79 réflexions sur « Vidéo – R.I.P. »

  1. Voila, tout est dit et de façon claire.
    Il ne reste plus qu’à se retrousser les manches pour tenter de sauver le plus possible de l’humanité à moins de se résigner complètement à notre statut de lemming à deux pattes.
    Une résolution systémique, s’attaquer à tous les problèmes en même temps, me parait illusoire.
    Mieux vaudrait hiérarchiser les risques. A mon avis, deux priorités se dégagent:
    -Se débarrasser urgemment du nucléaire (qui deviendrait incontrôlable en cas d’effondrement) .
    -Restaurer les sols cultivables, l’équilibre avec les espaces forestiers et ceux de pâturage, ce qui est envisageable à l’échelle d’une ou deux décennies (manger et boire reste la priorité de l’espèce).

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    1. « Se débarrasser du nucléaire » est impossible, et depuis des décennies : que les réacteurs fonctionnent ou non, il faut s’en occuper sans relâche, ainsi que de toutes les installations du cycle du combustible.

    2. Je plussoie.
      Dans mes tous en vélo en Yonne/Loiret/Aube/Eure-et-Loir, et un peu plus loin,
      je vois que des champs de 200×300 m max (6ha) entouré de belles haies d’arbres, ça existe et ça marche bien.
      Je suppose que l’agriculteur voisin qui s’est arrangé pour faire disparaitre tout arbre sur des parcelles de 30 ou 60 ha,
      il a été favorisé par les aides et autres sur des décennies pour le faire, mais avec 80%-90% du rendement, il pourrait revenir en arrière.
      Et laisser donc 2 ha de bois et 2ha de pâturage, sauf peut-être en coeur de Beauce.
      Il semble que ce soit une question de génération, et de personnes, tant maintenant il y a peu d’agriculteur par m².
      Implémenter en local des mesures de biodiversité volante (insecte + oiseaux avec aides de la LPO) et compenser sur la base de la situation 2020 comme référence pourrait inciter les producteurs à franchir le pas.
      De plus, ils pourraient sauver un peu plus de leur récolte en cas de coup dur grâce à une meilleur hydrologie (et en ne cultivant plus de maïs, ce bouffeur d’eau, on devrait le restreindre aux 2% de champ où l’hydrologie naturelle fait que pomper et arroser est moins nécessaire et moins grave, on a assez de données locales pour ça en France, avec effort idoine de INRA et autre.

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      1. Le bocage normand d’antan quoi, y en a encore un peu… (et tant redouté par les ‘débarqués’ de juin 1944)

  2. J’ai souvent dit à mon entourage que, puisque nous avions déjà irrémédiablement transformé la Terre, il fallait en faire un jardin agréable pour tous, stable et équilibré. (Au début, je leur disais plutôt : faire de la Terre un jardin homéostasique agréable pour tous, mais j’ai inversé et simplifié les termes.)

    Au moins c’est un projet que d’essayer de refaire une sorte d’Éden à partir de ce gâchis. De plus, ces trucs habituellement si indésirés, comme la décroissance ou la baisse de la consommation, ne sont que les corollaires obligés de ce projet de jardin, et pourraient devenir dès lors recevables.

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    1. Perso c’est ce que je fais
      Pas facile : ça s’apprend.
      Vous me trouverez aux « Jardins de Fontaineroux » (un petit site modeste le décrit un peu sur internet)
      Si vous voulez voir, visiter, aider, apprendre… vous êtes les bienvenus…

  3. PJ passe une bonne partie de son discours à dire la vérité, soit: que c’est foutu et que la cause en est notre prolificité et notre appétit.
    Pourquoi, mais pourquoi, bifurque-t-il à condamner la propriété privée et le capitalisme qui n’ont rien à voir avec l’usage que nous faisons des utérus de nos femmes ! Cette question me fascine et explique mon intérêt pour PJ dont je partage les analyses mais pas du tout les solutions.

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      1. A mon avis…
        En substance, Hadrien voudrait rétablir la ceinture de chasteté et jeter la clef…
        Plus d’enfant, plus d’héritage, plus de propriété … Lumineux Non?

        Eric.

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      2. Plus qu’un indice. Je pense avoir trouvé l’explication à la fascinante question de votre « bifurcation » qui du coup, perd sa fascination :
        Elle vous permet de dire des vérités désagréables sans perdre de votre popularité auprès de la majorité de vos lecteurs, fidèles au tabou populationniste, très à gauche et avides de conspuer les vilains capitalistes cause de tous maux.

        1. C’est quoi le « tabou populationniste » ? Vous croyez que l’on peut résoudre le problème de l’extinction en réduisant la taille de la population ? Si on interdit à partir de demain que les gens aient des enfants, l’extinction sera réalisée dans 100 ans, mais on n’aura encore résolu aucun problème d’environnement d’ici-là.

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          1. « Vous croyez que l’on peut résoudre le problème de l’extinction en réduisant la taille de la population ? »
            OUI, c’est d’ailleurs ce que vous dites pour les turbots et les lemmings.
            « Si on interdit à partir de demain que les gens aient des enfants »
            Il ne s’agit pas d’interdire (me prêter un propos que je n’ai jamais eu montre que vous versez dans l’émotivité), mais de limiter les naissances, idéalement, un enfant par femme pendant 2 ou 3 générations. A noter que la transition démographique s’approche (trop lentement) déjà de ce but malgré les tentatives natalistes des nomenclatures aux pouvoirs . Le problème reste la prolificité de la ceinture arabo-musulmane et africaine. Lisez Gaël Giraud, jésuite et économiste, sur l ‘Afrique.

      3. Il te dit que tu es un petit naze prétentieux bientôt oublié.
        Ce que ta réponse à son commentaire illustre très bien.
        Paul, quand on fait 2 K de vues surYoutube, on la ferme.

          1. C’est vrai quoi, n’importe quelle pitrerie gaguesque fait des kkkkkilos de vues au point d’en faire en plus une niouz que les ondes et la télé diffusent ce qui renforce le phénomène de foire, et vous qui éclairez le monde qui ne vous le rendra que par un hommage post-mortem, il vous faut vraiment aimer l’espèce humaine pour souhaiter sa survie…et en plus le Glik s’offre le luxe d’être déçu et de vous en faire le reproche, c’est un comble, Quelle époque.

    1. « ..mais pas du tout les solutions. ».
      Je précise: j’approuve vos solutions (pérennisation de la sécurité sociale etc.. )MAIS ces solutions qui améliorent notre société prédatrice ne résolvent en rien l’effondrement physique en cours de la biosphère, au contraire parfois (augmentation du niveau de vie des pauvres).
      Pour rappel: notre problème est simple (ce qui ne veut pas dire facile):
      1) l’effondrement physique de la biosphère est dû à notre consommation de ses ressources, que nous appelons aussi « richesse », mesurée par le « PIB ».
      2) L’équation de Kaya simplifiée : PIB = N*PIB/N = nombre de consommateurs N * niveau de vie moyen par consommateur PIB/N.
      3) Donc, si nous voulons diminuer l’effondrement physique de la biosphère il n’y a que deux solutions:
      3.1) Diminuer le nombre de consommateurs;
      3.2) Diminuer le niveau de vie moyen;
      Et/ou toute combinaison des deux.
      SIMPLE mais pas facile et TRES peu populaire.

