Archives par mot-clé : Syrie

Conférence de presse de Trump sur le Moyen-Orient

À l’instant :

Nous avons dépensé trop d’argent, nous avons perdu trop de vies, en nous mêlant de guerres tribales millénaires dont l’enjeu n’était que des déserts de sable. Nous avons sécurisé l’accès aux champs pétrolifères. Je viens de parler au général Mazloum Abdi, il m’a transmis la reconnaissance du peuple kurde pour ce que nous venons d’accomplir (sic).

Pendant ce temps-là, trente députés Républicains ont occupé la salle  du Congrès où allait déposer, dans le cadre de la commission d’impeachment, Laura Cooper, « Deputy Assistant Secretary of Defense for Russia, Ukraine, and Eurasia », tentant de rendre impossible sa déposition.

P.S. Je ne sais pas si vous partagez ma façon de voir les choses, mais on vit une époque à ce point formidable que j’ai de plus en plus le sentiment de n’être que le personnage d’un roman de Philip K. Dick. (Est-ce moi qui devient vieux ou est-ce plutôt le monde autour de moi qui succombe à une attaque de démence sénile ?)

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Syrie : Trump en général calamiteux

Comme je vous le signalais le 11, il y a cinq jours, si le soutien à Trump du côté Républicain se lézarde ce n’est ni parce qu’il est un tyran (ça ne les dérange pas, ça convient plutôt à la plupart), ni parce qu’il est un homme d’affaires véreux (une qualité qui se trouve dans les gènes du Parti), mais c’est parce qu’il est un général calamiteux.

Trump s’est dit : « Si je me débarrasse des Kurdes, bonne affaire : une ‘guerre tribale’ (son expression) en moins ! » Manque de pot, comme Trump renversait l’alliance US avec les Kurdes, ceux-ci – pas tout à fait suicidaires – ont fait la même chose en se mettant d’accord avec Bachar el-Assad. Résultat : les troupes russes ont remplacé les troupes américaines dans le Nord de la Syrie . Et ça, ça ne plaît pas aux élus Républicains.

Du coup, une résolution bipartite Démocrates et Républicains sera votée aujourd’hui à la Chambre et au Sénat, qui s’oppose au retrait des troupes US du Nord-Est de la Syrie, exige du Président turc Erdogan qu’il mette fin immédiatement aux opérations militaires, réclame un retour du soutien US aux populations kurdes et demande que les États-Unis définissent une politique claire en vue d’une « défaite durable de Daesh ».

Trump pourra toujours mettre son veto. Mais ce serait face à une résolution qui sera probablement votée à l’unanimité par les élus Républicains. Il ne serait plus question cette fois seulement de « lézardes » dans leur soutien à Trump, général de pacotille. Je vous tiens au courant.

16 octobre, 21h45 : « La Chambre a adopté une résolution lors d’un vote à une écrasante majorité bipartite qui a fustigé la décision de Trump de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie – une décision annoncée le 6 octobre qui a trouvé peu de défenseurs sur la Colline du Capitole. Le vote a été de 354 voix contre 60 ».

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Syrie : L’« incomparable sagesse » de Trump toujours aux manettes !

J’écrivais mardi dernier, le 8, dans « Union sacrée contre Trump », à propos de la décision du Président de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie :

Que sa décision bénéficie essentiellement à Daesh, à Bachar el-Assad et à l’allié de celui-ci, Poutine, ne semble pas l’avoir effleuré. À moins bien sûr qu’il s’agisse précisément là du but de la manoeuvre…

Depuis, les Kurdes se sont cherché et ont trouvé un autre allié : Bachar el-Assad, dont les troupes sont entrées dans les principales villes du Rojava.

M. Poutine doit être ravi du tour des événements. Continuer la lecture de Syrie : L’« incomparable sagesse » de Trump toujours aux manettes !

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Union sacrée contre Trump

Malgré le très mauvais climat entre Démocrates et Républicains, l’union sacrée s’est faite aujourd’hui devant la décision de Trump de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie, permettant à la Turquie d’y lancer une offensive qui balaierait les troupes kurdes, pourtant qualifiées d’alliées dans le combat contre Daesh.

Il faut dire que la justification de sa décision par Trump ce matin dans un tweet était du plus haut pittoresque :

Il est temps pour nous de nous extraire de ces Guerres Sans Fin ridicules, beaucoup d’entre elles étant tribales, et ramener nos soldats à la maison. NOUS NOUS BATTRONS LÀ OÙ C’EST DE NOTRE INTÉRÊT, ET NOUS LUTTERONS UNIQUEMENT POUR GAGNER.

Que sa décision bénéficie essentiellement à Daesh, à Bachar el-Assad et à l’allié de celui-ci, Poutine, ne semble pas l’avoir effleuré. À moins bien sûr qu’il s’agisse précisément là du but de la manoeuvre…

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Les États-Unis retirent leurs troupes de Syrie

La décision du Président américain de retirer la totalité des troupes américaines de Syrie, à l’encontre de l’opinion unanime de son état-major et de ses conseillers à la Maison-Blanche, n’aura aucun effet sur le terrain. Elle aura cependant une conséquence importante pour la politique domestique des États-Unis : elle précipitera l’élimination de Donald Trump à la tête du pays.

