LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 10 AOÛT 2012

Message à M. Ayrault, premier ministre français, sur la « Règle d’Or ».

Ma chronique du Monde-Économie : « La Règle d’Or, cette blague de potache »

Sous la direction de Christian Walter, Nouvelles normes financières, Springer 2010

Sur l’histoire de la modélisation, mon Comment la vérité et la réalité furent inventées, Gallimard 2009

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191 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 10 AOÛT 2012 »

  1. Je comprends qu’il puisse y avoir une (grosse) différence entre gens experts et gens compétents, mais j’ai du mal à croire que le gouvernement, et tous ceux qui gravitent autour soient tous des incompétents au point d’emmener la France sur un chemin dont ils ignorent les pièges et les dangers
    Je pense plutôt que tous ces dispositifs, règle d’or, traité de Lisbonne, OMC, Troïka, FMI, etc…sont autant de mécanismes mis en place pour changer les rapports de force entre travail et capital, et surtout, rendre très difficile tout retour en arrière. Comme le dit F Lordon changer les structures pour changer les rapports de force.
    Qu’ils ne maîtrisent pas totalement les événements qu’ils provoquent, c’est l’évidence, vu la complexité des inter-actions. Mais pour ne prendre que l’exemple de la désindustrialisation, c’est bien une politique concertée, et menée tant par la droit que par la gauche depuis 25 ou 30 ans qui nous y conduit. Ce n’est pas de l’incompétence, c’est un choix politique visant à l’enrichissement sans limite d’une classe sociale.
    Je pense que vous sous-estimez le facteur politique, comme si nos gouvernants (politiques + banquiers + groupes du CAC 40) n’étaient animés que par des motivations gestionnaires et technocratiques.

    1. l’enrichissement sans limite d’une classe sociale…

      Et la paupérisation du reste de la société …

      Nous savons comment tout cela s’est terminé. 1789, etc,

    2. @MerlinII.

      C’est plus subtil que ça, bien que la formulation de Paul soit quelque peu confusante.

      Ainsi les experts qu’il oppose aux gens compétents ne sont pour autant pas foncièrement incompétents. Simplement, le statut d’expert et surtout le système qui amène à l’obtention de ce statut (la cooptation) est ainsi fait que le paramètre majoritairement retenu n’est pas la compétence, mais comme Jorion le suggère, plutôt l’entregent des candidats, soit notamment leur capacité à se compromettre sur à peu près tout pour rester tant bien que mal dans la ligne idéologique définie par le groupe.

      Ces gens ne sont donc pas à proprement parlé incapables de comprendre qu’ils profèrent des âneries à longueurs de temps, mais plutôt ils ont l’interdiction – éventuellement implicite – de dénoncer des aberrations soutenues par leurs pairs, sous peine d’être exclus du groupe (et d’ainsi perdre les avantages afférents).

      Or il s’agit bien là d’un problème structurel, une norme sociale, qu’on ne retrouve d’ailleurs pas que chez les experts mais également au sein des partis politiques, syndicats et autres groupes du même ordre, toutes tendances confondues.

      D’un point de vue plus général, cela semble indiquer que de telles structures sont très mal conçues pour s’inscrire dans un processus réellement démocratique, puisque la démocratie peut se résumer à un appel à la diversité tandis que ces groupes ne peuvent fonctionner qu’en réduisant cette dernière à sa plus simple expression.

      1. L’aveuglement, le refus maladif de penser autrement, cela existe aussi. Vont avec la certitude d’avoir raison, d’être dans le vrai et au bout du compte le refoulement d’une vérité trop douloureuse…

      2. Or il s’agit bien là d’un problème structurel, une norme sociale…

        C’est Marx je crois, qui disait que l’idéologie dominante c’est l’idéologie de la classe dominante
        La règle d’or est un outil d’asservissement de plus qui a l’avantage de se présenter comme une règle purement technique et de bon sens, mais qui en réalité permet, même à un parti dit socialiste de revenir – mécaniquement, organiquement – sur les acquis sociaux, dont on verra les conséquences d’ici peu via la réduction obligatoire des budgets de l’État
        La maigre augmentation des recettes ne servant qu’à donner le change aux électeurs et à gagner du temps

      3. @Mrerlin II et Dissonance :
        Il me semble que vous avez raison : La perversité est dans la structure …celle ci (structure de groupe hypertrophié et centralisé) induit la démesure (Ubris) du pouvoir . Le pouvoir est dans la structure .
        Une autre remarque : ce pouvoir se sert du pouvoir des individus (a tous les stades) . Et la durée de vie et donc longueur de vue des gens aux postes décisionnels est tres limité ( rarement plus de 5 ans).Cette courte « vue » induit une prospective a court terme …….Les système complexes qu’ils tentent de maitriser sont incontrolables ..mais un feed back a court terme peut faire illusion (empècher l’ explosion) meme s’il induit des déviances ultérieures plus graves .
        La sortie du système morcelé originel a gestion complexe , en usage dans le reste des systèmes vivants est la cause de ces dé-boires ….le pouvoir est contraint par la taille restreinte du groupe pour lequel l’ individu est formaté .

    3. Pour moi c’est justement la politique politicienne, ce désir fou d’être (ré)élu qui explique la cécité et l’autisme de nos « élites » qui prennent toujours des décisions en les jugeant à l’aune de leur poids électoral. Si les « experts » étaient compétents, quelque soit le domaine, ça se saurait. Voir le principe de Peter…..

    4. Paul Jorion,
      Avec tes 18 ans chez Countrywide, tu es juste un mafiosi repenti.
      Sauf que les repentis, ils finissent pas prof à Ixelles, et après avoir craché leur valda, ils la ferment.
      On est un paquet pas trop dupe de ta duperie.

  2. quand j’étais petite je voyais souvent ce qui ne tournait pas rond
    mais comme j’étais petite on ne m’écoutait même pas
    plus grande pareil
    il n’y a pas si longtemps j’ai dit à un marin » il me semble que par là on risque de s’ensabler vu la couleur de la mer »
     » tu n’y connais rien , le marin c’est moi » on s’est ensablé
    rien n’a changé
    j’ai tél aux autorités concernant le problème majeur et les conséquences prévisibles d’un dépassement de mortalité des abeilles de 75% en 2 ans
    on m’a dit  » on attend les chiffres de fin d’année. » et puis on n’a pas de sous pour une action non chiffrée. sachant que le prix à sortir équivalait au prix d’un traitement simple( 10 euros, pas grand chose et que le prix des essaims à triplé soit 10 fois plus chers en trois ans et que l’année prochaine la question du prix ne se posera pas, il n’y en aura quasiment pas à vendre au regard de la demande,ce qui occasionne dès à présent des pillages en bandes organisées entre de la frontière allemande sur la France)
    j’ai répondu il nous reste 2 mois pour agir après nous nous engageons pour une récession très difficile à surmonter qui aura des conséquences en double cascade sur deux ans (bisannualité d’un certain nombre de plantes), provoquant un affaiblissement des ressources à long terme qui empêchera la reprise en elle-même et aura maintes conséquences jamais vues sur les troupeaux ruminants. compte tenu de la non prise en compte du seuil à partir duquel on commence à compter les pertes qui est déjà lui même bien en dessous d’une réalité optimale.
    mais non, ce n’est pas la même chose il s’agit d’un virus « inconnu »…
    curieusement la nature suit l’économie humaine dans sa gestion inconséquente

    avez vous tenté d’écrire à Ayrault en direct? parce qu’il est possible que des serviteurs zélés qui font tout sauf se mouiller pour ne rien craindre pour eux mêmes ne transmettent pas l’info
    quand il y a urgence il n’y a pas de mal à passer pour un emmerdeur
    l’adresse du premier ministre
    http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/ecrire

    la vie de prophète c’est compliqué ,c’est un métier à risque…
    la peur met en jeu des réflexes de survie qui peuvent être salvateur
    mais rétrécit aussi le champ de vision à l’objet de la peur immédiate occultant une analyse de perspectives de fuites

    1. Et le réseau Avaaz.org ?
      Il est possible de créer de nouvelles pétitions, celle-la pourrait fonctionner au vue de la puissance rédactionnelle de l’équipe du blog (qui saura nous mitonner un texte explicatif de poids et simple à comprendre pour le plus grand nombre) ainsi que le nombre de lecteurs du site (il pourrait même être diffusé à l’international) !

      Le lien :
      http://www.avaaz.org/fr/petition/?hp

      Bien à vous.

      1. Tapies au milieu des causes consensuelles promues par Avaaz (Amazonie, réchauffement., « enfermez les banquiers »…) on trouve bien entendu les priorités de la politique américaine actuelle et en particulier la Syrie. Par ailleurs les causes réellement promues sont celles figurant en première page du site (une dizaine) .Votre cause démocratique à vous, la pétition que vous aurez initiée ira se noyer dans un petit panneau défilant où se succèdent environ 20 causes par minute. Hé oui la démocratie moderne sera visible ou ne sera pas (Rupert Murdoch, joke). Il faudrait demander à Avaaz comment ils sélectionnent les causes figurant en gras sur le portail et si c’est au nombre de signatures, comment ils vérifient l’authenticité des signatures…

      2. Avaaz est une connerie de plus usinée outre-Atlantique, adaptée à la génération « je clicke donc je suis », qui ne differe en rien dans son but de tous les machins de lobbying aux consequences usuellement meurtrieres à la national endowment for democracy et compagnie. Dire qu’il suffit de marquer en gros « citoyen » et de mettre du slogan pret à s’indigner partout et de promettre de sauver des chti nenfants (en leur balancant des missiles de drones dans la gueule ?) pour que tout le monde tombe dans le panneau, triste epoque…

      3. @rototo
        Pas entièrement d’accord. Avaaz c’est un moyen simple et pratique de donner un mandat clair aux politiques, la voix de leurs administrés en quelque sorte ; voix qu’on entend pas vraiment sinon, vu qu’on leur lâche la bride pendant de longues années après les avoirs élu au mieux sur un programme édulcoré qui ne sera guère suivi, au pire sur leurs gueules. Apres, que la « ligne éditoriale » d’avaaz ne soit pas tjs en accord avec celle du maître des lieux, c’est indéniable. Toute structure induit ses propres limites même ce blog. Mais bon, comme dit souvent Paul, ne pas jeter le bébé….

  3. Bien sûr que la règle d’or est une vaste fumisterie.
    Basic rabbit m’a répondu il n’y a pas longtemps que « l’homme a besoin d’une forme d’économie parce qu’il est un animal sociable ».
    Je veux bien, mais la seule économie qui devrait être c’est celle qui permettrait de pouvoir vivre l’esprit tranquille, c’est à dire en étant assuré d’avoir de la nourriture, de l’eau, des vètements, un toit, des soins en cas de maladie, de l’éducation et d’avoir une « vie sociale » c’est à dire la possibilité de se rencontrer pour se parler, s’entraider, se divertir.
    Le chiffon « Le meilleur des mondes » est brandi comme un épouvantail alors que c’est la description de ce que nous vivons à l’heure actuelle.
    Il n’y a pas eu besoin d’un conditionnement hypnotique pour faire accepter le fait que les zélites richissimes doivent gouverner le monde et que chacun doit rester à la place que la société lui a attrbuée et que ceux qui ne s’adaptent pas seront éliminés.
    Il suffit de constater le nombre navrant de commentaires, sur les blogs ou les forums, du style « il y aura toujours des riches et des pauvres ».
    Il y a encore pour certains un peu de bagarre pour atteindre un niveau de vie acceptable selon ses aspirations, mais pour tous ceux qui l’ont atteint c’est « tina » et ils s’accrochent désespérément à leur rocher durement acquis.
    Le fait que d’autres coulent à leurs côtés ne les trouble pas, puisque c’est dans l’ordre des choses,
    Une fois les inutiles éliminés, la société bien organisée en strates bien définies le meilleur des mondes sera installé, les restants étant contents de leur sort quelqu’il soit.
    1984 et Le meilleur des mondes ne sont pas des oeuvres futuristes, c’est ce que nous sommes en train de vivre, nous ne le voyons pas parce que les choses ne sont pas aussi tranchées que dans ces livres, cela ne saute pas aux yeux, pourtant ce n’est pas la description de là où nous allons ou risquons d’aller, mais bien de là où nous sommes.

    1. En fait de règle d’or, nous vivons la fin d’un âge d’or
      Et nous le savons (et pas seulement de Marseille comme disait P Desproges)

      1. Ils confondent or et plomb nos alchimistes du Dimanche. Donc ils nous ont pondu une règle de plomb platinée or anticontracyclique. Ceci dit les experts ne sont pas tous nuls, ce sont seulement les nuls qui intriguent qui sont écoutés…

        Le PIB n’est qu’un élément permettant d’évaluer les recettes à venir, certainement pas le seul.
        Évidemment, tout comptable sait que le CA n’est pas en soit le seul indicateur. Par exemple, tous les pays n’ont pas le même coût de la dette et bien d’autres choses. De plus le PIB est un indicateur très flou, et cela nombre d’économistes l’ont signalé. Sans compter qu’on peut faire du PIB en s’endettant à perte, c’est à dire sans aucun retour sur investissement quand par exemple une bulle éclate. En physique on évalue toujours l’incertitude d’une mesure, j’invite les politiques à méditer sur le sujet pour ne pas se faire enfler par des économistes en quête de sinécures.

        Si les entreprises étaient gérées avec une telle approche, elles auraient toutes coulé.

        Ca montre que les politiques qui ont avalé une telle couleuvre n’ont aucune expérience de gestion ne serait ce que microéconomique, alors on imagine quand on passe au macroéconomique…

        Merkel, Hollande, Sarko et le reste, c’est quoi ? Une physicienne, un énarque, un avocat, tous reconvertis dans le brassage de vent aux frais du contribuable. Ils ont jamais produit un clou ni eu la responsabilité d’une entreprise et de ses comptes à suivre en permanence sous peine de sanction quand ça ne marche pas.

    2. @ louise 10 août 2012 à 10:24
      Il me semble que vous engagez dans une voie sans issue chère Louise (sans majuscule) quand vous dites :

      Il suffit de constater le nombre navrant de commentaires, sur les blogs ou les forums, du style « il y aura toujours des riches et des pauvres ».

      Dans l’univers qui est le nôtre les différences de situation existent, vous ne pouvez le nier. Les planètes Terre et Mars n’offrent pas les mêmes conditions de vie, parce qu’elles n’ont pas la même histoire et ne sont pas soumises exactement au même environnement.

      Pourquoi voudriez-vous qu’il en aille différemment pour les êtres vivants que nous sommes et qui, fondamentalement sont faits des mêmes poussières d’étoiles, des mêmes atomes de matière que ces planètes ?
      Chacun de nous appartient à une longue histoire de transmission de gènes lesquels n’ont pas tiré de cette grande imprégnation, les mêmes leçons à partir desquelles ils infléchissent nos capacités et nos comportements dans la vie.

      Nous naissons égaux en droit et, avec un certain degré de liberté, cela nous amène en fonction de nos ressources génétiques et de la manière dont nous utilisons l’énergie qu’on nous alloue ou que nous sommes capables de nous procurer par nous-mêmes, à connaître des conditions différentes. Il n’est donc pas anormal que les forces de la nature nous conduisent à atteindre des niveaux de richesse différents.

      L’important c’est que, comme les milliards de corps célestes qui peuplent l’univers, nous vivions en harmonie et heureux, chacun selon ses possibilités et ses mérites.

      Si la Terre et les êtres vivants qui l’habitent finissent par la conduire de manière accélérée à une situation identique de celle de Mars et de beaucoup d’autres planètes sans vie, toutes aussi pauvres mais en situation d’égalité, cela vous comblerait-il ? Je pense que non. Alors pourquoi vouloir absolument l’égalité dès lors que l’on peut vivre heureux sans cela. Il suffit d’apprendre à ne pas être jaloux. C’est avant tout une question d’éducation.

      Quand on a compris que la jalousie mène à la haine, c’est un devoir de ne pas être jaloux et d’apprendre à ceux auxquels on veut du bien, à ne pas le devenir.

      1. Dans l’univers qui est le nôtre les différences de situation existent, vous ne pouvez le nier. Les planètes Terre et Mars n’offrent pas les mêmes conditions de vie, parce qu’elles n’ont pas la même histoire et ne sont pas soumises exactement au même environnement.

        Pourquoi voudriez-vous qu’il en aille différemment pour les êtres vivants que nous sommes et qui, fondamentalement sont faits des mêmes poussières d’étoiles, des mêmes atomes de matière que ces planètes.

