Washington hors de l’accord de Paris sur le climat – les raisons de Donald Trump, par Alexis Toulet

Billet invité. Sur le propre site d’Alexis Toulet. Ouvert aux commentaires.

Le 1er juin 2017, après quatre mois au pouvoir, le président américain Donald Trump annonçait solennellement sa décision de respecter sa promesse de campagne et de sortir les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat de 2015.

Pourquoi ? Analyser les raisons et arguments de Trump est nécessaire quoi qu’il en soit, c’est de plus fort instructif.

Quoi qu’on en pense, et y compris si c’est pour le vomir ensuite, il est nécessaire d’analyser le discours de Trump. Même si le personnage a bien évidemment ses ridicules, il n’est certainement pas le seul à vouloir la sortie des Etats-Unis de l’accord de Paris, c’est une position qu’il ne fait que représenter, et qui n’est pas soutenue que par des incultes ou des gens qu’on puisse se contenter de tourner en dérision. Sans compter que se moquer ou se scandaliser n’a jamais fait avancer aucun schmilblick.

Trump_Molotov.jpg

Trump un simple vandale ?

Ce n’est pas de plaisir de destruction qu’il s’agit

Quelles sont les justifications avancées pour cette décision ?

La détermination de Donald Trump à appliquer cette promesse de campagne de sortir les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat a de quoi surprendre, au vu des contraintes à première vue assez réduites qu’il fait concrètement peser.

S’il a été possible de convaincre pratiquement tous les pays au monde de se joindre à cet accord, c’est avant tout parce qu’il n’est pas contraignant. Il permet à chaque pays de définir ses propres objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et ne prévoit aucun moyen de les faire respecter(lien en anglais)

L’accord de Paris s’appuie sur le pouvoir de la transparence et de la pression exercée par les pairs. Il n’exige des pays participants que de dire ce qu’ils comptent faire et de rendre compte de ce qu’ils ont fait. En un mot, il est basé sur le volontariat.

Ce qui ne veut pas dire qu’il ne soit pas important. Les engagements publics sont un moteur puissant. Ils peuvent stimuler et organiser la politique intérieure. L’échec à les honorer endommage la réputation. Mais ils n’ont pas force légale par eux-mêmes.

Alors, pourquoi cette sortie dont le coût politique y compris aux Etats-Unis mêmes risque d’être élevé ?

Une fois mis de côté les – nombreux – effets de rhétorique, il ressort du discours du président américain deux arguments forts :

1. L’accord de Paris est dénoncé comme injuste parce que les efforts ne sont pas également répartis entre tous les pays, les émergents bénéficient de délais importants avant de commencer à réduire leurs émissions, 2030 pour la Chine et l’Inde, tandis que les plus pauvres bénéficient de 100 milliards d’aide à rassembler par les plus développés.

Il s’agit ici d’une remise en question des concessions obtenues par les pays en voie de développement comme quoi les pays développés, ayant plus contribué au réchauffement jusqu’ici, doivent faire davantage d’efforts pour compenser – ils partent en quelque sorte en position débitrice – ce qui tient compte aussi de leurs émissions de carbone plus élevées par habitant, même si inférieures par unité de valeur produite.

Non dit le gouvernement américain : le passé est le passé on ne va pas le prendre en compte, et ce sont les émissions actuelles qui doivent servir de référence, sans que les émergents bénéficient d’un délai supplémentaire pour continuer à augmenter leurs émissions, ni tenir compte des émissions par habitant, lesquelles sont évidemment fortement corrélées avec la prospérité par habitant.

2. Les Etats-Unis sont décrits comme possédant des ressources naturelles immenses, jusqu’à il y a peu encore largement inconnues ou du moins inexploitables – gaz et pétrole de schiste accessibles par fracturation hydraulique notamment – et respecter l’accord de Paris obligerait à ne pas les utiliser, si bien que l’Amérique serait moins prospère, aurait moins d’emplois et moins de croissance.

Il y a ici refus clair et net de laisser dans le sol une partie des ressources en énergie fossile qui pourraient en être exploitables. Ce refus tient pour nul et non avenu les résultats de recherche concordants comme quoi pour maintenir le réchauffement dans des limites moins dangereuses, il faudrait laisser dans le sol une partie considérable des ressources en pétrole, en gaz, et encore plus en charbon qui s’y trouvent.

Non dit le gouvernement américain : puisque l’énergie fossile est nécessaire à la prospérité, laquelle est nécessaire à l’emploi, les intérêts des Etats-Unis commandent d’en utiliser tout ce qu’on peut.

