Étiquette : pacte de stabilité

  • C’EST LA FIN DES PROLONGATIONS, par François Leclerc

    Billet invité.

    A Bratislava, les hautes autorités européennes ont bâclé leur prestation, à peine rehaussée par une croisière sur le beau Danube pour un « déjeuner de travail ». Afin de redonner « un nouveau souffle » à l’Europe, les 27 vont retenir le leur jusqu’en mars prochain à Rome, à l’occasion du 60ème anniversaire des traités fondateurs de l’Europe, où ils se sont donné rendez-vous pour conclure leurs réflexions. Angela Merkel et François Hollande ont tenu une conférence de presse à laquelle Matteo Renzi a refusé de s’associer.… Lire la suite…

  • CES BANQUES QUI NE FONT PLUS PARLER D’ELLES, ET POURTANT… par François Leclerc

    Billet invité.

    Les grandes banques américaines étudient la possibilité d’engager une action en justice contre la Fed, apprend-on dans les colonnes du Wall Street Journal. Rejoignant leurs consœurs européennes, mais en empruntant d’autres chemins, elles entendent elles aussi obtenir un assouplissement des contraintes qui pèsent sur elles sous la forme d’un contrôle moins pesant.… Lire la suite…

  • LA FLEXIBILITÉ TOUTE POLITIQUE DU PACTE DE STABILITÉ, par François Leclerc

    Billet invité.

    « Les règles du Pacte de stabilité ne doivent pas être remises en cause », s’est cru obligé de préciser le commissaire Pierre Moscovici ce matin, balayant ce qu’il a qualifié de « beaucoup d’exagérations et de spéculations ». Avec l’Espagne, l’Italie et la France dont les gouvernements font plus ou moins subrepticement le contraire, on a quelques difficultés à le croire !… Lire la suite…

  • Pacte de Stabilité : l’erreur économique fatale ?, par Bruno Colmant

    Billet invité. Également publié ici sur son blog.

    En économie, on distingue souvent la politique de l’offre de celle de la demande.

    Stimuler la politique de l’offre vise à flexibiliser les coûts de production et à assouplir les contraintes qui portent sur l’offre de biens et de services.

    La politique de la demande concerne, quant à elle, une orientation keynésienne. Il s’agit de stimuler la demande de biens et de services par une augmentation des investissements et de la consommation publics, destinée à entraîner une augmentation de la demande privée (également au travers de transferts sociaux et de moindres prélèvements fiscaux).… Lire la suite…

  • IMAGINE, demain le monde : Pourquoi travaillons-nous ? Pour payer les intérêts !, N° 106 novembre – décembre 2014

    IMAGINE, demain le monde, mais aujourd’hui en librairie. Ma première chronique pour ce magazine.

    Pourquoi travaillons-nous ? Pour payer les intérêts !

    J’ai des amis décroissantistes qui me disent : « Regardez ce qui se passe : nous épuisons chaque année une Terre virgule six, il faut absolument arrêter ça : on renverse la vapeur et au lieu de croître, eh bien, on décroît ! »

    Je leur réponds : « Vous avez mille fois raison mais si on décroît, qui va payer les intérêts ? »… Lire la suite…

  • ALLEMANDS, FRANÇAIS ET ITALIENS FILENT UN MAUVAIS COTON, par François Leclerc

    Billet invité.

    Exit la Grèce, le Portugal, l’Irlande et l’Espagne, abonnés de la rubrique des désastres et des plans de sauvetage improvisés et relégués en fond de scène, les grands de l’Europe préparent leur entrée sur le plateau et ce ne sera pas sous les acclamations !

    L’Allemagne n’est plus le havre de prospérité qu’elle était, chargée d’entraîner derrière elle la zone euro, et pourrait connaître une contraction de son PIB, avant même que ne se fassent pleinement sentir les effets de la crise ukrainienne qui vont particulièrement la toucher. La production industrielle, dont les chiffres restent le premier indicateur de la santé du pays, a diminuée et n’a connu depuis qu’un faible rebond.… Lire la suite…

  • LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 10 AOÛT 2012

    Message à M. Ayrault, premier ministre français, sur la « Règle d’Or ».

    Ma chronique du Monde-Économie : « La Règle d’Or, cette blague de potache »

    Sous la direction de Christian Walter, Nouvelles normes financières, Springer 2010

    Sur l’histoire de la modélisation, mon Comment la vérité et la réalité furent inventées, Gallimard 2009… Lire la suite…

  • LE TEMPS, « Nous sommes en train de mettre en place une machine à créer de l’hyperinflation », le 12 mai 2012

    Mon entretien avec Sébastien Dubas

    Avant de retourner chez lui en Bretagne, Paul Jorion a fait escale, jeudi dernier, au « Club 44 » de la Chaux-de-Fonds pour donner une conférence. L’occasion d’évoquer avec cet économiste connu pour avoir prédit la crise des subprime, l’avenir d’un système capitaliste qu’il décrit comme étant « à l’agonie ».

