LE TEMPS, « Nous sommes en train de mettre en place une machine à créer de l’hyperinflation », le 12 mai 2012

Mon entretien avec Sébastien Dubas

Avant de retourner chez lui en Bretagne, Paul Jorion a fait escale, jeudi dernier, au « Club 44 » de la Chaux-de-Fonds pour donner une conférence. L’occasion d’évoquer avec cet économiste connu pour avoir prédit la crise des subprime, l’avenir d’un système capitaliste qu’il décrit comme étant « à l’agonie ».

Le Temps : La fin programmée du « Merkozisme », autrement dit de l’austérité comme seule issue à la crise de la dette, est-elle une bonne nouvelle pour la zone euro ?

Paul Jorion : Depuis qu’on a commencé à parler des problèmes de la Grèce, en décembre 2009, les décisions politiques ont toujours été prises avec au moins six mois de retard. Si bien que le budget qui aurait pu permettre à la Grèce de sortir de la crise est passé de 13 milliards, une somme évoquée en janvier 2010, à 105 milliards d’euros lorsque des mesures ont enfin été prises en mars de cette année. C’est presque dix fois plus que prévu. Ces atermoiements ont à chaque fois été motivés par des calendriers électoraux. Il a fallu attendre les élections dans les Länder en Allemagne, les législatives en Espagne, les présidentielles en France ou les prochaines réunions du G8 et du G20. Et ce sera probablement encore le cas avec les législatives françaises. La maladie de l’Europe a été de ne jamais prendre des mesures à la hauteur de la gravité de la situation. Tout ça parce que les hommes et les femmes politiques manquent d’audace et de détermination.

– Justement, cette détermination n’apparaît-elle pas finalement aujourd’hui avec le retour de la croissance au centre du débat?

– Malheureusement nous sommes dans une impasse. Comme l’a déjà dit Christine Lagarde en juillet 2010, il faudrait faire de la ri-lance. C’est-à-dire de la rigueur et de la relance économique en même temps. Or, diminuer la dette des Etats ne veut pas forcément dire qu’il faut réduire les dépenses publiques. On peut très bien faire de la rigueur en augmentant les recettes fiscales. On pourrait ainsi modifier le système fiscal pour que les entreprises paient enfin des impôts. Car en règle générale, les grandes entreprises s’arrangent pour ne pas en payer. Tout comme les individus les plus fortunés d’ailleurs. Au lieu de cela, on a pris l’habitude de comparer les dépenses au produit intérieur brut (PIB) d’un pays et non pas à ses rentrées d’argent. Ce calcul, qui fait partie du pacte de stabilité financière européen et de la règle d’or, nous conduit droit à la catastrophe.

– Mais à un moment donné, ne faut-il pas taper du poing sur la table et mettre des règles en place ?

– Bien sûr qu’il faut des règles. Mais des règles qui ont un sens, pas comme la règle d’or qui comporte une erreur fondamentale en comparant les dépenses d’un pays à son PIB. Comme l’ont souligné justement Jacques Attali et Pascal Lamy dans un appel lancé cette semaine, la dette s’auto-entretient dès que le taux d’intérêt associé à la dette souveraine dépasse le taux de croissance. Il faut donc une règle qui interdise aux Etats de dépenser plus que leurs recettes. Et non pas jusqu’à 3% de leur PIB. Imaginez si les marchés demandent un taux d’intérêt de 7% ou plus à un Etat, comme c’est le cas avec la Grèce, alors on exigera de ce pays un taux de croissance supérieur ou égal à 7% ? C’est totalement autodestructeur. Plus la situation financière d’un pays se détériore, et plus son taux de croissance devrait être élevé !

– Alors quelle est la solution?

– Le vrai problème, c’est que les gens n’ont pas assez d’argent. Il faut donc augmenter les salaires.

Certains diront qu’en le faisant, on risque de créer de l’inflation. Mais on ne crée de l’inflation que si on ne baisse pas simultanément la part qui va aux investisseurs et aux dirigeants d’entreprise. Aujourd’hui, on trouve curieux qu’un patron gagne 300 fois plus que la personne la moins bien payée dans son entreprise. Mais au début du XXe siècle, cette relation était de l’ordre de dix ou quinze fois. Cette disproportion n’est pas une simple curiosité, c’est un problème économique fondamental. Car ces grands salaires pompent énormément d’argent des entreprises.

– Que va-t-il se passer si l’on ne change pas de cap ?

– La destruction totale. Vous savez, les civilisations disparaissent. Jusqu’à récemment, je pensais que le servage était apparu en Europe dans la continuité de l’esclavage. Mais en réalité, ce sont des hommes libres qui sont devenus des serfs à la fin de l’Empire romain. Le manque de revenus a été remplacé par du crédit et, petit à petit, ces individus se sont retrouvés dans une situation où ils ne pouvaient plus rembourser leurs dettes. Ils sont devenus des serfs. C’est le même phénomène qui se passe aujourd’hui aux États-Unis avec les populations d’immigrants amérindiens originaires d’Amérique Centrale.

– Et avec la Grèce ou l’Espagne?

– Exactement. On est en train de créer un nouveau système de servage. Si on imagine que les solutions sont de ce type-là, alors qu’on le dise franchement. Au moins, mis à part ceux qui ne voudront pas que l’on touche à leurs privilèges, les autres comprendront que ce n’est pas une solution viable.

– Que pensez-vous de la nationalisation cette semaine de Bankia, quatrième banque espagnole?

– On continue de mettre entre parenthèses les erreurs catastrophiques de la spéculation immobilière. Quand une bulle immobilière éclate, que ce soit en Irlande, en Espagne ou aux Etats-Unis, on ne peut pas continuer à dire que cet argent n’a pas été perdu. Il est évident qu’à un moment donné, il faut nécessairement passer par la case pertes et profits. Malheureusement, quand on fait le bilan, on s’aperçoit qu’il a fallu 1000 milliards d’euros pour renflouer les banques européennes. C’est-à-dire 3000 euros par habitant de la zone euro. Cette somme montre bien que le système actuel ne peut plus être sauvé. D’autant que dans trois ans, quand il faudra rembourser 1000 milliards à la Banque centrale européenne (BCE), chacun sait déjà que ce ne sera pas possible. Dans l’état de délabrement généralisé actuel, comme voulez-vous que l’on reconstitue de la richesse en quantité suffisante ? On essaie donc encore une fois de gagner un peu de temps. On dit que les choses vont s’arranger. Mais en vérité, si on laisse pourrir la situation, le système va finir par disparaître. A moins d’un jubilée, qui annulait les dettes tous les cinquante ans, comme dans l’Antiquité.

– Faire table rase du passé en restructurant la dette?

– Il faut arrêter de considérer que seuls des pays comme l’Indonésie ou la Russie peuvent restructurer leurs dettes. Quand on fait les mêmes erreurs que les autres, on n’y échappe pas. Il ne faut pas oublier qu’entre le XIXe et le XXe, il y a eu je crois près de 700 faillites d’Etats.

– Rien n’empêche les Banques centrales de mettre en place de nouveaux programmes d’assouplissement monétaire…

– Oui, mais cela équivaudrait à la destruction du système. Lorsque l’on parle d’hyperinflation au Zimbabwe, on dit que c’est normal, qu’il s’agit après tout de l’Afrique ! Mais on oublie que nous sommes également en train de mettre en place une machine à créer de l’hyperinflation, que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe. On ne peut pas créer de la monnaie sans la création d’une richesse équivalente. Ricardo l’avait compris dès 1810: en créant en permanence de la monnaie, un système monétaire ne peut que s’effondrer à terme. Or, c’est exactement ce que nous faisons. Tout simplement parce que nous ne savons pas quoi faire d’autre.

– Certains essaient toutefois de réguler le système financier international!

– La seule mesure qui ait été prise jusqu’ici, et c’est l’œuvre de la Banque des règlements internationaux à Bâle, c’est d’avoir imposé aux banques « systémiques » : trop grandes pour faire faillite, des provisions supplémentaires de 2,5% sur leurs fonds propres. Mais cette solution n’est absolument pas à la hauteur du problème auquel nous devons faire face. Ce qu’il aurait fallu faire, c’est retirer ces banques du système, les démanteler pour en faire des unités suffisamment petites pour qu’elles ne soient plus susceptibles de faire tomber tout le système avec elles en cas de défaut. En 2008, tout le monde était d’accord pour dire qu’il s’agissait de la seule solution possible. Mais quatre ans plus tard, il n’en est même plus question.

– Vous évoquez régulièrement un discours de Nicolas Sarkozy en 2008 à Toulon comme une opportunité manquée. Une explication?

A chaque crise du capitalisme, une réflexion émerge. Au XIXe siècle, ce fut le cas des socialistes, des communistes, des associationnismes, des anarchistes ou encore des collectivistes. En 2008, alors que l’on commence à percevoir la gravité de la crise, Nicolas Sarkozy prononce un discours qui s’inscrit dans la plus pure tradition socialiste. Il dit que l’économie n’est pas la loi de la jungle, qu’il faut réglementer les banques pour réguler le système, que l’idée que les marchés ont toujours raison est une idée folle et qu’il faut opposer l’effort des travailleurs à l’argent facile de la spéculation. Même s’il n’a jamais rien fait contre la puissance des marchés financiers durant sa présidence, le fait est qu’il existe, aujourd’hui encore, un texte sur lequel on peut se baser pour réformer le capitalisme.

Encadré : Il faut interdire la spéculation financière

Le Temps: Vous prônez une refonte du système capitaliste?

– Depuis son avènement au XIXe siècle, le capitalisme a toujours été un système extrêmement déséquilibré. Cela vient du fait que pour attirer les capitaux là où ils sont utiles, on recourt à un système d’intérêt. Ainsi, la fortune de ceux qui disposent des capitaux et qui récoltent ces intérêts s’accroît en permanence. Le seul moyen de relancer le système lorsqu’il se grippe, c’est donc de redistribuer les richesses de façon plus homogène. Car si la distribution n’est pas suffisamment homogène, deux problèmes se posent. D’une part, le pouvoir d’achat de la grande masse de la population ne suffit plus à soutenir l’industrie. D’autre part, ceux qui disposent des capitaux ne peuvent plus investir dans l’industrie. Car ils font face à un risque de surproduction. Du coup, et c’est flagrant dans la période qui conduit à la crise de 2007 mais également depuis, les capitaux flottants sont utilisés pour parier sur les variations de prix.

– D’où votre volonté d’interdire la spéculation?

– Il ne s’agit pas d’interdire à un petit porteur d’espérer qu’une entreprise prospérera, mais d’interdire une spéculation qui dérègle complètement le mécanisme de formation des prix. En 2008, le prix du pétrole a été multiplié par trois en six mois. Cette envolée des prix n’a pas été justifiée par une demande supplémentaire puisqu’on entrait en période de récession économique. Ce sont simplement les détenteurs de capitaux en quantités considérables qui les ont placés dans des fonds spéculatifs.

– Comment l’interdire concrètement?

La spéculation, c’est-à-dire les paris sur l’évolution des prix, était interdite durant pratiquement tout le XIXe siècle. En France c’est un édit de François Ier qui a introduit la première mesure contre cette pratique perçue comme un danger pour les économies. Car l’argent utilisé pour spéculer ne sert pas à d’autres activités positives telles que l’intermédiation dont les banques tirent de manière justifiée des profits. Malheureusement, les milieux d’affaires ont réussi à faire abroger les lois qui interdisaient la spéculation. Depuis 2007, rien n’a été fait pour maîtriser la spéculation alors qu’en France, par exemple, il suffirait de remettre en place trois articles de lois abrogés en 1885.

– La spéculation ne contribue-t-elle pas à fournir de la liquidité sur les marchés ?

Cet argument ne tient pas pour une simple et bonne raison : les prix qui sont déterminés par l’offre et la demande sont des prix dits fondamentaux qui ont une signification économique. Or, les prix spéculatifs fluctuent de manière désordonnée, indépendamment de la valeur de l’entreprise. Par conséquent, la liquidité apportée par un spéculateur se situe à des niveaux de prix qui n’ont aucune pertinence d’un point de vue économique.

 

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180 réflexions sur « LE TEMPS, « Nous sommes en train de mettre en place une machine à créer de l’hyperinflation », le 12 mai 2012 »

  1. Est-ce que le Temps économique évoque les problèmes environnementales et climatiques ?

    Il serait temps d’en parler, parce que le temps s’aggrave, signe des temps ?

    1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Hyperinflation_de_la_R%C3%A9publique_de_Weimar#L.E2.80.99inflation_allemande.2C_un_ph.C3.A9nom.C3.A8ne_de_longue_date

      La vitesse de circulation de la monnaie

      La confiance dans la monnaie avait totalement disparu. L’argent brûlait les doigts, donc la monnaie circulait plus vite. Faire circuler plus vite la monnaie a le même effet sur l’économie qu’augmenter sa quantité. Gabriel Galand et Alain Grandjean8 établissent que c’est la vitesse de circulation de la monnaie et non pas l’émission excessive de monnaie qui a provoqué l’inflation.

      1. Pas question de faire confiance à un cerveau qui n’a rien a trouvé à redire à l’eugénisme.
        Le problème vient sûrement de la notion de « vitesse  » , et de son interprétation.

      2. « Si la circulation de la monnaie s’accroît relativement à celle des marchandises, les prix monteront. Si au contraire elle décroît relativement, les prix baisseront. Le premier cas est celui de l’inflation relative, le second celui de la déflation relative. »

        Irving Fisher, L’illusion de la monnaie stable, 1927

    2. @Cassiopée
      Paul Jorion est connu pour sa réflexion sur l’économie. Il est appelé à participer dans les médias à ce titre.

      L’existence de la crise économique est perçue directement par le grand public. Personne ne la met en doute; ce n’est pas le cas des crises environnementales et climatiques. Pour ces autres crises un effort gigantesque de désinformation et de l’entretien du doute est en place (documenté dans cette publication récente).

      Paul parle de la crise économique. Son discours est percutant. S’il introduisait les dimensions écologiques et climatiques cela diluerait et rendrait plus complexe son discours. Cela produirait aussi immédiatement une réaction d’auto-défense de beaucoup de gens qui veulent encore douter de l’urgence de ces autres crises. Le message sur l’économie serait rejeté en même temps.
      Paul n’a pas non-plus le passé de réflexion et de publications dans ces domaines de l’environnement et du réchauffement climatique nécessaire pour avoir le même impact dans ces autres dimensions.
      Il faut comprendre que pour conserver l’efficacité pédagogique de son message il doit le restreindre à la dimension économique.

      Par contre d’autres contributeurs parlent des autres crises sur le blog. François Leclerc fait un travail magnifique avec le nucléaire. Avec le billet de Thierry Melchior les problèmes des énergies fossiles et du changement climatique commencent aussi à s’exprimer de manière pertinente. Ça avance et il me semble, en bon ordre.

    1. Ils disent…
      « En Méditerranée 82% des stocks ont été victimes de surpêche. »
      Est-ce qu’on pourrait m’expliquer ce que cela signifie…?… que parmi 82% des espèces de poissons, on a pêché plus que leur taux de reproduction… c’est ça?

      1. Il y a 44 ans, j’avais 14 ans et j’allais pêcher le thon rouge avec mon oncle, patron-pêcheur catalan. A l’époque, nous avions des sennes (filet) de 1km de long, des bateaux de 20m , et nous repérions les bancs en visuel, tout l’équipage scrutant l’horizon et la surface de la mer. 25 ou 30 ans plus tard, mon oncle était déjà à la retraite , et les bateaux faisaient 50m de long, les filets 10km et le repérage des bancs par avion. Et le pire, c’est quand les pêcheurs ont découvert les lieux de fraie du thon rouge, au large des Baléares , il me semble. Mais comme la fameuse » main invisible » si chère à Mr Hayeck règle tous les problèmes, le thon a commencé à se raréfier , et son cours a……..augmenté! Et son massacre a donc …continué! C’est pas beau ça ? Cela nous démontre que la « Main Invisible » est particulièrement néfaste aux poissons et donc à l’environnement.

      2. @lars

        Chaque armateur de bateaux de pêche peut-dire avec raison que si lui s’arrête des concurrents prendront sa place, ça ne changera rien.

        Une fois admis que les états n’ont pas à se mêler des questions économiques et qu’il faut laisser la résultante des intérêts particuliers les régler, il est normal d’exploiter tout ce qu’on peut exploiter et de faire confiance à la providence pour nous guider vers ce qu’il conviendra de faire en suite.

        « Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. »

        Si notre Père céleste ne nous nourrit plus aussi généreusement nous seront simplement moins nombreux – certains plus que d’autres, selon sa volonté – comme il arrive aux oiseaux des champs.

    2. Bruno, tu sais par exemple qui protège les gros thoniers français contre les pirates (somaliens) – et au canon -durant les campagnes de pêche au large des Seychelles ? Les commandos marines de Lorient, « l’élite de l’élite » de l’armée française. Normal me diras-tu, un bateau sous pavillon trisocolore c’est un bout de territoire français… Trois semaines sur le bateau, une semaine en hôtel cinq étoiles aux Seychelles pendant deux mois de mission. Service payé par le gvt des Seychelles au nom des accords de pêche avec l’UE et avec de l’argent versé par l’UE. Et, entre autres, la mafia des thoniers sétois, eux-mêmes grassement subventionnés par l’UE, ramasse (pille) là les thons qu’elle ne peut plus pêcher en Méditerranée…
      Pour les Comores, Maurice ou Madagascar je sais pas comment ça fonctionne, mais j’imagine que c’est de la même eau, en tous cas c’est dans le cadre des mêmes accords de pêche « post-coloniaux » UE/ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique).
      Ex du truc pour Madagascar : «Selon cet accord, 124 bateaux de pêche industrielle européens sont autorisés à pêcher dans les eaux de Madagascar contre un paiement à l’Etat de 864 500 Euros/an, soit l’équivalent à un tonnage de référence de 13 300 tonnes de thon par an.» Source: AllAfrica.
      http://aquaculture-aquablog.blogspot.fr/2011/04/accord-peche-acp-ue-colonie-europe.html?m=1

  2. Cher Paul,

    je lis vos billets, ainsi que ceux de Francois et autres invites, depuis qques années avec très grand intérêt et beaucoup de plaisir. Mais, tout comme le journaliste qui vous a interviewe, j’ai du mal a comprendre pourquoi vous revenez sans cesse au discours de Toulon de M Sarkozy.