Le fond de l’argumentation de Trump

Le président américain a déclaré, c’est sans doute là le fond de son argumentation, qu’il a été élu pour représenter les intérêts des citoyens de « Pittsburgh, pas Paris »

I was elected to represent the citizens of Pittsburgh, not Paris

C’est pour cela que l’argument de justice – pays développés plus pollueurs dans le passé, pays en développement qui ont besoin de se développer encore – est refusé. Car l’argument de justice dans ce cas précis joue contre les intérêts des Etats-Unis, et Trump estime avoir été élu pour défendre les Américains, et non la justice.

C’est pour cela que laisser inutilisées des ressources fossiles américaines est inacceptable. Car ce serait limiter la croissance du pays, donc la prospérité de ses citoyens, et Trump estime avoir été élu pour défendre la prospérité des Américains, et non l’environnement.

L’argumentation est chauvine – une position « my country, right or wrong« , mon pays qu’il ait raison ou tort, en l’occurrence que défendre ses intérêts soit ou non au détriment d’un intérêt général humain plus large – et elle est à courte vue – prospérité plus grande pour quelques années supplémentaires peut-être, mais problèmes plus graves pour les enfants ou les petits-enfants.

Elle n’est pas fausse. Encore moins ridicule ou absurde. C’est différent : elle est mauvaise sur le plan moral, dans la mesure exacte où défendre un intérêt national au détriment de celui de l’ensemble de l’humanité, tout comme favoriser le court terme de la prospérité au détriment des intérêts de long terme notamment ceux des jeunes générations, sont des actes immoraux.

Comme il serait pratique qu’elle soit fausse, encore mieux qu’elle soit ridicule ! Alors il serait plus facile de la vaincre.

Mais non. Il est effectivement exact que laisser beaucoup de fossiles dans le sol, c’est de la croissance en moins – assez rapidement, il sera plus exact de dire de la décroissance en plus – les perspectives des énergies renouvelables sont fortement exagérées et les formules comme « croissance verte » sont largement illusoires voire de pieux mensonges.(1) Il est effectivement exact que la répartition des limitations d’émissions de carbone entre les différents pays est un jeu à somme nulle, le gain de tel pays est la perte de tel autre, tandis que le président américain est en charge de défendre les intérêts des Américains, pas ceux des autres peuples ni ceux d’une justice abstraite.

Qu’est-ce que cela signifie pour la lutte contre le réchauffement climatique ?

Ce qui se passe n’est pas simplement la foucade d’un personnage public trop facile à ridiculiser, ni la promesse d’un démagogue. C’est beaucoup plus important. Ce qui se passe est la chose suivante : en ce qui concerne le réchauffement climatique, nous sommes en train d’entrer dans le dur.

C’est-à-dire que pour la première fois un dirigeant a cessé de faire semblant de croire qu’une « nouvelle croissance » écologique pourrait remplacer l’ancienne, en même temps qu’il a refusé d’accepter qu’on limite la croissance d’aujourd’hui pour les intérêts des gens de demain ou que des pays plus riches comme le sien fassent des efforts plus grands que les plus pauvres.

C’est la première fois. Rien ne permet de penser que ce sera la dernière.(2)

La situation telle qu’elle est, c’est-à-dire la nécessité de limiter la croissance pour tenter de contrôler les dégâts apportés à l’environnement notamment au climat, c’est-à-dire la justice dans un jeu à somme nulle d’accepter que la limitation de prospérité soit plus importante pour les plus prospères que pour les moins prospères… cette situation au fur et à mesure qu’elle sera de plus en plus clarifiée provoquera sans doute d’autres refus, ouverts comme celui de Donald Trump, ou plus discrets, dans tel ou tel autre pays, maintenant ou bien plus tard.

Et limiter contre le réchauffement climatique nécessitera de les surmonter.

Nul ne sait ce qu’a exactement dit le pape François au président Trump le 24 mai dernier. Il n’a pas réussi à le convaincre. C’était lui pourtant qui avait le plus de chance d’y arriver, parce que Trump quoique d’une autre confession que la catholique est chrétien. Et au-delà même du cas particulier de l’accord de Paris, l’argument pour la limitation de la prospérité au bénéfice de l’avenir des plus jeunes et des générations futures tout comme pour des efforts particuliers des plus riches en ce sens est bien chrétien – si vous l’êtes. Ou bien il est humaniste athée, ou musulman, bouddhiste etc. – suivant quelle est la source la plus profonde de votre morale personnelle.

Parce que cet argument est moral et pas autre chose.

Francois_et_Trump.jpg

Convaincre Trump de donner priorité à la justice et au long terme ? 