      1. Hadrien,

        C’est curieux tout de même que dans votre raisonnement les pauvres sont une variable d’ajustement, comme si vous ne vouliez surtout pas toucher à un système économique qui sans doute vous va très bien. Je note que dans un grand élan de générosité vous daignez préserver la sécurité sociale. (Entre parenthèses, la sécurité sociale, au sens le plus global, est de moins en moins bien assurée dans le système actuel). Effectivement vous ne risquez pas d’être populaire, et encore heureux, car si les pauvres acceptaient de se serrer encore un peu plus la ceinture par souci du sacrifice, je m’inquiéterais. Transposée sur le plan écologique, votre ancienne n’est pas si différente de celle des néo-libéraux qui demandent qu’on réforme le système des retraites pour le bien de tous, mais en réalité surtout pour quelque uns.

        Pourtant si vous cessiez de raisonner dans ce cadre, en fait le cadre existant, vous pourriez concevoir au contraire l’élévation du niveau de vie des pauvres, car ce niveau de vie serait alors possiblement compatible avec la contrainte écologique. Encore faudrait-il s’entendre sur la notion de « niveau de vie » car dans un autre monde possible, la notion de consommateur que vous mettez en avant n’a plus grande pertinence, la solidarité la gabegie, la destruction des ressources naturelles inhérentes inhérente à l’économie actuelle sont stoppées, empêchées. A la place, on a l’usage et le goût des choses et des fruits de la nature, plutôt que leur consommation, terme qui réduit l’activité humaine à ce qu’elle génère comme entropie.

        1. Je complète ma dernière phrase, bien entendu la solidarité ne doit pas être empêchée, c’est parce qu’elle fonctionne à plein que le consommateur cède la place à l’usager et à celui qui savoure les choses de la vie.

        2. Où donc avez vous lu que les pauvres sont selon moi une variable d’ajustement ?
          L’émotionnel a pris le pas sur le rationnel et vous montre des mirages, comme chez la toute grande majorité des « homo sapiens » ;).
          Raisonnons:
          On peut écrire PIB = PIBriches + PIBpauvres. Les deux comptent au prorata de leur importance, dépendant de la définition de riche / pauvre.
           » A la place, on a l’usage et le goût des choses et des fruits de la nature, plutôt que leur consommation, »
          Tout à fait d’ accord. Mais allez vous convaincre les gilet-jaune (ou de quelque couleur) de renoncer à RYAN-air pour une balade en forêt ? En outre , RYAN-air nourrit en plus d’un horrible boss et d’antipathiques actionnaires, des braves pilotes et gentils travailleurs.

    2. @Hadrien
      L’expression que vous utilisez, « l’utérus de NOS femmes », montre à quel point la propriété privée est bien la question essentielle 😉

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  4. Je suis comme vous tous : les fuites du prochain rapport du GIEC ne m’ont rien appris vraiment, mais elle m’ont quand même foutu un sacré coup au moral.
    Cependant, je ne réagis pas comme Paul.

    Nous sommes incapables de prévenir, c’est maintenant une évidence, et c’est sans doute dans notre nature, en effet.

    En revanche, nous sommes très certainement capables de nous adapter, et c’est aussi, davantage encore, dans notre nature. Evitons de convoquer immédiatement le mot « Survivalisme », qui ne signifie pas grand chose d’autre que le mépris que celui qui a compris exprime envers celui qui veut lutter sans rien comprendre. Pour être clair, je suis tout-à-fait convaincu qu’il n’y a aucun salut à attendre d’une attitude survivaliste individuelle.

    Je ne pense pas que l’on va s’en sortir, mais je sais qu’il y aura de toutes façon, après l’énorme crise de l’humanité et de la biosphère, un nouvel état plus stable, et que nous pouvons encore en moduler la nature. Repartir des bactéries, ou repartir d’un état de civilisation, même dégradé, ce n’est pas la même chose !

    Nous ne gagnons rien à une vision binaire, d’un côté : « Fabius avec son petit marteau, 1,5°C! Ouf! On est sauvés ! », de l’autre : « C’est foutu, tout va crever sauf les bactéries ». Ces deux représentations sont également sottes. Ce qui est le plus probable, c’est un ébranlement cataclysmique de toute la biosphère, avec un effondrement d’une majorité des systèmes, et beaucoup, beaucoup de morts. Mais la terre n’en sortira pas inhabitable partout, et les individus survivants de toutes les espèces survivantes, dont les homos sapiens (extrêmement coriaces), s’adapteront, par force, à ce qui sera le nouvel état du monde.

    Dans cette perspective, je pense que nous pouvons, et devons, fonder de nouveaux principes politiques sur une vision survivaliste COLLECTIVE : celle de la civilisation. Il faut reformuler les catégories politiques d’avenir et d’espérance, en regardant au-delà du désastre, ce qui suppose d’avoir bien intégré qu’il est désormais inévitable. Les hommes sont capables d’abnégation et de sacrifice, à condition que ce soit à l’intérieur d’un réseau de mythes qui fasse sens.

    « R.I.P. » n’est pas le cadre mythique qui convient à la situation.

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  5.  » Le problème n’est pas le capitalisme mais la propriété.  »
    Néanmoins les liens entre ces deux concepts sont tels que de plus instruits que moi se garderont bien toutefois d’en faire une controverse.

    Alors s’en prendre à la propriété ?
    (Que soit dit en passant la Révolution Française n’avait pas cru pertinent d’entreprendre. )

    Pourquoi faut-il alors que la plupart d’entre nous veuille posséder — parfois à l’excès — veuille être propriétaire ?
    Alors que les mêmes reconnaissent que l’on n’est, au fond, propriétaire que de deux mètres carrés, et que l’on n’emporte rien dans sa tombe. Et que la mort est admise comme une fatalité ?
    Sans doute parce que face à la vieillesse souvent intellectuellement dégradante et équivalant à une perte d’autonomie, parce que face à la mort, nous éprouvons depuis toujours le besoin d’être rassurés.
    Sans doute parce que nous ne sommes pas égaux face à la finitude.

    Nous désirons être assurés que quoi qu’il arrive, les communautés dont nous sommes les ressortissants prendront en charge jusqu’à la fin notre déchéance physique, les maladies et la souffrance ainsi que notre déclin intellectuel.
    Et qu’elles s’y engageront sans retour en arrière possible.

    Remontons à la bifurcation des enclosures — par exemple — et disons que la protection du vivant jusqu’à sa fin naturelle sera considérée comme un obligation commune de notre humanité.

    1. Paul a déjà écrit sur le rôle fondamental de la connaissance de la mort inéluctable dans notre psychologie, je suis surpris qu’il ne l’ait pas évoqué ici.

    2. « Que soit dit en passant la Révolution Française etc… »
      Erreur, grave erreur.

      La sanglante révolution a été faite pour garantir le droit inaliénable à la propriété.
      La bourgeoisie ne recule devant aucune violence pour défendre ses droits juste naissants.
      Le peuple? Il sert de chair à canon. On fera miroiter aux survivants l’espoir d’accéder aux plaisirs de la bourgeoisie. C’est un honneur.

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      1. Sans doute me suis-je mal exprimé ?
        Je voulais seulement évoquer l’article 2 de la Déclaration du 26 août 1789 des droits de l’homme et du citoyen.

        Article 2 :  » Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.  »

        Ainsi la notion de propriété y est consacrée et parce que trop subtile, difficile à mettre en questions.

