Archives par mot-clé : Syrie

Tandis que les lignes « frémissent », l’Histoire elle s’accélère,  par Henri Chesnot

Billet invité.

L’Europe est ainsi l’objet d’un nouveau flux migratoire. Ce qui n’est pour qui s’est penché sur son histoire ni nouveau, ni révolutionnaire.

L’ampleur est pour l’instant réduite, mais ce qui frappe c’est que ces réfugiés (qui ne sont pas des migrants) prennent tous les risques pour échapper à un pays devenu un enfer.

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LE RECUL BRUTAL DE L’INFLUENCE AMÉRICAINE

Une guerre généralisée des puissances occidentales contre la Syrie ou, si l’on veut, contre son Président, n’a pas eu lieu. La France était prête, éventuellement même à y aller toute seule, les députés britanniques ont dit non, et les Américains se sont mis à hésiter. M. John Kerry, Secrétaire d’État, c’est-à-dire ministre des affaires étrangères, a alors dit tout haut que si M. Poutine avait la bonne idée de suggérer à M. Bachar el-Assad qu’il transmette ses armes chimiques à la communauté internationale, les choses seraient bien différentes. M. Poutine a repris la balle au bond, comme l’on sait, et depuis, Damas reprend du terrain pendant que les rebelles s’entre-déchirent.

L’Iran, là aussi, il n’y a pas si longtemps, il semblait aller de soi qu’on irait en découdre, et on se retrouve aujourd’hui à négocier le programme nucléaire iranien, les Américains s’avérant les plus optimistes de tous quant à la possibilité de faire de réels progrès.

Et tout cela, non pas parce que les adversaires des États-Unis haussent le ton – ils ne le font pas, à une ou deux exceptions près, j’y reviendrai – mais parce que les États-Unis font machine-arrière : tout seuls et de leur propre mouvement.

Pourquoi ? en raison de la capacité de l’extrême-droite libertarienne américaine à paralyser le pays sur le plan de l’intervention extérieure, ce qui revient dans ce domaine au même qu’imposer son point de vue, puisque, ennemie mortelle de l’État, elle entend confiner celui-ci au rôle unique de défense de la propriété privée, les autres domaines : la santé,  l’enseignement, la défense du territoire, etc. étant confiés aux intérêts privés, autrement dit à ceux qui penseraient pouvoir y faire de l’argent.

Recul généralisé et spectaculaire de l’influence américaine dans le monde, qui semble passer inaperçu, masqué par des questions autrement plus importantes, comme se demander comment concilier sur un même territoire l’existence de populations sédentaires et nomades, problème qui ne se pose après tout que depuis l’arrivée des Roms en Europe occidentale au XIIe siècle.

Recul de l’influence des États-Unis dû essentiellement à une dynamique interne au pays lui-même si l’on exclut le refus de M. Poutine de livrer Edward Snowden à la justice américaine, et le haussement de ton récent de l’agence de presse officielle chinoise, à propos des tergiversations relatives au déplafonnement de la dette américaine susceptible de provoquer un défaut du pays sur sa dette, et qui appelle à une « désaméricanisation » de la finance internationale, les États-Unis étant accusés – à raison bien entendu – d’avoir exporté vers le reste du monde depuis 1971 (fin de l’ordre monétaire international né à Bretton Woods en 1944), toutes leurs difficultés financières.

Quant à l’Europe, qui se découvre à l’occasion de la révélation du programme Prism, pardonnez-moi l’expression : cocufiée depuis des dizaines d’années, la plupart de ses initiatives économiques et politiques ayant été torpillées par la capacité des Américains d’en connaître tous les détails durant l’entièreté du processus, de la conception du produit ou de l’initiative à sa vente, ses dirigeants en sont encore – voir en ce moment Mme Merkel et son téléphone mobile sur haut-parleur à la Maison Blanche, à se regarder les uns les autres en disant : « Quand même, quand on y pense… ça la fout mal ! »

 

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 6 SEPTEMBRE 2013

Sur YouTube, c’est ici.

« Le Grand Å’uvre : une autre Europe, vite ! »

La zone euro a été créée grâce à des pratiques mafieuses
Les élections européennes de 2014

La question de la représentation

Les élus sont obsédés par leur réélection
La nomination par tirage au sort ajoute un problème supplémentaire : celui de la compétence
Le mandat non-renouvelable comme solution ?
Des gouvernements de « techniciens » ?
Les « techniciens » sont des femmes ou des hommes d’affaires dont l’obsession est de devenir la personne la plus riche du monde
– John Maynard Keynes, The Economic Consequences of the Peace (1919)
Autre obsession des politiques : changer les règles pour être élus à vie

Comprendre comment les décisions sont véritablement prises

– Le Blog de PJ : À nouveau au seuil d’une guerre mondiale, le 28 août 2013
La volonté et l’intention sont des reconstructions a posteriori
– Paul Jorion, Principes des systèmes intelligents (1989 ; 2012)

Géopolitique

L’indécision relative à une réforme de la finance et à la situation en Syrie révèle peut-être une prise de conscience de la manière dont nous fonctionnons vraiment

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Une brève histoire des gaz de combat, par Cédric Mas

Arme figeant les combattants dans l’horreur, transformant l’air respiré en danger mortel, les gaz de combat ont marqué dès leur premier emploi les contemporains.

