AU NOM DES MEILLEURES INTENTIONS, par François Leclerc

Billet invité.

Pour une surprise, cela en serait une ! Une candidature commune patronnée par Hamon et Mélenchon serait la suite d’une campagne présidentielle française déjà pleine de rebondissements. À défaut d’en être certain, on peut s’y attarder un moment.

Selon les sondages, une telle candidature pourrait accéder au second tour, lui donnant la possibilité de l’emporter face à Marine Le Pen, réalisant un remake du match que Jacques Chirac avait disputé et gagné. Bigre ! l’affaire est donc d’importance si on la prend comme cela.

Mais les plus proches adversaires étant les plus dangereux, cette loi de la politique va-t-elle une fois encore s’appliquer ? Les programmes les deux candidats se réclamant de la gauche divergent sur des points importants peut-on remarquer, dont semble-t-il l’Europe dans l’attente du plan B de Jean-Luc Mélenchon. Est-ce une raison pour ne vouloir faire l’unité que sous l’égide de l’un ou de l’autre, ou pour se résoudre à ce qu’elle soit impossible ? Avec au choix deux contenances pour la suite – subir les évènements navré ou les dénoncer outré – aucune des deux ne donnant grande prise sur ceux-ci…

Dans cette affaire, il ne serait pas question de bâtir un programme commun de gouvernement, mais de donner un mandat présidentiel sous forme d’objectifs à atteindre et de bornes à ne pas franchir. À la coalition le soutenant d’élaborer par la suite un programme, suivant un large mode participatif. Dans un contexte différent, l’exemple portugais fonctionne timidement, ce dernier aspect en moins. Une dynamique pourrait être recherchée, afin de tenter en France ce que Podemos était presque parvenu à instaurer en Espagne, et qui le divise aujourd’hui, sous la forme d’une articulation entre la lutte politique institutionnelle et la structuration de mouvements apartidaires à la base.

Les présidentielles françaises vont avoir lieu dans un contexte européen très mouvant. En Italie, on parle d’une scission du Parti démocrate italien et de l’alliance de Matteo Renzi avec Silvio Berlusconi, qui ne l’emportera pas nécessairement sur le Mouvement des 5 étoiles. En Espagne, la coalition de fait instaurée entre le Parti populaire, Ciudadanos et le PSOE est fragile. Et, en Grèce, nos créanciers apprentis sorciers sont une fois de plus à la manoeuvre, tandis que pour la première fois la réélection d’Angela Merkel n’est pas acquise par avance.

La partie est ouverte, une carte est à jouer, faut-il y renoncer au nom des meilleures intentions ?

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254 réflexions sur « AU NOM DES MEILLEURES INTENTIONS, par François Leclerc »

  1. Incroyable: Vigneron a pris le pouvoir sur le blog de PJ. Du nihilisme, du nihilisme… par pleines charretées. Plus de débat d’idées mais des insultes et des jeux de mots vaseux.
    J’avais compris que pour fairer parler de soi dans les présidentielles, il fallait un patronyme en « on » (Fill, Macr, Ham, Mélench). Voilà maintenant que Vign et même Jor se donnent le mot pour dézinguer tout ce qui oserait laisser entendre qu’il y a peut-être un peu d’espoir ici ou là…
    Non, non: noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir.

    1. @ Alain A
      Vous et votre escargot décroissant je vous aime bien. Mais j’aime bien vigneron aussi.
      Faut de tout pour faire un monde.
      La vigne, est le poil-à-gratter, le bouffon. Il pousse à sur-réfléchir, à se remettre en question, à s’autocritiquer, à se dépasser. Du moins si l’on fait l’effort de laisser de coté se qui pourrait vexer dans ses répliques.
      De mon coté, je me marre à le lire et je le fais sans jamais être moqueur vis-à-vis de la personne qu’il griffe.

      1. « La moitié au moins de l’électorat potentiel de Hamon se casse chez Macron dès qu’un accord avec Méluche sera mis sur pied. »

        Bien vu, je plussoie. Certains n’ont d’ailleurs pas attendu cette étape, et ce ne sont pas les menaces d’O Faure ce jour, qui arrêteront l’hémorragie, bien au contraire.

    2. Pour ma part, je trouve à Jean Luc Mélenchon un immense talent d’orateur.
      Pour moi c’est un Jaurès.
      A entendre les diatribes d’un Vigneron, on devine que Raoul Vilain est, hélas, toujours pensable.

        1. L’arithmétique, ça fonctionne pas dans tous les cas. Méluche + Hamon, ça fait pas 26 %. La moitié au moins de l’électorat potentiel de Hamon se casse chez Macron dès qu’un accord avec Méluche sera mis sur pied. Estimation basse.

    3. En effet Alain A. Et en disant « nihilisme », vous êtes gentil. !
      Il y a comme un parfum de deal secret entre le blog de Paul Jorion et vigneron.
      J’ai déjà posé la question, et je m’estime heureux de n’avoir pas été censuré cette fois-là.

      1. Le « deal secret » n’a rien de secret, je l’ai déjà exposé publiquement :
        1/ il a autant voix au chapitre que vous tous, et ses commentaires sont caviardés au moins autant si ce n’est plus que les vôtres ;
        2/ il est autant si ce n’est plus alerte que je ne le suis quant aux tentatives d’entrisme/confusionnisme/fascisme masqué ou de déni, etc. Et j’en connais un rayon question raclures de bidet vu ce que je me tape comme commentaires tous les jours (ils se reconnaitront).

