Archives par mot-clé : Milton Friedman

Le capitalisme financier fera-t-il un jour du social pour sauver sa peau ?, par Jean-Paul Vignal

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Ce n’est plus un secret pour personne que les quantitative easing à répétition des banques centrales n’ont pas donné les résultats escomptés sur la vigueur des économies occidentales, qu’ils s’avèrent incapables de restaurer malgré les sommes considérables déversées sur les marchés. Les raisons de cet échec sont multiples, mais elles sont pour l’essentiel liées au courtermisme obstiné des décideurs, qui préfèrent spéculer sur les actifs existants et même les rachats d’actions, que de prendre le risque d’investir dans la création de richesses nouvelles ou la transition écologique.

Les banques centrales savent qu’elles doivent donc trouver autre chose pour combattre l’inévitable prochaine crise, qui sera sans doute au moins aussi redoutable que celle de 2008, car les marges de manœuvre des Etats comme des banques centrales ont beaucoup diminué depuis. Les délocalisations et l’irruption des logiciels et des robots ont certes maintenu ou augmenté les marges bénéficiaires, mais ils ont aussi comprimé le revenu disponible des consommateurs à un niveau tel que la croissance n’est plus guère possible qu’à crédit, que ce crédit soit privé quand les consommateurs s’endettent personnellement, ou qu’il soit public quand les Etats s’endettent pour financer leur système de protection sociale.

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Trans-Mutation – Paul Jorion : A quoi bon penser à l’heure du grand collapse ?

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Post-scriptum à « Fin du capitalisme : bonnes nouvelles ! »

Post-scriptum à Fin du capitalisme : bonnes nouvelles !

Je n’ai pas été le seul avant-hier à avoir salué la déclaration officielle du syndicat patronal américain Business Roundtable affirmant qu’il faut mettre fin à la prééminence de l’actionnaire dans la définition des objectifs de la firme, pour y inclure quatre autres parties prenantes : ses clients, ses employés, ses fournisseurs et la communauté, en les faisant bénéficier toutes du même traitement équitable.

Je rappelle que le slogan « L’entreprise fonctionne pour le seul bénéfice de ses actionnaires », dû au Prix Nobel d’économie (sic) Milton Friedman, a eu valeur de dogme au cours du demi-siècle écoulé, et peut être considéré comme la devise du capitalisme dans sa version ultralibérale. Continuer la lecture de Post-scriptum à « Fin du capitalisme : bonnes nouvelles ! »

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Fin du capitalisme : bonnes nouvelles !, le 19 août 2019 – Retranscription

Retranscription de Fin du capitalisme : bonnes nouvelles !, le 19 août 2019. (Je suis en train de rédiger un post-scriptum). Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le lundi 19 août 2019 et ceci, c’est une première parce que c’est la première fois que je fais deux vidéos le même jour. J’en ai fait une tout à l’heure qui était consacrée à l’intelligence artificielle et celle que j’ai envie de faire maintenant n’a aucun rapport avec ça. Il s’agit de… Je vais donner le titre suivant : « Fin du capitalisme : bonnes nouvelles ! »

Vous le savez, si on parle un petit peu de moi, ce n’est pas tellement en raison de mes travaux universitaires, c’est en raison de cette prévision que j’ai faite en 2005-2006 à propos d’une grande crise qui viendrait en raison des titres subprimes.

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Le temps qu’il fait le 2 février 2018

Faut-il encore aller à l’école ?
Le fascisme en col blanc : von Mises, von Hayek, Milton Friedman
Le nazisme fait philosophie : Heidegger
Faut-il se mêler de politique ?
Blog de PJ : Bruno Colmant et Paul Jorion à l’Université catholique de Lille, le 23 janvier 2018
Blog de PJ : Le Vif – « Migrants, Carrefour » – 1er février 2018

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Le nazisme était-il un anticapitalisme ? LE TEMPS QU’IL FAIT LE 6 MAI 2017 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 5 mai 2017. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 5 mai 2017 et la semaine dernière, en pensant à la vidéo que je ferais aujourd’hui je vous ai dit que je ne manquerais pas de parler de l’actualité. Et en fait, je ne vais pas le faire. Je disais que je vous parlerais de l’actualité parce que nous sommes à deux jours du second tour de la présidentielle, en France. Je vais vous dire deux petits mots sur l’actualité et puis, je passerai à autre chose.

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Trends – Tendances, La solution de la question européenne : dissoudre le peuple ! le 15 décembre 2016

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Qui ne se souvient du poème de Bertolt Brecht « La solution » qui semblait, au moment où il fut écrit en 1953, résumer très justement toutes les tares qui affectaient le communisme de type soviétique ?

Après l’insurrection du 17 juin,
Le secrétaire de l’Union des Écrivains
Fit distribuer des tracts sur le boulevard Staline.
Le peuple, y lisait-on, a par sa faute
Perdu la confiance du gouvernement
Et ce n’est qu’en redoublant d’efforts
Qu’il peut la regagner.
Ne serait-il pas
Plus simple alors pour le gouvernement
De dissoudre le peuple
Et d’en élire un autre ?

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 13 OCTOBRE 2016 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 13 octobre 2016. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le jeudi 13 octobre 2016 et ce n’est pas toujours facile de trouver un bon angle dans une chambre d’hôtel : il y a des contraintes liées à la lumière.