Au-delà des aspects terribles d’une arme de guerre qui symbolise les plus sombres aspects d’un progrès technique présenté au début du XIXème siècle comme immuablement bénéfique pour l’Humanité, il n’est pas inutile de rappeler quelques faits historiques sur l’usage des gaz de combats.

Découverts à l’occasion de recherche sur la teinture des textiles, les gaz chlorés furent les premiers gaz de combat identifiés et dont l’emploi militaire fut envisagé. Ces gaz sont toujours utilisés (gaz lacrymogènes).

Il est intéressant de noter que le caractère immoral de l’usage militaire des gaz apparut si évident, qu’ils furent interdits avant même d’être employés.

C’est ainsi que la première conférence de La Haye de 1899 proclama dans la deuxième déclaration spécifique annexée : « l’interdiction de l’emploi des projectiles qui ont pour but unique de répandre des gaz asphyxiants ou délétères »

Nonobstant cette prohibition, les futurs belligérants de 1914 poursuivirent des recherches. Contrairement aux idées reçues, les Allemands ne furent pas les seuls, les Français ayant d’ailleurs le triste privilège d’être les premiers à employer au combat les gaz, en utilisant dès août 1914 des grenades anti-retranchements contenant du gaz lacrymogène chloré.

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PRIMUM NON FACERE, par Bertrand Rouziès-Léonardi

Billet invité

En l’état actuel des choses, aucune des quatre positions communément adoptées sur la guerre civile syrienne par l’un ou l’autre d’entre nous (au sens large) – interventionnisme, attentisme, à-quoi-bonisme et j’m’en-foutisme – n’est moralement tenable, puisque toutes les quatre, prises séparément ou observées dans leurs effets cumulés, alimentent l’ensileuse macabre.

On peut toujours pester contre l’utilisation de telle ou telle arme « monstrueuse », ces armes existent et le commandement militaire des factions qui s’affrontent ne se pose pas la question de savoir s’il les utilisera jamais, mais qui, de l’adversaire, du concurrent ou de lui-même, osera les utiliser en premier, afin de gagner un avantage psychologique décisif. La menace de dévastation que font peser les armes de destruction massive n’a jamais dissuadé des gens a priori sains d’esprit d’y avoir recours, contrairement à ce qu’un certain discours sur l’équilibre de la terreur a longtemps laissé accroire. Si les pays détenteurs de l’arme atomique ne puisent pas dans leur stock de mégabombes pour annihiler leurs ennemis, ils n’en ont pas moins mené de multiples « essais » sur des milieux vivants qui ne leur avaient pas déclaré la guerre et, quant aux hommes, ils leur réservent des munitions radioactives dont les effets, pour n’être pas massifs, n’en sont pas moins ravageurs. On parle toujours de l’utilisation des bombes à l’uranium « appauvri » (appauvri en U235 mais enrichi en U238, dont la dispersion pulvérulente nanométrique, à l’impact, franchit toutes les barrières de protection rudimentaires) par les Américains en Afghanistan et en Irak, par Israël à Gaza (bombes GBU-39). Parlons un peu de la France, qui détient, comme ses alliés, des stocks de munitions flèches à l’uranium appauvri, moins onéreuses que celles en tungstène. Elle ne s’est probablement pas privée – aucun démenti à ce jour des porte-voix de la Grande Muette – d’en tirer quelques-unes sur le vaste champ de bataille malien (le désert ne se plaindra pas, n’est-ce pas ?), comme le soupçonne Thierry Lamireau, réalisateur du film Uranium en Limousin, après analyse des rares images de cette guerre éclair (voir sa lettre ouverte au Président Hollande datée du 8 février 2013 : http://www.reporterre.net/spip.php?article3816).

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SYRIE : QUE FAIRE ?, par Cédric Mas

Billet invité

Au 2 septembre 2013, la situation internationale autour du problème syrien plonge le spectateur dans les affres d’une confusion extrême. Nous sommes en effet placés devant un dilemme insoluble, faute de moyens et de certitudes, malgré notre bonne volonté et un attachement à des valeurs humaines non négociables qui devraient éclairer notre action. Une telle situation, où les boussoles s’affolent et la logique devient impossible à tenir, est malheureusement appelée à se reproduire de plus en plus souvent, signant l’incapacité de nos dirigeants à sortir d’un cadre dont l’obsolescence devient dangereuse pour les populations.