        Et tu peux t’estimer heureux en effet Leboutte, car toi et moi savons que si j’avais laissé certains commentaires que tu as déposés ici publiés, tu ne pourrais plus mettre les pieds nulle part sur le net sans te faire pourrir non stop…

      2. Yannick L. Malheureusement, le ralliement de Piketty à Hamon est insignifiant.
        Piketty n’est pas un théoricien. C’est un artisan de talent de la série statistique, doublé d’élégance, de culture et d’humanisme bon teint. Il reconnaît lui-même ne pas avoir d’ambition théorique. Il a côté à l’eau de rose tout à fait pas à la hauteur des défis de l’époque. Sa vision d’un impôt plus ou moins mondial pour réduire les inégalités ressemble à un rêve éveillé.

        Je vous donne raison pour questionner « l’articulation entre la critique radicale du capitalisme opérée sur ce blog et son positionnement politique tiède ». C’est une marque de fabrique de Paul Jorion, toujours prêt à miser sur la bonne mine des personnes présentables, alors qu’il nous assène régulièrement des condamnations logiques et étayées, sans appel, du capitalisme, voire du système des partis. Je rappelle qu’il disait ça avec force il y a quelques années, que la solution ne viendrait pas de la politique des partis. Donc je suis au regret de dire qu’à mes yeux, il n’y pas d’articulation chez Paul entre sa critique du capitalisme et son positionnement politique: il y a une contradiction.

      3. Bien reçu, Julien.
        1.
        La question des pseudos sur Internet n’est-elle pas une vraie question? S’exprimer à nom découvert n’éviterait-il pas certaines dérives? (Et accessoirement allégerait le travail de modération.)
        2.
        Si tu avais une minute pour me faire un petit courrier privé pour me rafraîchir la mémoire sur ces posts dont la censure devrait me rendre heureux, j’en serais heureux. 🙂
        Je ne me souviens avec précision que du dernier, qui ne semble pas devoir être le cas.

        1. 1/ D’accord sur la question des pseudos, je l’ai toujours dit. Mais il faut faire avec l’internet tel qu’il est en attendant. Par ailleurs, cela offre de la liberté à certaines personnes qui pour raisons professionnelles ou autres seraient dans une situation délicate si leurs opinions leur étaient attribuées en leurs noms propres.
          2/ Je vais pas faire d’archéologie, pas le temps. C’était il y a quelques années, et ça avait trait à ton antipathie pour un certain groupe de personnes vivant dans un pays que tu qualifiais (à tort) de théocratie.

      4. Julien Alexandre 17 février 2017 à 15 h 31 min

        « il est autant si ce n’est plus alerte que je ne le suis quant aux tentatives d’entrisme… »

        C’est clair qu’en additionnant les interventions de JA-blogueur lambda, avec celles alertant dans le même sens de votre jumeau, vous renouvelez l’aire de signification de « entrisme ».

        Car il suffit de faire l’addition de votre commun, puis une règle de trois à la fermeture de chaque « billet » pour présenter l’addition donc mesurer l’indice de lutte et de présence contre ce que vous nommez « entrisme », à la fermeture de chaque « billet » clairement « poilitique ».

        Vigneron sait que dans la croisade contre « l’entrisme » la meilleure stratégie de positionnement est d’y ajouter le « C » qui lui fait défaut.
        Le « deal secret » n’a rien de secret, en effet.

    1. C’est en tout cas le problème de ce billet , et on notera de façon révélatrice que, hormis Gudule qui n’a peur de rien , aucune dame ne s’est hasardée sur un terrain où la parité ne va pas de soi .

      En l’état je reste en compagnie féminine , et je suis le match là où il semble à peine commencer à se jouer .

      1. J’ai vu passer une, désolée… de constater du chamboulement, ici.
        Les égos ne laissant pas de place à la minutieuse, délicate, construction d’un monde meilleur.
        Qui sait ? peut-être touche-t-on là le fond du problème ?

  2. Lu sur le blog « Chroniques du Yéti » :

    « Que les croûtons de l’ancien régime, sentant le sapin s’approcher à grands pas, tentent de raccrocher leur tombereau à la locomotive Mélenchon est chose compréhensible. Mais que le candidat de la France Insoumise cède à leurs sirènes d’outre-tombe serait proprement absurde et suicidaire (ou alors pour leur administrer l’extrême-onction !).

    Absurde, parce que les projets respectifs de ces différentes forces sont totalement antagonistes. Suicidaire, parce qu’il est clair que cette union contre nature (derrière quel candidat, au fait ?) n’entraînerait pas l’addition des voix de leurs électeurs respectifs. Et à raison ! Alors que ceux-ci manifestent de plus en plus ouvertement leur ras-le-bol des appareils et de leurs petites magouilles, voilà que ceux-là leur en re-proposent une du même tonneau que celle qui a vu le PCF torpiller allègrement le Front de gauche de 2012.

    Allons quoi, “qu’ils dégagent tous” était le slogan fondateur de la France Insoumise et l’on voudrait que celle-ci rattrape ces boulets aux abois pour des motifs électoralistes idiots ? Je ne sais si, comme le clament certains, Mélenchon n’a aucune chance de gagner seul, mais je suis persuadé qu’il serait perdant à coup sûr en se compromettant avec ces zombies. Et les électeurs avec ! »

    Va falloir peut-être enlever le lien vers ce blog à penchant « Mélenchoniste », non ? N’est-ce pas Môôônsieur ?

