Archives par mot-clé : Rudolph Giuliani

Rudy Giuliani a eu tort de prendre ses anciens collègues pour des nazes

Je vous ai parlé hier de MM. Lev Parnas et Igor Fruman, deux personnages dans l’entourage de M. Rudy Giuliani, avocat (non-rémunéré) de M. Trump, que la presse qualifie selon les sources d’« adjoints », « associés » ou « collaborateurs » de l’ancien maire de New York, et qui furent arrêtés mercredi dernier 9 octobre alors qu’ils s’apprêtaient à quitter les États-Unis avec des billets d’avion aller-simple (ce qui suggère qu’ils se doutaient des ennuis qui ne tarderaient pas à être les leurs). 

Ils sont toujours en prison, leur caution ayant été fixée à 1 million de dollars.

Leur acte d’accusation offre des explications détaillées des raisons de leur arrestation, à savoir comme je vous le disais, que ces personnes ont servi de prête-nom à un financement des activités de la campagne de M. Trump et d’autres, en cachant l’origine étrangère de ces fonds.

La source de ces fonds est décrite dans le texte de l’inculpation comme un « Citoyen étranger Russe et homme d’affaires ».

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Trump lâché par ses troupes, le 11 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de Trump lâché par ses troupes, le 11 octobre 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le 11 octobre 2019. J’avais l’intention de vous parler du Brexit. J’avais préparé quelque chose mais ça peut attendre, il y a des choses plus importantes. Il y a quelqu’un qui m’écrit ce matin pour me dire que je devrais parler du fait que Mme Sylvie Goulard n’a pas été nommée commissaire européen. Et là, je me gratte la tête quand je vois ça et je réponds à cette personne que « Vous avez vraiment l’impression que je parle de ce genre de choses d’habitude ? » [rires].

Non, il se passe des choses plus importantes. Il y a une guerre. M. Lindsey Graham, c’est un inconditionnel de M. Trump, il avait eu des mots très peu aimables pour lui pendant la campagne électorale mais après, c’était un loyal de chez loyaux, quelqu’un qui donnait raison systématiquement à M. Trump absolument sur tout et, sur cette décision de M. Trump de retirer des troupes américaines du nord de la Syrie permettant à la Turquie de lancer une offensive dont font essentiellement jusqu’ici les frais les Kurdes qui se trouvent dans la région, on a posé la question hier à M. Graham de ce qu’il en pensait et il a dit : « Jamais même M. Obama n’a fait des choses de cet ordre-là » et le reporter lui dit : « Est-ce que ce sera le Vietnam des États-Unis, durant la présidence Trump ? » et M. Lindsey Graham lui dit : « Non, non, c’est bien pire que le Vietnam ! ». C’est dire que des craquements se font entendre du côté des Républicains, d’autant plus qu’il s’agit, comme je vous le disais, de vraiment quelqu’un dont on pouvait supposer qu’il faisait partie du dernier carré quoi qu’il arrive.

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« Ambitions financières personnelles » et politique américaine en Ukraine

Mme Marie L. Yovanovitch était ambassadrice des États-Unis en Ukraine d’août 2016 à mai 2019. La presse américaine d’extrême-droite a mené campagne pour son renvoi. Il lui a été enjoint de quitter l’Ukraine « par le premier avion ». La raison qui lui a été donnée par son supérieur : qu’elle avait « perdu la confiance » du Président, il l’a cependant rassurée que par ailleurs elle « n’avait rien fait de mal ».

Le Congrès avait convoqué l’ex-ambassadrice en Ukraine pour une audition vendredi 11 octobre. Dans la nuit du 10 au 11, le ministère des Affaires étrangères (State Department) lui a intimé par un coup de fil de ne pas se rendre à la convocation. Une injonction qu’elle a ignorée. Elle a déposé à huis clos pendant près de dix heures. (Nul doute que ceux qui l’ont entendue ont appris certaines choses qu’ils ignoraient jusque-là).

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La Maison-Blanche se rebiffe, le 9 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de La Maison-Blanche se rebiffe, le 9 octobre 2019

Bonjour, nous sommes le mercredi 9 octobre 2019. Il faut que j’aille très vite : je suis dans une chambre d’hôtel. Ça va prendre des heures à télécharger mais il faut que je vous parle quand même de ce qui s’est passé pour nous dans la soirée, c’est-à-dire une lettre de la Maison-Blanche disant qu’elle refusait dorénavant de coopérer d’aucune manière avec la procédure d’impeachment qui est lancée donc par le Congrès. 

