Archives par mot-clé : religions

LE TEMPS QU’IL FAIT LE 29 JUILLET 2016 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 29 juillet 2016. Merci à Cyril Touboulic !

Bonjour, nous sommes le vendredi 29 juillet 2016, et pour la première fois dans l’histoire de ces vidéos qui couvrent maintenant, c’est quoi, sept années ? j’ai retardé délibérément le moment où j’allais la faire. Et pourquoi ? Ce n’est pas que je ne savais pas de quoi je voudrais parler, mais j’ai réfléchi à la manière de le faire – ça ne veut pas encore dire que je le ferai de la bonne manière. Mais pourquoi ? Eh bien, ce n’est pas que toute vérité n’est pas bonne à dire mais qu’il y a un timing, il y a parfois un timing dans l’ordre dans lequel on… oui, ce n’est pas la question du moment mais c’est l’ordre dans lequel les dire, voilà.

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Pour en finir une fois pour toutes avec ce débat sur Dieu, par Un chrétien de gauche.

Ce billet était à l’origine une réponse personnelle à Paul Jorion suite à sa vidéo « Ce n’est pas Dieu qui nous sauvera ! » et aux commentaires qui ont suivi. Je ne souhaitais pas qu’il soit publié pour des raisons qui me sont propres. Mais devant son insistance, je l’ai retravaillé pour en fournir une version publiable dont le fond soit laissé intact. Cela peut, après plus de quinze jours maintenant, sentir un peu le « réchauffé », mais à la lecture de certains commentaires du billet « VentsContraires.net, Paul Jorion : L’ultralibéralisme est un catéchisme », je trouve finalement qu’il garde toute son actualité.

Pour en finir une fois pour toutes avec ce débat sur Dieu, par Un chrétien de gauche.

Cher Paul Jorion, suite à votre billet oral « Ce n’est pas Dieu qui nous sauvera ! », je vais essayer, en réponse, d’aller à l’essentiel.

Pour commencer, je donne personnellement à ce billet le titre suivant, que je trouve d’avantage conforme à son contenu : « Pour en finir une fois pour toutes avec les religions théistes ». D’ailleurs, n’avez-vous pas écrit dans un commentaire de votre « Temps qu’il fait » du 21 novembre : « Je dis – une fois pour toutes – ce que je pense des religions [théistes] et de leurs adeptes, dans une vidéo qui sera en ligne cet après-midi. Suspens… » En fait, c’est avec Dieu que vous voulez en finir une fois pour toutes. Et moi, à travers ce billet, c’est avec ce débat sur Dieu que je veux en finir « une fois pour toutes ».

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CE N’EST PAS DIEU QUI NOUS SAUVERA ! – (retranscription)

Retranscription de Ce n’est pas Dieu qui nous sauvera !. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le samedi 22 novembre, et donc on est tout à fait en dehors de ma série qui se passe le vendredi, puisque j’avais fait une [vidéo hier], mais il m’arrive de me lever le matin, ou bien de prendre ma douche et qu’il y ait une idée qui me vienne et dont j’ai envie de parler. Parfois, ce sont des réflexions non abouties, et j’appelle ça « Paul Jorion pense tout haut », parfois j’ai une idée de quoi je veux parler, et alors je peux donner à mes réflexions un titre. Et aujourd’hui, je leur donnerai un titre, parce que je sais de quoi je voudrais vous parler. J’ai envie de vous parler de « Ce n’est pas Dieu qui nous sauvera ». Voilà. Qu’est-ce qui m’y a fait penser, eh bien, une convergence de mes réflexions sur Keynes qui sont en train de se terminer, parce que je vais mettre un point final à ce manuscrit sur Keynes, mais aussi la discussion que j’ai ouverte moi-même, je crois que c’était il y a un peu plus de quinze jours, sur le blog, à propos de ce film que je suis allé voir, comme je vous l’ai dit, simplement parce que j’en avais entendu une très mauvaise critique sur le site en ligne du journal Le Monde.

