84 réflexions sur « Vidéo – Boris Johnson »

  1. Nous ne sommes pas dans l’avenir. Comment savoir qui Boris Johnson sera dans l’Histoire. En attendant, réutilisation de mes restes. J’avais écrit ceci en bas d’un article du Monde d’hier, et les réactions (défavorables) d’autres abonnés au Monde (remarquez un passé simple, dont je croyais à tort qu’il avait disparu) :

    pierre guillemot 06/07/2022 – 08h50

    Le sort de Boris Johnson sera un jour comparé à celui de Nixon, le président des USA qui a reconnu la Chine, terminé la guerre du Vietnam, et libéré le dollar de l’or, avant d’être chassé du pouvoir à cause d’une affaire subalterne d’espionnage du parti adverse, qui n’a rien changé. Boris Johnson a mené à bien la libération de la Grande Bretagne de la tyrannie de l’empire de Maastricht, contre tous les efforts de ceux qui prêchaient que la volonté de la majorité des citoyens devait être méprisée au nom de principes supérieurs. Qui sera le Boris Johnson de la France ? On peut toujours espérer.

    Ebn 06/07/2022 – 12h20

    Même si ce que vous dîtes repose sur des faits : le Brexit a été acté (et il est trop tôt pour dire si cela été une opportunité ou une catastrophe), ce que l’Histoire n’oubliera pas c’est que Johnson a choisi le camp du Brexit au dernier moment par pur opportunisme. S’il avait eu des perspectives de carrière, il aurait rallié l’autre camp, qui correspondait d’ailleurs mieux à ses convictions profondes (si toutefois il en ait jamais eu)

    palacky 06/07/2022 – 09h08

    « Tyrannie de l’empire de Maastricht » ? Une tyrannie que l’on peut quitter librement… Les Ouigours ou les Tchétchènes auraient adoré la tyrannie de Maastricht s’ils avaient eu le choix.

    Elzeard Bouffier 06/07/2022 – 09h08

    C’est sûr. Nous avons tous les jours la preuve que le Brexit a fait de la Grande Bretagne un paradis, géré par des politiques exemplaires :-). Grandeur et décadence. La Grande Bretagne va tout droit dans le mur. Désolant !

    1. @Pierre Guillemot « la volonté de la majorité des citoyens » abusés par des déclarations mensongères …
      avec une résolution de la fontière Nord-Irlandaise au chausse-pied qui ne tient pas la route …

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      1. La démocratie (la procédure), c’est le vote, et le pouvoir suit l’avis de la majorité. Mais quand la majorité est dans l’erreur ? On dirait qu’ici beaucoup de gens ont du mal avec le raisonnement majoritaire.

  2. A une époque où frétille un peu partout ce désir d’un retour aux empires, la Grande Bretagne du si peu British Boris Johnson incarne un personnage plus ubuesque que shakespearien et malgré le repli sur son Commonwealth suite au Brexit le pays ne semble pas du tout crédible pour espérer atteindre ces aspirations.
    C’est le bon côté amusant du comique malgré lui.

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  3. Il doit encore y avoir des gens raisonnables qui ont flairé le danger , il était pratiquement partant pour la 3 ème guerre mondiale !

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  4. Boris Johnson est né en 64 dans un milieu favorisé (vie douce) et était probablement plus proche de sa mère Charlotte Mary Offlow que de son père, laquelle mère a interrompu ses études d’anglais pour se consacrer à la peinture et à sa famille , au fait de la politique via son mari mais peut-être comme une américo-anglaise moyenne.
    Il a vécu sa primo-enfance en pleine révolution 68, laquelle a remis en question tous les principes considérés alors comme abusifs (étouffants, privant de liberté et de progrès) et la jeunesse anglaise a largement adopté le mouvement beatnik : les Beatles ou « les gentils » (et les punks en parallèle : les Rolling stones ou « les méchants », nananère) .
    Il a donc vécu tout au long de sa jeunesse un changement radical culturel, à la fois une permissivité totale dans l’éducation des enfants (que je ne critique pas, elle a été je pense un mal pour un bien ) et à la fois un progrè technologique rendant la vie plus facile facilitant la consommation du dérisoire.
    Et de par sa vie « douce » il en est devenu désinvolte.
    C’est selon moi ce qui a perduré de sa primo-personnalité (d’où la coiffure beatnik qu’il a conservé toute sa vie comme on se raccroche à un talisman).
    On peut supposer que plus tard il s’est lancé dans la politique pour se rapprocher de son père, pour ne plus être le « fils à maman » que son père lui aurait reproché d’être.
    Il se serait donc lancé en politique dans le parti conservateur de son père par défi ( du genre  » tu vas voir de quoi je suis capable et tu arrêteras de me traîter d’abruti »).
    Mais il est resté dans sa tête « beatnik » (dans le sens « gentiment baroudeur », non dans le sens de Jack Kerouac) de famille aisée conservatrice.
    Donc, suite à son probable défi (ci-dessus mentionné) : son père a vu, les conservateurs ont vu, et on voit tous…
    La reine ne voit pas ??? … Il doit mettre un peu de fraîcheur dans son univers devenu trop épuisant pour son grand âge.

    Dommage il est sympa (pour faire la fête il doit être exta)

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      1. @Pierre-Yves Dambrine
        Une réussite artistique ?

        Avec le temps, la gravité qui habitait le jeune homme s’est éventée.

        Je n’appellerai pas cela une réussite artistique. C’est quelque chose de beaucoup plus touchant vus les liens qui unissent les deux personnes.
        Très émouvant.

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        1. Détrompez-vous cher Hervey, pour moi c’est un compliment quand je dis « réussite artistique ».
          Une œuvre d’art qui ne soit motivé par quelque chose de fort, donc une émotion, un sentiment, est-ce réellement une oeuvre d’art ?
          Une IA aurait-elle pu faire ce portrait ? 😉

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          1. Ce n’est pas une « réussite artistique » ce tableau, c’est une « tragédie ».

            Dans une « tragédie » les personnages ne sont plus maitres de leurs destins mais emportés comme fétus de paille.
            Cette impression de « gravité » du jeune Boris est la représentation de ce que voit son amour de mère.
            Mais où donc est passée la « gravité » de ce Boris qui défraie la chronique ?
            Ce tableau privé porte l’histoire d’une déception publique.
            C’est l’histoire d’un fiasco pas d’une réussite mais vu qui l’a peint ça touche à la « tragédie ».

