Archives par mot-clé : Royaume-Uni

A Symbolic Standoff, par Duncan Sutherland

Une traduction DeepL suit le texte en anglais, affiché en premier.

Early yesterday morning, during the Muslim festival of Eid Mubarak, which is officially recognized and respected in Scotland, the UK Home Office, which has responsibility for immigration control throughout the United Kingdom, staged a brutal dawn raid on the home of an Indian family in Kenmure Street in the ethnically and culturally diverse southside district of Pollokshields in the city of Glasgow, an area which is within the Scottish Parliament constituency represented by the First Minister of Scotland, Nicola Sturgeon, whose pro-independence administration is vehemently opposed to the UK Government’s post-Brexit “hostile environment” immigration policy, of which you may have heard.

Home Office immigration enforcement officers had arrived without warning in a marked van, into which they dragged two men with a view to transporting them to a Home Office detention centre for the purpose of deporting them. However, a neighbour who saw what was happening immediately crawled under the vehicle to prevent its departure and raise the alarm. The van was very soon surrounded by a group of residents, which rapidly grew in size until the street was filled with hundreds of people chanting spontaneously in unison “Leave our neighbours alone! Let them go! Let them go!”

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Chouette ! On va avoir la guerre avec l’Angleterre !

C’est quand même l’invention d’un génie ce Brexit ! Non seulement ça permet aux Britanniques de renouer avec l’esprit national et les fières traditions, mais ça va permettre à la France de le faire aussi !

Car n’oublions pas que l’ennemi allemand, c’est une invention récente ! L’ennemi héréditaire, c’est le “Frog” de l’autre côté de Calais et le “Goton” de ce côté-ci !

Qui tirera la première salve de canonnière dans la bataille de Saint-Hélier ? Nous bouillons d’impatience ! (Parce qu’une vraie guerre, c’est quand même tout autre chose qu’un malheureux Tournoi des Six Nations !)

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Cambridge University VI. End Game

J’aurai le statut d’enseignant à proprement parler à l’Université de Cambridge de 1979 à 1984. Le système est celui de la « tenure » (titularisation) : au bout de cinq ans, votre cas est revu et vous êtes alors soit recalé (ce qui n’est qu’exceptionnellement le cas) soit nommé à titre définitif. Nous sommes trois à être nommés simultanément en 1979, nous serons cependant recalés tous les trois en 1984.

Margaret Thatcher est devenue premier ministre en 1979. Les conservateurs anglais accumulent les accusations envers les sciences humaines, censées saper l’édifice social, et ont leur éradication à leur programme. Une conversation que j’eus dans ces années-là situe bien le climat de l’époque. Il faut savoir qu’une université comme Cambridge ou Oxford est une confédération de collèges créés à différentes époques, qui par un roi, une ville, une église, un philanthrope, etc. L’admission des étudiants se fait par l’intermédiaire d’un collège qui, moyennant finances, veille à leur assurer le gîte et le couvert et, last but not least, leur réussite aux examens dans le cadre de l’université proprement dite, organisation indépendante des collèges, dirigée elle par son Sénat et l’assemblée des enseignants. Ces derniers peuvent être recrutés par l’université où ils dispensent un cours ex cathedra, par un collège où ils prodiguent des leçons particulières (« tutorial ») à ses étudiants, ou, le plus souvent, par les deux à la fois. Continuer la lecture de Cambridge University VI. End Game

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Brexit : c’est d’ici au 10 octobre que cela se joue

Je sais, certains d’entre vous croient que le Brexit a déjà eu lieu. C’est dans les semaines qui viennent que tout va se jouer en réalité et, nous dit-on, le 10 octobre au plus tard. Comme M. Johnson est en train de réécrire tout seul de son côté la partie de l’accord de retrait du Royaume-Uni portant sur l’Irlande du Nord, les choses sont mal engagées.

Rappel : un accord se passe entre plusieurs parties, donc aucune de celles-ci n’a en principe le loisir de réécrire le texte. La justification de M. Johnson : le texte de l’accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne serait ambigu.

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Covid-19 – Un très bon point pour la France ?

L’ONS (Office for National Statistics), l’équivalent britannique de l’INSEE, produit aujourd’hui un rapport comparatif entre les différentes nations : Comparisons of all-cause mortality between European countries and regions: January to June 2020, une comparaison de toutes les causes de mortalité entre pays et régions européens de janvier à juin, qui permet en particulier de mettre en évidence la surmortalité due à la Covid-19. En combinant les chiffres trouvés là avec d’autres, la BBC a composé le diagramme suivant :

Le titre dit : “L’Angleterre est le pays (sic) le plus touché en Europe par l’épidémie de coronavirus”. Le sous-titre dit : “Augmentation du taux de mortalité en comparaison avec les années précédentes”. La note donne quelques précisions : “… au 23 mai” ; l’Italie n’apparaît pas en raison de lacunes dans les données, ainsi que certains pays où les décès ont été inférieurs à la moyenne des années précédentes.

Alors ? Un très bon point pour la France ?

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Covid-19 : Verdict de fait pour le “capitalisme sauvage” – encore appelé “ultralibéralisme”

Ouvert aux commentaires.

Parti longtemps après tout le monde, le Royaume-Uni n’en vient pas moins coiffer au poteau ses concurrents (sauf les États-Unis bien sûr – leur compagnon en matière de foire d’empoigne du chacun pour soi) : le Royaume-Uni second désormais en nombre de décès.


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Nationalisation de fait des chemins de fer privatisés au Royaume-Uni

Dans l’immédiat, les compagnies nationalisées aujourd’hui continueront de s’occuper de la gestion pendant un certain temps et l’État leur versera “une participation aux frais”.

Ce n’est qu’un début, j’en suis sûr, et ce ne sera pas qu’au Royaume-Uni. Aussi, préparons-nous déjà à gueuler quand ils et elles chercheront à rétablir, passée la crise, le “capitalisme des bénéfices et communisme des pertes”.

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