La Troïka, les banques et nous, par Zébu

Billet invité.

Le documentaire qu’Arte a diffusé ce mardi, « Puissante et incontrôlée : la Troïka », est un très bon documentaire.

D’abord parce qu’il est réalisé par une chaîne franco-allemande, que c’est une production allemande et qu’il est présenté par un journaliste allemand, en allemand [1]. Ce type de documentaire participe justement à cette nécessité de ‘parler aux Allemands’, sur ce qu’est la réalité et non sur ce qu’en disent leurs représentants élus ou leurs medias. Il n’est alors pas plus étonnant qu’avec un tel matraquage idéologique seulement 21% des Allemands soient d’accord avec l’accord récemment dessiné avec la Grèce (et ‘seulement’ 36% pour ceux proches de Die Linke) …

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On ose spéculer sur la faim… et sur le reste, par Serge Boucher

Billet invité.

Oxfam France dénonce la spéculation sur le marché des matières premières agricoles, qui « aggrave la volatilité des prix alimentaires » et « [met] en péril le droit à l’alimentation de centaines de millions de personnes », et la presse relaie cette juste indignation. C’est vraiment le moins qu’elle puisse faire.

On peut cependant se demander s’il est justifié de ne s’intéresser qu’aux denrées alimentaires. En effet, d’un point de vue purement technique, la spéculation sur les produits agricoles n’est pas très différente des autres.

Émettons l’hypothèse que les paris de la finance sur les futures de silicium augmentent la volatilité des prix de cette matière première, et que ceci entraîne une augmentation faible mais réelle des prix de tous les appareils électroniques vendus dans le monde. Certes, que l’acheteur d’un iPhone 6 Plus doive débourser un tout petit peu plus pour acquérir son joujou est l’archétype du « problème de riche », et ne saurait, fort heureusement, susciter la même indignation que la mise en péril de l’alimentation de centaines de millions d’êtres humains.

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Une enfant de 5 ans prépare son lit…

Enfant de 5 ans

Pendant ce temps-là, sur mon propre blog, un commentateur écrit :

Ce que j’ai essayé d’exprimer, c’est que la spéculation au sens général du terme fait partie de l’être humain, qu’elle est bénéfique mais comme tout mécanisme puissant, il faut des systèmes de contrôle et de sécurité pour empêcher les dérives et accidents.

Moi :

Il faudra un jour faire le calcul exact [du coût de la spéculation], je dirais moi au pifomètre que cela représente 40 % du total, mais si le chiffre réel dépassait les 50%, je ne serais pas exagérément surpris. Vous imaginez l’économie que représenterait une interdiction ? Vous imaginez aussi du coup le peu d’intérêt de simplement séparer les activités de spéculation des autres (le coût global reste le même), ou d’interdire certains instruments financiers (je vous reconstruis en un quart d’heure le même instrument sous forme « synthétique » à partir d’instruments toujours autorisés) ?

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« La spéculation, mon bon Monsieur, mais ça a toujours existé ! » – Non ! Et d’ailleurs, ça suffit !, par Zébu

Billet invité.

« Imaginez …

Des baguettes que vous pourriez acheter 24h/24h, de formes différentes, avec des goûts et des couleurs variées, des baguettes vendues partout, jusque dans les stations-service ou les laveries automatiques… imaginez que vous puissiez ainsi accéder comme et quand vous le voudriez à ce que vous souhaitez vraiment.

En échange de cela, nous négocions pour vous les prix de ces baguettes, selon la loi de l’offre et de la demande sur des marchés interconnectés, à New York ou à Hong-Kong et nous garantissons ainsi, pour vous, cet accès illimité »

Ce que ne dira cependant pas votre interlocuteur, c’est que le prix ainsi négocié est un prix purement spéculatif, qui quand il fonce à la hausse, c’est le consommateur qui raque, et qui quand il fonce à la baisse, ce sont les producteurs qui écopent. Et que l’ardoise est refilée aux États – c’est-à-dire aux contribuables – quand la spéculation en arrive à un point tel que tous les ‘acteurs de marchés’ se débinent, la baguette avec, parce qu’« il n’y a plus de prix » pour la farine : parce que les acheteurs potentiels ne sont pas prêts à payer le prix qu’exigent les vendeurs, et que pendant ce temps là, les producteurs de blé doivent attendre avant de vendre et les consommateurs doivent attendre avant de manger. Si bien que les États son forcés d’intervenir, forcés de s’endetter pour pouvoir le faire, forcés d’augmenter les impôts ou de tailler à la hache dans les budgets publics pour maintenir ces marchés en vie.

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Interdiction des paris sur les fluctuations de prix, par Timiota

Billet invité.

Quel homme affirmerait qu’une technique mystérieuse à tous n’en est pas moins un bien pour l’humanité ?  En 1200 et quelques, voilà pour le dire un marchand de soie du Levant que croisait Marco Polo: Car lui profite de l’ignorance du fameux ver à soie dans la civilisation du couchant pour créer un échange, dont nul ne se plaint.