    J’en viens a imaginer, apres avoir déguster un très bon Sauvignon (ceci expliquant peut être cela … hips), que vous avez pris part a sa rédaction. Pour moi, seule cette raison pourrait expliquer votre attachement a ce texte …. car enfin ce type d’argumentaire a été développe en large et en travers par M Melenchon (ainsi que de nombreux représentants de l’extreme gauche … du moins j’imagine).

    Cdt

    1. La différence – majeure ! – entre un candidat qui n’avait aucune chance d’accéder à la présidence en 2012, et un président de la République en exercice amené à présider le G20 ne vous a donc pas sauté aux yeux ? Pourquoi est-il important ce discours ? Parce que :

      1/ il dit ce qu’il faut effectivement faire ;
      2/ il est prononcé par quelqu’un qui était en mesure de pouvoir le faire.

      Le discours était de Guaino. S’est-il inspiré de ce qui se disait déjà sur le blog à l’époque ? Evidemment.

      1. Ok Julien, ce texte est de Guaino et non de Paul (merci pour votre réponse) … dommage je n’ai pas eu mon scoop. 😉
        Mais le fait que ce discours ai été prononce par une personne qui, au vue de toute sa carrière politique, n’avait absolument aucune envie/motivation de l’appliquer n’inciterait it pas a plus de retenue quand a sa citation ? A mon humble avis, un tel discours dans la bouche de M Sarkozy sonne plus comme un coup politique en forme de pied de nez (« voici ce que vous voulez, mais vous pouvez toujours courir pour l’avoir ») que comme une réflexion profonde de cette personne/mouvance politique.

      2. Tout cela est bien bel et bien bon, mais hélas, ces deux personnages
        n’ont jamais été, ne sont, et ne seront décidément jamais les bons
        canassons pour s’éreinter à cette course-là.
        …. récupération primaire et vulgaire imposture intellectuelle

      3. il n’y a pas que ce blog pour discourir sur les propositions du discours de Toulon, d’autres « penseurs » œuvrent en ce sens, mais la communauté est disparate, au lieu d’un élan solidaire, on assiste plutôt à une formation de courants qui finissent par briser l’élan. Des chicaneries, parfois. A l’époque de ce discours, je me souviens commenter parmi les septiques vis-à-vis de la justesse des propos tenus dans la bouche de monsieur Sarkozy… Paul était enthousiaste, nous autres plutôt méfiants. Les propos étaient justes, mais l’action n’irait pas dans le sens de ceux-ci. C’était une évidence… le discours de Toulon n’était qu’un discours politique pour séduire l’opinion. Depuis le blog brandit le spectre de l’hyper-inflation après avoir supporté celui de la déflation.

    2. Pour souligner que tout le monde sait ce qu’il faut faire, mais que personne ne bougera tant qu’il n’y sera pas personnellement obligé.

    3. Mais cher Romain, j’applaudis quiconque reprend mes propositions, et si j’applaudis quand M. Mélenchon les reprend pourquoi devrais-je les renier quand c’est M. Sarkozy qui le fait, alors que – comme le souligne Julien – le premier doit se contenter de les présenter comme des voeux, et le second disposait du pouvoir de les mettre en application ? Même la dégustation d’un très bon Sauvignon ne devrait pas vous empêcher de noter la pertinence de cette distinction.

      1. ça dépend du nombre de dégustations.
        Au-delà d’un certain nombre, la pertinence est un facteur aléatoire, un peu comme dans ‘Jour de fête’ …

  3. Il est bien cet entretien… concis et clair, compréhensible par tous… il est trés « écrit » et très « parlant »…
    bravo…

    C’est quoi le texte que Sébastien Dubas a mis dans l’encadré…?

    1. Voui, dommage que LeMonde, Liberation ou le Figaro (sait on jamais) ne fassent jamais d’interview de Paul ou Francois.

      1. Romain, arrêtez le Sauvignon : je suis chroniqueur au Monde et à Le Vif/L’Express. J’ai déjà été interviewé par Libération, Le Point, L’Express, le Nouvel Obs, La Croix, Télérama, L’Expansion, Capital, Marianne, Les Échos, La Tribune, La Voix du Nord, L’Est Républicain, Ouest-France, Le Journal du Dimanche, Le Télégramme, Le Progrès, Investir, Métro, sans compter L’Humanité, CQFD, Politis, Force Ouvrière Hebdo, etc. Allez dormir !

      2. @ romain :
        je confirme, mettez du cabernet dedans votre sauvignon.
        Le sauvignon, c’est comme le champignon : hallucinogène.

      3.  » La VIe  » tout comme le canard enchainé .
        Vigneron semble dire  » dis moi à qui tu parles (ou ne parles pas ) et je te dirai qui tu es « .
        Bizarre en effet.

    2. Moi, j’ai pas tout compris en particulier la dernière question qui aborde le lien (supposé ?) entre la spéculation et la liquidité.

      Paul y dit que le prix (fondamental) est déterminé par l’offre et la demande. Moi je pensais qu’il était d’abord un rapport de force entre le vendeur et l’acheteur. Et puis la liquidité du spéculateur, niveau de prix et incompatibilité economique, keske c.

      Fô avouer que je ne sais pas ce que signifie la liquidité…..

      Allez zou un petit tour sur wiki.

  4. Clair, pédagogique. Percutant.
    Je ne comprends pas que les « chefs » ne comprennent pas.
    Implémenter ces propositions serait une action politique
    de première grandeur. ( et sans doute pas simple, mais à leurs mesures.)
    Elles les valoriseraient, leur rendraient leur légitimité.
    Ils pourraient être fiers : voilà ce qu’ un chef d’ Etat ou
    de gouvernement fait pour le bien de tous.
    La Politique créatrice, protectrice, prévoyante, apaisante.
    Mais non, ils se vautrent dans le lamentable et le sordide.
    D’où vient l’opposition ?
    Où est l’obstacle?
    Depuis 2 ans, au moins, que le sujet est évoqué ici en tous sens,
    il n’est apparu aucune explication convaincante.
    comme si nous étions en face d’une impossibilité transcendante.
    Quand nous glisserons petit à petit dans la Grande Perdition
    nous pourrons dire :  » ils savaient et ils n’ont rien fait ».

    Reste donc la pression politique.
    Mélenchon est un tribun ? sans doute, mais il fait pression.
    Mélenchon possède tous les défauts ?
    Oui, presque tous, sans doute, mais il n’attentera jamais à la Démocratie,
    et il rassemble une petite frange active pour faire pression.
    Lui ou un autre, peu importe mais pression.

    Actuellement la voix magique de Miriam Makeba. Un rêve.
    Sont-« ils » encore capable de ressentir le Beau ?
    Ou bien leur condition de supercomptable-bureaucrate
    leur interdit toute perception?
    Pas la moindre compassion pour la souffrance des réformés
    sans fin, nous!

    1. « Je ne comprends pas que les « chefs » ne comprennent pas. »
      Oyez, oyez !
      mais aussi :

      Höret, Höret !

    2. Très drôle :
      « Reste donc la pression politique.
      Mélenchon est un tribun ? sans doute, mais il fait pression.
      Mélenchon possède tous les défauts ?
      Oui, presque tous, sans doute, mais il n’attentera jamais à la Démocratie,
      et il rassemble une petite frange active pour faire pression.
      Lui ou un autre, peu importe mais pression »

      « Lorsqu’on n’a pas de vie véritable, on la remplace par des mirages. »
      de Anton Tchekhov

    3. Ne rêvons pas !
      Le cerveau ou les capacités cognitives des dominants n’ont rien à voir dans le fait qu’ils ne « comprennent pas » !
      Tout est affaire d’intérêt! Les dominants ne sont créatifs que lorsqu’ils ont peur. Ils doivent alors « changer tout pour que rien ne change » selon les paroles d’un personnage du Guépard de Lampedusa.
      La remarque est valable aussi pour le mythique New Deal de Roosevelt, un peu trop mythifié par Paul, sauf son respect, et beaucoup trop par Pierre Larrouturou, j’en suis triste pour lui. L’avis de Chomsky sur ce point: « dans les années 1930, il [le mouvement ouvrier et syndical] fut non seulement relancé mais devint l’élément central du New Deal. L’organisation de la CIO ainsi que les grèves en sit-down étaient tout à fait terrifiantes du point de vue des dirigeants, car c’était une étape avant de dire « OK, Adieu, nous allons faire tourner l’usine ». Et ce fut un facteur déterminant dans d’importantes mesures du New Deal »
      L’intérêt d’être clair et convaincant ne réside pas dans l’éventualité d’amener, directement, les pouvoirs à prendre de bonnes décisions, mais de les y contraindre par le fait que nous aurions éclairé et convaincu de larges pans de la population, dont c’est l’intérêt, précisément, de comprendre et de cesser de croire au discours du tintamarre médiatique. Allez voir en Grèce comment ça se passe, par exemple dans ce billet du blogueur Grigoriou Panagiotis (D’une façon générale, vous trouverez beaucoup de sources intéressantes sur le portail http://rezo.net/)

      1. vigneron,
        Non, je ne connaissais pas.
        Je découvre une confirmation de plus que Trotsky croyait autant à la science de l’histoire que Lénine, et qu’il se considérait pareillement le dépositaire de ce savoir, et un paternel maître d’ « école pour les camarades »… 🙂

  5. Lorsque l’on parle d’hyperinflation au Zimbabwe, on dit que c’est normal, qu’il s’agit après tout de l’Afrique ! Mais on oublie que nous sommes également en train de mettre en place une machine à créer de l’hyperinflation, que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe. On ne peut pas créer de la monnaie sans la création d’une richesse équivalente.

    Je vous disais à quelques mots prêts la même chose en 2009….. Je n’archivais pas tout ! 🙂
    J’ai retrouvé ça par contre :
    Gouverner, c’est prévoir.
    Mardi 5 octobre 2010
    L’éventualité d’une hyper-inflation se précise outre manche.
    Dans une étude préliminaire publiée le 30 septembre et intitulée « Hyperinflation sévère », le Bureau des standards comptables internationaux (IASB), organisme privé basé à Londres, et présidé par Sir David Tweedie, chevalier de la Couronne britannique, (organisme édictant les normes comptables internationales), propose une nouvelle règle pour aider les comptables à faire face aux cas d’hyperinflation de leurs monnaies nationales respectives.
    http://www.ifrs.org/News/Press+Releases/Severe+Hyperinflation.htm

    1. Ce passage faisant référence au Zimbabwe rappelle le livre de Colette Braeckam, « les nouveaux prédateurs » (paru en 2003) dans lequel elle décrit la situation désespérante de l’Afrique et plus spécialement de l’ex Congo belge. A lire absolument. Comment convaincre que l’État ne doit plus payer pour l’enseignement ( le FMI trouvait qu’au Zimbabwe les gens étaient trop éduqués), ne plus payer pour entretenir les routes, pour la santé des gens, ne plus payer les soldats, etc…)
      En fait avec le recul, je me rend compte que l’on fait avec nous, ce qui a déjà été fait depuis longtemps en Afrique. Simplement, le morceau était plus dure à attaquer parce que nous avons quand même des structures qui ralentissent le processus tels que syndicats, mouvements politiques d’oppositions et j’ajouterais même, nous sommes trop riches. .. Je veux dire par là, que notre bien être, ne nous a pas fait prendre conscience que ce qui se passaient en Afrique pouvait nous arriver un jour. Ce n’est que maintenant, parce que nous avons perdu de notre pouvoir d’achat que nous réalisons que nous sommes envahi de prédateurs. Ce n’est que quand l’eau du lac s’évapore que l’on peut voir les crocodiles !
      C’est une analyse personnelle bien sûr.

      1. @Marianne Oppitz

        Bonne analyse

        Effectivement, ce qui nous menace c’est la « zimbabwisation » de l’Europe, non par l’invasion des zimbabwéins, mais par des mesures structurelles expérimentées ailleurs par le FMI.

        Le front des gauches est actuellement le seul parti qui s’inspire des expériences des peuples qui ont lutté avec efficacité contre les politiques d’ajustement structurel.du FMI

        Si nous sommes « trop riches » prenons aussi conscience que l’Afrique que l’on pille est « trop pauvre » et qu’il y a un lien entre « leur » pauvreté et « notre » richesse.

    1. les marées du pacifique chargées en plutonium videront la Californie bien avant le big one …

      finaement los angeles 2013 de carpenter et tous ces films de zombies et d’horror survival préfigurent l’état des USA du moins l’état de la psychê américaine contemporaine …

  6. @Daniel
    Vous êtes bien optimiste de penser que Mélenchon n’attentera jamais à la démocratie. Sans doute n’a-t-il pas programmé de le faire, mais je ne vois pas qu’il ait pensé grand chose des lendemains de « l’insurrection civique », ni de l’insurrection non civique dont il annonce la survenue en cas d’échec de la « civique ». Si Mélenchon devenait président (cas d’école), il finirait sans doute par attenter à la démocratie, contre son gré mais réellement.
    Sa réussite vient de ce qu’il a appelé haut et fort à la réalisation de nos justes idéaux, qui avaient complètement disparu de l’espace médiatique depuis l’étouffement du « non » au referendum sur la Constitution européenne. Mais sur la relation entre cet idéal et l’ordre des possibles aujourd’hui, il a été très court, se contentant souvent d’un coup de gueule. Dans cette mesure, il a caressé notre infantilisme politique (vouloir tout ce qui est juste tout de suite) sans l’éduquer à la reconnaissance du possible.

    1. @ Jeanne Favret-Saada 12 mai 2012 à 05:37. Le petit livre « Nous on peut » de Jacques Généreux vous informera de l’après, le programme du Front de Gauche (pdf) vous en dit un peu plus, et il y a le blog de J-L. Mélenchon.
      Le Parti de Gauche n’infantilise que ceux qui écoutent ce qu’en disent certains médias : allez voir les militants, ils vous demanderont d’abord un gros travail de réflexion, ensuite vous déciderez si vous voulez soutenir ce programme ou non.

      1. Vous ne répondez absolument pas à ce qu’a dit Jeanne Favret-Saada. À la place, vous distribuez machinalement un tract et débitez un boniment : vous infantilisez.

      2. Il suffit d’avoir suivi l’évolution des relations entre Mélenchon et les journalistes du « Petit Journal » sur canal + pour voir son côté totalitaire. Il m’ effraie autant que Le Pen.

      3. Donc, un livre + un programme politique détaillé (avec projet de société inclus au contraire de tous les autres) + la lecture d’un blog = un tract.
        Alain conseille juste à Jeanne de se renseigner avant de répéter comme un perroquet les laïus que déblatèrent à longueur de journée les médias de l’ordre établi. Est ce trop demander? Tous les sympathisants qui ont une sensibilité plus à gauche qu’au PS sont ils d’obédience stalinienne?
        Quelle attitude faudrait il adopter devant ce genre d’attaques récurrentes? Se justifier et démontrer encore et encore que non, Mélenchon est un démocrate républicain et que c’est justement en ce moment même que la démocratie et la République sont bafouées? Pourquoi devrions nous nous user en permanence sur le terrain de l’adversaire alors que ses propos témoignent de sa méconnaissance du sujet et de son intention de ne pas chercher à en savoir plus quoiqu’il arrive?
        Ce qui est vraiment infantilisant c’est d’encourager les gens à se faire une opinion en leur laissant penser qu’il est inutile de s’en donner les moyens.

        Jeanne, en ce qui me concerne c’est François Hollande qui m’inquiète et d’autant plus que lui a le pouvoir. Pas plus tard qu’hier matin j’entendais sur France Culture l’un de ses amis journalistes de gauche -qui juge comme un acte courageux le fait qu’un président envoie l’armée à des grévistes- révéler que Hollande lui a avoué s’attendre à beaucoup de colère voire même de la violence pendant son règne. Et j’imagine qu’en tant qu’énarque il n’envisage pas que la colère et la violence soient le fait des banquiers. Quelle sera donc la politique que va mener cet homme pour qu’il s’attende d’ores et déjà à de la colère et de la violence?

      4. Sido, vous parlez du refus de la familiarité connivente, mais détendue et post-moderne comme on la cultive sur C+, c’est-à-dire franchement nihiliste?

      5. @Paul Jorion

        Je ne vois pas en quoi s’en remettre aux dirigeants déjà en place pour faire passer vos idées est moins infantilisant pour les électeurs, qui sont donc priés d’attendre gentiment que cela arrive et cela n’arrive pas, tout le monde s’en aperçoit, en votant pour ceux qui laissent le terrain bien plat, pour laisser le temps donc, à vos idées de trouver leur oreille (très dures les oreilles vous ne trouvez pas ?)

        Le programme du Front de Gauche a ses limites, ses insuffisances, mais il est de loin le plus élaboré et celui qui avance le plus dans la bonne direction, de toux ceux qui nous sont proposés actuellement.

