Archives par mot-clé : Front National

De surprise, il n’y en eut point…, par Michel Leis

Billet invité.

On peut déplorer les résultats, se consoler de quelques batailles que l’on n’a pas perdues, se cacher derrière le taux d’abstention record, spéculer sur les possibles réserves de voix qui pourraient être mobilisées, en ignorant superbement le fait qu’une masse de personnes aussi significative sur le plan statistique présente peu de chance d’avoir un comportement radicalement différent du reste de la population, rien n’y fait. Le résultat d’hier est tout sauf une surprise.

Marine le Pen a gagné la première bataille. Si elle double la mise aux élections européennes (la mère des batailles) en mai prochain, la messe sera dite. Sauf accident de l’histoire, il faut se préparer à voir ce qui semblait inconcevable pour beaucoup, l’arrivée d’un président d’extrême droite en France en 2017. L’attitude des médias changera à son égard (on ne peut ignorer ce que dit une part croissante de nos concitoyens, n’est-ce pas ?), un certain nombre de jeunes Rastignac carriéristes qui hésitaient à se lancer dans l’arène politique au côté du FN vont finir par rejoindre cette machine à gagner et fournir cette ossature locale qui fait encore défaut au parti de MLP. Ils fourniront aussi un contingent d’experts à la manière Cahuzac (qui devait tenir des raisonnements similaires avec le PS il y a 25 ans…).

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LE SOIR D’UNE BATAILLE, par Zébu

Billet invité.

Le système politique :

« La première leçon de ce soir, c’est que le système politicien est carbonisé » (Olivier Besancenot, sur i-télé)

« Quand on additionne l’abstention plus le nombre de personnes qui ne sont plus inscrites sur les listes électorales (…) la majorité des gens ne votent plus »

Les non-inscrits (ou ceux pensant ne pas l’être) représentent entre 10 et 13% du corps électoral.

A cela, on peut adjoindre les 38,6% d’abstentionnistes, en attendant d’avoir les chiffres définitifs du Ministère de l’Intérieur.

Soit une moitié, au mieux, ayant choisi d’exprimer un choix lors de ce premier tour des élections municipales.

 

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1er tour des Municipales en France

Vous me l’avez peut-être entendu dire ce matin, sur la radio suisse : quand les partis dits « raisonnables » ignorent délibérément les enjeux de société, la nature – qui a horreur du vide – permet aux partis dits « populistes » de s’en emparer. L’attachement du peuple à ce que les problèmes qui se posent à lui soient résolus, va se nicher où il le peut. Et Dieu merci, puisqu’on reste ainsi dans le cadre démocratique. Tant, du moins, que ces partis populistes demeurent légaux parce qu’ils respectent les règles du fonctionnement démocratique. Il faut louer le peuple de faire preuve de tant de sang-froid quand on voit la manière dont on le traite !

Ceci est-il susceptible de rendre un peu de jugeote aux partis dits « raisonnables » ? On aimerait bien, mais vu leur incapacité constatée au cours des six dernières années à secouer le joug de la finance sur les enjeux de société, et leur entêtement à adopter – quand ils prennent des mesures – celles qui ne font encore qu’aggraver la situation, on a toutes les raisons d’être inquiet !

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« Populisme » est en France aujourd’hui un élément de langage pour discréditer toute revendication de démocratie réellement vraie, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Dans mon billet précèdent : Convoquer en 2014 les États généraux de l’Union Européenne, je n’ai pas explicité la source de l’expression « États généraux ». Louis XVI a convoqué les États généraux pour mettre en délibération la constitution financière de son royaume. L’Etat central de la France était en faillite par absence de constitution économique adossée à une constitution politique agréable à tous les sujets du Roi. La finance, le crédit et la monnaie ont été le catalyseur de la révolution politique consistant à constituer l’économie des droits sur une égalité réelle et solidaire devant la loi.

Comme tous les Français, Louis XVI a été fait citoyen de la République monarchique enfantée par les États généraux. La révolution française issue des Etats généraux a été un succès du point de vue de la théorie politique de la démocratie mais un échec pratique sur le plan de l’économie des droits. La stabilité financière et monétaire a été établie par Napoléon sur la mise en parenthèse de la démocratie.

L’esprit de la République française s’est répandu dans toute l’Europe, détaché de son inspiration démocratique. La démocratie pensée par les États généraux français à partir des cahiers de doléance est restée une théorie sans réalité pratique dans l’ordre de la politique étatique et des institutions politiques.

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ET MAINTENANT, QU’ALLONS-NOUS FAIRE ?, par Zébu

Billet invité. Ce billet fera l’objet d’un « chat »sur la page Les débats du blog de Paul Jorion en fin de semaine prochaine. La date sera précisée ultérieurement.