Mais la caravane du marchand a contracté la danse de Saint-Guy : dans le globe bien plus communiquant et capillaire du XXIe siècle, c’est la métaphore biologique de l’immunité et du virus qui prend la main. Le virus cache son information, mais en propage le principe. En 2015, alors que l’ignorance des uns autant que la connaissance des autres quant à la technique financière a maintenant pour cadre un monde immatériel — donc dépourvu d’une stabilisation naturelle par l’échange –, l’Etat français a laissé proliférer depuis 1885, et comme d’autres alors, un virus qui mute trop rapidement pour être tolérable. Nul Ebola ici, son nom s’énonce en six mots: « paris sur les fluctuations de prix« . Comme en biologie, un « bout de programme » de notre ADN de commerçant calculateur disséqué par Fernand Braudel, « programme » utile jusqu’à avoir précocement tissé des réseaux mondiaux, est devenu viralement hyperactif et épidémiologiquement nuisible.

La spéculation du type des « paris sur les fluctuations de prix« , dont parle cet appel est bien comparable à celle d’un « virus ».

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 19 DÉCEMBRE 2014 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 19 décembre 2014. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, on est vendredi, le 19 décembre 2014. Et vous avez peut-être vu, l’autre jour, il n’y a pas tellement longtemps, j’ai fait un billet qui s’appelait, euh je sais plus comment ça s’appelait, mais c’était à propos du film « Total Recall », un film de Paul Verhoeven qui avait été fait d’après une petite nouvelle de Philip K. Dick. C’est donc l’histoire de ce gars qui [s’adresse] à une firme qui fait du logiciel et qui offre aux gens de leur faire vivre des aventures extraordinaires par un implant d’un logiciel dans leur tête. Et alors, les choses tournent mal très rapidement, mais le gars ne sait plus si le fait que ça tourne mal, ça fait partie du scénario qu’on lui a mis dans sa tête, et alors l’histoire démarre sur des chapeaux de roues, parce qu’il finit par se retrouver à la tête d’une rébellion sur la planète Mars, donc c’est vraiment pas mal ! Si c’est ça qu’il a acheté, eh bien il en a pour son argent !

Et j’ai repensé à ça parce que je voyais le journal et je regardais ce qui se passait ! Et je me disais : « Est-ce qu’il y a… » Vous savez, il y a un débat, j’avais dit un truc, je ne sais plus ce que c’était non plus, à propos de Dieu qui n’existe probablement pas, « Ce n’est pas Dieu qui nous sauvera ! », et il y a un long débat qui a eu lieu parce qu’une autre personne a voulu parler de ça, mais on se pose quand même la question : est-ce qu’il y a quelqu’un, vraiment, quelque part, qui essaye de nous épater, qui essaye de faire que les bras nous en tombent le maximum possible, qu’on se dise : « Non, ça c’est pas possible, je n’ai pas encore vu ça, c’est pas possible que ça aille dans cette direction-là, c’est trop fort ! »

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Le temps qu’il fait, le 19 décembre 2014

Sur Dailymotion, c’est ici.

Blog de PJ : La tentation de l’interprétation « Total Recall », le 16 décembre 2014

Blog de PJ : Ce n’est pas Dieu qui nous sauvera, le 25 novembre 2014

Blog de PJ : Pour en finir une fois pour toutes avec ce débat sur Dieu, par Un chrétien de gauche, le 11 décembre 2014

Ubik (1969) par Philip K. Dick

Blog de PJ : Après la grève…, par Serge Boucher, le 18 décembre 2014

Blog de PJ : interdiction des paris sur les fluctuations de prix

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Propositions de lois pour changer le monde, par François Fièvre

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Loi 1. La robotique comme bien commun

Toute technologie permettant l’augmentation de la productivité du travail humain ne peut faire l’objet d’un brevet. La force de travail humaine étant un bien commun, les technologies visant à augmenter celle-ci sont un bien commun ne pouvant faire l’objet d’une propriété privée. C’est une loi rétroactive, qui revient à casser les brevets d’une large part de l’industrie mondiale.

Pb : en dehors même du bras de fer avec les TGE sur le sujet, l’application de cette loi sur le seul territoire national comporterait des problèmes d’harmonisation du droit intellectuel international.

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Flexi sécurité, par Isabelle Joly

Texte et musique isabelle joly
Interprétation à la guitare, arrangements : vincent arroua
Enregistré au studio 26 à Antibes, par fred betin le 14 juin 2014
coach vocal marc levy

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 20 JUIN 2014

Sur dailymotion, c’est ici.

Argentine

rts.ch, En ligne directe, Spéculer sur la dette d’États en difficulté, le 20 juin 2014

Monnaie

Paul Jorion : De la démesure économique à la résilience monétaire : fondements anthropologiques et relativité de la croissance

Silvio Gesell (1862 – 1930) : Un, Deux, Trois, Quatre, Cinq.

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HSBC, BNP Paribas : Les banques blanchissent grave !, par Zébu

Billet invité.

