Archives par mot-clé : réchauffement climatique

COP21 : Innover plus pour vivre mieux plutôt que pour maximiser la croissance du PNB et les profits, par Jean-Paul Vignal

Billet invité.

On a parlé beaucoup d’environnement à l’approche de la COP21. Trop disent ceux qui estiment qu’il est des sujets plus importants pour l’avenir, le plus essentiel restant de mettre fin au règne sans partage d’une finance courtermiste sur l’économie qui tue l’avenir à petit feu et vide de sens toute réflexion sur la transition vers une économie plus respectueuse de l’environnement parce qu’elle entrave, de fait, le financement des infrastructures qui sont indispensables à cette transition. Le problème est de taille, mais il n’est pas le seul sur ce sujet essentiel à être passé sous silence.

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Non pas un courant El Niño, mais deux phénomènes océaniques parallèles espacés de plus de 2000 km dans l’est de l’Océan Pacifique, par Philippe Soubeyrand

Billet invité.

Fig1-El_Nino_1997_vs_2015

El Niños 1997 vs 2015 – Animation publiée par la NASA/JPL-Caltech le 19/11/2015 [1].

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ÉTAT D’URGENCE : crise systémique globale, emballement climatique, Atlantique Nord vs El Niño, COP21 et/ou Loi de Puisseguin… Regardons ce « soliton » en face !, par Philippe Soubeyrand

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Encore une fois, peut-être aurions-nous dû méditer, voire compléter, plus avant la citation de Laplace avant de nous lancer bille en tête dans l’anthropocène comme nous l’avons fait [1] ?

« Nous devons donc envisager l’état présent de l’univers, comme l’effet de son état antérieur, et comme la cause de celui qui va suivre. Une intelligence [artificielle] qui, pour un instant donné, connaîtrait toutes les forces dont la nature est animée, et la situation respective des êtres qui la composent, si d’ailleurs elle était assez vaste pour soumettre ces données à l’analyse, embrasserait dans la même formule les mouvements des plus grands corps de l’univers et ceux du plus léger atome », Laplace, Essai philosophique sur les probabilités.

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A SURVEILLER : 2015, année de fragilité pour la banquise antarctique ?, par Philippe Soubeyrand

Billet invité.

Fig1-Anomalie_T°C_juillet_2015

Les données de mesure concernant le mois de juillet 2015 viennent d’être rendues publiques par la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), par l’intermédiaire de son département National Centers for Environmental Information [1]. Sans surprise [2], ce mois de juillet 2015 est déclaré le plus chaud parmi tous les mois de juillet enregistrés depuis 1880, du fait notamment d’un nouveau record de l’anomalie de température moyenne des océans à +0,75°C, portant l’anomalie de température moyenne globale (continents + océans) de ce mois de juillet à +0,81°C, le record de l’anomalie de température moyenne de l’hémisphère sud confirmant la tendance au réchauffement de cette région du monde. De plus, la consolidation des données de mesure sur la période allant de janvier à juillet 2015, semble confirmer que l’année 2015 serait en passe de devenir l’année la plus chaude depuis 1880, avec une anomalie de température moyenne globale qui se maintient à +0,85°C [1], avec d’ores et déjà 4 mois / 7 qui se retrouvent gratifiés de la triste 1ère place, et 2 mois / 7 de la 2de place depuis 1880.

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URGENT : Lettre ouverte à l’attention de Nicolas Hulot, par Philippe Soubeyrand

Billet invité.

Monsieur Nicolas Hulot,

Envoyé spécial du Président de la République pour la protection de la planète [1],

Fig1-Cigale_2015

La cigale ayant chanté tout l’été – photo prise le 26/07/2015 – Abbaye Saint André

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Quelle monnaie pour assurer notre vivre ensemble sur la planète ?, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Le problème de la dérive anthropique de notre climat comporte deux niveaux d’analyse : l’anticipation de l’évolution de notre milieu tel que nous pouvons l’appréhender objectivement avec nos moyens de mesure actuels ; et la transformation requise de nos comportements pour nous intégrer dans un équilibre durable entre ce que nous voulons et les limites physiques de notre milieu. Aux deux niveaux d’analyse, le problème est à la fois subjectif et objectif.

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Nous ne sommes pas Dieu : le scénario RCP2.6 du 5e rapport du GIEC d’ores et déjà compromis ?, par Philippe Soubeyrand

Billet invité.