Pas cette fois-là en tout cas

(1) – On ne peut sur ce point que donner raison à Trump : pour l’instant et dans l’état actuel des techniques, la prospérité est basée sur les énergies fossiles, et on ne sait pas « faire sans ». L’illusion est partagée et répandue par beaucoup de dirigeants – ou pour certains d’entre eux peut-être un pieux mensonge – comme quoi on pourrait somme toute assez facilement faire de la « croissance verte ». Dans l’état actuel des techniques, ce n’est pas vrai. Cela pourrait peut-être changer – il faudrait faire les plus grands efforts pour que ça change, en pratique des programmes de recherche façon « Manhattan » ou « Apollo » puissance dix ! – mais ce n’est pas encore le cas.

(2) – Tant que continue l’hypocrisie consistant à prétendre qu’un peu de solaire ou d’éolien, un peu de capture du carbone ou de « charbon propre », et hop les problèmes seront résolus bonjour la prospérité écologique, bref tant qu’on continuera à faire semblant de croire que les solutions techniques sont déjà là ou du moins immédiatement à portée de main, les efforts de limitation des dégâts climatiques et environnementaux d’une part seront viciés et insuffisants, d’autre part même le peu qu’ils peuvent accomplir sera menacé par le premier dirigeant qui utilisera la faiblesse qu’est cette hypocrisie, plus une dose de chauvinisme et de court-termisme classiques pour les attaquer voire les renverser.

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63 réflexions sur « Washington hors de l’accord de Paris sur le climat – les raisons de Donald Trump, par Alexis Toulet »

  1. Bonjour à tous,

    Je ne crois pas au premier argument, à savoir que Trump refuserait de participer à la lutte contre le réchauffement climatique parce que des efforts financiers importants sont demandés au plus riches. C’est juste un argument qu’il fournit au peuple américain pour faire passer la pilule, car il sait bien que le second, le seul à mes yeux qui ait compté pour Trump, ne suffirait pas pour obtenir l’acceptation du peuple et des politiques américains. En clair, le premier argument est un argument purement de « politique intérieure ».

    Il n’est pas tenu compte du tout dans l’argumentation du fait que les énergies fossiles sont de plus en plus chères à exploiter, et d’un rendement de moins en moins important (voir le cas des pétroles bitumineux du Canada par exemple). Ni de la rareté de ceux-ci à moyen et long terme. Les utiliser maintenant, c’est de la croissance en plus, d’accord, mais pour très peu de temps. Sans même raisonner du seul point de vue du réchauffement climatique, les exploiter s’est s’empêcher de progresser vers d’autres modèles, modèles qui seront dominants dans le futur proche. L’adaptation à ces modèles se fait bien sûr plus facilement si elle est anticipée que si elle est subie …

    Oui, le monde politique est court-termiste, une partie (importante ?) des électeurs le sont beaucoup moins.

  2. Pourquoi vouloir sauver une espèce aussi stupide et trop souvent méchante que la notre ?

    Après tout il y a des impasses évolutives qui ne conduisent à rien, la nature passe à autre chose sans état d’âme…

    Le culte de l’argent est incompatible avec l’intelligence, intelligence au sens large.

    Donc allons-y, allons dans le mur en accélérant, plus vite notre espèce aura disparu de la scène, mieux ce sera pour les autres.

  3. « Trump estime avoir été élu pour défendre les Américains, et non la justice. »

    Trump a été élu pour défendre les intérêts des descendants des colons européens émancipés de leurs puissances tutélaires qui ont pillé depuis 5 siècles les ressources de l’Amérique.

    Le capitalisme américain a pris naissance en Europe. L’Amérique pré-colombienne ne posait pas de problème à la planète. Les colons européens en Amérique ont réduit les autochtones à ne survivre que dans quelques réserves. Les colons européens, que sont les nord américains, prenaient un plaisir certain à massacrer les bisons des plaines d’Amérique du nord, pour en tirer quelques devises sonnantes et trébuchantes. C’est à nous européens de nous poser des questions, car c’est bien de chez nous que sont partis ceux qui aujourd’hui s’autoproclament injustement américains, et qui font aujourd’hui un bras d’honneur au reste du monde.

  4. Trump vient de se tirer une balle dans le pied. Les accords de Paris avaient au moins une valeur idéologique plutôt que « scientifique » (adjectif folklorique quand il s’agit des modèles climatiques) et il aurait mieux valu pour le sinistre clown de garder ces accords écolo non contraignants pour le cas échéant faire comme son prédécesseur : si sa politique intérieure échouait, prendre une mine quasi religieuse pour inviter ses semblables à lutter contre le gaz satanique CO2 (qui en réalité est le gaz nécessaire à nos vies). Pour le reste, si Trump était resté dans les accords de Paris, il aurait continué à manger ces putains de cheeseburgers en fabriquant ses bombes. Malheureusement pour nous, on ne signe pas la fin du capitalisme morbide avec des « accords » !

