Archives par mot-clé : Taxe Sismondi

L’Écho, Paul Jorion et Bruno Colmant: « La situation est grave. En l’absence de solutions, c’est la rue qui décidera », le 22 juin 2019

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Paul Jorion et Bruno Colmant : « La situation est grave. En l’absence de solutions, c’est la rue qui décidera »

Paul Jorion et Bruno Colmant évoquent les défis sociaux et climatiques ainsi que la montée des populismes. Et ils parlent d’une certaine urgence.

©Kristof Vadino

Bruno Colmant, professeur de finance et membre de l’Académie royale de Belgique et Paul Jorion, anthropologue et professeur associé des facultés de l’Université catholique de Lille, se sont rencontrés pour la première fois en 2009 lors d’une émission de radio de la RTBF. Depuis lors, ils aiment débattre et échanger leurs idées.  

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Taxe Sismondi (« taxe-robot ») : du renfort !

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Un article en anglais défend une taxe sur la richesse créée par les robots : « SHOULD ROBOTS PAY TAXES? TAX POLICY IN THE AGE OF AUTOMATION » par RYAN ABBOTT et BRET BOGENSCHNEIDER.

C’est la première fois que je vois un article en anglais à ce sujet. Si vous en connaissez d’autres (ou dans d’autres langues), soyez gentils de le signaler dans la discussion ici.

Résumé : Les technologies existantes peuvent déjà automatiser la plupart des fonctions de travail, et le coût de ces technologies diminue alors que le coût de la main-d’œuvre humaine augmente. Ceci, combiné aux progrès continus de l’informatique, de l’intelligence artificielle et de la robotique, a conduit les experts à prédire que l’automation entraînerait d’importantes pertes d’emplois et aggraverait l’inégalité des revenus. Les décideurs politiques débattent activement de la manière de traiter ces problèmes, la plupart des propositions se concentrant sur l’investissement dans la formation les travailleurs à de nouveaux types d’emplois, ou sur l’investissement dans les prestations sociales pour redistribuer les gains de l’automation.

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Université Catholique de Lille, Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? Les conséquences d’une mécanisation bientôt totale, le 2 avril 2019

-Le travail disparaîtra entièrement en raison de l’automation : robotisation, logicièlisation et Intelligence Artificielle
-Il convient de séparer une fois pour toutes l’obtention de revenus par les salariés d’aujourd’hui du travail effectué en échange
-Ma proposition (2012) d’une taxe Sismondi : la mécanisation est un gain pour le genre humain tout entier, à partager entre tous
-Deux approches possibles : soit le revenu universel de base, soit le « service universel de base » assurant à chacun la gratuité pour l’indispensable

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Le Média, COMMENT LES « ÉLITES » NOUS MÈNENT AU DÉSASTRE – PAUL JORION, le 8 janvier 2018

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Kurt Vonnegut : Player Piano (New York : Scribner 1952) – Extrait

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Pages 18 et 19.

    « Kuppo ! » dit le Shah, secouant la tête.
    Khashdrar rougit, et traduisit mal à l’aise, d’un air de s’excuser. « Shah dit : ‘Communisme’. »
    « Pas Kuppo ! » dit Halyard avec véhémence. « Le gouvernement n’est pas propriétaire des machines. Il taxe tout simplement la part des revenus de l’industrie qui allait autrefois au travail, et la redistribue. L’industrie appartient et est gérée par des personnes privées, et coordonnée – pour éviter le gaspillage qui découle de la concurrence – par un comité de dirigeants du secteur privé, pas par des politiques. En éliminant l’erreur humaine par la mécanisation, et la concurrence inutile par l’organisation, nous avons considérablement élevé le niveau de vie de l’individu moyen. »
    Khashdrar interrompit sa traduction. Il fronçait les sourcils avec perplexité. « S’il-vous-plaît, cet individu moyen, il n’y a pas d’équivalent dans notre langue, je crains bien. »
    « Vous savez », dit Halyard, « l’homme ordinaire c’est, eh bien, ‘tout le monde’ – comme ces travailleurs qu’on a vus sur le pont, le type dans la vieille bagnole qu’on a croisée. Le petit bonhomme, pas une lumière mais le coeur sur la main, sans chichis, ordinaire, une personne dans la vie de tous les jours. »
    Khashdrar traduisit.
    « Aha ! », dit le Shah, opinant du bonnet : « Takarou ! »
    « Qu’est-ce qu’il a dit ? »
    « Takarou », dit Khashdrar. « Esclave. »
    « Pas Takarou », dit Halyard, s’adressant directement au Shah : « Ci-toy-en. »
    « Ahhhhh », dit le Shah, « Ci-toy-en ». Il souriait tout heureux. « TakarouCi-toy-en. Ci-toy-enTakarou. »
    « Pas Takarou ! » dit Halyard.
    Khashdrar haussa les épaules. « Dans le pays du Shah, il n’y a que l’Élite et les Takarou. »

