisageait d’abandonner ce navire quand la phase de la finance glamour aurait rendu tout ce qu’elle pouvait dans le cadre de la finalité du système capitaliste, lequel est d’assurer la position supérieure de quelques-uns dans un système de dominance généralisée jusqu’au bas de l’échelle. En plus, le « sacrifice des dérivés » fera bien dans le tableau de victoire social-démocrate.

    2. Bon alors ? Kiksé «le banquier» ? J’trouve pas l’débat… Va pour le name dropping à l’azard Balthazar… justement… Pigasse ?

      1. « Surtout, le futur secrétaire général de l’Elysée, pièce stratégique du dispositif présidentiel. L’ancien préfet de Corse et actuel dircab de Jean-Pierre Bel, président du Sénat, Pierre-René Lemas, est pressenti à ce poste. Il connaît Hollande depuis la promotion Voltaire à l’ENA en 1980. Tout comme le «meilleur pote», Jean-Pierre Jouyet, qui pourrait cependant devenir le sherpa de Hollande. Un poste «à dimension économique et financière plus que diplomatique», rapporte un habitué des sommets internationaux. Soit le profil type de l’actuel président de l’Autorité des marchés financiers. »
        http://www.liberation.fr/politiques/2012/05/07/pour-les-socialistes-le-vrai-travail-commence_816917

      2. Ouais Zeb, y’aurait aussi un super-préfet de la promo Voltaire pressenti pour la préfecture de police, me semble non ?
        Tu te souviens d’un débat Jorion/Jouyet toi ? Pas moi. Et Jouyet n’est pas un pur banquier que je sache, à part un bref passage à la présidence de Barclay France en 2005…

  7. Petit quizz , qui a dit hier
    « Et je vais vous dire une chose que je vous demande de retenir et de bien comprendre ,jamais mes chers compatriotes jamais je pourrais vous rendre tous ce que vous m avez donné, vous m’avez trop donné. »
    Il fait bon rire parfois 🙂

    1. OUI !!! Nous l’avons remarqué aussi et ce fut une pouffade générale devant la télé !

      Vous avez remarqué également le journaliste de France 2 à la Bastille, filmé en train de se photographier avec son portable à côté de l’inévitable Yannick Noah ?

      Hier soir plus que jamais, ce fut le règne su sensationnel et de la politique spectacle. Je n’ai pas regardé TF1, mais le service public était du même niveau, avec des journalistes répétant en boucle les mêmes phrases pour meubler, plantés devant la porte du QG de Hollande. Le règne du vide. Littéralement hallucinant.

      Cela dit, ce qui devrait frapper le plus dans cette soirée, c’est le décalage IMMENSE qui existe entre la joie des partisans de Hollande et la réalité des faits qui nous/les attend dans les mois et les années qui viennent…

      J’ai l’impression de revivre en France ce que le monde entier avait vécu lors de l’élection d’Obama.

      On va voir la réalité à travers des lunettes roses, mais ce sera toujours la même réalité…

      1. Entièrement d’accord avec vous, Candide, c’était consternant et pour tout dire indigne! Du décorum, lagrimas and so on! Le plus consternant: personne sur les plateaux pour relever cette dégradation.
        Manquait plus que les sous-titres « ici on rit, ici on applaudit…. ». J’en suis malade et pourtant je vous assure que je n’ai pas bu!

      2. La réalité, ce truc si sérieux, mérite-t-elle qu’ on s’ intéresse toujours à elle?
        N’ y a-t-il pas autre chose enfin?

        N’ importe quoi serait aussi bon. Vous me direz peut-être qu’ elle finit toujours par nous rattraper.

        Je sais.

      3. @ RED & Nabil

        Vaste débat. Cela dit, nier ou ignorer la réalité n’apporte rien non plus. Mais manifestement tout le monde n’en a pas conscience. J’en veux pour preuve une image incroyable — et je n’hésiterai pas à dire choquante, voire terrifiante, non pas tant d’un point de vue moral qu’intellectuel — qui a été visible sur France 2 pendant plusieurs secondes après l’annonce du résultat. La caméra, pathos oblige, filmait une poignée de gamines adolescentes qui — ayant vraisemblablement assimilé élection présidentielle et finale de coupe du monde — s’étaient écrit les initiales NS sur les joues et avaient les yeux humides. En se voyant sur l’écran géant, elles se sont mises à crier « Enculés ! Enculés ! »…

