Archives par mot-clé : nucléaire civil

Fukushima : où l’on tente encore de nous faire croire que le nucléaire pourrait être moteur de la redynamisation rurale – Une catastrophe sans fin, par Cécile Asanuma-Brice *

Billet invité.

Voici maintenant plus d’un siècle que nos pays modernisés se sont tournés vers la planification afin de penser un meilleur équilibre économique et démographique de leur territoire. Si tel fut le discours mis en avant pour en vanter les mérites, le résultat n’en reste pas moins décevant, si ce n’est nul. Continuer la lecture de Fukushima : où l’on tente encore de nous faire croire que le nucléaire pourrait être moteur de la redynamisation rurale – Une catastrophe sans fin, par Cécile Asanuma-Brice *

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EDF : le cadeau empoisonné laissé aux générations futures, par Roberto Boulant

Billet invité.

Tout était clair, net et précis : EDF, fière d’une maîtrise technique inégalée, s’était engagée à démanteler d’ici à 2045 ses réacteurs de première génération implantés sur les sites de Saint-Laurent-des Eaux, Chinon et Bugey.

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Nucléaire : J’ACCUSE nos Présidents de la République et ministres divers de totale irresponsabilité !, par Roberto Boulant

Billet invité

C’est bien connu l’argent est le nerf de la guerre, laquelle activité se révéla de tout temps très dangereuse et souvent fort dispendieuse. En coût équivalent par exemple, le projet Manhattan qui aboutit à la première bombe atomique, coûterait de nos jours quelques 25 milliards de dollars. Somme rondelette mais finalement assez modeste devant les investissements nécessaires à la guerre économique mondiale. Ainsi l’opération baptisée Grand Carénage et par laquelle EDF entend prolonger la durée de vie de son vieux parc de centrales nucléaires au-delà de 40 ans, a un coût estimé de 55 milliards d’euros. Continuer la lecture de Nucléaire : J’ACCUSE nos Présidents de la République et ministres divers de totale irresponsabilité !, par Roberto Boulant

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« Osons » le zéro Hulot pour le zéro nucléaire, par Thierry Ribault

Billet invité. P. J. : Faut-il s’en prendre par priorité à ses ennemis où à ses « alliés objectifs » dont on suppose qu’ils « pourraient faire beaucoup mieux » ? Mon choix personnel est clair : à ses ennemis, et c’est un reproche que je ferais à la gauche en général, d’avoir toujours préféré l’entre-déchirement à la lutte ciblée au bon endroit. Le débat sur les questions soulevées ici est cependant essentiel, c’est pourquoi je publie ce billet, mais seulement parce que je sais que d’autres viendront remettre en question, non pas les faits – qui sont avérés – mais l’approche, qui pourrait être plus consensuelle.

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Pourquoi le Grand Tournant est automatiquement un Grand Défi et pourquoi nous serons probablement absents de la Phase II – (retranscription)

Retranscription de Pourquoi le Grand Tournant est automatiquement un Grand Défi et pourquoi nous serons probablement absents de la Phase II. Merci à Olivier Brouwer.

Bonjour, nous sommes le mardi 30 septembre 2014. Et ce dont je voudrais vous parler, je vais lui donner le titre [suivant] : « Pourquoi le Grand Tournant est automatiquement un Grand Défi et pourquoi nous serons probablement absents de la Phase II ». Ce qui m’a fait penser à cela, ce sont deux articles qui sont à la une du journal Le Monde en ligne.

Le premier article, c’est un article consacré à une fermeture éventuelle de la centrale nucléaire de Fessenheim. Il y a un rapport de deux parlementaires affirmant qu’une fermeture serait trop chère, en particulier du fait qu’une compensation financière très importante devrait être consentie à EDF au cas où une fermeture aurait lieu.

Et la seconde nouvelle, c’est une nouvelle relative à la situation en Chine, où un dirigeant chinois important a déclaré, à propos des manifestations essentiellement d’étudiants à Hong-Kong, que leurs exigences en matière de démocratie, d’extension de la démocratie, faisaient d’eux des « extrémistes politiques ». Et je ne sais plus si c’est le même ou si c’est un autre [dirigeant chinois] qui a ajouté un commentaire du type : « de toute manière, on sait exactement qui vous êtes. » Voilà.

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À la rédaction de Science et vie, à propos de « Accident nucléaire. Comment la France s’y prépare », par Un irradié non consentant

Billet invité.

À la rédaction de Science et vie

Aux sieurs Vincent Nouyrigat et Frédéric Pajak

Messieurs,

C’est avec un dégoût mêlé de pitié que j’ai aperçu la une de votre magazine (Accident nucléaire. Comment la France s’y prépare). Afin de connaître plus en détail l’étendue de ce désastre culturel et politique – en attendant la catastrophe radiologique annoncée – je me suis forcé à lire cette chose.