        1. Vous inversez les faits, tueries d’abord, texte de légalisation ensuite.

          Vous remarquerez qu’en France les textes sont facilement substituables ou changeables. Il est donc hasardeux de s’y fier. C’est valable pour le passé. Et pour l’avenir.
          Vous remarquez aussi qu’une déclaration aussi simple ne peut pas transcrire l’âpreté d’une lutte sanglante et sans merci.
          Le texte est un décor potemkine, un cosmétique.
          Une raison de plus pour ne pas s’arrêter à l’écrit.

          1. Personnellement, indépendamment de tout contexte politique, historique etc… sur lequel les  » spécialistes  » assoient les controverses, je peux concevoir une différence qui ne saurait être anecdotique entre un texte contenant le mot  » propriété  » et le même texte ne le contenant pas.

      1. Bonjour arkao

        Série nulle à chier.

        Pouvez-vous développer s’il vous plaît ? De votre pseudo et de votre réaction, je me dis que vous êtes peut-être dans le domaine…
        Pour ma part, j’avais beaucoup aimé la diversité des sujets traités. Si certains (Issarlik/Troie) sont quelque peu convenus d’autres ne l’étaient pas du tout. Et j’avais également beaucoup aimé l’effort de vulgarisation visant à présenter non seulement les résultats, mais aussi les arguments en faveur ou en défaveur des thèses présentées.

        J’avoue avoir été un peu déçu par la saison 2, cependant…

        1. Bonjour lit75
          A trop vouloir vulgariser, on en vient à produire du spectacle, du divertissement.
          Ces documentaires répondent à des codes supposés convenir à une certaine catégorie de clientèle. Ils sont préformatés en terme de scénario, de cadrage, de prise de vue, de montage. Aucune originalité, aucune créativité. Le « chercheur » starisé n’y est qu’une marionnette pour servir un discours à la tonalité palpitante, le « mystère » de machin, la civilisation « oubliée » de bidule.
          N’y voyez pas une critique de la part d’un ostracisé aigri, ayant participé plusieurs fois  » à l’insu de mon plein gré » à ce genre de farce.

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          1. Ah, le bon vieux temps des « Historia » de ma mamie.
            Au moins cela avait de la tenue
            (ton « c’était mieux avant » )
            (mon oeil)

        2. Un autre exemple de la diffusion des connaissances.
          Avant, le service communication/valorisation de mon employeur me demandait de rédiger des résumés de mes travaux pour les publier sur son site Internet.
          Maintenant, ils embauchent des journalistes-pigiste jetables qui rédigent à ma place, à la suite d’un entretien téléphonique.
          Parce que figurez-vous « le grand public » n’est soi-disant pas capable de comprendre des mots compliqués. Il ne faut surtout pas qu’ils prennent l’initiative de consulter un dictionnaire et de fil en aiguille d’enrichir leurs connaissances.
          Faudrait pas que les gens deviennent intelligents, non plus.

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          1. Salut Arkao

            C’est un pigiste jetable qui a pondu ton commentaire ? Non parce que je n’ai cherché aucun mot dans le Dico ! 😀

  6. Si nos erreurs se répètent, c’est que nous n’avons pas encore corrigé la cause. Les Bolchéviques ont renversé le tsar, aboli la propriété privée, cela n’a pas suffi. Ils ont pris la place du tsar et ont concentré le pouvoir dans les mains du parti. Le pouvoir doit être diffusé, réparti et contrôlé. Sans cela, il y aura toujours abus de pouvoir et accumulation de richesses dans les mains de quelques uns.

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  7. Deux bâtiments s’effondrent et c’est pas dans le monde des autres, des pauvres : USA, Anvers en Belgique. Je trouve cela symbolique.
    Peut-on fixer une date au début de l’irréversible ? Avant l’exploitation du pétrole, les terres étaient fortement déjà déboisées (cela se constate sur les premières cartes postales. Le charbon de bois était utilisé depuis longtemps pour l’industrie (forges, petits hauts fourneaux) et Napoléon, voulant favoriser l’industrialisation, nationalise les forêts et crée son Administration, visant une exploitation plus intense du bois. En fait, la mobilité était faible pour le transport intérieur des pondéreux (par radeaux) et le charbon de terre était lourd… C’est donc dans les régions charbonnières que l’industrialisation s’est lancée davantage. Se libérant de la dépendance à la force hydraulique (moulins). Une courbe exponentielle, quand faudrait-il s’en apercevoir ?
    Outre le climat, il me semble que l’écroulement de la biodiversité est menaçant pour le système flore / faune et donc pour l’humanité.
    Mais ce qui va avec ces deux écroulements, c’est la fin de la paix, de la civilisation. N’espérons pas nous adapter : nous ne nous mettons en route qu’après les catastrophes et celle qui s’annonce va être effroyable et longue. C’est elle qui va balayer le vieux monde, et la plupart d’entre nous y vont souffrir et mourir, en rage de notre impuissance collective.
    S’interroger sur la propriété privée et la capitalisation privée ? C’est sans doute inutile et trop tard. Le Tsar s’est maintenu 12 ans après la première révolution (1905) et cela malgré trois années de guerre (14-17). Sans doute le choix de l’économie libre plutôt que dirigée/planifiée a-t-elle aggravé notre cas. Combien avons-nous été lâches devant l’hypothèse du socialisme…
    S’interroger sur notre prolifération ? Quand commence donc l’inéluctable ? Sans doute avec une croissance excessive de notre cerveau… « sapiens ».
    Le nouveau monde commencera vers 2100 ou 2200 avec un mieux climatique ? Ceux qui le construiront ne sont pas nés. Ils seront peu nombreux, n’auront que quelques restes et bien des contraintes. Pourrons-nous faire quelque chose d’utile pour eux ? Le récit de nos erreurs.

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    1. « …Pourrons-nous faire quelque chose d’utile pour eux ?  »
      Oui, un seul enfant par femme.

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      1. Vous n’y pensez pas ! Adopter de notre plein gré une réforme imposée jadis par un régime dictatorial, la Chine ! Mais vous voilà un affreux militant du socialisme, Monsieur. 🙂 Et pourquoi pas la planification, la fin du libéralisme tant qu’on y est ?
        Heureusement que nous sommes de plus en plus dans une société de surveillance, de répression et de violence s’il le faut. Cela nous rassure. Notre liberté est en de bonnes mains. 🙁

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    2. @Chabian
      =>Juste pour limiter les erreurs de perspectives :
      Même si, admettons, les 2 immeubles écroulés sont une statistique peu sympathique, je serais curieux de comptabiliser dans la France de 1850 disons, avec environ 35 M habitants, combien dans la population urbaine furent affectés par des écroulements d’immeubles, de hangar, d’usines, etc. ?
      Je n’ajouterais même pas de pondération avec le nombre d’étage.
      Je pense que la proportion était plus forte qu’aujourd’hui (avec 3 ou 4 milliards d’urbain, sans doute 80% en occident), mais passait inaperçue :
      c’était l’époque des premières grandes excavations (Haussmann pas loin), d’écroulement sur les gruyères des carrières de Montmartre, d’établissement limité des règles sismiques (San Francisco 1906 un peu plus tard).
      Bref, le chiffre absolu de morts serait par exemple x4 supérieur à 1850 mais ramené au nombre de gens concerné (urbains), c’est x0,25, disons.