    Le Temps : La fin programmée du « Merkozisme », autrement dit de l’austérité comme seule issue à la crise de la dette, est-elle une bonne nouvelle pour la zone euro ?

    Paul Jorion : Depuis qu’on a commencé à parler des problèmes de la Grèce, en décembre 2009, les décisions politiques ont toujours été prises avec au moins six mois de retard.… Lire la suite…

  • POLITIS.fr, « La perte du triple A entraîne la France dans une machine infernale », lundi 16 janvier 2012

    « La perte du triple A entraîne la France dans une machine infernale »

    Politis.fr : La perte du triple A est-elle une catastrophe ?

    Paul Jorion : À l’intérieur du système tel qu’il est, oui. Mais la catastrophe est liée au pacte de stabilité européen. Parce que cette règle est écrite de telle manière que les taux exigés pour emprunter ne doivent pas être supérieurs au taux de croissance. Le déficit maximum est en effet calculé en fonction du PIB et non pas des recettes de l’Etat. Si le taux d’intérêt s’élève au dessus du taux de croissance le rapport dette / PIB se dégrade inéluctablement.… Lire la suite…

  • LE MONDE-ÉCONOMIE, La règle d’or, cette blague de potache, lundi 9 – mardi 10 janvier 2012

    La règle d’or, cette blague de potache

    Certaines notions élémentaires du calcul économique semblent curieusement étrangères aux dirigeants des nations constituant la zone euro. Ceci les conduit à éroder les principes démocratiques et à précipiter la fin de la monnaie commune.

    L’instrument pousse-au-crime est le Pacte de stabilité et de croissance européen exprimant déficit annuel et dette souveraine en termes de points du Produit Intérieur Brut (PIB) et leur fixant des seuils : 3% maximum pour le déficit, 60% pour la dette cumulée.

    Or le principe du Pacte, et de la « règle d’or » que l’on en tire, recèle une erreur grossière.… Lire la suite…

  • LE MONDE-ÉCONOMIE, Comment on assassine l’euro, lundi 9 – mardi 10 janvier 2012

    Je parle du Pacte de stabilité et de croissance européen et de la « règle d’or », ou « Comment une blague de potache fondée sur une aberration logique entraîne la zone euro par le fond ».

    Certaines notions élémentaires du calcul économique semblent curieusement étrangères aux dirigeants des nations constituant la zone euro. Ceci les conduit à éroder les principes démocratiques et à précipiter la fin de la monnaie commune.

    L’instrument pousse-au-crime est le Pacte de stabilité et de croissance européen exprimant déficit annuel et dette souveraine en termes de points du Produit Intérieur Brut (PIB) et leur fixant des seuils : 3% maximum pour le déficit, 60% pour la dette cumulée.… Lire la suite…

  • BFM Radio, lundi 10 mai à 10h46 – La Grosse Bertha

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Alors, est-ce vraiment depuis hier « Un pour tous, tous pour un » ? On a en tout cas rassemblé 750 milliards d’euros. Autrement dit, on a sorti la Grosse Bertha.

    Qu’est-ce qui s’est passé ces jours derniers ? Eh bien, tout ce à quoi on aurait dû penser à froid, au moment où l’on mettait en place la zone euro, on a été obligé de le résoudre à chaud, dans la précipitation et en courant dans tous les sens. Le texte du Traité de Lisbonne, tel qu’il a été rédigé, étant inutilisable, on a été obligé de le contourner par des astuces comme un SPV (Special Purpose Vehicle), une structure ad hoc à qui on prête de l’argent et qui elle, l’utilisera ni vu ni connu, sa spécificité étant qu’elle a le droit de faire toutes les choses qu’on s’était interdit de faire à soi-même.… Lire la suite…

  • Vers un retour à la récession ?, par Jean-Pierre Pagé

    Billet invité.

    Le nouveau tournant de la crise se précise. Pourra-t-il être évité ?

    Après l’ouverture des vannes provoquant, avec la bénédiction du FMI, l’inondation de liquidités pour débloquer le système financier mondial menacé de faillite et enrayer la récession, c’est, avec la prise de conscience de la nécessité de lutter contre la montée de l’endettement public, le risque d’un retour à un processus de contraction de l’activité économique qui nous menace maintenant. Cela mérite que l’on s’y attarde.

    En premier lieu, on a tendance à oublier que, sous l’effet mécanique de la récession qui a touché tous les pays de l’Europe (à l’exception de la Pologne), ainsi que les Etats-Unis, les recettes fiscales de ces pays se sont considérablement réduites.… Lire la suite…