À propos de Le Monde : L’écologie face au piège de la décroissance

En commentaire de L’écologie face au piège de la décroissance, par Stéphane Lauer, éditorialiste au « Monde », j’avais écrit :

Si j’étais le lobby nucléaire je serais véritablement ravi d’avoir un « éditorialiste du Monde » comme porte-parole enthousiaste. Je me poserais toutefois la question de savoir s’il s’agit d’une pure coïncidence.

Il semblerait que mon commentaire n’ait pas su sauter hélas l’obstacle de la modération.

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31 réflexions sur « À propos de Le Monde : L’écologie face au piège de la décroissance »

  1. Il aurait été on ne plus malinois de mettre pétrolier à la place de nucléaire
    mais les âgées ne semblent pas près de se dire : Il faut de l’énergie, que consomme t on le plus? laquelle est la moins pire pour nos bronches et notre thermoregulation,? Lesquelles augmentznt de ouf? , ahhh ! médidonk peut être que le nucléaire peut devenir PAR réalisme ,écolo chez des gens SENSés.

    1. D’ailleurs à propos de ce sujet les Japonais ne semble pas tout à fait déraisonnable malgré leur territoire à risque. Et si par un miracle les Français n’avait pas mis un peu le paquet dessus auparavant on serait totalement hors course. Enfin peut-être que je me trompe(…)

  2. Du L************** M*, quelle surprise!

    Jamais, au grand jamais, je n’aurais pensé qu’une censure soit possible. Attention, je ne parle pas de censurer un Gilet Jaune, un gauchiste romantique ou n’importe quel hurluberlu incapable d’aligner 3 mots sans se réclamer d’un idéologue euro-asiatique parfaitement inconnu. Avec Paul, rien de tout cela, comme on peut le constater.

    Peut-être l’esprit du commentaire de Paul dépassait les limites communément admises de l’ironie pour s’approcher dangereusement du sarcasme.
    Ce journal chatouilleux pratique la confusion entre la référence et la révérence, surtout envers ceux d’où viennent les picaillons. Rien de nouveau sous le soleil.
    On va le dire autrement: le motto est ‘S’agit d’être du bon côté du manche sans trop le montrer’.
    C’est une nouvelle fois ratée. On peut remonter la trace du nerf de la guerre.

    Un question qui n’a rien à voir: L************** M*, Combien de lecteurs? Et quelle évolution de ce nombre? Quel montant de subventions?

    En tout cas, je me vois presqu’entièrement confirmé dans mes tentatives scientifiques de détournement d’emploi ( pour la lecture: L************** M*= L* M***********)
    https://www.pauljorion.com/blog/2020/03/16/facebook-les-grands-journaux-en-ligne-aux-abonnes-absents/#comment-775198

  3. Rien d’original dans ce « poulet » : c’est un condensé des niaiseries que les objecteurs de croissance se voient opposer depuis la vingtaine d’années qu’ils structurent leur pensée sur les dangers de l’illimitation voulue par le capitalisme.
    Il est désolant de voir que le « Monde » devient un des derniers refuges où peut s’étaler ce type de pensée perverse et dépassée. Pas étonnant que certains aient rebaptisé le canand l' »im-Monde ».

  4. Je ne résiste pas de mon côté à tester amicalement la modération sur le site de Paul Jorion. Personnellement, cette vidéo m’a profondément ému et le site en seconde proposition m’ouvre l’esprit comme ici, sur ce site où je suis en train d’écrire. Voyez les liens ci-dessous et comme il est devenu complètement inutile de regarder la mauvaise télévision que l’on nous propose officiellement sur des chaines publiques ou privées, comme ailleurs d’autres nous propose de la mal-bouffe à grand renfort de publicités ineptes. L’internet est décidément vaste et plein de richesses et il y a toutes latitudes pour penser, sentir et agir :

    1/ Chaine Web : « Le Rendez-vous des futurs  » / Invités Anne Rumin et Yves Cochet : « Qu’est-ce que la collapsologie ? » :
    https://www.youtube.com/watch?v=tldrY-vxrqM&feature=emb_rel_pause

    2/ Propositions pour un Retour sur Terre : https://www.terrestres.org/2020/04/30/propositions-pour-un-retour-sur-terre/

      1. Je voudrais juste signaler que c’est un peu fort de café pour des personnes qui ont autant profiter des 30 glorieuses Si ecolo .
        prenez la marche. C’est pour vous hein 🙂

      2. @Lucas ne soyez pas vexé ! D’une, Paul n’aime pas avoir tord, de deux, il est ici chez lui et il y fait ce qu’il veut 😉

        Et pour ce qui me concerne : les Américains ont été sur la lune en 10 ans, mais ça fait 50 ans qu’on tourne autour de la fusion et on nous promets encore 50 ans de plus pour que ça fonctionne peut-être. Vous, les supporters du nucléaire, devriez aller manifester pour qu’on mette enfin le paquet sur la fusion, qui a quand même beaucoup d’avantages sur la fission. D’autant que le lobby nucléaire devrait suivre, puisqu’il devrait continuer d’en profiter grassement.