Tout ça est relativement logique. Il y a quelques journaux qui parlent de « crise constitutionnelle ». Non, l’impeachment, c’est effectivement quelque chose que le Congrès, c’est-à-dire le législatif, peut lancer contre l’exécutif. C’est un contre-pouvoir. Des choses du même ordre se sont passées durant le Watergate. Donc, une lettre de 8 pages disant que la « pseudo-procédure d’impeachment » est simplement une manière de remettre en question la légitimité de l’élection de M. Trump. Donc, voilà l’argument authentiquement populiste que l’élection présidentielle a décidé d’un président, que « le peuple a choisi » et les représentants… du peuple seraient, eux, illégitimes. C’est un argument classique. C’est ce que l’on trouve aussi en ce moment en Angleterre, au Royaume-Uni, avec M. Johnson. 

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L’homme qui n’avait jamais tort, le 3 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de L’homme qui n’avait jamais tort, le 3 octobre 2019.

Bonjour, nous sommes le jeudi 3 octobre 2019.

J’ai commencé à parler de Donald Trump sur mon blog au tout début de la campagne des primaires du parti Républicain, qui conduiraient aux élections qui ont vu la nomination de M. Trump et ce qui attirait l’attention, à ce moment-là, c’est qu’un outsider, quelqu’un qui n’avait absolument pas sa place dans la course, se présentait et commençait à caracoler en tête de manière tout à fait remarquable. C’est M. Michael Moore qui, hier ou avant-hier, dans une interview, a mis le doigt sur ce qui se passa à ce moment-là, à partir de la connaissance qu’il a de la région de Flint (Michigan), qui est son pays natal, qui est le grand pays de l’industrie automobile à l’époque où ça se passait aux États-Unis et qui a dit qu’il apparaissait comme un sauveur. Voilà quelqu’un qui parlait à ces ouvriers sans emploi, à toute une région dévastée du Michigan où jamais il n’y a eu de réindustrialisation ou même de retour de services en quantités suffisantes. Et il apparaissait comme un sauveur. Voilà quelqu’un qui allait donner un coup de pied dans la fourmilière. Voilà quelqu’un qui allait changer les choses et c’est ça que ces personnes voulaient entendre.

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Trump et les enfants persécutés, le 1er octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de Trump et les enfants persécutés, le 1er octobre 2019

Bonjour, Nous sommes le mardi 1er octobre 2019 et les choses évoluent rapidement, en particulier aux États-Unis, depuis que l’impeachment, la procédure d’impeachment à l’égard de M. Trump, a été lancée.

Les Démocrates, majoritaires au Congrès, avaient été très frustrés par les résultats de la commission Mueller. D’abord, le fait est que le ministre de la Justice, M. William Barr, avait extrêmement bien joué pour essayer de neutraliser le rapport en faisant une déclaration, en disant qu’il n’y avait rien à voir et qu’il fallait circuler avant de permettre, un mois plus tard, au public de voir le rapport, de voir qu’il y avait bien davantage. C’était bien joué puisque l’opinion publique s’était dite qu’effectivement, il n’y avait rien.

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28/9/19 : Impeachment live

Après l’Ukraine, l’attention se tourne maintenant vers les retranscriptions de conversations que Trump a eues avec des interlocuteurs saoudiens et russes. Certains auraient vu en 2017 une retranscription où Trump affirmait au ministre des Affaires étrangères russe Sergei Lavrov et à l’ambassadeur de Russie aux États-Unis, Sergey Kislyak, que les ingérences russes dans l’élection présidentielle « le laissaient indifférent ».

Kurt Volker a démissionné. Il était l’émissaire US en Ukraine. Il est mentionné par le lanceur d’alerte dans son rapport comme ayant mis en contact Rudy Giuliani, l’avocat personnel de Trump, avec divers dignitaires ukrainiens.

13h20 : Dans un entretien télévisé, Laurence Tribe, professeur de Droit constitutionnel à Harvard, et co-auteur avec Joshua Matz de To End a Presidency : The Power of Impeachment (2018), explique que le cas dans l’actualité : un Président exerçant un chantage sur une nation alliée en vue d’un gain purement personnel, constitue l’exemple-même de ce que les rédacteurs de la Constitution américaine de 1787, entendaient par « high crime » (à la différence des motifs invoqués contre Andrew Johnson [1808-1875], Richard Nixon et Bill Clinton, dans les trois précédentes instances d’impeachment).

19h00 : Une hypothèse mentionnée dans la presse pour l’initiative de déplacer les retranscriptions des conversations de Trump avec des chefs d’étranger vers un serveur étiqueté « secret défense », est qu’elle émanerait de personnes dans son entourage affolées par son irresponsabilité et cherchant à le protéger à son insu. Malheureusement pour elles, ces personnes se retrouvent maintenant dans la ligne de tir.

