Archives par mot-clé : Royaume-Uni

Ce matin dans le Guardian (et que je vous répète ici depuis 3 ans)

The Guardian, Hopes of clean break with EU are nonsense, says ex-Brexit official, le 14 septembre 2019

Mais [Philip] Rycroft, qui était le plus haut fonctionnaire de DexEU jusqu’en mars de cette année, a déclaré au Guardian qu’un Brexit sans accord marquerait le début d’une série complexe de négociations.

« Ce n’est pas une rupture nette : ce que cela fait, c’est que cela nous permet de sortir légalement de l’UE. Mais ce que cela ne peut pas faire, c’est défaire tous les liens économiques très étroits que nous entretenons avec l’UE, dont dépend une si grande partie de nos échanges commerciaux en tant que pays. Et nous ne voudrions pas non plus rompre tous les liens étroits que nous entretenons avec l’UE en matière de sécurité », a-t-il déclaré.

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Brexit et apocalypse II, le 4 septembre 2019 – Retranscription

Retranscription de Brexit et apocalypse II, le 4 septembre 2019.

Bonjour, nous sommes le mercredi 4 septembre 2019.

Hier, je vous ai fait une vidéo à propos du Brexit. Je vous ai expliqué que, de jour en jour, je retardais le moment d’en faire une parce que l’actualité n’arrêtait pas de se modifier. Je savais en faisant ma vidéo – d’ailleurs, je vous l’ai mentionné – qu’il y aurait un évènement important par rapport à ça en soirée. Cet évènement a eu lieu. Il ne modifie pas ce que j’ai dit. Je campais le décor et ça m’évite d’en reparler aujourd’hui.

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Brexit et apocalypse, le 3 septembre 2019 – Retranscription

Retranscription de Brexit et apocalypse, le 3 septembre 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le mardi 3 septembre 2019 et cela fait plusieurs jours, peut-être même une semaine, que j’ai envie de vous faire quelque chose sur le Brexit.

Quand je parle du Brexit, il y a deux choses qui me retiennent : d’abord, c’est le fait que l’actualité change de minute en minute depuis pas mal de temps et donc il est difficile de faire un point sans se dire que ce sera obsolète, dépassé, dans les heures qui suivent, mais je vais quand même le faire. La seconde raison, c’est le fait que, comme mes vidéos sur Trump, mes vidéos sur le Brexit vous intéressent beaucoup moins.

Je parle personnellement volontiers de la Grande-Bretagne. C’est un pays où j’ai habité 11 ans. Je parle volontiers aussi des États-Unis, un pays où j’ai habité 12 ans, que je connais bien. Mais enfin, il y a encore moyen d’habiter 11 ans dans un pays sans comprendre comment ça marche. Dans les deux cas, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, j’étais d’une certaine manière dans le réacteur – pas exactement le même réacteur. Aux États-Unis, vous le savez, j’étais au cœur du système financier lié aux prêts individuels, aux prêts au logement essentiellement, donc j’étais vraiment très près du cœur du réacteur dece qui allait provoquer la crise des subprimes. Ma connaissance de la Grande-Bretagne de l’intérieur, c’est plutôt lié au fait de m’être retrouvé – ce qui n’est pas évident pour un étranger – au cœur des institutions les plus élitistes du pays en étant accepté d’abord comme étudiant thésard à l’Université de Cambridge puis en y étant nommé jeune professeur.

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Royaume-Uni : une nation en péril

La BBC nous offre un excellent résumé de la journée d’hier : une des nations démocratiques parmi les plus anciennes, en péril.

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de mes onze années passées en Angleterre : dix à Cambridge, une à travailler dans la City à Londres. J’y ai été bien traité et j’ai eu plaisir à y vivre. Je ne vous cacherai pas qu’en regardant cette vidéo, j’ai pleuré. Car ce sera cela aussi le Grand effondrement : beaucoup de souffrance certainement, mais aussi la tristesse d’observer le monde partir à la dérive.

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L’Écho, Le Brexit, le « Peuple » et les parlementaires, le 10 septembre 2019

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Le Brexit, le « Peuple » et les parlementaires

Les États-Unis et le Royaume-Uni se trouvent aujourd’hui en situation périlleuse pour la même raison : les deux nations ont à leur tête un dirigeant décidé à étendre son pouvoir, celui que lui confère le fait d’être le chef de l’exécutif, au détriment du pouvoir législatif traditionnellement réservé aux parlementaires, désignés constitutionnellement comme un contre-pouvoir.

Seule différence entre eux aujourd’hui, Johnson essuie revers après revers, alors que Trump a eu l’habileté de prendre à contre-pied le Congrès, le parlement de son pays, grâce à une tactique dont il fait un usage systématique. Le président américain tire ainsi parti du fait qu’il existe une importante zone de non-dit dans le fonctionnement ordinaire des institutions démocratiques. Cette zone muette doit son existence au présupposé que l’on ne peut devenir Président si l’on ignore la common decency, les bonnes manières. Trump feint l’ignorance et s’engouffre dans la brèche de ce non-dit. Ainsi quand il s’enquiert s’il lui est possible de s’accorder la grâce présidentielle à lui-même. S’entendant confirmer qu’aucun texte n’interdit explicitement une hypothèse aussi loufoque, il laisse entendre qu’il n’hésitera pas alors à s’en faire bénéficier.

