Étiquette : Extrême-droite

  • DANGER, par Michel Leis

    Billet invité.

    Le jeune sympathisant du Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei (qui n’aurait pas fait de mal à une mouche), quand il saluait le chef dans les années 30 ne se contentait pas de marquer sa soumission à celui qui n’était pas encore le Führer, il approuvait la rhétorique d’un parti qui se présentait alors comme le seul parti antisystème, celui qui promettait le retour à l’ordre dans un monde chaotique, qui redonnait sa dignité à l’Allemand de souche qui vivait le plus souvent dans des conditions difficiles. En 33, le jeune adhérent brûlait quelques livres et peignait des étoiles de David sur les vitrines des commerçants juifs, symbole d’un système à abattre.… Lire la suite…

  • Aide-mémoire N° 67 : L’« extrême-droite économique » ou « fascisme en col blanc », un entretien avec Paul Jorion

    Un entretien que j’ai accordé au magazine Aide-mémoire, édité par l’association Les territoires de la mémoire. Centre d’éducation à la résistance et à la citoyenneté.

    Dans vos écrits, vous avez évoqué à plusieurs reprises l’existence d’une « extrême-droite économique » ou encore d’un « fascisme en col blanc ». Qu’entendez-vous par là ?

    L’extrême-droite économique consiste essentiellement en un projet de société inégalitaire qui est de reconstituer un système de type féodal, c’est-à-dire une société extrêmement hiérarchisée. Cette société ne serait toutefois plus fondée sur la propriété de la terre, comme c’était le cas sous l’Ancien Régime, mais sur celle de l’argent.… Lire la suite…

  • PROJET D’ARTICLE POUR « L’ENCYCLOPÉDIE AU XXIème SIÈCLE » – RAPPORT DE FORCES, par Michel Leis

    Billet invité.

    Rapport de forces

    Un rapport de forces décrit un état possible de la relation entre deux parties, il résulte de la volonté de l’un ou l’autre protagoniste d’imposer son point de vue. Une hiérarchie implicite se construit, elle repose sur une évaluation a priori du statut, de la force ou de la capacité de nuisance de l’autre partie. Il arrive parfois qu’aucune hiérarchie claire ne se dégage, le rapport de forces s’équilibre et conduit au pire à une situation de statu quo, et dans le meilleur des cas, à des formes plus ou moins étendues de coopération. Une situation de déséquilibre permet au vainqueur de cette confrontation tacite de se passer de l’accord d’autrui ou d’obtenir des avantages dans le cadre d’un accord nécessitant le consentement de l’autre partie.… Lire la suite…

  • « Le Grand Å’uvre : une autre Europe, vite ! » : État des lieux, par Michel Leis

    Billet invité.

    Nécessité d’une construction européenne

    L’Europe est un assemblage de nations qui partagent des racines anciennes, mais qui n’ont pas réellement de cultures communes (à commencer par la langue) malgré des interactions permanentes au cours de l’histoire. L’histoire de l’Europe s’exprime plus sous la forme de rivalités et de conflits que de coopérations, le dernier en date sur le sol européen remonte à moins de 20 ans. Le réveil des nationalismes, depuis la forme soft d’un populisme fondé sur l’égoïsme des régions les mieux loties, jusqu’aux formes les plus virulentes que sont les partis d’extrême-droite, fait craindre une balkanisation de l’Europe.Lire la suite…

  • L’impossible naissance de la démocratie en Égypte interroge aussi le futur de la démocratie, par Michel Leis

    Billet invité.

    Il y quelques semaines, j’écrivais dans un billet sur les printemps arabes : « une convergence généralisée vers un futur à l’Occidentale reste la représentation dominante. C’est un prisme qui tend à déformer la perception et l’analyse que nous faisons du flot d’images qui nous parviennent, donnant des points de repère aussi nombreux qu’erronés […] Il est donc demandé au Monde musulman de s’inscrire directement dans une logique qui aura quand même pris plusieurs siècles pour s’établir en Occident. »

    Ce qui gêne notre bonne conscience, c’est de voir en Égypte un processus démocratique amener au pouvoir un parti dont les valeurs n’ont rien de démocratique ou d’humaniste.… Lire la suite…

  • La soupe à la grimace, par Bertrand Rouziès-Leonardi

    • Billet invité.

    Émile ZolaLes événements en Turquie, usine du monde qu’on pensait acquise à la sauvagerie capitaliste, devraient nous donner une idée de ce que, dans l’urgence, les hommes, si faibles soient-ils, sont capables de bricoler. Ils ramassent autour d’eux les outils que l’histoire et l’actualité ont laissé tomber, et ils les font servir à la défense du bien commun. Tout ou presque (le feu couvait depuis quelque temps déjà) est parti à la diable d’une place, la place Taksim (taksim = « improvisation » en turc, cela ne s’invente pas), qui occupe le sommet de la colline de Galata, en face de la vieille ville d’Istanbul.… Lire la suite…

  • LA DÉMOCRATIE MENACÉE, par Cédric Mas

    Billet invité.

    Avant-hier un homme est mort, égorgé dans une banlieue de Londres par deux individus revendiquant le caractère terroriste de leur crime. Il aurait été choisi parce qu’il portait un tee-shirt du programme caritatif de soutien aux soldats britanniques vétérans « help for heroes », et qu’il marchait dans une rue à proximité du Royal Artillery Barracks de Woolwich.

    Les deux suspects ayant sollicité d’être filmés pendant leur acte par tous les passants, se placent donc clairement dans l’acte terroriste, qui nécessite pour être efficace une médiatisation maximale.
    Au même moment se prépare en France une confrontation entre les mouvances de l’extrême-droite dure et l’Etat républicain à l’occasion d’une manifestation dimanche 26 mai, les risques étant attisés par le suicide public au coeur de Notre-Dame d’un des fondateurs de la nouvelle extrême-droite.… Lire la suite…