Archives par mot-clé : Taxe Sismondi

Pendant le Covid, la concentration de la richesse se poursuit. Explication

1 – Comment expliquer la flambée des patrimoines, par temps de crise sanitaire  ? La détention d’actions permet en ce…

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L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ?

L’intervention que je ferai demain au Colloque organisé par le groupe socialiste, écologiste et républicain du Sénat : L’argent, la dette et la Gauche. Faut-il avoir peur de la dette publique ? Pour les personnes qui souhaitent suivre le colloque, voici le lien vers l’évènement facebook sur la page du groupe socialiste et un “live” sera diffusé à partir de 9h00.

Pour fonctionner, pour rendre les services attendus de lui, comme l’éducation, la police et la justice, la défense des frontières, pour pallier partiellement les inégalités dues au hasard, pour venir en aide aux plus démunis,  l’État a besoin d’un budget, d’un Trésor. Alimentent celui-ci les revenus des biens nationaux et l’impôt.

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La culture du CAC 40, par Chantal Montellier et Paul Jorion

Bonne question, qui demande la bonne réponse : “Le CAC 40 a-t-il une nature ? Une nature qui ferait que sa culture serait de produire des dividendes plutôt que des emplois ?”

Le CAC 40 est un indice boursier, reflétant la bonne santé boursière de 40 entreprises françaises parmi les plus prospères. La bonne santé boursière, c’est le prix des actions, lequel reflète la perspective de gras dividendes (c’est là la manière dont les analystes financiers évaluent le “fondamental” = le prix objectif d’une action = la somme escomptée (“actualisée”) des dividendes à venir).

En 2014, le MEDEF avait dit au gouvernement : “100 milliards de dégrèvements fiscaux et nous créons 1 million d’emplois”. J’avais répondu aussitôt par une chronique dans Le Monde : “Il n’y a pas de mécanisme connu qui transforme un dégrèvement fiscal pour une entreprise en création d’emplois par elle”.

Pourquoi ? Parce que la richesse est de plus en plus générée par du capital et de moins en moins par du travail. C’est quoi ce capital engendrant de la richesse ? Ce sont des robots, ce sont des logiciels, c’est du numérique, ce sont des algorithmes. Consentez un dégrèvement fiscal à une entreprise, elle l’investit en numérique et produit de la richesse. Et cette richesse, elle la redistribue en dividendes. Sans salaires à devoir payer, car la main d’œuvre est de plus en plus fantomatique.

Ce que Gattaz aurait dû dire, s’il avait été honnête, c’est : “100 milliards de dégrèvements fiscaux et nous multiplions les dividendes par deux !”, parce que là, oui, le mécanisme est connu : c’est celui que je viens de décrire. Ma chronique dans Le Monde avait paru le 10 février. De manière révélatrice, quatre semaines plus tard, le 6 mars, Gattaz accordait un entretien à Challenges, que la rédaction intitulait candidement “Les allègements de charges pourront servir à verser des dividendes”.

La solution ? Ma “taxe Sismondi” (9 ans d’âge), encore appelée “taxe-robot” : imposer les robots, logiciels, algorithmes, qui travaillent à la place des travailleurs d’autrefois, et leur faire contribuer ce qui doit être leur quote-part de la richesse nationale au financement de l’État-Providence, plutôt que de générer des dividendes de plus en plus gras à l’intention de ceux qui, de l’argent, ne savent déjà pas quoi en faire.

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Vidéo – Liège, Solidarités renforcées : mon intervention, le 11 octobre 2019

50 ans de Laïcité à Liège. Personne n’a regardé ça ! Pourtant, tout y est dit !

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Université catholique de Lille, ETHICS, Cycle de 6 visioconférences : L’Après-Covid 19, 5. L’Europe et la France, le 21 octobre 2020

1. La pandémie, le 16 septembre 2020

2. L’économie, le 30 septembre 2020

3. L’environnement, le 7 octobre 2020

4. La géopolitique, le 14 octobre 2020

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Un coup de pouce pour la taxe Sismondi

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Ma suggestion d’une “taxe Sismondi” sur la valeur ajoutée par les machines date d’une chronique que j’avais publiée en 2014 dans Le Monde : La grande transformation du travail. Benoît Hamon avait repris la proposition dans son programme de campagne présidentielle. Depuis, il avait aussi été question d’en débattre au Parlement européen mais après moult roulements de tambour, le moment venu, la rapporteuse de la proposition l’avait retirée, en raison du tollé qu’elle aurait causé, avait-elle alors déclaré.