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Alter-échos, Le travail, grand impensé de notre société : Pascal Chabot et Paul Jorion

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Le travail, grand impensé de notre société

Martine Vandemeulebroucke

La robotisation et le développement de l’intelligence artificielle ne suscitent pas seulement des inquiétudes pour le marché de l’emploi. Le remplacement de l’homme par la machine interroge sur la place du travail dans nos représentations sociales, mentales, sur la spécificité du travail humain. Sommes-nous prêts à encaisser ce « tsunami » social ? Eléments de réponses avec le philosophe Pascal Chabot et Paul Jorion, anthropologue et expert en intelligence artificielle.
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Aznavour et la fin des dinosaures, le 1er octobre 2018 – Retranscription

Retranscription de Aznavour et la fin des dinosaures, le 1er octobre 2018. Merci à Eric Muller !

Bonjour, nous sommes le 1er octobre 2018.

« Que vivons-nous ? Pourquoi vivons-nous ?
Quelle est la raison d’être ?
Tu es vivant aujourd’hui, tu seras mort demain
Et encore plus après-demain »

Vous avez reconnu quelques vers de la chanson de Charles Aznavour qui s’appelle Les deux guitares. C’est cette chanson que j’ai voulu mettre sur mon blog pour résumer cette personne, et aussi quelques très très belles scènes du film de Truffaut Tirer sur le pianiste.

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Une économie plus redistributive est-elle possible ? à la Sorbonne, le 31 mars 2018

Retranscription de Une économie plus redistributive est-elle possible ? à la Sorbonne, le 31 mars 2018, le 17 août 2018

Paul Jorion – En français, ça a été appelé Fuck work !. Le chercheur, qui s’appelle James Livingston, aurait voulu qu’on l’appelle comme ça en américain. Bien sûr, on ne peut pas. Il souligne que dans les années 60 déjà, on s’est réuni aux États-Unis, et c’était à l’initiative de Nixon – c’était un peu inattendu, le président Nixon- et on a commencé à réfléchir au fait qu’on voyait, à l’horizon qui se profilait, le fait qu’il faudrait dissocier la question des revenus de celle du travail effectué par les personnes. Et donc, on est dans les années 60 – donc c’est il y a très longtemps, c’est il y a plus de 50 ans – et malheureusement, je dirais, cette approche un peu visionnaire, on en avait déjà déjà vu quelque chose, et depuis on l’a mise entre parenthèses.

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Faut-il instaurer une taxe-robot ? à la Sorbonne, le 31 mars 2018 – Retranscription

Retranscription de Faut-il instaurer une taxe robot ? à la Sorbonne, le 31 mars 2018

Paul Jorion – Je ne l’ai pas appelée la « taxe robot », je l’ai appelée la « taxe Sismondi ». Et pourquoi ? Parce qu’il y avait ce socialiste de la première heure, Jean de Sismondi qui avait fait la réflexion suivante, à l’époque du luddisme justement, au moment où des gens cassaient des machines. Ça s’est passé dans un contexte un peu plus compliqué que celui qu’on raconte mais ça n’a pas d’importance. Il a dit la chose suivante. Il a dit : « Il est vrai que la machinisation – le remplacement de l’homme par la machine -, la mécanisation, c’est un processus historique ; il n’y a pas de raison qu’il y ait des gens qui en bénéficient et d’autres qui en soient les victimes. » Continuer la lecture de Faut-il instaurer une taxe-robot ? à la Sorbonne, le 31 mars 2018 – Retranscription

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