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Laudato si’ et la décroissance, La Nef, N° 273, septembre 2015

J’ai accepté de commenter le thème « Laudato si’ et la décroissance » dans le numéro de septembre de la revue catholique traditionaliste La Nef. En voici le texte.

Il est dit au paragraphe 193 de Laudato si’ que « Nous savons que le comportement de ceux qui consomment et détruisent toujours davantage n’est pas soutenable, tandis que d’autres ne peuvent pas vivre conformément à leur dignité humaine. C’est pourquoi l’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties » (p. 147). La décroissance est mentionnée là comme un objectif économique qui devrait être le nôtre. Rien n’est dit du fait que la décroissance est l’inverse de la croissance et que cette dernière joue un rôle tout particulier, en fait un rôle clé, au sein de notre système économique.

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Rencontre avec Paul Jorion : « L’extrême-droite économique, une menace pour la démocratie », Foire du Livre Politique de Liège, le 8 novembre 2014

Un entretien avec Steve Bottacin. Cela date d’il y a quelques mois, mais ce n’est peut-être pas tout à fait 😀 sans lien avec l’actualité.

Rencontre avec Paul Jorion :
« L’extrême-droite économique, une menace pour la démocratie »,
Foire du Livre Politique de Liège, (8 novembre 2014),
à l’initiative des Territoires de la Mémoire

STEVE : En Belgique, avant-hier, [le 6 novembre 2014], une grande manifestation a réuni à Bruxelles 120.000 personnes contre les propositions du nouveau gouvernement. Celui-ci a annoncé qu’il était ouvert au dialogue mais qu’il importait de maintenir son programme. Ça m’a rappelé quelques souvenirs de manifestations monstres et de grèves générales en Grèce, notamment entre 2009 et 2011 : 13 grèves générales à ce moment-là… et une austérité qui est maintenue contre vents et marées par le gouvernement. Est-ce que j’ai raison de faire ce parallèle entre l’austérité à la grecque et, maintenant, l’austérité à la belge ?

PAUL : Oui, parce qu’il faut savoir que l’austérité, c’est un programme politique davantage qu’économique. C’est une façon de situer le politique comme étant par nécessité dicté par une logique économique, qui ferait qu’il n’y a qu’une seule approche possible des problèmes. C’est le fameux « There is no alternative » de Madame Thatcher (je prends même son accent involontairement en le disant)…

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 13 FÉVRIER 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 12 février 2015. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 13 février 2015. Et si vous avez suivi un petit peu ce qui se passe ici sur le blog, et en particulier les vidéos que je fais le vendredi, et qui s’appellent donc « Le temps qu’il fait », vous avez pu voir qu’au cours des, je ne sais pas, au cours de la dernière année, au cours des derniers 365 jours, j’ai tenu un discours de plus en plus, j’allais dire « désabusé », le mot n’est peut-être pas tout à fait incorrect, mais un discours qui consistait à dire essentiellement : « Nous continuons ici un combat dont nous ne connaissons pas l’issue, et pour lequel nous voyons que le public n’a pas un intérêt très grand ; quoi qu’il arrive, quelle que soit la réception qui est faite ou non des idées que nous défendons ici, nous continuerons à [les] défendre. » Il m’est venu l’image du dernier carré à plusieurs reprises.

Et puis donc, ce n’était pas, je dirais, une perspective d’« à quoi bon », – bon, le découragement n’est pas l’image de marque du blog de Paul Jorion ! – mais de dire, eh bien, nous prêchons dans le désert mais nous continuerons à prêcher dans le désert !

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Le Monde – Que pèse la théorie économique face aux intérêts financiers ?, mardi 6 – mercredi 7 janvier 2015

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Keynes, Friedman, Syriza et la Troïka

En 1978, à Milan, Joan Robinson, l’élève, puis la disciple la plus brillante de Keynes, intervint dans la discussion qui conclut les conférences Rafaelle Mattioli, consacrées par Richard Kahn à la genèse de la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936) ; Kahn ayant été, lui aussi, membre du « Cambridge circus », le « premier cercle » de l’économiste anglais.

Robinson dit ceci à cette occasion :

« Le principal problème de Keynes était qu’il était un idéaliste. Il pensait qu’aussitôt que les gens auraient compris sa théorie, auraient compris comment le système capitaliste fonctionne véritablement, ils se comporteraient de manière raisonnable et géreraient le système de telle sorte que des effets positifs en résultent. […] Keynes était un innocent qui croyait qu’une théorie intelligente prévaut sur une autre qui est stupide. Mais il va de soi que dans le monde réel l’impact d’une politique ne découle pas d’une compréhension intelligente de l’économie mais du jeu des intérêts particuliers et du désir de défendre le capitalisme contre les courants de pensée radicale de chaque époque. Comparer les mérites des approches est donc une perte de temps. Du point de vue du mérite, qui pourrait bien préférer Milton Friedman à Keynes […], mais ceci ne signifie nullement que l’influence de Keynes prévaudra sur celle de Friedman » (in Richard Kahn, The Making of Keynes’ General Theory 1984).

Pourquoi ces propos d’autrefois sont-ils toujours d’une brûlante actualité ? Parce qu’il demeure aussi vrai qu’il y a près de quarante ans que la validité d’une théorie économique sur un plan purement scientifique pèse de peu de poids au regard de son soutien ou non par des intérêts particuliers disposant du levier de l’argent.

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