    1. Assertion répétée comme un mantra par le lobby pro-nucléaire mais loin d’être exacte:
      « L’affirmation que le nucléaire ne produit pas de CO2 peut sembler plausible parce que le réacteur lui-même n’émet pas de dioxyde de carbone. Mais s’arrêter à cette constatation serait trahir la vérité. Le nucléaire recèle en effet d’importants coûts énergétiques cachés, et les émissions de CO2 de l’ensemble de la filière sont loin d’être négligeables.
      Ces coûts énergétiques se réfèrent à l’exploitation, le raffinage et l’enrichissement du combustible (l‘uranium-235); la fabrication des assemblages combustibles; la construction, le fonctionnement et le démantèlement des centrales; le conditionnement et le stockage des déchets. L’énergie nécessaire à ces opérations est en grande partie obtenue à partir de sources d’énergie fossiles. Une partie de ces coûts
      énergétiques devra en outre être assumée par les générations futures, une fois que les centrales nucléaires auront cessé de produire de l’électricité.
      Selon la base de données GEMIS de l’Öko-Institut, les centrales nucléaires allemandes produisent 34 grammes de CO2 par kilowattheure (kWh) d’électricité produite. Ces calculs ne prennent cependant pas en compte le démantèlement des centrales et le conditionnement et le stockage des déchets. Les résultats d’autres études donnent des chiffres plus élevés, allant de 30 à 60 grammes de CO2 par kWh. »
      en 2003) émettent ainsi entre 1,3 et 2,7 millions de tonnes de CO2 par an.
      Selon une étude de l’Université de Groningen (Storm van Leeuwen et Smith, 2004), si les émissions de l’ensemble de la flière (démantèlement des centrales, conditionnement et stockage des déchets compris) sont prises en compte, une centrale nucléaire fonctionnant avec de l’uranium-235 émet environ un tiers du CO2 produit par une centrale au gaz moderne. Mais ce ratio relativement favorable n’est valable que pour
      les minerais riches en uranium. En effet, la plus grande partie du CO2 est émise lors de l’extraction et du traitement du minerai, et est proportionnelle à la richesse en uranium de celui-ci. Or, les minerais riches en uranium actuellement exploités pour faire tourner les centrales sont disponibles en quantités limitées. Au fur et à mesure de leur épuisement, l’utilisation de minerais plus pauvres augmentera l’énergie nécessaire lors de l’exploitation et le raffinage de l‘uranium. Ceci augmentera de manière drastique les émissions de CO2 par kWh produit … et finira par faire en sorte que les émissions liées à la production d’électricité nucléaire dépasseront celles liées à la production par le gaz! En fait, l’appauvrissement des minerais signifie que
      le nucléaire finira par produire moins d’énergie que si l’on brûlait directement les combustibles fossiles nécessaires à l’ensemble de ces opérations! Le nucléaire ne représente donc pas une solution à la problématique des changements climatiques. Le nucléaire produit plus de CO que la cogénération
      Il ne faut pas non plus perdre de vue que, lors de la production d’électricité nucléaire, une grande partie — environ deux tiers — de l’énergie primaire est perdue sous forme de chaleur. Il est donc également judicieux de comparer les émissions d’une centrale nucléaire avec celles d’une centrale au gaz avec récupération de chaleur (cogénération).
      Pour chaque kWh d’électricité produit, une centrale de cogénération au gaz de petite taille produit galement 2 kWh de chaleur, qui peut être valorisée. La chaleur ainsi générée permet d’économiser la production d’une quantité équivalente de chaleur par un système de chauffage autonome, ce qui permet d’économiser des émissions de CO2. Selon l’Öko-Institut, si l’on tient compte de ces économies, les émissions nettes de petites centrales à cogénération (c’est-à-dire les émissions de CO2 des centrales diminuées des émissions de CO2 qui auraient autrement été provoquées pour la production de chaleur) sont alors inférieures aux
      émissions de CO2 de l’électricité produite dans des centrales nucléaires! »

    2. Et en plus PILOTABLE.
      Croisé hier dans un « territoire à énergies positives » (c’est quoi ce machin?), champion de France des éoliennes au milieu des champs de blé, des dizaines de moulins à vent en berne.
      Pourtant les trains circulaient encore. Sans charbon.