            Ma lecture. Mais je suis un grand romantique (;-))

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          2. Pierre-Yves, Hervey
            Je suis férue d’art (malgré une mémoire fâchée avec les noms propres, mais reconnais et situe chronologiquement les oeuvres d’art remarquables)
            et j’acquiesse à vos 2 remarques faussement opposées :
            Il y a là l’expression de la tendresse de la mère (qui peint) pour son enfant (qui pose) avec faux airs graves ou sérieux : normal, il doit avoir autour de 15 ans, l’âge où on se croyait grand à l’époque, ce que l’artiste mère a très bien montré (pourtant l’adolescence est difficile à retranscrire dans sa complexité), et rien que de savoir peindre cela, c’est superbe.
            La technique est surtout habilement esthétique, inspirée de l’impressionnisme à la Monet un peu plus moderne. Mais fin 70 (ou tout début 80 si je me trompe sur l’âge de Boris Johnson) très peu créatif.
            C’est donc pour moi une artiste plutôt sensuelle & sensorielle que créative.
            C’est déjà remarquable, bien qu’elle ne sera jamais dans un musée comme Orsay ou Palais de Tokyo qui regroupent les oeuvres représentatives d’une époque.
            Mais quelle importance ! hein ?

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            1. @Jacqueline Subias et Pierre-Yves
              Monet ?
              Non. Vous heurtez ma compréhension de l’Histoire de la peinture là.
              Si vous aviez évoqué un lointain reliquat d’influence cézannienne pour indiquer une filiation, oui, peut-être mais pas Monet qui est le papai de l’autre grand courant de « bifurcation » de la peinture moderne, effaçant la représentation classique jusqu’au dripping, Pollock pour faire court et imagé …
              Deux constructions ou déconstructions diamétralement opposées.
              Y a pas photo. (:-))

              Pour répondre à la question sur l’IA, je suis pas mal embarrassé et je crois qu’il n’y a pas de réponse facile.
              La poésie et les arts plastiques sont intimement liés, imbriqués au temps et à l’espace humain d’une manière indissociable. Temps et espace se déplaçant, ils suivent.
              Il y a quelques jours Paul Jorion répondait à une question sur la représentation visuelle de notion de beau d’une IA en publiant sur l’écran une image bleutée qui pour moi évoquée un plan d’architecte, des maisons individuelles accolées les unes aux autres sans espace de communication.
              A « déchiffrer » une énigme le plus rapidement possible je répondrai par la perplexité de me retrouver confronté à dire ce que je vois et devoir constater que cet espace/temps pour un humain est comme bancal, incomplet.
              Je devine aussi que ce n’est pas dans mon bagage d’humain, qu’il y a sans doute autre chose que ce que je crois voir.
              J’ai pas le passe pour entrer.
              Qu’est-ce qui peut bien lui faire dire qu’il a l’intuition (sous entendu) que le beau pour une IA ressemblerait à ça ?
              Mais je lance une grosse pelote de laine sur le parquet.

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              1. Hervey
                Certes pas Monet, mais c’est le nom qui m’est venu spontanément parce qu’il a fait aussi des portraits (et je suis très sensible à ses nymphéades hors celles de l’Orangerie à Paris, particulièrement celle du musée d’art moderne de Londres qui m’a « éblouie » en 98 : son nom est ancré en moi). Manet Renoir Tlse-Lautrec peut être un tantinet plus proches de ce que je voulais dire par rapport à leurs traitements des couleurs et celui des expressions du visage… Et sans penser non plus au courant anglais de l’esthétisme même époque, rien à voir. Mais en vrai je pensais à un petit nombre d’artistes ayant succédé aux impressionnistes et dont les aplats étaient plus francs, dont je n’ai pas mémorisé le nom ; et je n’ai pas pris le temps de chercher par rapport à ce que je voulais dire .
                C’est dur quand on ne mémorise pas les noms propres !
                Si vous avez quelques noms je saurais si c’est à l’un d’eux que je pensais.

                Quant aux soi-disant « oeuvres d’art » réalisés par IA, « belles » oui dans le sens de « habiles ». Y compris « le portait flou » d’Edmond Belamy (vite retrouvé sur internet) qui s’est vendu une fortune chez Christie’s…
                Mais avec la patte d’un artiste imprégnée de ses perceptions émotionnelles, de ses habiletés autant que de ses maladresses, de ses sentiments et contradictions, de ses déchirures & affects …etc , qui peuvent différer d’une oeuvre à l’autre du même et unique artiste (autant qu’il y a de vrais artistes connus & non reconnus), jamais l’IA ne pourra l’égaler.
                Ce n’est juste bon que pour ceux non sensibles à l’art authentique et qui le confondent avec le « beau » (superficiel).

                Pour moi l’art doit laisser une émotion à celui qui regarde, de la plus agréable à la plus désagréable, parce qu’il confronte les émotions de l’artiste à celles diverses et variées de son public. C’est je pense cette confrontation qui est sa raison d’être et la seule intéressante.
                Sinon on trouve de très jolies repros qui coûtent bien moins cher sur plusieurs sites internet….

                Perso je n’aime aller dans un musée ou galerie que seule, sans interférence ni influence d’une tierce personne pour qu’il y ait (ou pas) au plus profond de moi une confrontation authentique, presque charnelle pour quelques unes pouvant me donner des frissons.

                C’est quand même autre chose que de déambuler dans les allées de prestigieuses galeries comme dans celles d’un super marché : comme pour tant et tant de personnes soi-disant aimant l’art, ex les investisseurs qui n’y voient que profits…
                Tel celui, le couillon, qui a acheté une « oeuvre » via IA à 432 500 dollars. Peut-être pense-t-il qu’elle vaudra bcp en tant que collector, comme collections de BD, médailles militaires, automobiles anciennes, timbres ou monnaies, poupées Barbies, montres Rollex, petites culottes de stars, autographes, crottes de nez illustres…. etc etc … quand elles inonderont les marchés de l’Art .