        Et en plus, les anthropologues et autres subversifs des sciences sociales,
        responsables du « socialisme » n’ont pas compris que la terre, plate bien sur,
        tourne autour du soleil !
        C’était une communication de la chaine JduCAC40…

      2. @jducac

        L’important c’est que, comme les milliards de corps célestes qui peuplent l’univers, nous vivions en harmonie et heureux, chacun selon ses possibilités et ses mérites.

        Mon pauvre jducac! Si on vous donnait le pouvoir, vous systématiseriez le régime des castes. Vivre en harmonie et heureux, et en plus chacun selon ses possibilités et ses mérites! Allez dire ça à tous les damnés de la terre, aux dizaines de milliers d’êtres humains qui crèvent comme des chiens tous les jours de la faim ou du paludisme, aux gosses abusés tous les jours par leurs parents ou humiliés par les adultes, à ceux qui sont en chimiothérapie à l’âge d’un an déjà… terminer la liste me prendrait des semaines.

        Vous avez raison jducac, il ne faut rien changer. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes…

        Dans un village de Provence on vous appelerait « le fada », mais je crois que c’est plus grave que ça. Votre éducation c’est la domination du fort sur le faible, c’est la promotion de l’eugénisme, c’est le retour à l’animalité, à la loi de la jungle et au pouvoir sans-limites du fort sur le faible. Votre proposition c’est « Retour vers Cro-Magnon ». Avec vous on remonte dans l’évolution, vers ces temps bénis où la société humaine ne cherchait pas encore à pondérer quelque peu les inégalités de naissance…

        Je ne veux pas de votre éducation et si je ne suis ni jaloux ni haineux c’est seulement parce que je suis né dans un milieu petit-bourgeois. Je trouve par ailleurs dommage que vos commentaires suscitent de moins en moins de réactions, car noyés au milieu de centaines d’autres. Et malheureusement, on s’habitue à vos discours, aussi choquants soient-ils!

        (Merci à la modération de tout prendre ou de tout jeter. Je ne crierai pas à la censure dans ce dernier cas.)

      3. @ D-croissance 11 août 2012 à 11:08

        Mon pauvre jducac! Si on vous donnait le pouvoir, vous systématiseriez le régime des castes.

        Mon riche D-croissance. Si je me suis permis de remplacer pauvre par riche, c’est parce que je vous imagine pourvu d’un cœur généreux, un très grand cœur dit-on, débordant de richesse de cœur.

        Par expérience, dans le domaine du cœur, ceux qui en parlent le plus, ne sont en général, pas ceux qui sont les plus vertueux et les plus généreux, mais ceux qui, à la moindre occasion font dévier le débat à seule fin de tenter de déconsidérer leur interlocuteur. Bien sûr ça ne devait pas être le cas avec vous, même si vous redoutiez une censure de la modération.

        Il n’empêche que vous m’avez taillé un vrai costume. Seriez vous heureux si je répondais de manière à peu près égale, en des termes de ce style ?
        « Mon cher D-croissance, vous qui prônez l’égalité, pourquoi ne pas relancer le système déjà testé au siècle dernier …. Pays de l’Est….URSS….goulag … millions de morts etc… Etc… en achevant par l’indication du nombre de milliardaires, aujourd’hui présents dans ces mêmes pays. »

        J’espère que comme moi, vous pensez que nous avons mieux à faire et vous assure que j’aurai à nouveau plaisir à échanger avec vous sur le sujet de l’égalité, même si j’en ai déjà parlé ici :
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=9807#comment-70123

      4. @jducac
        Je vous porte la contradiction sur vos idées c’est tout. Je n’ai aucun besoin de me mettre en valeur, et quelle en serait l’utilité sur un blog où je garde l’anonymat? Soyez donc aimable de laisser mon coeur tranquille, je vous prie! Et soyez assuré qu’il n’est pas si grand, ne déborde pas de richesses, ni de générosité, ni de vertu. Rassuré?

      5. Il n’empêche que vous m’avez taillé un vrai costume. Seriez vous heureux si je répondais de manière à peu près égale, en des termes de ce style ?

        Ziva, vous dormez ? D-croissance répond à vos incessantes provocations.
        Depuis combien d’années vous pourissez ce blog de la haine ordinaire ?
        De surcroît, applaudit en silence par celui qui ne peut pas écrire comme vous. Vous êtes lamentable.
        2013 sera l’année des coupes sombres. Vous affez du à l’ail ?
        http://www.youtube.com/watch?v=sFGi2aSk220
        Pour une fois que vous avez un peu d’humour. Je vous paye une p’tite bière !

      6. jducac, c’est pas un jugement de valeur, j’ai un talent quand on me sort une solution miracle, un peu comme vous, pour dés-argumenter, mais c’est le charme de ce pays qui souhaite des bacheliers et fait d’un de ces plans type (thèse, antithèse, synthèse), une exception intéressante.
        On a quelques mois pour les répliques, mais y aura pas un an avant que les mots trouvent leurs limites.
        Alors donnez nous ce que vous appréciez sur le blog, ceux pourquoi vous estimez vos interlocuteurs chanceux d’avoir l’occasion de vos contre-argumentations.
        Je préfère qu’on affronte une inclusion (je suis loin d’avoir lu « comment la vérité et la réalité furent inventés », mais « faire avec », j’ai pas le choix, je décide pas de la météo) au mot capital, que d’inclure le mal dans ce concept (pour qu’il ressurgisse autrement, pareil pour la propriété).
        Modifier son sens, le limiter, inclure d’autres contre pouvoir à ce mot, me semble moins entropique.
        (En attendant une société idéal, ceci écrit sans sourire, ni moquerie)

      7. Pour disposer des idées qui sont à l’origine de celles de jducac on peut lire Essai sur le principe de population (en anglais sur wikisource ici et versions ebook du projet Gutenberg ici)

        Selon Malthus il est juste et nécessaire qu’il y ait des riches et des pauvres pour que les classes moyennes disposent à la fois d’un exemple de ce qui est souhaitable et de ce qu’il faut éviter. S’il y a trop de pauvres qui meurent de faim c’est qu’au lieu de les persuader qu’ils ne doivent se marier et avoir des enfants qu’à la condition impérative d’être en mesure de nourrir leurs famille par leur salaire on les encourage à se marier en leur laissant croire que les paroisses subviendront à leurs besoins (Poor laws.)

        Ce texte est tout à fait d’actualité: il a été un moyen très efficace de persuader les anglais de renoncer à tenter de compenser par des impôts redistribués aux plus pauvres la misère extrême des paysans anglais chassés de leur terres à cause de la modernisation de l’agriculture Enclosures) et réduits à la triste condition d’ouvrier agricole ou encore pire d’ouvrier dans une manufacture (au tout début du XIXème siècle le capitalisme et l’industrie ne se sont pas encore développés.)

      8. « Il suffit d’apprendre à ne pas être jaloux. »

        Fidèle à vous même, jducac ! Qu’est ce qui vous autorise à désigner comme «jaloux» ceux qui ont l’outrecuidance de ne pas se résigner à accepter le monde tel qu’il est avec toutes ses injustices ?

        Jaloux ? Envieux ? Je vous répondrai comme Michel Serres : « Je suis pauvre et je vous emmerde »

        Je vous trouve d’ailleurs bien ingrat envers vos parents et ancêtres, tous ces «jaloux» qui ont fait que vous, jducac, (et moi) ne sommes pas actuellement esclaves, ni serfs, ni misérables gueux, ni… Vous devriez leur rendre grâce d’avoir refusé la condition indigne dans laquelle vous et moi serions encore sans leur «jalousie». Vous devriez aussi rendre grâce au CNR d’avoir établi les conditions qui ont permis que vous, jducac, puissiez vous élever de la condition à laquelle votre origine aurait dû vous prédestiner (pour reprendre votre rhétorique que je ne fais pas mienne).

        « Quand on a compris que la jalousie mène à la haine, c’est un devoir de ne pas être jaloux et d’apprendre à ceux auxquels on veut du bien, à ne pas le devenir. »

        Il vous reste encore à tirer les leçons de l’histoire et comprendre que réprimer, dénier et occulter comme vous le faites les situations indignes d’une société qui se prétend démocratique et civilisée mène plus sûrement à la haine que la «jalousie» ne le fait :

        L’idéal dominant dans l’histoire – bien loin de sa réalité – est très généralement, en effet celui de l’harmonie et du consensus. Il fait apparaître comme illégitime toute forme d’opposition ou de conflit. Or, entre les humains, l’opposition et la division sont inévitables. Il est donc nécessaire de leur permettre de s’exprimer, de se mettre en scène, de se jouer, de se symboliser et, ainsi, d’éviter qu’elles ne basculent dans le massacre.
        (…)
        Le conflit, l’opposition, la division, sont donc ce qui doit être en permanence non pas dénié et occulté mais surmonté et aménagé. Quand l’aménagement est réussi, quand chacun y trouve son compte, sa place, et éprouve sa propre valeur, alors c’est en effet l’harmonie qui triomphe. Moment de félicité. Mais qui ne peut surgir que dans la mise en forme, le dépassement et la dialectisation de l’opposition. Non dans son occultation.

        Plus l’opposition et le conflit sont au contraire déniés et occultés, plus s’intensifie l’ardeur à massacrer. À trouver des ennemis sur lequels reporter et projeter l’opposition. Une opposition transformée en haine pour n’avoir pas pu s’exprimer.

        Alain Caillé, Pour un manifeste du convivialisme, Le bord de l’eau, 2011

      9. @Fujisan: « Vous devriez leur rendre grâce d’avoir refusé la condition indigne dans laquelle vous et moi serions encore sans leur «jalousie». »

        Mais noooooon, c’est pas comme ça que ça s’est passé. Autrefois, les pauvres étaient gentils et obéissants. Et les maîtres avaient un coeur grand comme ça. Alors ils se sont dit qu’ils allaient affranchir qui leurs esclaves, qui leurs serfs. Et c’est comme ça que l’esclavage et le servage ont été abolis. Par grandeur d’âme des possédants et pour récompenser la fidelité sans faille de leurs gueux.
        Jducac a raison. C’est son immense expérience du coeur qui parle là car, eh oui, il n’est pas que spéculateur sur le blé, il est aussi philantrope mais n’osera s’en targuer ici. Si donc on fait comme nos ancêtres avec nos maîtres capitalistes et qu’on se saigne pour payer leurs dettes rubis sur ongle, sans rechigner et avec une tendresse canine, ceux-ci en seront tellement touchés que leur générosité ira jusqu’à nous faire l’aumône et, qui sait, nous sauver du chômage de masse en nous engageant comme jardiniers et majordomes.
        Ah, que le monde serait beau si cette belle mécanique divine n’était régulièrement contrecarrée par les envieux et les ingrats. Comme je plains cette grande âme de jducac d’ainsi jeter des perles de moralité économique aux rouges pourceaux qui infestent ce blog.

      10. @ fujisan 13 août 2012 à 12:53
        Bonjour Fujisan, heureux de vous retrouver. Cela fait au moins trois ans que grâce à cet excellent blog, nous confrontons nos perceptions, nos ressentis, nos convictions et que, de ce fait, nous nous influençons mutuellement, nous nous transformons peu à peu, nous évoluons et faisons évoluer le monde imperceptiblement.

        Merci pour ce texte d’Alain Caillé. J’y adhère, j’aurais pu l’écrire et le signer, si j’avais eu son talent. Ah, le talent ! Encore un privilège, une inégalité de répartition, une injustice contre laquelle il faudrait peut être lutter, en montant une association, un collectif d’action auprès du gouvernement, ou contre le gouvernement, si l’on se sent opposé à lui. Ne pensez-vous pas qu’en maintenant tous les élèves à l’école jusqu’à trente ans, tout en faisant en sorte qu’en final aucun ne dépasse l’autre en richesse acquise, en potentiel d’action, on finirait par réduire les inégalités ? A moins que cela conduise à l’élimination accélérée de notre communauté, qui resterait inégale jusqu’à la fin ?

        Il faut de tout pour faire un monde, dit parfois Paul Jorion, comme beaucoup d’autres sages.

        Il faut faire avec les riches et les pauvres, avec les forts et les faibles, en association, en fusion harmonieuse. Les uns ont besoin des autres pour vivre, survivre et progresser en évoluant, non en éliminant certains. Dans un tel contexte, chacun doit trouver son rôle et sa place pour connaître une existence heureuse tout en sachant que ce sont les plus faibles qui sont les plus fragiles, sauf quand ils acquièrent suffisamment de force en eux-mêmes en se forgeant leur propre caractère,non pour lutter contre les autres, mais contre le moindre effort, qui guette tout le monde. La solution pour l’avenir de la communauté, n’est probablement pas à essayer de réduire la force des forts mais d’inciter les faibles à se muscler, d’abord mentalement.

        Pourquoi les riches et les puissants seraient-ils systématiquement de mauvaises personnes, à ne surtout pas imiter ? Heureusement on n’a pas toujours pensé ainsi et diffusé ce type d’appréciation. C’est peut-être surtout pour cela que l’humanité a progressé.En faisant l’inverse ne risque-t-on pas la régression?

        http://www.jepoeme.com/forum/fable/Le_lion_et_le_rat_d_esope_a_la_fontaine/223767/1.html

      11. Jducac, vous n’avez pas répondu à ma question : « Qu’est ce qui vous autorise à désigner comme «jaloux» ceux qui ont l’outrecuidance de ne pas se résigner à accepter le monde tel qu’il est avec toutes ses injustices ? »

        Je ne suis pas jaloux de positions prétendues «enviables» qui ne me «font aucunement bander» (Michel Serres). De quel droit vous permettez-vous de traiter les autres de «jaloux» ?

        « chacun doit trouver son rôle et sa place »
        Nous sommes d’accord sur ce point. Je ne crois pas déformer votre position en complétant par « dans le monde tel qu’il est » et « Pour vivre heureux, il ne faut surtout pas se poser la moindre question, il faut accepter le monde tel qu’il est, fermer les yeux et les oreilles devant toutes les injustices » Bref, vous prônez la résignation et donc la soumission, et là je ne peux être d’accord. Quand on est esclave ou serf, que signifie « trouver son rôle et sa place » ? Et quand on est un enfant forcé à travailler, un «sauvage» colonisé, une femme soummise… Ou encore un hérétique de LA religion, quelle qu’elle soit : chrétienne, musulmane … ou marxiste-léniniste, ou néolibérale.

        « non pour lutter contre les autres »
        Vous en faites une affaire de personnes, alors que j’en fais avant tout une affaire de système qui fait que des personnes puissent s’arroger tous les droits et empêcher quiconque n’adhère pas à leurs «valeurs» de se faire entendre, du moins que leur parole soit prise effectivement en compte. C’est le propos d’Alain Caillé : « dénié et occulté ». Tout comme Michel Serres, je me contrefiche des «valeurs» des riches et puissants et je n’entends pas qu’ils imposent leurs «valeurs» à tous, d’autant plus que ces «valeurs» mènent à la destruction des conditions de vie de l’humanité (produire et polluer toujours plus), de ce qui fait société (toujours plus d’exclus de la société : sans doits, sans terre, privés de moyens d’existence, sans possibilité de vivre dignement, de se rendre utile à la société…).

  4. Bonjour PAUL,

    J’ai bien compris ce message que vous tentez de faire passer. Cessons effectivement de prendre le PIB comme référence. Toutes les entreprises savent qu’un ratio de frais généraux sur le Chiffre d’Affaires n’est qu’une indication. La vraie question est de savoir si le montant des frais généraux est nécessaire ou pas aux besoins de l’entreprise. Il faut comparer le montant des recettes avec celui des dépenses pour déterminer un résultat…

  5. De Nathan’s edge :

    « The one and only TRUE LEADING ECONOMIC INDICATOR in a debt riddled society is DEBT to INCOME. That ratio has not improved, it is worse than ever, especially at the governmental level. »

    « Remember, deficit spending leads to debt. The only way to service debt is with income. Thus, in the long run what matters is debt to income. »

    http://economicedge.blogspot.fr/2011_12_18_archive.html

    « And while we’re on the subject of GDP, I want to once again point out how ridiculous it is for anyone, especially economists who should know better, to talk about Debt to GDP comparisons! Completely a worthless metric! Comparing supposed “productivity” to debt is like comparing your neighborhood’s productivity to your own personal debt! What do they have to do with one another? Absolutely NOTHING. Debt to income is what matters, and nations stopped talking about that a long time ago (because we’re bankrupt, and no, money/debt printing does not make you “unbankrupt”). »

    And since they snow us with bullshit about supposed “productivity,” I feel compelled to respond with that Robert Kennedy Quote:

    “Too much and too long, we seem to have surrendered community excellence and community values in the mere accumulation of material things. Our gross national product…if we should judge the United States of America by that – counts air pollution and cigarette advertising, and ambulances to clear our highways of carnage. It counts special locks for our doors and the jails for those who break them. It counts the destruction of our redwoods and the loss of our natural wonder in chaotic sprawl. It counts napalm and the cost of a nuclear warhead, and armored cars for police who fight riots in our streets. It counts Whitman’s rifle and Speck’s knife, and the television programs which glorify violence in order to sell toys to our children.

