Archives par mot-clé : John Maynard Keynes

Namur, Conférences du Samedi, Vers un nouveau monde – Questions de la salle, le 23 mars 2019

Ouvert aux commentaires.

Sylvain Laurens, Les courtiers du capitalisme. Milieux d’affaires et bureaucrates à Bruxelles, Agone, 2015

François Quesnay, Tableau économique de la France, 1759

La vidéo de mon exposé – avant les questions de la salle – se trouve ici.

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En lecteur consciencieux de Keynes …

… je ne manque jamais de m’irriter devant le folklore fantaisiste qui entoure la pensée de l’économiste britannique.

En réponse donc à un propos ce soir dans Le Monde, dans un article intitulé Les socialistes se divisent sur le virage opéré par leur parti sur l’écologie, j’ai commenté de la manière suivante :

John Keynes (1805 – 1878), le grand-père de Maynard, fit fortune dans le commerce des dahlias. L’exposition qu’il organisa seul à Stonehenge en 1841 attira des milliers de visiteurs.

[Le jeune frère de Maynard Keynes s’appelait en réalité Geoffrey. Il fut un chirurgien réputé. Il écrivit aussi plusieurs ouvrages sur la littérature et l’histoire de la médecine.]

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Saint-Etienne, Conférence de l’hôtel de ville : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (XI) Sommes-nous trop nombreux ?

Je publie en feuilleton la retranscription (merci à Éric Muller !) de ma très longue conférence le 29 novembre 2018. Ouvert aux commentaires.

Question de la salle : Bonsoir. Une question à propos de Jean-Baptiste Say, un économiste lyonnais qui en 1803, à propos de la science économique vis-à-vis des ressources, de la « capacité de charge » comme vous l’avez dit, avait écrit que les richesses naturelles étaient infinies sinon on ne les aurait pas gratuitement (je crois que c’est ça) et je suis en train de m’écharper sur Youtube avec quelqu’un qui me répond qu’en fait, non, c’est pas ça la définition, c’est juste ce qui est vraiment infini, comme la lumière du soleil où l’air, et que ça ne définit que ça, donc c’est pas cette affirmation qui serait un problème – et pour élargir la question, est-ce que aujourd’hui ou pendant le XXe siècle – je crois savoir que Keynes ne prenait pas la question des ressources finies de la planète – est-ce qu’il y a eu un courant, un grand nombre d’économistes, qui prend vraiment dans les calculs la finitude des ressources, et aussi les impacts, c’est-à-dire la pollution, tout ça ?

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UNE DYNAMIQUE EST ENCLENCHÉE EN ITALIE, le 28 mai 2018 – Retranscription

Retranscription de Une dynamique est enclenchée en Italie. Merci à Catherine Cappuyns !

Bonjour, nous sommes le 28 mai 2018 et le sentiment que j’ai c’est qu’il y a une dynamique qui s’est enclenchée, il y a un mouvement qui est en marche en Italie. M. Mattarella, le président de la République, a cru bon de refuser la proposition faite par la Lega et Cinque Stelle d’avoir M. Paolo Savona comme ministre de l’économie et des finances en Italie. Il a mis son véto à ça. Du coup M. Giuseppe Conte qu’il avait pressenti comme Premier ministre a jeté l’éponge et le président de la République a nommé ce matin M. Carlo Cottarelli Premier ministre, ou il lui a demandé d’envisager la constitution d’un gouvernement.

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Le Pistolet et La Pioche #15, « Devenons-nous des machines ? » Paul Jorion répond, le 29 mai 2018

Ouvert aux commentaires.

Tandis que les algorithmes d’apprentissage non-supervisé progressent chaque jour un peu plus et tendent à nous ressembler, il semble que les êtres humains perdent en complexité et en nuances, voire en intelligence. Sommes-nous en train de nous mettre à fonctionner comme des IA ?

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Préface à Fuck Work ! de James Livingston

La préface que j’ai rédigée pour No More Work. Why Full Employment Is a Bad Idea (2016) de James Livingston, publié en français sous le titre Fuck Work ! (Champs Flammarion 2018). Ouvert aux commentaires.

Le texte que vous allez lire vous donne la pêche. J’espère que vous ne bouderez pas votre plaisir à sa lecture, de la même manière que je n’ai pas boudé le mien. Je l’ai découvert à la faveur de la lecture de son introduction publiée dans la revue américaine Aeon en novembre 2016. Je l’avais lu, beaucoup ri, et cherché quelqu’un qui, malgré sa longueur, serait prêt à le traduire pour Le blog de Paul Jorion. Sa publication en septembre 2017, suivie en décembre par un compte-rendu signé de Madeleine Théodore, avait suscité plus de 200 commentaires.

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Trends-Tendances – Et si le prix n’était pas un signal mais l’expression d’un rapport de force ? le 22 mars 2018

Et si le prix n’était pas un signal mais l’expression d’un rapport de force ?

