Archives par mot-clé : « Le dernier qui s’en va éteint la lumière »

R.I.P., le 26 juin 2021 – Retranscription

Retranscription de R.I.P., le 26 juin 2021.

Bonjour, nous sommes le samedi 26 juin 2021 et aujourd’hui, je vais appeler mon petit exposé : « R.I.P. » et vous savez que ce sont des initiales qui signifient Requiescat in Pace. 

Pourquoi ? Parce qu’il y a eu un rapport il y a quelques jours, un rapport du GIEC qui s’occupe de la dégradation de l’environnement et, en particulier, du réchauffement climatique et qui nous a dit : « On ne fait rien ! ». 

On n’avait pas besoin du rapport pour nous le dire puisqu’on le savait. Mais à tout moment, depuis le Rapport Meadows, c’était quoi, en 1970 ? [1972] appelé aussi Rapport du Club de Rome, on nous avait montré de belles courbes en nous disant : « Voilà ce qui va se passer si on continue sur les rails, les mêmes rails et puis qu’on ne fait rien ». 
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Pourquoi les gens ne sont pas allés voter

On me dit : « Vous croyez vraiment que les gens ne sont pas allés voter parce qu’ils savent que c’est râpé, que l’extinction est maintenant programmée ? »

À ça je réponds ceci :

D’abord, il y a les gens qui ne votent jamais, parce qu’ils se disent ‘Qu’on nomme Jules ou Machin, ce sera toujours les mêmes combines’. Et ceux-là, ils ont fait comme d’habitude.

Ensuite, il y a ceux qui se souviennent de l’année dernière : qu’on avait dit ‘Avec le Covid, c’est vraiment pas une bonne idée d’envoyer les gens dans des bureaux de vote’, qu’on avait eu la preuve par la suite que ce n’était effectivement pas une bonne idée, mais qu’ils et elles, là au sommet, l’avaient fait quand même parce qu’ils voulaient être vite réélus, ce qui prouve que cette histoire d’élections à la région ou au département, c’est quelque chose qui n’intéresse que ces gens-là, et strictement qu’eux. Ceux qui pensent comme cela (le Covid + les élus égoïstes et irresponsables), ceux-là, ils ne sont pas non plus allés voter.

Et puis il y a les gens qui ont pensé à l’extinction. La moitié n’y croit pas, et ça à mon avis, ce sont les gens qui votent d’habitude, et sur le pont du Titanic, ils iront encore voter. Donc ceux-là ont voté.

Il y a ceux qui savent que c’est vrai mais qui se disent que ça concerne essentiellement des gens quelque part à un autre endroit, et encore pas tout de suite. Et ceux-là, à mon avis, la moitié d’entre eux est allée voter et l’autre pas.

Et puis il y ceux qui savent que c’est vrai et que ça les concerne comme tout le monde. Et ceux-là, à mon avis, oui, ils ne sont pas allés voter, ils sont allés regarder la mer (à condition qu’il ne pleuvait pas trop et qu’il ne faisait pas aussi froid qu’aujourd’hui et qu’on attrape tous la crève).

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Le Figaro, Apocalypse now, par Éric Zemmour

le dernier qui s'en va...Le Figaro, Apocalypse now, par Éric Zemmour, le 31 mars 2016.

Un article aujourd’hui dans Le Monde : Zemmour, le possible candidat à la présidentielle de 2022 qui inquiète le RN. Le moment est donc bien choisi pour rappeler ce que dit M. Zemmour de ce que je pense.

« La fin du monde est pour demain. Les robots vont prendre la place d’une humanité rendue folle par le capitalisme. Un essai tonique mais qui laisse sceptique. »

LE DERNIER QUI S’EN VA ÉTEINT LA LUMIÈRE. Paul Jorion, Fayard, 273 p., 19 €.

« La surenchère est partout. La compétition, la rivalité aussi. Chez les sportifs, les artistes, les écrivains, les politiques. Chez les prophètes aussi. Paul Jorion s’était fait connaître du grand public en annonçant la crise des subprimes de 2008. Dans son dernier livre, il prophétise carrément la fin de l’espèce humaine ; son extinction et son remplacement par des robots. L’apocalypse millénariste n’est pas pour demain mais pour après-demain ; pas cinquante ans, mais cent ans. Continuer la lecture de Le Figaro, Apocalypse now, par Éric Zemmour

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Mars 2020 : j’irai à la rencontre de mes lecteurs à Berlin et à Leipzig

Si vous souhaitez que nous nous rencontrions, que je fasse une conférence, je serai à Berlin au début de la semaine de 9 au 15 mars et à Leipzig en fin de semaine, écrivez-moi ici.
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Trans-Mutation – Paul Jorion : A quoi bon penser à l’heure du grand collapse ?