                1. @Jacqueline Subias
                  Je ne sais rien de cette femme peintre ni de sa peinture.
                  Apparemment ce serait autour de année 1960 qu’elle a du se former.
                  Il faudrait regarder par là, et le ou les pays où elle vivait pour mieux cibler ses influences.
                  Une petite enquête policière. Mais pour ça faut être motivé …

                  L’émotion devant une peinture, oui d’accord mais il faut comprendre la peinture comme « chose mentale » et écouter Léonard de Vinci à ce sujet.
                  Derrière la vile spéculation financière, il y a dans la peinture un autre type de spéculation qui est tout aussi complexe à définir que le bien fondé de la recherche scientifique … et on ne sort pas cette spécificité humaine …

                  1. Hervey
                    Puisque Paul Jorion laisse du temps à ce billet (va-t-il bien ? pas de problème majeur ? C’est pour ma part presque inquiétant)

                    Puisque vous parlez de Léonard de Vinci (immense génie inégalé dans le genre, imprégné à la fois de l’hestétisme et préceptes normatifs parfaits de l’art gréco-romain antique, et de la physique & mathématiques -inventeur visionnaire génial- ) pour illustrer la « chose mentale » dans l’art, nous n’avons pas la même vision de l’Art.
                    Vous le voyez me semble-t-il plus conceptuel ou intellectuel que moi.
                    Pour moi il est plus psychanalitique, il déclanche des émotions venues du plus profond de soi (de l’inconscient) quel qu’en soit le style ou le genre, quel que soit ce qu’il exprime y compris dans l’art se voulant conceptuel (ex : les installations ou les performances qui scandalisent tant les plus esthètes que les plus ignorants de l’art).
                    Ainsi quand je me prends en exemple (c’est encore moi que je connais le mieux) pour parler de frissons (le ressenti le plus sensuel de l’émotionnel, complètement à l’opposé du rationnel), je peux avoir pareillement la chair-de-poule pour + ou – une partie des oeuvres d’artistes aussi disparates que Chagall (presque toutes ses oeuvres), Léonard de Vinci, El Greco, Vermeer , Picasso, Van Gogh, 1 oeuvre de Monet, etc jusqu’à JonOne …. (là j’ai mémorisé les noms)
                    Mais dans tout cet échantillonnage aussi hétéroclite que dans un « cabinet de curiosités » il y a un lien. Lequel en fouillant je suis sûre de pouvoir trouver, mais je ne cherche pas, je m’en moque et ne suis pas psychanaliste.

                    Et pour moi c’est cette émotion qui est la plus importante parce qu’elle seule créée une osmose entre l’artiste et celui qui regarde, comme le lien du cordon ombilical entre une mère et son enfant qu’aucun père ne peut avoir, laquelle osmose peut modifier RADICALEMENT la PERCEPTION du monde qui nous entoure tel un déclic ou une hypnose.

                    Et cela, jamais jamais au grand jamais, l’IA ne pourra y parvenir…
                    Il n’y a aucune émotion dans l’intelligence artificielle (Brrrrr, le déclin de l’humanité ? Ou l’humain devenu objet ?)

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                    1. #Paul Jorion
                      Ah! me voilà rassurée ! (vous aviez peut-être prévenu mais j’aurais pu être distraite)

                    2. @Jacqueline Subias
                      Je ne suis pas du tout un intellectuel et je pige très bien ce que dit Vinci.
                      Cette réflexion est aussi présente dans la peinture chinoise (Shitao).
                      Pour vous montrer que je ne suis pas une horlogerie suisse, il y a plusieurs années je suis allé voir une grande exposition sur la peinture chinoise et j’ai fondu en larmes d’émotion devant trois petits dessins de Shitao … n’empêche, je peux faire mieux.
                      (;-))

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                    3. Quelques remarques :

                      1/ Émotivisme et théorie de l’immersion vivement critiquées par Nelson Goodman dans « Langages de l’art » (voir la critique d’Immanuel Immersion – i.e. E. Kant).

                      2/ Que toute perception s’accompagne d’émotions paraît trivial et surtout pas à même de rendre compte de certaines oeuvres conceptuelles dont la « compréhension » est première.

                      3/ Si la poésie seule de vos états de conscience est à même de rendre compte de l’expérience, pas sûr que ce soit transmissible ni que cela dise grand chose de l’oeuvre (mais bien plutôt de vous) quelle que puisse être la « prétention à l’universalité » exprimée.

                      3.1/ Enfin si tel est bien le cas, pourquoi ne pas « le taire » ? 😉

                    4. Hervé, « intellectuel », ce n’est pas une insulte dans ma bouche. Cela signifie selon ce cas précis, « faire travailler son cerveau plus que ses intuitions » (et j’accorde une grande importance aux intuitions lesquelles on ne sait toujours pas bien définir).
                      Donc peut-être seriez- vous un éclectique, ou autodidacte, ou même artiste (?) Ou un peu tout cela à la fois ? Un peu comme moi quoi …
                      Mais loin de moi de vous comparer à une « horloge suisse » ! Je ne vous prends pas de haut rassurez vous et ne soyez pas vexé.
                      L’avantage de ce blog est que chacun peut faire profiter aux autres de ses connaissances, de ses expertises ou simplement de ses réflexions d’où qu’elles viennent et de quelque niveau soient-elles.
                      C’est ce qui permet de faire évoluer les débats non ? Même si moi dénuée de langage technique ou intellectuel (hors la mode) ou plus généralement d’un vocabulaire riche, je compense avec des images et quelques ironies (mon meilleur sujet d’ironie c’est moi-même, experte en autodérision )

                    5. #2casa
                      « 3.1/ Enfin si tel est bien le cas, pourquoi ne pas « le taire » ? »

                      Autre suggestion : « ne pas écouter »
                      (ou ici en l’occurrence « ne pas lire »)

                      Je suis une grande « défenseuse » du droit à l’éclectisme, celui d’être autodidacte et de celui du mélange des genres (la seule peut-être, ce pourquoi je parle beaucoup à la place de tant et tant qui n’osent pas) et j’aime bien bousculer un peu la rationalité la plus intransigeante.
                      sourire

                    6. Plaire, ne pas plaire… là n’est pas la question, n’est-ce pas ?

                      Désolé si c’était un peu sec, je fais dans le lapidaire concernant l’émotion – quand je ne me répands pas 😉

                      Votre critique de « l’intellectualisme » plus tôt est directement sur le point : histoire et compréhension des filiations, des ruptures et de comment l’oeuvre s’y inscrit n’est pas intellectualisme, c’est parler de l’oeuvre, pas de vous, ni de ce qu’elle peut susciter chez vous, ce qui n’est pas le propos, puisque l’on veut parler de l’objet esthétique bien sûr…

                      Il me semble qu’on a déjà eu cette discussion ici, à propos de Meschonnic et de Rimbaud, du Kitchen sink et maintenant de la mère de Bojo : rationalité, formalisme, autonomie signifiante de l’oeuvre.

