Archives par mot-clé : Manuel Valls

M. Valls ou le machiavélisme pour les nuls, par Roberto Boulant

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Manuel Valls qui hier encore, les yeux dans les yeux, nous disait qu’on lui avait imposé le 49.3, vient – comme la rumeur l’annonçait – de trahir la parole donnée à Benoit Hamon (et accessoirement aux électeurs de la primaire), en ralliant la candidature d’Emmanuel Macron. Suicide politique d’un homme sans honneur, ou bien fine manœuvre politicienne digne de la tactactique du gendarme, pour acquérir un maroquin dans la start-up présidentielle En Marche ! ? Continuer la lecture de M. Valls ou le machiavélisme pour les nuls, par Roberto Boulant

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France : Une formule inédite : le gouvernement d’union nationale mono-parti

Désormais sur toute question – comme sur celle du montant des rémunérations des patrons – le premier ministre dit une chose : « Il faut sévir ! », sur quoi son ministre de l’économie rétorque : « Mais non, mais non ! »

La tactique permet que toute opinion et son contraire soit défendue par le gouvernement. Cette formule qui garantit la concorde est inédite : il s’agit du gouvernement d’union nationale mono-parti.

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Le 49-3 sur la Loi Travail : La pulsion suicidaire du gouvernement Valls, par Cédric Mas

Billet invité.

Prenant acte de la forte opposition déclenchée par le projet de Loi « visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs », Manuel Valls a donc décidé d’engager la responsabilité de son gouvernement sur le vote de ce texte.

Après la Loi Macron, c’est au tour de la Loi el-Khomri de bénéficier de cette procédure exceptionnelle prévue dans la Constitution de la Vème République et qui cristallise la suprématie du pouvoir exécutif sur le pouvoir législatif en France depuis 1958.

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Le dernier sondage BVA-Orange-iTELE intitulé « Les Français et l’organisation d’une primaire de l’ensemble de la gauche », par Michel Leis

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Le dernier sondage BVA-Orange-iTELE intitulé « Les Français et l’organisation d’une primaire de l’ensemble de la gauche » fait ressortir quelques points intéressants.

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LA CRISE DES RÉFUGIÉS N’EST PLUS À UN DÉSASTRE PRÈS, par François Leclerc

Billet invité.

Signant d’une main un accord visant à instaurer un cessez-le-feu en Syrie, et de l’autre écrasant sous des tapis de bombes le nord de la Syrie, les autorités russes jouent encore une fois à un jeu de dupes. Ils instrumentalisent une crise des réfugiés devenue partie prenante de leur stratégie.

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L’urgence de refonder la gauche, en théorie comme en pratique, par David Dahomay

Billet invité. Également sur son blog. Ouvert aux commentaires.

L’urgence de réfléchir, de comprendre. L’urgence de « penser où ça fait mal », de penser au bord de l’abîme (abîme politique, moral, voire même civilisationnel). L’urgence de mettre des mots sur des maux. L’urgence et le devoir impératif de nous ressaisir, de résister, et de refonder la politique et la démocratie, en théorie comme en pratique (« résister, c’est créer », Stéphane Hessel).

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L’HEURE EST AU REPLI, par François Leclerc

Billet invité.

A la veille de la rencontre de mercredi d’Angela Merkel et de François Hollande, le premier ministre français Manuel Valls a tenu devant des journalistes des propos rapportés par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung  : « Nous ne pouvons pas recevoir plus de réfugiés en Europe, ce n’est pas possible » a-t-il fait valoir, ajoutant pour faire bonne mesure : « Ce n’est pas la France qui a dit : venez ! ». Ce matin, [Michel Sapin] a regretté « l’initiative individuelle » d’Emmanuel Macron qui a proposé avec Sigmar Gabriel la constitution d’un fonds franco-allemand sur les réfugiés, martelant « il faut qu’il y ait un engagement européen en faveur de la sécurité, il faut qu’il y ait un engagement européen en faveur de la protection de nos frontières ». On attend la synthèse de l’Élysée.

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DE CHARYBDE EN SCYLLA, par François Leclerc

Billet invité.

Le parlement grec vote ce soir sur un accord dont tout le monde sait qu’il ne sera pas respecté, auquel Alexis Tsipras a ouvertement déclaré qu’il n’y croyait pas, que le FMI rejette implicitement et dont le gouvernement allemand ne veut pas. C’est ainsi que peut être au mieux résumée la situation.

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« Gagner les cœurs et les esprits ! », par Roberto Boulant

Billet invité.

La contre-insurrection, aussi appelée guerre contre-subversive, guerre contre-révolutionnaire, guerre contre-insurrectionnelle ou COIN (de l’anglais Counter-Insurgency), est une doctrine militaire qui vise à obtenir le soutien de la population dans le cadre d’un conflit opposant un mouvement insurgé à une force gouvernementale de contre-insurrection. Elle se base sur des actions civilo-militaires, des activités de renseignement, de guerre psychologique et sur le quadrillage par des patrouilles mobiles afin de mailler le territoire. (Wikipédia).