        Comme le dit Daniel, la pression est nécessaire. Il suffit de voir comment d’un coup on commence à parler de croissance (même si ce n’est pas la solution) quand tout le monde ne jurait que par l’austérité, cela parce que la campagne de la présidentielle française a véhiculé quelques idées sur la toxicité de la rigueur sans fin, que les faits commencent à devenir incontournables, pour s’apercevoir que le projet de Mélenchon d’aller discuter fermement avec Merkel n’était finalement pas si suicidaire que cela. Il y a un rapport de force, bien moins solide qu’on ne l’imagine, qu’il faut faire basculer et il faut le faire avant que d’autres forces politiques ne s’en emparent, alors même que leur progression est désormais linéaire et se nourrit de la fatuité des formations orthodoxes.

        Je ne trouve décidément pas votre cohérence politique.

      6. « Je ne trouve décidément pas votre cohérence politique »

        Ce que vous appelez « cohérence politique », je l’appelle « discipline de parti ». Ne perdez plus de temps à la chercher : vous ne la trouverez pas, elle n’est pas là.

      7. @Paul Jorion

        Vous savez très bien de quoi je veux parler. Les limites inhérentes au programme du Front de Gauche, il y en a une palanquées dans votre projet et je ne vois pas souvent leur remise en cause malgré quelques échecs évidents. Je ne vois pas chez vous la qualité que vous reprochez de ne pas trouver dans certains discours : la possibilité de reconnaître qu’on puisse se tromper. Quelle différence alors entre vous et moi, entre la ligne droite que je trace pour respecter des convictions et l’ondoiement que vous pratiquez pour ne pas changer d’avis au final ? Je ne dis pas qu’il y a une attitude plus respectable ou constructive qu’une autre, je me demande simplement si vous êtes si différent…

      8. Regardez ce que je dis sur ce blog et fais par ailleurs depuis cinq ans : rien n’a changé, et ceux qui me connaissent depuis plus longtemps savent que rien n’a changé depuis aussi longtemps qu’ils me connaissent. Je suis le Sauvage sur lequel les missionnaires se cassent les dents. Pas parce que je suis obtus mais parce qu’eux cherchent à me vendre des salades.

      9. @Paul Jorion

        Nous ne les vendons pas, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Encore une fois, sur le constat économique, vous aviez juste, ce qui m’a conduit ici. En revanche, votre faisceau de solutions me paraît être aussi largement à côté de la plaque que ce que vous pouvez reprocher aux nôtres. Sur le plan théorique, je peux admettre ne pas avoir toutes les compétences pour en juger. Sur le plan pratique, et notamment l’accession à l’application, sans vouloir être désagréable, les résultats sont un peu tristounets…

      10. Je suis le Sauvage sur lequel les missionnaires se cassent les dents

        DIABLE !
        Lilith et Anella sont dans un bateau……
        Tout conspire à l’intelligence artificieuse ! 🙂

        Ce que vous appelez « cohérence politique », je l’appelle « discipline de parti »

        Ce que vous appelez « constitution pour l’économie »,appellerait une « discipline des parties » non?
        Même les tribus de « Sauvages » ont plus ou moins compris qu’au combat, l’incarnation de la discipline, c’est le chef…..
        Mon chef pourrait se nommer Deep Blue.
        Je ne joue plus aux échecs. 🙁

      11. nul par ailleurs,

        c’est François Hollande qui m’inquiète et d’autant plus que lui a le pouvoir. Pas plus tard qu’hier matin j’entendais sur France Culture l’un de ses amis journalistes de gauche -qui juge comme un acte courageux le fait qu’un président envoie l’armée à des grévistes-

        J’imagine que ce « journaliste de gauche ami du président » parlait du bon père Queuille, uh ? Et de la répression violente des grèves insurectionnelles des mineurs d’octobre 48 après la fin du tripartisme ? C’était qui le maître d’oeuvre de cette répression ? Jules Moch. Qu’est-ce qu’il en dit de Jules Moch Méluche ? Que ne pourrait-il légitimement lui envier ? Uh ? Un moche représentant de la « fausse gauche » Moch ? un Queuille bis ? i.e un Hollande bis ?
        Qui cueillera qui ? A la p’tite cuiller…

      12. Nicks
        Vous ne rendez pas service à Mélenchon, ni à son parti en taisant les critiques qui peuvent être faites sur son programme ou son comportement. Et si vous estimez que Mélenchon n’est pas prêt de les accepter, alors c’est qu’il y vraiment un problème.
        Ne raisonnons pas comme Bush qui disait que tous ceux qui ne sont pas ses amis sont ses ennemis, c’est là l’attitude du paranoïaque. Il faut rejeter la logique partisane lorsque celle-ci occulte un débat d’idées d’autant plus nécessaire et urgent que ce sont les idées d’un camp ou d’un autre qui finissent toujours par s’imposer. Les idées ont des conséquences.

        Alors faisons en sorte que le niveau de la réflexion intellectuelle à gauche progresse.
        Mélenchon a fait du bon travail face à un PS toujours pas sorti du cadre, et face aussi à Le Pen, mais il ne faut pas qu’il s’arrête au milieu du gué, car alors il pourrait demain se retrouver dans la situation embarrassante et calamiteuse où faute d’avoir à proposer un programme cohérent et pertinent à la hauteur des enjeux de la crise nos adversaires n’hésiteront pas à faire simpliste, en brandissant les veilles solutions « qui marchent », même si c’est pour le pire, comme on en a eu un avant-goût avec l’UMP qui s’alignait sur des pans entiers du programme du Front National.
        De toute une partie de la droite traditionnelle, sauf sursaut inespéré, il n’y a je le crains plus grand chose à attendre, elle est prête à passer par pertes et profits l’égalité et la fraternité pour conserver la liberté de jouir de ses privilèges. Des échos me parviennent d’ici ou là que la droite sarkozyste l’a eu très mauvaise sa défaite.

        Les limites inhérentes au programme du Front de Gauche, il y en a une palanquées dans votre projet et je ne vois pas souvent leur remise en cause malgré quelques échecs évidents.

        Vous parlez des limites relatives à leur application effective dans l’état actuel des choses ou bien des limites intellectuelles quant au diagnostic et aux solutions préconisées ?

        Si c’est du deuxième type de limites que vous parlez, désolé mais on ne peut pas mettre Paul Jorion et le Front de Gauche sur le même plan. Pour la pertinence, la cohérence et la constance dans les analyses l’avantage est à Jorion, haut la main.

      13. Sur le plan pratique, et notamment l’accession à l’application, sans vouloir être désagréable, les résultats sont un peu tristounets…

        «l’accession à l’application»… On dit plutôt « mise en application », ou bien « l’étape de mise en application » non ? Pas au FdG apparemment. Au Fdg on « accède à », accessoirement à l’application, mais d’abord on « accède », hein ?
        Et pis qu’est-ce qui te dit que rien des théories de Jorion – qui t’auraient censément amené ici mais qui ne me semblent plus être ce qui t’y retient – n’ait « accédé » quelque part, ailleurs en l’occurrence qu’au Fdg ?
        Ps : les ceusses qui « battent la campagne » ne sont pas essentiellement « désagréables ». Tout au plus suscitent-ils parfois quelque vague urticaire, mais d’abord un fâcheux sentiment de commisération.

      14. @ nicks :
        Les sauvages, ça mange pas de salades, ça bouffe ceux qui les vendent ! (surtout les anthropologues …)

      15. @Zebu

        J’aimerais davantage vous entendre sur votre analyse de la situation grecque qui me semble totalement à l’opposé de votre attitude pendant la campagne des présidentielles françaises. Je ne m’y retrouve plus : important ou pas le vote ? Oui en Grèce mais pas chez nous ?

        Par ailleurs, je le répète, nous ne marchandons pas nos prétendues salades, nous.

        @Pierres-Yves D.

        Effectivement, j’ai des gros doutes sur la faisabilité et la cohérence du projet de Paul Jorion, je les ai déjà maintes fois exprimés. Il me semble au contraire que le programme du Front de Gauche, politique, malgré ses insuffisances est à même de faire avancer les choses en prise avec le réel, c’est à dire avec l’humanité. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais une course est engagée et nous n’avons plus beaucoup de temps…

        @Vigneron

        Non, j’avais choisi mes termes. Je voulais dire que le projet de Paul n’était même pas susceptible d’être mis en application, faute de trouver le moindre écho tangible, c’est à dire au delà de l’écoute hypocrite, auprès de ceux qu’il veut toucher. Il faut arrêter de prendre ce blog, fort utile par ailleurs, pour plus influent qu’il ne l’est. Il ne faut pas non plus sous-estimer la difficulté à bouger des intérêts qui ont des moyens bien plus convaincants pour séduire les puissants.

      16. Vous parlez des limites relatives à leur application effective dans l’état actuel des choses ou bien des limites intellectuelles quant au diagnostic et aux solutions préconisées ?

        Double limite du FdG:

        1) il ne se donne absolument aucun moyen de mettre en oeuvre son programme.

        La « révolution par les urnes » a toujours abouti au renoncement et quelquefois au massacre. Jamais, nulle part, la classe dirigeante n’a laissé la place devant les urnes.

        2) il ne s’agit d’aucune « révolution », mais d’un aménagement du capitalisme, d’un projet ‘non-révolutionnaire, mais keynésien » (sic, JLM), et « les investisseurs n’ont pas à avoir peur »(sic, JLM)
        Bref, ne pas « sortir du cadre », plutôt la répétition, mais en farce,
        de la comédie du théatre d’Alternance, avec les mêmes acteurs en plus,
        mitterrandiens non repentis, en mal de places pour les uns, d’image pour l’autre.
        « je suis le tumulte et le vacarme » (sic, JJM))

        Pour une revue de détail, lire ici:
        L’utopie d’un capitalisme à visage humain
        http://tendanceclaire.npa.free.fr/contenu/autre/artpdf-343.pdf

      17. @Charles A

        Vous n’avez jamais répondu à ma question : qu’a t’on à perdre, dans une optique révolutionnaire, à l’accession au pouvoir du front de Gauche, si comme vous le dites, cela se solderait par un échec et c’est une hypothèse qu’on ne peut pas écarter. En quoi, cela freinera la survenue apparemment inéluctable d’une révolution, qui elle n’engendrera pas de massacre bien évidemment ?

        J’ai comme l’impression que vous avez plutôt peur que cela marche, enfin que cela apporte un progrès suffisant pour que vos rêves de révolution s’évanouissent. Croyez bien pourtant que par ma personnalité, l’idée de révolution qui m’apparaît porté par un puissant souffle romantique, ne me déplait pas. Mais cela étant dit, je reste suffisamment lucide pour préférer, au moins en premier ressort, une solution moins « grandiose » mais beaucoup plus paisible, si l’on excepte le vigoureux combat idéologique qu’il faut mener, et moins gourmande en vies humaines. Je n’ai pas l’impression que cette dernière dimension soit le premier de vos soucis…

      18. @Charles A

        Ah oui aussi. Pendant que vous préférez concentrer vos attaques contre le Front de Gauche, les électeurs eux, choisissent le FN, pas le NPA…

      19. Nicks

        Faire avancer les choses pour faire avancer les choses, cela ne fait pas un programme, et a fortiori en situation d’urgence, où l’erreur de diagnostic est sanctionnée immédiatement comme on l’a vu depuis les débuts de la crise.

        Si devant l’adversité Mélenchon-Front de Gauche ne fait pas fait au préalable l’analyse qui colle vraiment à la globalité de la situation et qu’il s’appesantit sur certains de ses aspects secondaires, au mieux, il se condamne au coup d’épée dans l’eau. Des idées approximatives peuvent faire gagner une élection, mais bientôt ce point de vue risque de n’avoir plus aucune importance, tant les principes démocratiques auront été foulés aux pieds.

        C’est le tranchant des analyses qui fera la différence dans le rapport de forces entre les principaux protagonistes. Emmener des troupes nombreuses et motivées ne suffit pas si l’analyse du rapport de forces et du terrain est erroné.

        J’ai de la sympathie pour la détermination et combativité de Mélenchon, mais, hélas, ça ne suffit pas.
        Evidement, ce que je dis de Mélenchon s’applique aussi aux autres partis.
        Pour l’heure aucun n’est à la hauteur de la situation.

      20. Ben si tous les mélenchonnistes ne parlent que de Mélenchon et qu’accessoirement de Jacques Généreux, c’est pas neutre du tout pour moi. Le livre de Généreux (de début 2011) a pu me sembler par endroit aussi convaincant que les idée de Jorion.
        Mais quasi jamais je n’ai vu que ces idées viennent en débat « hors les murs », qu’elles soient brassées pour subir l’espèce d’épreuve qui a lieu ici et qui peut à la fois diversifier et rendre robuste les raisonnements. L’unique foi où j’ai laissé un post sur le blog de Généreux sur le fil du bouquin en question, j’ai parlé de Stiegler, un type m’a répondu que je charabiais et me prenais pour quoi, et c’est est resté là; du « vécu » si j’ose dire.

        Je crois que par « infantiliser », on veut dire qu’on englobe le discours contradictoire dans une grille. Celle de Généreux, autour des « liens qui libèrent », mérite une attention certaine, et j’y pensais en lisant mon Todd ici, mon Stiegler là, et un Lordon, un Ugeux ou autre par ci par là.

        Bon, mais à l’actif du FdG, une proximité avec un grand nombre de gens qui sont plus directement proche des méfaits du néolibéralisme que moi.

      21. @Pierres Yves D.

        Ca c’est votre avis. Il se trouve que personnellement, j’ai de fortes réserves sur les solutions du blog qui me semblent à des années lumières de la réalité socio-politique. Je crois qu’à force d’attendre la perfection programmatique ou philosophique, on va se prendre tranquillement le pire.

      22. @ Nicks :
        Toujours le petit doigt sur la couture idéologique, même quand tu bois un coup ?
        Et quand tu pisses aussi : toujours à gauche gauche ?
        Bon, je vois que tu cherches toujours des coupables, c’est pratique les coupables, ça évite les remises en causes douloureuses …
        Ta réponse est éloquente quant au débat en cours : jugulaire jugulaire (idéologique). Or, dans la vie, quand on manque d’humour ou que l’on réponde d’aller voir le programme dans le pire des cas et les militants dans le meilleur, il arrive un moment où mêmes les mieux intentionnés commencent à se fatiguer.
        Je conçois néanmoins que répondre sempiternellement aux mêmes interrogations, parfois basiques, des néophytes, puisse coucher les élans des plus optimistes des militants. comme de la même manière, Paul envoie se diriger certains commentateurs vers la longue liste de ses ouvrages ou certains en particulier.
        Je crois que formellement ceci est une des raisons, que j’ai déjà eu le loisir d’évoquer ici même, que la forme que prenait le débat et le prosélytisme forcené dont tu faisais preuve sur ce blog en arrivait à desservir ta cause. Je t’avais pourtant prévenu mais bon.
        « Par ailleurs, je le répète, nous ne marchandons pas nos prétendues salades, nous. » : il n’est pas question ici de questionner l’honnêteté du FDG, de ce ‘nous’, quand à la présence de négociation entre partis pour des postes. Je distingue néanmoins que sur ce point particulier j’avais déjà relevé le parcours particulier de Mélenchon entre le PS et le FDG : marchander non, assurer la sécurité professionnelle, oui (qui plus est, en double mandat pendant plusieurs mois). Distinguant le ‘nous’ de Mélenchon, je n’en fais point évidemment un débat car la question n’est évidemment point là et ce type de réponse montre bien que tu ne l’a pas compris.
        Ensuite, mon analyse concernant la situation en Grèce, tu la connais puisque je l’ai livrée sur le blog. Et qu’apparemment tu ne supportes pas que je puisse dire que le véritable point de rupture en Europe ne se situe pas en France avec Mélenchon (ou le FDG) mais bien en Grèce.
        J’en suis désolé pour toi, tes idées, ton FDG et ton Mélenchon mais je persiste à croire :
        1/ qu’il n’était pas en position de produire cette rupture politique, jamais je n’y ai cru. La seule chose qui m’a surpris, c’est qu’il puisse ‘monter’ jusqu’à 15%, faisant jeu égal avec le FN. Moi qui pensait que le FN passerait devant Sarkozy … C’est sans doute dur à avaler pour toi mais va falloir l’avaler quand même. Il a atteint son plafond de verre, tant sur la forme que sur le fond.
        2/ sur les questions que l’on évoque sur ce blog, je l’ai déjà évoqué à de multiples reprises, le FDG ne sort pas du cadre imposé. Sur certains points (propriété par exemple), on en revient même à ce qui se faisait il y a 10 ans, avec un peu plus d’imagination. Je n’ai jamais dis que c’était maaaaal, j’ai dis que c’était insuffisant pour produire cette rupture et que selon moi, ni sur la forme et ni sur le fond, le FDG est en mesure de la produire. Sauf à accélérer la réponse des marchés, ce qui serait en soi une rupture mais pas celle souhaitée.
        Si on y ajoute les interrogations quant au candidat, interrogations reconnues partiellement comme légitimes par toi-même, alors que cette élection présidentielle n’est pas une élection législative (vous pouvez le regretter au FDG quant à la personnalisation de l’élection mais c’est ainsi et Mélenchon le savait fort bien), cela commence à faire.