    Yet the gross national product does not allow for the health of our children, the quality of their education, or the joy of their play. It does not include the beauty of our poetry or the strength of our marriages; the intelligence of our public debate or the integrity of our public officials. It measures neither our wit nor our courage; neither our wisdom nor our learning; neither our compassion nor our devotion to our country; it measures everything, in short, except that which makes life worthwhile. And it tells us everything about America except why we are proud that we are Americans.”
    ― Robert F. Kennedy

    ==================

    Il m’avait semblé pourtant à l’époque que les recettes de l’Etat étaient corrélées au PIB.. les taxes par exemple rentrent davantage lorsqu’il y a plus d’activité.

    1. Cher Béo ( si vous me permettez la forme diminutive car écrire cher Béotien me laisse un arrière goût de narquois bien peu en conformité avec mon caractère au naturel fort courtois et débonnaire au demeurant …)

      J’ai lu ce très long exposé et ses 36 notes (au format très universitaire, au contenu très Saint-Ouen version puces), en regrettant qu’il ne propose pas d’espace pour le commentaire de ses courageux lecteurs qui découvrent ébaubis la belle conclusion de la conclusion : Les alternatives existent !!!

      Mais, mais, patience on ne nous dit pas lesquelles puisque le présent travail de notre ami think tanker ( ou tank thinker ?) est une lecture critique.

      Alors oserais-je proposer bêtement, la béotienne solution suivante :
      On ne peut établir le budget dépenses qu’après avoir établi le budget des recettes certaines, en s’interdisant la procédure des lois rectificatives ; le surplus de recette étant affecté en fin d’exercice au désendettement prioritaire du pays sur les échéances courtes et le déficit étant comblé prioritairement et intégralement sur le budget recettes de l’exercice à suivre.

      Voilà, j’ai osé.
      C’est moins long, c’est pratique, c’est clair et cela peut faire une loi que tout le monde pourra comprendre et appliquer sans être expert, énarque, ni thinker ni tanker ou mathématicien modélisateur.

      Bien le bonjour chez vous et à tous les béotiens, mes amis.

      apicelleria.overblog.com

      1. Oui, effectivement, pas besoin d’être mathématicien pour comprendre que la règle d’or est du pipeau.

        La règle de trois suffit. Un truc à la portée de presque tout le monde qui a atteint l’âge de
        15 ans.

      2. Seuls vous et La Boétie ont des béotiens pour amis …
        Jamais lassés de l’Hélicon, ils ont un faible pour leur Parnasse .

  6. règle d’or , la droite propose , la gauche entérine
    Attention un train peut en cacher un autre !!!!!!!!!

    1. Cette « gauche »-là , oui.
      Elle a toujours soutenu toutes les propositions ou décisions
      européennes.
      Elle n’en est pas toujours fière,
      par exemple, vote au Parlement: elle s’abstient pour approuver sans en avoir l’air.
      Gauche furtive en quelque sorte, très furtive.
      Bref, une bonne droite qui suit les droits rails …
      Ayrault n’entendra pas.

  7. Cher Paul Jorion,

    Je pense qu’il est vain d’en appeler à la logique et à l’intelligence de ceux qui, dans chaque instant de leurs vies, ont donné des gages à la seule logique de la marchandise et en sont rémunérés, en argent, prestige ou pouvoir, avec la garantie des électeurs, donc de la majorité dite démocratique.

    Bien à vous.

    1. si, il faut que tout le monde à son niveau dénonce ce qui doit être dénoncé, explique ce qui n’est pas compris par les « élites »

    2. Je pense qu’il est vain d’en appeler à la logique et à l’intelligence de ceux qui, dans chaque instant de leurs vies, ont donné des gages à la seule logique de la marchandise…

      C’est toujours la vieille question, jamais résolue: faut-il agiter des idées, militer, se faire élire, signer des pétitions, s’indigner, faire des grèves de la faim, chanter des protest songs, ou regarder passer l’histoire en sachant que l’homme fait l’histoire comme le cochon fait la saucisse.
      Si quelqu’un a la réponse ???

  8. Il y a d’autres règles d’or bafouées allègrement. Ainsi celle, tacite, qui interdit à un ancien président d’intervenir ouvertement en s’opposant à la politique menée par le président en exercice, notamment dans le domaine de la politique étrangère. C’est du jamais vu ! Il y a dans l’effronterie de M. Sarkozy le signe du désespoir d’une certaine droite atlantiste qui voit les choses lui échapper au Proche Orient. Cette outrance à laissé babas jusqu’aux dirigeants de l’UMP (quelques uns du moins). Si on met cette attitude en parallèle avec les visites nombreuses et médiatisées de M. Hollande à M. Chirac on peut peut être deviner un retour de la fameuse politique arabe de la France. Les Américains ne doivent vraiment pas apprécier car cela ne fait que confirmer la perte de leur leadership mondial et de leur emprise sur l’Europe, la vieille Europe comme l’appelait M. Rumsfeld.

    1. Me semble qu’il n’y en a qu’un jusqu’ici qui ait eu le loisir de critiquer la politique étrangère de son successeur de bail à l’Elysée, VGE. S’était pas gêné (« trop antisoviétique » qu’il trouvait sa politique étrangère…). Alors votre « règle tacite »… D’la même eau que la fameuse « politique arabe de la France »… morte et enterrée du coté de Suez.

      1. Je m’en souviens d’une de « règle Tacite » , apprise enfant dans le tout petit dictionnaire Hatier à l’usage des écoles :
         » Tacite : écrivain latin  »
         » Dupont (ou Durand ) : Illustre traducteur de Tacite  »
        La règle tacite est donc qu’il n’y a jamais assez d’ l à illustre .
        P.S Je l’ai perdu ce petit dico mais,de mémoire,une autre :
        –  » Mozart : Musicien autrichien  »
        – « Chopin : Illustre musicien Français né en Pologne « 

      2. depuis suez l’eau a coulé dans le canal.

        la france compte entre 6 et 8 millions musulmans, c’est déjà plus que des états comme la libye et la jordanie. le français est parlé par plus d’1/3 de la population du magrheb, notamment les élites et ce malgré les politiques d’arabisation forcée de pays qui ne sont pas arabes à l’origine. suffisait de voir les drapeaux le soir de l’élection de hollande pour comprendre que la politique ‘arabe’ de la france passe par d’autres canaux.

        surtout vigneron on se demande pourquoi vouloir enterrer la france si vite. elle est plus que les français d’une seule époque, un peu comme les politiques d’indépendance gaullistes et leur dissuasif héritage emmerdent sa faible direction actuelle.

    2. thibaud
      10 août 2012 à 11:40
      « . Si on met cette attitude en parallèle avec les visites nombreuses et médiatisées de M. Hollande à M. Chirac on peut peut être deviner un retour de la fameuse politique arabe de la France. Les Américains ne doivent vraiment pas apprécier car cela ne fait que confirmer la perte de leur leadership mondial et de leur emprise sur l’Europe, la vieille Europe comme l’appelait M. Rumsfeld. »

      C’est une partie de l’histoire qui est belle

    3. Au nom d’une future « démocratie » en Syrie, comment peut-on nous vendre ce soutien aux rebelles syriens eux-mêmes soutenus par l’Arabie Saoudite (démocratie exemplaire!), le Quatar,
      Al Quaeda ?
      Pour ce qui concerne les « démocraties occidentales », il ne leur restent que l’appellation car dans les faits, elles ne se conforment qu’aux volontés de quelques technocrates non élus et non à la volonté du peuple électeur…..
      Comme disait Coluche, ‘on vit une époque formidable……..’

      1. Cher Vigneron, vous voulez dire que la politique menée par les américains au moins depuis l’Irak , n’est pas une politique d’extrême droite ? (Guerres à outrance sans aval de l’ONU, propagande éhontée à visée subversive, indifférence quasi totale quant aux conséquences politiques dans les pays concernés hormis l’approvisionnement en pétrole, assassinats extra judiciaires, torture, coups du Reichstag bis, lois intérieures limitant les libertés etc etc etc). Qu’est ce qu’une politique étrangère d’extrême droite pour vous ?

  9. cher Paul Jorion*
    lorsque je regardais cette vidéo je me remémorais votre présence au côté de Jacques Attali dans l’émission nocturne de Frédéric Taddei Ce soir ou jamais, il y a de cela … un certain temps, et je me disais : mais cette commission de la croissance justement, ne réunissait-elle pas des personnes qui savent compter, et autres qualités, même si elle devait également compter (humour!) des personnalités désignées comme expert(e)s. Et cette commission -ou son avatar contemporain- ne serait-elle pas en mesure de fournir ces quelques refléchisseurs utiles et pertinents dont vous souhaitez l’avènement pour cette circonférence influente de Jean-Marc Ayrault ? mais au fait, êtes-vous toujours « proche » de Jacques Attali ? et lui de vous? et ma suggestion tombe t-elle alors à l’eau avant même que d’apparaître ! et ne trouvez-vous pas qu’il existe beaucoup beaucoup beaucoup de commissions, suffisamment en tous cas pour alimenter n’importe quel think tank, certes nécessaire je n’en doute pas.

    *j’écris « cher Paul Jorion » mais nous ne nous connaissons pas (encore) c’est une simple marque d’empathie

  10. Ben comme le Front de Gauche est le seul groupe qui a annoncé qu’il voterai contre cette loi, je vous laisse déduire ce qu’il fallait voter il y a quelques mois…

    Mais bon Vigneron va certainement nous expliquer que nous sommes des cons.

    1. Des cons non, mais des victimes de l’illusion sur le vote,
      et sur le keynésianisme hors temps et hors sol,
      qui ne sont que la tentative, avec soins palliatifs,
      de prolonger l’agonie du capitalisme.
      Au seul bénéfice d’une poignée d’éternels politiciens d’alternance.

      1. @ Charles A

        En attendant que votre groupuscule à 0.8%
        de votants veuille se remuer pour faire
        la Révolution (*) -sans les urnes et pacifique-
        afin de déposséder les capitalistes et changer
        radicalement le cadre, il faut vivre.
        ( Pour moi c’est rapé, mais j’aimerais que mes enfants
        et leurs enfants aient autre chose…)

        Le maximalisme – une révolution sinon rien-
        est très proche de l’attentisme et pourrait
        passer pour une solidarité de fait avec les méchants.

        (*) = c’est un raccourci commode.
        Dit autrement : que 0.8 devienne 50 et plus,
        quelque soit le mode comptage.

      2. Daniel écrit

        Le maximalisme – une révolution sinon rien-
        est très proche de l’attentisme et pourrait
        passer pour une solidarité de fait avec les méchants

        Qui vous dit que ceux qui ont compris, seulement un peu avant les autres,
        sans en tirer le moindre avantage, ni s’en glorifier stupidement,
        disent « une révolution sinon rien ».
        C’est tout le contraire:
        les luttes quotidiennes sont le ferment du rassemblement, de la résistance,
        et de la révolution de civilisation à venir.
        signé: un militant syndical et contre toutes les oppressions.

    2. Simple: laisser braire le Vigneron.
      Si vous êtes sûr des raisons de votre vote – moi, je l’ étais
      et le suis encore- aucune raison pour qu’un Vigneron joue au trublion.
      ( = vous trouble.)

    3. C’est un groupe le FdG ? C’est pas le GDR plutôt, le groupe communiste quoi ? Et y’a plus que Dolez du PDG dedans non ?

      1. Peur ? Du groupe PC (comme Peau d’Chagrin) ? Des 15 votes négatifs garantis sur facture de ses membres ? Me semble qu’Hollande était plus emmerdé par l’opposition déclarée au traité d’EELV derrière Placé ou de l’aile gauche du PS non ?
        Sujet sans intérêt de toutes façons. Personne n’en a rien à cirer, à juste raison.

      2. Me semble qu’Hollande était plus emmerdé par l’opposition déclarée au traité d’EELV derrière Placé ou de l’aile gauche du PS non ?

        Avec quelques Légions d’Honneur, le problème va vite être réglé…

      3. Un zig comme Placé ou une puce genre Lieneman, tu crois vraiment te les payer ou les endormir avec une breloque, Blob ?

  11. si ce n’était simplement tragique, ça serait irrésistiblement comique

    je veux dire: ouvrons les yeux – ici même! – comparons le contenu et la forme

    les uns ministres, les autres blogueurs

  12. Je plussoie Marlowe et dirais qu’ un de mes adages favoris est : on ne fait pas boire un âne qui n’ a pas soif.
    Mais, heureusement, il y a parfois des exceptions, chez quelqu’ un qui à des qualités comme la sagesse ou l’ intelligence, qui arrive à comprendre l’ espace d’ un court instant qu’ il fait fausse route.
    Je faisais partie des gens bornés (je suis resté entêté) mais quand il a s’ agit de sauver ma peau, j’ ai changé, à temps ; le temps passant je me rends compte aussi que les dégâts commis alors sont aujourd’ hui irréparables.

    On va vers la catastrophe? Mais beaucoup y sont déjà vous savez. Je me souviens d’ il y a dix ans, de ma rencontre avec les services sociaux de ma commune ; à ce moment là, on s’ est proposé de m’ aider. Depuis ces gens sont devenus des flics, des gestionnaires de misère et de vous en sortir il n’ est plus question ; les politiques d’ austérité sont passées par là.
    Je suppose que me concernant ça se traduira pour dix ou vingt ans de vie de moins, rien d’ autre.

    Moi, vos livres je ne les lirai pas, je n’ arrive plus à lire, mais vos vidéos, chaque fois c’ est un cadeau. Vraiment!

  13. Merci Paul ! L’air des Carpates vous fait le plus grand bien…
    Pleine forme pour ce coup de g****, et merci d’être là pour avertir des dangers de cette  » règle plaqué or ».
    Belle fumisterie que voilà, une de plus , et comme le précise si bien ci-dessus Marlowe, il ne faut rien attendre de ces incompétents de politiques.
    Je pense que désormais, il n’y a plus qu’à attendre la désintégration du système, puisque le non-sens , la logique, n’est plus en ce bas monde.
    Il n’y a plus rien à espérer , aucun changement ne viendra de ceux ‘d’en haut’….
    C’est bien de la fin d’une civilisation dont il faut maintenant prendre compte et s’adapter à la suite, si tant est qu’il y en aura une.
    Les « masses » composantes de la démocratie sont tellement engoncées dans leurs schémas de fonctionnement et lobotomisées au point de ne plus avoir aucune conscience politique profonde , compredront leur malheur un jour….

    1. Permettez moi de vous faire remarquer que je ne pense pas, et que je n’ai pas écrit, que les politiques sont incompétents.
      Je pense que, comme bonimenteurs au pouvoir ou se proposant de l’être, ils sont au contraire compétents.
      Ce sont seulement des ennemis.

  14. Des gens « compétents » ????
    Lorsque les premières délocalisations ont eu lieu, les gens « incompétents », le pékin moyen ou même pas moyen, le citoyen de base, qu’est-ce qu’il a dit ?
    Il a dit : « Et quand tout sera délocalisé, qui achètera les produits ? »
    Ben voilà…..

  15. Je pense qu’il est vain d’en appeler à la logique et à l’intelligence de ceux qui, dans chaque instant de leurs vies, ont donné des gages à la seule logique de la marchandise et en sont rémunérés, en argent, prestige ou pouvoir, avec la garantie des électeurs, donc de la majorité dite démocratique.

    Bon rappel, mais je ne suis pas sûr qu’il s’adresse d’abord à Paul,
    qui a souvent rappelé que l’obstacle, ce ne sont pas les acteurs du cadre,
    mais le cadre capitaliste lui-même, dont il faudra sortir d’une façon ou d’une autre.
    En attendant, nous n’aurons que la marge d’interprétation du théatre de l’Alternance
    dite « démocratique », comédie de boulevard et rempart de la démocratie réelle. .