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Le coût économique du Brexit

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Depuis juin 2016, date du réferendum britannique, je donne comme explication de l’impossibilité pratique du Brexit :

  • son coût économique faramineux
  • le retour probable de la guerre civile en Irlande du Nord

Une étude de la KUL (Katholieke Universiteit te Leuven), Sector-Level Analysis of the Impact of Brexit on the EU-28, chiffre ces coûts :

Un Brexit négocié implique pour l’UE-27, une perte de 0,38 % de son PIB, de l’ordre de 2,5 milliards d’euros et 280.000 emplois perdus. Pour le Royaume-Uni, une perte de 1,2 % du PIB et d’environ 140.000 emplois.

Un Brexit sans accord implique pour l’UE-27, une perte de 1,54% de son PIB et de 1.200.000 emplois. Et pour le Royaume-Uni, une perte de 4,4 % de son PIB et d’environ 525.000 emplois.

La menace s’éloigne heureusement 😀 .

Mise à jour, le 6/9 à 18h : Les Lords approuvent la proposition de loi prohibant un Brexit sans accord. 

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Pourquoi nous sommes en train de gagner, le 24 août 2019 – Retranscription

Retranscription de Pourquoi nous sommes en train de gagner, le 24 août 2019.

Bonjour, nous sommes le samedi 24 août 2019. Vous connaissez mon goût pour la provocation et donc, vous ne serez pas autrement surpris par le titre que je vais donner à ma vidéo d’aujourd’hui, qui est « Pourquoi nous sommes en train de gagner ».

J’ai appelé récemment une de mes vidéos « Paul Jorion n’est pas fou » mais là, vous pourriez commencer à avoir des doutes sérieux. Pourquoi ? Parce que le monde autour de nous est en train de s’écrouler. Il y a en particulier 4 démagogues qui sont en train de précipiter l’effondrement généralisé du monde. Nous avons M. Trump aux États-Unis. Nous avons M. Boris Johnson au Royaume-Uni. Nous avons M. Bolsonaro au Brésil et nous avons M. Salvini en Italie. Tout ça, ce ne sont pas de petits pays. Ce sont de grands pays qui ont mis à leur tête, par des élections démocratiques, des autocrates, des démagogues, par un vote populaire, le vote du peuple. Ils ont obtenu des majorités pour se trouver là où ils sont. 

Comment en sommes-nous arrivés là ? Il faut réfléchir à cela. 

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Royaume-Uni : Vers la guerre civile ?

Quand j’avais déclaré en juin 2016, au lendemain du referendum qui avait vu une courte victoire du Brexit, que la sortie de l’Union européenne n’aurait pas lieu parce qu’elle était tout simplement irréalisable, pour deux raisons : économique et en raison du statut de l’Irlande, stabilisé de manière apparemment irréversible par les accords du Vendredi-Saint 1998, je n’avais pas réfléchi si le non-événement aurait lieu dans le calme ou dans le tumulte.

Nous le savons aujourd’hui, et la chose se confirme de minute en minute : c’est dans le tumulte.

Un groupe de parlementaires : une ex-Conservatrice, des Travaillistes, des Libéraux-Démocrates et la représentante Verte, ont produit hier la déclaration de Church House, qui affirme que le Premier ministre Boris Johnson constitue une menace à la « nature profonde » de la démocratie britannique, et que le parlement se réunira, même si Johnson le dissout pour faciliter le passage d’un Brexit « sans accord » :

« Toute tentative pour empêcher le parlement de se réunir, de faire passer en force un Brexit sans accord, trouvera devant elle une résistance démocratique forte et généralisée. »

À quoi Johnson a répondu ce matin à 11h33 par une lettre où il annonce une fin des travaux du parlement le 14 octobre, après la reprise des travaux parlementaires en septembre, alors que la date du Brexit est fixée au 31 octobre.

Nicola Sturgeon, cheffe de file du Parti nationaliste écossais (SNP), le troisième parti en nombre de représentants au Royaume-Uni (35), avait précédemment déclaré ce matin :

« Il semble donc que Boris Johnson soit sur le point de suspendre le Parlement pour faire passer de force un Brexit sans accord. À moins que les députés ne se rassemblent pour le stopper la semaine prochaine, la journée d’aujourd’hui s’inscrira dans l’histoire comme une journée tout particulièrement sombre pour la démocratie au Royaume-Uni. »

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Pourquoi nous sommes en train de gagner

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24 août 2019, 18h59 – C’est tout moi ça : toujours précéder un peu l’actualité (qq heures, jours, mois, années…), Trump’s company could save millions if interest rates fall as he demands.
Électorat américain : approbation de la politique du Président
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Brexit : on saura bientôt ! (1.011 jours plus tard)

Les députés britanniques se prononcent en ce moment même sur quatre scénarios envisageables. Je retiens mon souffle ! (depuis 1.011 jours en fait).

Mise à jour à l’instant (23h16) : heureusement que je n’ai pas perdu mon temps à vous expliquer quels étaient les quatre scénarios, on vient d’apprendre qu’ils ont été rejetés tous les quatre.

Moralité : tout ça serait du plus haut comique si ce n’était aussi triste.

Question subsidiaire : Qui a un jour dit qu’un effondrement généralisé pourrait bien débuter avec une cornichonnerie comme le Brexit ?

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