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C’est le matin et nous ne sommes pas morts…

C’est le matin et nous ne sommes pas morts. J’avais cependant comme un très mauvais pressentiment au moment d’aller me coucher. Les frappes US, britannique et française auraient lieu une heure plus tard.

Pourquoi le choix d’Adamo comme arpège pour le monde allant peut-être à sa fin ? Probablement parce que ses premières chansons ont accompagné pour moi l’entrée dans la vraie vie : les premiers slows des premières surprise-parties.

P.S. Une preuve de plus au dossier de ceux qui, comme moi – vous avez été nombreux à me le reprocher -, n’ont pas cru une seconde à une alliance possible entre PS et Parti de Gauche lors de la campagne présidentielle française : Benoît Hamon en faveur des frappes, Jean-Luc Mélenchon du côté de Moscou, comme cela se dessinait déjà.

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Dans le monde, heureusement tout va bien !

Syrie : combats impliquant la Russie dans un camp, les États-Unis dans l’autre. Passes d’armes par ailleurs entre Israël et l’Iran. La presse nous informe heureusement de « contacts intensifiés entre Israël et la Russie ».

Nous voilà donc entièrement rassurés : pas de souci du côté de la Syrie ! Et du côté de la Corée, non plus : là aussi tout s’arrange. Touchons du bois et préoccupons-nous surtout de choses qui vont vraiment mal comme la Bourse !

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Piqûre de rappel – SYRIE : POUR EN FINIR AVEC CETTE HISTOIRE DE GAZODUCS, par Cédric Mas, le 6 janvier 2017

Alternative facts, post-vérité, intox ! n’en jetez plus ! Publié originellement ici le 6 janvier.

Billet invité.

L’histoire est entendue, la guerre civile qui ensanglante depuis plus de 5 ans la Syrie ne peut avoir que des origines secrètes – cachées par les médias occidentaux – et qu’il faudrait chercher dans les tréfonds de ces âmes avilies par l’argent et le vice que l’on rencontrerait à foison sous les turbans arabes ou les chapeaux de cow-boys texans.

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Les fausses symétries géopolitiques

À quelqu’un qui m’écrit ce soir,

Il faut écouter M. N. Lienemann lorsqu’elle dit « lorsque j’ai annoncé ma candidature, des personnes de l’Ambassade ont souhaité me rencontrer. » […] Dénoncer une infiltration russe dans la présidentielle française, alors que l’infiltration américaine est largement étendue avec les écoutes, ne tient guère la route. C’est mon avis personnel.

je réponds :

Vous avez raison : les positions des Russes et des Américains sont symétriques. Mais nous aurions tort de nous laisser attendrir par la balourdise des Russes, que nous avons une tendance naturelle à considérer comme un signe qu’ils seraient du côté des perdants de toujours et méritant du coup notre sympathie : leur soutien à Bachar El-Assad les situe au contraire aujourd’hui, et de manière impardonnable, du côté des tyrans de toujours.

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Le temps qu’il fait le 7 avril 2017

La guerre

« Se débarrasser du capitalisme est une question de survie »

France Culture, La Grande table (2ème partie), Paul Jorion, le 5 avril 2017

La taxe « Sismondi » sur les robots

Philippe Poutou

Trends – Tendances, Pourquoi une « taxe robots » ?, par Paul Jorion, le 30 mars 2017

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Le Proche-Orient « compliqué » comme métaphore des limites de la rationalité de l’espèce, par Roberto Boulant

Billet invité

En attendant d’être surpassé par la prochaine guerre en mer de Chine, en Afrique centrale ou dans les pays baltes, le Proche-Orient et plus particulièrement le conflit syrien, offrent l’exemple de ce qui se fait de mieux en termes de folies sur cette planète. Une véritable carte de visite pour homo-sapiens, infiniment plus fidèle à la réalité que notre CV embarqué sur les sondes Pionner 10 et 11 (même si la représentation incomplète des parties génitales sur le dessin représentant la femme, en dira beaucoup sur notre psychologie à d’éventuels extra-terrestres).

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C’est l’été… on a le dos tourné dix minutes et on se retrouve avec une guerre mondiale sur les bras !

Vous souvenez-vous de la Seconde guerre mondiale ?

Je vous la rappelle en deux mots. Il existait un axe fasciste composé de méchants vraiment très mauvais. Si mauvais que tout le reste du monde (dont nous à très juste titre) s’est uni pour leur tomber dessus à bras raccourcis. Les méchants ont fini par prendre une raclée bien méritée.

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Si ça vous démange de repousser l’Oncle Sam, allez donc en Syrie !, par M. K. Bhadrakumar

La traduction par Timiota de Hello, want to push back at Uncle Sam? Then go to Syria, par M. K. BHADRAKUMAR, le 18 août 2016 (Asia Times).

La visite récente du président turc Recep Erdogan à St Petersbourg pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine, ajouté au premier décollage de chasseurs-bombardiers russes d’une base iranienne pour frapper des cibles syriennes, ainsi qu’à la visite en préparation d’Erdogan en Iran probablement au cours de la semaine prochaine, voilà qui pointe l’émergence d’une troïka Turquie-Iran-Russie autour de la Syrie. Continuer la lecture de Si ça vous démange de repousser l’Oncle Sam, allez donc en Syrie !, par M. K. Bhadrakumar

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