    1. Sauf si je n’ai rien compris à la métaphore relative au cadre :
      Les acteurs du cadre n’en sont ils pas les inventeurs, constructeurs et souteneurs ? Puisque ce cadre est la norme « acceptée » pour les uns, « forcée » pour les autres, nous en sommes tous acteurs, du plus puissant au plus faible…
      Le cadre n’est pas que le capitalisme, ou du moins, c’est le capitalisme dans son intégralité, c’est à dire qu’il contient tous les aspects de la vie de chacun, c’est la forme sociétale à laquelle on nous a condamné… Pour rendre ce cadre obsolète, TOUS les acteurs doivent en sortir ensemble, non ? Vous croyez que ce soit envisageable ? Pensez vous que le 1% ait envie de renoncer au cadre qu’ils ont inventé ?
      Et ceux qui veulent en sortir tout de même, par choix, je parle des petites communautés qui essaient de vivre en autarcie, les lois les ramènent par la force dans le cadre, de toutes façons…

      1. Pensez vous que le 1% ait envie de renoncer au cadre qu’ils ont inventé ?

        Non.
        Les 1% ne l’ont pas inventé, mais ils en profitent.
        Mais vous pouvez compter sur les 99 % pour se rassembler
        et agir pour tenter de briser le cadre un jour prochain.
        Assurer que la tentative soit victorieuse est le défi contemporain.

      2. Briser le cadre, oui, cette alternative semble encore la seule plausible, car la sortie volontaire, je n’y crois pas du tout…

  16. Paul vous vous trompez de cible ! Ce n’est pas Ayrault qu’il faut convaincre, c’est son boss, le bon François, et sa cope Angela !
    Les socialistes français n’ont jamais été très chaud pour approuver ce traité qui ne fait plaisir qu’aux élus allemands. Evidemment ce n’est pas pour les bonnes raisons que vous évoquez dans votre billet, pas un élu sur 10 n’ est capable de comprendre de quoi il retourne, mais plus prosaïquement parce que limiter leur propension naturelle à la dépense « sociale » est plutôt mal vécu…
    Le bon François n’a pas réussi à convaincre Merkel de l’inanité de ce traité que Personne ne respectera, les allemands les premiers, et il a juste obtenu 120Milliards de cacahuètes supposées « relancer » le développement…On se marre…

    1. Pensez-vous vraiment que les élus soient si stupides qu’ils ne peuvent pas comprendre que les recettes doivent être comparées avec les dépenses ?
      Si c’est le cas, où sont donc, sur l’échelle de la bétise et de la lâcheté, comme disait Bernanos, ceux qui les ont élus ?

      1. Eh là Marlowe, on se calme un petit peu! Ce n’est pas parce que la majorité de nos élus sont incompétents, veules avec les puissants, arrogants envers les petits, cupides, pusillanimes, assoiffés de pouvoir, que ceux et celles qui les ont élus sont parés des mêmes travers. Ce n’est pas sur leur compétence que nos élus sont élus mais sur leur grande gueule. Quel autre choix avons nous eu depuis pas mal de temps? Entre Chirac et Le Pen on nous a demandé de choisir entre un … et un extrême-droite, avant, dernièrement de devoir choisir entre un flambeur et un flamby. Les électeurs ne sont ni majoritairement lâches ni majoritairement bêtes. Ils sont majoritairement incompétents à appréhender comment fonctionne un Etat, politiquement ou économiquement et ont d’autres chats à fouetter pour survivre au quotidien et faire survivre les leurs. Ce qui montre bien les limites de la démocratie. La démocratie est un jouet de riche. Nous étions riches et nous pouvions donc dire leur fait quand nous le voulions aux puissants qui nous gouvernent et au reste du monde. Nous redevenons pauvres et les puissants vont de moins en moins tolérer qu’on leur tienne tête. Exit la démocratie telle qu’on l’a rêvée, assez proche du rêve américain d’ailleurs. Pendant plusieurs siècles nous avons cru être intelligents alors que nous n’étions que riches. Bon, ça se termine. C’est comme ça.

        PS J’en profite pour remarquer que Paul Jorion me semble être revenu des Carpathes en pleine forme. Le bon air sans doute, à moins que ce ne soit l’urgence de la situation. N’importe, c’est un plaisir.

      2. @Marcel Séjour: « Ce qui montre bien les limites de la démocratie. »

        Cela montre ce que vous voulez sauf les limites de la démocratie. C’est comme si je parlais de ma tante et puis que je disais « ce qui montre bien les limites de Marcel Séjour ». Pour être plus clair: lorsqu’on vous donne le choix entre un flambeur et un flamby, demandez-vous si c’est la démocratie.

        C’est tout de même fatigant tous ces gens qui ne vivent pas en démocratie, qui en souffrent et qui vous disent fièrement « Ce qui montre bien les limites de la démocratie. ».

      3. Ça vole pas haut là les Marlowe /Séjour/Moi. Faudrait p’têt penser un jour à arrêter de prendre les citoyens électeurs pour des cons, tout bons bourgeois soient-ils ces vieux cochons – qui eux aussi sont tout c’qu’on veut sauf des cons ou des Brêles.
        Avant d’causer Démocratie avec des grands ou des gros mots plein la bouche y’a un prérequis qui s’impose à vous ou vous élimine : tu prends tes concitoyens comme ils sont, i.e tu les respectes, eux et leurs choix.

      4. à vigneron,

        Un, je n’ai pas parlé de démocratie avec ou sans D.
        Deux, vous êtes un exemple de ce que vous conseillez – ou ordonnez – aux autres d’être.
        Trois, beaucoup de ce que vous nommez « concitoyens » ne sont pas citoyens.

      5. @Marlowe

        Pensez-vous vraiment que les élus soient si stupides qu’ils ne peuvent pas comprendre que les recettes doivent être comparées avec les dépenses ?

        A bien y regarder, certains doivent être assez stupides pour ne pas comprendre, voir ne pas vraiment écouter leurs conseils (qui eux sont généralement calés dans leur domaine, pour peut que leur domaine ne soit pas enfermé dans un dogme quelconque).

    2. Les socialistes français n’ont jamais été très chaud pour approuver ce traité

      La politique du vin tiède que l’on préfère boire bouillant.
      Ce que les « socialistes » ont pensé, désiré, etc… n’intéresse qu’eux-mêmes
      ou les alouettes.
      Le fait est qu’ils ont approuvé. Et c’est cette action qui reste.

      Depuis le quinquennat de l’austère, les socialistes se sont comportés
      comme la droite et ont assumés une politique de droite.
      Ils continuent. Les mots changent un peu, l’enrobage varie,
      mais c’est toujours la même potion amère.

      1. @ Vigneron le ronchon sans raison

        A moins que je ne comprenne plus ce que j’écris c’est justement de l’électeur moyen que j’ai pris la défense. Il suffit de lire mon billet correctement. J’ai dit que l’électeur lambda ne comprenait rien à l’économie et pas grand chose à la politique. Ça n’en fait pas un con; tout juste un incompétent en économie et en politique.
        Et qui va voter pour des incompétents parce que…

        @ Moi

        … parce que le système électoral dans lequel nous vivons, et qu’on appelle démocratie (poil au zizi) ne permet pas de voter pour des candidats généreux, compétents, altruistes et soucieux d’abord et avant tout du bien public mais ne nous propose au contraire que des arrivistes et des va de la gueule. On appelle ça de la com. Alors si vous nommez ça « démocratie » libre à vous mais j’éprouve quant à moi le besoin d’un autre mot pour qualifier l’enfumage qui nous conduit sans appel à choisir entre un libéral pur et dur et un libéral pur et mou.

        retour à Vigneron le compulsif grognon pour le mot de la fin

        S’il est vrai, et j’ai déjà répondu là dessus que « tu prends tes concitoyens comme ils sont i.e. tu les respectes, eux et leurs choix« , le même prérequis s’impose à l’égard des intervenants de ce blog.
        Quant au « tu les élimines« , (Seigneur!) Je pense que si vous aviez été confronté à un tel débordement de langage vous auriez répondu: « plait-il ? »

  17. c’est bien parce que la « règle d’or » est une arnaque et un enfumage qu’il faut l’appliquer !!
    les normes comptables s’adaptent aux besoins des capitalistes pas à ceux des citoyens : c’est simple à comprendre !
    et les « socialistes » au pouvoir, comme d’habitude, s’empresseront d’utiliser les leurres pour continuer à enrichir les riches et à appauvrir les pauvres….çà aussi c’est simple à comprendre et la pratique de l’ensemble des partis sociaux-démocrates confirme, si besoin était, ce théorème !!

  18. Cher Monsieur Jorion, votre aparté sur les experts m’a beaucoup plu comme votre incise sur l’émergence molle et foutraque de la science économique … et m’a fait sourire quelques secondes plus tard quand vous avez proposé de créer une commission d’experts qui aient une connaissance approfondie des mathématiques ( définie par vous comme la science du numérateur et du dénominateur … )

    Je ne peux que vous encourager car vous êtes sur le bon chemin même si la tentation est forte, hein, hein ?

    On se sert de l’expert pour tout aujourd’hui : parfois diplômé, souvent très bien élevé, toujours bonimenteur, c’est un condottiere médiatique et moderne, un colonel sans armée, un cadre sans carrière ni mission, irrémédiablement fauché, doté d’un ego et d’une imagination surdimensionnés qui le font le plus souvent se fantasmer comme le conseil du prince et parfois comme le prince lui-même.

    Allons encore un petit effort et même l’expertise mathématique vous semblera grotesque comme l’est cette manie de tenter de tout modéliser : du réchauffement climatique au calcul des primes de risque des actifs financiers …

    La science n’a rien à faire avec la politique, cette dernière étant un art ; rien non plus à faire avec l’actualité qu’on qualifie pompeusement d’économique et qui ne recouvre rien ou si peu.

    Pour penser l’économie, pas besoin d’experts, de modèles ou de machines.
    Pour penser non plus, d’ailleurs.
    C’est ce qui nous fait défaut aujourd’hui, n’est-ce pas ?

    Car on pourrait réfléchir et discuter de bien des choses avec les moyens à notre disposition. Mais il faut bien avouer que le troupeau adore toujours ses gourous qui prennent des poses instantanées pour prédire l’avenir d’un air inspiré et revendiquer une influence quelconque et souvent occulte sur la rotation de la planète. Rien de neuf pour les anthropologues depuis la grotte de Lascaux …

    Bien le bonjour.

    apicelleria.overblog.com

  19. Si Hollande était convaincu de l’utilité de la « règle d’or » il l’aurait fait entrer dans la Constitution. Il faut quand même une majorité de 3/5 pour pour y changer quelque chose ou un référendum.

    Là il fait une loi organique, c’est à dire une loi votée dans les mêmes termes assemblées. Comme il a la majorité dans les deux chambres, ça permet de faire plaisir aux Allemands en attendant…. Une loi organique ça se change…

    Tout cela ne sert qu’à gagner du temps et à ne pas énerver Merkel et les conservateurs Allemands qui godillent.

    Dans le même temps : Le chef de file des sociaux démocrates allemands Sigmar Gabriel, qui souhaite un référendum dans son pays sur la question, a clairement pris position en faveur des euro-obligations.

    Alors le débat se déroule de fait en Allemagne avec une prise de position d’Helmut Schmid qui considère que l’Allemagne ne pourra jamais imposer un leadership à l’Union Européenne pendant encore très longtemps.

    A la rentrée l’Allemagne va enregistrer les conséquences du ralentissement de la croissance chez les émergeants. Ils vont quand même être bien obligé de se poser les bonnes questions notamment celle de la préférence communautaire sinon leur commerce extérieur et leur croissance vont en prendre un sacré coup sur la stat.

    Dans le même temps que le SPD demande un référendum, la cour constitutionnelle va finir par leur dire aux politiques comme le fait Monti : prenez vos responsabilités et cessez de dériver vers un Gouvernement des Juges….

  20. S’il suffit de préciser qu’une « règle » est une « règle d’or » pour faire croire qu’elle est pertinente,il faut dire que c’est un peu court jeunes gens ,conseillers des Princes.Le « nombre d’or » lui-même exprime une forme de
    « belles proportions » dont les peintres par exemple ont pu faire penser qu’ils en savaient plus
    que le quelconque des mortels.En réalité,on sait depuis longtemps qu’une simple relation
    mathématique fonde ces choses,et qu’elle n’a rien de « mystérieux » et/ou d’indépassable.Quant
    à l’or lui-même,c’est un « produit »de spéculation qu’affectionne celle ou celui qui ne fait que
    penser à la sottise du plus grand nombre.alors qu’il s’agit d’une simple « relique barbare »
    incapable de fonder un Système monétaire international logiquement fondé.,comme la chose
    est démontrée depuis un tiers de siècle.
    Il est tout à fait intéressant de savoir que les « 3% »(du PIB !!!) et les 60 % tout autant ,dans le
    texte de Maastricht ont été « déterminés »,non seulement « au jugé »,et vite fait,mais sans doute
    au coin d’une table…Construire une Europe avec une monnaie unique,demandait un investis-
    sement INTELLECTUEL qui n’a pas été consenti,(les jeunes conseillers des princes ont-ils
    seulement pris connaissance de l’ouvrage sur « la monnaie européenne » (B.Schmitt,Paris,1977)
    on peut craindre que non! Pas très sérieux tout celà ! D’où le n’importe quoi consécutif, avec une « crise » de l »EURO » dont on aurait pu faire l’économie…En finir avec les potaches SVP !

  21. Voici le communiqué de Harlem Désir, dirigeant du parti socialiste :

    « Les conditions sont réunies pour la ratification, la majorité doit maintenant se rassembler pour appuyer la bataille engagée par le président de la République en Europe pour la réorientation des politiques communes vers la croissance, la solidarité et la régulation des marchés. Dans la crise européenne, le paquet global obtenu par le président de la République avec le pacte de croissance et la taxation des transactions financières en contrepoint des dispositions sur la coordination budgétaire est une étape décisive. Cette avancée doit être engrangée ».

    1. @ François Leclerc

      Ah! voilà un bel exemple de langue de bois.

      Dans les pas d’Harlem Désir , que trouve-ton?
      De la sciure, des copeaux! Et dans pas longtemps des planches entières, peut-être?

      D’autant que tout va pour le mieux, comme d’habitude. Je vous mets les liens sur:
      – Dexia aura probablement besoin d’être recapitalisée une 2ème fois
      – La Grèce qui tentera d’emprunter pour essayer de remourser avant le 20 août
      – Bankia et Banco de Valencia qui replongent en Espagne
      – L’activité qui baisse en Chine
      – et le summum, Goldman Sachs qui ne sera pas poursuivi pour les produits financiers pourris par le gouvernement US

      Bonne lecture, M. Leclerc.

      http://www.romandie.com/news/n/_Dexia_pourrait_avoir_besoin_d_etre_recapitalisee_sous_peu_47100820121556.asp
      http://www.romandie.com/news/n/La_Grece_va_tenter_de_lever_mardi_3125_milliards_d039euros100820121549.asp
      http://www.romandie.com/news/n/Bankia_la_banque_espagnole_replonge_en_Bourse_craintes_pour_les_actionnaires11100820121415.asp
      http://www.romandie.com/news/n/Chine_les_nouveaux_prets_bancaires_en_baisse_au_mois_de_juillet51100820121400.asp
      http://www.romandie.com/news/n/_Immobilier_les_Etats_Unis_abandonnent_une_enquete_sur_Goldman_Sachs40100820121722.asp?

    2. « La décision rendue par le Conseil constitutionnel à propos du nouveau traité européen est une décision de caractère politique. Alors que la vocation proclamée de cette institution est de veiller au respect des principes de la Constitution, elle ne trouve rien à redire quand l’un des plus fondamentaux d’entre eux est remis en cause. Il s’agit de la souveraineté populaire indissociable de la souveraineté budgétaire des Etats. … »

      http://www.humanite.fr/politique/le-conseil-constitutionnel-fait-un-choix-politique-par-patrick-le-hyaric-502213

  22. On compare aussi le déficit au PIB. Le déficit est donné par dépenses – recettes, cela se rapproche plus de ce que vous semblez préconiser.
    La question que je me pose, c’est si on fait cela, est-ce que cela va convaincre les gens que la règle d’or est mauvaise? Je ne vois pas la connexion logique.
    En comparant au PIB (ce que vous dénoncez), on a en gros un déficit entre 5% et 10% du PIB (5,2% pour la France) et une dette publique entre 80% et 100% du PIB (85% pour la France de mémoire).
    Si vous souhaitez comparer le déficit aux recettes, n’importe quel collégien peut le faire, vous avez un déficit qui est de 14% des recettes, et une dette publique d’environ 240% à 250% des recettes (pour la France toujours, les ordres de grandeurs ne varient pas énormément pour les autres pays occidentaux).

    Question bête… and so what?? Je ne vois pas en quoi ces chiffres apporteraient quoi que ce soit de nouveau au débat…
    J’ai l’impression que ces chiffres affoleraient encore plus les tenants de la rigueur budgétaire (sans parler de la règle d’or). La question concerne plus globalement la répartition des richesses, les inégalités, etc.