C’est dans le contexte militaire des opérations psychologiques (psyops), qu’est apparu le slogan « gagner les cœurs et les esprits ». Avec le succès que l’on connait sur les théâtres irakien ou afghan, où l’irréalisme de la politique de l’administration Bush Jr, transforma immédiatement l’armée de libération américaine en armée d’occupation. Le résultat fut sans appel : le chaos s’installa et les soldats américains traduisirent le slogan d’origine, par « une dans la tête, deux dans la poitrine ». L’Irak, d’État constitué, se transforma en un Erasmus mondial du terrorisme, avant de devenir un simple terrain de bataille entre clans, communautés religieuses et États étrangers. La population des campagnes afghanes, elle, en est toujours au moyen-âge. Mais les talibans sont devenus des interlocuteurs présentables et grâce aux dollars US, les chefs de guerre roulent désormais en Toyota Hi-Lux climatisées.

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Fermez le ban, par Zébu

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Il y a un peu plus de 5 mois, on pouvait déceler, bien que de manière hypothétique, qu’une dynamique européenne pouvait se faire jour au travers d’un certain nombre de points d’accroches, de conflits potentiels ou de processus possibles.

5 mois plus tard, et sans que cela ne réduise non plus l’avenir en sens inverse, force est de constater que la dite dynamique européenne est rangée sur l’étagère des potentialités, celle déjà surchargée de toutes celles qui « auraient pu mais n’ont pas pu » depuis l’instauration d’un véritable régime de crise, laquelle suit désormais un régime de croisière : stable.

Stabilité est en effet le maître mot.

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Un répit de neuf mois : le temps d’accoucher d’un monstre ou d’espérances, par Zébu

Billet invité.

« Finalement, cela aurait pu être pire … Accélérons les réformes (quitte à lâcher un peu de lest) ! »

La tentation de l’exécutif pourrait se voir résumée entièrement en cette phrase fictive, car si défaite il y a, une défaite sévère, la débâcle fut évitée : en lieu et place de ne conserver ‘que’ 20 départements, le PS et ses alliés en conservent quand même une trentaine (en attendant le ‘troisième tour’).

Mieux, certains ‘frondeurs’ comme M. Guedj ont été mis sur la touche dans le département de l’Essonne et le pouvoir tout virtuel de Martine Aubry a été remis dans sa perspective locale-localiste, avec la perte du département du Nord par le PS.

C’est avec ces éléments que l’exécutif se présentera au congrès de juin du PS, arguant avoir pesé dans la bataille de tout son poids (c’est le credo de M. Valls) pour freiner un mouvement qui ne pouvait être évité ‘les élections intermédiaires sont toujours néfastes au pouvoir en place’), arguant aussi que les ‘frondeurs’ et les contestataires de tous poils, au sein du PS comme sur sa gauche, n’ont pas su démontrer qu’ils incarnaient une alternative non seulement crédible mais aussi existante au plan électoral. Et comme un remaniement gouvernemental interviendra entre-temps, intégrant des écologistes qui ne veulent rien tant qu’un maroquin avant la grande débandade et sans que leur parti EELV ne puisse s’y opposer, l’exécutif pourra alors y présenter le visage fané de l’exercice du pouvoir national mais élargi en façade pour y apposer un plus grand sourire de circonstance.

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C’est en klaxonnant qu’on devient klaxonneur, par Zébu

Billet invité.

Manuel Valls nous l’avait pourtant bien dit : il avait peur.

Peur pour la France, peur du FN, peur du fracas de l’une sur l’autre (comme quoi, la France, hein, c’est plus ce que c’était …, ou alors le FN, c’est vraiment du costaud). Et le Premier Ministre de klaxonner partout où il passait, des fois qu’on ne l’aurait pas entendu dans nos campagnes (électorales).

De sorte que le soir du 22 mars, il pouvait tout à la fois déclamer son ‘je vous l’avais bien dit !’ et dans le même temps susurrer combien ce n’était pas si pire que ce qu’on avait bien voulu laisser entendre, le ‘on’ l’excluant bien évidemment.

Il nous avait pourtant bien semblé avoir entendu M. Valls s’écraser pesamment sur le même klaxon …

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Nous sommes las, M. Valls, de votre politique, par Les Amis du Blog de Paul Jorion

Une discussion interne au groupe Les Amis du Blog de Paul Jorion a conduit à vouloir faire de ce texte, un texte collectif, rédigé au nom du groupe. La question qui se pose maintenant et sur laquelle nous attendons vos commentaires, c’est : « Faut-il faire de cette lettre, une véritable pétition, à proposer à la signature de tous les Français ? ».

« Et je demande : où sont les intellectuels, où sont les grandes consciences de ce pays, les hommes, les femmes de culture, qui doivent monter, eux aussi, au créneau ? Où est la gauche ? » (discours du Premier Ministre M. Valls à Limoges, le 5 mars 2015).

Nous sommes là, M. Valls. Partout, tout autour de vous. Mais vous ne pouvez pas nous voir.

Ce n’est point faute d’avoir manifesté notre présence, à de multiples reprises, d’avoir envoyé des signaux comme des fusées de détresse.