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Ce n’est pas Dieu qui nous sauvera !

J’essaie de rassembler en un projet cohérent le message du film Interstellar, les réflexions de Keynes sur la religion, ainsi que l’athéisme de Sade tel qu’il est capturé dans l’exposition Attaquer le soleil, en ce moment au musée d’Orsay, et dont Annie Le Brun est commissaire.

La discussion se poursuit à la suite de la retranscription.

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Ils cherchent le paradis, ils ont trouvé l’enfer (II), par Jeanne-Favret-Saada

Billet invité.

Le 11 octobre dernier, un billet portant ce titre m’a valu un courrier abondant. Au bout de quelques jours, j’ai interrompu ma participation au débat en annonçant que j’allais m’instruire un peu plus avant de continuer à émettre des opinions. Nous étions partis d’un livre, et la discussion cahotait d’une manière qui me paraissait périlleuse entre des considérations sur les jeunes Français qui partent faire le jihad en Syrie et un contenu supposément essentiel du Coran.

Voici ce que m’a conduite à penser la lecture des livres de Dounia Bouzar et, accessoirement, du dernier livre d’Olivier Roy (En quête de l’Orient perdu, 2014) : mon appréciation de Ils cherchent le paradis, ils ont trouvé l’enfer (2014) reste ce qu’elle était, mais je peux l’inscrire dans une perspective plus large (car les premiers travaux de Bouzar méritent d’être lus et travaillés), et avancer quelques propositions sur nos jeunes concitoyens partant au jihad.

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TOUTES LES LIGNES DE FRACTURE POSSIBLES SONT À VIF !

Dans Misère de la pensée économique (2012) je propose ce qui me semble être l’explication du Grand Tournant dans lequel nous sommes engagés en tant qu’espèce.

J’y évoque le comportement colonisateur et opportuniste de notre espèce, la complexité qu’a introduite la machine, et tout particulièrement l’ordinateur, et la disparition du travail qui accompagne la substitution de l’ordinateur à nous dans nos tâches, enfin, la machine à concentrer la richesse qui caractérise nos systèmes économiques aussi longtemps qu’on s’en souvienne.

Pour être acceptée, une explication comme la mienne exige – il ne faut pas s’en cacher – une familiarité avec les modèles causaux complexes, ce qui nécessite pour pouvoir y souscrire, un niveau d’éducation élevé.

Une explication plausible de la crise actuelle, dont l’enjeu est ni plus ni moins la survie de l’espèce, apparaîtra « abstraite » à la plupart de nos contemporains. Elle est en concurrence « sur le terrain » avec les explications « concrètes » du type : « C’est sûrement la faute des X parce qu’ils n’ont pas la bonne couleur de peau (la couleur « normale » étant la mienne), parce qu’ils n’ont pas la bonne religion (la religion « normale » étant la mienne), etc.

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Des « Sunday Assemblies » sans dieu, par Jeanne Favret-Saada

Billet invité.

Hier, un ami de Paul Jorion, Malcolm Dean, lui a adressé deux articles de la presse américaine accompagnés d’un commentaire sarcastique. Selon les articles, l’athéisme s’organiserait actuellement en religion : des « non religious megachurches » s’installeraient un peu partout et rencontreraient un grand succès, si bien que l’athéisme pourrait bientôt constituer la religion dominante aux USA. Le commentaire de Malcolm daubait sur la manie des humains, athées inclus, d’inventer des religions. Piquée par ces informations, j’ai voulu en savoir plus.