        Maintenant, qu’en est-il en Grèce, puisque tu souhaites faire une comparaison ?
        Un pays qui y est soumis depuis 4 ans à des programmes d’austérité féroces, mis sous tutelle d’une Troïka technocratique comme jamais depuis longtemps un pays d’Europe ne l’a vécu. Un recul social, économique sans précédent depuis la guerre en Europe.
        Un pays habitué, façonné depuis ses origines contemporaines par et pour le bipartisme politique, où le PASOK succède au ND et vice et versa.. Où le seul horizon est la perpétuation du quasi esclavagisme pour dettes des grecs. Pour sauvegarder l’euro comme monnaie unique, le système bancaire européen et notamment les banques françaises et allemandes, l’ordolibéralisme.
        Tu veux comparer quoi, d’avec la France, dis moi ?
        Que Tsipas est Mélenchon en plus jeune ? Foutaises ! Ni sur la forme, ni sur le fond.
        Et encore moins quant à la comparaison du contexte vécu (comparaison insultante pour les grecs, faut-il te le rappeler).
        Syriza est en passe de gagner son pari politique, ce que le FDG n’a jamais pu être en mesure de faire (la faute au système politique, aussi puisque la prime de 50 sièges change énormément les choses). Mais surtout, il recompose le politique en Europe : ce serait le premier gouvernement anti-austérité au sein de la zone euro. Je ne te fais pas de dessin. Je pense que tu comprends sans peine ce que cela induirait, au niveau non plus seulement grec mais aussi européen et même au-delà.
        Donc oui, le vote en Grèce est essentiel car il s’inscrit dans un contexte auquel la France n’est absolument pas confronté (ou si peu en comparaison), parce que l’accès au pouvoir est plausible, crédible et parce que l’accès au pouvoir de la Syriza modifiera le rapport de force en Europe. En France, Mélenchon ne peut pas être majoritaire avec 30% des voix : c’est le cas en Grèce (à cause de la prime de 50 sièges). Surtout dans un pays ancré à droite au niveau national.

        Je l’ai déjà dit : les programmes proposés à gauche ne permettent pas de ruptures d’avec les politiques menées et le FDG avait de surcroît l’handicap politique de ne pas pouvoir être en position politique de s’imposer, ni au sein de la gauche et encore moins aux citoyens, à fortiori dans une élection individualisée comme celle de la présidentielle.
        L’essentielle était surtout de comprendre qu’il fallait tout faire pour éviter que la droite (devenant plus extrême que l’extrême-droite) ne repasse avec Sarkozy.

        Maintenant, nos analyses divergent. Tu n’es pas d’accord avec les miennes.
        Et tu souhaites continuer, continuer, continuer à ‘débattre’, jusqu’à quoi ?
        Jusqu’à ce que je reconnaisse que le FDG a finalement raison ? Ou que j’ai tort ?
        Quel est l’intérêt d’un tel débat ?
        Alors même que cela fait des semaines et des mois que l’on débat avec toi, ou d’autres, en apportant à chaque fois des éléments de réflexions, que tu persistes à identifier comme des attaques spécifiquement dédiées au FDG alors que nous aurions dû nous battre contre le FN.
        Se battre contre le FN, c’est bien, mais en lieu et place de me focaliser à me battre contre un phénomène, je préfère me battre contre ses causes.
        Le FDG va finir comme le FN s’il continue sur cette voie et que tu sembles tracer (ou en tout cas, que tu enjoins, pour ne pas dire plus) à tous ceux qui croisent ton chemin et qui n’ont pas l’heur de voter FDG : un phénomène.

        Mélenchon me fait penser à Don Quichotte.
        Il s’attaque aux moulins et les poursuit jusqu’à Hénin-Beaumont.
        Il perdra encore. Et pas que politiquement.
        Mais aussi des illusions. Et toi avec.

        Nicks, a-t-on besoin d’un Don Quichotte ?

      23. Ce fil est parti de là :

        Mélenchon possède tous les défauts ?
        Oui, presque tous, sans doute, mais il n’attentera jamais à la Démocratie.

        Plutôt que de répondre comme Jeanne Favret Saada

        il finirait sans doute par attenter à la démocratie, contre son gré mais réellement.

        Il aurait mieux valu parler de quelle Démocratie s’agit-il ? et dans la remarque de Daniel et dans la réponse de Favret-Saada. Il ne suffit pas de mettre un grand « D » pour que ça aille de soi, pas plus qu’à Vérité.
        Jeanne Favret-Saada, précise sa pensée en évoquant le Référendum enterré. Bien. Faudrait-il en conclure qu’il aurait simplement suffit qu’il soit pris en compte pour restaurer la démocratie qui court depuis…….Ce serait un peu court, non ?
        P. Jorion s’en mêle en renommant le « cohérence politique » de Nicks, par ce qu’il appelle « discipline de parti », qui ferait défaut comme telle sur son blog of course puisque ce n’est pas un parti.
        Effectivement un parti suppose des statuts, un règlement, etc. (c’est d’ailleurs curieux de lire ceux des principaux partis) qu’on ne trouvera pas pour ce blog.
        Y existent pourtant des règles – supplémentaires au contexte juridique français – sur ce blog : elles sont non écrites, peut-être élaborées ou discutées à plusieurs, changeantes possiblement, aussi liées à l’humeur du jour du modérateur. Qui peut prétendre échapper à son humeur du jour ? Un maître de soi ?

        Ça implique une discipline si un bloggeur souhaite le rester, une forme de soumission aux règles implicites, ou carrément de l’auto-censure. (je la pratique beaucoup en m’abstenant d’intervenir sur des sujets où je lis des énormités y compris dans des billets où ce serait vain et chronophage d’y mettre mon grain de sel : dans les 70’ j’avais passé quelques heures à vouloir faire adhérer au MLAC des témoins de Jéhovah bavards qui sonnaient chez moi pour me refiler leurs salades).

        Il existe aussi une discipline coté modérateurs qui consiste à se soumettre aux règles convenues pour « l’esprit » qui hante le blog.

        « Maître de soi » clair que Mélenchon ne l’est pas – c’est humain d’abord, comme chez chacun plus ou moins.
        Ce type est en colère depuis très longtemps et tout ce par quoi il est passé ne l’a pas calmé. Un révolté ne fait pas un révolutionnaire, il faut un plus contextuel quand ça arrive. Mais il ne manque ni de pratique ni de formations diverses, suffit de consulter Wiki pour le réaliser.

        Alors quand je lis ici que ce type fait peur, déjà futur dictateur, déjà totalitaire avec les journalistes, c’est plutôt bon signe pour un certain public, qui ne goûte pas les échanges ampoulés de salons. Il semble que le « Taisez vous, Elkabbach ! » de Georges Marchais n’existe pas dans les archives de l’INA (Institut national de l’audiovisuel), c’est donc une fabrique de réalité, une de plus.

        À l’âge de Mélenchon je n’ai jamais croisé d’organisation pour un projet commun qui ne requiert un chef de la communauté de travail. Et quand on ne le discerne pas clairement, ça fait conflit jusqu’à ce qu’un type émerge, reconnu par les autres, et acceptant d’occuper la place. Ça reste incontournable y compris ici, puisque le boss, c’est Paul Jorion.

        Si le FDG n’a pas épuisé tout ce qui est dans la boîte à malice du boss, et que ça en désespère certains, qu’ils aillent au FDG proposer les salades variés, je ne doute pas qu’ils recevront le meilleur accueil, y a de l’embauche pour mettre les mains dans le cambouis politique, et aller au charbon. Mais là comme ailleurs, il y aura des règles, des manières, et de la discipline.

      24. @ Nicks :
        Ah oui, un autre truc. Evites la paranoïa, ça nuit au débat.
        Tu ne peux pas assumer, revendiquer que dis-je, haut et fort ta fonction prosélyte au sein de ce blog pour FDG et en même temps accuser tous ceux qui ne partagent pas complètement le petit livret programmatique du FDG … de focaliser ce que tu dénommes des ‘attaques’ en direction du FDG, au détriment de ce qui te sembles être la cible prioritaire, le FN.
        1/ ce que tu dénommes des ‘attaques’ sont des critiques. Mais évidemment, en idéologie, on confond souvent les deux.
        2/ ne viens pas faire ton Calimero maintenant quand tu passes ton temps à faire oeuvre de ‘mission’ sur ces colonnes pour le FDG : tu as voulu centrer les débats sur le FDG (et tu y as en partie réussi), ne viens pas ensuite te plaindre que les commentateurs se focalisent dans le débat … sur le FDG, critiques incluses.
        3/ tu continues à te planter, comme ton gourou s’en rendra compte bientôt une seconde fois, à vouloir faire du FN la cible prioritaire, confondant de manière confondante la cause et la conséquence : bel exemple de centrage des débats au bénéfice du FN, en lieu et place du système financier et bancaire … Le FN n’en demandait pas tant.

        Par conséquent, mêmes causes (on ne change pas des causes qui foirent d’une campagne à l’autre), mêmes effets.
        J’espère que tu commenceras à y réfléchir après les législatives.
        Je l’espère sincèrement pour toi.

        PS : et ça marche aussi pour le ‘système médiatique’ comme cause, ou les vilains socialistes, ou l’injuste système politique, ou le faible niveau de ‘conscientisation’ des français (ces veaux), ou le mildiou, ou …

      25. à zébu et aux autres,

        Quelle fatigue !

        La lourde présence de militants qui récitent leur leçon est fatigante et même parfois décourageante en ce qu’elle paralyse la capacité de confrontation de critiques. Heureusement, le ton des principaux intervenants du blog fait que nous échappons à plusieurs catégories de prosélytes politiciens. Contentons nous des manies et des obsessions de chacun et des affrontements entre idéalistes et matérialistes, optimistes et pessimistes, votants et abstentionnistes forcenés, réformateurs du capitalisme et partisans de la table rase.

        Je fais souvent le rêve que nous parvenions à mettre sur pied une plate-forme minimum des amis du blog de Jorion, plate-forme qui ne soit pas un premier pas vers la construction d’un parti ou d’une quelconque association, mais la définition d’un accord sur les bases duquel chacun pourrait intervenir, à titre personnel, dans les lieux qu’il fréquente.
        Je sais bien que des indices forts ont déjà été répandus depuis plusieurs années, mais je pense qu’il serait opportun de faire un point pour définir, ensemble tout ce que désormais nous refusons et qu’enfin cesse la confusion entre causes et conséquences.

      26. Zeb, joli résumé de l’état des lieux BJ/FdG. Une remarque :

        Un pays qui y est soumis depuis 4 ans à des programmes d’austérité féroces, mis sous tutelle d’une Troïka technocratique comme jamais depuis longtemps un pays d’Europe ne l’a vécu. Un recul social, économique sans précédent depuis la guerre en Europe.

        Sans précédent depuis l’après-guerre plutôt. Entre 45 et 48, la période dite de « reconstruction » et avant le déblocage des fonds Marshall, le pouvoir d’achat chute de 30% en France, conséquence de la politique monétaire et de la parité choisie par le gvt, à laquelle s’opposa Mendès, et de l’inflation subséquente non compensée par la hausse des salaires.
        J’oserais dire que la Grèce, comme les autres eurozonards à venir sont peut-être entrés, sans entrain cette fois, en phase de reconstruction douloureuse, après une guerre perdue, la guerre de trente ans menée en Europe par le néolibéralisme qui refuse la défaite, ses dernières troupes d’élites ordolibérales encore résistantes autour de l’ultime bunker… ses derniers collaborationnistes, partis, corps intermédiaires, corporations ou simples citoyens attendant encore la vingt-cinquième heure, FdG compris en grande partie…

      27. @Zebu

        Je crois que je vous ai coincé sur une contradiction béante que j’avais déjà relevée et qui manifestement, fait assez mal. Si en Grèce le parti partenaire du Front de Gauche (hé oui) est en passe de gagner, c’est certes parce que le contexte y est bien plus marqué qu’en France, mais aussi parce que des gens votent pour lui. Ce n’est pas en votant blanc parce qu’on a été un peu effarouché, que ce genre de choses arrivera ici, surtout si on persiste à ne pas analyser la situation en termes politiques.

        Le choix de s’attaquer frontalement au Fn est dicté par le verrouillage du système électoral français, verrou qui a encore une fois fonctionné parce qu’il a été copieusement défendu, surtout lors des deux dernières semaines. Le vote utile, c’est la rente de situation du Ps (et par cycle de celui de l’Ump), celle qui lui permet de mobiliser sans faire de propositions, celle aussi qui nourrit l’objet de la peur par l’immobilisme qu’il entretient et la contestation qu’il fait naître. Nous n’avons donc pas le choix, il faut évacuer l’extrême-droite de la scène politique. Mais il est bien évident que c’est par l’analyse de la crise et l’apport de solutions que ce sera rendu possible. Il me semble que le programme du Front de Gauche a tout de même été mis en avant dans ce combat, pour autant qu’on puisse le faire passer dans les media de masse et c’est là, essentiellement que nous avons échoué, partout où les militants n’ont pas pu aller, hors des villes principalement.

        Je ne cache pas que je commence à trouver que sur ce blog s’entasse quelques salonnards, souvent assez intéressants dans le discours théorique, mais assez incapables de le relier à la nécessaire connexion politique. Le résultat sera bien plus discret que les 11,1 % du Front de Gauche. Continuez si vous le voulez à faire le délicat, franchement, je m’en fous comme de l’an quarante, mais ne venez pas me donner de leçon politique quand manifestement vous ne comprenez rien du tout à ses mécanismes (Hollande est passé de justesse, mais la campagne est désormais clairement orientée vers l’extrême-droite qui n’attend que les passerelles jetées par l’Ump et l’échec du Ps pour s’installer tranquillement. A part ça, tout va bien)

        Bon sinon, je vais me mortifier pour avoir fait perdre au Front de Gauche les 2 millions de voix qui le sépare du Fn. Je ne pensais pas être aussi influent mais bon, si vous le dites, c’est que ça doit être vrai. Bien évidemment, je ne changerai pas ma façon de faire parce que quelqu’un qui n’arrive pas à faire la différence entre des idées et celui qui les porte me fait le reproche d’une certaine rigidité. Quand vous aurez compris qu’il y existe certaines nécessités pour gagner un combat idéologique, car c’est toujours ce dont il s’agit pour faire évoluer une société, alors vous changerez peut-être d’attitude. Ca vous regarde, pas moi.

        Pour finir, je n’ai jamais dénoncé les critiques au sujet du Front de Gauche en tant que telles, mais le double langage, un certain flou de positionnement et les tergiversations, dont vous êtes, il faut le souligner un des exemples les plus significatifs. Ce que je répète à loisir ici, c’est que nous n’avons plus le temps d’hésiter et qu’il faut se saisir des dynamiques. Certains ont laissé passer ici la première opportunité, il en reste une. Si sur ce blog l’intelligence est aussi dense qu’on veut bien se le dire, alors on ne va pas attendre que l’austérité asphyxie notre pays pour commencer à se dire qu’il faut faire des choix. Il vous faut ça pour vous apercevoir que le Front de Gauche et la Syriza sont en fait des partis frères ? Que vous soyez dans la nasse ?

      28. @ Nicks :
        MDR !
        « Je crois que je vous ai coincé sur une contradiction béante que j’avais déjà relevée et qui manifestement, fait assez mal. »
        Digne de la cour d’école.
        Tout le reste ne fait que confirmer mes analyses.
        Continues, mais tout seul (c’est bien parti pour).

        PS : « partis frères », c’est un lapsus qui date. Je veux dire, c’est une expression qui date non seulement d’il y a plus de 30 ans mais qui permet surtout de dater celui qui l’emploie.
        Cela en dit long sur le type ‘d’analyses’ politiques que tu penses produire.

      29. Je vois que le mauvais sketch du 1° tour au sujet de JLM, du FDG etc repasse à la télé; ça va encore pourrir les fils de discussion. On a fait le tour de la question dans toutes ses dimensions, sur le fond, la forme, avec bonne et mauvaise foi. On sait que Nicks continuera à soutenir avec la plus grande lourdeur JLMD, que Vigneron ne s’expliquera jamais sur rien, que les uns et les autres compteront les points… Donc BASTA!!!

        Modération, Sainte Anastasie, aux ciseaux, à la tronçonneuse s’il vous plaît!

      30. @ Vigneron :
        C’est qui ‘BJ’ ? (« l’état des lieux BJ/FdG »).
        Reste que si défaite il y a, les derniers carrés vont vendre chèrement leurs peaux.
        La tentation wagnérienne du crépuscule des dieux inside.
        Pourvu qu’en Allemagne, ils comprennent leurs intérêts …

      31. @Zebu

        Parce que vous croyez que la Grèce toute seule, même si Syriza peut former un gouvernement, va pouvoir renverser la situation ? Il lui faut des soutiens sinon la tentation sera grande pour les européistes de la rejeter hors de l’euro pour en faire un exemple. Où ailleurs qu’en France et en ce moment, existe une possibilité de converger et de faire le contrepoids ?

        Alors désolé, mais avec votre vote blanc, ce n’est vraiment pas le moment de venir dire que les élections ont une importance, sur le tard. Car oui elles en ont bien une, quand bien même elles pourraient ne pas être décisives, c’est un levier qu’il est quasi irresponsable de ne pas utiliser. C’est bien cette attitude là que je critique, pas le fait que vous aimiez ou pas mon attitude, où que vous discutiez certains points du programme du Front de Gauche, ce qui est parfaitement légitime. Mais en l’occurrence, vous devez comprendre que l’influence de ce blog est proche de zéro si à un moment, on n’essaye pas de la relier avec la politique, non pas en en faisant une tribune officielle pour je ne sais quel parti, mais en comprenant que c’est par l’action politique que nous contribuerons au changement de société, pas en restant tranquillement le cigare à la main et en donnant des bons ou mauvais points.

        Je passe sur vos accusations à peine voilées de stalinisme. C’est vrai les fachos sont préférables finalement. En tout cas je l’espère puisque ce seront eux, si ce n’est pas nous. Peut-être qu’à ce moment là, vous vous direz qu’il aurait fallu bouger à un moment. Trop tard…

        @Georges

        Le problème n’est pas la réflexion, elle est primordiale. Mais je crois qu’une fois qu’on a bien posé les bases, on peut réfléchir en marchant…Ce blog, malgré sa fréquentation, ne touche qu’une infime partie de la population et si des dirigeants viennent ici se renseigner, combien intègrent la nécessité du changement ? Force est de constater en tout cas que la campagne des deux principaux partis n’a pas été éclaboussée par le génie jorionien. Plus encore, j’ai pu moi-même constater combien une activité débordante sur internet ne pouvait compenser l’impact d’un Jean-Pierre Pernaut auprès de ceux qui ne regardent que lui (le Front de Gauche a été le plus actif en proportions, sur la toile). La principale erreur à mon sens commise ici, c’est celle qui précisément se dit que ce n’est pas grave que la politique ignore les principes édictés ici, entre autres, que la transformation passera par d’autres mécanismes. Je crois que c’est suicidaire, ni plus ni moins…

      32. à zébu,

        BJ pourrait signifier Marlowe.
        Demandez confirmation à l’enquêteur vigneron.