    1. Y’a plus d’un an que Politis a viré Pierrick Tillet (le Yéti) et bien 3 que je dis à Jorion d’en faire autant pour le lien vers le même Tiyé, dernier soutien de Chouard comme de Monsieur, Putin ou Assad.

    2. Y’a plus d’un an que Politis a viré Pierrick Tillet (le Yéti) et bien 3 que je dis à Jorion d’en faire autant pour le lien vers le même Tiyé, dernier soutien de Ch..ard comme de Monsieur, Putin ou Assad.

  3. Bien vu, le Yéti.
    Méluch, je ne l’aime pas tous les jours. Mais le programme L’Avenir en Commun et les livrets d’accompagnement qui sortent peu à peu, ça, j’adore. Alors, si Hamon se réfère à ce programme -issu d’une réflexion et d’une rédaction collectives- pourquoi n’appellerait-il pas ceux qui l’ont mis en tête des primaires PS à s’y rallier ?
    Mais il fait le contraire, en vue des législatives il ‘intronise’ Valls et El Khomri en leur faisant promettre (?) qu’ils voteraient l’abrogation de la loi Khomri. Est-il un seul instant crédible ?
    Devant de tels choix hamoniens, jamais les Insoumis ne voteront pour ce gugusse, et beaucoup s’abtiendront au deuxième tour, même devant la Lepen et ses fachos.
    Quant aux sondages, les données brutes donnaient JLM à 17-18 % en début de semaine avant les ‘corrections’ des analystes libéraux qui influencent à leur façon la campagne des présidentielles.
    Et pour terminer : « Vigneron » est un troll dont je ne lirai plus les interventions qui partent dans tous les sens.

    1. AlainV : « Quant aux sondages, les données brutes donnaient JLM à 17-18 % en début de semaine avant les ‘corrections’ des analystes libéraux qui influencent à leur façon la campagne des présidentielles. »

      Intrigué par cette affirmation et cherchant une source, je suis tombé sur ces déclarations de l’IFOP qui affirment que les redressements de résultats de sondages dans le cas de JLM sont très petits, autour de 0,5%.
      http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/02/08/non-melenchon-n-a-pas-perdu-7-points-dans-les-sondages-a-cause-de-l-ifop_1547125
      Le redressement – dont le principe et les raisons sont expliqués dans l’article – ferait passer Mélenchon d’un résultat brut de 10% à un résultat redressé de 10,5%. Ce qui est très largement dans la marge d’erreur.

      La méthodologie qui donne le candidat de FI à 18% est celle de Filteris Euro / Mediations, laquelle « réside dans le fait de ne pas constituer d’échantillons, de ne pas poser de questions qui orientent les réponses, de ne pas opérer de redressements hasardeux auxquels les sondeurs doivent inévitablement se plier. Au contraire, la méthodologie de Filteris Euromediations permet de capter et d’analyser les opinions publiques et d’en dégager des tendances certaines ».
      Voir http://www.entreprendre.fr/melenchon-sondage
      A en croire ces gens, Fillon et Le Pen seraient en tête avec 23 et 21% respectivement.
      Je note que leur méthodologie n’a pas été prouvée par l’expérience. Contrairement aux enquêtes d’opinion réalisées par des méthodes établies.

      Depuis début février bien sûr Mélenchon a augmenté dans les sondages, il est aujourd’hui entre 11 et 12%. A voir ce que tout cela devient.

      Mais pour l’instant, Mélenchon est bien cinquième dans les intentions de vote, le quatrième étant Hamon entre 14 et 16%.

    2. Il est vrai que le positionnement « politique » (si c’est pas un gromo…) du blog de P.Jorion semble un peu désorienter ses lecteurs, qui attendaient plus de « saignant » qu’une tiédasse conversion au PS (Hein? nouvelle mouture, vous dites? mais c’est quoi, la nouvelle mouture? On les connaît déjà tous trop bien, depuis 5 ans…)…
      Ah, oui…Piketty!…(Quelle voix au chapitre, ce Monsieur? Je veux dire : “au chapitre des nominations PS ».)

      En tout cas, il semble qu’au moins un Belge a été oint…Et ce n’est pas not’ Paulo…

  4. bonjour,

    Je ne suis pas un expert de la chose politique mais j’essaie à mon petit niveau d’écouter les discours et de suivre les actes.
    Même si le positionnement politique de JLM rend difficile une victoire finale, je pense qu’il a le meilleur discours/programme pour l’instant. C’est structuré, c’est humain, c’est écologique. Alors certes, ce n’est pas parfait. Mais quel choix avons nous tous, nous qui souhaitons une société humaine, solidaire. Poutoux ? Jadot ? Hamon ?
    Beaucoup ont une image de JLM correspondant au PCF des années 80 ou toute activité économique était suspecte du fait de sa rentabilité. L’ayant écouté à de nombreuses fois, je ne crois pas que ce soit le cas. Il veut simplement remettre l’humain à la place qu’il n’aurait jamais du quitter, le centre du système, le point à partir duquel les positions se prennent. C’est estimable pour ma part même si cela peut, pour certains, relever de l’utopie. Que ceux qui trouvent l’idée de voter JLM saugrenue, nous apprennent leur positionnement. Il y aura la aussi matière à discussion 😉