  5. Bonjour,
    Vous prêtez à Trump des capacités d’analyse et de raisonnement qu’il n’a pas.
    C’est un primaire inculte.
    La seule raison à la quasi totalité des mesures qu’il a pris ces dernières semaines est de détruire tout ce qu’a fait Obama.
    Ce dernier l’a humilié en public à plusieurs reprises avant les élections.
    Il y a avait à ce moment dans le regard de Trump toutes la haine qu’il portait à Obama.
    Mais tout cela est anecdotique.
    Nous consommerons tous jusqu’à la dernière molécule de gaz, la dernière goutte de pétrole, le dernier morceau de charbon et le dernier bout de bois.
    Les guerres d’appropriation ont déjà commencé, elles s’intensifieront avec la raréfaction.
    Quant aux « solutions » renouvelable, pour être clair, c’est effectivement du pipeau.
    L’éolien et le photovoltaïque, comparé aux autres énergies, dans les courbes de production et de consommation au niveau mondial, c’est l’épaisseur du trait.
    Il n’y a aucun plan B ni solution cachée dans les tiroirs.

  6. Macarel
    « un bras d’honneur au reste du monde. »

    C’est sans doute cette attitude qui nourrit sa popularité.

    La propagande française depuis quelques jours nous présente « ce reste du monde » quasi idyllique (Russie et Chine comprise), parce que ces puissances soutiennent un accord de Paris, pas si contraignant que ça, et surtout parce que ces impérialistes, à la différence de Trump, continuent à ce prononcer pour le marché mondial et cherchent à faire des affaires avec l’Allemagne.

    Quelle hypocrisie, quel parti pris !

    Le principal danger qui menace la planète, et qui risque de méchamment faire monter la température à tout point de vue, c’est la montée des tensions géo-politiques.

    Le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l’orage a clamé le grand Jaurès !

    Que les amoureux de la nature et de la préservation des espèces, en premier lieu l’espèce humaine, méditent sur cette vérité, et surtout apprennent vite du défaitisme révolutionnaire, attestant que l’ennemi est dans notre propre pays !

    « s’ils s’acharnent ces écolos, à faire de nous des héros, ils sauront bientôt que nos balles, sont pour nos propres généraux ! « 

      1. @ Juannesssy
        Les chiffres mentionnés par l’article que vous avez mis en lien sont en partie erronés. Surtout, ils alimentent la confusion entre les exécutions hâtives (plusieurs centaines) qui se sont déroulées entre 1914 et 1916 et les mutineries de 1917 où le pouvoir politique a repris la main sur la justice militaire, d’où le nombre de grâces présidentielles accordées et le « faible » nombre d’exécutions réalisées (moins d’une centaine)
        http://www.lemonde.fr/centenaire-14-18/article/2014/10/27/le-nombre-des-fusilles-de-la-grande-guerre-est-porte-a-825_4513267_3448834.html
        Un nouveau point sur la question le week-end prochain avec un nouveau colloque:
        https://www.chemindesdames.fr/fr/colloque-100-apres-les-mutineries

      2. @Arkao :

        Merci des corrections et du rappel du centenaire .

        J’avais choisi ce lien ( un peu orienté ) parce qu’il comportait une vidéo support d’époque et illustrait très facilement la citation de Eninel .
        Je ne suis pas une référence historique , et si j’ai réagi , c’est parce que j’ai eu un grand oncle fusillé pour  » acte de fraternisation avec l’ennemi  » et que ce rappel du chant de Craonne a réveillé cette part d’histoire familiale .

      3. @ Juannessy
        La chanson de Craonne a été chantée par des collégiens ce 16 avril 2017 en présence du futur ex président de la République François Hollande lors des commémorations du Centenaire sur le Chemin des Dames. Je n’arrive pas à retrouver la brève vidéo de cet événement, une première dans l’histoire des commémorations de la Grande Guerre. J’ai tendance à penser que Hollande, sur le départ et n’ayant plus rien à perdre, s’est laissé emporté par son affect contre le « roman national ».
        Dimanche prochain, je vais assister à l’hommage rendu aux mutins fusillés à Maizy. Si vous le permettez, j’aurai une pensée aussi pour votre grand oncle.
        Si vous êtes éventuellement en quête d’informations sur le parcours de votre ancêtre, je peux vous fournir quelques pistes méthodologiques (voir avec PJ pour les adresses mail perso).

      4. @Arkao :

        Merci de votre proposition .

        J’en resterai à la légende que nous avions pu nous construire, car je ne suis pas fétichiste du passé .

      5. Mon cher Juan, en guise de sourire si cela est possible, Clemenceau aurait dit au sujet des fusillés de Nivelles et autres fusillés pour l’exemple que  » La justice Militaire est à la justice, ce que la musique militaire est à la musique »
        Amitiés Pyrénnéenes

  7. Très belles les images des rues de New-York sous les eaux. Il y a une ville d’Italie qui en a fait un bon argument de vente touristique. Faut s’adapter et commander un lot de gondoles pour New-Venise. Ça pue moins que ces saloperies de bagnoles.
    Quelle idée aussi de construire une ville de cette ampleur dans une zone à risque.