Curieusement, parmi les noms mentionnés de personnes susceptibles d’avoir informé le lanceur d’alerte : Jared Kushner, le gendre. Ce qui nous rappelle que parmi les critiques les plus effronté.e.s de Trump s’est toujours trouvée Ivanka, fille du boss et épouse de Jared.

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25/9/19 : Impeachment live

En diffusant il y a quelques minutes une retranscription de la conversation entre Trump et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, le 25 juillet, la Maison-Blanche tente probablement d’allumer un contre-feu. Malheureusement pour Trump, le texte confirme ce que la rumeur colportait depuis plusieurs jours, à savoir qu’il essayait d’enrôler le président ukrainien dans sa campagne présidentielle de 2020 en lui réclamant des informations compromettantes sur la famille Biden, père et fils.

Info très gênante dans la retranscription pour William Barr, le ministre de la Justice, déjà sur la sellette pour avoir jusqu’ici refusé de transmettre au Congrès le rapport du lanceur d’alertes – ce que la loi l’oblige à faire, Trump dit explicitement au président ukrainien de se mettre en rapport avec Barr. Pas très rassuré pour son patron, le ministère a immédiatement fait savoir, aussitôt la retranscription diffusée, que le ministre n’était pas au courant.

Les langues se délient depuis le lancement de la procédure de destitution de Trump par Nancy Pelosi hier soir. On a appris en particulier que le Président était parvenu ces mois récents à circonvenir entièrement le State Department, le ministère des Affaires étrangères, pour ce qui touche à l’Ukraine, ne passant plus pour ses relations avec ce pays que par son avocat Rudy Giuliani, au point que les fonctionnaires du ministère consultaient la presse pour découvrir quelle était la politique étrangère des États-Unis envers l’Ukraine.

Les esprits chagrins affirmaient hier que la procédure de destitution n’avait aucune chance d’aboutir en raison de la majorité Républicaine au Sénat. Mais dans la soirée d’hier encore, le Sénat, dans un vote unanime, Républicains et Démocrates confondus, a réclamé la communication du rapport du lanceur d’alertes. La procédure de destitution de Richard Nixon n’avait pu aboutir qu’en raison de tels revirements. Nixon choisit de démissionner lorsque l’aboutissement probable de l’impeachment ne faisait plus aucun doute.

20h15Un article à l’instant dans le New York Times, par

L’article suggère que Pelosi prend ses décisions en fonction de ce qu’elle apprend en provenance des professionnels du renseignement plutôt que de ce que vous et moi pouvons savoir de ce qui se passe sur la scène politique. Le fait qu’elle ait avancé hier soir sa reine au beau milieu de l’échiquier s’expliquerait donc par certaines informations auxquelles elle a eu accès, et que vous et moi, simples mortels, en sommes réduits à supputer…  

21h20 :  Les politiciens Républicains s’arrachent les cheveux ce soir : pourquoi Trump a-t-il voulu publier dans la précipitation la retranscription de sa conversation du 25 juillet avec le président ukrainien, alors qu’elle est à ce point accablante pour lui ? Parler de comportement suicidaire, d’auto-punition, ou quoi que ce soit d’autre du même genre, serait à mon avis surestimer ses capacités intellectuelles. Ses motivations sont celles que j’ai mentionnées tout au long : 1° pressurer l’adversaire en fonction du rapport de force est ce que fait l’homme d’affaire avisé – qu’il soit le dirigeant d’une puissance étrangère n’a aucune importance : le principe est d’application générale, 2° « Ce n’est pas moi qui ai commencé ! » : c’est Joe Biden qui le premier s’est mêlé de politique ukrainienne, moi je ne fais que me défendre ! La victime c’est moi. c.q.f.d. : il se croit dans son bon droit et n’a du coup rien à cacher. 

Comme je vous l’expliquais le mois dernier dans mon billet Trump, champion de l’« auto-destitution », Pelosi était convaincue qu’il provoquerait sa propre chute. La confirmation ne tardera pas.

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Pas bon pour Trump, mauvais pour Biden

À chaque minute qui passait hier, on en apprenait davantage sur le coup de téléphone qui avait conduit un lanceur d’alerte de haut rang à révéler l’existence d’une conversation du Président Trump avec « un dirigeant étranger » appelant « une réponse urgente ». De « haut rang » parce qu’il devait faire partie des destinataires des retranscriptions des écoutes du Président Trump.