    Bien à vous.

    1. Si vous liez le montant de déficit au PIB, vous vous vous faites rentrer volontairement dans un cercle vicieux : la baisse de l’activité implique la baisse de vos marges de manœuvre. Plus le PIB baisse moins vous avez de droit au déficit, moins vous pouvez soutenir l’activité etc…

  23. Paul Jorion, tout ce que vous écrirez ici n’aura jamais d’impact réel, et au mieux, fera un « buzz » éphémère et dérisoire. Par contre voulez-vous devenir mondialement connu ? Allez en Russie taquiner Poutine, avec une petite manif de derrière les fagots et hop, vous faites un stage dans une prison russe (bon le risque c’est d’y rester plus longtemps que prévu) et youpi, vous êtes célèbre. A votre place, je me demande si j’hésiterais…

  24. Un petit historique édifiant sur l’invention de ce rapport déficit / PIB:

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20101001trib000554871/pourquoi-le-deficit-a-3-du-pib-est-une-invention-100-francaise.html

    On nous rabâche que cette règle viendrait de l’allemagne, hors ce n’est absolument pas le cas, car leur règle d’or stipule seulement que : « Le produit des emprunts ne doit pas dépasser le montant des crédits d’investissements inscrits au budget; il ne peut être dérogé à cette règle que pour lutter contre une perturbation de l’équilibre économique global ».
    Cette règle allemande fait déjà plus de sens mais n’a rien à voir avec la règle d’or que l’on s’apprête à introduire dans la constitution.

    1. règle d’or que l’on s’apprête à introduire dans la constitution.

      Bin non Binbin, justement pas de caractère constitutionnel pour le règle de joncaille, c’est précisément c’que vient de décider très souverainement le Conseil Constit…
      Il considère à juste titre que, même plus contraignant, elle n’outrepasse pas juridiquement les dispositions constitutionnelles issues de Maastricht.
      Assez piquant de constater que ce sont les opposants les plus résolus au pacte budgétaire qui braillent – dans le silence mortuaire où flottent les vapeurs soporifiques aoûtiennes – contre la décision des sages de ne pas en faire une Loi constitutionnelle, par essence très surplombante.
      Comment désamorcer une bombinette européenne ? Comment faire de joncaille du fer blanc ? Demandez à Hollande. De fait l’objectif de Merkel et Sarkozy que chaque pays de la zone euro ait un plafond de dépense inscrit dans la constitution avant l’été 2012 est passé à la trappe hollandaise via la rue de Montpensier. Que demande le peuple ?
      Ps : les allemands n’ont jamais réussi à appliquer leurs règles budgétaires constitutionnelles, pas plus que les ricains malgré Reagan n’ont pu en faire une Loi constit au niveau fédéral.

      1. Si cette règle n’est jamais appliquée, à quoi sert-il de la faire voter?

        C’est le genre de demi-habileté qui répugne n’importe quel citoyen un peu conscient.

    2. Mais qu’est-ce que ça peut f… qu’elle vienne de France ou d’Allemagne ? Si cette histoire est édifiante, elle le doit au fait de montrer que cette règle a été inventée de toutes pièces pour répondre à une demande de justification politique, c’est-à-dire pour « rassurer les marchés », et c’est bien ce rôle que la France comme l’Allemagne entendent lui faire jouer, puisque l’on mise sur elle pour « restaurer la confiance ».

      Note : pas du tout compris ce truc-là : « Le produit des emprunts ne doit pas dépasser le montant des crédits d’investissements inscrits au budget« . Ne serait-ce pas plutôt l’inverse : « le montant des crédits ne doit pas dépasser le produit des emprunts » ? Ou est-ce que l’on s’autorise à créer de la monnaie pour financer des crédits qui ne seraient pas couverts par des emprunts ?

      1. Ça veut juste dire, Crapaud, que les nouvelles émissions obligataires ou nouveaux emprunts sur un exercice ne pourront pas excéder le montant des investissements nouveaux inscrits au budget. Que toute nouvelle dette doit correspondre strictement et uniquement à un nouvel investissement, comme c’est le cas pour les collectivités territoriales depuis perpète.
        Terminés les crédits conso et les revolvings pour l’État et les APU.

  25. L’indépendance du Conseil Constitutionnel vis à vis des pouvoirs publics, comme celle de la BCE, ou celle de la US Supreme Court : une règle d’airain….

  26. Mais qu’est-ce qui ne va pas dans cette règle ? Est-ce le fait qu’elle exprime une limite pour le déficit budgétaire, ou qu’elle le fasse en fonction du PIB ? Elle me scandalise, mais je ne sais pas pourquoi elle est « irrationnelle ».

    Sachant que le PIB exprime ce que l’on peut produire dans l’année, il n’est pas tout à fait absurde d’exprimer une dépense limite en fonction de ce PIB. Sachant par ailleurs que l’Etat doit financer son déficit, et ce en empruntant aux marchés comme une vulgaire entreprise, donc en payant moult intérêts, il n’est pas irrationnel de le limiter, en fonction ou non du PIB.

    Cette règle est procyclique, d’accord, mais cela ne dit pas jusqu’où, pendant combien de temps, et avec quels effets, l’État pourrait pousser son déficit budgétaire. Et c’est bien là que le bât blesse : absence totale de faits positifs contre cette règle, – qui se présente, elle, comme une preuve de « saine gestion » -, hormis la fameuse « relance keynésienne ». Mais marcherait-elle de nos jours, la relance keynésienne ? Rien n’est moins sûr.

    Pour nous résumer : ce n’est pas cette règle qui est absurde, mais le système actuel dans lequel elle trouve sa place aussi naturellement qu’un théorème en mathématiques.

    1. Mais le PIB, ce n’est pas l’état! L’état à une seule ressource; ses recettes venant des taxes et impots.
      Quel est le calcul financier valable qui indice cela sur le PIB? De quoi est fait le PIB?
      Le PIB concerne t-il directement l’état, et l’état a -t-il une influence calculable sur le PIB?
      On nage dans le n’importe quoi.
      Certes on peut pretendre que les recettes augmentent avec le PIB, avec un bon pifometre et l’age du capitaine…

      Que font les marchés? Ils évaluent la capacité d’un pays à rouler sa dette.
      Si sa dette est trop importante, vis a vis des recettes de l’état, il peut y avoir un risque de défaut meme si l’état peut se permettre de payer des interets pas trop élévés. Si les interets augmentent, le pays peut se trouver en grave difficulté.
      Que vient faire le PIB dans cette histoire?
      Le probleme de l’Italie, ce n’est pas son PIB, mais le fait que les interets de sa dette sont trop élévés par rapport aux recettes de l’état. C’est pourtant simple, mesdame, messieurs Merkel, Hollande, Monti et Draghi…

      En cas de recession le PIB baisse, et donc d’aprés l’absurde regle d’or le pays doit diminuer sa dette. Ce qui est le plus mauvais moment pour le faire. Ensuite qui a vu un pays diminuer sa dette en période d’expansion?
      On a phénoméne de rétro-action négative, d’une règle qui provoque encore plus de problémes qu’elle n’en résoud! Car rembourser une dette dans ces conditions, c’est du suicide.
      Bref inapplicable, et personne ne va l’appliquer…
      la seule façon d’appliquer la regle d’or c’est de faire défaut sur la portion de dette intolérable.
      Ce n’est surement pas le but de la manip!
      Donc en effet, n’importe quoi….

      1. Mais le PIB, ce n’est pas l’état!

        Oui, mais qu’importe ! Dénoncer le fait que le PIB n’a rien à voir dans cette règle, parce qu’il faudrait comparer les dépenses à des recette, n’est pas pertinent. C’est la règle qui est absurde, pas son expression, et encore faut-il préciser : absurde par référence à un système où l’État aurait conservé un rôle de régulateur grâce à un budget contracyclique. Dans le système néolibéral, le budget de l’État n’est qu’un « centre de coûts » : ce sont les marchés qui régulent, pas lui.

      2. @ Crapaud Rouge 11 août 2012 à 08:04

        Dans le système néolibéral, le budget de l’État n’est qu’un « centre de coûts » : ce sont les marchés qui régulent, pas lui.

        Cela dépend comment on comprend le mot régulation. Ainsi, quand un Etat impose autoritairement un temps légal de travail à 35h et la retraite à 60 ans il intervient bien sur le système économique de son pays, lui-même inclus dans un système mondial qui est lui aussi influencé par de telles décisions.

        Si cet Etat avait été plus compétant en économie (bien que cela se soit fait, au moins en partie, sous l’égide d’un expert qui est devenu ensuite un régulateur mondial au FMI et a failli être chef d’Etat) il aurait anticipé les conséquences de ses actes et ne les auraient probablement pas engagés. A moins qu’en se présentant sous une banière sociale, il ne vise en fait que le pouvoir.

        Bien sûr que les marchés aussi interviennent sur la régulation puisque ce sont eux qui allouent les ressources sous forme de finance, d’argent. L’argent est une pseudo énergie (un artéfact comme dit Paul Jorion), qui joue le même rôle que l’énergie pour alimenter la machine économique, à juste titre mondialisée aujourd’hui, puisque c’est maintenant le pronostic vital de la planète qui est engagé à cause de la pénurie d’énergie qui se profile à l’horizon.

        Heureusement que les marchés sont intervenus pour mettre le holà auprès des Etats les moins dignes d’intervenir dans la marche de l’Europe et du monde parce les plus imprévoyants. Leur rogner les ailes évitera peut-être de les laisser vivre au dessus de leurs moyens en ayant recours à l’endettement pour vivre dans le présent, plutôt que pour préparer l’avenir. L’avenir de leur pays et au delà celui de leur communauté économique européenne ou mondiale, celui de l’humanité.

      3. Encore faut il bien comprendre ce que sont devenus les  » marchés » pour se féléciter de leurs actions.La main invisible d’autrefois se résume aujourd’hui à un doigt d’honneur puisque , sans que le droit trouve à y redire, des banques peuvent spolier leurs clients …du moment qu’elles enrichissent leurs actionnaires.

        Pour moitié des robots qui suivent les tendances du marché à la micro-seconde , les tendances pouvant par ailleurs être créées artificiellement .
        Les parieurs influencent désormais la réalité économique de façon prépondérante , et ce bien plus qu’ils ne la régulent.

    2. Cher Crapaud,

      Ce qui ne va pas dans cette règle d’or ?

      En tout cas pas ce qui choque beaucoup de nos chers contemporains à savoir la supposée austérité qu’engendrerait une bonne gestion : pas plus de dépenses de l’Etat que de recettes d’impôt. Mais cette règle pose très mal le problème en n’interdisant pas le recours aux lois rectificatives de finances dans de nombreux pays européens comme la France. Et là, oui c’est ultra procyclique mais pas à cause de la référence au PIB !

      Ah oui, la référence au PIB … qui exprimerait ce qu’on peut produit dans l’année.
      Ben non, justement. Et il se trouvera bien des thésards pour nous pondre une théologie en 12 volumes du PIB, sa vie, son oeuvre …
      Le PIB est une mesure et en même temps une convention.
      Qu’est ce qu’on mesure exactement ?
      On sait pas mais … mais … oui ! on peut se comparer, se BENCHMARKER à outrance et ça, ça, c’est jouissif.
      Et puis comme le Monsieur vous dit avec raison que c’est procyclique, des tas de petits futés ont bien remarqué que ça monte en période d’expansion et que ça baisse en période de reflux économique.
      Diantre, fichtre, plouf : le voilà notre Zindicateur !
      Magique qu’on vous dit.

      La régle d’Or, c’est bien et surtout pour les plus pauvres.
      Cela s’exprime ainsi : un Etat ne doit pas dépenser plus dans l’année que les impôts qu’il a collecté l’année précédente, remboursement de ses prêts inclus.
      Et mais oh, mais euh …
      Ben oui, vous le faites déjà à la maison, moi aussi.
      Comme la boite du petit chimiste, c’est ludique, pas vrai ?

      Bien le bonjour.

  27. Comparer les dépenses au pib permet de donner une image plus fluette aux dépenses .DONNER UNE IMAGE plus fluette aux dépenses permet au politique de donner l’illusion de sa compétence .

    Ceci dit, pour la plupart , le pib représente au mieux la création de richesse , voir le dynamisme économique d’une société , ce qui explique que les politiques court aussi après la croissance (que tous croient lié à l’emploi ) .
    La réalité du terrain fait que la non-comparaison recette / dépense , bien que très terre à terre , pousse l’état à s’endetter toujours et encore , mais c’est soit disant « normal » , vu qu’ on s’endette pour de la croissance ( du moins en théorie) .

    Ne s’agirait il pas d’un banal piège à cons , c’est à dire d’une logique qui voudrait que l’emploi ne serait possible qu’à travers la croissance , elle même générée par la dette ?

    1. Ne s’agirait il pas d’un banal piège à cons , c’est à dire d’une logique qui voudrait que l’emploi ne serait possible qu’à travers la croissance , elle même générée par la dette ?

      Banal je ne sais pas , je dirais plutôt « sacré » ou « foutu » ou « énorme ». En une phrase , vous avez ciblé 3 dogmes à repenser de A à Z; Emploi, Croissance et Dette, alors dire que c’est banal….

    2. Cher Point, ben non, le PIB ne représente pas au mieux la création de richesse, justement.
      Au mieux, il est une mesure.
      Et plutôt mauvaise.
      Quant à dire ce qu’il mesure …. la croissance ? la création de richesse ?
      Même pas.
      Mais des observateurs ont remarqué que son augmentation était corrélée le plus souvent avec les phases d’expansion économiques.
      Alors parce que la pensée magique aime les thermomètres, on arrête pas de remuer celui là pour faire se redresser bien verticale notre croissance molle ( honni soit qui mal y pense).

      Mais on pourrait effectivement indexer tout aussi bien la règle d’or sur le réchauffement climatique ; en plus ça serait moderne et écolo. Et puis ça ou la repeindre en vert, hein …
      Moi quand je veux placer un peu de mes sous sur un livret d’épargne, je ne me précipite pas sur un suppositoire ou sur mon peigne pour en compter les dents.
      Ils sont curieux ces technocrates, non ?

      Bien le bonjour.

      1. Appiciliera, on peut ergotiller ad nauseam sur le Pib et/ou sa croissance mais toujours est-il qu’on est impatient de vous lire démontrant l’absence de lien de causalité entre la chute du taux de croissance et la grimpette du taux d’endettement public depuis les seventies, ici comme ailleurs…
        Ps : je rappelle incidemment que la règle d’or nouvelle formule, au-delà du durcissement des critères relatifs au Pib aux seuils très relativement modulés de 0,5 à 1% ainsi que du caractère ex-ante du contrôle au lieu d’ex-ante, est plutôt plus axée que les pactes maastrichtiens antérieurs sur le rapport direct et tellement plus prosaïque dépenses/recettes qui semble vous tenir à coeur ainsi qu’au daron…

    3. @ héma
      Calcul de l’inflation , calcul de la dette , calcul du PIB, calcul du nombre de chômeur , calcul de la pauvreté, calcul du pouvoir d’achat ..etc.. En économie , le nombre fort important de pièges à cons me fait dire quils sont banals , dans le sens « commun », « habituel ».
      @ Apicelleria
      Il serait passionnant de faire une enquête auprès des politiques pour savoir ce que , pour eux, représente le PIB .
      Dans mon propos , vous faire remarquer que je précisait « pour la plupart « .

      Quand on compare deux choses entre elle et que l’on en tire un pourcentage , c’est que l’on pense qu’elles ont quelque chose à voir entre elles .Les mathématiques sont utilisés dans ce cas dans un espoir d’analyse de tendance , une façon de chercher à prédire l’avenir .
      Alors , si vous arriver à lire dans les entrailles d’un suppositoire , ou à interpréter le son des dents d’un peigne , en tirer des déductions pour placer votre argent sera aussi fiable qu’utiliser des thermomètres ou « voyants économiques tronqués « .
      🙂

      1. Cher Géneur,
         » Quand on compare deux choses entre elle et que l’on en tire un pourcentage , c’est que l’on pense qu’elles ont quelque chose à voir entre elles « , dites-vous ? Or quand on calcule des indices de corrélation c’est souvent pour démontrer qu’il n’y a aucun rapport entre elles.

        Quant au fantasme d’experts qui  » cherchent à prédire l’avenir en analysant les tendances « , je leur conseille de se fournir en suppositoires ce qui leur évitera d’éventrer des bestioles sur les autels pour lire dans leurs entrailles ; enfin pour les chauves car les autres peuvent toujours jouer des symphonies en sourdine sur les dents de leur peigne.