      => Mais à l’inverse, le mécanisme de Miami est intéressant (Anvers je soupçonne un défaut non ausculté dans un mur porteur fraichement décoffré) : C’est une faille dans le béton du fond de la piscine sur un parking qui déclencherait une propagation à un pont du sous-sol du parking davantage sous l’immeuble, etc.
      Effectivement, compte tenu des « maladies des bétons » et de la taille des infrastructures majeures à base de béton (j’ai vu de près la ZAC Paris Rive Gauche « Tolbiac » et le dallage des voies d’Austerlitz surmontées d’immeubles, il y a d’ailleurs eu une chute d’une poutre majeure sur la voie l’autre mois, mais pas une poutre fabriquées, seulement le coffrage, je crois), nous avons là des zones qui seront difficiles à sécuriser sans limiter leur fonction. Remplir d’étais la salle d’échange du RER à Châtelet ne serait pas un cadeau pour sa fonctionnalité.
      C’est un peu la problématique des centrales nucléaires : une montée en puissance rapide du béton, et des objets finaux peu modifiables sans tout casser, ce qui sera peut-être fait une fois pour la plupart, mais la deuxième fois j’ai un doute. Autant on a pu le faire pour les tours dans les zones à HLM (de tout casser, à l’explosif etc.) autant je me demande qui assumera le risque sismique des immeubles alentours quand on devra « casser et retoucher » le béton des Halles à Paris (sous la couche « canopée » dont les 4 étages ne sont « que » en surface). Je suis de loin le cas de la gare de Stuttgart, modification majeure là aussi. Stuttgart est un cas intéressant parce que l’immobilier fait que la ville a accepté de faire de nombreux tunnels pour préserver la qualité visuelle de la vallée (du Neckar) avec flancs boisés, pour accéder quand même aux plateaux/collines alentours. Mais là aussi, le risque « d’un tunnel trop loin » menace. A l’inverse des sur-structures baroques comme le train suspendu de Wuppertal (on le voit dans le film « Alice dans les villes » de Wim Wenders, à 2’40 » ici https://www.youtube.com/watch?v=Ce4Cv_HDo0w par exemple) , qui est fait de grosses arches d’acier sur la Wupper (un peu à l’est de la Ruhr), me semblent facile à gérer et à contrôler.
      De plus, le béton pour faire un monde souterrain n’a pas beaucoup les qualités de fraicheur des hypogées étrusques qu’on prisés les Romains.
      Penser un monde d’après avec le béton demande peut-être soit de le pousser techniquement (façon Ricciotti, une fuite en avant « intelligente »), soit de l’hybrider avec le « naturel » (granite, calcaire) quand celui-ci s’y prête.

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  8. ouf! heureusement que M.PJ a mis en haut à gauche de sa page de blog : « le seul blog optimiste du monde occidental » ! Que dire des autres blogs alors !

    puisque la fin du genre humain est inéluctable , « veni, vidi, vici « , la perspective d’une réapparition d’un genre -lequel ? – à partir de bactéries donnant une Vie trouvera une Terre malgré tout en piteux état . Essayons d’imaginer ce que pourrait être cette vie ? Un bis repetita de la nôtre ? Ou bien se nourrira t’elle de notre Histoire -y aura t’elle accès? – pour réinventer des possibles ? Toutes ces questions me donnent le vertige !

  9. En toute franchise, je n’étais pas bien sûr que le Blog de Paul Jorion soit « Le seul Blog optimiste du monde occidental ». Mais Aujourd’hui, il l’est assurément. Car « Qu’est-ce qu’on peut faire, nous, les êtres humains, maintenant qu’on sait que c’est râpé ? »
    Cette question de Paul Jorion me rappelle une séquence d’Interstellar de Christopher Nolan (laquelle fait écho à une scène du célèbre film de Stanley Kubrick, 2001, l’Odyssée de l’espace, où HAL 9000, sentant peu à peu perdre ses fonctions, finit par se libérer de sa peur en chantant une chanson, avant de perdre progressivement l’usage de la parole…
    C’est le moment où le professeur John Brand, désormais très âgé, finit par avouer à Murphy qu’il sait depuis longtemps ne pas pouvoir résoudre son équation avec les seules données dont il dispose. parce que le fait d’admettre son échec lui était impossible de peur que l’équipage d’Endurance puisse ne pas partir s’ils savaient qu’ils devaient abandonner la Terre. Alors, mourant, Brand se laisse doucement glisser de la résistance qui le liait au monde au « lâcher prise », et prononça ces dernières paroles : « N’entre pas docilement dans… ».
    Et du coup, ben, cela relance toute l’histoire en signifiant que tout ce qui peut arriver, va arriver ! » 😀

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  10. Donella et Dennis Meadows, et Jorden Randers nous avaient pourtant prévenu dans leur ouvrage « The Limits to Growth » (1972) (en français « Halte à la croissance » 1973).

    Leur modèle « World 3 » nous conduisait à l’effondrement au bout de 50 ans, nous y sommes.

    World 3 ? Il l’ont appelé « Business As Usual » : B.A.U.

    Désormais B.A.U. veut dire « Bande d’Arrêt d’Urgence » !

  11. Bonjour,
    Le dernier rapport du Giec n’a aucun intérêt pour qui s’intéresse au sujet. Il confirme les tendances et à mon avis sous-estime les écheances et conséquences au vu du nombre important de rétroactions positives en cours et à venir.
    Comment agir collectivement alors que l’individualisme effréné domine ?
    Combien de fumeurs continuent ils à nuire volontairement à leur santé alors qu’aujourd’hui ils en connaissent les risques associés ? Que penser des 30% de médecins qui fument alors qu’ils sont bien au fait des conséquences ? Je ne crois ni à une solution individuelle ni collective adaptée et suffisante au vu des enjeux. La planète trouvera, imposera un autre équilibre, le Darwin fera le reste.
    Ce soir, j’effectuais le trajet Gare du Nord vers la Gare de l’Est.
    Je fus surpris par le nombre important de jeunes hommes africains, dansant, écoutant de la musique, chantant sur tout le parcours. Ils avaient maxi 40 ans et se sont gentiment écartés pour laisser passer les voyageurs pressés tirant leurs valises. Contraste saisissant entre ces jeunes festifs sans masques et quelques voyageurs masqués au regard inquiet.
    Arrivé à la gare de l’Est, j’ai rejoint une conversation de visages pâles plus très jeunes, choqués par cette « invasion » contre laquelle il fallait faire quelque chose. Nous avons parlé du dernier rapport du Giec et ses conséquences.
    Désintérêt total, individualisme absolu. La lecture de l’article ci dessous n’a eu aucun effet.
    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/madagascar-premier-pays-a-subir-la-famine-a-cause-du-rechauffement-climatique-selon-l-onu-2021062525

    Cette scène de vie n’est pas à généraliser mais laisse à désespérer sachant que cette génération conservatrice vote massivement et pour des programmes à l’opposé de ce qu’il faudrait faire.
    Désespéré ? Non mais sans illusion.
    Ce dont je suis persuadé c’est que si la majorite de notre espèce disparait dans un feu d’artifice nucléaire ou suite à un Covid 23, peut-être restera t’il quelque part en Amazonie une tribu à partir de laquelle tout repartira.
    Vision pessimiste sur le blog le plus optimiste du monde occidental ? A suivre.