  5. Il est certain que l’on doit changer les modes de production et de consommation.
    Une revolution.!
    Mais les révolutions ont toutes échouées, soit en se transformant le plus souvent en dictature soit finissent complètement délitées. Pourquoi?
    Je pense que promettre la décroissance, des sangs et des larmes, et même pire, essayer de les mettre en œuvre, est une erreur.
    Les révolutions échouent face « aux étals vides ».
    Il faut dès le départ réfléchir à l’envers.
    Quel est le niveau de vie , nourriture saine, éducation, santé, culture etc acceptables par la population et faire en sorte de l’assurer.
    Par la suite si on s’est pas trompés nous pouvons envisager de changer les choses.
    Ce n’est pas simple ni une sinécure.

    1. Plus qu’intéressant… pour un début?
      https://www.letemps.ch/economie/suisse-pionniere-lhydrogene

      …  » Les choses ont enfin changé l’an dernier quand, à la création de leur coentreprise HHM, Hyundai Motor Company et l’entreprise suisse H2 Energy ont scellé l’ avenir de la mobilité à hydrogène.
      Avec, pour la première fois, un business plan viable : s’allier à un distributeur de carburant prêt à investir dans la construction d’un réseau national pour alimenter des camions destinés à la grande distribution.
      Ces camions assurent la demande en carburant «hydrogène vert» à 350 bars produit localement à base de sources d’énergie renouvelable (hydraulique, solaire, éolienne) par Hydrospider, un fournisseur d’énergie suisse.
       » …

      1. Aujourd’hui H2 est récupéré de l’industrie pétroliere. Mouais…. Plus tard on pense à électrolyser l’eau, une des molécules les plus stables qui soit. Alors certes à partir du vent et du soleil qui fournissent paraît-il de l’énergie verte en oubliant tout ce que ça coûte en CO2 de construire les éoliennes et les panneaux photovoltaïques, de les maintenir, puis de les recycler.

        Mais maintenant le pompon : distribuer H2 en bouteilles de 350 bars. Autant économiser l’électrolyse et distribuer de l’air comprimé à 350 bars, ça fera aussi avancer les camions ! Tout ça parce que nos politiques sont des ignares en sciences et techniques, quelle tristesse.

        Il y a au moins 10 ans, des allemands certainement plus pragmatiques avaient envisagé plus ou moins cette voie de comprimer de l’air pour stocker l’énergie produite mais pas consommée par les éoliennes la nuit et faire fonctionner des alternateurs pendant les périodes de pointe. Beaucoup, vraiment beaucoup de pertes (comme tout le monde sait, comprimer de l’air, ça chauffe, la détendre refroidit), mais pourquoi pas, au moins ils ne passaient par l’électrolyse d’eau. Je ne sais pas si ce projet est industrialisé.

  6. Il y a quelques années, j’avais essayé sur le site du Monde de poser quelques commentaires, juste pour contredire poliment et de façon argumentée des assertions non fondées produites par des journalistes (?) de ce quotidien qui autrefois faisait référence. Jamais un seul de ces commentaires n’a « passé la rampe de la modération ». Sans doute un hasard…
    Pour ce qui est du nucléaire, dont je me considère comme un contestataire assez radical depuis maintenant 40 ans (remember Plogoff), je ne peux m’empêcher de lire avec attention, depuis quelques années, les arguments de JM Jancovici sur le sujet. On a là un pro-nucléaire convaincu, mais ce n’est pas parce qu’il ne pense pas comme nous qu’on ne doit pas le prendre au sérieux, ne serait que pour le contredire efficacement. Le Monde n’est sans doute pas le canal le plus adéquat pour ce faire, mais accepterait-il une tribune, sérieusement argumentée, et co-signée par quelques plumes ici présentes ?

  7. Je suis convaincu des vertus de la frugalité. Nous nous porterions bien mieux, et le monde aussi, si nous produisions, consommions, polluions, gaspillions moins… mais comment faire ? comment passer d’un mode à vie à un autre mode de vie radicalement différent ? comment, individuellement et collectivement, nous convertir ?

    Renoncer à un peu de superflu est à la porter de tout un chacun, nous l’avons vu lors du confinement, mais renoncer aux « bienfaits » de tous nos esclaves mécaniques, aux derniers miracles de la médecine, à la sécurité que sont censées nous donner nos armements dernier cri, à l’envie d’avoir ce que les autres ont… est une autre paire de manche… Pourtant nous devrions nous y résoudre.

    1. Salut DMB,

      Je suis assez en phase avec ton propos questionnement. Comme quoi hein ! Mais pour en sortir par le haut, je pense que seule une mise à plat mondiale et démocratique s’appuyant sur quelques principes universels communs assez répandus en fait, comme justice, égalité, amour, dignité, peut aboutir véritablement et sans trop de casse. C’est donc là en revanche où je me démarque de ton souverainisme national scrognegneu périmé, dépassé et in fine mortifère.

      Bisous.