Le présent billet n’a pas pour objet de retracer les constats, les analyses qui ont été déjà réalisés ici, sur Le blog de Paul Jorion, sur la ‘grande perdition’ : je n’y reviens donc pas (‘ceci est bien une pipe’). Son objet est très clairement de pouvoir proposer des constats et des analyses pouvant déboucher sur des actions et d’en définir les objectifs. Il s’agit, évidemment, d’une liste non exhaustive, qu’il convient de modifier et compléter.

Tout d’abord, un constat : bien que parcellaire, on ne peut que constater une poussée politique croissante du Front National. À moins de faire un déni de réalité comme certains le font au pouvoir (ou même dans l’opposition), d’élections en élections (partielles), le FN est en train de gagner son pari : imposer ses thématiques dans les débats politiques, forcer ses concurrents à les suivre (ou à se positionner contre, c’est ‘pareil’), recentrer son parti politiquement (en passant d’un parti extrême à un parti populiste), sans rien renier de son vieux fonds d’extrême droite.

Cette poussée du FN ne semble pas devoir s’arrêter, étant donnée la déréliction du champ politique, de tous bords. Déréliction de ce champ politique, dans tous les partis, y compris d’opposition (UMP, mais aussi chez le FdG), mais surtout du pouvoir en place (PS, Verts) : celui-ci navigue à vue, n’a aucune vision ni structuration politique en dehors de continuer à appliquer sa politique de ‘containment’ de la dette publique.

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LA PSEUDO-RUPTURE DU FRONT NATIONAL, par Zébu

Billet invité.

« Brignoles, c’est un vote de défiance à l’égard des partis de gouvernement. ». « Les Français attendent des résultats, nous avons une obligation de résultats » (François Hollande).

« La responsabilité des dirigeants de l’UMP, qui n’ont même pas levé le petit doigt pour défendre leur candidate, est extrêmement importante. » (Jean-Marc Ayrault)

« La reprise est là, faites-nous confiance » (Stéphane Le Foll)

« François Hollande ne comprend rien s’il dit que le vote FN est une conséquence économique. Si le FN est passé à Brignoles, c’est parce que les gens de gauche ne sont pas allés voter. La gauche officielle a sauté, il ne reste que nous » (Jean-Luc Mélenchon)

« Je crois qu’une fronde sociale qui arriverait à se généraliser, ce serait le meilleur rempart à la montée du FN. » (Olivier Besancenot)

« Jean-François Copé a affirmé dimanche à l’AFP que la victoire du Front national à l’élection cantonale de Brignoles (Var) était le résultat d’une « double peine : la gestion désastreuse de la ville par les communistes » et « la gestion calamiteuse de notre pays par la gauche ». » (Jean-François Copé)

« Selon lui, dimanche soir, « les électeurs de Monsieur Ayrault sont allés voter pour le Front national ». « Le Front national, c’est le front du refus, le front des oubliés », a-t-il lancé. » (François Fillon)

§

Un Président de la République en déplacement à l’étranger, un Premier Ministre, un ministre de l’agriculture, un ancien premier ministre et un président du premier parti d’opposition, d’anciens candidats aux présidentielles, pour ne parler que de ceux-là, avouons que pour une élection locale partielle, c’est bien la France politique du ban et de l’arrière ban que l’on convoque …

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Les idiots utiles du Front National, par Zébu

Billet invité.

« Insupportable », « inhumain », « indigne », « effroyable », « scandaleux »…

Parle-t-on ici de la faim dans le monde qui frappe des millions de femmes, d’enfants et d’hommes dans le monde ? Ou de la pollution faisant suite à la « catastrophe » (liée à l’effondrement et aux impérities du système nucléaire) de Fukushima au Japon ? Ou même, pour se rapprocher du sujet, de l’augmentation des reconduites à la frontière depuis l’alternance politique ou des expulsions menées il n’y a pas si longtemps dans le même milieu scolaire, soi-disant « sanctuarisé » ?

Chacun peut se faire sa propre idée de ce que d’aucuns ont dénommé « l’Affaire Leonarda », à partir notamment des conclusions du rapport diligenté à ce sujet.