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    1. Oui mais…
      Autre analogie sur l’état de santé du fumeur et les raisons pour lesquelles la transition écologique tarde à se faire (secteur financier) :

    2. Les « tribus qui resteraient » utiliseraient néanmoins une partie non négligeable du savoir accumulé et pas si facile à perdre (électricité, mécanique, chimie, optique).
      La question me semble plutôt être « comment va être secouée la propriété lors des extinctions humaines », où j’entends par « extinction » des phénomènes comme ceux des espèces sur 500 M années : un coup -30%, un coup -60%, peut-être jamais -90%, peut-être une fois -99% .
      Une « méta-sagesse » consiste à se caler sur la fourchette -30 à -70%, parce qu’on peut encore l’envisager comme la « mère de toutes les contingences » plutôt que comme un « très-très-sombre-âge », ou autrement dit comme l’absolu contraire du progrès auquel nous nous étions habitués (depuis 1800 jusqu’aux beautés du silicium et de l’internet, les secondes après l’énergie fossile de la période 1750-1950 à avoir des conséquences sociales rapides et majeures).
      On peut chercher dans les contraintes auxquelles nous sommes soumis lesquelles sont susceptibles d’orienter vers l’émergence de commun. Dans la sphère africaine ou sud-américaine, la perception des éléments naturels et la nature de la propriété éventuelle sur eux n’est pas celle de l’occident, c’est là qu’on peut trouver des points d’appui (ce qui conduit à devoir aussi faire de l’anti-racisme un pilier de notre devenir). Car la propriété en occident, je la vois mal évoluer vers un commun sympathique « en interne », du fait que les infrastructures laissent en place des gradients assez compliqués et à assez petite échelle qui à leur tout fournissent des conditions de consolidation de la propriété. Les « condo » des Amériques (condominio, grands propriétés ou co-propriétés gardées dont on ne sort pas à pied ou presque, en pratique) sont à la limite susceptibles de ne fournir que des refuges transitoires (leur écroulement social autant que celui de leur béton semble délicat à éviter, car ils reposent de façon invisible sur des coalitions d’intérêts organisés par un capitalisme qui peut cesser d’alimenter ce qu’il faut dans ce circuit). Nos banlieues ont des plans moins « condominiesques » et la persistance d’un maillage de niveau « rue » peut conduire à de meilleures stabilisation. Mais sur le plan humain, les façons de penser aux autres d’en face dans la même rue etc. pourraient tirer profit des « bonnes pratiques mondiales » héritées de toute l’humanité, plus habituée à vivre en limite de besoin énergétique et en contraintes biologiques multiples que nous….

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  12. « Processus irréversible », c’est probable, mais ‘fin des haricots’ là je ne suis pas tout à fait d’accord, je veux dire qu’on ne peut pas savoir en fait…
    Étonnant d’ailleurs le peu de commentaires ici pour le moment. 🙂

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  13. Pendant deux cent ans, Londres fut une ville ouvrière. Aujourd’hui, les stars font passer un coup de blanc sur la couche assombrie d’une cité qui pénétrait bien au-delà de la surface des parois domestiques ; les maisons gagnent en volume ; Amy Winehouse en possédait une à Camden. Comptez-moi parmi ses fans les plus fervents.

  14.  » Étonnant d’ailleurs le peu de commentaires ici pour le moment.  » …

    C’est que chacun a pu déjà s’exprimer et parfois argumenter à satiété … et depuis longtemps..!

    Tant qu’ on n’aura pas défini par consensus large un niveau individuel et collectif standard de développement (par exemple en UE et comparables),
    tant qu’ on n’aura pas admis que le (seul) vecteur d’énergie incontournable(actuellement disponible à l’échelle de la planète) est l’électricité , une électricité accessible à tous , garantie disponible à chacun à tout moment et en « volume d’utilisation » non contraint ,
    tant qu’ on ne pourra pas se passer , à cet effet , du nucléaire … qu’il s’agira en conséquence de renforcer en sécurité et efficience jusqu’à découverte/développement d’un vecteur de substitution 100% sûr…

    bien que l’esprit « conscient quelque part  » du danger climatique à terme , le corps d’une grande majorité de citoyens restera inerte comme l’âne qu’on veut faire avancer à coup de trique sans lui présenter la « carotte ».
    A mon avis.

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    1. Sur le mode « le vatican, combien de division », je dirais quand même pour les prochaines fois :
      « l’hubris, combien d’extinctions ? » (à prendre en mode humour ou sérieux, les deux sont audibles pour moi).

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  15. Un article de « The Wired », datant de 2017 :

    https://www.wired.com/story/the-dirty-secret-of-the-worlds-plan-to-avert-climate-disaster/

    Le vilain petit secret du plan mondial pour éviter le désastre climatique.
    En substance : la plupart des modèles prédisent que c’est déjà trop tard pour nous limiter aux 2°C (il aurait fallu agir au plus tard en 2010) avec la seule limitation des émissions… Les scenarii reposent tous sur des stratégies BECCS (Bioénergie avec captage et stockage de dioxide de carbone).

    De ce que je comprends, l’usine récupère le CO2 produit lors de la fermentation de maïs (utilisé pour produire de l’éthanol) puis est injecté dans du « sandstone » (je dirais que c’est du grès).

    https://experts.illinois.edu/en/publications/illinois-basindecatur-project

    L’usine est capable de stocker 300 000 tonnes de CO2. On émet 40 Gt de CO2 par an, ça veut dire qu’il faudrait prévoir 120 000 installations industrielles de ce type dans le monde… Trouver 120 000 sites géologiques pertinents. Mais le principal facteur limitant est probablement de trouver la surface agricole nécessaire pour produire le maïs (ainsi que tous les effets indésirables associés comme le prélèvement des ressources en eau douce et l’utilisation massive de produits phytosanitaires).

  16. Au fond la disparition du genre humain à l’échelle de l’Univers serait un tout petit fait divers classé au milieu du Quotidien que des Dieux distraits ne remarqueraient, peut-être, même pas.
    Au fond la disparition du genre humain serait une bonne chose pour de nombreuses formes animales qui attendent leur tour au tourniquet du vedettariat cosmique.
    Au fond la disparition du genre humain a déjà eu lieu.
    Au fond la disparition du genre humain aurait été méritée après tant de massacres intraspécifiques.
    Combien de Trump pour un Jorion ? Si nous disparaissons la victoire des imbéciles leur coutera la vie.
    Nous pouvons descendre jusqu’à 70 000 survivants pour recommencer les tours de manège alors haut les cœurs mes Frères.

  17. Lemmings qui partent à la mort quand ils sont trop nombreux. Turbots qui font moins d’oeufs quand ils se sentent trop serrés dans leur espace. Et voila pourquoi il y a encore des lemmings et des turbots.