La théorie économique dominante, ou mainstream, suppose qu’il existe pour les prix un niveau « objectif » assurant l’« efficience allocative » optimale, autrement dit permettant la satisfaction maximale de l’ensemble des consommateurs.

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Les temps qui sont les nôtres : La guerre froide bat son plein, le 16 mars 2018 – Retranscription

Retranscription de Les temps qui sont les nôtres : La guerre froide bat son plein. Merci à Catherine Cappuyns et Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 16 mars 2018. Il y a deux jours, avant-hier, je vous ai fait une vidéo qui s’appelait « L’affaire du défecteur Sergueï Skripal », cet ex-espion russe qui a été victime d’une tentative d’assassinat – et sa fille aussi qui se trouvait à ses côtés – et j’évoquais une atmosphère de guerre froide. Continuer la lecture de Les temps qui sont les nôtres : La guerre froide bat son plein, le 16 mars 2018 – Retranscription

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 26 JANVIER 2018 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 28 janvier 2018. Merci à Catherine Cappuyns !

Bonjour, nous sommes le vendredi 26 janvier 2018. Aujourd’hui le thème de ma petite causerie, ce sera : les vrais scandales et les scandales bidons.

J’ai des amis ou des gens que je connais bien et qui défendent des thèses qui sont souvent proches des miennes et en particulier, je dirais Emmanuel Todd et Frédéric Lordon, qui ont eu ces temps derniers ou il y a quelque temps des propos assez aimables envers les complotistes. Continuer la lecture de LE TEMPS QU’IL FAIT LE 26 JANVIER 2018 – Retranscription

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Le Monde / L’Écho – Keynes vs. von Hayek

Le Monde : Saint Paul, saint Augustin, Hayek et Keynes

L’Écho : Keynes vs. von Hayek

Ce que nous appelons notre « volonté » opère, nous le savons maintenant, selon deux modes : le premier est celui de l’intention délibérée, consciente, de poser un acte à un moment du futur, cette intention constituant alors un « souci » dont nous nous efforcerons de nous libérer, et le second, celui de poser un acte ici et maintenant, en réalité inconscient dans son mécanisme. On doit au psychologue américain Benjamin Libet (1916-2017) la découverte que la réalisation d’un acte précède – parfois de plusieurs secondes – ce que nous ressentons comme notre intention de le poser.

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Le colloque Walter Lippmann : aux origines du « néo-libéralisme », par Serge Audier (VII) La faillite historique du libéralisme selon Walter Lippmann

Le colloque Walter Lippmann : aux origines du « néo-libéralisme », préface de Serge Audier – Penser le « néo-libéralisme », éditions Le bord de l’eau, 2012. Madeleine Théodore nous propose un résumé en plusieurs parties de cette réflexion essentielle. Ouvert aux commentaires.

La faillite historique du libéralisme selon Walter Lippmann

Dans la préface à l’édition américaine de 1937, qui ne se retrouve pas dans la traduction française des éditions Médicis, Walter Lippmann expose ses dettes intellectuelles d’une façon qui révèle son projet d’ensemble et ses priorités. On y découvre à quel point c’est une erreur d’affirmer qu’il est l’ennemi juré de Keynes. Continuer la lecture de Le colloque Walter Lippmann : aux origines du « néo-libéralisme », par Serge Audier (VII) La faillite historique du libéralisme selon Walter Lippmann

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Le Monde / L’Écho : Gérons-nous mieux le risque financier qu’au temps des subprimes ? le mardi 19 septembre 2017

Le Monde : Pourquoi nous ne savons pas gérer le risque financier

L’Écho : Comment gérer le risque financier ?

Le risque financier n’est pas maîtrisable ; la science économique qui affirme que oui se leurre et nous trompe ; Non, aucun cadre réglementaire ne permettra jamais de maîtriser entièrement le risque financier.

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« Penser tout haut l’économie avec Keynes » (Odile Jacob 2015), La rareté comme facteur explicatif du prix

Paul Jorion, « Penser tout haut l’économie avec Keynes », La rareté comme facteur explicatif du prix, pp. 194-199

La rareté comme facteur explicatif du prix

L’économiste italien Alessandro Roncaglia, dans son ouvrage intitulé Sraffa and the Theory of Prices, explique les différents usages qui ont été faits de la notion de rareté en science économique :

« Pour les économistes classiques […] les biens sont considérés comme rares par rapport aux besoins et aux désirs au sens où pour tout bien en particulier la quantité disponible à un moment donné est inférieure à la quantité qui serait requise pour épuiser la demande si son prix était de zéro » (Roncaglia 1978 : 5).

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Retranscription – « Peut-on sortir d’un modèle économique fondé sur la croissance ? », le 3 août 2014

« Peut-on sortir d’un modèle économique fondé sur la croissance ? », le 3 août 2014. Merci à Marianne Oppitz !

John Maynard Keynes avait une solution, lui. C’était qu’on aille vers des situations où on n’est pas obligé d’emprunter les ressources qu’on utilise. Continuer la lecture de Retranscription – « Peut-on sortir d’un modèle économique fondé sur la croissance ? », le 3 août 2014

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