  8. Cet article est un peu honteux pour « Le Monde », c’est du blablabla de capitalisme de collusion qui ne fait pas le bilan carbone des solutions qu’il propose (on reste dans le vieux monde) et qui appelle à « investissement », compris au sens de « subvention ».
    De plus c’est continuer dans la surenchère consumériste, (de desideratum de bobos de centre-ville), qui veut vendre et faire acheter, courir derrière le dernier gadget à la mode , tout en ayant chevillé au corps la haine de l’investissement et qui ne termine jamais les chantiers déjà en cours: la couverture d’internet et de téléphonie en France n’est toujours pas effective et nombre de territoires sont encore en zone blanche malgré le bla-bla-bla politique depuis des lustres. La nouille politique française (tout camp confondu) n’a toujours pas voulu faire respecter l’intégrité et la continuité du territoire national et l’entreprenalisme privé se garde bien, de son côté, de respecter les cahiers des charges qu’il a signés.
    Enfin Il y a les marges juteuses que propose la Chine à des intermédiaires nationaux si la 5G passe avec ses technologies d’espionite…La corruption bat son plein et les promesses de relocalisation, d’effort de recherche et développement pour se mettre à niveau et s’équiper en techno française ou européenne, sont vite oubliées . La cupidité passe devant les enjeux d’indépendance nationale et de sauvegarde du monde. La politique se fait prescriptrice de faux besoins, et le journalisme, représentant de commerce des intérêts les plus lucratifs, sous couvert de soi-disant développement de l’emploi…Emploi dont bien sûr personne ne verra la couleur à la fin, à part les Chinois…
    Le pire, en guise de dernière bouffonnerie de l’article , c’est de parler de la sociologie des villes changée par le TGV alors qu’elle s’est au contraire fossilisée dans une stratification en cercle concentrique du plus riche vers le plus pauvre, banni derrière les voies ferrées et les voies express de rocade, quand ce n’est pas à côté des stations d’épuration des eux usées…Le principe de la mixité sociale des « villes TGV » a volé en éclat face à la pression immobilière, la surenchère équipementière et d’embellissement kitch de leur centre-ville. L’écologie de marché s’y est installée en digne prolongement du libéralisme économique, venant ainsi renforcer les processus de gentrification déjà à l’oeuvre, par du verdissement des centres-ville. Non content d’avoir les plus beaux habitats et les plus grands équipements, il faut y ajouter « la campagne à la ville » pour être sûr de n’avoir plus rien à jalouser chez les autres et au contraire faire envie…Mais rien dans leur discours sur la pauvreté, la mixité sociale, le redéploiement des moyens exorbitants de la ville vers l’amélioration de leurs externalités banlieusardes et rurales ; rien sur la solidarité, et au contraire des dépenses de consommation verte conçues comme un luxe que ne peuvent pas se payer « les autres », mais qui permet de leur faire la leçon … Bref l’écologie comme dernier « hapening » à la mode, qui se conçoit comme un consumérisme de plus puisque sans accessibilité économique et sans démocratisation des moyens de « verdissements » (isolation, équipement énergétique…etc.), sans équité, donc sans redistribution/redéploiement vers les zones nécessiteuses. Dans ce cas, elle reste un luxe similaire aux produits de chez Cartier ; (un « must » = ce que l’on « doit » avoir pour se faire « voir » et « reconnaître »); donc un truc de « m’as-tu-vu »…
    On est donc loin dans cette écologie là, d’un système de réflexion à instaurer en amont de toute action pour cadrer les possibles (et sortir de l’improbabilité de l’insoutenabilité). On est loin aussi de la moindre pensée sociale, pouvant garantir une efficience environnementale: on ne démocratise pas les possibilités d’écologismes offertes aux uns pour les diffuser aux autres ; on punit même « ceux-qui-ne-peuvent », pour les sortir du monde et empêcher qu’ils ne ruinent par leur existence les visées globales dans lesquelles un petit nombre se croit sanctifié par des calculs très fallacieux, et très nombrilistes…
    Enfin , le fait que la modération devienne censure, se voit partout dans les médias aux logiques de boutiquiers ; c’est d’ailleurs un excellent révélateur d’intentionnalités cachées…

    1. Encore une fois, en accord avec vous.
      Vous avez les talents d’un observateur et mémorialiste, pour le futur…

      Aparté:
      Que la Ville (urbs) racle la campagne environnante et en tire sa richesse n’a rien de nouveau. C’était le motus operandi des villes grecques -expansion culturelle grecque soutenue par Rome- au Moyen-Orient entre le 1.er et le 3.ième siècle après J.C. Ça a donné de très belles ruines en Egypte, Syrie romaine, Anatolie… Elles attirent maintenant les chèvres et les touristes.
      Que seront nos ruines dans 1000 ans?

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