        La réalité dans tout ça ? Justement… On est là dans la réduction à l’extrême — qui mène tout droit à l’extrémisme — du combat politique, lequel ne se résume plus qu’à la victoire à tout prix d’un homme ou d’un parti, comme celle d’un tennisman ou d’une équipe de foot. Où sont le minimum de respect, de retenue et de dignité que l’instant imposait ? Où est la compréhension de tous les principes démocratiques sous-jacents ? Où est la compréhension des enjeux ? Où est la compréhension du réel au-delà de sa surface la plus clinquante ?…

    2. Pourquoi dites-vous nier la réalité?
      De quelle réalité parlez-vous ici, d’une reconstruite et « disneylandisé » pour rendre le spectacle intéressant ou bien des processus d’aliénation mentale et politique qui la rendent possible.

      Je dis et maintiens qu’à quelques exceptions près, aucune question de fond n’a été posées ce soir-là.
      Dans le fond, lorsque je lis la seconde partie de votre commentaire, je partage votre analyse.

      Bien à vous.

  8. avez-vous une idée (sauf vigneron) du délai à partir duquel la dette sera monétisée ? La monétisation de la dette, l’intervention en direct de la banque centrale pour financer les états, c’est bien le grand tournant qui se profile ?

  9. Crédit Agricole -6%… La Grèce fait mal. Mauvaise Graisse, artèriosclérose, plaques d’athéromes, décrochages successifs, thrombose, spasmes coronariens, insuffisance respiratoire, collapsus…
    Au fait, ai vu hier soir au Grand journal de canal une rediffusion de la boite à question de Hollande. A une question du genre « Quelle phrase doit-on retenir de votre campagne » il a répondu « l’ennemi c’est la finance ». Il a donc pris acte de cette réalité et nous prend à témoin. Dont acte…

    1. Le blog de Paul Jorion est à la santé de l’économie ce que les travaux de Louis-Claude Vincent sont à la santé de l’homme.
      Comme le professeur le disait, on n’a jamais vu un cancéreux mourir d’une thrombose…
      Merci, Vigneron, d’avoir éclairé ma lanterne avec cette comparaison.
      Je regarde maintenant les choses sous un autre angle.

  10. Dîtes-moi, Jovanovic (qui avait eu la géniale idée de voter Sarkozy en 2007) se lâche dans sa revue de presse de ce matin et bascule ouvertement vers le « Le Pénisme ».

    Il traite Mélenchon de « petit fachiste en devenir » (faudrait apprendre à orthographier le mot fasciste qui a plus de rapport avec le faisceau qu’avec la ville de Fachoda au Soudan). Il implore un nouveau Napoléon (il croyait l’avoir trouvé en 2007…) et s’extasie sur Marine Le Pen.

  11. 10h30 : parité euro / dollar hyper stable, CAC en légère baisse malgré le coup de Grèce, la gueule de bois se remet vite en selle, en route pour la monétisation !

  12. La baisse de l’euro est de toute façon dans les cartons, quoi que fasse Hollande ou Merkel…
    Pour le futur en France on aura probablement droit comme en Grèce à un profond désaveu de l’UMP et du PS laissant la place à un affrontement Front de gauche – FN avec p’têt des noms différents, qu’importe… Alors je sais que sur ce blog on aimerait bien que ce soit le Front de gauche qui l’emporte alors mais si vous voulez mon avis c’est la peur qui va gagner, comme souvent.

    1. Jean Luc Mélenchon lors d’une émission « Des paroles et des actes » a parler du FN a David Pujadas en disant ça:

      – Il faut être bien conscient qu’à la fin, il ne restera plus que « EUX », et nous !

      Bien sûr les personnes présentent sur le plateau ce jour la lui ont rigolé au nez. Dans l’avenir les personnes ne pourront pas dire que des politiciens n’ont pas averti des problèmes à venir (Ils sont rares mais il y en a !)

      1. Mélenchon a dit ça ? Ca m’ennuie un peu car sans le détester je me méfie beaucoup du bonhomme… Bref, oui un tel affrontement apparaît probable car une méchante crise l’est aussi pour les décennies à venir ! pas glop, mais bon c’est pas pour demain non plus (non ?).

    1. Le libéralisme de gauche a pour pendant la « gauche du travail et droite des valeurs », un communisme de droite : ils font la paire. Rien de plus con que la politique.