  5. L’idée de F. Leclerc est à considérer, mais n’est-elle pas un peu utopique et arrivant tard?
    Il reste peu de temps en effet pour déterminer qui pourrait assumer le rôle de candidat unique de la gauche, sachant que la date limite d’envoi des signatures des parrains au Conseil Constitutionnel est fixée au 17 mars 18h00.
    Autre chose, l’aile droite du PS a toujours en travers de la gorge la désignation de B. Hamon, Le Foll ne le soutiendra que s’il consent à faire des efforts….. ! Quant à J.M. Le Guen, il a déjà évoqué la possibilité d’aller vers Macron.
    Dans le cas d’une entente Hamon – Mélenchon, c’est l’explosion assurée du PS.
    Cette explosion aurait du avoir lieu il y a bien longtemps mais les ‘frondeurs du PS’ ne se sont jamais résolus à allumer le cordon bickford, préférant continuer à compter sur la logistique de ce parti.
    Au deuxième tour de la présidentielle se jouera sans doute un remake de l’élection de J. Chirac, les partis, dit ‘républicains’ appelant à voter pour le candidat le moins mauvais…., Macron a toutes ses chances si l’on ne découvre pas un quelconque cadavre dans ses placards.

    1. Vous évoquez la recomposition qui pourrait résulter d’une candidature unique. Allant toujours vite en besogne, Mélenchon a parié sur la disparition du PS après avoir sans succès cherché à capter le mécontentement populaire au détriment de Marine Le Pen. Mais une autre occasion se présente, qu’il pourrait saisir.

      Faut-il rejeter d’un bloc le parti socialiste et ses électeurs ou favoriser la rencontre avec ceux-ci ? Accepter d’être relégué dans un petit coin de l’échiquier avec comme unique référence les luttes sociales ? Le sens du vote des primaires de la gauche peut-il être ignoré ?

      Comment jouer sur les deux tableaux ?

      1. Le problème c’est quand même qu’on ne sait pas vraiment qui a voté à ces primaires et on a même un doute sur combien ont voté… On peut très bien se dire sympathisant PS voire même militant au sondeur en sortie d’isoloir lors de la primaire et voter macron le moment venu. La gauche du PS a élu Hamon a la primaire vous dites : prouvez le !

      2. Il y a effectivement un fort mécontentement populaire concernant la gestion des équipes qui ont été aux commandes de l’État ces dernières années, droite comme gauche.
        Le reproche essentiel qui est fait au sujet du parti socialiste est qu’il est resté ignorant de ce que doit endurer le ‘peuple d’en bas’, n’apportant pas vraiment de solutions et se conformant plutôt aux exigences issues d’en haut, Europe, système financier, etc..
        Cela forcément abouti à cristalliser les rancœurs et s’orienter vers le FN ou s’abstenir de voter, on peut le déplorer mais c’est un fait.
        Beaucoup d’hommes politiques évoquent les nécessaires réformes à effectuer, mais l’une des premières serait déjà de se réformer au niveau des partis eux-même, serrer des mains lors des élections ne suffit pas, il faut garder un contact étroit avec ses électeurs, les entendre et pas seulement les écouter distraitement.
        Quant au sens des primaires, il indique bien une contestation évidente du glissement à droite du PS.
        Une recomposition préalable à la présidentielle semble hors de portée, mais un miracle est toujours possible, le Portugal peut en témoigner.

      3. Mais enfin ! Le FN a prospéré depuis le tournant de la rigueur de 1983, et le choix de se rallier à une Europe dominée par l’idéologie néolibérale. Cette « religion féroce » si justement dénoncée sur ce blog. Comment le PS, pourrait-il s’exonérer de tout examen de conscience en ce domaine ?
        Que Hamon ait été choisi par les sympathisants PS, va permettre encore une fois à ce parti chimère, de se défausser de ses responsabilités dans le fait que le FN soit devenu le premier parti de France.
        Il eût été plus sain pour la démocratie que Valls soit désigné et qu’il tente de défendre le bilan du quinquennat hollandais.
        Puisque Hollande, lui-même, a renoncé à le faire. Le courage en politique c’est aussi de venir défendre son bilan devant les électeurs.

      4. Le FN a prospéré depuis le tournant de la rigueur de 1983, et le choix de se rallier à une Europe dominée par l’idéologie néolibérale.

        Tss tss, corrélation n’est pas raison. C’est bien la gauche au pouvoir et le progressisme en général qui ont titillé le plus que reaganien Père Pénien, ses troupes et leurs prospects, nullement l’ordolibéralisme teuton.

  6. Contretoutattente Hamon soutient vigoureusement et aventureusement Macron sur la colonisation…
    Du Mitterrand pur jus, heureusement parrain Rocard est mort.

    Je considère que sur cette question, avant de dire que c’est un crime contre l’humanité, il faut dire que l’on en assume les conséquences. Je ne sais pas si Emmanuel Macron les assume mais moi je me refuse à m’aventurer sur ce terrain-là.

    1. Dans l’art du louvoiement Macron est pas mal non plus.
      Sa dernière déclaration en Algérie vient après une précédente déclaration en France où il était beaucoup moins catégorique. Comment expliquer une radicalisation de sa position maintenant, cela n’aurait pas un rapport avec la campagne électorale ?
      D’après le Monde :
      En octobre, dans les colonnes du Point, l’ancien ministre de l’économie disait que durant la colonisation en Algérie « il y a eu la torture, mais aussi l’émergence d’un Etat, de richesses, de classes moyennes. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie ».
      http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/02/15/macron-qualifie-la-colonisation-de-crime-contre-l-humanite-tolle-a-droite-et-au-front-national_5080331_4854003.html

  7. Bonjour,
    J’ai lu le texte et parcouru (je l’avoue, en partie en diagonale), les 128 commentaires qui ont suivi….! Malgré une vitalité certaine, me laissent quelque peu dubitatif (disons qu’il y aurait besoin de « hiérarchiser » et synthétiser les enjeux….).