    Or l’espèce humaine, qui avait fait un peu comme les lemmings (penser aux grands massacres dans l’Europe »surpeuplée » de la première moitié du XXe siècle), s’est mise à faire comme les turbots : moins d’enfants. On sait (ou on devrait savoir) que les Coréens du sud en sont à un seul enfant par femme, donc virtuellement à la division par deux de la population dans l’espace d’une vie humaine. Les Italiens et les Espagnols ne sont pas loin. Les Japonais sont installés dans la dépopulation depuis une génération. Et les Chinois, qui en étaient à deux enfants par femme, population virtuellement stable, vers 1995 dans la gloire de l’enfant unique (mais la Chine est le pays de l’arrangement), suivent hardiment l’exemple descendant de la Corée avec seulement 20 ans de retard (1.3 enfant par femme au dernier recensement, chiffre peut-être surévalué, alors qu’on peut avoir autant d’enfant qu’on veut, le chiffre 3 n’est qu’indicatif). Pour me donner tort, l’Inde a encore largement plus de deux enfants par femme, mais le chiffre baisse en même temps que le pays s’enrichit et s’instruit (c’est une banalité). L’Amérique du sud est à un peu plus de deux enfants par femme, en baisse, et c’est un continent où il y a de la place. A ma connaissance, le seul pays riche et instruit qui fait beaucoup d’enfants est Israël, et encore ce sont les orthodoxes pauvres et ignares (sauf sur le sujet de la Loi) qui les font.

    L’Afrique est là pour me donner tort. qui risque de faire maintenant ce que nous (j’ai le même âge que Paul Jorion) avons vu en 70 ans : trois fois plus d’hommes sur la Terre depuis notre naissance. L’avenir est-il à l’enrichissement et la dépopulation en Afrique ? Pas avant longtemps. (Réflexion de mauvais goût: vu l’effectif actuel, 1.3 milliard, et futur, ce n’est pas l’émigration qui est la solution à la misère de l’Afrique).

    Mais, si j’ai bien compris, ce n’est pas exactement le propos de la video. Les hommes ne sont pas seulement trop nombreux, ils consomment trop et il est impossible de les arrêter autrement que par la suppression de la liberté de consommer. Il se trouve que je vis depuis 15 ans en Chine après une carrière de cadre en France, et j’ai découvert sur le tard une société où on vit bien avec beaucoup moins de consommation matérielle. Je précise que je vis dans une grande ville de la côte est, dans un quartier sans prestige, membre d’une famille de la petite classe moyenne, avec des cousins à la campagne comme tout le monde. Ce n’est pas exactement l’image de la Chine ultramoderne. Nous avons tout: bonnes écoles, bonne médecine, excellents transports, chauffage urbain, sécurité, … La pollution est en baisse (image naïve: le fleuve qui ressemble à la Seine à Paris était opaque et odorant il y a 15 ans, maintenant on s’y baigne). Un des secrets de la réussite, c’est d’être très nombreux, si bien que le « rendement » des services publics est excellent. Les « énergies renouvelables » sont la banalité: à la campagne tout le monde a un chauffe-eau solaire, souvent en ville aussi (c’est très laid) ; tous les nouveaux éclairages publics ont leur panneau solaire avec un accumulateur derrière (c’est très laid). Je ne vais pas m’étendre. S’il y avait une assurance-santé correcte pour tout le monde (ça vient, mais on est loin de l’Europe), tout le monde jouirait bientôt de la « petite aisance » dont parlait Deng Xiaoping, pour moins du tiers du pouvoir d’achat d’un Français (encore moins au cours du change).

    Donc, pour résumer ma vision optimiste, la baisse de la population, assortie d’une société de consommation moderne et modérée dont la Chine démontre la possibilité, rend vaine la vision d’horreur et de désespoir développée dans cette video. Mais gardons-la. En l’absence d’une société hautement « disciplinée » (faute d’un autre mot) comme celle de la Chine, ça reste possible.

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    1. Encore un chantre du socialisme (voir ma réponse à Hadrien). On se sent moins seul.
      On peut dire +/- la même chose de Cuba, mais qui vit sous embargo et donc voit stagner son économie.
      Mais cette baisse de natalité n’arrive-t-elle pas trop tard ?J’entendais (Jancovici) qu’un enfant naissant aujourd’hui devra diviser durant sa vie sa production de CO2 de neuf fois par rapport à celle de son grand père (notre génération) pendant une vie. Pour obtenir une baisse significative en un siècle ou plus…

      1. Les prévisions de population cubaine pour 2050 : environ 8 millions d’habitants si un quelconque cataclysme ne la réduit encore davantage à l’instar de ce qui se produirait au niveau mondial… 🙂

  18. Il va faire ces jours-ci 115° Fahrenheit dans l’état de Washington aux États-Unis. C’est-à-dire 46,1° degrés centigrades. Combien de gens ont-ils la clim’ dans cet état US à la frontière du Canada ?

  19. PJ parle de turbots auto-régulés, alors je vous propose la substance d’une lettre à une vague connaissance en 2017.
    ———-
    Mon jeune ami, tu m’as interrogé sur l’homosexualité et j’ai perçu tes sous-entendus qui, désolé, m’ont paru banalement stupides et toxiques. 

    En guise de réponse, voici, un regard spirituel alternatif, littéralement métaphysique même. Je te propose de comprendre comment je m’autorise à croire que l’homosexualité est une variable d’ajustement de la vie, ce qui réclame un petit voyage initiatique. Je vais tâcher de faire court, surement trop.

    Commence donc par prendre de la hauteur et regarde-toi : Tu es un individu Homo sapiens, un digne représentant de l’ultime espèce encore survivante du genre Homo; une espèce un peu spéciale – elle vient de conquérir sa planète, et soudain le sol lui fait défaut…

    Félicitations : Tu n’es peut-être qu’une cellule, mais tu viens de prendre conscience de ton corps tout entier. Tu es l’être humain par excellence, dans toute sa misère et sa splendeur. Tu t’es assez élevé pour aller voir du coté de la vie.

    Regarde donc où tu as mis les pieds. Pas moins Homo sapiens que tout à l’heure, tu te sais vivre sur une planète, et que cette idée ne s’est concrétisée que tout récemment. Chasseur-cueilleur auparavant, tu te contentais de prélever le nécessaire au fil des jours; sédentaire, tu t’es mis à accumuler. Tu vivais alors l’illusion d’un présent immuable dans un monde infini, où il te suffisait d’un ailleurs pour renouveler tes ressources. Mais tu es partout chez toi aujourd’hui: La seule terre qui te reste, c’est celle que tu as sous les pieds. Bienvenue ici et maintenant.

    Mais revenons en à la vie : Pour ce que l’on sait aujourd’hui de l’univers, notre planète, Terre, est la seule à supporter la vie. Pour autant, rien ne s’oppose à ce qu’une autre Vie vive sa vie ailleurs, inconnue dans l’attente d’être découverte.

    Tâche maintenant d’envisager la planète et sa vie comme un seul et même être vivant, une Terre-Vie. C’est la partie spirituelle de l’exercice mais il n’est pas difficile d’y croire : Les mythes abondent pour donner un esprit au corps constitué de la Nature, et je ne serais pas surpris que, toi aussi, tu mettes parfois une majuscule à ce mot. Ainsi se dessine une personne à ton image, dont la planète serait le corps et la vie l’esprit; une espèce de déesse… D’ailleurs, dans le fond de culture grecque qui m’imbibe, Gaïa et Ouranos enlacés, la terre et le ciel copulant infiniment… ça résonne mieux encore qu’une Pacha Mama à la mode.

    Comme tout organisme vivant, celui-ci doit assurer son homéostasie, l’équilibre de son propre fonctionnement, sa préservation et sa pérennité. Jusqu’à présent, du moins, la vie sur Terre a été préservée, mais qu’en est-il de sa pérennité ? Vie ferait-elle des petits ? Ce serait dans sa nature après tout… Ou avant tout ?