On a rapidement su – grâce à une offensive défensive sur CNN de Rudy Giuliani, ancien maire de New York devenu avocat de Trump – de quoi il s’agissait vraiment : d’une conversation le 25 juillet entre Trump et Volodymyr Zelensky, président nouvellement élu de l’Ukraine, au cours de laquelle Trump lui aurait demandé à 8 reprises d’enquêter sur de supposées malversations qu’aurait commises en Ukraine Hunter Biden, fils de Joe Biden, candidat à la présidentielle 2020 du côté Démocrate, et sur les pressions que le père aurait exercées, à l’époque où il était Vice-Président d’Obama, pour que soit limogé un procureur qui risquait d’inculper son fils.

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Trois choses qu’on ne sait pas : ce que Trump a promis en secret à Poutine, si Boris Johnson a menti à la reine et ce qui se passe vraiment sur les Money markets américains

Une première pour moi : un billet dont le titre est plus long que le billet lui-même.

Je vous en parle dès que j’y comprends quelque chose (Trump/Poutine ; money markets) ou qu’on connaît la réponse (verdict de la Cour suprême UK la semaine prochaine).

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20 septembre 12h38 – J’avance : ce n’est peut-être pas Poutine ; les secousses sur les money markets ont peut-être à voir avec des appels de marge sur d’autres marchés.

20 septembre 14h07 – Rappel : Le premier tome de mon ouvrage La chute de la météorite Trump (à paraître le mois prochain), s’intitule « Un objet populiste mal identifié (septembre 2015 – avril 2018) » ; en septembre 2018, lorsque j’ai clos le second tome , je l’avais intitulé « Haute trahison (mai 2018 – septembre 2018) ».

20 septembre 15h54 – D’après ce que l’on apprend ce matin, dans une conversation téléphonique avec le nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky, le 25 juillet, Trump aurait conditionné l’aide américaine à l’Ukraine à l’obtention d’informations compromettantes sur les affaires en Ukraine de Hunter Biden, fils de Joe Biden, candidat Démocrate aux présidentielles de 2020 – et ex-Vice-Président américain. Dans un entretien sur CNN tôt ce matin, Rudy Giuliani, avocat du Président, avait dit dans ce qui apparaît maintenant comme une défense anticipée, que si Trump avait conditionné l’aide américaine à l’Ukraine à une enquête sur Clinton et Biden, « ç’aurait été parfaitement approprié ». Il apparaît rétrospectivement que Trump préparait lui aussi l’opinion à la révélation, puisqu’il écrivait dans un tweet jeudi matin : « J’ai maintenant compris que pratiquement chaque fois que je suis au téléphone avec un dirigeant étranger, il y a beaucoup de gens qui écoutent appartenant à diverses agences U.S., sans compter celles de l’autre pays. Sachant tout ça, quelqu’un serait-il assez stupide pour croire que je dirais quelque chose d’inapproprié à un chef d’état alors que je serais sur un appel aussi potentiellement ‘densément peuplé’ ? » On saura sans aucun doute bientôt si Trump était au courant de ce ‘densément peuplé’ avant le 25 juillet ou simplement après.

(… à suivre).

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S’il n’y a pas collusion, est-ce parce qu’il y a autre chose ?

Je reprenais hier, non pas dans un billet, mais dans un commentaire à mon propre billet, les propos d’un certain Steve Hall, spécialiste de la Russie pendant trente ans à la CIA, propos cités dans un article du Washington Post intitulé « Trump advisers lied over and over again, Mueller says. The question is, why? », de la plume de Rosalind S. Helderman, Josh Dawsey et Matt Zapotosky. 

Ce M. Steve Hall disait ceci : 

« Nous devons porter le regard au-delà de la question de savoir qui a eu une contravention pour stationnement interdit ou même écopé de quelques années de prison. Qu’en est-il de la vue d’ensemble ? Il s’agissait de la Russie, attaquant les États-Unis. »

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Giuliani jette l’éponge !


J’ai bien peur qu’il n’y ait ceci sur ma pierre tombale : « Rudy Giuliani : Il a menti pour Trump ».
D’une certaine manière, je ne pense pas que ce sera ça. Mais si cela devait l’être, qu’est-ce que ça peut me faire ? Je serai mort. J’ai l’impression que je saurai l’expliquer à saint Pierre. Il sera de mon côté.

Rudy Giuliani, ancien maire de New York, avocat et porte-parole officieux de Donald Trump depuis avril 2018. Sa stratégie dans cette fonction a essentiellement consisté en une série de deux temps :

1° « Jamais M. Trump n’aurait pu faire une chose pareille ! »
2° « Il n’est pas impossible que M. Trump ait fait cela, mais, après tout, est-ce un crime ? Non ! »

Giuliani est aujourd’hui au bout du rouleau, et jette l’éponge : « Mes mensonges sont désormais une affaire entre saint Pierre et moi ! »

Peut-être pas la meilleure ligne de défense pour un avocat mais prenons-en acte, et voyons-y le signe salvateur que le dénouement est proche.

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