  8. Je retiens comme exact ,de cette mise en perspective : on commence à rentrer dans le dur .

    Il me semble d’ailleurs que la qualification vaut pour tout un tas des aspects qui font les conditions de l’existence de notre espèce : le climat en est un peu une résultante physique sensible , dont les composantes sont sans doute celles du soliton cher à Paul Jorion : système financiaro économique injuste et à l’agonie , complexité de moins en moins maîtrisée de nos représentations du monde ,gaspillage des ressources …

    Le fait que ce soit aux USA que « la vérité » se fait jour n’est pas forcément étonnant car c’est plus d’un siècle de domination de l’empire américain qui est mis en question par ce brutal rappel au réel terrestre . Je perçois la « décision » de Trump comme une signature historique , un « aveu » de plus de la fin d’un empire qui a produit le meilleur et le pire .

    Il faudra beaucoup d’esprit moral , de justice , de connaissances et de créativité à ceux qui se reconnaissent un rôle dans la poursuite de l’aventure humaine pour construire un « nouveau monde » .

  9. Coucou,

    Je ne crois pas que l’homme soit responsable du rechauffement, pas plus que les pets de vaches ou de lapin et c’est tant mieux car, paradoxalement, si l’homme avait la plus petite maitrise climatique on pourrait effectivement penser que la catastrophe ne serait pas loin !
    Je n’ai pas suivi toutes les péripéties des cop truc, mais si tant de gens de bonne volontés ont essayé de construire une sorte de super- etat fédéral, les prémisses d’une répartition un peu plus juste des connaissances et des richesses, alors cet accord me parait globalement positif; dommage qu’il repose sur une croyance .
    S’il s’avére dans les 20 ou 30 années que tout ce qui concerne le climat etait faux alors je dis bonne chance aux hommes politiques do moment ….
    quel dieu faudra t il venerer ?

    Bonne journée

    Stéphane

      1. Coucou,

        Je ne sais pas pourquoi, je m’attendais à du mepris ou et de l’indifference.

        l’incertitude peut etre constructive, non ?

        je vous laisse entre copains.

        bonne journée

        stephane

    1. Pour rassurer entièrement Stéphane, si des fois il était un tout petit peu inquiet, je lui dirai que les ressources fossiles sont infinies, et c’est aussi une bande de bobos soixante-huitards qui a inventé la notion de pic de production, juste pour faire monter les prix ! Donc il peut y aller à fond dans son 4×4 de ville qu’on appelle SUV.

      Ah cela doit être bon la vie de bisounours !

      1. Salut françois,

        s’interroger pour savoir si un fait , une affirmation est vraie ou fausse , ne sous entends pas à l’approbation d’un mode de vie quelconque.

        Le fanatisme m’inquiete plus que le taux de co2 dans l’atmosphere.

        Bonne soirée

        Stéphane

      2. Alors si même les centaines de scientifiques travaillant pour le GIEC, avec la méthodologie scientifique « normale », sont des fanatiques …

        C’est quand même dingue quand on y pense tous ces scientifiques qui traficotent les relevés de température ou les images de la banquise arctique, pour ne donner que ces 2 exemples, quel manque de déontologie !

        Heureusement, Trump, qui doit à lui seul détenir la vérité vraie, celle qui n’embête personne, est là …

        Et pour prolonger tes interrogations, tu peux aussi t’interroger sur le fait que la Terre tourne autour du soleil, tout comme sur l’existence des différentes espèces humaines et pré-humaines apparues puis disparues de cette planète ces 10 derniers millions d’années : des fake-skelets sans doute !

        Tout le monde sait bien que la Genèse, ça c’est passé il y a quelques milliers d’années … Non ?

    2. Ce qui est risible, c’est croire qu’après avoir sans doute modifié le climat, nous serions sans aucun doute capables de rectifier aujourd’hui sa trajectoire.

      C’est comme demander à un gamin tout fou de réparer le vase qu’il vient de casser.

      1. Coucou,

        a Guy: Je crois que avez raison !

        Cher françois je n’ai jamais dit que les scientifiques étaient des fanatiques ! enfin pas tous !

        Bon dimanche

        Stéphane

    3. Je ne crois pas que l’homme soit responsable du rechauffement
      Pas possible, pour qui a fait un peu de science. Il faudrait croire à une coïncidence fantastique… La courbe de la teneur en carbone de l’atmosphère est connue. On peut toujours nier l’évidence, mais il faut alors proposer une autre hypothèse, et l’argumenter.
      Quand bien même l’Homme ne serait pas responsable, le péril n’en est pas moindre. Il faudrait donc tout de même envisager d’agir.