                      (Et, remarque perso – ça vaut ce que ça vaut 😉 – automaticité des ruptures transgressant l’état de l’art de la théorisation en parallèle avec l’automaticité de la découverte scientifique soulignée il n’y a pas longtemps par… chaipuki – chez Khun, ce qui m’avait complètement échappé… ??? C’est totomatique et le vecteur finira par « émerger » ?)

                  2. @Hervey
                    C’est vrai qu’il est devenu difficile de ne pas faire un rapprochement entre la spéculation financière et celle qui se fait également dans le contenu, dans les messages issus des images que la peinture propose. Quelle force intérieure animait donc les hommes ou les femmes de la préhistoire lorsqu’ils représentaient ces animaux au fond de leur caverne…?
                    Quelle intention les animait…?
                    Un mimétisme débordant…?
                    Capter simplement, saisir la forme afin de mieux la comprendre..?
                    La faire sienne…?
                    La volonté de montrer (la trace qui y sera laissé) n’aurait elle pas pu être une simple conséquence de cette forme d’appartenance..?
                    Une sorte de propriété qui devient effective lorsqu’elle est déposé sur le mur sous la forme d’une peinture.
                    Je divague sans doute…

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                    1. @Jean-Yves
                      Difficile de faire l’impasse sur la part d’irrationnel qui sous-tend toute création.
                      Certes il y a parmi les artistes des gens plus doués que d’autres pour savoir « faire carrière ». L’Histoire passée comme récente en témoigne mais je ne crois pas que la motivation du peintre comme du chercheur d’ailleurs soit de laisser une trace, non, c’est pas cela qui le préoccupe. Pareil pour l’homme des cavernes mais ce que évoquez par la trace, oui très certainement comme chez le romancier qui décrit sa communauté humaine ou plus prosaïquement un peu comme le faisait la maman de Boris avec le portrait de son fils mais on est là dans un domaine restreint qui concerne la descendance familiale.

                      Malraux, à mon sens, avait remarquablement traduit cela par sa formule : « l’art est un anti-destin ».

              2. Le Royaume Uni n’ayant pas de constitution, Boris Johnson a été nommé par la Reine. Il est issu du parti des conservateurs. Tout simplement.
                Les pays du Commonwealth le savent bien.
                Le Brexit est une tentative de gros sous.

            2. La distorsion de la perspective et l’utilisation de la couleur verte pour les ombres sur le visage me font plus penser à une filiation avec le courant « expressionniste » du début du XXe siècle.

              1. Hum…pour les couleurs, je ne dis pas non.
                Par contre la façon dont elle tord les perspectives, dans le portrait de son fils comme dans d’autres œuvres, me semble éloignée des sages, paisibles et orientalisant Nabis.
                Le visage et l’arrière-plan semblent travaillés au pinceau avec peu de matière puisqu’on devine le grain de la toile, par contre le premier plan et la chemise ont été rehaussés par des aplats de couleur épais réalisés au couteau à peindre.
                Lacérer la chemise de son fils au couteau, qu’est-ce que cela peut-il bien signifier ? 😉

    1. Pour illustrer ma version de Boris Johnson , qui l’a bercé quand il avait 5 ans et au delà (ça laisse des traces)

      Juste à votre oreille pour ne pas risquer que des mals intentionnés entendent :
      Allez va, écoute, ça fait du bien, surtout les paroles ouf! ça rend bienheureux (attention, double sens)

      https://www.youtube.com/watch?v=xUNqsfFUwhY

    2. Et, est-ce « pour ne plus être le « fils à maman » que son père lui aurait reproché d’être », que Boris Johnson a été un fervent défenseur du Brexit ; ce qui n’est absolument pas le cas de son père, toujours fortement attaché à son identité française et européenne ?
      Aussi, pourquoi Boris Johnson, alors qu’il n’était encore qu’un enfant, avait déjà ce regard de chien battu, ou ennuyé, dans le portrait par sa mère, Charlotte Fawcett ?
      Difficile à savoir. Toutefois, je me demande si cela n’exprime pas un certain sentiment de contrariété, dans ses rapports, à l’intérieur de sa famille.
      Ainsi, qu’est-ce qui aurait pu le freiner ou l’arrêter si jeune, au point de ne pas pouvoir vraiment exprimer librement ses goûts ou sa propre vision des choses ? Le regard de sa mère, une artiste peintre indépendante, aurait-il donc plus particulièrement pesé sur le petit Boris ? Aussi, fallait-il que le fils eût le même œil artistique que sa maman ?
      Comment, en effet, réussir à exprimer ou soutenir un point de vue qui serait contraire de celui d’une personne aussi extrêmement chère et proche, et s’affranchir sans chagrin de son regard ?
      De là, il n’est peut-être pas très étonnant qu’il s’amusa très tôt à faire le pitre pour cacher une certaine difficulté à se différencier, ou bien même d’étudier les philosophes, lesquels se contrarient en toutes choses, jusqu’à souvent se contrarier eux-mêmes. Ainsi, se rendre unique en faisant le contraire de tout le monde deviendra logiquement sa marque de fabrique pour se démarquer des autres, jusqu’au Brexit, et le continent… familial.
      Seulement, comme a dit un jour J.L.G. : « Godard, c’est le nom de mon père. »
      Alors, reste la question de la frontière entre identité et altérité. Reste la contrariété du « Je est un autre », l’affirmation célèbre d’Arthur Rimbaud : it’s not his cup of tea.

      1. #Philgill
        « est-ce « pour ne plus être le « fils à maman » que son père lui aurait reproché d’être », que Boris Johnson a été un fervent défenseur du Brexit ; ce qui n’est absolument pas le cas de son père, toujours fortement attaché à son identité française et européenne ? »

        Il a voulu surpasser le père ! N’est-ce pas ce que tout homme (pas femme) cherche à faire ?