Fig1-Anomalie_T°C_juin_2015
Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Nous venons de l’apprendre, la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), par l’intermédiaire de son département National Centers for Environmental Information, vient de déclarer, comme ce fut déjà le cas pour le mois de mai 2015, le mois de juin 2015 le plus chaud jamais enregistré depuis 1880, du fait notamment d’une anomalie de température moyenne globale (continents + océans) de +0,85°C, sachant en outre que pour l’ensemble des continents de l’hémisphère Nord, cette anomalie prend elle aussi la première place du classement des mesures à +1,57°C [1], soit une anomalie de +0,21°C par rapport à mai 2015, bien loin devant l’anomalie déjà record à l’époque de juin 2012 à +1,30°C pour l’ensemble des continents de l’hémisphère Nord [2]. Continuer la lecture de Nous ne sommes pas Dieu : le scénario RCP2.6 du 5e rapport du GIEC d’ores et déjà compromis ?, par Philippe Soubeyrand

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Le Groenland est frappé par une vague de chaleur qui n’est pas sans nous rappeler l’événement majeur de 2012, par Philippe Soubeyrand

Billet invité.

Groenland
Qu’on se le dise sans attendre, une fois la crise systémique grecque momentanément repoussée à plus tard, faute d’avoir su annuler sa dette, nos dirigeants devront s’atteler à un autre dossier tout aussi brûlant, si ce n’est plus. En effet, la vague de chaleur qui frappe actuellement notre planète, et pas seulement l’Inde, le Pakistan, l’Espagne ou la France, n’arrange rien à une situation qui était pour le moins alarmante depuis longtemps, et ceci bien avant les premiers accords de Montréal en 1987 [1].

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Le climato-scepticisme nous excuse par avance de nos échecs, par Valentin Przyluski

Billet invité.

Je suis surpris que dans le post de blog COP 21 : N’est-il pas trop tôt pour désespérer, Monsieur Attali ?, par Cédric Chevalier, concernant le billet de Jacques Attali À quoi peut encore servir la COP21 ?, une attention forte soit portée au coeur de son propos (les moyens et la fin) plutôt qu’aux  hypothèses sur lesquelles il repose. Il présente sur le même plan deux thèses climato-sceptiques – le rôle du soleil et l’argumentation géologique – et le changement climatique d’origine anthropique. L’origine anthropique du changement climatique n’est pas une hypothèse de travail parmi d’autres, elle est la seule dont les résultats sont validés par la démarche scientifique et sa méthode (réplicabilité des résultats, validation par les pairs notamment).

Le GIEC n’a eu de cesse au fil de 5 rapports de renforcer le niveau de confiance associé à la phrase « le changement climatique est lié aux activités humaines » qui maintenant est « very likely » (plus haut niveau sémantique d’approbation).

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Le 4 novembre 2014 : jour noir pour la survie de l’espèce

Élu pourtant par l’élan de tout un peuple, l’attentisme d’Obama lui avait rapidement fait perdre sa majorité de rêve au Congrès. Jamais si peu n’avait été annoncé durant les cent premiers jours d’un président US. Il lui a fallu davantage de temps pour perdre sa majorité au Sénat. Il y est parvenu hier.

La raison : une très grande pusillanimité. Seul son combat pour l’Obamacare, son programme d’assurance-maladie, a révélé chez lui des velléités de courage. Sinon… que d’alignements sur la politique prônée par ses adversaires républicains, voire même par la seule aile droite de ce parti.

Le grand perdant d’hier : le combat pour l’environnement. Contre le réchauffement climatique en particulier. Dire que la température monte, et le niveau de la mer aussi, ce sont des choses qui gênent le business, et dont on n’entendra du coup plus parler dans le proche avenir outre-Atlantique.

Une très grande partie, pourtant très loin d’être gagnée, s’est peut-être jouée hier. Le 4 novembre 2014 : jour noir pour la survie de l’espèce.

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L’herbe sera-t-elle encore verte dans le futur ?, par Cédric Chevalier

Billet invité.

Dans la rubrique des « fait divers », de la petite histoire qui nous divulgue les lignes de forces macroscopiques sous-jacentes de notre monde : la terrible sécheresse qui sévit en Californie et la pénurie d’eau qui commence à atteindre la population américaine.

Encore bien loin d’atteindre le besoin en eau destinée à étancher la soif vitale, la pénurie californienne atteint le désir (et non le besoin dans ce cas-ci !) de reconnaissance sociale, qui s’exprime aussi à travers le concept de « consommation ostentatoire », défini par  le socio-économiste Veblen, et dont on taxe plus communément les tenants de snobisme. Ce désir, c’est celui du gazon bien vert et bien tondu de la banlieue pavillonnaire américaine de rêve, qu’on connait bien à travers la production filmographique hollywoodienne. Ce désir est érigé en norme sociale et sanctionné apparemment par des règlements municipaux stupides, en plus de mettre en jeu l’opprobre vicinal informel.

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« EXTRÉMISTE »… COMME VOUS ET MOI

L'insurrection numériqueGuerre Civile - Couverture I

Lorsqu’eut lieu en 2011 la conversation entre Régis Meyran et moi qui déboucha sur mon livre La guerre civile numérique, un différend éclata entre Textuel, l’éditeur, et moi. Dans l’esprit de l’éditeur, le titre de l’ouvrage devait être « L’insurrection numérique », comme en témoigne la première couverture diffusée, que vous trouverez toujours sur Amazon.fr si vous avez l’intention de commander là l’ouvrage. J’avais le sentiment moi que nous nous étions mis d’accord sur « La guerre civile numérique ».