Athées 1Athées 2

D’abord, la presse a, comme souvent, gonflé les faits. Il existe bien un mouvement d’Américains « non religieux » qui fait actuellement campagne pour implanter des réunions régulières dans des lieux appropriés. Toutefois, ce ne sont pas des « megachurches », il en existe encore fort peu, elles n’organisent pas de cérémonies comparables à celles des religions, mais des rencontres permettant à ceux qui ne sont affiliés à aucune religion de se rencontrer, d’entendre des conférences sur des sujets scientifiques ou sociaux, et de chanter ensemble des hits profanes comme Superstition de Steevie Wonder. L’idée générale est de proposer aux « non-affiliés » les moyens d’une identification positive avec des semblables d’une grande diversité : depuis les athées purs et durs jusqu’aux croyants en un Dieu assez vague, mais sur-humain. 

Ensuite, il s’agit d’un mouvement très récent, créé au début 2013 en Grande-Bretagne par deux comédiens, Sanderson Jones et Pippa Evans, qui ne voyaient pas de raison de renoncer aux avantages de la religion : une sociabilité fondée sur des valeurs communes ainsi qu’une visibilité sociale et politique. La presse n’a pas manqué d’appuyer sur l’équivoque de leur proposition, en la tirant du côté d’une religion : Jones et Evans nomment ces rencontres Sunday Assemblies, et elles se passent souvent dans des églises désaffectées (justement grâce aux progrès de « l’athéisme »). Ceux qui voudraient en savoir plus sur ce mouvement particulier peuvent s’adresser à www.sundayassembly.com/ : il voudrait construire un réseau mondial de Sunday Assemblies, cherche de généreux donateurs, affiche 8 villes en Grande-Bretagne, 18 aux USA, et 6 en Australie. Selon sa Charte, c’est une « congrégation sans dieu qui célèbre la vie. Notre devise : vivez mieux, aidez plus, émerveillez-vous d’avantage ».

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 9 AOÛT 2013 : LE SENS DE LA VIE

Voilà, aujourd’hui, vous n’y coupez pas : le sens de la vie.

Sur YouTube, c’est ici.

Blog de PJ – Le processus « culturel » de reproduction / sélection « naturelle », par Jean-Baptiste Auxiètre et PJ, le 7 août 2013

Jacques Lacan : La mort

François Cavanna : Stop-crève (1976)

La nuit du 4 août 1789 : Noailles et Aiguillon, les interventions des autres, le commentaire d’Annie Le Brun.

Aujourd’hui sur les écrans (?) : Elysium

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L’esprit du capitalisme d’après l’œuvre de Max Weber, par Crapaud Rouge

Billet invité.

L’esprit du capitalisme d’après le roman l’œuvre de Max Weber
« L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme »

En cherchant « Dieu Goldman Sachs » sur le net, vous ne pourrez manquer cet article du site néolibéral Objectif Liberté qui débute ainsi : « Lloyd Blankfein, dirigeant de la banque Goldman Sachs, que la modestie n’étouffe pas, a affirmé dans une interview qu’il accomplissait le travail de Dieu. Je ne suis pas spécialement théologien, mais il me semble que Dieu n’aurait pas confié ses bonnes œuvres à un …euh, enfin, un… ah, oui, un présumé innocent de la trempe de M. Blankfein. » En pleine crise financière et économique mondiale, l’on ne s’étonnera pas qu’une telle déclaration soit tournée en dérision, mais l’on aurait grand tort de ne pas la prendre au sérieux. Non pas que Goldman Sachs serait vraiment la main de Dieu sur Terre, mais elle est hautement représentative de « l’esprit du capitalisme » tel que Max Weber le décrit, et, aussi surprenant que cela puisse paraître, Dieu est vraiment derrière tout ça ! Mais que l’on se rassure, il n’y est pas venu tout seul : des hommes l’y ont mis, probablement « à l’insu de son plein gré », et, depuis lors, personne ne l’a délogé.