        Quant à Nicks, vous êtes bien aimable de renvoyer à 30 ans, j’aurais dit 60 ans pour quelqu’un qui pense que la reconnaissance médiatique est nécessaire pour son parti…

        Le style stalinien est en tout cas toujours bien présent.

      33. @Marlowe

        Je ne parle pas de reconnaissance mediatique mais de canal pour diffuser les idées, vous saisissez la nuance ?

        Et pour la dernière fois, je ne suis pas communiste. Si vous tenez à me stigmatiser, traitez moi de jacobin ou de robespierriste si vous voulez, ça devrait faire son office.

      34. Nicks,

        Je passe sur vos accusations à peine voilées de stalinisme. C’est vrai les fachos sont préférables finalement.

        Passons sur la maladresse (au mieux) de la phrase. Ce qu’elle m’inspire surtout c’est – comme le montre à merveille et maintenant plus qu’ouvertement ton leader après avoir pourtant fait ses choux gras envers les deux partis de l’establishment de cette même accusation à leur encontre : que deviendraient le FdG et son « coeur vaillant » de leader sans la le Pen family en guise d’ultime repoussoir et commode faire-valoir ?

      35. à Nicks,

        Les staliniens non plus n’étaient pas communistes, ils étaient staliniens et ont laissé un style et un qualificatif pour 1000 ans.

        Quant aux medias, vous et vos semblables, vous faites partie de ceux qui n’ont pas compris :
        1. Que le media fait le message
        2. Que les 60 dernières années du capitalisme sont un Spectacle.
        3. Qui sont les complices
        4. Qui sont les ennemis
        ….

      36. @Vigneron

        Joli retournement rhétorique sur le vote utile. Mais malheureusement, vous savez très bien que la proportion d’électeurs Ps ayant fait ce choix par adhésion au programme ne doit pas être énorme, ce qui n’est pas le cas au Front de Gauche. Alors si vous voulez trouvez des électeurs apeurés par le loup, c’est au Ps qu’il faut chercher. Ils l’ont bien nourri merci pour lui.

        J’ai expliqué pourquoi la stratégie de lutte contre l’extrême-droite devait être menée. C’est en fait un combat contre l’immobilisme programmatique des formations orthodoxes qui se servent du Fn comme rempart. Nous ne pourrons pas les déboulonner sans renverser cette fortification auparavant.. Je n’ai pas l’impression que l’idéologie à laquelle se rattache désormais une bonne partie du Ps ait donné d’excellents résultats pour lutter contre la crise et partant, pour contenir la montée du Fn, je me trompe ?

      37. Zebu from bucarest via bigotphone donc bref : si si parti frère, ça perdure la fraternité y compris d analyse y compris dans les associations niveau europe

      38. @Marlowe

        Laissez donc Debord où il est et regardez à quel point vous êtes en train de couler avec le Titanic sans lever le petit doigt parce que vous vous imaginez que le monde sera meilleur quand vous flotterez sur une épave et que les dominants s’en seront allé sur les canots de sauvetage continuer leur domination.

        Et laissez aussi Staline dans les pages sombres de l’Histoire. Si vous voulez en ressortir en relation avec moi, des terroristes étatistes qui promeuvent l’économie mixte. Pour la dernière fois, je ne suis pas communiste, pas plus que de tout ce qui relève directement des dérives du marxisme et qui peut ne pas en être si ça vous fait plaisir.

    2. @ Dame!
      Entre exercer le pouvoir, se promener dans ses coulisses et y diffuser des idées, l’espace semble à vous lire au moins spéculatif!
      En plus, se contenter avec des idées à l’occasion qui se présente, cela ne permet pas de faire de qui énonce ces idées, fussent-elles connotées aux appartenances historiques, de terrifiants idéalistes patentés!

      Il me semble que Mr Mélenchon s’est tenu à tenir son rôle au mieux, même si endosser un costume de bateleur entraine quelques limites si on vend quelques vérités.
      Tout demeure en coulisse avec lui et beaucoup de choses y demeurent toujours, puisque la rhétorique du discours exposerait que la prise du pouvoir serait celle par le peuple.

      Le peuple toujours délègue la représentation du pouvoir même sous forme de la soumission, mais en attendant il doit être justement rémunéré.
      Il ne s’y est pas trompé en votant pour un Mélenchon faible, et ne se trompera jamais tant que sa délégation restera en démocratie justement rémunérée.
      Mr Mélenchon secoue l’épouvantail de l’insurrection, c’est juste idée, même si majoritairement est pensée la société encore bien assez riche entre tous, et tant pis si injuste.

      L’effondrement des économies par l’exercice advenu de la finance, c’est pour l’instant une bonne chose à dire.
      Discréditer par avance le parleur c’est discréditer sa parole à la suite…
      Au fond, ce n’est pas encore l’homme qui vous dérange, mais par avance ses idées alors?

      Aucun candidat n’a osé s’aventurer à décrire, depuis l’idéalité qu’il présente ou représente, l’ordre des possibles successifs dans la crise!
      Aucun n’a dit à quoi aller se substituer ici le travail ailleurs, l’investissement ailleurs, et l’argent ailleurs.
      Alors, par delà les obligations de redistributions, tout s’est confit au thème de la croissance

      Il aurait fallu, par devant la croissance, présenter « le servage »…., et seulement Mme Lepen a laissé miroiter cette possible engeance devenir un agréable possible:
      le responsable étant toujours l’autre, que miroite l’idée que l’autre soit au moins esclave!

      Y’a pas, Mr Mélenchon doit virer au bleu!

      1. Daniel, «Acrimed en donne des exemples ». Tu parles d’une référence… J’en connais deux plus une qu’avaient pas besoin d’Acrimed pour se plaindre à longueur de campagne (et de règne pour l’un) du traitement qu’ils subissaient dans les médias… So what ?
        Méluche s’est positionné résolument et ostensiblement contre l’élite médiocrate et éditocrate, soit, surtout venant d’un ex journaleux; mais après faut pas venir chouiner.

    3. Nous sommes vraiment impitoyables et soupçonneux jusqu’ à la paralysie.
      L’occasion fait le larron, sans doute, mais commencer une carrière de dictateur à 60 ans ?
      Il aurait bien caché son jeu, et ceux qui l’entourent seraient bien aveugles. Je n’y crois pas. Je ne peux que le répéter.Sa sincérité est totale, c’est ma conviction.
      Sa maladresse vis à vis des journalistes interpose un écran déformant à la perception de son action.C’est peu de dire que certains lui taillent un costume
      dès qu’il leur en donne l’occasion, c’est-à-dire souvent.
      ( Acrimed en donne des exemples…)
      Le remède est simple: s’en tenir à ce qu’il dit et écrit.

      Mais par dessus tout, il est le plus proche de ce qui se dit ici.
      Il est le plus susceptible d’en adopter les idées, même partiellement.

      1. « L’occasion fait le larron, sans doute, mais commencer une carrière de dictateur à 60 ans ? Il aurait bien caché son jeu, et ceux qui l’entourent seraient bien aveugles. »

        Le problème est que parmi ceux qui le soutiennent il y a le PC, dont le programme a longtemps été « une fois que nous serons à la place des riches tout ira forcément beaucoup mieux ». S’ils n’en sont plus à affirmer que le marxisme en est la preuve scientifique, on peut craindre qu’ils l’aient remplacé par un peu plus d’opportunisme (je distingue l’ensemble des communistes des dirigeants du parti mais c’est précisément de savoir qui dirige dont il est question.)

        Dans « Qu’ils s’en aille tous! » j’ai par exemple pas du tout apprécié le tous. A l’inverse à Marseille, dans la partie du discours consacré à l’immigration, j’ai cru voir le contraire de l’opportunisme.

        Pour ce qui est de la hargne envers les journalistes et autres interlocuteurs sur les télés, personne ne semble avoir encore trouvé le bon moyen de placer ses arguments dans un autre cadre en face de gens dont le rôle principal est précisément d’enfermer les opposants dans le cadre en vigueur. Les débats hors campagne ou sur des chaines peu suivies étaient très différents et les doutes parfois exprimés peu compatibles avec une ambition de dictateur!

      2. Spécial GL

        La peur du PC, 1% du corps électoral, des vieillards impotents
        aux dents limées, orphelins, une idéologie à la ramasse ?
        Un fantasme inexplicable.
        Le crime de dictature réclame une préparation,
        et aucun journaliste n’investigue ?

        L’ agressivité de Mélenchon face à certains journalistes
        est totalement justifiée. On pourrait lui reprocher
        de s’abaisser au piètre niveau de ses interlocuteurs
        c’est un défaut que je lui reproche
        Le bonhomme en a.
        Paul , soumis lui aussi à des agressions de brutes épaisses,
        a su s’en tirer, à chaque fois, infiniment mieux, jusqu’à retourner la situation.
        C’est de l’art, du grand art.
        On va pas reprocher à Mélenchon de ne pas être du calibre de Paul….
        Reste justification totale, si désapprobation partielle.
        En plus, il n’en a mangé aucun…
        Pour avoir une idée d’un Mélenchon détendu face à un journaliste
        sympathisant mais qui fait son travail, chercher sur Internet
        Là-bas si j’y suis + Mélenchon.

        N’empêche , tout ceci est superficiel et participe du spectacle Barnum.
        Alors que le programme pourrait être discuté -et à mon avis amendé-
        trop fatiguant sans doute ! Faire de la pub. à un ultra-gauchiste ?
        Jamais. Donc meublons par des attaques personnelles ou autres babioles.
        Du genre « le Nain a dit que 2+2=4″ , pouvez-vous prendre position,
        pour nos auditeurs, sur cette haute pensée etc…? ». Lamentable et minable,
        Le journalisme prostitué.

        « qu’ils s’en aillent tous », choquant ?

        Pour ma part, je bisse « qu’ils s’en aillent tous »
        et qu’ils n’en manquent pas uns!
        Soit ce sont les têtes, et ils doivent partir, pour le bien
        qu’ils ont fait, soient ils étaient présents, et ils sont complices.
        La passivité face à un crime est punie par la Loi.
        Car ils sont les tenants d’une idéologie qui a du sang sur les mains.
        De toutes façon, pas un pour rattraper l’autre.
        Morale et intelligence défaillantes: c’est une faute à sanctionner
        sans faiblesse. Une affaire aussi de prophylaxie.

        Tout ceci étant dit, il est bien entendu que la sanction
        est politique , dans le respect formel de la Démocratie.
        Si certains doivent être trainés devant des tribunaux les procédures seront respectées.
        Mélenchon ne dit pas autre chose.

    4. Mélenchon à Hénin-Beaumont. Ca vous a autrement de la tripe et de la gueule que Hollande sortant sur le balcon de son QG de campagne pour saluer papalement la foule. Et la démocratie serait en danger à cause de lui s’il était élu? Réveillez vous.

      1. Au sud… je comprends un peu ça, mais en régime médiatique, c’est -paradoxalement- une erreur de tactique politique. J’aimerais pas pour ma part découvrir que JL est aussi un candidat post démocratique…

      2. @Jicé

        Parce que vous pensez que les media étaient prêts à parler des idées portées par le Front de Gauche ? Comment pouvons nous faire pour faire passer ces idées sans le canal médiatique, dans un système qu’il verrouille, sans essayer de l’utiliser ? C’est dans les campagnes, dans des populations qui souvent n’utilisent que cet accès à l’information, que le Fn a fait flores. Nous devons essayer de les atteindre une nouvelle fois. Il y a des risques, c’est évident mais c’est la seule solution, avec la mobilisation militante (mais je ne vais pas vous apprendre que nous ne pouvons pas aller frapper à toutes les portes).

      3. A travers Mélenchon le Front de Gauche livre un combat politique courageux qui est limpide et que personne d’autre ne mène par couardise, calcul politicien, opportunisme et incurie. Si la démocratie existe un jour en France elle devra beaucoup au Front de Gauche et surtout à son principal porte parole qui aura au moins tenté de déverrouiller le système envers et contre tous et tout.

      4. Donc , au fond , qui n’est pas atteint de mélenchonite aigüe est un couard…
        On comprend mieux pourquoi vous ne voyez pas le danger auquel les tribuns exposent les démocraties.

    5. @Jeanne Favret-Saada: on est en démocratie là? On n’est pas infantilisé là? Rien à battre de Mélenchon, mais dire qu’il attenterait à la démocratie en parlant du régime actuel, cela me fait ricaner.
      Même les fantômes de Staline ou Hitler ne pourraient pas attenter à la démocratie, tout comme ils n’y ont d’ailleurs pas attenté de leur vivant. On ne peut pas attenter à ce qui n’existe pas. Ils s’y sont opposés, ce qui est bien différent.

    6. Votre soucis quant à la probité démocratique future de Mélenchon vous fait oublier le présent :
      le lynchage diplomatique dont Papandreou a été victime lorsqu’il a « osé » vouloir consulter le peuple grec sur le diktat européen. Qui attente à la démocratie ?

      1. @Lars

        Merci de rappeler quelques éléments structurants de la stratégie des partis fréquentables, paraît-il. Chez Quatremer par exemple, qui a vomi le PASOK, à raisons d’ailleurs, même si ce n’était pas pour la bonne, j’ai entrevu son espoir que ce parti puisse arriver à monter un gouvernement d’union nationale, rien que pour sauver la face des européistes et continuer à verrouiller l’opération marche ou crève en cours en Grèce. Et il y a encore quelques crétins qui font le fine bouche, quand de l’autre côté, les fachos progressent désormais rapidement sur l’autisme des grandes formations politiques et la tergiversation de la gauche qui ne veut adhérer à rien, parce que rien n’est assez bien.

      2. Nicks,

        la stratégie des partis fréquentables, paraît-il.

        … gaffe à toi kamême, c’est pas parce que ton leader maximinus a quitté sa boite après trente ans de collaboration fructueuse – pour lui et en partant avec un peu de la clientèle de la supérette – qu’il aurait quelque intérêt que ce soit à chanter l’air du « paraît-il » quant à ses nouvelles fréquentations obligées.
        Attends un bon mois pour l’ouvrir autant que ça te démange. Essaye de l’être un peu moins que t’en as l’air quoi.

      3. @Vigneron

        Qu’est ce qui vous empêche de vous exprimer clairement ? Le fait que si vous le faisiez vous seriez censuré parce que vous n’avez qu’insulte à proférer ?

        Vos mises en garde, vous pouvez vous les garder. Je promeus des idées ici et s’il s’avère que le vecteur que j’ai choisi de soutenir pour les diffuser trahit, alors je le laisserai choir sans un regard. Si même en maintenant ses convictions sans fléchir, il subit un échec alors je considèrerais quelles sont les solutions qui s’offrent à nous pour faire basculer le rapport de force politique, puisque le processus électoral ne l’aura pas permis.

        A l’instant t, je pense qu’un fort contingent du Front de Gauche à l’assemblée pourrait permettre à Hollande de se tourner vers un programme de gauche et éviter donc son échec programmé, échec qui conduirait probablement au pouvoir une droite recomposée autour du FN, du moins autour de ses thématiques, sans édulcorants cette fois-ci.

      4. Qu’est-ce qui t’empêche de me comprendre clairement ?
        «si même en maintenant ses convictions sans fléchir, il subit un échec…»
        Il s’agit pas de fléchissement de gaule, il s’agit d’accords de désistements. Confonds pas tout. Ou prends le maquis de suite.

      5. @Vigneron

        Désolé, mais je ne comprends pas où vous voulez en venir exactement. Je n’ai entendu parler que d’une possibilité, sur la demande du Front de gauche, de faire barrage au Fn là où il peut gagner en ne présentant qu’un candidat de gauche. Il semble que le Ps y soit assez réticent d’ailleurs.

        J’ai voté Hollande au deuxième tour. Pour autant, je n’espère rien de lui et je souhaite qu’il n’ait pas de majorité absolue Ps à l’assemblée, sans pour cela faire le jeu de la droite en parallèle. Je sais encore faire le tri dans les priorités et dans ceux qui sont encore moins fréquentables que les autres.

      6. @Moi

        Il suffit de voter pour le Front de gauche pour que l’assemblée soit à gauche sans majorité absolue Ps garantie, sachant qu’on se désiste pour le mieux placé de la gauche au deuxième tour. Pas compliqué si ?

    7. tout ce bronx moi ça m’ réjouit.

      une bonne chose cette élection, tout les cinq ans ça va vite maintenant. il est plus facile de démontrer l’hypocrisie inhérente à la sphère politicienne.

      après un quinquennat remarquablement à droite comme le fut celui de sarkozy, un quinquennat remarquablement foiré de hollande devrait nous amener droit vers une révolte.

      d’ailleurs on voit déjà que nos compatriotes des conseils d’admin des grands groupes du cac40 s’emploient déjà à profiter de la vague rose d’espoir pour faire passer toutes les mesures impopul

      un bon calcul.

      1. mauvaise manip’,

        … impopulaires qu’ils gardaient en réserve pour préserver les chances de sarkozy au cas où les français eurent accepté de réélire le président qui les tondait.