      1. Bonjour,

        Je voudrais d’abord remercier Mr jorion de laisser le dialogue tenter de s’instaurer; généralement, çà dérape. Peut-etre le clin d’oeil ou le rire de jacob taubes ?
        Sinon, je suis d’accord avec votre conclusion; si on ne peut rien pour le climat, il y a beaucoup de « grains à moudre », pour des hommes de bonne volonté.
        Concernant le fait avéré, le statisticien américain du giec , dans lAR5, ecrit lui meme qu’il n’est pas possible de discerner l’influence de l’homme dans les données disponibles.
        Bonne journée

        STéphane

  10. Argument de Trump …  » Les délais importants avant de commencer à réduire leurs émissions, 2030 pour la Chine… »

    Éclaircissement de Mr Toulet:  » Il s’agit ici d’une remise en question des concessions obtenues par les pays en voie de développement »

    Pour donc considérer que les propos de Mr Trumps sont « à vomir » il faut croire la saine parole de Mr Toulet  » La chine est donc un pays en voie de développement ». Et pour conter les contestations de ce mensonge trop gros pour me pas être souligné il se corrige lui même d’avance: Il ne s’agit en fait que d’un  » émergents bénéficiant d’un délai supplémentaire pour continuer à augmenter ses émissions « .

    Face à la capacité d’un tel mépris, une telle arrogance, et de surcroît ainsi argumenté contre son auteur même, il n’est pas besoin de lire plus loin qu’a lui donner un crédit injustifié.

  11. Deux questions juste comme ça :

    – Qui croit sérieusement que nous allons laisser la moindre parcelle d’hydrocarbure dans le sol pour des raisons éthiques ou autre, alors que 6 hommes sur 7 n’ont pas accès à la prospérité dont cette conso est précisément l’indice ??

    – Et donc…..de quoi parle-t-on avec les accords de Paris ?? Juste un business sur la répartition ?? La belle affaire !

    1. à Thomas 3 juin
      Désolé,Thomas,mais je ne suis pas du tout de votre avis.
      Seriez-vous un disciple de Donald?Je ne crois pas qu’il
      s’agisse d’un « maître » très intelligent.Bien au contraire,
      il s’avère qu’il est des plus « limités » intellectuellement.Et
      c’est pourquoi je préfère que vous vous en perceviez….

      1. Guy je pose une question, c est tout. Trump est pas plus mon copain que Nicolas Hulot. Dites moi pour quelles raisons les emissions de ges baisseraient alors que 5 hmains sur 7 reve d en produire plus ??

      2. Ps et que les 2/7 qui restent veulent bien baisser leur conso…..a confort constant et profit croissant, bien sur.

      3. Moi je poserai une autre question.

        Que pèsent les intentions de 2 humains sur 7, lorsqu’on laisse des firmes géantes conditionner les gens à force de millions investis dans la propagande, pour qu’ils consomment plus de voitures, de motos, de hamburgers ?

      4. Vincent

        Ce n’est pas à mon avis qu’une question de marketting.

        L’homme va vers le confort, même sans publicité, d’autant plus que la notion de confort contient bien sûr des tas de choses futiles mais aussi de l’espérance de vie ou la santé qui sont loin d’être des gadgets….

      5. C’est la difficulté pour aborder ces questions, le futile est mêlé au vital, dans un monde inégal où la notion de futile n’est pas la même pour tous….

  12. Merci à Mr Trump de nous rappeler qu’il y a eu la COP21 à Paris l’année dernière (?). Non c’était en 2015. Nous en France ces 6 derniers mois, on était en campagne électorale et en fait on a un peu oublié de parler écologie. C’est ballot. Mais promis, la prochaine fois…
    On vous prévient, les 3 prochaines semaines, on élit nos députés, alors merci de nous rappeler la COP21 dans 3 semaines environ, qu’on y réfléchisse pendant les vacances.
    Merci Mr Trump de remettre 100 balles dans l’actualité à ce propos. Un petit tweet ça pourrait aider. Surtout qu’à la rentrée il y aura, la loi travail, la loi retraite, le déficit…
    Soupirs.

      1. @ Lambotte Michel dit : 4 juin 2017 à 9 h 45 min

        Et si Trump dissimulait sa conviction profonde pour mieux affaiblir les plus faibles comme sont très souvent tentés de le faire les plus riches, c’est-à-dire les capitalistes.
        Peut-être pense-t-il que la lutte contre le réchauffement est vaine et que de toute façon les pays les plus faibles et les plus handicapés, seront les premiers à être mis hors jeu dans cette lutte pour la survie. Dans ces conditions, peut-être croit-il qu’ au lieu de les assister, il vaut mieux préparer son pays à se protéger des attaques qui viendront des régions du monde les plus peuplées et les moins avancées au regard de leurs ressources propres.
        Dans un réflexe capitaliste, il vise à protéger d’abord les siens en espérant qu’ils seront ainsi les représentants de l’espèce humaine ayant la plus grande chance de survivre le plus longtemps.