Je sais depuis longtemps que le monde radioactif dans lequel les experts de la question entendent nous faire vivre se déploie inlassablement depuis Los Alamos, en dépit de tout. Je sais aussi que l’État, en France, est actionnaire majoritaire de l’industrie nucléaire, y compris et surtout de l’armement, dont les réacteurs fabriquent, entre autres, le plutonium et autres saletés qui lui sont nécessaires. Je sais aussi que les Français, en dépit de la terreur qu’une industrie de la radioactivité suscite chez tout humain un peu conscient de la vie et des enjeux, sont fiers comme des coqs de leur « savoir-faire » nucléaire et de leur armement. Ils pourront toujours venir pleurnicher, le moment venu, sur leurs cancers et leurs beaux terroirs détruits avec le même savoir-faire.

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PLEASE ! UNE BONNE NOUVELLE !, par Olivier Brouwer

Billet invité.

Bonjour Paul,

Tu nous as demandé si aujourd’hui nous avions « le moral ». Une partie de ma journée est passée (entre autres) à :

1. Ecouter ton interview sur France Info : les robots sont prêts à nous remplacer.

2. Lire l’article de Jacques Seignan sur la « Tsar Bomba » (dont j’ai appris l’existence à cette occasion) et aux « Frankenvirus ».

3. Dans la foulée, j’ai enchaîné sur YouTube (par la magie des propositions successives) :
La video proposée par J. Seignan sur la bombe « Tsar »,
– Un reportage d’Arte sur les fûts de déchets nucléaires dans l’Atlantique, puis sur les trois sous-marins nucléaires russes coulés dans l’océan arctique, trois bombes à retardement que le Monsieur chargé de la sécurité de la mer à l’AIEA (dont je ne donne pas le nom par charité chrétienne) ne juge pas utile de faire renflouer,
– Un reportage d’Arte (très bien documenté au demeurant) sur les causes de l’accident du réacteur n° 1 de Fukushima, qui sont – comme toujours dans ce genre de cas – un enchaînement de concours de circonstances où des économies de bouts de chandelle ont fait office de « politique de sécurité »,

4. « Réalité comptable et vérité »,

5. Le record du monde du Rubik’s Cube,

6. « Les vrais aventuristes de la politique », par F. Leclerc.

Ma conclusion : heureusement qu’un moral bas me pousse à en faire davantage et que chez moi, c’est bas de plafond, parce que sinon je me retrouverais comme dans le dessin de CoCo, le type qui dit « c’était super la conférence de Paul Jorion ! » (si tu vois ce que je veux dire…)

Ceci était une supplique pour une bonne nouvelle.

Please ! Une bonne nouvelle ! Je ne sais pas moi, quelque chose sur la sagesse humaine, par exemple (si ça existe encore, ou si ça s’est mis à exister « sui generis »…)…

A bientôt,

Olivier

CoCo 3
© CoCo

Paul Jorion : Une bonne nouvelle, Olivier ? Notre espèce ne changera pas de cap si un sentiment de panique ne s’installe pas (nous en sommes à interdire à un automobiliste sur deux de rouler pour une journée quand l’air est devenu irrespirable, c’est dire si nous en sommes loin !). Merci pour ta contribution modeste à cette tâche indispensable ! Comme je l’ai dit à la Gaîté Lyrique et comme je le répète depuis : « Notre responsabilité vis-à-vis des générations futures ? Faire qu’elles existent ! »

pollution
 

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LE PROCESSUS « CULTUREL » DE REPRODUCTION / SÉLECTION « NATURELLE », par Jean-Baptiste Auxiètre et Paul Jorion

Quand Darwin parle de « sélection naturelle », le processus implicite, sans lequel il ne pourrait y avoir sélection de certaines des combinaisons obtenues, est bien entendu la reproduction qui s’opère elle à proprement parler naturellement, c’est-à-dire mécaniquement.

Il en va en réalité de même pour ce que fabrique l‘homme : il ne produit pas véritablement à dessein, il produit au contraire « tout », c’est-à-dire l’ensemble de toutes les combinaisons possibles et, toutes les combinaisons qui « fonctionnent » trouvant nécessairement un acheteur, elles sont reproduites.

L’homme se contente de poursuivre, de manière « culturelle » et il faut entendre par cela, simplement : « au-delà du biologique », la dynamique de la sélection naturelle. Par ailleurs, l’homme se révèle incapable d’exercer le moindre contrôle, la moindre maîtrise, sur ce processus « culturel » de reproduction / sélection « naturelle », l’épithète « naturelle » renvoyant précisément à l’absence de choix, au fait que tout est tenté, et que tout ce qui « fonctionne » est reproduit.

Bien sûr, comme pour notre destin individuel et ses multiples péripéties, nous, êtres humains, sommes toujours capables de produire a posteriori un discours justificatif mettant en scène une intention préalable, un « but », que l’effet produit et constaté aurait en fait « réalisé », et un « choix » opéré entre différents buts possibles (*). Pour vous en convaincre, consultez votre quotidien imprimé ou en ligne, où vous trouverez des justifications érudites des O.G.M., du nucléaire civil, des armes de destruction massive, physique, chimique, et aujourd’hui, biologique, etc. en dépit du fait qu’avec eux le péril pour l’espèce grandit à chaque jour qui passe.

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SONT-ILS DEVENUS FOUS ? LA RÉPONSE EST : OUI !