        Bien à vous

      2. Bon dimanche , et au plaisir de vous lire .
        La pêche à été bonne aujourd’hui : de quoi méditer .
        Dans ma besace  » indice de corrélation  » , » dogme à repenser de À à Z « 

  28. Bonjour Monsieur JORION,
    Je vous lis régulièrement depuis quatre ans car vos analyses sont justes, et les faits d’actualités vous donnent raison plusieurs mois après. Mais je crois qu’hélas, en politique, les nominations aux postes stratégiques se font plutôt par copinage que par réel soucis de compétence. Ajoutez une bonne dose de corruption, de manque de déontologie, d’honnêteté à l’égard du peuple et vous avez les ingrédients qui expliquent la paupérisation de la France depuis plusieurs décennies, points communs de tous les pays les plus pauvres de la planète. Néanmoins, vos travaux et efforts pour apporter des explications sur les mécanismes de l’économie ne sont pas vains car de plus en plus de citoyens cherchent les réelles explications à la situation d’aujourd’hui (catastrophique) et sont de plus en plus nombreux à fréquenter votre site. La plus grande de toutes les armes, c’est la connaissance. Vous y contribuez énormément. Merci.

    1. @YOU

      Les analyses de P. Jorion sont justes à 99,97%….

      Mais lorsqu’il exprima jadis des craintes au sujet de l’inflation, on n’en trouve aucune trace dans la réalité, et l’économie n’en prend pas le chemin, mais il n’est pas le seul a avoir reconduit des analyses, somme toute classiques, basées sur le rapport entre valeur et rareté. Et ces analyses sont d’orientation monétariste, – c’est dire à quel point Friedman imprègne les représentations sociales en matière d’économie.

      Le simple fait de créer de la monnaie n’accélère pas directement l’inflation…. L’argent, de part sa vitesse de circulation dans l’économie produit tels les électrons dans un conducteur selon la loi de Joule (en fonction de I²), un « travail », par friction, un échauffement qui n’est autre que l’inflation. Et si les banques ne prêtent pas, l’argent ne circule pas, quelle que soit la taille de la pile.

      Mon canard préféré, « La Tribune » écrit benoîtement l’air de rien, que le capital-investissement (sic) quitte la France. Le capital-investissement, c’est le bonheur. Il s’investit dans l’économie réelle, il veut créer, fébrilement, il trépigne d’impatience, il rue, se cabre tel un beau mustang fougueux, il rugit tel le lion, il vrombit, il miaule…. ! On a dû enfermer certains capitaines d’industrie car l’argent leur brûlait les doigts, ils voulaient trop investir. Le capital-investissement est la quintessence de la volonté entrepreneuriale, voire de la volonté tout court. Ces gens-là « veulent » , comme Schopenhauer, (Die Welt als Wille und Vorstellung), la volonté de puissance, le capital-investissement est la volonté de puissance.

      Le capital-philanthropie aussi quitte la France, c’est malheureux. Pourtant il ne voulait que le bien d’autrui. Le capital-santé, aussi s’en va, le capital amour n’oeuvrait que pour les amoureux, obligé de quitté la France encore, pays trop ingrat. Tout ça à cause de Fr. Hollande.

      Bref, dans un contexte de récession, les banques ne prennent pas le risque de prêter aux investisseurs, et l’argent n’arrive plus à irriguer l’économie, donc l’inflation au sens traditionnel n’aura pas lieu. Maintenant il y a un risque de dévaluation certain, par rapport aux autres monnaies, et je crois que c’est ce que les allemands veulent éviter… Cette dévaluation aurait pour conséquence une possible inflation, par augmentation du prix des marchandises importées, induisant une prise en tenaille des grossistes entre le consommateur qui ne peut payer davantage et leur source d’approvisionnement, exigeant une hausse.

      1. Maintenant il y a un risque de dévaluation certain, par rapport aux autres monnaies, et je crois que c’est ce que les allemands veulent éviter… Cette dévaluation aurait pour conséquence une possible inflation, par augmentation du prix des marchandises importées…

        Juillet 2008 : € = 1,60 $
        Juillet 2012 : € = 1,22 $
        Pas loin de 25 % de chute.
        Pour le « rond » japonais (yen) c’est juste 40 % de baisse de l’€, plus de 30 % vis à vis du rond chinois (yuan)…
        A mi-Aout 2012, sur 12 mois, le Brent a pris +7.5% en Dollar et +23% en Euro. Sur le WTI c’est +17.5% en Dollar et +35% en Euro.

        Conclusion : Monsieur Lisztfr est un « péripathétikcien » de trottoirs parisiens qui se chauffe chez EDF. Ou alors…

  29. De la servitude volontaire…

    Il est presqu’impossible d’imaginer que toutes ces souffrances en Grèce, au Portugal, en Espagne, en attendant notre tour… nos biens nationaux livrés au pillage (cf. http://www.sylvaindurain.fr/grece ), la baisse de l’espérance de vie dans les pays d’Europe du sud… tous ces malheurs ne sont dus qu’à l’ignorance et la superstition, soigneusement entretenus par les « 1% » !
    Ceux qui se sont gavés après la chute du mur de Berlin, revivent avec délices un scénario analogue de grande braderie !

    Tout ce cinéma sur le triple A… la « Règle d’or » & le Pacte Budgétaire… notre résignation et notre docilité devant les forfaitures et les abandons successifs, (T. de Lisbonne… MES… et à présent le TSCG), ne résultent que de tabous et d’interdits collectifs imposés par la pensée dominante !

    Les règles de l’UE de Lisbonne, ce tombeau de la démocratie, conduisent à subordonner les besoins vitaux de la population aux « intérêts », (à plus d’un sens du terme), des marchés financiers !

    Pour ceux qui auraient la volonté de s’émanciper de ce cauchemar, d’aider à briser la malédiction franco-allemande qui frappe « les 99% » sur tout un continent, voir:
    http://www.france-alter.info & http://tinyurl.com/Regledor-Bidon Pour refermer ce piège, il y a aussi l’incapacité pour des responsables politiques, de reconnaître qu’ils ont fait fausse route !

    1. Dit ainsi : « servitude volontaire », c’est un joli jouet d’inanité sonore, mais comment donc opérationnaliseriez-vous ça, ça marche comment ?

    2. Cher Raymond, souffler n’est pas jouer et s’indigner n’est pas penser (Oh, pôvre Stéphane !)
      N’y voyez aucune provocation de ma part, mais non, définitivement, je ne souscris pas à un tel catalogue millénariste … certes ça défoule mais à la fin il faut toujours brûler une sorcière ou bannir un mouton noir et c’est lassant.
      L’indignation est la deuxième étape après l’inquiétude et ça c’est très sain.
      Mais pour la suite, il faut se poser tranquillement et y réfléchir à deux fois.
      Dans les westerns et les films de cape et d’épée, les méchants perdent toujours à la fin.
      On dirait que je suis l’indien, hein ?
      Un petit conseil un peu cuistre de ma part : lisez John Galbraith … vous verrez, ça fait du bien, enfin un peu.
      Bien à vous.

    3. La servitude, volontaire et involontaire, me fait penser à cette femme dont rêve le poëte et qui n’est jamais ni tout à fait la même ni tout à fait une autre.
      La servitude est acceptée, recherchée parfois. La servitude, dans cet achèvement des temps modernes qu’est notre époque, n’est rien d’autre que l’absence de révolte contre le travail obligatoire à double face : production et consommation.

    4. Pour refermer ce piège, il y a aussi l’incapacité pour des responsables politiques, de reconnaître qu’ils ont fait fausse route !

      Incapacité ou/et incompétence de nos chers élus ?
      Parfois je peux comprendre que certains soient adeptes de la « théorie du complot »…..car devant autant d’insuffisance dans leurs analyses malgré les experts auto-proclamés de l’économie libérale.
      Il faut se rendre à l’évidence, il n’y a aucune volonté politique actuelle pour le changement de paradigme.
      La méthode islandaise n’est pas près de s’appliquer ici !

      1. « Il est intéressant de se rappeler que la sortie de crise de l’Islande a été surtout et avant tout due à une action politique populaire qui a pris le pas sur les prises de décisions économiques et financières:

        pétition nationale pour refuser le remboursement des dettes britannique et hollandaise;
        référendum populaire rejetant à plus de 93 % les accords relatifs au règlement de ces dettes;
        nouveau référendum rejetant à 60% un nouvel accord avec les créanciers de l’Islande.

        le peuple de ce pays a décidé par référendum de récrire la constitution pour permettre à l’état de fonctionner sur de nouvelles bases, qui peuvent paraitre assez surprenantes :

        la séparation de l’Église et de l’État
        la nationalisation de l’ensemble des ressources naturelles
        la séparation claire des pouvoirs exécutif et législatif.

        Actuellement, l’Islande est le seul pays d’Europe à enregistrer une croissance positive de plus de + 2% »

        http://www.citoyenhmida.org/l%E2%80%99islande-ce-pays-qui-face-a-la-crise-na-rien-fait-comme-les-autres/

      2. Erde, c’est pire que ce que je pensais. Rien. Tu n’en connais rien.
        Renseigne toi un peu…
        J’te donne juste ma conclusion et te laisse faire le chemin qui y mène : l’Islande est juste l’anti-modèle absolu, d’où que l’on se place.

  30. Curieux que personne n’évoque la raison de la règle d’or. Pourtant Paul avait mis le doigt dessus: il s’agit uniquement de crédibilité face au marché afin de pouvoir encore se faire prêter toujours plus d’argent pour compenser nos économies vacillantes.

    Nos hommes politiques sont suffisamment malins pour savoir qu’on ne la respectera pas. Ils font le pari qu’aucun pays ne la respectera. C’est juste une manière de berner les marchés pendant quelque temps. On trouvera bien autre chose d’ici là.

    1. « 

      C’est juste une manière de berner les marchés pendant quelque temps.

      Cette phrase ! C’est leur faire trop d’honneur à ces politiques.
      Ils n’ont l’intention de berner personne, surtout ceux d’en haut de la pyramide.
      Par contre enfumer leurs électeurs, le quidam décervelé, pour cela ils sont très forts.

      se faire prêter toujours plus d’argent pour compenser nos économies vacillantes.

      Nos économies ne sont pas « vascillantes » pour les financiers spéculateurs et multinationales avides du pouvoir absolu.

      L’argent n’est simplement pas où il doit être, mais dans les poches d’une minorité.

      Cette règle d’or s’appliquera pour les peuples selon le bon-vouloir des financiers et des marchés qui eux refusent toute forme de régulation de leur racket !

    2. Cher Fab,
      Meuh non … le marché est un poulet … il n’a pas de tête, voyons …
      Nos politiques devraient l’avoir froide, eux.
      On ne traite pas le mal par le mal sauf quand on vaccine … et le marché n’est pas un virus, allons !

      La raison de la règle d’Or c’est qu’il est absurde de dépenser plus qu’on ne le peut.
      Ou alors faut se préparer à manger des nouilles ou sucer sa cuiller vide un jour.
      Pas de quoi en faire une émeute.

      Bien belle journée à vous.

      1. La raison de la règle d’Or c’est qu’il est absurde de dépenser plus qu’on ne le peut.

        Sauf si c’est en dépensant le pognon de ceux qui le peuvent, i.e çui des créanciers. Et là je crois qu’il serait bien au contraire absurdissime de ne pas leur prendre tout ce qu’ils sont disposés à dépenser pour nous en attendant d’les faire passer chez le coiffeur puisque c’est de toutes façons ce qui arrivera. Si en plus ils se bousculent au portillon comme en ce moment au point de s’en écraser consciencieusement et mutuellement les arpions à coup de taux réels ou nominaux négatifs, ta règle d’or majuscule tu sais c’que j’en ferais ? Comme Hollande, du p’tit bois.

      2. @ Apicelleria 11 août 2012 à 13:10

        La raison de la règle d’Or c’est qu’il est absurde de dépenser plus qu’on ne le peut.
        Ou alors il faut se préparer à manger des nouilles ou sucer sa cuiller vide un jour.

        Je partage tout à fait votre avis. La sagesse et la raison enseignent qu’il faut voir loin pour décider de ce qui engage l’avenir. Une bonne façon d’y parvenir est de prendre du recul, de la hauteur, afin d’intégrer dans son analyse de décision, le plus grand nombre de cas expérimentaux en mesure de valider ou d’invalider la décision que l’on s’apprête à prendre. Intégrer la prise en compte des évènements du passé est une bonne manière d’identifier les risques, ce qui permet devant chacun d’eux, de mettre en place des dispositions préventives.

        Il faut aussi, face au dérèglement du fonctionnement d’un mécanisme, bien identifier la cause première de l’anomalie rencontrée. Ainsi, si l’on s’est laissé convaincre que c’est l’argent qui commande l’économie, sans voir qu’il n’est qu’un intermédiaire et non l’élément réel qui anime physiquement l’économie, on peut facilement se tromper de diagnostic et agir sur du vent, brasser de l’air et des idées fausses, surtout quand on n’a pas lu les livres de Paul Jorion et pris conscience de sa remarque fondamentale :

        L’argent ne vaut que par l’idée qu’on s’en fait

        Si l’on se fait une idée fausse de ce qu’est l’argent ou la gestion d’un pays, c’est-à-dire la gestion d’un patrimoine qui comprend un capital matériel associé à un capital humain pour le mettre en valeur et l’exploiter, comment peut-on bien gérer ?

        Or, rapporter un déficit budgétaire d’un Etat à son PIB, n’est pas comme le dit Paul Jorion, ce qu’il y a de plus pertinent.

        Il vaudrait mieux, à mon avis comparer la valeur du déficit à la valeur du patrimoine du pays qui contitue le véritable « répondant » sur lequelle la dette est adossée. C’est sur la valeur du capital(capital matériel, immatériel et humain) qu’il faut s’interroger en passant en revue chacun des principaux postes, comme le font probablement les agences de notation ou les gestionnaires d’organismes prêteurs. C’est le crédit (la confiance) que l’on peut accorder à l’emprunteur qui détermine le risque encouru, bien plus qu’un modèle mathématique, surtout quand il a été établi par de purs mathématiciens pas toujours au fait des mécanismes de base de l’économie.

      3. Cher Jducac, je suis ravi de voir que nous partageons l’idée de la nécessité d’une règle qui interdise à l’Etat de dépenser plus qu’il ne le peut.
        Idem sur la petite incise lapidaire sur l’argent même si elle me semble un peu trop elliptique : mais là encore nous sommes en terrain de commune analyse.

        En revanche rapprocher le déficit d’un pays de la valeur patrimoniale, c’est adopter une vision macroéconomique proche de la définition micro-économique du Fonds de Roulement Financier à savoir la valeur à la casse que calcule un prêteur cynique pour mesurer la SOLVABILITE de l’emprunteur qu’on sera toujours à temps de plumer pour se rembourser.
        Eh bien, je ne partage pas cette approche et je lui préfère une autre approche : celle de la CAPACITE DE REMBOURSEMENT.
        Une entreprise privée la calule par la CAF ( ou la MBA).
        Un Etat doit le calculer tout aussi simplement par le MONTANT DES IMPOTS COLLECTES (et non pas A COLLECTER).
        D’où la nécessité de travailler sur N-1 sur les RESSOURCES CERTAINES.
        Et plus de lois rectificatives !

        Enfin, je ne me hasarderais pas de parler du capital « humain » d’un Etat : je ne me sens une âme ni de tabouret ni de fonds de commerce … quant à évaluer le capital matériel et le capital immatériel … houlala … calculs à ressorts à l’horizon, capitaine !

        Capacité de remboursement, Cher Jducac, capacité de remboursement.
        Et du sûr, du concret … pas de modèles ni autres niaiseries extrapolées ou prédites !
        Bien à vous.

        apicelleria.overblog.com

      4. Le plus rigolo de toute l’histoire, c’est que l’auteur de cette invention « absurde » conclut son histoire en confirmant que le déficit doit être limité, et qu’il ne devrait être qu’un accident à « corriger sans délai« . Il reconnaît que ce 3% servait à masquer l’endettement chronique et à faire croire que le gouvernement maîtrisait ses dépenses, ce qui revient à lui donner tout son sens.