      2. A jducac

        Cela a été conceptualisé et cela s’appelle « la stratégie du chaos ». Voir le livre sur le sujet.

      3. @ jducac

        thierry a parfaitement, mais l’ordre naît du chaos.
        L’ordre est ici:
        http://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/pdf/4pour1000-tcs-88.pdf
        En plus c’est la France, pays que vous détesté, qui l’a élaboré.
        Et chapeau l’artiste, chapeau Félix qui l’applique
        httphttp://agriculture-de-conservation.com/-Philippe-Pastoureau-.html://agriculture-de-conservation.com/-Philippe-Pastoureau-.html
        Ce jeune artiste de moins de trente ans vous montre la voie,
        mais vos lunettes sont opaques.

  13. Durant les années 50 et 50, le prix des énergies fossiles était très bas aux Etats-Unis, ce qui a contribué à une prospérité inégalée des classes moyennes. De toute facon, Trump doit réussir à freiner et adoucir les effets déstructurants de la mondialisation économique, sa reléctions en dépendra. Les Etats-Unis traversent une grave crise sociétale et économique. Celui qui visite aujourd’hui le pays et le compare aux années 70 constatera que l’Amérique a fondamentalement changé.
    De nombreux américains voyent les limites de la « mondialisation heureuse », la contestent et se souviennent avec nostalgie du passé. Mais Trump ne pourra faire revenir les emplois détruits par les nouvelles technologies ou par l’accroissement incroyablement dynamique de la concurrence mondiale.
    Ce que la classe politique en Europe ne veut pas admettre: Trump est américain, farouchement américain, il doit défendre les intérêts des Etats-Unis et non pas ceux de l’Allemagne merkelienne ni ceux de l’Europe en général.
    L’époque d’après-guerre est définitivement révolue.

  14. En 2018 nous saurons si les prévisions catastrophistes de James Hansen sont réalisées (New-York sous les eaux à cause du réchauffement anthropique du au CO2, comme il l’avait annoncé devant tout le gotha de l’ONU en 1988, ce qui a été l’idéologie moteur du GIEC rappelons-le), comme il avoue déjà s’être trompé sur la « sensibilité climatique », on verra si le « camp du bien » se dénie de ses prévisions climatiques stupides et du pognon gâché dans de la fausse écologie au format COP.

    1. à Sapristi,3 juin 23h05
      Parlez-nous plutôt du « pognon gâché » quand il est porté
      atteinte à ce qui fait de notre planète un milieu non
      seulement vivable,mais agréable éventuellement….
      Comme vous le savez,la « comptabilité » des nuisances de tous ordres n’est pas tenue de manière sérieuse….On
      vous attend sur ce point,sapristi! Un petit effort SVP !

      1. @devillebichot guy
        Au début il y’a les certitudes d’un docteur de la NASA, en 1988, Mr Hansen, puis vînt les certitudes des gouvernements pour « faire le bien » pour Gaïa. Puis vînt l’application dans le monde réel :
        http://www.francetvinfo.fr/economie/transports/ecotaxe/le-scandale-de-l-ecotaxe-un-echec-de-10-milliards-d-euros_2206638.html
        Autant dire qu’il y’a intérêt bien compris à ce que la « Thèse » soit juste, puisque nous constatons déjà le bouillon financier des prédateurs de l’éco capitalisme nucléarisé.

    2. Hansen, le GIEC et le nucléaire:

      « En mars 2013, James Hansen co-écrivait dans Environmental Science & Technologie un article intitulé « Le nombre de décès et d’émissions de GES que le nucléaire historique et futur permettent et permettront d’éviter ». L’article examinait les niveaux de mortalité par unité d’énergie électrique produite par les combustibles fossiles (charbon et gaz naturel), et par les combustibles nucléaires. Hansen estima qu’environ 1,8 million de vies furent épargnées au niveau mondial, entre 1971 et 2009, grâce à l’utilisation de l’énergie nucléaire au lieu des combustibles fossiles. Il conclut aussi que l’émission de quelques 64 milliards de tonnes d’équivalent dioxyde de carbone a été évitée par l’utilisation de l’énergie nucléaire entre 1971 et 2009. Se projetant cette fois dans le futur, il a enfin estimé qu’entre 2010 et 2050, le nucléaire pourrait permettre d’économiser l’émission d’entre 80 et 240 milliards de tonnes de CO2 »
      Tout est dit.
      Et pourtant il y a encore des naïfs qui croient qu’il existe encore une recherche fondamentale exempte de la pression des lobbies.