    Tu as déjà remarqué que s’il y a un individu, il doit y en avoir deux, trois… Vie ne serait donc pas unique mais multiple, avec plusieurs individus. Ce n’est donc pas un cas unique que tu as « découvert », mais une sorte de super-espèce !

    De mon point de vue anthropocentrique, je me dis que Terre est enceinte, et que Vie s’apprête à se reproduire parce que, entre toutes ses espèces, Homo lui fabrique de quoi essaimer vers les étoiles.

    Voila pour la pérennité. Mais avant de songer à se reproduire, Vie se contente d’être. Or, tu le sais, aujourd’hui, ton humanité excède la capacité de charge de son environnement : Tu manges trop, et les ressources renouvelables de la planète ne te suffisent plus. Autrement dit, l’arbre Terre est malade d’Homo, en train de scier la branche sur laquelle il est assis. Dès lors, penseras-tu, le choix devient simple: soit on s’arrange pour manger moins – à commencer par les plus gras d’entre-nous – soit c’est l’horreur planétaire. Mais cela, c’est un point de vue d’humain, déjà trop complexe pour une Terre-Vie qui ne peut réagir que sur le premier terme de l’alternative : « l’humanité est trop abondante ». 

    Pour juguler ce pullulement délétère et retrouver son harmonie, Nature ne s’en remet pas qu’aux catastrophes physiques de son substrat, et Vie dispose de ses propres remèdes. S’il s’agit d’éclaircir nos rangs, nous autres connaissons bien la guerre – soupape de décompression de notre espace vital – et toutes les espèces sont, bien sûr, victimes de maladies ravageuses – même si, pour toi qui apprivoises les virus, c’est presque « même pas peur ».

    Sur le long terme, Vie peut aussi diminuer la taille de ses représentants par sélection évolutive – Homo floresiensis sur son île faisait un petit mètre de haut. A moyen terme, Vie peut réduire la fertilité de l’espèce encombrante – en variant par exemple le nombre de rejetons ou le ratio mâle / femelle de sa population. A court terme enfin, je conjecture que Vie peut augmenter la proportion des individus dont l’union restera inféconde. Sans pouvoir le démontrer, donc, j’envisage que l’homosexualité d’homo soit une variable d’ajustement de la Vie.

    Et je me demande si je n’ai pas envie d’y croire.

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  20. Ben, sil-z-ont pas de clim, ça va faire un max d’économie en électricité…

    A croire que l’Univers (soyons généreux) devient injuste envers les USA, et en particulier envers les états de la zone Pacifique. Vengeance? Retour de bâton? Probable que le doigt de Dieu, le leur pas le mien, commence à tracer sur le mur sa condamnation.

    C’est dire que leurs malheurs ne vont pas m’empêcher de dormir, pour le bien qu’ils ont dispensé dans le monde moderne. Je suis un poil plus sensible aux incendies des espaces naturels. Les feux en Californie ont été tragiques pour la nature végétale et animale. Eux, ils souffrent. La sècheresse est un cataclysme.

    Pour les habitants de la région, ils s’y adapteront. Pour sûr, ils peuvent migrer. Pas les arbres, ni les ours et des tas de petites bêtes prises au piège. On devrait ouvrir une souscription de charité publique en leur faveur, puisque le pognon règle tous les problèmes.

    En plus l’échelle Fahrenheit est très mal foutue. Comment se sentir concerné par un pays qui a adopté un truc aussi foireux?

    1. @Daniel
      Restons optimiste. Bien-sûr que si les arbres migrent, par leurs graines, de quelques kilomètres par an.
      C’est comme cela qu’il y a maintenant de belles forêts dans les Ardennes au lieu des glaciers d’il y a 12 000 ans 😉

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      1. Je sais.
        Environ 8000 ans en arrière, les pentes autour du lac d’ Annecy étaient en feuillus. Dire le lac est erroné. Il y avait 2 lacs. Le niveau avait assez baissé pour découvrir une zone à sec entre les deux bassins, approximativement entre Talloires et Duingt.
        Faisait plus chaud que maintenant dans la région. Temps beaucoup plus sec. Mais, promis juré, c’était limité à cette zone. N’allez surtout pas généraliser.

        Reste qu’il faut du temps pour migrer. Dans le feu ou la sècheresse, les arbres ( 50 à 100 ans ?) et les animaux (max 15 mn ?) ne l’ont pas.

        1. Multiplions les élevages semi-sauvage de geais ! (subventionnons la LPO, disais-je ailleurs sur ce fil):

          Ce sont eux, les geais, qui replantent les glands notamment, assez loin du chêne de départ, car ils font des réserves (comme les écureuils) qu’ils ne consomment pas toujours (comme les écureuils, qui les oublient).
          A ce lien : https://www.theguardian.com/environment/2021/jun/16/half-the-trees-in-two-new-english-woodlands-planted-by-jays-study-finds

          1. Ah ! Je me posais la question : pourquoi des chênes poussent-ils partout dans mon jardin, en particulier sous le cèdre et les pins ? Par contre le geai qui perche dans le cèdre est l’un de mes amis, malgré le manque de discrétion de ses jacassements intempestifs 😉 .

          2. Je ne sais pas si l’on peut parler d’oubli.
            Dans son ouvrage « Comment pensent les animaux » Loïc Bollache cite les travaux de Nicola Clayton sur le Geai à gorge blanche montrant que l’animal est plus subtil qu’on ne pense sur ces questions de garde-manger.
            S’il se nourrit de larves et de cacahouètes (par exemple) et s’il oublie les larves au bout de 4 ou 5 jours ce n’est pas un oubli mais c’est qu’il sait qu’elles ne sont plus comestibles. Le cas aussi pour le Chimpanzé et d’autres grands singes ou les seiches … qui savent très bien ce qu’ils font lorsqu’ils ne retournent pas à certaines cachettes …
            Chez les humains, d’ailleurs, peut-on parler d’oubli pour les greniers, les comptes en banques ou les paradis fiscaux ?
            Pas vraiment, hein ?
            );-))

  21. Une idée un peu différente d’alternative : que les jeunes renversent la génération des vieux, et spécialement l’élite obsolète qui ne fait que s’accrocher. Par un anthropologue… Une idée pour un mouvement hors cadre et qui prendrait Ruffin comme champion… ? « I have a dream… »
    https://www.youtube.com/watch?v=lCG4JQIk6Lw

  22. Je reviens vers le début de cette vidéo: ne serait-il pas possible de republier ce livre avec son titre original « Qui étions-nous?  » , plus accrocheur que « Defense et illustration du genre humain »? Quitte à revoir le choix de l’éditeur et/ou remettre à jour le contenu.

    Juste une idée comme ça pour (re)secouer le cocotier…

  23. Quelques alternatives plus sympathiques que l’effondrement de l’espèce humaine :

    1. Les arguments de Gail Tverberg

    Qui est Gail Tverberg ? C’est une actuaire et analyste américaine, qui publie sur le blog Our Finite World https://ourfiniteworld.com/ Surtout, elle fait partie des rares penseurs que je connaisse qui ont su au moins une fois prédire un événement futur « très surprenant ». De même que notre hôte avait su prédire la crise financière de 2007-2008, Tverberg a prédit la chute brutale du prix du pétrole de 2014, qui avait pourtant surpris à peu près tout le monde.