Le titre que j’avais initialement proposé était celui de mon premier billet à ce sujet sur le blog : « La guerre civile techno », consacré au refus par PayPal et Mastercard, le 8 décembre 2010, d’enregistrer désormais les dons faits à Wikileaks. « Techno », m’avait-on objecté, cela fait « musique », et j’avais dit « bon ! ».

Pourquoi ce différend ? Parce que Textuel interprétait les événements en termes d’une insurrection montant de la base, alors que je lisais en eux ceux d’une guerre civile ou s’affrontent deux camps au sein d’une même population et, si l’on suivait mon explication, il était clair que l’initiative de cette guerre civile venait d’en haut, la preuve en étant l’offensive menée contre Glenn Greenwald par une coalition constituée de la Chambre de Commerce des États-Unis et le gouvernement américain. Quand je dis « Chambre de Commerce des Etats-Unis », il ne s’agit pas pour moi d’employer l’expression comme une métaphore pour le big business, non, il s’agit de l’association de ce nom en tant que telle.

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LE PROCESSUS « CULTUREL » DE REPRODUCTION / SÉLECTION « NATURELLE », par Jean-Baptiste Auxiètre et Paul Jorion

Quand Darwin parle de « sélection naturelle », le processus implicite, sans lequel il ne pourrait y avoir sélection de certaines des combinaisons obtenues, est bien entendu la reproduction qui s’opère elle à proprement parler naturellement, c’est-à-dire mécaniquement.

Il en va en réalité de même pour ce que fabrique l‘homme : il ne produit pas véritablement à dessein, il produit au contraire « tout », c’est-à-dire l’ensemble de toutes les combinaisons possibles et, toutes les combinaisons qui « fonctionnent » trouvant nécessairement un acheteur, elles sont reproduites.

L’homme se contente de poursuivre, de manière « culturelle » et il faut entendre par cela, simplement : « au-delà du biologique », la dynamique de la sélection naturelle. Par ailleurs, l’homme se révèle incapable d’exercer le moindre contrôle, la moindre maîtrise, sur ce processus « culturel » de reproduction / sélection « naturelle », l’épithète « naturelle » renvoyant précisément à l’absence de choix, au fait que tout est tenté, et que tout ce qui « fonctionne » est reproduit.

Bien sûr, comme pour notre destin individuel et ses multiples péripéties, nous, êtres humains, sommes toujours capables de produire a posteriori un discours justificatif mettant en scène une intention préalable, un « but », que l’effet produit et constaté aurait en fait « réalisé », et un « choix » opéré entre différents buts possibles (*). Pour vous en convaincre, consultez votre quotidien imprimé ou en ligne, où vous trouverez des justifications érudites des O.G.M., du nucléaire civil, des armes de destruction massive, physique, chimique, et aujourd’hui, biologique, etc. en dépit du fait qu’avec eux le péril pour l’espèce grandit à chaque jour qui passe.

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SORTIR DU CADRE ? par Thierry Melchior

Billet invité

Chacun le sait (ou devrait le savoir), nous sommes confrontés à une triple crise.

Celle dont il est le plus question dans ce blog, est, bien sûr la crise économico-financière, qui, dans la foulée de la crise des subprimes est loin d’avoir été résolue.

Elle se conjugue avec deux autres crises qui sont comme les deux faces d’une même médaille, la crise énergétique et la crise climatique. La crise énergétique résulte d’une exploitation toujours plus effrénée des sources d’énergie fossile depuis une centaine d’années, sources qui, en conséquence, commencent à se tarir. L’approvisionnement énergétique n’est pas encore très gravement menacé, mais tout laisse présager qu’il le sera bientôt. La crise climatique est loin d’avoir encore fait sentir tous ses probables effets, mais ils risquent d’être dévastateurs (montée du niveau des océans mettant en péril de nombreuses villes côtières, aridité croissante de nombreuses zones aujourd’hui fertiles, perte massive de la biodiversité, augmentation de l’intensité et de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes…). Il est extrêmement probable que ce réchauffement global est la conséquence de l’oxydation massive des énergies fossiles et du rejet de gaz à effet de serre dans l’atmosphère (CO2). Il risque de s’emballer par diverses boucles de rétroaction positives (aggravantes) telles que la diminution de la capacité de réfléchissement des glaces (albédo) du fait de leur fonte, libération massive de méthane du fait de la fonte du pergélisol (le méthane étant un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le CO2), diminution de l’obscurcissement planétaire du fait qu’une diminution de l’émission de poussières industrielles (qui atténuent le réchauffement) sera la conséquence prévisible du ralentissement voire de l’écroulement de la production industrielle consécutive au tarissement des sources d’énergie fossile.

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