      1. @schizosophie 7 mai 2012 à 14:48

        Rien de plus con que la politique

        Je me souviens d’un temps où s’entendait fréquemment le « je ne fais pas de politique ». C’est devenu plus rare qu’un fourbe refile des vérités prétendues éternelles dans la posture de ne pas toucher à la politique parce que…c’est sale. De l’hygiénisme de chaire d’église d’antan, bénédiction morale comprise.
        L’enpennage fait mouche de noms qui fabriquent un objet de vérité à l’angoisse, ce n’est pas le bon, mais une fois installé, le résultat de l’opération n’est pas aisé à délocaliser. Il est contre-productif de hurler salopards d’angoissés, ou connards de fachos. Aucun pédagogue sauf à se destituer n’use de cette méthode.
        P.S. perso : je vais te répondre sur Mattick Rühle un de ces jours !

      2. @Rosebud1871, le 7 mai 2012 à 23 h 46

        Tu sais bien qu’envoyer du Mattick Rühle n’est pas une position de neutralité politique. Il s’agit, pour moi, de creuser un point de vue d’où le souci du commun est affranchi du registre idéologique, lequel pense à la place des hommes à tel point que, par exemple, l’expression « changer de logiciel » a fait florès dans les états-majors du PS.

        Dans les années 1970, la politique s’invitait à tous les repas de famille entre la poire et le fromage. Dix ans plus tard, s’y substituait une atmosphère de désengagement généralisé : « je lutte là où je suis » remplaçait la quête d’une pratique universelle. Au même moment, l’unité de la cause, celle « du peuple », du prolétariat…, s’éclatait en diverses causes, celles juxtaposées des femmes, des Noirs, des Beurs, de la nature, des salariés…, c’est cela que mévoque ton souvenir. Encore dix ans et, à l’exemple des Restos du coeur, la mode se mit aux bonnes oeuvres : verser de l’argent faisait office de geste politique. Aujourd’hui de charmants jeunes gens en T-shirt « Contre la faim » demandent des sous, refuser signifierait-il « être pour la faim » ? ; en hiver, à la sortie de certains supermarchés les clients sont approchés pour donner des produits alimentaires après être passés aux caisses ; l’empreinte écologique mesure la culpabilisation du client d’EDF au nom de la protection de la Nature. Tout cela est bien sûr très gentil, mais cette générosité minimaliste n’est pas dénuée de sens. Cette privatisation des relations au commun me semble très politique, au sens où la charité exonère et travestit la common decency en moraline. Il m’arrive de donner des sous, dans tout autres contextes. Parallèlement, la charge historique des mots à estampille politique s’est considérablement diluée pendant ces trente ans, au point que « libéralisme de gauche » et « communisme de droite » puissent être pris au sérieux.

        Pour la pédagogie, le travail des textes me suffit amplement. Ta contribution à propos de Mattick Rühle sera certainement très éclairante et sourcée, j’espère que Jorion and Co lui donneront le statut de « billet ». En attendant, j’apprends beaucoup de L’Individu, la Mort, l’Amour. Soi-même et l’autre en Grèce ancienne de Vernant.

      3. @schizosophie 8 mai 2012 à 12:31
        Ce devait être en 74 à Vincennes, et Barbara Cassin toute jeune, déjà en position de maître avec d’autres, parlait de je ne sais plus quoi à un séminaire. J’étais inculte et quelque chose entendu m’avait interpellé. À la fin du « cours » j’étais allé la trouver pour lui demander ce qu’elle pensait – elle – de je ne sais plus quoi (mais c’était politique… dans ma tête). Et me répondit longuement en citant Platon, Aristote, Heidegger et d’autres. Quand elle termina, je lui répondis que je ne lui demandais pas ce que ces gens là disaient de ma question, mais ce qu’elle pensait – elle. Avec un grand sourire, elle rétorqua : « je viens de vous dire ce que j’en pense ».

        C’est évidemment une grosse réserve sur « creuser un point de vue d’où le souci du commun est affranchi du registre idéologique » et je considère comme un progrès quand un quidam peut réaliser que ce qu’il pense – lui – n’est pas forcément le signe de son autonomie de jugement, de son libre arbitre, mais l’effet de la circulation des signifiants dans son époque, idéologie comprise, au sens de Marx.

        Pour le paragraphe qui suit, je suis aussi. C’est sur tous les lieux probables (travail vacances) ou improbables de hasard, qu’à lancer en initiative ou en réponse, quelque chose, j’ai entendu le « oh moâ, je ne fais pas de politique » qui soit à mon initiative refusait de plus s’engager, soit à ma réponse refusait en retour d’accorder un statut politique à la remarque déjà faite. Il en va ainsi des gens qui parlent d’économie en l’extrayant du registre politique !
        Bon Vernant !