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FRONT RÉPUBLICAIN ET ALÉA MORAL

L’éditorial du Monde est intitulé Contre le FN, le front républicain s’impose et se conclut par ces quelques phrases emplies de raison apparente :

« Quoi qu’il en coûte aux uns ou aux autres, le front républicain reste donc la seule riposte contre ce parti rétrograde [le Front National], nationaliste et xénophobe. Sans quoi, droite comme gauche n’y perdront pas seulement des élections, mais aussi leur âme. »

Il a beaucoup été question récemment d’aléa moral : de l’incitation négative qu’il y aurait à assurer les pays en difficulté de la zone euro que les autres membres du club feront tout ce qu’il faut pour les sortir d’affaire quoi qu’il arrive. Ceci les encouragerait à se désintéresser des efforts qu’il leur faut consentir pour améliorer leur sort par leurs propres moyens. Dans le même ordre d’idées, les experts auto-proclamés en matière d’assurance ne manquent pas pour affirmer qu’un conducteur assuré conduira avec davantage de désinvolture, ou en matière d’emploi, pour expliquer doctement que les allocations de chômage découragent les chômeurs de tenter de retrouver du travail.

L’argument est spécieux dans la plupart des cas où il est invoqué. Il n’empêche qu’il n’est jamais entièrement dénué de validité et qu’il y a toujours dans l’invocation de l’aléa moral, un petit fonds de vérité. Voici ce qu’elle donne, appliquée au cas du front républicain : « Pas étonnant que les partis de la majorité et de l’opposition (à l’exception de celui explicitement visé) se comportent de la manière qu’on observe puisque l’option du front républicain permettra toujours à l’un d’entre eux de sauver la mise, quelle que soit la médiocrité de la performance qu’on leur voit aujourd’hui. »

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LES FASTES DU VIDE, par Bertrand Rouziès-Leonardi

Billet invité.

Le PS vient d’essuyer un huitième camouflet lors des législatives de Villeneuve-sur-Lot, au bénéfice du Front National, comme de bien entendu, dont le jeune et fringant candidat affrontera seul au second tour son concurrent UMP, fraîchement adoubé membre du front républicain. Front contre front. Serait-ce le frotti-frotta préliminaire à un échange amoureux des idées ? Ah, j’oubliais que l’acculturation mutuelle a déjà eu lieu. Ce sont gens de même race. Il s’agit simplement de décider, dans le fracas des enfourchures qui s’entrechoquent et des brames qui s’entremêlent, quel mâle aura l’honneur d’inséminer le nouveau terroir électoral qui s’offre à nous. Un nouveau terroir électoral ?

Aussi bien le président Hollande, quand il affirme que ce résultat est une « séquelle » de l’affaire Cahuzac, que Marine Le Pen, quand elle affirme qu’il est l’avant-coureur d’une « lame de fond », se trompent ou plutôt cherchent à nous tromper, car il est douteux que ces deux roués s’abusent eux-mêmes, le premier sur le caractère décisif, pour un électeur, de la révélation d’un secret de polichinelle, la seconde sur la puissance ravageuse d’un tsunami démocratique qui entraînera, au mieux, 25 à 30 % des votants. Alors, un nouveau terroir ? Il est toujours périlleux d’aventurer un pronostic, mais on peut au moins s’appuyer sur le discrédit qui accable le PS pour lui prédire, à la prochaine échéance, un effondrement comme en a connu récemment le PASOK, en Grèce, et espérer qu’il lui soit plus salutaire qu’à ce dernier. Ce discrédit est d’autant plus étonnant et d’autant plus mérité que primo la gauche détient la majorité à l’assemblée et au sénat, ainsi que dans plus de la moitié des conseils généraux et dans presque tous les conseils régionaux, et dirige, à deux ou trois exceptions près, toutes les grandes villes ; que secundo la droite n’en finit pas de se réinventer sous des formes ridicules et autodestructrices ; que tertio aucune bande de pieds nickelés troïkesques ne met la pression sur le pays. Certains s’imaginaient qu’en multipliant les points d’ancrage, la gauche étendrait le réseau de ses fibres musculaires et serait enfin en mesure de mouvoir le grand corps malade de l’État. Elle aura surtout épaissi sa masse adipeuse, les barons et baronnets poussant leurs pions ou se poussant eux-mêmes, à la faveur d’un remous gélatineux de bourrelets, de la base au sommet. 

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La soupe à la grimace, par Bertrand Rouziès-Leonardi

  • Billet invité.

Émile ZolaLes événements en Turquie, usine du monde qu’on pensait acquise à la sauvagerie capitaliste, devraient nous donner une idée de ce que, dans l’urgence, les hommes, si faibles soient-ils, sont capables de bricoler. Ils ramassent autour d’eux les outils que l’histoire et l’actualité ont laissé tomber, et ils les font servir à la défense du bien commun. Tout ou presque (le feu couvait depuis quelque temps déjà) est parti à la diable d’une place, la place Taksim (taksim = « improvisation » en turc, cela ne s’invente pas), qui occupe le sommet de la colline de Galata, en face de la vieille ville d’Istanbul. Galata, c’est l’ancienne colonie génoise de Pera, mot grec qui signifie « au-delà », pour « au-delà de la Corne d’Or », la Corne d’Or étant cet estuaire aurorifère des prospectus touristiques où les ors du matin se pêchent toute la journée dans des nuages de méduses.