        « Le processus d’acculturation est maintenant achevé; on a réussi à déporter le curseur: ce qui est raisonnable, ce n’est pas de voir dans le déficit un accident, peut-être nécessaire, mais qu’il faut corriger sans délai comme on soigne une blessure; non, ce qui est décrété raisonnable c’est d’ajouter chaque année à la dette seulement une centaine de milliards (en francs 1982). C’est cela, désormais, qu’on appelle « maîtrise »: en dessous de 3% du PIB, dors tranquille citoyen, la dette se dilate, mais il ne se passe rien – (…) »

        Il dit clairement que la dette ne devrait pas grossir, et laisse entendre qu’à la limite elle ne devrait même pas exister. Il ne dit pas qu’elle ne peut pas exister sans raisons, et qu’il faudrait les connaître avant de se prononcer sur ce que devrait être le déficit. Il ne faut donc pas s’étonner si ce qui a servi à justifier l’accroissement du déficit, sert aujourd’hui à justifier sa diminution !

      5. @Judac

        C’est sur la valeur du capital(capital matériel, immatériel et humain) qu’il faut s’interroger en passant en revue chacun des principaux postes, comme le font probablement les agences de notation ou les gestionnaires d’organismes prêteurs. C’est le crédit (la confiance) que l’on peut accorder à l’emprunteur qui détermine le risque encouru, bien plus qu’un modèle mathématique, surtout quand il a été établi par de purs mathématiciens pas toujours au fait des mécanismes de base de l’économie.

        N’importe quoi.

        Il faut donc s’interroger sur la valeur (en la calculant j’imagine ?), mais c’est seulement à la confiance que le prêteur détermine le risque bien plus que par des calculs ? Ou comment dire tout et son contraire.

        Les taux négatifs du moment de la dette court terme française sont la meilleur illustration de l’aberration de ce que vous racontez : ils ne résultent ni des mathématiques (cela ferait longtemps qu’il n’y aurait plus de prêteurs…qui n’existent que lorsqu’ils peuvent prêter, cqfd), ni franchement de la confiance accordé à l’emprunteur. Cela révèle essentiellement l’état de détresse des prêteurs.
        Il en est (en partie) de même pour l’appréciation du risque d’un prêt à un particulier ou une entreprise : il s’agit surtout de l’état du prêteur.

        On surf sur le cadavre d’un système financier qui pompe la valeur ajoutée de l’économie réelle en alimentant une croissance à crédit. La croissance tire la langue puisque le prêteur titube.

      6. @ Apicelleria 11 août 2012 à 15:19
        Cher Apicellian, c’est effectivement un motif de satisfaction de constater des points d’accord sur des sujets d’importance. C’est encore plus réjouissant d’enregistrer une volonté d’approfondissement et de recherche de réduction voire de résorption totale des points de divergence lorsqu’il en apparait.

        En revanche rapprocher le déficit d’un pays de la valeur patrimoniale, c’est adopter une vision macroéconomique proche de la définition micro-économique du Fonds de Roulement Financier à savoir la valeur à la casse que calcule un prêteur cynique pour mesurer la SOLVABILITE de l’emprunteur qu’on sera toujours à temps de plumer pour se rembourser.

        Voila un point sur lequel apparait une différence d’appréciation.

        N’est-ce pas bien plus prudent, du point de vue du prêteur, de se référer à la valeur du patrimoine existant chez l’emprunteur, plutôt que de s’appuyer sur sa « capacité de remboursement » laquelle dépend du futur, et des éléments prévisibles ou imprévisibles qui peuvent l’impacter ?

        Il semble bon, que l’on soit emprunteur particulier ou Etat emprunteur, de bien identifier celui qui, entre l’emprunteur et le prêteur, a le plus besoin de l’autre. Dans la situation actuelle, il semble que ce sont les Etats européens qui soient les plus assoiffés, donc les plus vulnérables. Ils ont besoin d’emprunter, non pas pour investir afin de se préparer à affronter l’avenir à moyen ou long terme, mais tout simplement pour boucler leurs fins de mois. Cela fait longtemps qu’ils sont dans cette situation. Ça n’en est que moins rassurant pour les prêteurs.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8gle_d'or_budg%C3%A9taire#La_France

        Bien sûr, il existe des fonds de tiroirs, des réserves de change, des réserves d’or (si elles ne sont pas comprises dans les réserves de change). Mais les meilleures réserves, sont celles qui sont réalisées sous forme de stocks d’énergie vraie, la matière première indispensable à la vie économique et à la vie tout court. L’argent, les monnaies ne sont que des pseudos- énergies, des moyens d’accès à l’énergie vraie, par l’intermédiaire d’échanges de produits ou services, pour les Etats et les particuliers qui ne disposent pas des moyens directs d’en capter (par l’agriculture, la captation sur les flux renouvelables, ou par extraction sur les gisements d’énergies non renouvelables)

        Que serait l’économie de l’Europe du Sud et de la France, si demain elles n’avaient plus accès à l’énergie issue des énergies fossiles, et des mines d’uranium au Mali ? Comment pourrait-elles rembourser leurs emprunts ?

        De ce point de vue, il semble que l’économie de l’Europe du Nord est moins vulnérable.Elle dispose sur son territoire de réserves d’énergies en pétrole, gaz et charbon, c’est-à-dire d’une capacité à vivre et à survivre meilleure qu’en Europe du Sud. On peut penser que le marché (les prêteurs, qui n’ont pas besoin de prêter pour survivre, eux) en période de tension internationale, tiennent compte de ces éléments.

        Et dire que l’on envisage en France de taxer les stocks de produits pétroliers. Voudrait-on nous rendre encore plus vulnérables après avoir mis à terre notre industrie, en ayant taxé le travail plus qu’ailleurs ?

        Ces questions d’énergie préoccupent à juste titre et hypothèquent grandement les futures capacités de remboursement des emprunteurs. En cas de difficultés, leurs créanciers, loueurs d’argent, n’auraient que le patrimoine du locataire pour se dédommager.

        http://storage.canalblog.com/52/19/338284/34742826.pdf

        De toute façon, ça n’est pas en augmentant les impôts que l’on peut enrichir un pays et le rendre prospère. C’est en investissant, tant en capital matériel, qu’humain et immatériel. Je vous laisse, si vous le souhaitez, relancer le débat sur ces sujets de première importance.

        Bon dimanche !

      7. @Jducac

        De toute façon, ça n’est pas en augmentant les impôts que l’on peut enrichir un pays et le rendre prospère.

        Ah bon? Et vous comptez sur qui pour construire des routes, des écoles, des tribunaux, des hôpitaux, tout ce qui rend justement une économie prospère. Sur le capital privé certainement ? Pour qu’il réinstaure des routes à péages, une éducation hors de prix, des soins à des prix inaccessibles, des frais de justice hors de portée de toutes les bourses, au nom du profit et de la rentabilité. Sans l’impôt servant à l’intérêt collectif et général, où en serions nous?

        Pauvre jducac, vous sentez la régression à plein nez.

      8. Mon chère Jacques
        Vous dites:

        Que serait l’économie de l’Europe du Sud et de la France, si demain elles n’avaient plus accès à l’énergie issue des énergies fossiles, et des mines d’uranium au Mali ? Comment pourrait-elles rembourser leurs emprunts ?

        Là, je vous tiens par la barbichette!
        Donc rembourser des emprunts consomme de l’énergie ainsi que des matières premières, pourtant vous dites le contraire ici concernant « ma rente énergétique »
        Je suppose que vous admetterz que consommer de l’énergie fossile ou de l’uranium détruit la planète ou participe à l’entropie.
        Vous dites ici:
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=40307#comment-350284

        Mais, contrairement à ce que beaucoup croient, ou voudraient faire croire, ça n’est pas le prêt à intérêt qui détruit la planète.

        Question contradiction, je pense que nous avons atteint le sommet.
        Julien Alexandre en prendra act.
        Je suis technicien, dans un dépannage il n’y a aucune contradiction, sinon allez revoir votre diagnostic.

      9. @ Fod 12 août 2012 à 12:31

        De toute façon, ça n’est pas en augmentant les impôts que l’on peut enrichir un pays et le rendre prospère. C’est en investissant, tant en capital matériel, qu’humain et immatériel.

        Avez-vous réellement bonne conscience d’avoir isolé une phrase en omettant soigneusement d’ignorer la suivante dont pourtant, vous ne manquez pas d’exploiter la substance.

        Pensez-vous que cela vous honore ? Quelle était votre motivation première ? Etiez-vous bien intentionné à mon égard ?

        On peut en douter à la lecture de la phrase de conclusion que vous m’adressez. Elle pourrait sans conteste vous être retournée, si l’on pense en termes d’honnêteté intellectuelle. Elle deviendrait alors :

        Mais outre sa marque discourtoise, elle serait probablement injuste et ingrate de ma part. En effet, tout le monde sait bien, sur le blog, qu’en bonne personne que vous êtes, vous ne me voulez que du bien.

      10. @ michel lambotte 12 août 2012 à 16:26
        Bravo Michel ! Non seulement vous venez de marquer un point, mais de plus, vous montrez que vous êtes très attentif, et êtes bien entré au fond du sujet.
        Il faut que je reprenne le fil de mon raisonnement pour mettre le doigt sur ce qui peut résulter d’une faille dans ma démarche de pensée.Je vous ferai part des résultats.
        A ce stade de notre échange je reconnais qu’il apparait une contradiction que je regrette.

        Je suis technicien, dans un dépannage il n’y a aucune contradiction, sinon allez revoir votre diagnostic.

        Moi aussi, j’ai exercé mon métier dans le domaine technique et je sais ce que c’est. C’est d’ailleurs pour cela qu’avant de prendre des décisions importantes, susceptibles d’avoir de très lourdes conséquences, on crée des équipes diversifiées, pluridisciplinaires et contradictoires chargées d’ analyser les causes d’anomalies et de décider des actions correctives à entreprendre. Ce mode d’action est utilisé notamment dans les grands programmes aéronautiques et spatiaux. La règle du jeu est, dans ce type de commission, de ne pas tenir rigueur à celui qui, dans le feu du débat, sort une bourde par suite de l’omission d’une donnée.

        A bientôt pour la suite de nos travaux collectifs et contradictoires sur les questions d’énergie lesquelles sont imbriquées avec des pseudos énergies positives ou négatives telles que les avances d’argent, les dettes et les l’énergies bien réelles qu’il faut dépenser pour les rembourser.

      11. @ Jducac

        Laissez donc ma conscience en paix et examinons la vôtre qui ne semble souffrir d’aucune impudeur et continue, contre vents et marées, à nous tenir un discours inepte. Facile de crier à la victime quand depuis des années, les lecteurs de ce blog doivent subir votre prose rétrograde et vous le font savoir. Si vous ne voulez pas être critiqué, même vertement, allez donc écrire ailleurs au lieu de jouer à la vierge effarouchée, stupéfaite par la violence des propos qu’elle suscite.
        Derrière vos airs gentillets, emprunts de morale à deux sous, votre discours régressif, en permanence critique à l’égard de l’Etat Providence, toujours parsemé d’allusions au darwinisme social, fidèle jusqu’à la nausée au tryptique « Famille-Travail-Patrie », qui voit partout du capitalisme jusque dans nos spermatozoïdes, est d’une violence insupportable pour ceux qui placent le social avant l’économique.

        Vous êtes définitivement irrécupérable et incapable de la moindre proposition un tant soit peu sociale ou progressiste. Votre retraite vous a tellement coupé des réalités que vous vous inventez un monde phantasmé, fantasmagorique, simpliste, incapable de contextualiser la moindre complexité. Si attaché à son passé qu’il juge tout par le prisme étriqué de sa petite expérience, sans chercher par des lectures, autres que celles du Figaro, à évoluer. Vous êtes et vous resterez un indécrottable conservateur attaché comme la teigne sur la misère à ses conceptions dépassées et archaïques. Basta!!

    3. Pourtant Paul avait mis le doigt dessus: il s’agit uniquement de crédibilité face au marché

      : où avez-vous lu ou entendu que Paul aurait mis le doigt sur cette question de crédibilité ? J’ai relu son article du Monde, il n’en parle pas : il en fait une « blague de potache« , et dès le titre. Depuis quand faut-il blaguer avec les marchés pour être crédible ?

      Note : pour connaître toute l’histoire, rendez-vous à ce post d’Albin.

  31. Oui…
    Il n’y a guère qu’ici qu’on semble suivre ce qui se trame à ce sujet, au point d’y consacrer une vidéo « just in time », après d’autres billets et commentaires…
    Le Blog, c’est un peu le Petit Village d’Astérix, celui qui résiste encore et toujours à l’Enfarineur…

  32. Je suis un peu étonnée de lire des commentaires, bien sûr bienveillants pour Paul Jorion, mais qui affirment que « cela ne marchera pas », que « cela ne sert à rien ».
    Peut-être, c’est possible, mais…est-ce la responsabilité de Paul Jorion? Non. Sa responsabilité est de dire, de dénoncer, d’appeller à faire autre chose, BREF de jouer son rôle capital : celui d’un penseur, d’un intellectuel, qui met au service du pouvoir le résultat de ses pensées, pour le plus grand bien de tous. Si, ensuite, malheureusement, cela ne marche pas, eh bien, OK, cela ne marche pas, mais au moins on ne pourra pas faire comme si rien n’avait été dit, et ça c’est essentiel. Cela me rappelle l’excellent site québecois « poètes contre la guerre », créé en 2001-2002 où il était dit qu’au moins la guerre ne pourrait se prévaloir d’une justification. Elle pouvait massacrer injustement, s’appuyant sur le 11 septembre, mais au moins elle ne pourrait pas se parer des plumes de l’innocence.
    Merci Paul Jorion de rappeller qu’à tous les niveaux (famille, étudiants, nation, lecteurs etc. etc.) nous avons, si nous pensons et sommes relativement indépendants, un rôle à jouer, et devons avoir le courage de le jouer.

    1. Chère Suzanne, je suis désolé de ne pas avoir entendu P. Jorion nous  » rappeller qu’à tous les niveaux (famille, étudiants, nation, lecteurs etc. etc.) nous avons, si nous pensons et sommes relativement indépendants, un rôle à jouer, et devons avoir le courage de le jouer « .

      Notez que je m’encourage ( et nous tous par la même occasion, même un peu cavalière) à penser librement. Quant au rôle individuel de chacun … hum … disons que je trouve cela aussi mignon que le tri sélectif … mais on peut toujours s’imaginer que les utopies sont des projets et que l’une vaut l’autre.

      Avec toute la cordialité dont je suis capable ( et sans aucune ironie, c’est pas le genre de la maison …)

      1. Bonjour Apicelleria, pourquoi dire ‘sans aucune ironie’ puisque vous êtes ironique? (en faisant une comparaison entre l’engagement individuel envers un public, et le tri sélectif, visiblement considérant les deux comme utopiques et probablement inutiles). En cela vous démontrez parfaitement ce que je veux dire.
        Qui est que j’apprécie avec intensité une écriture qui s’apparente à une action.

      2. « …Le faire prolongeant le dire… » je n’arrive pas à retrouver l’auteur de cette performative citation…(je pense que c’est du côté latin de l’Europe néanmoins)

      3. Chère Suzanne, l’ironie à laquelle je faisais référence ne visait pas le rôle individuel de chacun (je suis plutôt un tenant du rôle collectif de tous) mais la cordialité automatique en fin de post après la petite pique gentillette à laquelle je viens de faire allusion. Je crains de ne m’être pas bien fait comprendre, mais bon vous avez compris notre désaccord fondamental.

        Pour tout dire, je crois que le système est structurant et qu’il s’impose dans les actes et décisions individuels et pas l’inverse qui relève à mon avis du boy-scoutisme et de la méthode Couet. Les initiatives individuelles ou groupusculaires sont forcément inscrites à la marge. Elles ont leur beauté,leur génie, leur fraîcheur mais très faible efficacité et une efficience nulle. On peut le regretter certes mais à quoi bon s’épuiser en pure perte ?

        Bien cordialement et vraiment sans aucune ironie.

  33. La règle [du veau] d’or contiendrait « une erreur logique » ?
    Je ne crois pas.

    Pourquoi?
    Le but de cette règle n’est pas de respecter la logique formelle méta-sociale ou méta-historique!

    Le but de cette règle est de contribuer à reproduire l’organisation sociale dont elle est l’expression.
    En ce sens elle est parfaite. Inscrite dans la constitution allemande, elle est parfaitement à sa place de consolidation d’une prédation sociale dans la tourmente. Etc. Les commentaires peuvent être innombrables et je ne m’en prive pas.
    La règle [du veau] d’or est inique, mais parfaite.

    Paul, vous paraissez régulièrement dans cette confusion. Serait-ce pour des raisons pédagogiques?

      1. J’ai ajouté ma question finale sur le fil, qui pourrait répondre à votre réaction…

        Il y a une erreur logique interne à la règle dont nous parlons, mais cette règle doit-elle être prise à la lettre? Doit-on considérer que nous vivons dans un régime rationnel ?