      4. @Rosebud1871, le 8 mai 2012 à 21 h 42

        Tellement d’accord que je ne lis pas la grosse réserve, que tu abordes avec « évidemment ». Peut-être se niche-t-elle dans l’équivoque de ta belle expression : « idéologie comprise ». Je développe « comprise » comme prise en compte : on y nage de toute façon, plus ou moins bien comme d’aucun dirait qu’on est pris dans le langage ; sinon « comprise » comme entendue, saisie, comme si on dominait l’idéologie, certains en jouent.

        Souvenir voisin : Macherey, travailleur s’il en fut, à propos de la lecture littérale chez Spinoza, disait « ça pense », (« ça », ni « le ça », ni « je » [l’herméneute lecteur] ni « il » [l’auteur]) et aussi « toute pensée suppose un impensé ». La correspondance entre ce ça et l’époque m’apparaît très vraisemblable.

      5. @schizosophie 8 mai 2012 à 22:34
        ça se vérifie on se lit, on s’explique, on se comprend même sur comprise au sens 1. C’est parfois en circulant dans l’histoire ou la géographie que la prise apparaît, possible déprise alors là où méprise était ! Wo ES ist , soll ICH werden, répond SF à Marcherey ? ça a fait couler beaucoup d’encre.

      6. @Rosebud1871, le 8 mai 2012 à 23 h 09

        « possible déprise alors là où méprise était ! Wo ES ist , soll ICH werden » Je comme lâché du ça ?

      7. @schizosophie 9 mai 2012 à 07:30
        Je sais quelques mots en allemand, et le Ist est venu à la place de war, soit dans mes associations anglophones de l’East et de la guerre ! Je pédale dans la choucroute des langues. C’est à ça que ta remarque de Marcherey me renvoyait.

  13. Les néolibéraux n’ont pas perdu la bataille des idées, malgré l’échec patent de leurs dogmes.
    Voilà comment ils communiquent désormais:
    J’ai trouvé sur les réseaux sociaux cette vidéo bien faite et très habile:
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=MxYQb-WmB3g

    et puis il y a aussi un certain Charles Gave qui sort du bois. Nouvel argument dans cette bataille idéologique: si les banques font faillite c’est à cause des états…
    Voyez cette vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=Sn4izrORf5A

    1. Je viens de regarder la vidéo. Mais ça m’ étonnerait que le gentil monsieur avec sa jolie voix vienne m’ allonger les 800€ que l’ Etat m’ octroie chaque mois simplement parce que je sais plus travailler.
      Tout n’ est jamais totalement faux ou vrai et c’ est pourquoi toutes idées méritent toujours la discussion, néanmoins …

      1. toutes idées méritent toujours la discussion, néanmoins …

        on ne parle pas avec une brouette…on la pousse. 😉

    2. Merci pour cet avant-goût de la propagande qui vient. Et si nous avions fait fausse route depuis 200 ans ?.. Et si l’ultralibéralisme, qui a déjà barbouillé de libertinage économique le libéralisme des Lumières, arrêtait de maquiller la Démocratie sociale de collectivisme bolchevique ?.. Et s’ils partaient tous à bord de l’Enterprise du commandant Hayek à la conquête de l’espace extérieur, y gagnerait-on quelques vacances pour un temps ?

    3. Il fallait s’y attendre ! La question n’est cependant pas de savoir si on s’est trompé pendant 60 ans en « donnant autant de pouvoir à l’Etat », mais de savoir comment équilibrer correctement les différents pouvoirs GRACE au contrepoids de l’Etat. Et ceci sans créer une usine à gaz.

  14. Juppé se défile à Bordeaux pour les législatives. Tu m’étonnes… 57% pour Hollande à Bordeaux, plus qu’en Gironde, 56%, du jamais vu.
    Sauf accident, marée rose annoncée sur l’Assemblée.

    1. Elargissez.
      La Gironde ne fait pas le tout.
      Ici, Haute Savoie: raz de marée bleu/brun. 60%.
      Peut-être les élections à venir seront-elles plus équilibrées ?
      droite toujours – droite un jour, le jour de l’élection.
      Le futur ex président de la Chambre, bien silencieux, a toutes ses chances.