    8. @ Jeanne Favret-Saada

      La démocratie est actuellement bien plus menacée par la dictature des marchés incarnée par Bruxelles que par le front des gauches… nous sommes déjà dans une démocratie de façade dans laquelle on discute démocratiquement du mariage gay, de l’avortement, de l’euthanasie, de la légalisation du cannabis, etc…par contre d’autre sujets fondamentaux sont occultés dans le débat démocratique même si parfois on en discute en évitant toute décision pour donner l’illusion. L’Europe souffre d’un grand déficit démocratique et il ne s’agit pas d’une maladie honteuse, mais d’une décision délibérée d’organiser les choses ainsi.

      Dans ce contexte, Respectons l’idéal démocratique que Jean-Luc Mélenchon manifeste actuellement.

    9. Il est un peu étonnant de dire qu’il n’a pas vraiment pensé la suite de sa « révolution citoyenne » alors qu’il se réfère très clairement aux précédents latino-américains, où la consolidation de la démocratie est l’étape préalable à toute transformation sociale…
      Sans mésestimer les difficultés et contradictions des révolutions latino-américaines actuelles, il est difficile de prétendre qu’elles ont constitué un recul de la démocratie.

      A moins que par « démocratie » vous vouliez dire « mécanismes mis en place pour empêcher le peuple de remettre en cause les privilèges de ceux qui se considèrent l’élite »?
      Ce serait indigne de vous…

  7. Même si par un coup de baguette magique les politiciens européens se mettaient d’accord pour régler les problèmes des banques et de la spéculation, il resterait a régler les problèmes de surpopulation, les limites de l’énergie et des matières premières pour le reste du monde, soit les ressources de 3 planètes comme la notre pour que tout le monde vive comme un français ou un allemand moyen et ceci en contrôlant la pollution et les changements de climat. En comparaison la crise financière est du roupie de sansonnet.

    1. Hmm… ça doit dépendre du sansonnet.

      Plus sérieusement : c’est pour cela que j’emploie l’image du soliton, composé de la superposition de trois vagues : 1) crise écologique, 2) complexité non-maîtrisée, 3) crise du capitalisme.

      Si cela ne vous dit rien, les vidéos de mon exposé en décembre dernier sont en ligne ici.

      1. @ Paul Jorion

        On pourrait la résumer en une seule : une crise civilisationnelle. Depuis que l’Homme s’est mis à l’agriculture. Cela aura pris environs 10 000 ans quoi ! Mais c’est la même onde. Vous ne déprimez jamais ? Moi si ! Bah organiser un gigantesque rassemblement sous un énorme arbre à palabres fait parti de la solution, mais il semble qu’il soit difficile d’organiser le déplacement de tout le monde…

    2. Les solutions sont toutes trouves, atanguy , l ‘ application pour réduire le contingent humain à des niveaux raisonnables de control est en marche . 😉

  8. Hier le 11 : les grecs ont décidé le bras de fer avec les 3.
    A GOD’in la ville évacuée , 2 trains de produits toxiques et inflammables en collision.
    Le monde est cinglé.
    Quand passe la spéculation , la construction humaine trépasse.

    1. Le Capital a horreur de l’absence de profit. Quand il flaire un bénéfice raisonnable le Capital devient hardi. A 20 % il devient enthousiaste. A 50 % il est téméraire. A 100 % il foule aux pieds toutes les lois humaines et à 300 % il ne recule devant aucun crime.

      Karl Marx

  9. Votre interview, Paul, décrit en creux, très simplement, ce qu’il faut faire et ce qu’il faut ne pas faire.

    1) Il semble illusoire de chercher des solutions communes à plusieurs pays ou groupes de pays, tant les enjeux à court terme et les situations conjoncturelles de chacun sont différentes.

    Cela ne les empêche pas, direz-vous, de se mettre autour d’une table et de discuter sagement ?

    Faux, hélas ! Merkel protège sa prospérité allemande du moment et prône avec force ce qui a « marché » pour l’Allemagne, persuadée que ce qui est bon pour elle l’est pour les autres. La chine fait autrement. Les US itou. L’Angleterre à sa manière. Et vogue la galère.

    Du coup, il semblerait légitime de chercher (comme Sarkozy en avait les moyens à l’époque de Toulon) à mettre en place des solutions unilatérales « séduisantes pour les autres », j’entends par là des mesures tellement efficaces à l’échelle nationale que les autres suivraient sans hésiter. L’erreur de Sarkozy n’aurait-elle pas été de trop vouloir convaincre ses partenaires (peu importe ses motivations, ambitions ou autres) ? Cela donnerait un éclairage sur le personnage fort différent de ce qu’il en a été par la suite …

    2 ) Vous y croyez pourtant , vous, à cette conférence des sages. A la réflexion collective digne. Notamment parce que ce qui est dit ici peut librement inspirer toutes les sensibilités politiques, nationales ou internationales. Je rage de constater que cela semble insuffisant à l’échelle planétaire… et vous renvoie caricaturalement à Inside Job pour démontrer (sic !) combien les USA semblent à des années lumières de ce qui est proposé ici.

    3) Singer/plaquer telle ou telle solution plus ou moins efficace ailleurs n’est pas non plus la bonne solution. A l’évidence.

    Exemple ? La planche à billets. L’Europe l’a fait à sa manière en ouvrant les guichets BCE, donnant le change aux QE américains.

    Moralité ? Tout est en place pour l’inflation ou l’hyper-inflation ici et là-bas.

    Au nom de quelle croyance stupide ces deux blocs appliquent-ils des solutions qui ailleurs se sont révélées catastrophiques ?

  10. @ Paul Jorion 12 mai 2012 à 08:08
    Paul, vous me sidérez. Dire : « on vous demande de réfléchir, puis de décider », c’est infantiliser ?

    1. Bien sûr : on vous pose une question, et vous tendez votre tract en disant : « Toutes les réponses sont là ! » Vous n’avez jamais observé ce qui se passe avec votre tract dans ces cas-là ? Il se retrouve à la poubelle ou dans le caniveau en moins de trente secondes.

      Apprenez à écouter !

      1. Je crois avoir compris, que M. Jorion n’aime pas qu’on lui colle l’étiquette de n’importe quel parti sur le front.
        Il sent qu’il serait moins libre de faire ses analyses, ses billets, ses livres, si on le disait de droite, de gauche ou du centre.
        Et il a bien raison !

        La preuve quand il répond à Romain: « Mais cher Romain, j’applaudis quiconque reprend mes propositions, et si j’applaudis quand M. Mélenchon les reprend pourquoi devrais-je les renier quand c’est M. Sarkozy qui le fait, (…) »

        Libre il est. Libre il restera.
        « Et s’il est le seul, il sera celui-là » (ah! Victor Hugo, où es-tu?, Loin derrière Marc lévy, snifff !)

      2. Pourtant quand un libéral passe dans le coin vous n’avez pas forcément plus tendance à l’écouter…
        Il n’est pas possible de ressasser éternellement des questions qui ont été règlées depuis longtemps, c’est valable pour vous comme pour le FdG ou n’importe quel parti.

  11. Allez une petite devinette, c’est le programme de qui ?
    Une petite piste il a écrit beaucoup de livres !
    Je vous propose, une quête collective de la « joie », conçue comme un idéal, un accomplissement de la vie individuelle et sociale dans l’équilibre naturel et dans la paix.

    Vouloir rien de moins que changer la nature profonde de l’homme. Etablir des relations nouvelles entre l’individu, les autres et le monde. Changer l’homme, ce sera nécessairement changer aussi la société des hommes. Repenser la place que cette société occupe dans la nature, rétablir des rapports harmonieux entre l’homme, les plantes, les animaux, les éléments.

    Ce qu’il s’agit de changer, ce ne sont pas des idées, ce sont des pratiques. C’est ainsi que la question du travail se trouvera nécessairement posée d’abord, puisque le travail est au centre de l’univers et qu’il conditionne l’ensemble des relations que l’individu y entretient avec les autres et avec la nature.
    Création de communautés, ensuite, diminution, dans cette communauté, du rôle et du pouvoir de l’argent. Le premier remède proposé sera donc la mise en commun progressive des biens, des terres et du travail. Il faut réapprendre aux hommes à se retrouver, à se parler, à se prêter leurs outils, à échanger le produit de leur travail.

    Tout est mis en commun pour le bien de tous.
    « Le plus raisonnable, c’est de choisir la meilleure terre, qu’elle soit à toi ou à toi, qu’est-ce que ça fait puisque nous travaillons tous ensemble »
    La principale conséquence de cette mise en commun, c’est la disparition de la propriété. Lorsque tout devient à tous, plus rien n’est à personne, il n’y a plus de propriétaire.
    Il faut chercher à fonder cette communauté sur des principes économiques nouveaux, en s’attaquant au premier moteur, à l’âme même de l’économie traditionnelle : l’argent.
    La lutte contre l’argent représente l’essentiel de son action et elle conditionne tout le reste.

    C’est l’égoïsme qui sépare les hommes, le goût de la possession vaine, de la propriété stérile, tout ce que l’argent apporte et fortifie. L’argent, contraire de l’amour, est donc le germe de la société qu’il réprouve.
    Pour cesser de parler argent, de vivre argent, de respirer argent, plusieurs remèdes. Le premier est de limiter l’argent au strict nécessaire en supprimant « la partie du travail qui est perdue », c’est-à-dire celle qui n’est pas nécessaire à la subsistance immédiate – le pain –, ni à la sécurité du lendemain – les semences pour les prochaines semailles.
    Ce qui reste, c’est le travail en trop, le travail perdu, converti en argent stérile, celui qui est dans les comptes d’épargne et qui dort, inutile, néfaste même, puisqu’il isole et détruit celui qui l’amasse.
    À cet égoïsme de l’accaparement, il faut opposer une morale de l’amour et du don : « C’est ce que vous donnez qui vous fait riche. »
    Chercher à combattre, les forces de l’avarice et de l’intérêt, à leur faire comprendre que « tout ce qu’ils entassent hors de leur cœur est perdu Les hommes devront apprendre à donner et même à perdre.
    Pour supprimer cette part stérile de soi-même, il faut réduire la quantité de travail fournie. Produire le strict nécessaire pour subsister, le but n’étant pas de mettre de côté, mais de vivre. Cette diminution des besoins s’accompagne d’une réduction de l’effort nécessaire. Le travail devient moins pénible.
    Assez du travail effectué dans la peine, la douleur, l’humiliation, le non-respect de l’être humain soumis à un travail forcené, et aux impératifs du rendement et de la concurrence.
    Produire plus fait baisser les prix, et que c’est, travailler dans l’intérêt d’un autre contre leur propre intérêt en faisant baisser le prix de leur propre production.
    Il faut montrer l’absurdité – l’immoralité – d’un système économique fondé sur l’accaparement des richesses par un petit nombre, forçant les plus nombreux et les plus faibles à travailler « contre eux ».
    Il réduit le rôle de l’argent, favorise toutes les formes d’échange direct et recrée une économie du troc en vue de remplacer l’ancien commerce fondé sur l’argent. En fin de compte une économie du cœur animée par une générosité mutuelle, obéissant au principe du « tous pour tous » qui deviendra le fondement de la loi sociale.
    Il faut supprimer la valeur d’échange de l’objet pour ne conserver que sa valeur d’usage, la plus naturelle, la plus vitale, qui lui confère un statut concret de chose nécessaire.
    On voit le paradoxe auquel aboutissent le dépérissement de l’argent et la réduction de la quantité de travail au minimum indispensable : travailler moins, c’est produire moins. Produire moins, c’est s’appauvrir. A l’inverse de toutes les théories économiques reçues – libérales, capitalistes ou même socialistes –, il faut apprendre à devenir plus pauvres.
    Il faut cesser de raisonner en termes de quantité pour comprendre que cet appauvrissement apporte un enrichissement nouveau.
    Le temps est la vraie richesse de la société future. Il faut sortir le temps du cercle de la productivité capitaliste.
    En travaillant moins, les hommes n’accéderont pas seulement à un simple non-travail, un temps vide qui ne serait qu’une multiplication de l’ennui. Ils gagneront, au contraire, une disponibilité qui leur permettra de faire tout ce qu’ils avaient envie de faire sans pouvoir le faire.
    Cet épanouissement de la liberté créatrice, caractéristique de l’utopie, se manifeste de plusieurs manières.
    Il faut perdre ce qu’on pourrait appeler « le sens pauvrement humain de l’utile».
    Réveiller dans le cœur des hommes « la passion de l’inutile».
    Défendre l’utilité de l’inutile. L’utilité des chevreuils, des merles, des écureuils, c’est cette inutilité-là qui se révèlera la plus utile lorsque les hommes auront appris à raisonner, non plus en termes de profit, mais en termes de plaisir.
    Ce renversement qui fait de l’inutilité apparente une utilité supérieure et nécessaire va se retrouver dans le domaine du travail.
    Substituer au « travail triste » de l’ancien monde un « travail pour le plaisir », doué de caractères nouveaux, la liberté, la gratuité, la beauté, qui ne serait plus du côté « pauvrement humain » de l’utile, de l’utilitaire, de la machine, mais du côté de l’harmonie universelle. Un travail qui prendrait le parti de la nature, des plantes et des bêtes, au lieu de les exploiter et de les violenter.
    Le couronnement de l’entreprise serait alors atteint quand le « travail triste » aurait disparu et que l’équation utopique travail-liberté-plaisir serait totalement réalisée.

    Vivre doucement, de réduire, en limitant le travail, le désordre causé par l’humanité dans l’ordre naturel, de retrouver l’harmonie idéale des commencements, du début de l’humanité.
    ON PEUT REVER NON !

    1. @ Lou gat
      Vous exprimez assez longuement, vous reniez pourtant les mots, à leur suite les idées, et vous pensez par avance la possibilité de changer les réalités et, partant pour ce faire, revoir les pratiques….

      Il me semble que pour revoir les pratiques, qui ont la peau si dures jusqu’à leurs extinctions, la meilleure manière serait, manière de dire, d’attendre leurs extinctions….

      Sinon, l’argent et ses mécanismes alloués à telles pratique, mais les idées qui s’y rattachent sont quand même très influentes, n’est-ce pas?
      Vous êtes entre la tentation de l’immobilisme et l’espoir qu’il se reconduise toujours possible!
      Effectivement, en deçà de la mort des mots, c’est tout à fait humain.

      1. Je me suis fait le chantre de quelqu’un d’autre, d’un livre paru en 1936, mais rassurez vous c’est de la pure utopie. Je ne vois pas comment on pourrait enlever du coeur de l’homme l’amour de l’argent et surtout lui donner le gout d’aimer son prochain. En fait si on ne supprime pas l’argent on se trouvera toujours confronté aux mêmes problèmes. Le mal est dans l’homme.
        Tentation de l’immobilisme…. Si vous pensez que la société pourra croître indéfiniment, moi je veux bien. Mais on a maintenu 5 milliards d’individus dans la misère et maintenant ils se pressent au guichet et ils veulent eux aussi passer à la caisse. Pour en terminer ce livre se termine mal par l’abandon de ce rêve et le retour du pragmatisme.

  12. D’une part, le pouvoir d’achat de la grande masse de la population ne suffit plus à soutenir l’industrie. D’autre part, ceux qui disposent des capitaux ne peuvent plus investir dans l’industrie.

    .
    Voici quelques éléments sur une solution émergente qui n’interdit rien et qui ouvre peut-être une voie concrète: finance participative

  13. je suis bien d’accord sur le fond de l’article , je me dis simplement que si l’europe s’est rendue impuissante, ç’est qu’il y a des raisons
    j’ignore si P Jorion remet en cause les traités européens mais j’y vois une des raison essentielle de la situation actuelle : la libre circulation des capitaux, l’ouverture des marchés font partie des principes de base de ces traités, avec la lutte contre l’inflation comme priorité de la BCE ; la monnaie unique conduit inéluctablement à une concurrence sociale et fiscale entre les pays de la zone, d’ou la baisse des salaires qui est la cause que dénonce P Jorion
    on ne peut avoir une zone avec une monnaie unique avec des pays aussi différents

    si les décisions politiques sont prises avec 6 mois de retard, ç’est que l’échelon de prise de décision n’est pas adapté, l’europe, à la fois déresponsabilisant et inefficace, et que la prise de décision doit rester à l’échelon national
    ç’est très significatif de voir les commentaires sur les grecs, la manière dont on les infantilise (des gens incapables de s’émanciper etc..) et comme eux réagissent comme des enfants par rapport à leur tuteur ; on est en pleine relation parent normatif (règles d’austérité de l’ue)- enfant sage (qui peut se transformer en enfant rebelle) (voir l’analyse transactionnelle d’Eric Berne)
    l’europe veut infantiliser les peuples, et les conduire à l’état de servitude
    BACK IN THE UERSS

  14. – La spéculation ne contribue-t-elle pas à fournir de la liquidité sur les marchés ?-

    « Cet argument ne tient pas pour une simple et bonne raison : les prix qui sont déterminés par l’offre et la demande sont des prix dits fondamentaux qui ont une signification économique. Or, les prix spéculatifs fluctuent de manière désordonnée, indépendamment de la valeur de l’entreprise. Par conséquent, la liquidité apportée par un spéculateur se situe à des niveaux de prix qui n’ont aucune pertinence d’un point de vue économique. »

    Je crois vous devriez vous renseigner sur la manipulation des prix Blythe Master devrait vous en apprendre un rayon .
    Voilà encore un autre ETF, cette fois sur le cuivre(il y a environ 2 ans), histoire de permettre aux banques de manipuler les cours à volonté sans même acheter le matériel physique… Reuters: « JP Morgan has lodged a filing to list a copper-backed exchange-traded fund (ETF) with NYSE Euronext in the first sign for nearly a year that a new product, potentially tying up 60,000 tonnes of metal »
    La JP Morgan possède un département matières primes , forme des 2011 ,avec 1800 courtier à l’ achat ça vous parle? Même quant vous payes votre baguette la JP M encaisse.