À mesure que le temps passait, il nous a bien fallu nous rendre compte de l’évidence : vous ne pouvez pas nous voir car vous semblez atteint de cécité.

Vous refusez de voir que l’abstention croissante des citoyens ‘de gauche’ fait mécaniquement augmenter le Front National. Les causes à ce retrait du champ électoral (mais pas du champ politique, lequel n’est pas réduit heureusement aux seules élections) sont pourtant limpides : vous conduisez, M. Valls, une politique de droite, une politique d’austérité, une politique dont les effets alimentent le Front National.

50 milliards d’économies seront imposés pendant les trois années qui suivront, aux collectivités locales, à l’État et à la Sécurité Sociale, réduisant un investissement public nécessaire pour relancer l’économie, réduisant d’autant la capacité des institutions publiques à répondre aux besoins des citoyens les plus fragilisés par une crise toujours en cours.

Dans le même temps, le CICE (Crédit d’Impôts pour la Compétitivité et l’Emploi) et le Pacte de Responsabilité ont été institués, permettant une baisse des cotisations patronales de 41 milliards, sans contrepartie quant à des embauches, pour les entreprises.

En comparaison, les 5 milliards attribués à la baisse des cotisations sociales des salariés, à une suppression de la première tranche d’imposition sur les revenus et à une revalorisation des minima sociaux permettent de comprendre les raisons de notre désaffection.

La politique d’austérité budgétaire, imposée par le gouvernement allemand à l’ensemble de l’Europe, n’a pas non plus été critiquée, encore moins rediscutée, lorsque le nouveau gouvernement grec a recherché des appuis en Europe, appuis que le gouvernement français ne lui a pas fournis.

Enfin, quand vous parlez d’un « apartheid territorial, social, ethnique » en France, vous ne tirez pas les conclusions logiques qui devraient s’imposer d’une telle affirmation, a minima en mettant en œuvre les moyens au niveau nécessaire pour détruire un tel « apartheid ». Ce type de posture ne peut qu’alimenter le Front National.

Pour toutes ces raisons, nous avons donc disparu de votre champ de vision, mais nous sommes toujours des citoyens français et nous sommes désormais bien las de votre politique.

Nous n’acceptons pas vos discours culpabilisants quant à la montée du Front National, a fortiori de la part d’un Premier Ministre qui conduit une politique qui n’a mené qu’à une augmentation du chômage et à une aggravation de la pauvreté en France.

Nous voterons donc désormais comme nous le pourrons, pas à droite, ni pour un parti qui conduit une politique d’austérité, évidemment pas pour le Front National. Nous voterons à gauche, nous voterons blanc ou nous nous abstiendrons, peut-être.

Mais nous n’assumerons pas pour vous les effets de votre politique, M. Valls.

Nous sommes des femmes et des hommes, des citoyens, provenant de la Culture ou non, intellectuels ou pas, nous avons notre conscience, grande ou petite, nous sommes de gauche et nous sommes déjà au créneau.

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Loi Macron : le point le 17 février en fin d’après-midi, par Zébu

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Ils sortent l’artillerie lourde : Valls à Tf1 ce soir et Macron chez Bourdin demain matin.
La peur a changé de camp.

Par ailleurs, tout étant lié, qu’Hollande et Merkel devront dans les jours et les semaines qui viennent prendre leurs responsabilités face à ce choix : assurer la pérennité de l’Europe et de l’euro ou assurer la pérennité de leur majorité interne à chacun, le choix d’une option induisant automatiquement un effet sur l’autre option.

Merkel va devoir choisir avant vendredi.
Hollande vient de faire un choix : le 49-3.
Il sera lourd de conséquences dans les semaines et mois à venir.
Mais Hollande a l’avantage, lié à la Constitution française, que n’a pas Merkel : il peut suivre le changement de majorité éventuelle au PS (l’endosser politiquement) et faire sauter le fusible Valls, et il peut même dissoudre l’Assemblée Nationale.

Rien n’interdit de penser qu’Hollande joue le calendrier, puisqu’il dispose encore de plusieurs mois pour cela (concernant l’Europe et l’euro, il laisse à Merkel la responsabilité d’endosser l’effondrement ou le maintien, pour mieux se concentrer sur la situation interne).

D’abord l’Europe, en laissant faire la carte grecque contre les Allemands et l’austérité.

Le soutien, souterrain (pour éviter d’avoir à se positionner face à l’Allemagne), de Hollande à la Grèce rejoint celui de Juncker et Moscovici à la Commsission européenne et est en train de marquer des points (accord en vue).

Puis, si cela devait devenir impératif politiquement, laisser faire la carte des ‘frondeurs’ au PS contre Valls (et l’austérité), actant ensuite du changement de majorité au sein de la majorité présidentielle : changement de gouvernement, changement de politique (fin de l’austérité, couplé à celle, européenne, combattue par la Grèce contre l’Allemagne).

Pour mieux endosser les deux, ensuite, et changer de politique avant les régionales (celles-ci ne sont pas, encore, perdues).

Pas sûr que cela le sauvera non plus …

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