    Comme la voyance et les boules de cristal n’existent pas en vrai, la seule manière pour quelqu’un de prédire, tout seul ou quasi, un événement futur nettement surprenant, c’est d’avoir ***vraiment*** compris quelque chose au monde réel. C’est rare. Ca ne signifie pas évidemment que la même personne ne puisse pas se tromper plus tard sur un autre sujet, mais de mon point de vue ça met pour de bon la personne en question dans la colonne « à écouter ».

    Or la compréhension que Tverberg s’est faite du système énergétique et économique mondial l’a menée à cette idée que le réchauffement sera en réalité modéré, pour la bonne et simple raison qu’une hypothèse sous-jacente fondamentale des modèles qui prédisent le contraire est fausse. L’hypothèse étant que le problème du monde serait une trop grande abondance d’énergie fossile, que nous ne savons pas nous retenir de brûler de plus en plus vite, d’où réchauffement poussé et catastrophe écologique et humaine extrême.

    Dans l’analyse de Tverberg (1) le problème du monde est plutôt la rareté de l’énergie fossile facilement exploitable – c’est-à-dire assez bon marché pour que notre système économique puisse l’utiliser. Ce problème ne provoquera pas un effondrement écologique étalé sur deux ou plusieurs générations, mais plutôt un effondrement économique sans retour – et bien avant une seule génération. Et la majorité de l’énergie fossile restera dans le sol plutôt que de filer dans l’atmosphère.

    Si Tverberg a raison – franchement, je n’ai pas d’avis bien arrêté sur le sujet, je suis simplement intrigué par ce scénario alternatif – alors c’est une excellente nouvelle, et même une nouvelle extraordinaire. Le pire de la catastrophe écologique sera évité, l’avenir des prochaines générations est assuré et la Terre restera pleinement habitable !

    Puisque nous allons tous nous écraser au sol économiquement parlant, et dans les toutes prochaines décennies, voire d’ici seulement quelques années.

    Dit comme ça, évidemment… ça peut être pris pour une mauvaise blague.

    Mais je me demande si c’est vrai.

    2. Le scénario de l’adaptation

    Voici une visualisation, un modèle de ce à quoi pourrait ressembler un monde « 4 degrés plus chaud » (2)

    Quelques points saillants :
    – De grandes parties du monde sont devenues inhabitables : une grande partie la péninsule indienne, de l’Asie du Sud-Est, de l’Amérique du Sud et du Mexique, l’Afrique du Sud-Est y compris Madagascar
    – D’autres parties sont devenues désertiques et faiblement habitées, ainsi le reste de l’Amérique du Sud, le plus gros des Etats-Unis, de l’Afrique, de la Chine et la moitié Sud de l’Europe
    – Le niveau de la mer a monté de 2 mètres, et la plupart des ports et villes maritimes actuelles ont été abandonnées
    – Cependant, d’autres parties du monde sont devenues bien plus habitables. Ainsi le plus gros du Canada, l’Europe du Nord notamment la Scandinavie, ainsi que la masse continentale de la Russie. Bizarrement, une bonne partie du Sahel est maintenant vert, ainsi qu’une partie du désert australien
    – La population est dense jusqu’à l’Arctique, et même dans la péninsule de l’Antarctique Ouest maintenant cultivée

    Il ne s’agit certes que d’un modèle, d’ailleurs critiquable. A titre d’exemple, la péninsule Antarctique Ouest est recouverte d’assez de glace pour monter le niveau de la mer de 8 mètres, non pas seulement 2 mètres. De plus, l’idée de cultiver le grand Nord canadien ou russe peut être attirante en théorie, mais les sols s’y prêtent-ils vraiment ? Je n’en sais rien, mais j’aimerais bien avoir l’avis de spécialistes des milieux naturels et de l’agriculture.

    Mais même si ce modèle est trop optimiste – s’il faut abandonner l’idée de cultiver la péninsule Antarctique Ouest et l’idée de cultiver la région subarctique – il reste qu’un espace demeurera à l’humanité. Une humanité probablement beaucoup moins nombreuse que dans les premières décennies du XXIème siècle, certes. Mais à un monde de ce genre, il serait possible de s’adapter.

    Ceci, bien sûr, dans le cas où Gail Tverberg aurait tort. Et où il nous faudrait abandonner l’espoir d’être sauvés par un effondrement économique définitif se produisant vers les décennies 2020 et 2030.

    (1) Voir par exemple ici https://ourfiniteworld.com/2014/04/11/oil-limits-and-climate-change-how-they-fit-together/ même s’il peut être utile d’explorer davantage son site pour mieux comprendre son analyse
    (2) https://bigthink.com/strange-maps/what-the-world-will-look-like-4degc-warmer

    1. @Alexis Toulet
      Sans être expert certifié en matière de sols, quelques indices quand même.
      Les meilleurs, que l’on trouve sous nos latitudes tempérées de l’hémisphère nord, sont les loess (ou limons éoliens) qui se sont déposés pendant les ères glaciaires. On ne les trouve pas sous les latitudes très hautes, puisque prises sous les glaces à ces périodes.
      Donc a priori, non, pas de déplacement possible de cultures de céréales à rendement égal en Scandinavie ou en Sibérie.

    2. On peut aussi remarquer que le pétrole est le plus « volatil » des produits énergétiques matériels (l’électricité est le plus « volatil », le prix du MWh électrique est négatif de temps en temps sans qu’on le hurle sur les toits, quand il y a surproduction du solaire et qu’on tarde à débrancher le nucléaire pilotable etc.).
      C’est le plus volatil car le plus facile à gérer en stock/flux, ce qui a fait son succès devant le charbon (et le succès social d’une société asociale, contrairement à celle du charbon).
      Du coup, prédire une fluctuation majeure dans un monde volatile, mouais.
      A l’inverse, le fait que ce soit volatile veut dire que par à-coup, même à EROI* bien bas, on ira le chercher, ce pétrole. (Le charbon restant lui, hélas, très massivement disponible à EROI pas si bas).
      Quitte à ce qu’il soit réservé à des riches qui ne volent plus qu’entre 60 aéroports mondiaux, dans un monde à 5 milliards d’habitant un peu dystopique, avec juste 500 millions ayant accès aux aubaines énergétiques actuelles, ce qui fait durer un peu le plaisir quand même.

      EROI* : coût énergétique de l’extraction/production : Energy Return On Invested (il faut 10 litres de pétrole pour en extraire 11 dans les mauvais cas, EROI=1.1, et 2 pour extraire 100 dans les bon cas, EROI=50).

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    3. – De grandes parties du monde sont devenues inhabitables : une grande partie la péninsule indienne, de l’Asie du Sud-Est, de l’Amérique du Sud et du Mexique, l’Afrique du Sud-Est y compris Madagascar
      (…)– Cependant, d’autres parties du monde sont devenues bien plus habitables. Ainsi le plus gros du Canada, l’Europe du Nord notamment la Scandinavie, ainsi que la masse continentale de la Russie. Bizarrement, une bonne partie du Sahel est maintenant vert, ainsi qu’une partie du désert australien

      Quelle délicieuse perspective ! Deux milliards d’indiens / bengladais / pakistanais qui vont avoir soit le choix de griller sur place soit de migrer massivement en Sibérie. Vu la réaction des européens ou des américains face à quelques millions de migrants, on se dit que ça passe à l’aise.

      En plus, fondamentalement c’est même pas eux qui les ont émis, les G.E.S.

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