  15. Pour ceux qui l’ont loupé, l’émission d’élise lucet : Ca$h vous permettra de réviser
    Les bonnes manières de gérer en bon père de famille vos intérêts privés ceux de vos multinationales et comment investir dans les entreprises de racket des collectivités locales.
    Un casting d’enfer , court et efficace.

    Trouver des solutions c’est possible , mais pas avec n’importe qui, ni pour discuter de n’importe quoi.

    Une escroquerie même en bande organisée et à grande échelle reste une escroquerie, et doit être traitée avec des moyens adaptés.

    Bon courage. prochaine étape: Législatives c’est en juin en France.

  16. « La seule mesure qui ait été prise jusqu’ici, et c’est l’œuvre de la Banque des règlements internationaux à Bâle, c’est d’avoir imposé aux banques « systémiques » : trop grandes pour faire faillite, des provisions supplémentaires de 2,5% sur leurs fonds propres. Mais cette solution n’est absolument pas à la hauteur du problème auquel nous devons faire face. Ce qu’il aurait fallu faire, c’est retirer ces banques du système, les démanteler pour en faire des unités suffisamment petites pour qu’elles ne soient plus susceptibles de faire tomber tout le système avec elles en cas de défaut. »

    Une autre mesure dans les tiroirs: http://www.objectifeco.com/economie/economie-politique/article/vincent-benard-faillites-bancaires-et-too-big-to-fail-les-usa-sur-la-bonne-voie

  17. Paul Jorion a raison mais mal raison.

     » Alors quelle est la solution?

    – Le vrai problème, c’est que les gens n’ont pas assez d’argent. Il faut donc augmenter les salaires. »

    En économie ouverte sans droits de douane cela renforce les importations et la compétitivité des pays à bas salaires. Sans volet protectionniste la hausse des salaires est nuisible.

    Je ne vois pas que l’on puisse hausser les salaires dans la zone OCDE sans protectionnisme inter zones.

    Cordialement

  18. Car ces grands salaires pompent énormément d’argent des entreprises.

    L’un d’entre-vous aurait-il un lien vers une étude sur ce sujet? des données chiffrées? Merci.

    1. Les études de répartitions des revenus de « PLS » Piketty Landais Saenz indirectement.
      Aussi les billets de Paul Krugman.
      Il y a en gros dix ans-douze ans, il disait que les gros salaires (de l’époque) étaient un chiffon rouge et que ça représentait peu par rapport à la masse salariale. Depuis les années Bush II, il a « mesuré » que ce n’était plus le cas et a ajusté son discours en conséquence. Il faut voir que quand le patron se fait XX Millions d’euros, le staff des 5 autour de lui s’en fait au moins autant collectivement, et le sous-staff des 25 aussi, etc. Donc ce genre de chiffre est à multiplier par 5 ou 10 pour son effet global sur le fric que se fait le haut du management. On arrive alors à la centaine de millions d’euros dans chacune des grosses boites (du CAC 40), à la louche…donc sur la France toutes grosses boites (jusqu’à grosses PME) comprises, on peut voir passer là qqs milliards d’euros par an… sans forcer…

  19. Papandreou a eu son Papademos, Berlusconi a eu son Monti, Zapatero a eu son Rajoy. Pour Hollande j’ai bien un nom qui me vient à l’esprit, mais il aurait trop de penchants Berlusconiens.

    En attendant, Hollande, magistrat à la cour des compte, découvre toutes les excuses qu’il refusait à son prédécesseur (et de toutes les façons, c’est la faute de ce dernier) :

    – il y a une crise (qui vient juste d’arriver, et qui est très profonde)
    – les comptes sont moins bons que prévus
    – les perspectives sont moins bonnes que prévues
    – les marges de manoeuvre sont plus étroites que prévues
    – sa banquière (Angela), finalement, ne voit pas les choses (eg. la relance) de la même façon
    (malgré les explications, pourtant très claires, des médias, notamment les médias français).

    1. Ben y-a qu’a se laisser mourir alors!!! Si tu as des enfants tu leurs expliquent qu’ils font dans pas longtemps devoir crever la faim, parce que la spéculation sur les obligations flambe. A tes parents s’il sont encore en vie qu’à moins que vous doubliez vos revenu , on ne pourra pas les soigner en cas de pépins; que si tu te fais agresser et courser dans la rue bonne parce que un policier s’est vachement rare. Si ton voisin t’attaque pour une peccadille en justice, si t’as pas le blé …. Eh ben plaide coupable ou laisse-toi con-damné ça vaudra mieux….

      Cela pendant que certains personne ramasser l’oseille alors qu’elle ne produise rien, les rentiers contribue alors à éteindre l’activité économique non seulement par leurs ponctions sur la valeur ajoutée mais pas leur choix rationnellement débile….

      Cela pendant que l’Allemagne économie encerclée par la dépression économique de l’Euro Zone surnage avec ses exportations qui vont finir à un moment ou à un autre par fléchir avec les anticipations pessimistes sur la conjoncture mondiale ( ternir entre autres par la situations de l’Euroland)….
      Bien prétentieux ou corrompu Mme Merkel, qui ne s’aperçoit pas qu’il en ait déjà fait de l’Allemagne; parce que sans ses exportations qu’est-ce qui vont être lourd les 2100 milliards d’euro de dette.

      France=1700 Mds/ 65millions hab=26150€
      Allemagne =2100 mds/ 82 millions hab=25600€

      26150-25600=550€ d’écart de dette par habitants
      Vraiment pas fondamental comme écart de dettes par habitants

      Et encore y-a un loup sur la dette allemande http://www.journaldunet.com/economie/magazine/betisier-de-la-crise-economique/dette-allemande.shtml
      En fait Angela n’est pas une banquier, avec 25600€ de dettes , elle a « peur » que la vague ratrappe l’Allemagne alors elle cire les pompes aux acteurs de marché en disant ce qu’ils ont envie d’entendre.
      C’est un peu comme si lors du tsunami japonais Allemagne regarder à la fenêtre de son 1° Etage les pays au RDC se noyer en leur disant « allez nagez, raous!  » aloirs que la vague fait 10 mètres de haut et qu’elle noyera tout le monde jusqu’au 5°….

  20. Le travail libère. Sarko l’a dit… alors que c’est écrit en lettres de fer depuis longtemps dans les camps de concentration nazi. J’ai mérité mon goodwin.

    Le servage dette ce devait être moins parlant à l’époque où dexia enfumait toute la France car les dégâts sont énormes.

    Alors dans tout ça, l’inflation est obligatoire et bénéfique pour la survie du système de servage dette. Pourquoi s’en priveraient-ils?

    Dans un cadre où le prix des oeufs double en un an, celui du café, de la farine, du sucre et de l’huile deviennent insupportable, en même temps qu’un président drogue ses électeurs à l’hopium pour se faire élire…

    L’hyperinflation n’est qu’une péripétie parmi d’autres dans le scenario de la dépression mondiale en L.

    Courage les jeunes, j’espère que vous aimez travailler…

  21. L’inflation…

    J’écrivais ceci sur ce blog, le 8 novembre 2011:

    « Quand Paul est venu débattre à Liège en janvier 2010, je lui ai demandé si l’inflation ne constituerait pas une sortie obligatoire pour les États. Il a écarté la question d’un revers de main.
    « Quand je vous ai dit
    [à François Leclerc] sur ce blog le 4 novembre, ‘N’assistons-nous pas enfin, à la mise en route de la planche à billets et aux conditions d’une inflation forte sinon galopante, prévue par l’histoire ancienne et récente, mais dont nombre d’observateurs ne pouvaient imaginer le scénario concret ? Ce dernier se jouerait au plus haut niveau, un niveau mondial, avec le FMI à la manoeuvre ?’ , vous avez répondu: ‘Ils ne vont pas ouvrir la porte en grand !' »

    Bien à vous tous !

    1.  » Quand Paul est venu débattre à Liège en janvier 2010, je lui ai demandé si l’inflation ne constituerait pas une sortie obligatoire pour les États. Il a écarté la question d’un revers de main. »

      Vous pouvez préciser ? Il se fait que j’étais là aussi 😉

      1. C’était au cinéma Le Parc, à Droixhe, vous étiez invité par Attac. Je ne sais plus quel film a été projeté avant le débat entre vous et la salle, et c’est la seule question que j’ai posée. J’évoquais, comme point de départ, le soutien massif, par les gouvernements, des banques en K.O. technique.

        Ah oui, Internet sait tout.
        Le film était l’inénarrable Capitalism, a love story, de Michael Moore. Le 6 janvier 2010, d’après l’affiche.

      2. Un autre « dada » de ma part est d’actualité.
        Revers de main quand tu nous tiens….

        Michel Rocard rappelle l’urgence de la situation.
        Interrogé le 10 mai sur Radio Classique – Public Sénat par Guillaume Durand, l’ancien Premier ministre, pour qui l’avenir de l’Europe se joue
        « dans les dix jours qui viennent », a estimé que le volet croissance souhaité par François Hollande est menacé par « les sommes colossales qui sont dans les paradis fiscaux et qui sont finalement dans une sorte de bataille contre l’Etat ». « Cette menace, a-t-il poursuivie, est mondiale, elle concerne tout le monde, et pas seulement la France de manière isolée. L’avantage d’avoir une expérience de gauche et l’élection de François Hollande en France, c’est que la France aura probablement le courage de prendre de son côté quelques-unes des mesures qu’il faudrait prendre mondialement, mais qui ne commenceront que si certains montrent l’exemple.

        « Je pense à la séparation absolue des banques de dépôt – quand on gère les dépôts des autres et de l’économie, il ne faut pas prendre de risque. Cela devrait être interdit. Et ça a été interdit pendant 70 ans, grâce à Franklin Roosevelt en 1933 et on l’a abandonné. Ça s’appelait le Glass-Steagall Act, dont le nom est ressorti de temps en temps. C’est dans les années 1995-2000 qu’on a abandonné cela, aussi bien aux États-Unis qu’en Europe, et depuis, nous avons des grandes crises financières tous les cinq ans. Il y en a encore une qui menace. Là, nous ne sommes plus en Europe, mais mondialement, et c’est gravissime en effet. Ça menace tout le monde. Mais on peut tout de même prendre des mesures de protection, localisées, et j’espère beaucoup que non seulement le Président Hollande pourra les imposer en France, mais qu’en plus, ce sera le cœur des négociations européennes.

        « Car en Europe, il ne faut pas seulement négocier la sortie de la crise de l’euro, et un complément d’incitation à l’investissement, et à la poursuite de la recherche scientifique, qui est la croissance de demain, qu’il ne faut pas naufrager dans le souci de payer la dette. C’est ça l’enjeu des discussions. Mais c’est aussi le problème de savoir si on va pouvoir se protéger de la crise mondiale qui, elle, nous menace toujours. Et qui était le grand oublié de la campagne électorale. »

      3. Pierre

        Pourquoi préconiser cette séparation des banques de dépôt des autres si en interdisant les paris sur la fluctuation des prix on obtient un résultat identique et surtout immédiat ?
        De plus dans le cas de l’interdiction des paris il n’est pas nécessaire d’avoir résolu le problème des paradis fiscaux pour la mettre en oeuvre car on coupe court à la logique spéculative en amont. Dans le cas de la séparation, rien n’est moins sûr. Dans ce dernier cas on suppose résolu ultérieurement des problèmes qui ne sont pas traités par la séparation proprement dite. C’est une perte de temps.

      4. à Pierre-Yves D,

        Il me semble qu’il n’ y a pas que la spéculation qui utilise les paradis fiscaux, mais aussi toutes les grandes entreprises pour minimiser les impôts qu’elles devraient payer.

      5. Marlowe

        Je sais bien.
        Ce que je veux dire c’est seulement qu’avec la séparation des banques on ne s’attaque ni aux paradis fiscaux, ni la spéculation de façon certaine. Cantonner la spéculation à un secteur d’activité c’est prendre le risque que le secteur spéculatif emprunte des voies détournées pour contaminer le système financier dans son ensemble. Au moins avec l’interdiction des paris on traite un des problèmes à la racine en éliminant un type de produit financier et non pas simplement un lieu. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire plus simple ?

      6. Pourquoi…. ?
        Parce que Banques de dépôts, Banques d’affaires, et je rajoute assurances, sont socialement trois métiers distincts qui devraient se regarder mutuellement et pour le plus grand bien de tous en chiens de faïence.
        Les combats de chiens, ça s’organise.
        Ce n’est pas une perte de temps, mais le retour à un palier qui a le gros avantage d’avoir l’oreille de certains.
        Rien de révolutionnaire là dedans, back to the futur, comme l’explique Rocard.
        ….. En omettant toutefois de préciser qu’il s’agit dans sa bouche d’un Glass-Steagall « Light » à la sauce Britannique. On sépare juste les activité intra-muros…..

        15 ans de mélange des genres et le grand malade est enfin à l’agonie….
        Ce qui oh miracle te permet cette lucarne opportune et bienvenue pour envisager sans frémir cette proposition réellement révolutionnaire pour le coup, l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix.
        Soit carrément, quand tu tires le fis, l’interdiction des jeux du cirque militaro-industriel par un pouvoir mondial assez fort et « consensuel » pour imposer cette interdiction.

        Je préfère tenter de diviser pour régner, que d’affronter le monstre bille en tête en en créant un encore plus monstrueux pour interdire le précédent.

        L’homme est joueur et tricheur. Triste constat.
        Je constate la faillite globale de ce système. Je l’organise. Je cherche les vrais perdant de l’apocalypse financière. Coucou, t’as perdu !!! 🙂
        Je sépare le bon grain de l’ivresse….. On ne tond pas un oeuf.
        Je croise les doigts. Je ne me trompe pas de guerre.
        Comme toi je rêve. Je parie sur la chute du prix du vilain à court terme !
        Les vilains meurt à la fin comme dans les films américains.
        Tu paries ?

      7. à Pierre-Yves,

        Une autre solution : fermer les bourses et créer des institutions sous contrôle (citoyen pour parler moderne, ou autre à définir) pour que les emprunteurs rencontrent les préteurs.
        Cette manière de faire aurait comme pendant le regroupement des activités de dépôt dans des institutions régionales afin de remplir le même objectif.
        Tout cela suppose une tout autre manière de répartir la valeur créée et d’organiser la société à l’heure à laquelle la croissance qui sert la dette, est devenue visiblement, non seulement néfaste, mais impossible.

  22. @PJ

    Le LTRO est probablement l’outil de la dernière chance (ne me demandez pas laquelle), renouvelable à l’infini par tacite reconduction. Ca ne manque pas d’humour à la BCE.

    Comme vous semblez le supposer, l’hyperinflation sifflera peut être la fin de la récréation.

    Quels sont selon vous les éléments ou événements qui transformeront cette création monétaire en inflation ? C’est que pour l’instant ces gros sous sont… on ne sait pas exactement où (même s’il existe certaines hypothèses).

    1. La réponse viendra dans quelques jours quand les banques espagnoles se mettront en faillite.
      La chute de l’euro sur le marché monétaire entraînera une hausse des prix importés, autrement dit une inflation. La situation de toutes les banques européennes ne sera guère plus brillante : au blocage du marché interbancaire s’ajoutera un crédit crunch sur les obligations, au vu des dégradations consécutives de la situation des banques européennes. Les taux d’intérêt demandés augmenteront, ce qui sera le signal de la fin de partie, car à partir du moment où l’inflation gagne du terrain, la BCE ne pourra plus continuer à maintenir ses taux bas.

      1. Et dans un mois on causera plus de la Grèce ni de la Syriza, ni de Tsipas. Si, en entrefilets.

      2. Kezaco, on est si proche du terme? Vous exprimez une crainte ou vous tirez les conséquences qui s’imposent? Pourriez-vous développez un peu les scénarios (ouais, je sais…) que vous entrevoyez?

        D’avance merci (ainsi qu’à ceux qui peuvent nous éclairer si cette accélaration).

      3. @kezaco

        En effet la chute de l’euro peut être un élément déclancheur d’inflation.

        Mais à court terme je reste confiant quant la résistance de l’euro sur le marché : il reste encore de la marge à la BCE et/ou aux autres mécanismes de stabilités européens pour continuer la cavalerie consistant à creuser un trou pour en boucher un autre.
        Cette grande mascarade s’arrétera lorsque les sous manqueront, à savoir lorsque les états cesseront d’alimenter en fonds ou en garanties ces mécanisme stupides qui font office de rustines.
        Le chute de l’euro face aux autres monaies sera, selon moi, « politique » plus que « économique ».

        Je ne crois donc pas que le secteur bancaire espagnol, aussi moribon soit-il, puisse entrainner à court terme, comprendre « à lui seul », une chute de l’euro et l’inflation qu’on prête à cette dernière.

      4. @jicé et par ricochet @Mathieu

        Je n’ai évidemment aucune certitude sur la date précise et le mécanisme qui déclenchera la chute. Je ne suis pas devin. Je fais juste des conjectures…
        J’extrapole un brin l’hypothèse que la stratégie schizophrène de la BCE ne pourra pas continuer longtemps, à savoir, maintenir à bout de bras un secteur bancaire moribond par un afflux de liquidités (on parle de 1000 milliards officiellement auquel il faudrait ajouté 1000 milliards officieux de gré à gré) et lutter en même temps contre l’inflation qui pointe le bout de son nez (tensions sur les matières premières et l’énergie notamment; mais aussi recul de la production réelle). Il faudra aussi regarder du côté des taux de change, et voir si le décrochage entre le dollar, l’euro et le yuan ne sera pas trop en notre défaveur, renchérissant le coût de nos importations.
        En ce qui concerne la situation des banques espagnoles, je pense que l’on est loin du compte officiel. Leur capitalisation réelle est négative, et l’opération de sauvetage, de 50 à 120 milliards, ne servira qu’à couvrir le montant des intérêts à court terme. La dette privée, dont le volume est largement escamoté, devra être confiner dans une « bad bank » de façon à circonscrire l’incendie et redonner de l’oxygène aux banques. Les opérations de spéculation, le hors marché n’a jamais été plus florissant que maintenant, rendant les erreurs de trading de plus en plus fréquente. L’essentiel des bénéfices bancaires sont actuellement liés à des opérations de pures spéculation, et les banques espagnoles sont même soupçonnées de spéculer sur leurs fonds propres, preuve s’il en est, qu’ils sont aux abois.
        L’opération de confinement ne résoudra rien puisqu’on ne saura que faire des actifs pourris ainsi maintenus sous scellés. Qui plus est, cette opération risque de mettre à mal le fond de garantie européen, qui n’est que poudre aux yeux, et qui se révélera inadéquat lorsque les fonds vont être mobilisé, l’Allemagne se retrouvant seule contributeur net.
        Voilà pourquoi il me semble que la fin de l’euro est proche.