    3. Je ne connaissais pas la prédiction de James Hansen, mais a priori il s’est trompé de 6 ans, puisque New York s’est retrouvé sous les eaux en 2012 suite à l’ouragan Sandy.

      Les cyclones et ouragans naissent au dessus d’eaux chaudes, et le réchauffement climatique faisant augmenter la température des océans, il y aura forcément des cyclones plus puissants et plus éloignés (d’un point de vue de la latitude) de leur zone habituelle.

      Plus sérieusement, lier l’existence du réchauffement climatique a une histoire de date prédite, quel sérieux argument !!!!!!!! Là, c’est le top !

      1. @François,
        Manque de bol, dans l’AR5 du GIEC, il est bien stipulé noir sur blanc qu’il n’y a pas de corrélation entre les événements extrêmes et l’activité humaine.
        http://www.climatechange2013.org/images/uploads/WGIAR5_WGI-12Doc2b_FinalDraft_Chapter02.pdf

        traduction (parce que je suis gentil) :
        « Un faible degré de confiance est accordé à toute augmentation observée à long terme (40 ans ou plus) de l’activité cyclonique dans les zones tropicales (intensité, fréquence, durée), si l’on prend en considération l’évolution des capacités d’observation. SREX [3.3.2, 3.3.3, 3.4.4, 3.4.5]. L’attribution à une influence humaine de tout changement décelable dans l’activité des cyclones tropicaux ne bénéficie que d’un faible degré de confiance, pour diverses raisons: incertitudes qui entachent les relevés historiques, compréhension imparfaite des mécanismes physiques qui lient les paramètres des cyclones tropicaux au changement climatique et degré de variabilité de l’activité cyclonique.(SREX). Ce qui est reconnu par le GIEC en revanche, c’est l’augmentation continue de l’exposition aux risques (du fait notamment de l’augmentation de la population et de la tendance de celle ci à se concentrer dans des zones littorales »

        Conclusion : ne jamais colporter ce que raconte les journalistes des pages « Planète » du Monde ou de libération, et bien rappeler que c’est la surpopulation dans une géographie inadaptée qui peut causer malheur. Et si vous ne me croyez pas, allez à la source du GIEC et vous serez surpris de la différence entre ce que raconte les médias et ce que peut dire la science.

      2. @ Sapristi
        En effet, il est toujours instructif d’aller à la source et de comparer les conclusions des articles, la plupart du temps au conditionnel, avec les grands titres des revues de vulgarisation, rédigées à l’affirmatif.

  15. La consommation d’énergie fossile n’est plus corrélée au PIB depuis un certain temps dans les pays occidentaux (par exemple la Californie). Donc l’argument de base de Trump est faux et toute les réflexions en découlant également, y compris celles de M. Toulet dans sa note de bas de bas de page.

  16. Trump est sorti de l’accord de Paris peut-être aussi par opportunisme compte tenu du climat politique américain, il semblerait qu’une destitution plane ou au moins un scandale d’envergure au bout de quelques mois de présidence seulement où déjà les revers fragilisent sa crédibilité envers ses électeurs, sur l’immigration ou la couverture maladie…il voudrait seulement s’assurer un peu d’autorité, de popularité et de légitimité. Il a les qualités pour dire merde à tout le monde, c’est là qu’il est bon, dans l’affrontement avec les autres, les américains se voient comme ça: agressés car ce sont les meilleurs, du coup c’est un bon coup pour lui. Trump chrétien? Hum, oui peut-être, hors-sujet de toute façon. Cet accord de toute façon n’engage pas à changer ce système économique dans ses principes fondamentaux, l’UE montre qu’il est difficile de concilier intérêts particuliers nationaux et intérêt général planétaire, ou il faut sortir du libéralisme capitaliste et l’énoncer avec ardeur et clarté.

    1. Sur la couverture maladie, Trump a bien mis fin au principe de solidarité de l’obamacare, 1 point pour lui -1 pour la rust belt et ses électeurs qui risquent de sentir l’arthrite à la prochaine élection.

  17. D.Trump a au moins compris une chose:
    Notre civilisation, notre prospérité, notre sacro-saint pouvoir d’achat, dépendent directement des énergies fossiles.
    Il fait un choix clair : après et à part US, les mouches !
    Ses innombrables adversaires sont beaucoup moins clairs quant aux conséquences d’une lutte réelle contre les fossiles. Ils mentent en laissant croire à une « croissance verte ».
    Lire Jancovici: https://jancovici.com/transition-energetique/choix-de-societe/peut-on-concilier-energie-en-baisse-chomage-en-baisse-et-fiche-de-paie-en-hausse/

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