L’origine probable d’un tremblement de terre en novembre 2011 en Oklahoma, d’amplitude 5,7 sur l’échelle de Richter, est l’injection d’eaux souillées sous-produits de l’industrie du gaz de schiste.

Un résumé de l’article se trouve ici.

Problème pour les enfants des écoles : Sachant qu’un incident sérieux dans une centrale nucléaire ne peut se produire qu’une fois tous les 5.000 ans, qu’un tremblement de terre induit par des injections d’eaux souillées sous-produits de l’industrie du gaz de schiste ne peut avoir lieu qu’une fois par siècle, et qu’il n’y a que 500 centrales nucléaires à la surface de la terre, calculez la date de la première catastrophe nucléaire provoquée par un tremblement de terre causé par l’extraction du gaz de schiste.

P.S. Si la date découverte tombe dans la semaine qui vient, mettez-vous en rang et quittez la salle de classe en bon ordre.

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La vie quotidienne début 2013 au Japon : comment protéger ses enfants de la radioactivité ?, par Marc Humbert

Billet invité.

Je suis revenu du Japon, fin août 2012 après un séjour de 4 ans et je viens d’y passer une quinzaine de jours entre la mi-décembre et le début janvier. Les populations d’une grande partie de l’Est du Japon donnent l’impression de vivre comme si la radioactivité n’existait pas, mais quand on quitte les routines quotidiennes et que les langues se délient, on perçoit l’immense angoisse de fond et la profonde opposition à la remise en marche d’une production d’énergie nucléaire. Les sondages évaluent cette opposition à plus de 60%. Quand on en rencontre des familles jeunes avec enfants, le malaise est pire et les mamans vivent très mal cette situation, surtout si elles sont restées à moins de 100 km de la centrale. Même en vivant plus loin, comme nombre de celles qui habitent à Tokyo, elles s’inquiètent pour leurs jeunes enfants. Je vous livre ci-après quelques témoignages directs et d’autres lus dans les journaux et transcrits depuis mon retour.

« J’ai cru que j’allais perdre la tête » se souvient Minaho KUBOTA, en répondant à un interview récent, publié le 31 décembre par le Japan Times. Aussitôt après la menace radioactive elle est partie se réfugier très loin, à Naha, sur la principale île de l’archipel d’Okinawa, à 2 500 km de Fukushima. « Je sentais que je n’aurais eu aucune réponse à donner à mes enfants si, une fois grands, ils en venaient à me demander : Maman, pourquoi n’es-tu pas partie ? ».  Cette pensée taraude des centaines de milliers de mères au Japon, pas seulement celles qui se trouvaient les jours qui ont suivi le 11 mars à quelques dizaines de kilomètres de la centrale, mais une grande partie de toutes celles qui vivaient dans l’Est du Japon.

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FUKUSHIMA : LES ROBOTS AVEC NOUS ! par François Leclerc

Billet invité.

Les partisans de la relance de l’électronucléaire japonais sont à la recherche d’une stratégie de communication. Ils constatent que le terrain de la mesure de la contamination est défensif et scabreux et ne peut donner lieu qu’à des déconvenues, le rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à la santé, Anand Grover, venant de recommander aux autorités japonaises d’y associer les « communautés locales », afin de réduire leur dépendance aux experts, car ceux-ci ne connaissent « qu’une partie de la solution ». Celui de la décontamination des vastes régions entourant la centrale l’est également, car la tâche se révèle dantesque au fur et à mesure qu’elle est censée progresser et qu’elle se réduit à des faux-semblants. Aux dernières nouvelles, les conifères concentreraient la pollution, avec comme conséquence que la seule solution serait de raser les nombreuses forêts de la région ! Déjà que l’on ne sait que faire des masses de terres et de végétaux arasés dont aucune municipalité ne veut sur son territoire…

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TU N’AS RIEN COMPRIS À FUKUSHIMA, par Cédric Chevalier

Billet invité.

Le récent billet publié par Paul Jorion sur son blog, intitulé Tu n’as rien vu à Fukushima, aborde de manière concomitante d’intéressantes questions mathématiques, économiques et philosophiques. Jorion examine cette réalité complexe et à échelle multiple qu’est la gestion du risque par les individus, les sociétés (au sens social du terme) et l’espèce humaine (la réflexion au niveau de l’espèce étant devenue une question éthique pertinente depuis que la technologie permet notre suicide collectif, comme l’a montré Hans Jonas). Contrairement à ce que pourraient laisser penser des modèles désincarnés programmés directement en binaire dans des automates boursiers, la lecture correcte des informations probabilistes, loin d’être neutre, est au contraire un enjeu philosophique et politique fondamental.

C’est d’ailleurs seulement l’apparence du hasard qui a vu publié le même jour dans la revue Nature Geoscience un article relatif au tsunami qui dévasta les rives du lac Léman en 563, article largement repris par la presse ce jour-là.

Nous sommes de plus en plus nombreux à prendre conscience de ces risques, avec lesquels nous sommes désormais condamnés à vivre, pour le meilleur et pour le pire.

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