  23. Divisé un grand château de carte en plus petit châteaux de cartes ne va pas changer intrinsèquement la fragilité des systèmes économique actuelle.

    Sans compter qu’un coup de vent peut renverser tout les châteaux de cartes qui sont sur la même table.

    Le communisme ou le socialise ne sont que des réponse au problématique soulevé par le libéralisme et le capitalisme. En aucune façon se ne sont des réponses au problèmes de la Réalité humaine, technologique, et planétaire actuelle, car ils s’inscrivent toujours dans la notion de marché, de monnaies, et de propriété.

    Toutes ces idéologies politiques masquent la réalité physique du monde, et de problèmes auquel une civilisation de taille planétaire doit répondre.

    Donner un toit, l’éducation, les savoirs, les loisirs, de la nourriture saine, de l’eau potable, un environnement écologiquement durable, et non violent, l’accès a la santé et au soins a TOUT les êtres humains, ne sont pas des questions idéologique, mais des question technique scientifique et sociale.

    C’est la réalité contre les dogmes, l’humanité doit comprendre ce qu’impose la réalité physique du monde pour prospérer et résoudre SES problèmes.

  24. La Ri-lance passe par l’emploi, c’est le principe, si j’ai bien compris, des futurs emprunts d’états pour des projets de développements destinés à améliorer l’indépendance énergétique, la productivité via la recherche, ce genre de choses.
    Ces fonds iront au secteur privé puisqu’il paraît que l’état n’a pas vocation de concurrencer le privé, ce qui n’est pas faux dans ces termes.

    Les gens sont demandeurs de biens et de services, pas que de biens. S’il est facile de calculer le prix de revient d’un bien il l’est beaucoup plus pour un service, et plus encore cette forme particulière qu’est la prévention.

    La campagne présidentielle a fait monter à la surface pas mal de demandes de services. Il fallait être sourd et aveugle pour ne pas entendre, simple exemple, la volonté de la population concernant l’éducation et l’intégration des jeunes, surtout ceux d’origine allogène.

    Je crains que ces fonds n’aillent qu’aux grandes entreprises privées qui en profiteront pour délocaliser toujours plus et ne serve que très marginalement à augmenter le taux d’emploi. On peut même craindre que les services publics soit astreint à de nouvelles réductions d’emploi pour favoriser ces emprunts.

    Il y a pourtant beaucoup à faire, donc beaucoup d’emplois à offrir.
    Plutôt que de favoriser exclusivement les entreprises privées, dont les bénéfices disparaissent en grande partie dans la sphère financière, sous prétexte qu’elles exportent, une augmentation de l’emploi public augmenterait immédiatement le PIB par la circulation de l’argent.

    Pour les biens, je pense qu’il y a un créneau pour du matériel basique mais durable dans lequel les entreprises ne veulent pas se lancer parce que peu juteux et peu prestigieux. Je pense aux voitures type Dacia, aux téléphones portables, aux écrans TV/PC dont des entreprises d’état pourraient racheter les licences pour lancer des fabrications bon marché mais solide et de bonne qualité, et avec un service d’échange standard.

    1. « La campagne présidentielle a fait monter à la surface pas mal de demandes de services. Il fallait être sourd et aveugle pour ne pas entendre, simple exemple, la volonté de la population concernant l’éducation et l’intégration des jeunes, surtout ceux d’origine allogène. »

      Le capitalisme se caractérise en effet par la présence d’un grand nombre de chômeurs qui ne peuvent s’occuper à rendre des services dont tout le monde a besoin et que beaucoup réclament, pour la raison que « l’argent nécessaire n’est pas disponible. »

      Ceci étant dit (avec un raccourci que vous prie d’excuser!) il faut prendre conscience du fait que le montant des services consommés par un pays diminue d’autant sa compétitivité. Pour être compétitif avec la Chine il faut vivre comme les chinois (mêmes dépenses médicales et d’enseignement, entre autres.)

      J’imagine que la bulle immobilière en Chine ne se traduit pas du tout par un nombre excessif de m² par habitant mais que là-bas aussi la compétitivité fait que l’argent nécessaire pour payer des salaires tels que ce qui a été construit soit habité n’est pas disponible.

      En France l’augmentation de la productivité pourrait être au moins en partie compensée par les services. Il me semble même qu’il n’y a pas de limite, en ce qui concerne la santé la demande est très forte, on pourrait veiller à ce que chaque enfant sortant de l’école soit raccompagné à la maison, aidé à faire ses devoir et apprendre ses leçons par un précepteur ou multiplier parterres de fleurs et pelouses impeccables à l’infini.

      Tous les services sont à voir comme des charges dès que les nécessités de la compétitivité sont prises en compte.

      1. GL : »Tous les services sont à voir comme des charges dès que les nécessités de la compétitivité sont prises en compte. »

        à force de l’entendre ou de le lire à toutes les sauces , ce mot me refile de l’urticaire . Savez vous qu’il existe un mot plus approprié pour les relations humaines : Coopération

      2. @delta

        Je cherche à montrer que la compétitivité s’oppose à la coopération.

        On voit tous les jours comment la compétition entre les pays européens les empêche de coopérer.

        Le chômage est un résultat de la compétition, on peut très bien le définir comme un échec à faire coopérer les gens qui vivent à côté les uns des autres dans un même pays.

        Le capitalisme est foireux parce qu’il prétend fonder la coopération sur la compétition de ceux qui devraient coopérer.

        Définir la civilisation comme la manière de coopérer me conviendrait très bien.

      3. GL : Le capitalisme est foireux parce qu’il prétend fonder la coopération sur la compétition de ceux qui devraient coopérer.

        C’est de la manipulation mentale . Comme remplacer sécurité sociale par assurance maladie , cotisation par charge , coopération par compétitivité . A force de rabachage dans tous les medias depuis des décennies , les gens se posent les problèmes uniquement en ces termes , je suis compétitif ou je ne le suis pas .Pour inverser la tendance , Il faut utiliser les mêmes armes que ceux qui manipulent les classes moyennes et populaires . Dans chacun de vos discours bannissez le mot compétitivité et remplacez le par coopératif ou non coopératif . Vous vous imaginez le jour où le reflexe des gens sera de se demander si ils sont coopératifs ou non coopératifs ?

  25. Nicolas Sarkozy prononce un discours qui s’inscrit dans la plus pure tradition socialiste. Il dit que l’économie n’est pas la loi de la jungle, qu’il faut réglementer les banques pour réguler le système, que l’idée que les marchés ont toujours raison est une idée folle et qu’il faut opposer l’effort des travailleurs à l’argent facile de la spéculation. Même s’il n’a jamais rien fait contre la puissance des marchés financiers durant sa présidence, le fait est qu’il existe, aujourd’hui encore, un texte sur lequel on peut se baser pour réformer le capitalisme

    A méditer profondément Monsieur Jorion, ? particulèremet « même s’il n’a jamais rien fait » non.?.

  26. Moi, j’aimerais bien en savoir plus, techniquement, sur comment l’assouplissement monétaire actuel est censé à terme créer de l’hyperinflation.

    Ça peut paraitre évident, comme cela, à première vue, mais est-ce si simple ? La vitesse de circulation de la monnaie compte également. Par ailleurs, j’imagine qu’il doit y avoir des circuits par lesquels les banques centrales peuvent résorber une partie au moins du surplus au moment de la sortie de la trappe à liquidités: à ce moment, les endettés se désendettent, ce qui permet de la destruction monétaire. Assiste-t-on alors à une concurrence entre ce processus de destruction monétaire, et la hausse des prix qui se met alors en route? Dont l’issue dépend alors de qui ira le plus vite ? Comment est ce que ça marche exactement ? J’imagine que les banques centrales se posent ce genre de question.

    Je comprends tout-à-fait qu’on préfère une vraie remise à plat du système, plutôt que de jouer avec les paramètres monétaires, afin ne rien remettre en question. Mais c’est juste que, techniquement, l’argument de la menace de l’hyperinflation me paraît demander un peu plus d’explications.

  27. L’être humain est capable d’aller en enfer les yeux grands ouverts .

    Le pessimisme de P. Jorion est malheureusement de mise , je le crains .

  28. http://www.faz.net/aktuell/wirtschaft/europas-schuldenkrise/schuldenkrise-der-fluch-der-inflation-11748992.html

    La FAZ se fait l’écho des craintes inflationnistes allemandes.

    Dans les 4 derniers § l’auteur écrit que la politique de relance envisagée depuis peu en Europe aurait tendance, par l’inflation, à alléger la charge de la dette. Mais il craint d’une part une fuite des capitaux vers par exemple l’immobilier et donc la création de bulles spéculatives, d’autre part un phénomène de perte de la confiance dans la monnaie associé à une inflation incontrôlable.

    C’est un prêche d’une orthodoxie bien établie, qui a bien des avantages, d’une part le conservatisme est toujours le parti pris du moindre risque, l’inflation étant un risque pour le capital donc mieux vaut prévenir que guérir.

    Mais dans une conjoncture dépressive, il ne peut y avoir aucune inflation d’autant plus que nous importons beaucoup, l’effet « boule de neige » salaires-prix est donc coupé à la base. Il n’y a pas non plus d’inflation aux USA, parce qu’il n’y a pas de hausse de la consommation. Pourtant il y a eu QE1, QE2, QE3 etc.

    Il y a peut-être un risque de dévaluation de l’Euro par rapport à d’autres monnaies. Je pense que c’est cela la perte de confiance tant redoutée. Et alors, nous payerons plus cher l’énergie, et les gadgets chinois, le textile etc, consommation déjà en baisse à cause de la crise.

    Le problème avec un libéral c’est qu’il veut mieux discuter avec un clown, c’est moins fatigant. La clownesque de la FAZ est qu’ils pensent sérieusement qu’en abaissant le coût du crédit, on pourrait créer de l’inflation.

  29. @Paul Jorion

    Jusqu’à récemment, je pensais que le servage était apparu en Europe dans la continuité de l’esclavage. Mais en réalité, ce sont des hommes libres qui sont devenus des serfs à la fin de l’Empire romain. Le manque de revenus a été remplacé par du crédit et, petit à petit, ces individus se sont retrouvés dans une situation où ils ne pouvaient plus rembourser leurs dettes. Ils sont devenus des serfs.

    Pourriez vous préciser vos sources quant à l’origine du servage ?

  30. Well done …
    Le leader de Syriza a annoncé juste après la réunion avec le Président de la République Hellène un accord de gouvernement intérimaire de 2 ans entre ND, PASOK et GD :
    http://www.francetv.fr/info/live/message/4fa/faa/16a/399/165/07c/004/f21.html
    Cet accord n’a pas été confirmé ni par le PASOK, ni par la ND.
    Cette déclaration met par contre la pression sur la GD, laquelle est partagée à 50/50 en interne et a affirmé être opposée à participer à tout gouvernement qui n’y associerait pas Syriza.
    D’où GD se sent dans l’obligation de faire cette contre-déclaration :
    « Le petit parti de gauche grec pro-européen Dimar a démenti l’affirmation du leader de la gauche radicale, anti-austérité, Alexis Tsipras. Ce dernier l’accusait d’avoir conclu un accord de coalition gouvernementale avec les conservateurs et les socialistes pour appliquer le plan de rigueur. « C’est une honte… c’est un mensonge diffamatoire », a déclaré Dimar dans un communiqué. »
    http://www.francetv.fr/info/live/message/4fa/fb5/921/cc6/f05/a49/005/e59.html

    Histoire de prévenir toute tentative de négociation de dernière minute entre GD et ND/PASOK, entre dirigeants de partis, en faisant monter la pression en interne à GD.

    1. Bien joué, d’accord avec toi, Zébu. Mais imaginons qu’au nom de je ne sais quoi, GD s’associe aux deux autre partis lessivés aux élections. Bref, situation à la belge : on met tout le monde au pouvoir sauf le vrai vainqueur des élections. Comment réagirons les Grecs ? Je pense qu’ils ne réagiront pas. Personnellement, je parie sur un accord de dernière minute « avant l’ouverture des marchés lundi matin » (refrain connu). A noter : GD a un vocabulaire haineux envers Syriza alors qu’il se garde d’attaquer de la sorte le PASOK et ND. Pourquoi ? C’est çà, la « solidarité » de gauche version grecque ? La déception est au bout du chemin…

    2. Délitement politicien pathétique autant qu’inéluctable, Zeb, décomposition politique, pas recomposition. Syriza, ou plutôt Tsipas, cherche à accélérer le processus en misant sur une éventuelle et inutile victoire dans un mois (ou un an ou que sais-je); il aura en fait droit à une sortie mais par le bas, pays avec.
      N’oublie pas que les banques européennes sont désormais protégées depuis février/mars (à l’exception de cas comme CASA via Emporiki) d’une faillite ou d’une sortie de l’€ grecque. Aujourd’hui c’est les grecs qui ont le plus à perdre d’une sortie de l’€. S’il veulent renégocier, et ils le veulent, c’est tout de suite, pas dans un mois. Les grecs le savent et ne veulent pas perdre l’€. Syriza le sait et ne veut rien d’autre, sauf que Tsipas veut le pouvoir en plus. Faut arrêter de jouer là.

      1. Tu te plantes encore, Vigneron.
        Jusqu’à maintenant, il n’y a pas eu de coalition telle que tu le décrivais (encore 72 heures pour acter), entre GD, PASOK et ND, parce que tu sous-estime les processus politiques en cours au sein même des institutions politiques que sont les partis, dont la Gauche Démocratique.
        Et contrairement à ce que tu décris, la décomposition politique serait justement un autre gouvernement d’union nationale, soit la même chose que le précédent gouvernement. Qu’auraient-ils dès lors à ‘renégocier’ face à la Troïka, si ce n’est gagner du temps et des aménagements de l’austérité dont une part croissante (60%, sans les abstentionnistes) ne veulent plus ?
        Que peut-on ‘renégocier’, dis-moi, quand on accepte de cautionner ce délitement final qu’est un gouvernement d’union nationale, dont personne ne peut croire que l’attelage tiendra plus de quelques mois, quelques semaines ?
        Quelle crédibilité crois-tu qu’ils auront face à la Troïka, en ‘exigeant’ une renégociation ?
        Nulle.
        Encore une fois, la question n’est pas de vouloir sortir ou non de l’euro : la Grèce ne peut pas être expulsée de la zone euro, encore moins de l’UE. La Syriza le sait, les allemands le savent, tous le savent. Les allemands aimeraient bien que les grecs sortent de la zone euro, à minima.
        La question est bien de sortir ou pas des politiques ‘d’austérité’.
        Les banques, protégées d’une faillite ? Possible.
        Reste que la dette grecque est maintenue détenue par les institutions multilatérales, BCE en tête, suivi du FMI et … des états européens, via le FESF (avec les nouvelles obligations garanties par ce système). Si la Grèce fait ‘faillite’, c’est l’Espagne immédiatement qui y entre et les autres avec. Tout partira dans le même mouvement.
        Reste aussi que les marchés se déchaineront et l’euro plongera. La BCE fera ce qu’elle pourra mais elle ne pourra non plus très longtemps.
        Tu le sais, tout le monde le sait.

        Quand on veut ‘renégocier’ , on ne revient pas encore plus affaibli devant son banquier : on n’y retourne qu’avec un rapport de force plus favorable, quitte à ce que ce soit avec une ceinture d’explosif autour de la taille.

        « Aujourd’hui c’est les grecs qui ont le plus à perdre d’une sortie de l’€. » : les grecs se contrefoutent de manière croissante de savoir qui sera le plus perdant. Ils ont déjà subi -25% de perte de salaire et savent qu’ils continueront pendant des décennies ainsi. Quand on accule un peuple que l’on saigne à faire des choix, il ne faut pas s’attendre à ce qu’automatiquement il fasse celui de continuer à accepter de se faire saigner.

        « S’il veulent renégocier, et ils le veulent, c’est tout de suite, pas dans un mois. » : négatif.
        Tu te plantes encore. Le temps joue en leur faveur. Plus celui-ci passe et plus le positionnement ordolibéraliste allemand devient intenable au niveau européen. Déjà, Merkel vient de prendre une grosse baffe dans un nouveau Länd. Hollande vient d’être élu en France. Toutes les élections en Europe ont été perdues par les partisans de la ligne dure. Un référendum en Irlande pourrait même donner un ‘non’ en fin de mois. Et le temps qui passe en Grèce augmente le nombre de partisans de Syriza, lui permettant de bénéficier non seulement de la prime des 50 sièges mais aussi de recomposer l’offre politique autour de ses propositions.

        Le temps est l’ennemi du statu quo … néo-libéral.

  31. une croissance sans emprunter aux banques . juste à ceux que l’on exproprie , cela est-il impensable ?

      1. oui, pourquoi . sans doute juste ce qu’il faut pour se maintenir, ou susciter la recherche par exemple, ce qu’il faut d’innovation . je disais ça puisqu’on nous vend l’argument de la croissance. est-ce que la décroissance ne s’accompagne pas de récession ?

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