        Selon ma perception (ironique) de BJ resté un « beatnik » (d’où sa coiffure qui étonne) mais vs « gentil baroudeur » et non « vrai beatnik », il est resté solidement arrimé aux valeurs familiales conservatrices qui lui ont été enseignées et à son confort de vie comme dans un cocon » ( ex. le cocon de l’utérus, d’où ma version « fils à maman » qui, elle, est artiste et non politicienne mais a grandi avec des parents progressistes), mais néanmoins imprégné comme nombreux de sa génération d’évasions, de découvertes de l’ailleurs et de révolutions (mais façon Beatles et non façon Kerouac ou hippies californiens de la première heure ). Quel cafouillage il doit y avoir dans son cerveau !
        D’où, de par son conservatisme (j’ai envie de dire « conformisme ») à l’opposé du nomadisme actuel imposé par le neo-libéralisme critiqué par les autenthiques conservateurs, ne l’étant que par tradition familiale et non par convictions personnelles, il le déforme et l’exagère comme bcp.
        D’où ses contradictions…
        Alors, tant qu’à faire, pourquoi pas le brexit ! Ce qui forcément doit énerver son père plus authentiquement conservateur.

        Je suis trop « subtile » pour vous ? ou trop ignorante ?

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        1. Bonsoir Jacqueline

          Alors, si, selon votre perception, il est bien « resté solidement arrimé aux valeurs familiales conservatrices qui lui ont été enseignées et à son confort de vie comme dans un cocon », bien qu’il ne soit pas moins vrai que, d’après l’explication donnée par Boris Johnson lui-même, sa maman artiste lui avait enseigné « l’importance, la dignité et la valeur égale de chaque être humain sur la planète » ; comment expliquer que si la justice, l’égalité, l’altruisme, l’humanisme… correspondent assez bien à des valeurs d’intellectuels libéraux de gauche, ce « fils à maman » n’ait point voulu plutôt essayer de surpasser … la mère ?
          Disons, que selon moi, il n’y a pas réellement de cafouillage dans son cerveau, mais une contrariété de jeunesse… dont découle peut-être, le fait que cet l’esprit pourtant subtil et original soit devenu aujourd’hui cet européen contrarié, et pour lequel le parti conservateur de son père ne lui sert en quelque sorte que de couverture psychologique…
          https://www.culture-tops.fr/critique-evenement/essais/boris-johnson-un-europeen-contrarie

      2. petite correction (mon cerveau speede trop) :

        … son père conservateur et européaniste
        (donc, non conservateur intégriste nationaliste)

  5. Kiev remercie Johnson.

    « Merci à Boris Johnson pour avoir compris la menace du monstre russe et avoir toujours été à l’avant-garde du soutien à l’Ukraine » et d’avoir « pris ses responsabilités dans les moments les plus difficiles », a écrit sur Twitter le conseiller de la présidence Mykhaïlo Podoliak. »

    Il me semble qu’on ne pourra pas lui enlever ça.

    Certes, il entrait des considérations de politique intérieure dans son soutien ostentatoire aux Ukrainiens mais pas que. Boris johnson était un grand admirateur de Churchill au point d’ailleurs d’y consacrer une biographie. Un Churchill assez distroy pour son propre pays, mais dont les intervenions auprès des Ukrainiens furent chaleureusement accueillies en Ukraine, et en premier par Zelensky.

    https://www.bfmtv.com/international/europe/angleterre/kiev-remercie-johnson-pour-son-soutien-dans-les-moments-les-plus-difficiles_AD-202207070444.html

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    1. Churchill qui a eut des relations en haut et bas avec la région de la mer Noire:

      La défaite de Gallipoli en 1915-1916 (conflit avec les Ottomans sur le passage des Dardanelles), son obstination et sa relative méconnaissance du terrain conduisirent (parmi d’autres facteurs nombreux) à l’échec, il finit par démissionner de sa position de 1er chef de l’Amirauté.

      A Yalta, il était certes en meilleure position, mais dans un contexte de domination US.

      Boris Johnson a sans doute retenu de Churchill qu’on a raison de s’obstiner, mais sans réaliser le changement de contexte.

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        1. Hervey
          Certes pas Monet, mais c’est le nom qui m’est venu spontanément parce qu’il a fait aussi des portraits (et je suis très sensible à ses nymphéades hors celles de l’Orangerie à Paris, particulièrement celle du musée d’art moderne de Londres qui m’a « éblouie » en 98 : son nom est ancré en moi). Manet Renoir Tlse-Lautrec peut être un tantinet plus proches de ce que je voulais dire par rapport à leurs traitements des couleurs et celui des expressions du visage… Et sans penser non plus au courant anglais de l’esthétisme même époque, rien à voir. Mais en vrai je pensais à un petit nombre d’artistes ayant succédé aux impressionnistes et dont les aplats étaient plus francs, dont je n’ai pas mémorisé le nom ; et je n’ai pas pris le temps de chercher par rapport à ce que je voulais dire .
          C’est dur quand on ne mémorise pas les noms propres !
          Si vous avez quelques noms je saurais si c’est à l’un d’eux que je pensais.

          Quant aux soi-disant « oeuvres d’art » réalisés par IA, « belles » oui dans le sens de « habiles ». Y compris « le portait flou » d’Edmond Belamy (vite retrouvé sur internet) qui s’est vendu une fortune chez Christie’s…
          Mais avec la patte d’un artiste imprégnée de ses perceptions émotionnelles, de ses habiletés autant que de ses maladresses, de ses sentiments et contradictions, de ses déchirures & affects …etc , qui peuvent différer d’une oeuvre à l’autre du même et unique artiste (autant qu’il y a de vrais artistes connus & non reconnus), jamais l’IA ne pourra l’égaler.
          Ce n’est juste bon que pour ceux non sensibles à l’art authentique et qui le confondent avec le « beau » (superficiel).

          Pour moi l’art doit laisser une émotion à celui qui regarde, de la plus agréable à la plus désagréable, parce qu’il confronte les émotions de l’artiste à celles diverses et variées de son public. C’est je pense cette confrontation qui est sa raison d’être et la seule intéressante.
          Sinon on trouve de très jolies repros qui coûtent bien moins cher sur plusieurs sites internet….