    Personnellement, je déterminerai mon vote en fonction des 3 critères suivants:

    – le programme
    – la personne
    – la capacité à gagner l’élection, ou du moins, à contrer un ou des candidats que je juge les pires.

    Première conséquence : je ne m’abstiendrai pas et j’irais voter (avec toutefois un doute en cas de duel final entre Fillon et Lepen au second tour).
    Deuxième conséquence : suivant les deux premiers critères, mon choix se porte actuellement sur Mélenchon. Mais le troisième critère pose problème : tout seul il ne semble pas en mesure de gagner les élections.
    A mon avis trois obstacles à cela : côté électorat « populaire » (ouvriers, paysans (certains), employés….), ils votent beaucoup Lepen (drôle de paradoxe au passage : à méditer); et sinon, ils s’abstiennent (un vrai sujet !). Côté classe moyenne « plus », le vote est plutôt orienté Hamon et Macron (plus « sophistiqués », et d’une certaine manière, rassurants).
    Je crois qu’en l’état, JLM n’a pas vraiment réussi à, je pense, ce qui devait être un de ses objectifs de campagne, à savoir attirer d’une part un électorat populaire (en particulier ceux qui ont rallié le FN), et d’autre part les abstentionnistes (n’oublions pas, pour l’instant, le « premier parti de France »), et qui recouvre, en grande partie la population la plus modeste, voire des gens de plus en plus nombreux confrontés à la pauvreté (ou au moins à la paupérisation et la précarité). Malheureusement, les gens en grande difficulté votent moins….. (n’oublions pas que nous faisons face en ce moment à un enjeu social (assez) inédit).
    De l’autre côté, JLM « inquiète » une part de l’électorat plus « sophistiqué » (qu’on pourrait traduire par ayant un niveau d’éducation ou socio-culturel plus élevé, gauche « intellectuelle », qui sont un peu choqués par certaines formules « piquantes », « clivantes », provocatrice de JLM (exemple : « qu’ils dégagent tous », etc….). Mais je pense personnellement, que ce style est intentionnel, et vise à conquérir un électorat dont j’ai fait référence plus haut…. sans y être véritablement (malheureusement) parvenu….
    (à propos d’électorat, il faudrait encore parler des personnes de plus de 65 ans, soit 1 personne sur 3, et qui votent le plus…..).
    Bref, tout ceci montre, pour l’instant, une forme d’impasse…..

    deux dernières remarques pour finir :

    1/ N’oublions pas que les candidats et les programmes idéaux n’existent pas, et que le principe actuel d’une élection consiste à faire un choix, forcément imparfait (et l’abstention peut mener concrètement au pire….)
    2/ Pour la gauche en particulier, la question de la stratégie vis à vis de l’Europe devrait être centrale, car j’ai l’intime conviction qu’en l’état, une politique de gauche est absolument incompatible avec celle induite par les règles actuelles de l’UE et de l’Euro. L’arrivée de Piketty dans l’équipe de Hamon laisse un peu d’espoir de voir se développer une stratégie à ce sujet (Hollande n’en avait visiblement pas, et l’on connaît les conséquences désastreuses…). Le sujet est crucial mais complexe….
    A suivre donc.
    PS : on peut encore rêver à une alliance Mélenchon / Hamon, à condition que cela ne se traduise pas par un « compromis » ou une « négociation », mais plutôt un approfondissement et une consolidation…..

  8. Je suis peut-être passé un peu trop vite, mais je m’étonne que le fait que Piketty ait rejoint la campagne de Hamon ne soit pas évoqué. C’est pourtant éclairant sur le candidat implicitement soutenu par le blog de Paul Jorion, envers et contre tout, enfin surtout contre Mélenchon. Comme d’autres – si j’en crois certaines interventions sur ce fil, j’ai du mal à saisir l’articulation entre la critique radicale du capitalisme opérée sur ce blog et son positionnement politique tiède dans le cadre des élections présidentielles françaises de 2017. Faut-il être candide pour ne pas voir en Hamon un remake de Hollande de 2012.
    Comment peut-on encore accorder une moindre confiance au P.S. ? Comment peut-on croire un candidat qui dit vouloir abroger la loi « travaille ! » en envisageant de faire entrer dans son gouvernement ceux qui l’ont promue à coup de 49.3 ? Qu’attend le gouvernement actuel pour l’abroger illico puisque c’est une loi mise en place par le P.S. ?
    La candidature et le programme d’Hamon sont parsemés d’incohérences. C’est une candidature en carton qui n’a pour seul but que d’étouffer la gauche du P.S. On peut comprendre que Mélenchon et la FI n’aient pas envie de se compromettre dans ce micmac. Il est clair et cohérent sur le sujet. Si quelqu’un doit commencer par montrer patte blanche c’est Hamon, candidat du parti de tous les reniements, de toutes les trahisons. Mais bon, il semblerait qu’on préfère pointer l’égo supposé (ou réel) du candidat de la FI, sans même s’interroger sur le potentiel « Bourget » bis incarné par la candidature Hamon. Que Piketty lui apporte son soutien n’en fera pas automatiquement un candidat vertueux.

    http://www.parismatch.com/Actu/Politique/Comment-Thomas-Piketty-s-est-engage-pour-Hamon-1188563