Ouvert aux commentaires.
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Université catholique de Lille, « Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? » 5 de 6 : capitalisme, économie de marché, libéralisme, le 5 mars 2019

Retranscription de Université Catholique de Lille, Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? Le capitalisme, l’économie de marché, le libéralisme, face à l’état d’urgence pour le genre humain, le 5 mars 2019. Merci à Eric Muller !

Bonsoir. Si vous avez assisté à la séance du mois de février, vous savez qu’il a été question des risques existentiels, des risques qui menacent l’espèce humaine, qu’il s’agisse de risques dus à la nature telle qu’elle est autour de nous, les météorites, les volcans, les épidémies, mais aussi les risques qui sont liés à la présence même de l’homme, de l’espèce humaine, du genre humain, à la surface de la Terre. Je vais essayer de faire un exposé systématique sur ce thème de Faut-il déclarer un état d’urgence pour l’humanité ? J’espère vous avoir convaincu que, oui, il y a justification.

Il y a déjà eu quatre séances. Dans les deux dernières, je vais m’intéresser en particulier aux moyens dont nous disposons, si nous déclarons l’urgence, l’état d’urgence, comment pouvons-nous réagir, avons nous les moyens de le faire ? Et je lisais l’autre jour le compte-rendu d’un de mes livres qui a paru il y a quelques mois en allemand, celui qui s’appelait Le dernier qui s’en va éteint la lumière, le titre en allemand était une traduction littérale, et la personne qui a résumé mon livre venait avec une conclusion qui m’a un peu surpris – mais si vous écrivez ou si vous racontez des choses en public, vous savez qu’il faut toujours faire très attention à la manière dont les gens vous entendent et vous lisent, ce qu’ils voient et ce qu’ils entendent dans ce que vous avez dit – et là, ce compte-rendu m’a un peu surpris et j’ai réfléchi à pourquoi la personne disait : « Jorion dit que nous avons déjà fait le deuil de l’espèce humaine, le constat – auquel d’ailleurs ce critique souscrivait – le constat qu’il fait est que c’est une affaire réglée et que le processus dans lequel nous sommes, c’est simplement de nous habituer à l’idée que cette affaire se termine. » et je réfléchissais au livre. Il a donc été publié en 2016 et je me dis « ce n’est pas ça que que je crois avoir écrit ». J’avais le sentiment d’être un lanceur d’alerte en disant : «  Voilà le risque d’extinction de l’humanité est un risque réel et il faut que nous le prenions au sérieux. » Et quand on me dit  « Personne ne réagit, personne ne fait attention, il ne se passe rien » eh bien, non : entre ces trois années, ce qui est peu de chose – 2016 et 2019 – j’ai le sentiment qu’une véritable prise de conscience est en train d’avoir lieu.

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Rubikon, Compte-rendu de Der Letzte macht das Licht aus, par Felix Feistel

le dernier qui s'en va...

Avant l’extinction

Samedi 26 janvier 2019, à 11 heures.

L’homme est-il capable de prévenir sa propre chute ?

Felix Feistel, RUBIKON

« Jusqu’à présent, l’homme a agi comme un lemming. Il peuple la terre sans trop s’en soucier. » C’est ainsi que l’anthropologue et chroniqueur économique belge Paul Jorion le voit dans son essai « Le dernier qui s’en va éteint la lumière ». Il s’interroge en cela sur la question de savoir si l’homme est préparé à empêcher sa propre extinction.

En ce début de XXIe siècle, l’homme est surpris d’être confronté à sa propre chute. Paul Jorion est certain que l’espèce humaine se trouve au bord d’un abîme sombre qui menace de l’engloutir bientôt. Il compare les catastrophes auxquelles l’humanité est confrontée à un soliton, un paquet de plusieurs vagues, semblable à un tsunami se jetant sur la côte. Selon Jorion, ce soliton a trois composantes : le réchauffement climatique, une crise de la complexité de la société actuelle et l’instabilité du système financier et économique.

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