          Perso je n’aime aller dans un musée ou galerie que seule, sans interférence ni influence d’une tierce personne pour qu’il y ait (ou pas) au plus profond de moi une confrontation authentique, presque charnelle pour quelques unes pouvant me donner des frissons.

          C’est quand même autre chose que de déambuler dans les allées de prestigieuses galeries comme dans celles d’un super marché : comme pour tant et tant de personnes soi-disant aimant l’art, ex les investisseurs qui n’y voient que profits…
          Tel celui, le couillon, qui a acheté une « oeuvre » via IA à 432 500 dollars. Peut-être pense-t-il qu’elle vaudra bcp en tant que collector, comme collections de BD, médailles militaires, automobiles anciennes, timbres ou monnaies, poupées Barbies, montres Rollex, petites culottes de stars, autographes, crottes de nez illustres…. etc etc … quand elles inonderont les marchés de l’Art .

        2. Arkao
          Boris ??? façon Clash / Sex pistols… « méchant » qui appelle à l’émeute ?????
          Noooon… Trop gentil ! Il a développé à Londres quand il était maire les vélos en libre service, les bus écologiques….( heu… c’est tout ce qu’il dit Wilki ?!) Ca n’a pas empêché une flambée des prix dans l’immobilier « en forte hausse continue depuis 2008, bénéficiant de fortes aides fiscales et d’un attrait plus important auprès des étrangers ».
          Mais à part ça (une pécadille )… cool !

    2. @Pierre-Yves Dambrine Congratulations entre clowns !

      Admirateurs du bombardeur de Dresde.

      Bojo n’est pas encore parti et il pourrait avoir besoin d’une bonne petite guerre pour resouder l’unité nationale autour de lui.

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        1. @Pierre-Yves Dambrine Les bombardements essentiellement d’artillerie, dévastateurs et meurtriers en Ukraine sont le résultat (la conséquence) d’une résistance acharnée à la menace exercée par un état voisin impérial qui avait exprimé certaines exigences en invoquant l’usage de la force et au refus d’obtempérer qui s’en est suivi.

          Plus récemment Bojo s’est laissé aller à des déclarations enthousiastes et guerrières.

          C’est un choix, mais il ne faut pas alors trop se plaindre des conséquences et des risques d’implication directe.

          Il est vrai que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis qui sont garants (avec la Russie) de l’intégrité territoriale de l’Ukraine ne sont pas intervenus militairement en Crimée, ce qu’ils auraient sans doute du ou pu faire (Bojo n’était pas au pouvoir et Obama n’avait déjà pas bougé en Syrie).

          1. Ruiz,

            « Les bombardements essentiellement d’artillerie, dévastateurs et meurtriers en Ukraine sont le résultat (la conséquence) d’une résistance acharnée à la menace exercée par un état voisin impérial qui avait exprimé certaines exigences en invoquant l’usage de la force et au refus d’obtempérer qui s’en est suivi.« 

            Monsieur le juge, le viol et le meurtre de ce jeune enfant est le résultat de sa résistance acharné à son agresseur prédateur d’enfants. Si il avait dit oui au lieu de refuser d’obtempérer hein Ruiz ? Tu as des enfants Ruiz ?

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            1. Alors, Ruiz, t’es où ? Tu as des enfants où tu déblattes des débilités énormes et stupides pour tester mon endurance à la connerie humaine ? J’ai généralement un seuil élevé de tolérance surtout avec les handicapés du bulbes, le problème est que je ne suis en fait pas certain que tu mérites ma mansuétude et mon sens de la retenue.

              Pour vérifier, je vais te poser une question fermée simple :

              En Ukraine, l’agresseur et le massacreur c’est la Russie : OUI ou NON ?

              Y a aucun choix multiple, j’attends soit OUI soit NON. Toute autre réponse sera considérée comme un manœuvre délibérée d’évitement et sera en conséquence traitée comme telle dans les limites des acceptations de l’hôte des ces lieux bien entendu. Mais tu m’auras sur ton dos comme un tique 😀

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              1. @CloClo T’es pas débile, donc t’es de mauvaise foi. Impossible de répondre par OUI ou (exclusif) NON à ta question puisque en Ukraine il y a deux agresseurs/massacreurs.

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                  1. Quid de faire une « contrefactuelle » de la guerre russe :
                    Des deux « agresseurs/massacreurs, celui qui a franchi la frontière et détruit les villes de l’autre (légère asymétrie, devinez c’est lequel),
                    aurait-il pu se contenter de menaces différentes, et moins tueuses ?
                    Par exemple bloquer les ports ukrainiens à l’est de la Crimée, sans toucher le sol ukrainien ?
                    Interdire son espace aérien à tout trafic à destination de l’Ukraine ? Son transit terrestre à tout fret ?
                    C’est curieux qu’on n’évoque pas plus précisément l’immense palette d’options modérées qu’avait le maitre du Kremlin.
                    Largement de quoi négocier des limites à l’IOTAN, à première vue, cet OTAN qui n’avance pas si vite sauf contraint.
                    Mais , voilà, sans l’odeur du sang.

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                    1. @timiota Excellente suggestion mais un peu tard,
                      1) Dans l’organisation Russe et compte tenu du problème latent du Dombass qui était militaire, les solutions envisagées (pour faire cesser le combat rampant 15000 morts seulement en 8 ans) étaient sans doute militaires et si l’on s’adrese à un ministre de ladéfense ou un état-major les réponses ne sont sans doute pas ausi créatives que si c’est la Rand Corporation.
                      2) Poutine est un adepte de l’OMC et souhaitait sans doute respecter les règles du commerce international et donc ne pas déroger aux règles et flux commerciaux (ce qu’il a fait !)
                      Le gaz russe continue d’aller en Ukraine ?
                      Celà lui interdisait de telles mesures qui constituerait un viol des règles de la communauté internationale.
                      En revanche une action militaire n’est pas régie par ces dispositions.

                      Il y a visiblement une incompréhension des occidentaux dans sa démarche.

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                    2. Je constate que tu n’as pas répondu même plus bas à ma simple question, Ruiz. T’essaye même de m’endormir pour me faire tomber de ton dos pendant qu’Arkao utilises sa pince anti-tiques.

                      Tu réinventes les notions et les faits à ta guise en bon Trumpien que tu es et surtout en bon pro-poutine. T’es une plaie sur les réseaux, les forums et les blogs. Car ça demande un sacré boulot de corriger et mettre en évidence tes méthodes d’enfumages. Tes discours pseudo-logiques et tes phrases alambiquées ne peuvent tromper que les gens qui lisent vite ou ne comprennent pas tes motivations d’arrière plan.