De quoi parlons-nous ?

Les gouvernements occidentaux sont placés dans une situation intenable, dont ils sont les premiers responsables et dont les populations syriennes paient le prix. Il n’est pas inintéressant de rappeler ici, au-delà des arguments de Realtpolitik des alliés des régimes russes et iraniens (de moins en moins soutenus par la Chine), que la responsabilité du régime de Bachar el-Assad dans l’attaque au gaz du quartier de la Goutha dans la nuit du 21 au 22 août 2013 (qui a été précédée par une quinzaine d’autres répertoriées) est difficilement contestable.

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LES ÉTATS-UNIS ET LA SITUATION EN SYRIE

M. Obama a décidé de frapper la Syrie. Il demande seulement au Congrès de confirmer sa décision dans une dizaine de jours, le lundi 9 septembre, lorsque celui-ci rentrera de vacances. Il sait que seuls 9% des Américains sont, selon les sondages, en faveur d’une telle action et il n’ignore pas non plus que M. Cameron, le premier ministre britannique, a essuyé lui un refus de son propre parlement jeudi dernier : on apprend aujourd’hui que seuls 20 députés sur 304 de son propre parti, le parti conservateur, soutenaient pleinement sa décision d’intervention aux côtés des États-Unis.

La France débattra de la question le mercredi 4 septembre. Pourrait-elle décider de frapper seule la Syrie ? Prérogative de la Ve république, rien n’interdit au président français de prendre la décision avant même la date du débat.

Espérons en tout cas que cette victoire du processus démocratique en Occident n’encouragera pas certains sur le terrain, de part et d’autre du conflit, à mettre en péril une fois de plus, les populations civiles, et tant qu’on y est, militaires également.

N. B. : Petit coup de chapeau au passage à la presse française qui est parvenue aujourd’hui à traduire dans son unanimité « high confidence », l’expression utilisée par John Kerry, l’équivalent d’un ministre des affaires étrangères aux États-Unis, par « forte certitude », alors qu’une explication était offerte sur la signification de l’expression dans la déclaration officielle :

A high-confidence assessment is the strongest position that intelligence analysts can take short of « confirmation ».

Autrement dit : un degré de confiance dans l’information un cran en-dessous de la « confirmation ».

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 30 AOÛT 2013

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Les révélations de Snowden ont-elles une influence sur la réponse de l’Occident à la situation en Syrie ?

– Washington Post : U.S. spy network’s successes, failures and objectives detailed in ‘black budget’ summary, le 29 août 2013

– Les InRocKs : Lettre de Bradley Manning à Barack Obama, le 22 août 2013

– Blog de PJ : Les langues se délient… à très grande échelle, le 21 août 2013

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Vidéo spéciale – À NOUVEAU AU SEUIL D’UNE GUERRE MONDIALE

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Comprendre l’économie oblige de se débarrasser de la « valeur »

La prétendue « Théorie de la valeur » d’Aristote : des Scolastiques à Paul Jorion, par Zébu
Paul Jorion : Le prix, 2010

Or pour comprendre l’histoire, l’« intention » ou la « volonté » ne valent guère mieux que la « valeur » pour comprendre l’économie

Paul Jorion : Principes des systèmes intelligents, 1989 ; 2012
Paul Jorion : Le secret de la chambre chinoise, 1999
Benjamin Libet
La chambre chinoise de John Searle

Expliquer l’histoire humaine par le rattrapage plutôt que par l’intention et la volonté

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LA REPRISE DE QOUSSAIR

En septembre de l’année dernière, dans un billet intitulé : Ne pas rater une bonne diversion si l’on en voit une, j’évoquais la querelle qui s’envenimait entre la Chine et le Japon à propos d’îlots inhabités revendiqués par les deux pays.

J’écrivais : « Nous nous disons que nous sommes assez idiots pour rechercher une diversion qui nous fasse oublier notre lâcheté devant l’attitude adoptée par nos dirigeants face au désastre économique et financier qui nous engloutit, en allant faire la guerre ailleurs, avec un quelconque de nos ennemis de toujours. »

L’intervention en ce moment-même du Hezbollah comme fer de lance dans la reprise de la ville syrienne de Qoussair, aux côtés de l’armée loyaliste, met en évidence qu’un mélange encore plus détonnant que celui de la guerre froide de jadis est en train de se mettre en place, où ce ne sont plus simplement l’Ouest et l’Est qui s’affrontent dans un vieil antagonisme ressuscité, mais l’Ouest et l’Est identifiés chacun à l’un des camps de l’ancien schisme islamique.