Dans une tribune libre du quotidien financier belge L’Écho, l’économiste belge Étienne de Callataÿ en reparle. Il écrit ainsi, le 8 février, dans Assurer la sécurité sociale :

Le financement du futur pour la sécurité sociale devra incorporer une taxe Sismondi sur la valeur ajoutée non humaine, une responsabilisation des employeurs pour les métiers pénibles et le reclassement des employés remerciés, l’internalisation du coût de la pollution et un ajustement fiscal aux frontières pour empêcher la course au moins-disant social et environnemental.

“Petit à petit, l’oiseau fait donc son nid…”

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L’avenir de l’homme est-il la femme ?, par Cédric Chevalier

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La Première ministre finlandaise plaide pour une semaine de 4 jours de 6 heures

Oui, c’est de la décroissance.

Et ça réduit l’empreinte écologique et climatique.

À condition de réduire le salaire et donc la consommation et donc la production et donc le transport et donc l’extraction des ressources naturelles et la pollution in fine.

À condition de rendre gratuit l’essentiel, comme Paul le propose. Via la logique des communs.

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LIège, La mobilisation solidaire : un idéal citoyen, le 11 octobre 2019

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Je parle de choses dont j’ai l’habitude de parler : concentration de la richesse, disparition du travail, intelligence artificielle, mais aussi de questions que j’évoque rarement : laïcité (c’était le cadre : les 50 ans du Centre d’action laïque de la province de Liège), islam, chrétienté, Israël.

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L’Écho, Paul Jorion et Bruno Colmant: “La situation est grave. En l’absence de solutions, c’est la rue qui décidera”, le 22 juin 2019

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Paul Jorion et Bruno Colmant : “La situation est grave. En l’absence de solutions, c’est la rue qui décidera”

Paul Jorion et Bruno Colmant évoquent les défis sociaux et climatiques ainsi que la montée des populismes. Et ils parlent d’une certaine urgence.

©Kristof Vadino

Bruno Colmant, professeur de finance et membre de l’Académie royale de Belgique et Paul Jorion, anthropologue et professeur associé des facultés de l’Université catholique de Lille, se sont rencontrés pour la première fois en 2009 lors d’une émission de radio de la RTBF. Depuis lors, ils aiment débattre et échanger leurs idées.  

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Taxe Sismondi (“taxe-robot”) : du renfort !

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Un article en anglais défend une taxe sur la richesse créée par les robots : “SHOULD ROBOTS PAY TAXES? TAX POLICY IN THE AGE OF AUTOMATION” par RYAN ABBOTT et BRET BOGENSCHNEIDER.

C’est la première fois que je vois un article en anglais à ce sujet. Si vous en connaissez d’autres (ou dans d’autres langues), soyez gentils de le signaler dans la discussion ici.

Résumé : Les technologies existantes peuvent déjà automatiser la plupart des fonctions de travail, et le coût de ces technologies diminue alors que le coût de la main-d’œuvre humaine augmente. Ceci, combiné aux progrès continus de l’informatique, de l’intelligence artificielle et de la robotique, a conduit les experts à prédire que l’automation entraînerait d’importantes pertes d’emplois et aggraverait l’inégalité des revenus. Les décideurs politiques débattent activement de la manière de traiter ces problèmes, la plupart des propositions se concentrant sur l’investissement dans la formation les travailleurs à de nouveaux types d’emplois, ou sur l’investissement dans les prestations sociales pour redistribuer les gains de l’automation.

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Université Catholique de Lille, Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? Les conséquences d’une mécanisation bientôt totale, le 2 avril 2019

-Le travail disparaîtra entièrement en raison de l’automation : robotisation, logicièlisation et Intelligence Artificielle
-Il convient de séparer une fois pour toutes l’obtention de revenus par les salariés d’aujourd’hui du travail effectué en échange
-Ma proposition (2012) d’une taxe Sismondi : la mécanisation est un gain pour le genre humain tout entier, à partager entre tous
-Deux approches possibles : soit le revenu universel de base, soit le « service universel de base » assurant à chacun la gratuité pour l’indispensable

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