      1. La quoi ? La hôôte-Savoie ? qu’es aquò ? C’est en France ça ? Sans rire, j’ai fait un p’tit tour dans les archive de notre République gaullienne, hé bé c’est pas triste ton rade…
        Sur 51 mandatures au total sous la Ve, i.e depuis nov 58, un seul député à gauche, pendant un misérable mandat.. et encore avait-t-il fallu un DSK pour le Ps, ajouter deux représentants aux trois jusque là et la proportionnelle de 86…
        Comme par hasard on y trouvera une sixième et nouvelle circonscription désormais… Pour Cha & co, non ?
        Changera rien t’façons. Bourbon rose en juin.

      2. je sais..
        visible sur place: béton partout, territoire mité.
        POS en révision perpétuelle.
        spéculation fonciére.
        non respect des quotas sociaux ou astuces pour contourner.
        suppression systématique des bancs dans les parcs publics,
         » réaménagés pour votre sécurité »
        Chasse aux SDF, mendiants, et installation de Roms.

        Une blague lue sur le Telegrah, un lecteur:
        Le nain s’en va, FH y rentre, Merkel y reste (à l’Elysée).

        Beaucoup de la même eau chez les rosbifs pur sang,
        sont obnubilés par le 4.ième Reich.

  15. ouais, gueule de wood, le CAC +1,65 parité euro dollar +0,20 euribor 1 an en baisse, font pas de cadeaux les marchés, pfffff 🙂

  16. C’est vrai, le grand vent ne s’est pas encore levé. Juste une aube dorée grecque et un petit vent frisquet qui en annonce d’autres.
    Les dettes réclament non pas d’être sauvées mais d’être crédibles, elles finiront (elle finira) par le devenir même s’il ne doit en rester qu’une… Et elle ne sera pas grecque ni sans doute en euros, dollars, livres ou yens.

    Je ne me fais pas de souci pour elle : ce ne sont pas les électeurs qui détruiront les dettes « en trop », l’argent des riches, en choisissant des élus capable de la remettre dans sa boîte, ils ont trop à perdre. Elle y retournera seule, épuisée d’avoir anéanti ses consoeurs malades.
    En attendant on aurait avantage à apprendre à s’en passer, et il n’y a rien de plus facile : il suffit de ne plus la nourrir, comme Reagan voulait cesser de nourrir les dépenses publiques.

    Non, fini, on ne paye pas. Les conséquences? Si nous sommes les premiers à trahir nous serons aussi les premiers à redevenir crédibles, et à en profiter.
    La parole est aux grecs.

    1. les riches taxés à 75%….. ça marque les esprits ça… sans s’embarrasser du fait que ça n’est que sur la tranche supérieure à un million d’euro… sur une année….
      c-à-d, plus de 83 000 euros par mois…. c-à-d, plus de 500 000 francs
      c-à-d, près de 3 000 euros par jour…. par jour…. par jour… (ça résonne )

  17. Sur franceQ ce matin, chez Voinchet (émission du 8-V; autour de 8h45), l’ambigü Brice Couturier répondait à son interlocutrice qui évoquait une position nouvellement audible aux US sur l’annulation de la dette : « annuler la dette, c’est renoncer aux retraites ». Il évoque les fonds de pension, créanciers importants qui, s’il n’étaient pas remboursés ne pourraient verser les retraites.
    Comme certains d’entre vous sont compétents et informés, ils pourront valider ou non cette proposition du journaliste.

    1. Une restructuration de dette peut protéger certains créanciers, par exemple en procédant à un échange de leurs titres avec de nouveaux titres qui ne le sont pas.

  18. les marchés attaquent la France, le jour de l’armistice, ils attaquent, et l’Allemagne ne capitule pas sur sa règle d’or, nouvel étalon « monétaire ». Le CAC cède -2,78% et l’euro tombe de 0,39% face au billet vert.

      1. non, vign’ mais le titre de ce billet est : la gueule de bois ; alors je pratique pas la langue de bois. C’est la chasse aux crapauds roses qui vient de commencer…

  19. En parcourant le blog et les question de Paul Jorion sur ce qu’il faut faire aujourd’hui , cela m’évoquait une citation, je l’ ai retrouvée hier.

    Se révolter en restant dans le cadre de la société pour l’ améliorer un peu, pour promouvoir certaines réformes , c’est comme une révolte de détenus visant à améliorer la vie dans l’ enceinte de la prison : ce genre de révolte n’en n’est pas une , c’est juste une mutinerie.
    La révolte circonscrite à la société c’est comme une mutinerie de détenus réclamant une meilleure alimentation, un meilleur traitement au sein de la prison.
    Krishnamurti , le sens du bonheur .2

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