Un vote au parlement russe a-t-il un jour entériné l’alignement des citoyens russes avec la cause chiite ? Quand avons-nous décidé, de notre côté, qu’il est essentiel que le sunnisme soit déclaré vainqueur ?

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BAGDAD, HUB STRATÉGIQUE IRANO-SYRIEN, par Florian Vidal

Billet invité

Illustrée par les frappes aériennes israéliennes sur le territoire syrien, la guerre civile en Syrie a révélé une formidable logistique entre Téhéran et Damas. À ce jour, les pays occidentaux ont été incapables de briser cette coopération étroite où Bagdad est devenu un acteur incontournable dans le conflit actuel. Depuis la fin du régime de Saddam Hussein, il y a dix ans, Bagdad convulse toujours de ses divisions religieuses et ethniques. Les attentats, quotidiens, sont tombés dans l’oubli du torrent médiatique. La confrontation, certes latente, entre chiites et sunnites fait rage et dépend dorénavant d’un règlement plus global entre les deux autorités islamiques. L’absence d’une entité sunnite « centralisée » est compliquée par la rivalité haineuse entre l’Arabie des Séoud et la République islamique d’Iran.

Dans ce contexte, la visite de John Kerry à Bagdad, le 24 mars dernier, avait un but bien particulier : faire pression sur le gouvernement de Nouri al-Maliki. En l’occurrence, l’Irak est accusé de négligence voire de complicité dans la logistique mise en place entre Téhéran et Damas. Washington suspecte le gouvernement irakien de fermer les yeux devant les liaisons aériennes entre l’Iran et la Syrie. Les États-Unis ont sommé Bagdad d’accroître le contrôle sur les vols en provenance d’Iran et en direction du territoire syrien. Les Occidentaux estiment que ce trafic régulier entre les deux pays constitue un bol d’oxygène quasi-permanent pour les forces de Bachar el-Assad. John Kerry s’est montré quelque peu menaçant en précisant que Washington « observe ce que fait l’Irak ». Dès lors, les autorités irakiennes ont montré peu d’entrain à effectuer des missions de vérification. Jusque-là, les Irakiens ont effectué quelques contrôles, sans révéler le transport d’équipements militaires. Si l’Iran a protesté officiellement, les Irakiens ont affirmé à chaque reprise n’avoir trouvé que du matériel médical ou humanitaire. Est-ce que les Iraniens invitent les Irakiens à contrôler tel ou tel avion ? Ferment-ils les yeux s’ils découvrent des cargaisons d’armement ? Flou et épais, le mystère plane à l’image des relations qui se sont nouées entre Bagdad et Téhéran depuis une décennie.

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THE (fine) RED LINE, par Zébu

Billet invité

Le Monde a jeté hier un pavé dans la marre médiatique, du moins francophone, en titrant : « Alerte à l’arme chimique en Syrie ». Sachant qu’au début du mois dernier, les réactions des pays occidentaux avaient été très claires (« la ligne rouge à ne pas franchir »), ce type d’affirmation est pour le moins très sensible.

Le journal fait état d’informations issues de services de renseignements occidentaux. D’autres médias (anglophones) en ont déjà parlé quelques jours auparavant, précisant que l’information serait issue d’un câble diplomatique d’un consul général américain en Turquie. Ces informations parlent d’un gaz hallucinogène (BZ ou Agent 15), gaz incapacitant et non létal mais arme chimique néanmoins. D’autres informations, issues de journalistes syriens, en font aussi état mais dans une autre région qu’Homs, à Daraya, au sud de Damas. Le journaliste qui en rend compte parle lui de la sempiternelle tactique du régime de tester les lignes définies par les occidentaux, en utilisant certes une arme chimique mais non létale.

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LE PAPILLON ET LA PARTIE DE DOMINOS, par zébu

Billet invité

Le risque systémique vient soudainement d’apparaître aux yeux de nos dirigeants, qui constatent ébaubis l’étendue du champ des possibles en matière financière et économique : stupeur et (surtout) tremblements.

Ils devront néanmoins continuer de garder grandes ouvertes leurs mirettes car sur d’autres fronts, au niveau géopolitique et au Moyen-Orient, le risque systémique, c’est la Syrie : « […] Abdel Halim Khaddam affirme que l’état-major de l’armée syrien est conscient que le régime est fini ». Pour avoir dirigé la répression de la révolte des Frères musulmans de Hama en 1982 et avoir été le vice-président syrien de 2000 à 2005, il sait certainement de quoi il parle… De plus, la Ligue arabe vient de décider d’exclure la Syrie d’el-Assad et enjoint l’opposition à se réunir au Caire pour préparer l’après-régime. Or, si ce régime tombe, de profondes transformations pourraient voir le jour au Moyen-Orient, région de la plus haute importance géopolitique.

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