    1. Cet article de Paris-Match nous dit ceci:
      Piketty « avait d’ailleurs publié une tribune en janvier 2016 appelant à une grande et seule primaire de la gauche, d’Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon. »
      Macron à gauche? C’est une idée de droite, ça.
      « Un appel également signé par les écologistes Daniel Cohn-Bendit et Yannick Jadot, le sociologue Michel Wieviorka, le démographe Hervé Le Bras, l’écrivain Marie Desplechin, le comédien Philippe Torreton et bien d’autres encore.
      …Les bras m’en tombent. Pas pour Cohn-Bendit ni Jadot ou Wievorka, sur qui je n’ai pas d’illusions, mais pour les autres qui me paraissent mériter mieux que ça.
      « Pour lui [Piketty], la primaire n’est pas un exercice parfait mais elle permet «des surprises». Et d’ajouter : «La victoire de Benoît Hamon montre l’intérêt du processus. Il a pris le risque de perdre et il a gagné.» « 
      Quelle vision! Des éminences jouent à la roulette. Aucun soubassement social, politique, historique. La conflictualité, absente. Et quelle chance nous avons! …Il a pris le risque de perdre.

      1. On ne soulignera jamais assez combien Macron doit être reconnaissant à Monsieur de lui avoir si bien tenu la porte et montré le chemin des mavericks en assumant le premier, et donc seul devant l’Histoire, la responsabilité de l’incomplétude, puis de la vanité et enfin de l’échec de la Primaire des gauches.
        Merci Monsieur.

    1. En somme : une chance d’être au deuxième tour contre matignon et la rupture avec l’appareil PS. Une offre loin d’être inintéressante pour un Hamon qui ne sera plus personne en 2022…

      1. J’oubliais , l’alternative pour Hamon c’est de rester dans les anales comme le candidat PS qui aura fait le plus petit score au premier tour de l’histoire du partit. D’ailleurs avec cela en perspective pas sur que que le vieux briscard se contente de matignon…

      2. Et un deal tout aussi intéressant pour l’appareil FI aux législatives et futures élections locales…

    2. Lettre intéressante, qui vaut vraiment d’être lue. Merci de l’avoir partagée.

      Si je devais résumer ce que je comprends de la position de Mélenchon :

      1. Un accord d’appareil est impossible sans éloigner de la FI trop d’électeurs qui n’ont plus aucune confiance dans ce type d’arrangements

      2. JLM est prêt à proposer aux 250 000 personnes qu’il annonce engagées dans la FI une proposition de « fédération des partis politiques de la gauche traditionnelle » qui reprendrait la « trame essentielle » de ce qui regroupe le mouvement FI. Sans qu’il le dise explicitement, je crois lire là une ouverture vers un changement du candidat de la FI… qui deviendrait Hamon

      3. JLM définit ce qui est pour lui le minimum de ce qu’il attend en matière d’ « avancées » de BH vers la trame de ce qui regroupe FI. Il encourage Hamon à « s’avancer largement » dans cette direction sans se préoccuper de la prise de distance éventuelle de gens qui l’auraient combattu de toute façon depuis l’intérieur du PS

      4. Ce minimum en terme de changements de position, que JLM semble considérer comme des gages, est un résumé assez complet des principales positions de FI. Parmi les « garanties », je note en particulier celles-ci qui seraient de véritables franchissements de Rubicon si Benoît Hamon les reprenait à son compte :
      – Pas d’accord à aucun des quatre tours avec Macron ni son mouvement
      – Suppression de la loi travail, du CICE et de l’état d’urgence et mise à l’écart des ministres qui y ont été impliqués
      – Assemblée constituante dans les trois mois suivant l’élection
      – Sortie du nucléaire et passage à 100% de renouvelables
      – Retrait de la signature du CETA, arrêt de l’application des directives européennes sur les services publics, « plan B » en cas d’échec des discussions sur la politique budgétaire avec les partenaires européens
      – Sortie de l’OTAN

      De deux choses l’une, soit Hamon temporise, fait des mouvements dilatoires, et rien ne se passe. Soit il dit « Banco ! » ne serait-ce que une bonne partie des garanties demandées, et alors la droite du PS lui explose au visage et il a intérêt à tout prendre à se rapprocher tout à fait du projet FI, qui a sa propre cohérence, alors qu’une position mi-figue mi-raisin, mi-Mélenchon mi-Macron n’en aurait aucune.

      On doit franchir le Rubicon. Ou pas. Rester au milieu de l’eau n’a guère de sens.

      En tout cas, la balle est dans le camp de Benoît Hamon. Et le retrait de la candidature de JLM, France Insoumise soutenant BH comme candidat alternatif est sur la table.

  9. Ce qui est assez hallucinant, c’est que si la gauche est dans la situation où elle est aujourd’hui, c’est bien la faute de tous les reniements et de toutes les trahisons des différents gouvernements « socialistes » qui se sont succédé depuis 1983 à la tête du pays. Le pompon revenant incontestablement au gouvernement hollandais.
    Aujourd’hui, tous ces gens crient haro sur l’animal Mélenchon, qui serait la cause de tous leurs maux.
    Cela me fait penser à la fable de La Fontaine « Les animaux malades de la peste »
    http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jean_de_la_fontaine/les_animaux_malades_de_la_peste.html

    Tous les loups et renards qui rodent en ce lieu ont trouvé leur baudet, dont les braiments sont plus épouvantables pour leurs délicates esgourdes que les forfaits des tigres, ours et autres lions qui règnent sans partage sur la gent animale.