                      Ici par exemple encore, je note que pour faire cesser des massacres (15000 morts dont a peu près la moitié de chaque côté dans le Donbass), tu prônes de massacrer encore plus ! C’est logique hein Averell ? Ce qui révèle ton vrai visage Ruiz. Oui oui tu es du côté des gens qui aime le sang. Assume mec. C’est tout.

                      Quant à tes délires sur Poutine qui serait un adepte de l’OMC et qui respecte scrupuleusement les règles commerciales plus que le droit international des frontières et de la souveraineté des Etats comment dire ? En envahissant l’Ukraine il ne viole pas les règles de l’OMC, qui ne disent rien de la Guerre ? Bravo Captain Obvious, t’as trouvé ça tout seul ou un un gugusse du FSB te l’a soufflé à l’oreillette ? Comment dire en restant poli tout le mal que m’inspire tes lignes. Si, en fait tes lignes sont la continuité de ta première partie, la valorisation normale de l’usage de la force, de la violence, de la mort pour exister et se croire grand. Voilà deux points communs entre toi et ton mentor Poutine.

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                    3. @CloClo « pour faire cesser des massacres (15000 morts dont a peu près la moitié de chaque côté dans le Donbass), tu prônes de massacrer encore plus !  » C’est en effet la motivation que mon point 1) prète à Poutine dans sa démarche l’ayant convaincu de lancer une opération militaire, ou au moins dans les motivations affichées et revendiquées.
                      Compte tenu des estimations données par ses états-majors une conquète surprise en 3 jours était peut-être envisagée (y compris parmi certains experts occidentaux). Ce n’est pas le cas.

                      Le point 2 souligne que l’usage de la force et l’application de mesures économiques sont deux moyens d’actions, et que la hiérarchie entre les deux n’est pas forcément la même pour tous.
                      En particulier l’usage de la force est une prérogative des états, dont ne disposent pas les puissances économiques (multinationales, cartel, U.E.).
                      Et si certains états (Etats-Unis notamment) utilisent larga manu les sanctions économiques unilatérales ou au sein de groupes ad hoc, pour faire prévaloir leurs intérêts et leur vision du monde, c’est aussi qu’ils disposent dans ce domaines, notamment par les banques et la monnaie d’outil puissants (et ce de façon spécifique).
                      Ce qui ne les empèche pas au besoin de recourir également à la force. (France au Mali contre un risque séparatiste d’une province …)
                      D’autres pays la Russie en l’occurence peuvent avoir un choix préférentiel différent et un seuil d’usage de la force moins élevé, en particulier envers un pays frère jugé culturellement comme partie prenante du même empire/zone d’influence.

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                1. Tu auras remarqué cher Konrad que ce n’est pas ma question. De manière générale je suis absolument contre la guerre et contre les armées et les armes de toutes natures. En l’espèce vu que le désarmement ne vient pas, malheureusement, il est tout à fait normale et justifié pour un groupe, une nation, si cela est sa volonté de résister militairement à un agresseur qui vous agresse militairement. Et comme le dit Timiota plus haut, il y avait plein d’autres moyens à la disposition de la Russie pour faire avancer ses vues et « défendre » les pro-russes que celui d’envahir l’Ukraine et de la pilonner jusqu’à ce que mort s’en suive. Ce qui est la démonstration du caractère sanguinaire et guerrier de Poutine et ses sbires, qui sont soutenu par une partie du peuple russe, et qui révèle aussi la réalité de son objectif initiale : la conquête et l’accaparement d’un Etat indépendant. Y a que les gogos qui ont soutenu (ici aussi, ils se reconnaîtront facilement) la noble cause de la lutte contre les nazis et se faisant d’ailleurs ont sali tous les résistants à ce régime.

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        2. 150 000 c’est le nombre de soldats engagés par Poutine dans son opération en Ukraine.
          C’est aussi le nombre morts cumulés aujourd’hui en France avec le covid.
          juste 3 mois après l’échéance de 2022.

          https://www.pauljorion.com/blog/2021/03/26/covid-19-qui-sera-oppose-a-marine-le-pen-ce-ne-sera-pas-emmanuel-macron-par-alexis-toulet/#comment-842519

          Aujourd’hui 75morts /jour.
          et la justice suspend l’arrêté municipal à Nice se substituant à l’absence de mesures gouvernementales sur le port du masque !
          Mais son intérêt n’est plus contesté, il est même conseillé 2 ans après.
          Les français ont appris. On leur fait confiance, après tout ils ne sont pas si …

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  6. Sur cette photo de famille que je découvre, on voit donc le jeune Boris Johnson sortir de son pantalon un organe qui semble disproportionné pour son âge, tandis qu’il lève la main droite pour prêter serment (ou est-ce pour demander la permission de sortir ?)

    1. @Joaquim le cinéphile L’examen de la photo fait plutôt penser à un Boris déjà jongleur avec la présence d’un Ovni, la petite soeur et son appareil photo sont la marque d’une famille sans doute hors du besoin, quand aux coiffures celle du père de famille rappelle le style d’un certain Trump, et celle de Boris celui d’une Brigitte.
      Le tableau évoque il est vrai un artiste décontracté et branleur.

  7. Plus aligné sur Washington que Boris Johnson est impossible, par exemple pour le Brexit, , les USA étaient ravis de voir le Royaume-Uni quitter l’UE et rejoindre l’Empire.
    Et sur l’Ukraine , Johnson était le plus va-t-en guerre depuis le début, pire que Biden, pour lui aucun accord envisageable tant que la Russie ne quitte la Crimée, surtout ne rien négocier, en ignorant totalement que Poutine n’hésiterait pas à utiliser l’arme nucléaire si il considère que la partie est perdue.
    Un Docteur Folamour comme Poutine, un de moins !

  8. Boris Johnson a du talent.

    Il a écrit un bon bouquin sur le déclin de l’empire romain, The dream of Rome« .