Belle improvisation en provenance de l’au-delà… cet au-delà turc que l’Europe prétendument chrétienne a refoulé sans ménagement pour crime de confession concurrente, en sorte que la Turquie, à présent, regarde ailleurs, quoiqu’il n’y ait aucun parti recommandable à épouser à proximité. Je rappelle, en passant, que les racines chrétiennes de l’Europe sont en Afrique du Nord (plus de 130 évêchés connus dès le IIIe siècle apr. J.-C.) et en Asie Mineure, où la nouvelle religion prit beaucoup mieux et dans une bien plus large mesure que dans les parages de Rome ou de Lutèce.

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LE PRINCE ET L’APPRENTI-SORCIER, par Zébu

Billet invité.

« Il ny a pour un prince de défense bonne, certaine, et durable, que celle qui dépend de lui-même et de sa propre valeur », ‘Le Prince’, Machiavel.

Lorsque le 7 novembre 2012 Christiane Taubira présente au Conseil des Ministres le projet de loi du ‘Mariage pour Tous’, la cote de confiance du Président de la République s’est déjà inversée et ce depuis septembre 2012.

 Le mariage pour tous aurait donc pu être un palliatif politique décidéà la va-vite pour faire face à la chute de popularité de l’exécutif. Pourtant, ce projet qui est une des 60 promesses de campagne présidentielle de François Hollande est préparé par le cabinet de la Ministre de la Justice dès l’été 2012 et l’annonce qu’il sera déposé au parlement pour être voté au premier semestre 2013 est réalisée dès début août. Avec seulement une semaine de retard par rapport à l’annonce du premier ministre Jean-Marc Ayrault pour sa présentation au Conseil des Ministres, ce projet bénéficie donc d’une attention toute particulière mais ne déroge cependant pas avec ce que le calendrier du candidat François Hollande avait annoncé dans son programme pour octobre 2012 et ce que le Président de la République décida ensuite d’appliquer.

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LE PIRE N’A RIEN D’IMPOSSIBLE, par Michel Leis.

Billet invité. À propos de Todd ou Stiegler, ou les deux ? par zébu.

Zébu, dans la dernière partie de votre billet, vous vous interrogez sur l’avenir des dirigeants du FN « qui utilisent ce parti comme machine de guerre politique à la conquête de remparts idéologiques désertés ». La question pourrait être de simple rhétorique, mais elle a une portée bien plus pratique. Il faut rappeler quelques évidences avant les enjeux de demain : dans une démocratie comme la France où le vote n’est pas obligatoire, l’accession au pouvoir du FN n’a rien d’un scénario impossible, bien au contraire. Avec un taux d’abstention élevé, porté par un rejet de la politique grandissant (et l’on ne peut que se désespérer de la conduite des partis de pouvoir actuels), un parti qui réalise entre 20 et 25% des voix peut très bien se retrouver au second tour si sa capacité de mobilisation est plus forte que celle des partis « concurrents ». D’ores et déjà, les conditions qui avaient permis l’arrivée au second tour de Jean-Marie Le Pen me semblent largement remplies.

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TODD OU STIEGLER, OU LES DEUX ?, par zébu

Billet invité.

« L’inquiétant vide idéologique », c’est le titre du dernier billet de Françoise Fressoz sur son blog. Il tombe assez bien, car après avoir vu le ‘face à face’ Todd-Stiegler sur l’avenir du FN, il restait comme des interrogations sur les termes employés, à savoir ‘face à face’ et ‘FN’.

D’abord parce que les deux participants ont bien pris soin de ne pas apparaître comme sur un ring, malgré les provocations un brin ironiques d’Emmanuel Todd à ce sujet mais bien au contraire, de souligner l’origine différente de leurs analyses.

Bernard Stiegler en particulier a souligné à de nombreuses reprises la complémentarité de celles-ci, justement parce qu’elles avaient des origines et des méthodes différentes. Sur ce point, force est de constater que Stiegler à raison : Todd, en anthropologue et démographe qu’il est, a dressé un tableau des réalités sociales, culturelles et politiques françaises, quand Stiegler ne se préoccupait ‘que’ de tenter de définir la toile, mouvante, des idées sur laquelle ces réalités se peignent, à moins que ce ne soit l’inverse.

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