  10. Et voilà, il suffisait de demander ! Mélenchon est donc à l’initiative pour ce qui est du rapprochement des deux candidats souhaité par le blog de P.J. (cf. lettre ouverte du 17 février de Mélenchon à Hamon, que je mentionne plus haut). C’est une très bonne chose, Hamon va devoir arrêter de tourner autour du pot et désambiguïser sa position inconfortable, à savoir défendre un programme de gauche (en réalité, à ce jour, plutôt un catalogue – genre de ‘best of’ – de mesures censément ancrées à gauche) – au sein d’une ligne P.S. majoritairement sociale-démocrate. Hamon, s’il est sincère, peut avoir sa place dans le projet progressiste de la F.I. (dont l’élaboration a commencé bien avant la mascarade des primaires ̶d̶e̶ ̶g̶a̶u̶c̶h̶e du P.S.).
    Est-il illégitime de penser que ça ne pourra se faire qu’en dehors du cadre mortifère P.S. ? J’ai l’impression que c’est sur ce point que se met en place un schisme flagrant au sein du blog* : ses hôtes, qui pensent qu’il faut (une fois de plus, en dépit des trahisons) composer avec le P.S., et des intervenants qui pensent qu’il faut définitivement tourner la page avec ce parti politique, qui au fil des quinquennats et des élections n’est devenu rien d’autre qu’un trampoline électoraliste de la droite complexée.
    Dans l’électorat Mélenchonniste, il y a notamment un ras-le-bol général de cette tambouille électorale, et c’est inconciliable avec la position actuelle de B.H.
    À lui de prouver sa bonne foi. Qu’attend-il, par exemple, pour faire abroger la loi « travaille ! » par le P.S. actuellement aux commandes, puisque ce dernier est censé soutenir son programme ?
    Vraiment, j’ai hâte d’entendre Hamon un peu plus, ce jeu du chat et de la souris ne peut pas durer éternellement.

    *Je suis ce blog depuis à peu près ses débuts, et c’est la première fois que je constate une telle divergence entre le point de vue véhiculé par un article de F. Leclerc. et son lectorat.

    1. Sans la prétendue « mascarade des primaires.. » Mélenchon n’aurait jamais écrit cette lettre à Hamon.
      Si Hamon compte si peu à gauche pourquoi lui faire cette proposition ?
      Ne soyez pas plus mélenchonien que Mélenchon ;=)

      1. Le problème n’est pas tant Hamon que le P.S. que représente Hamon. Personne ne dit que Hamon « compte si peu à gauche » (c’est de vous), tout le monde attend juste que Hamon clarifie son positionnement, notamment vis-a-vis d’un parti qui ne défend plus les idéaux de gauche depuis longtemps. Est-ce trop demander ?
        Pourquoi Mélenchon fait cette proposition ? Il ne la ferait pas, vous diriez quoi ? Mais je vais vous répondre : il fait peut-être cette proposition car la F.I. est à l’écoute et qu’il y a une dynamique souhaitant un rapprochement entre les deux candidats ? Tiens d’ailleurs, n’est-ce pas le sujet de cet article de F. Leclerc sous lequel nous discutons ?

      2. Un peu de logique SVP.
        Hamon est au PS c’est donc sous cette étiquette qu’il s’est présenté à la primaire.
        De deux choses l’une : ou bien Hamon a modifié la donne au PS et alors c’est au moins en partie pour cette raison que Mélenchon s’adresse à lui. Mélenchon associe totalement Hamon et PS, et alors dans ce cas on se demande bien pourquoi il fait maintenant cette proposition à Hamon.
        Je veux bien que Mélenchon demande à Hamon de clarifier certaines choses, mais alors de son coté Mélenchon doit acter que le PS d’avant la victoire de Hamon à la primaire n’est plus le même.

      3. Vous demandez un peu de logique, mais j’avoue que j’ai du m’y reprendre à plusieurs fois pour comprendre celle de votre post ! Je ne sais pas ce que vous ne comprenez pas, c’est pourtant simple : Mélenchon veut bien discuter avec Hamon, puisque celui-ci semble vouloir porter un programme de gauche. Allez, je pousse plus loin le décryptage : Mélenchon propose de discuter avec Hamon, à condition que ce dernier prenne ses distances avec le P.S., puisque de toute évidence, il ne sera pas possible d’appliquer un programme progressiste de gauche dans l’appareil sclérosé du P.S. C’est tout et c’est très simple.

    2. je voulais dire… « le PS d’après la victoire de Hamon n’est plus le même. »
      Bref, ne pas se focaliser sur le PS.

      1. En quoi le P.S. d’après la victoire d’Hamon serait différent ? Ce n’est pas le P.S. qui a désigné Hamon. Mais bref, vous cherchez la petite bête, alors que : Mélenchon a ouvertement proposé à Hamon de discuter sur un programme de gauche. Ce qui rejoint le souhait évoqué par l’article de F.L. Il ne l’aurait pas fait, ça aurait gueulé aussi. En attendant, il l’a fait, pendant que Hamon se terre, coincé qu’il est dans ses contradictions actuelles.

      2. Au moment où FO et la CGT retrouvent des chantiers communs , on peut effectivement s’étonner que les scissions du congrès de Tours animent encore les forces qui prétendent nous épargner les méfaits du capital .