Tout commence au XVIème siècle lorsqu’un certain Martin Luther, moine et théologien de son état, fort inquiet pour son salut, entreprend une révision déchirante des doctrines religieuses. Pour l’Église et ses fidèles, qui croient en l’existence réelle du paradis et de l’enfer, – et de cette espèce de « check point » interminable qu’est le purgatoire -, la question du salut est fondamentale. L’Église y répond par le sacrement de confession qui permet la rémission des péchés, et les « indulgences » que les fidèles peuvent acquérir par des actes de piété ou en les achetant. Mais aucun de ces procédés ne trouve grâce aux yeux de Luther, et surtout pas le trafic des indulgences qui substituent l’argent à la piété. Aussi, en 1517, il condamne celle qu’émet Léon X pour la construction de la basilique Saint-Pierre, et publie ses « 95 thèses » qui vont connaître, grâce à l’imprimerie, un succès foudroyant.

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BFM Radio, lundi 7 juin à 10h46 – « Humaniser la globalisation »

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

J’ai donc participé la semaine dernière à la première réunion du « Sommet de Zermatt » qui devrait se réunir dorénavant chaque année et qui, sous l’égide d’une « humanisation de la globalisation », vise à une moralisation de l’économie et en particulier, de la finance. J’ignore si les organisateurs étaient pleinement conscients de ce qu’ils faisaient en réunissant deux Cassandre notoires, Nouriel Roubini et moi-même, dans la table-ronde consacrée au thème : « La finance au service de l’économie ». Roubini a commenté les mesures en préparation aux États-Unis et en Europe, en disant : « Beaucoup trop peu, beaucoup trop tard ». J’ai parlé de mon côté d’« occasion historique manquée ». Un très faible espoir donc, chez l’un et chez l’autre, de remettre un jour la finance au service de l’économie.

Si l’on va un peu fouiner en coulisses, on découvre qu’un grand nombre d’organisateurs et d’invités ont un lien avec l’église catholique. Voilà qui n’est guère étonnant si l’on pense que les religions ont été de grandes productrices de systèmes éthiques et, s’il s’agit de tempérer la finance, certaines initiatives viendront certainement de là. Mais, ces religions, que comptent-elles à leur actif ? La plupart d’entre elles sont millénaires et ont eu amplement le temps de faire leurs preuves.

Moïse, on le sait a eu maille à partir avec les adorateurs du Veau d’Or. L’Islam a interdit le prêt à intérêt mais ferme les yeux pudiquement sur tous les détournements qui permettent de respecter la lettre de la prohibition tout en en bafouant l’esprit. Jésus-Christ a chassé les marchands du Temple mais ils furent bien prompts à y revenir – y compris dans les temples de la religion dont il fut lui-même à l’origine. L’encyclique « Rerum novarum » traite bien des thèmes du Sommet de Zermatt mais, publiée en 1891, elle ne date pas d’hier. Quant au protestantisme, Calvin lit dans la réussite personnelle – dont la réussite financière fait partie – le signe d’une approbation par Dieu de la manière dont chacun mène sa vie. On opère donc avec Calvin, un demi-tour complet par rapport à Aristote, qui voyait dans l’amour de l’argent, une sorte de maladie professionnelle propre aux marchands, une conséquence fâcheuse du fait qu’ils vivent, eux et leur famille, du profit qu’ils font dans la vente des marchandises. Ils sont donc excusables. Mais ne sont pas excusables les pères de famille qui chercheraient à accumuler la richesse. Leur bonheur est ailleurs, et d’une tout autre qualité.

Une des allocutions au sommet de Zermatt a été prononcée par un cardinal. Il a dit : bla, bla, bla, amour, bla, bla, bla, charité, bla, bla, bla, salut, etc. Une dame dans l’assemblée bouillait sur son siège en l’écoutant. Quand il a eu terminé, elle a bondi. Elle lui a dit : « Vous n’avez vraiment rien à mentionner de concret ! ». Il n’a pas su quoi répondre, et son silence était significatif : si les religions veulent renouer avec ce que j’ai appelé leur fonction historique de « productrices de systèmes éthiques », il est grand temps qu’elles passent la vitesse supérieure. L’histoire, elle, n’attend pas.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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