        La doxa économique regorge de contre-vérités, dont la preuve a parfois été donnée depuis des décennies. Quelqu’un d’aussi consensuel, dirais-je, que Fitoussi, par exemple, démontre l’erreur logique du dogme de la libre concurrence – et on voit bien que cette démonstration, administrée pour la énième fois, reste sans effet sur les cours d’initiation à la science économique donnés dans toutes les facultés, en particulier autres que d’économie. C’est tout le corps social qui est pénétré par cette idéologie qui se présente comme rationnelle.

        Ces discours doivent-ils être pris à la lettre ou analysés plus largement ?

    1. Allons, cher Guy, ce que vous dites est contradictoire.
      Les règles étatiques ne peuvent être des supports de consolidation de la prédation sociale. Elles sont toutes à l’opposé et dans le cas présent, elles protègent les plus faibles économiquement.
      La prédation sociale existe pourtant bel et bien mais elle se nourrit de la faiblesse ou de l’absence de règles de l’Etat.
      Je crains que la confusion ne soit pas là où vous le pensez.
      Bien à vous.

      apicelleria.overblog.com

      1. Ben voyons, Apicelleria… L’Etat résulte de la fixation des rapports de force qui le soutiennent et qu’il doit reconduire ou reproduire.
        Que dans l’état actuel des choses, il y ait quelques acquis de haute lutte, c’est certain, mais si l’État avec pour fonction prioritaire, ou simplement réellement assumée, de protéger les plus faibles, le protectionnisme dont bénéficie la finance serait impossible, et le traitement de la crise n’aurait pas consisté à sauver sans conditions ce secteur prédateur de l’économie productive et de la société !

      2. Cher Guy, je persiste et confirme que la main mise de prédateurs sur un appareil d’Etat qui s’est maintenu malgré le recul volontaire de ses interventions ces dernières années, n’emporte en rien une modification de son rôle dans nos sociétés.

        La restauration des règles ou la mise en place de régles nouvelles adaptées à la situation actuelle devrait déloger ces prédateurs et les assigner à des rôles qu’ils n’auraient jamais du quitter comme le financement de l’économie par exemple.

        Il n’y a pas eu dérive mais reflux de l’Etat.
        Il n’y a pas eu un reniement mais une multitude de coups d’Etat.

        L’Etat doit réinvestir son rôle de protecteur des plus faibles, de gardien de la consommation et de stratège industriel. Le reste doit revenir aux entreprises et aux partenaires sociaux.

  34. Où je vois une faille dans les postulats dorés, y compris dans le cadre de pensée néoclassique qui est sensé les délimiter, c’est dans la définition des investissements et ce relativement bien sûr à l’endettement nouveau qui doit exclusivement lui être affecté. Il me semble que dans la théorie de la croissance endogène défendue par de purs nobélisables ultra-orthodoxes comme les Lucas, Romer ou Barro les investissements publics ne peuvent se limiter à la simple FBCF (Formation Brute de Capital Fixe), soit grosso merdo aux infrastructures, au « hard » quoi. L’investissement sur le K humain, instruction et santé en priorité, est aussi une règle d’airain incontournable selon ces théories tout sauf suspectes de subversion hétérodoxe.
    Donc on met en sous-jacent de la règle d’or une règle d’airain excluant – pour commencer – les dépenses de santé, d’éducation et de recherche du domaine des dépenses de fonctionnement avec un cliquet interdisant toute baisse de la dépense publique sur ces postes dorénavant comptabilisés comme postes d’investissements, aussi bien en nominal qu’en pourcentage de Pib.
    Je rappelle incidemment et pour la forme que la France, selon l’OCDE, est le seul pays de son panel à avoir baissé deux fois successivement sa dépense pour l’éducation entre 89 et 2009 (dépense d’éducation exprimée en part du Pib dans trois études OCDE 89, 99, 2009). Avec pourtant une des plus florissantes démographies des pays développés…
    Qu’as-tu fait de ton pognon et de tes talents, France, depuis 20 ans ?

    1. Vigneron,
      Tu veux dire que les autres pays ne l’auraient pas fait deux fois successivement?
      Ils l’ont fait continûment ou quoi ?
      Il est faux que le Royaume-Uni ou la Belgique ne l’aient fait qu’une fois, pour me limiter à deux cas dont je suis informé. Et ça m’étonnerait pour les autres…

      Il faut se souvenir que l’Ocde, qui est l’équivalent idéologique de l’Otan, est un des principaux acteurs qui travaillent à introduire les normes, les règles et les impératifs de l’entreprise dans l’enseignement, et ce depuis plus de quarante ans, en harmonie avec l’European Round Table of Industrialists. S’appuyer sur l’Ocde pour traiter de l’éducation, c’est comme demander à l’économiste d’une banque ou d’un fonds de pension d’expliquer le chômage!

      Sources multiples dans Le Monde Diplomatique et dans les livres de Nico Hirtt par exemple.

      1. Je me contrefous de l’idéologie supposée de l’OCDE Leboutte et désolé mais par exemple – et y compris pour l’Insee – la France est le seul pays développé – avec Israël à moindre niveau – qui ait à ce point diminué ses dépenses d’éducation (publiques et privées cumulées) sur la période 2000/2008 (de 7,3 à 6,7% du Pib, juste 12 milliards perdus annuellement).
        Quel est l’intérêt que tu trouves à le nier.

  35. Pétition pour un référendum sur le nouveau traité européen

    A ce jour 6627 personnes ont signé la pétition en ligne pour un référendum sur le nouveau traité européen. François Hollande s’était engagé à renégocier le traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), appelé aussi pacte budgétaire, signé par N. Sarkozy et A. Merkel. il n’en est rien. Or ce texte durcit encore les traités de Maastricht et de Lisbonne et prône à la fois l’austérité à perpétuité, et le contrôle des budgets par la Commission de Bruxelles. Pourtant l’expérience montre que cette orientation n’a fait qu’enfoncer les pays européens dans la crise et les peuples dans la souffrance. N. Sarkozy battu, son traité ne doit pas être appliqué. il faut aujourd’hui un débat public sur les orientations européennes et un référendum sur le nouveau traité. Seul le peuple souverain peut décider de son avenir. C’est une question de démocratie.

    http://www.humanite.fr/politique/liste-des-signataires-de-la-petition-pour-un-referendum-sur-le-nouveau-traite-europeen-501

    1. Ouais, tant qu’on y est, faites aussi une pétition contre la faim dans le monde, la guerre et les verrues.

      1. Ouais, tant qu’on y est, faites aussi une pétition contre la faim dans le monde, la guerre et les verrues.

        Nous fais pas ton Tony Blair Moi (quand Jospin voulait ajouter son « et de l’emploi » au pacte de stabilité – allemande – et de croissance – juppéenne)…

  36. Paul, est ce que ça ne vous ai pas venu à l’idée que l’empire veuille ligoter la France, et les nations européennes? Et que ce que l’on prendrai pour de l’incompétence serait en fait une stratégie de domination?

      1. Pardon, Mr Jorion, mais si la toute puissance des USA en matière économique , et leur arrogance en matière militaire ne les apparente pas à un empire, on se demande ce qui pourrait être qualifié d’empire, en ce bas monde…

        (Disons que par le terme « l’Empire », beaucoup désignent à la fois les USA et l’ensemble des pays qui approuvent (et appuient) leur politique internationale).

      2. la toute puissance des USA en matière économique et leur arrogance en matière militaire

        Euh… le contraire non ? Menfin… I suppose you mean…

      3. Incompétence ou domination, cela ne change rien à votre position n’est ce pas ?
        Il en faudra bien un jour un ou une pour assumer de nouveau l’idée de contrat social.

  37. En attendant, quant à l’intervention de Paul Jorion à l’émission Focus de France 24, et bien on cherche les traces de Paul Jorion mais pchittt! Rien!
    Rien, nada, nib, que dalle, zob, peau de balle!

    Ce doit être le vent du désert aoûtien de l’information qui a effacé les pas de Paul Jorion, pélerin de l’économie, perdu dans ce désert peuplé de scorpions, euh… d’experts.

    Quand on va sur le site internet de l’émission censée parler des subprimes 5 ans après, on ne trouve pas Paul Jorion mais un expert, Evariste Lefeuvre (je vous jure que c’est son prénom), un énième expert chef-économiste chez Natixis north-america!

    La vidéo ne fait que 12min47s. Est-elle tronquée? Est-elle coupée volontairement? Ont-ils oublié de mettre la suite?

    Je n’en sais rien pour l’instant. Mais CA M’ENEEEEEEERVE!!!

    http://www.france24.com/fr/20120809-2012-5-ans-crise-subprimes-anniversaire-mondiale-recession

  38. La règle d’or, une blague de potache ….d’Alsace peut être, rigolons un peu, mais tout de même.
    Quand on connaît les dégâts, les spoliations que subit le peuple grec on ne peut que compatir.
    En résumé j’ai la curieuse impression que nos peuples sont traités comme des oies, pendant 30 ans on les a gavé et maintenant on va les plumer, les tondre et les dévorer par les mesures d’austérité absolument destructives.

    1. TED – Une salle de classe planétaire
    Il faudra monter un cours en e-learning de mise à niveau pour politiciens, économistes et tous ceux qui sont persuadés de savoir sans savoir.
    Vous avez du pain sur la planche Mr le professeur Paul Jorion.

    Un article que vous apprécierez pleinement j’en suis persuadé, la formation en e-learning est accessible à tous les auto-didactes qui souhaitent se former à leur rythme tout en confrontant la théorie et la pratique.
    « La salle de classe planétaire », premier volet des 6 de « Ils changent le monde » consacrés à quelques innovations de la conférence TED.
    « Professeur brillante déçue par l’enseignement classique, Daphne Koller a inventé la « flip éducation » qui s’appuie sur les vidéos des cours. Un succès ».

    http://www.lemonde.fr/education/article/2012/08/09/la-salle-de-classe-planetaire_1742909_1473685.html?xtmc=salle_de_classe&xtcr=2

    Quelques extraits percutants :
    « Daphne commence par devenir professeur. Avec son allure à la Joan Baez période 1968, elle enseigne à Stanford, anime un laboratoire de recherche sur le cancer, nourrit ses deux passions, le « machine learning » (l' »apprentissage autonome des machines ») et la biologie. Elle veut résoudre les problèmes complexes à l’aide d’ordinateurs et de statistiques, et écrit plus de 180 articles scientifiques. »…..
    « Au même moment, à l’automne 2011, son collègue Andrew Ng met en ligne de façon gratuite un cursus entier (10 semaines) de Stanford sur l’intelligence artificielle. Un tour de force : 400 élèves dans l’amphithéâtre, 100 000 personnes en ligne. 14 000 élèves obtiennent le certificat officiel diplômant »
     » …..dernier. Aujourd’hui, on a 787 000 étudiants dans 190 pays, 2 millions d’engagements, pour 111 cursus allant de la robotique à la poésie. » Soit 14 millions de vidéos visionnées en… trois mois ».
    « ….Et le MOOC (Massive online open classroom) permet tout cela. Il force à repenser les cours, le temps en classe, la valeur. Pour les universités, c’est un signal fort qu’elles ont autre chose à proposer que du contenu. »

    Les autres volets :
    http://tedglobal.blog.lemonde.fr/

    2. Règle d’or or not ?, that is the question.
    Signalé par la 12:15 du Monde du 13 août, un billet du blog d’éconoclaste.
    La règle d’or oui mais à condition de garder un couteau suisse à portée de main pour demain.
    Canif, ficelle et une corde à son arc : l’imagination fiscale.

    « Il faut espérer que la démocratie sera maligne »

    « Cela fait un bon moment que la question de la règle d’or se pose. Il y a ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Ceux qui sont pour sont divers. Il y a ceux qui considèrent que l’Etat est le cancer de la société. Il y a ceux qui considèrent que la dette est un fardeau pour les générations futures qu’il faut soigneusement limiter (et que l’Etat n’est pas doué pour ça). Et il y a ceux qui pensent que la dette, au fond, on s’en fout, mais que comme des tas de gens ne s’en foutent pas, il faut se résigner à encadrer les déficits et la dette par une règle.

    De l’autre côté, on a aussi deux tribus. Il y a les benêts qui pensent que relancer en permanence est toujours bon (et donc que plus de dette est toujours bon). Et il y a ceux qui pensent que compte tenu de la logique de la stabilisation conjoncturelle et de l’imperfection des règles budgétaires (Henri Sterdyniak a pondu quelques articles de synthèse de très bonne qualité sur le sujet), une règle, constitutionnelle qui plus est, est une très mauvaise idée. Comme vous l’avez remarqué, les deux camps et leurs tribus respectives s’écharpent depuis deux ou trois ans.

    Eh bien, la tendance étant au hollandisme, je fais la synthèse. On a deux problèmes actuellement. Nous (les pays développés, zone euro ou non) sommes structurellement en récession, parce qu’une crise bancaire, c’est grave. Donc, les mesures d’austérité simples mènent au désastre à 99 chances sur 100. En même temps, les taux d’endettement atteints, ce n’est pas une grande nouvelle, rendent les marchés nerveux. Donc, la règle, à un moment ou un autre, on ne peut pas y échapper. Le truc qui vous lie les mains aux yeux des agents économiques me semble indispensable. Mais si la démocratie n’a pas un canif planqué pour couper la corde, on est mal (non, mais… genre en 2025 ou même 2018, on sera encore sous un régime imparfait et désormais inadapté ?). Vous allez me dire que les marchés sont malins et verront le canif. Peut-être. Si la ficelle n’est – paradoxalement – pas assez grosse… Sinon, ils feront semblant de ne pas le voir, se disant que certains points sont assurés à moyen terme. Car, fondamentalement, compte tenu de leur schizophrénie entre court terme et long terme, les marchés ne moufteraient probablement pas. Au contraire ! La perspective, si le balancier penchait trop vers la récession, de défaire les liens pourraient les rassurer. Ce qu’il manque, notamment à l’Europe, c’est ce que Dani Rodrik a joliment appelé « imagination fiscale ».

    PS : Et ce qui me fait rire, c’est que je vais me faire engueuler par tout le monde, du coup… »

    http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2012/08/10/2009-il-faut-esperer-que-la-democratie-sera-maligne

    Commentaires :
    Il n’y a pas une règle mais des règles, la dette permet l’asservissement des emprunteurs, les marchés veulent toujours moins d’Etat, ……

    3. Grèce
    Ce matin France Culture donnait la parole à Stathis Kouvelakis.
    « La Grèce, première ruine de l’Europe politique ?  »
    « Grand entretien de 7h35 à 8h30 avec Stathis Kouvelakis, professeur de philosophie politique au King’s College de Londres, spécialiste de la Grèce.
    Des propos totalement à rebrousse poils de ce que l’on prèche trop dans les milieux autorisés comme :
    . Il y a plutôt moins de fonctionnaires en Grèce que dans les autres pays d’Europe même si le clientélisme est courant;
    . La dette publique grecque est > à celle de l’Espagne mais la dette privée <, au total la dette grecque est <
    . La stratégie du choc est en cours, Naomi a raison, une thérapie du choc est mise en oeuvre : vente à l'encan, mise sous tutelle, la grande braderie des biens publics bat son plein (celle des biens privés aussi comme on atteste le reportage du dernier envoyé spécial, même les français moyens y participent)
    . Les décideurs européens sont plus agressifs que le FMI
    . Copains/coquins
    . Le pire : s'en prendre lâchement aux plus défavorisés, les immigrés, des pauvres prennent des très pauvres comme boucs émissaires.

    Que faire :
    Restructurer rapidos la dette qui ne peut être payée, …….

    http://www.franceculture.fr/emission-les-matins-d-ete-la-grece-premiere-ruine-de-l-europe-politique-2012-08-14

  39. Salut les modérateurs qui bossez pour Paul ! Salut Paul !

    Avant hier dimanche, j’ai posté une réponse à JL Morlie et Apicelleria… Pour la situer, elle comportait au début une allusion à Stéphane Mallarmé (En écho de son fameux vers « Abolis bibelots d’inanité sonore »…)

    Elle n’apparaît point sur cette page… En admettant que vous ne souhaitiez pas la mettre en ligne, (pour une raison que j’ai un peu de mal à imaginer), auriez vous la gentillesse de la renvoyer sur arzi77@gmail.com , car je n’en ai pas gardé trace ?

    Bien à vous
    R Z

    1. Mon cher Raymond,

      le seul problème, c’est que vous êtes le champion toutes catégories du rouge-brun (et vous allez très très loin, et à gauche et à droite) qui n’est pas vraiment en odeur de sainteté ici : camps de la mort + goulag, c’est vraiment un peu lourd sur l’estomac.

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