    Il est capable de citer par coeur les débuts de l’Iliade d’Homère, dans la langue d’origine… https://twitter.com/DariusRochebin/status/1542267147031830531

    Ensuite, ensuite…
    Devient-il lui-même…?
    Je ne sais pas si c’est ainsi qu’on doit le dire.
    Mais son parcours mérite une étude psycho-psychoanalytique d’envergure, dans laquelle l’appartenance de classe devrait être prise en compte. Il y a des Boris Johnson ailleurs, dont les médias ne parlent pas, cela me paraît certain.

    Il est fantasque, certes, mais qui ne voudrait l’être? Je ne peux voir ça autrement que comme une forme de liberté, d’être « fantasque ». Elle n’a pu que favoriser son audience.

    Quand c’est pour embrasser une carrière égotiste et socialement nuisible, la chose est bien triste: retour à la case « origine de classe »…

    C’est à partir d’elle, l’origine de classe, et selon le cas, contre elle, que se dessinent les vraies originalités.

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    1. @Guy Leboutte Pourrait-on faire un rapprochement Boris Johnson/Jean-Luc Melenchon.
      Ce dernier n’en a pas l’appartenance à l’upper classe, mais se positionne comme sachant professoral et cultivé.

        1. @Guy Leboutte Bien vu et ressenti, mais détourner le sujet, c’est peut être que l’interrogation (un peu hasardeuse) n’était pas sans aucun argument.
          On n’en est pas au point de critique où les membres éminents de LFI tenteraient de démissioner leur chef comme les ministres d’un gouvernement démissionent leur premier ministre outre-Manche, faute d’autre pratique, vote de confiance, motion de censure, intervention présidentielle, la reine n’ayant semble-t-il aucune marge de manoeuvre et d’appréciation.
          Et puis JLM n’est pas au pouvoir et ne peut montrer toutes ses potentialités, néanmoins le mix sérieux/pas sérieux est une approche assez semblable pour agréger des suffrages et accéder au pouvoir.
          Macron n’est pas fantasque, surjoue la compétence, mais reste transgressif.

          1. Non l’interrogation était totalement débile comme la plus part de tes interrogations mon cher Ruiz. Tu confonds argumentation avec délire qui match, ou verbiage à caractère logique, ou assemblage de mots et d’idées pour faire joli et qui se regarde comme une oeuvre avec pleins d’interprétations possibles, un vrai QCM absurde.

            https://www.youtube.com/watch?v=D5Y80XV_DR8

            Après si tu veux dire que JLM était potentiellement aussi néfaste que BoJO, c’est une chose qui ne peut pas s’argumenter car pas testé.

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  9. Ruiz
    « Poutine est un adepte de l’OMC et souhaitait sans doute respecter les règles du commerce international , ce qu’il a fait »

    Non, Poutine ne respecte pas les règles du commerce international, et de la plus mauvaise façon puis qu’il se livre actuellement au chantage de la faim avec les céréales ukrainiennes. Il détruit des silos à grains, du matériel agricole, brûle des champs, pille et revend le blé ukrainien. C’est un crime de guerre, et contre l’humanité.

    https://www.ouest-france.fr/monde/guerre-en-ukraine/guerre-en-ukraine-champs-de-cereales-brules-catastrophe-humanitaire-le-point-sur-le-nuit-f4fa2a81-10dd-4733-8b7c-a74c55f00e8b

    https://www.ouest-france.fr/monde/guerre-en-ukraine/guerre-en-ukraine-champs-de-cereales-brules-catastrophe-humanitaire-le-point-sur-le-nuit-f4fa2a81-10dd-4733-8b7c-a74c55f00e8b

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    1. @Pierre-Yves Dambrine Le chantage de la faim par Poutine, celà relève d’un prisme pro-ukrainien.
      S’il cherche à revendre du blé ukrainien, c’est bien que son exportation n’est pas bloquée.
      C’est plutôt la turquie qui bloque.
      Pourquoi vouloir refuser d’acheter du gaz et ensuite vouloir acheter du blé ?
      N’est-ce pas financer l’économie du belligérant de la même façon ?
      Et les champs de blé à portée de canon outre les incidents de tirs en période de sécheresse comme dans les forêts des camps français (pour entraîner des ukrainiens ?) ne pourraient-ils servir soit à alimenter son adversaire, soit par l’exportation lui permettre de financer son effort ?
      La Russie est un grand exportateur de céréales (et s’y est préparé), il ne semble pas qu’elle ait bloqué ses propres exportations.
      Les exportations directes par Odessa semblent limitées par le minage défensif ukrainien.

      D’autres pays l’Inde notamment ont pris des mesures préventives.

      La poursuite du conflit que souhaite Kiev est sans nul doute un facteur de perturbation du marché des céréales.

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      1. « La poursuite du conflit que souhaite Kiev est sans nul doute un facteur de perturbation du marché des céréales. »

        Ça porte un nom ce genre de chose !

        RÉVISIONNISME !

        Je ne te félicite pas FauxRuizzon… même envie de te pousser dans les orties.

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      2. Ruiz,

        Quand la Russie de Poutine demande la levée des sanctions pour permettre l’exportation sans entraves des céréales ukrainiennes ce n’est pas du chantage ?

        « Le Kremlin dans un communiqué affirme que « la Russie est prête à trouver des options pour l’exportation sans entraves de céréales, y compris celles des productions ukrainiennes depuis les ports de la mer Noire ».

        Mais à une condition. Le Kremlin réclame « la levée impérative des sanctions » contre la Russie. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est arrivé ce 7 mai en Turquie pour discuter de l’instauration de couloirs maritimes afin de faciliter les exportations de céréales en mer Noire. »

        https://information.tv5monde.com/info/guerre-en-ukraine-vladmir-poutine-exerce-t-il-un-chantage-au-ble-459671

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    2. En France, en ce moment, et c’est pas fini, il y a des champs de céréales qui crâment dans tous les coins. La main de Poutine pour déstabiliser encore un peu plus le marché ?

  10. Curieux ce cas de B.Johnson; ses parents ont fait en sorte qu’il intègre ‘Eton College’ en tant que ‘King’s Scholars’, conscients de la nécessité de lui donner la meilleure éducation scolaire ; qu’en aurait-il été de son comportement s’il avait fréquenté un collège moins huppé ? 🤨
    Notre nouveau ministre de l’Éducation Nationale ne s’y trompe pas et préfère placer ses enfants à l’École alsacienne, l’une des écoles privée les plus prestigieuses de la capitale : quel est le message ?

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