        PS1 : on n’entend pas trop la CFDT qui se préparait à fêter en fanfare sa victoire aux dernières élections des TPE . Ça semble plutôt raté dans un scrutin il est vrai très marqué par l’abstention .

        PS2: On n’a pas eu non plus d’appréciation récente de Jducac sur la nouvelle situation de François Fillon .

      3. @ Juannessy dit : 17 février 2017 à 18 h 41 min

        « PS2: On n’a pas eu non plus d’appréciation récente de Jducac sur la nouvelle situation de François Fillon »

        Fillon, tout comme son programme, est le plus courageux comparativement aux autres. En visant la facilité et des temps qui chantent, ses adversaires sont prêts à tout quitte à accélérer l’extinction de la lumière.

      4. Je serais Monsieur, je demanderais aux gonzes et gonzesses de la Cégété de poser casquettes, badges et bannières avant d’aller se mettre entre caméras et Fion partout où il veut montrer sa bobine. Éminemment contreproductif, mais va savoir…

    3. Mélenchon ne demande rien de moins à Hamon, que de se détacher de la droite du PS, libérale économiquement .
      Ce qui, s’il le faisait conduirait de fait à l’explosion du PS. Hamon ne peut donc accepter cette proposition, qui revient à se rallier à FI.
      Hamon va donc rester le candidat d’un parti chimère.

      Ce qui me fait penser à une autre fable de La Fontaine « La Chauve-souris et les Deux Belettes »

      https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Chauve-souris_et_les_Deux_Belettes

      « Je suis oiseau ; voyez mes ailes :
      Vive la gent qui fend les airs !  »

      « Je suis Souris : vivent les Rats !
      Jupiter confonde les Chats ! »

  11. Rêvons un peu.
    Mélenchon et Hamon présentent sur une grande antenne leur projet commun :
    1) Un ticket Président-Premier ministre.
    2) Ils énoncent les grandes lignes d’une plateforme programmatique commune.
    3) S’ils accèdent pouvoir, ils s’engagent à soumette au référendum toute mesure importante sur laquelle ils seraient en désaccord.
    4) Ils procèdent, en direct, au tirage au sort qui déterminera lequel candidatera à la présidentielle (l’autre devenant PM en cas de victoire).
    Ce serait du jamais vu en France, ça redonnerait de l’espoir au peuple de gauche et ça aurait de la gueule.

    1. Le pire des cauchemards de Vigneron 🙂
      Seul problème, il faut gagner les législative pour pouvoir tirer au sort le PM….

    2. @Tony A

      Et une fois élus, ils s’empressent de revenir sur leurs engagements de campagne au motif du « principe de réalité », et personne ne peut les y contraindre puisque rien dans les institutions ne le prévoit.

      C’est pas comme s’ils ne nous avaient pas fait 10 fois le coup au moins depuis les années 80′. On se demande combien d’occurrences encore il faudra à certains de la même entourloupe pour qu’ils retiennent la leçon…

    3. Juannessy, avec son erreur de genre sur le pseudo Hema, a tout de même marqué un point: ça parle entre hommes, ici.
      Y a une erreur système, les gars.
      Pour moi, cela suffit à invalider nos résultats. 🙂
      S’il y a un anthropologue pour nous prouver le contraire, qu’il se lève!

      1. Corollaire non innocent : la surdensité en testostérone dans le bol de soupe du BJ n’a d’égale que celle en groupies suractivées de Monsieur.

  12. LP 26 – M 23 – F 18,5 – H 14,5 – Monsieur 12
    Macron devant en Ile de France, Bretagne et Pays de Loire, égalité avec la Pénienne en Nlle Aquitaine (oups).
    La Pénienne devant partout ailleurs.
    Ipsos-Sopra Steria Cevipof mensuel 6 au 12 février sur 15 874 inscrits.
    http://www.francetvinfo.fr/elections/sondages/election-presidentielle-marine-le-pen-nettement-en-tete-mais-des-electeurs-indecis-selon-un-sondage-du-cevipof-pour-le-monde_2062581.html
    http://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/carte-presidentielle-decouvrez-qui-arrive-en-tete-des-intentions-de-vote-dans-votre-region_2062853.html

    1. On est pas loin d’une sécession est/ouest là…
      Bordeaux est prêt à accueillir des réfugiés de l’enclave parigote, comme d’hab.

      1. Bien vu. L’ Histoire, y’a que ça de vrai.
        Mais là, pas besoin d’ennemi au-delà du Rhin. On rejoue l’exode tout seul, entre nous, comme des grands.
        Tout l’air d’une guerre civile ? Meuh-non, une bataille d’égo tout au plus. Qui portera le képi étoilé aux feuilles de chêne, chargé d’ans et d’honneurs, prêt à trahir ( ses convictions naturellement) ? Problème: ça se bouscule au portillon.

      2. @Hema :
        Julien Alexandre m’a aussi détrompé mais je vous salue , tout en rectifiant : ayant déjà de lourdes responsabilités depuis que PYD m’a bombardé au Conseil Constitutionnel , je ne saurais de plus assurer le rôle de « messy ».
        Bonsoir à tous .

  13. Mr Jorion, nous connaissons votre avis sur Mr Mélenchon. Pouvez-vous nous donner votre avis sur son programme ? Et sur celui de Mr Hamon ?

    1. La mission de Mr Hamon n’est pas de gagner l’élection de 2017, mais de maintenir coûte que coûte l’unité d’un PS, qui prend l’eau de toute part.
      Ecopez, écopez…
      On verra bien en 2022 !

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