Cela n’a pas vraiment fait la une des media français, qui ont pourtant largement ‘porté’ le sujet BNP pendant des jours, en dehors de quelques uns et surtout du Monde, qui annonçait hier rien moins que : « Affaire HSBC : les dessous d’une gigantesque fraude fiscale », avec en intertitre au sein de l’article : « HSBC ‘SUSCEPTIBLE D’ÊTRE MISE EN EXAMEN’ ».

Forcément, dans le contexte actuel de ‘bras de fer’ entre Paris et Washington sur une banque française majeure, dévoiler une telle information sur le sujet de la fraude fiscale concernant une grande banque britannique, une des plus importantes banques européennes avec UBS (laquelle est elle aussi concernée et ce depuis 2013), on aurait dû s’attendre à une flopée d’articles sur ces banques étrangères qui viennent jusque dans nos bras effectuer des démarches illicites et font rien qu’à égorger nos recettes et nos budgets (Aux armes citoyens !).

Mais là, rien ou quasi. Des articles, un reportage à la télé au journal de 20h sur la fraude fiscale révélée par des ‘personnalités politiques’, bien connues par ailleurs de la justice, sans plus.

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Une étape décisive dans la lutte contre la finance-casino !, par Jacques Seignan

Billet invité.

Enfin ! On se résout à poursuivre les jeux d’argent, casino, loto, bingo et autres paris !

Organiser des lotos privés et ramasser plein de fric : quelle honte ! Tout ça sans travailler, sans apporter de plus-values financières à la société… Il était temps de sévir !

Voici l’histoire : une retraitée de 76 ans, du Pas-de-Calais, a organisé 160 lotos en 3 ans pour d’autres retraités. Et en France, il existe depuis des lustres un vrai réseau de retraités coupables qui seront poursuivis pour ces déplorables activités : des gains de milliers d’euros.

L’État français grâce à son efficace administration des Douanes et à sa justice implacable (*), va récupérer des sommes vertigineuses récoltées durant ces séances honteuses – en quelques heures seulement. Vivant dans notre société sophistiquée structurée par l’hyper-individualisme, cette brave dame aurait pu avoir des circonstances atténuantes si au moins elle avait brassé des dizaines ou des centaines de millions d’euros et ainsi s’enrichir personnellement – alors là : respect et chapeau bas ! – mais non, ces quelques milliers d’euros gagnés par soirée, elle les a donnés à des associations caritatives ! C’est à se demander jusqu’où on peut pousser la provocation !

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La colère est muette sous la camisole de la peur d’être encore plus pauvre, par rienderien

Billet invité.

La baisse du chômage est « mon obsession, mon combat » a déclaré début mai le président de la République, estimant qu’il n’aurait pas la crédibilité nécessaire pour briguer un deuxième mandat si le chômage ne baissait pas d’ici à 2017

François Rebsamen s’est fixé l’objectif de ramener le nombre de chômeurs sans activité « le plus près possible des trois millions » d’ici la fin du quinquennat de François Hollande en mai 2017

Monsieur le Président, c’est quoi le message ? Le plan ? Le programme ? Pour arriver à faire baisser le chômage ce qui vous donnerait le droit de vous représenter pour un second mandat et Monsieur le ministre du travail Rebsamen de vous congratuler de  »passer sous la barre  » des trois millions de chômeurs.

Moins de trois millions de chômeurs et tant pis pour ceux qui resteront sous la barre.

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ESCAMOTÉ, L’ASSAINISSEMENT DES BANQUES EST TOUJOURS PRIORITAIRE, par François Leclerc

Billet invité.

Éclipsé par l’actualité politique, mais aussi par lassitude, le sujet lancinant parce qu’irrésolu des banques ne va pas tarder à réapparaître. Soit au chapitre des manipulations et tricheries, soit en raison de la nouvelle opération de communication de la BCE et de l’Autorité bancaire européenne, sur le thème « il n’y a rien à voir ! ». Mais les évolutions réglementaires les concernant vont également faire que l’on en reparle, quoique n’abordant toujours pas de front la problématique de leur assainissement, ce premier pas vers une véritable sortie de crise.

À l’initiative du vice-président de la FDIC (le fonds de garantie des banques américaines), Thomas Hoenig, il est de plus en plus question dans le petit monde des régulateurs de faire de l’effet de levier – le rapport entre actifs et fonds propres – le ratio principal régissant le niveau de capitalisation des banques, et non plus un simple filet de sécurité tendu sous les ratios de Bâle III. Car le calcul de ceux-ci repose sur la valorisation des actifs bancaires selon les modèles propres des banques et leur fiabilité est désormais en question, conduisant à prendre en considération le modèle de gestion du risque utilisé, un de plus !

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PIQÛRE DE RAPPEL : La finance, la planète, la classe politique aujourd’hui, le 14 mars 2012

Je regardais cela ce matin parce que je recommanderai cette vidéo aux étudiants de l’École de commerce Solvay auxquels j’expliquerai la spéculation aujourd’hui de 14h à 16h, et je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ces entretiens que vous pourrez entendre la semaine prochaine sur France culture, où je me trouverai face à un interrogateur essayant de me convaincre que je me suis trompé dans mes prévisions. On est là en mars 2012, il y a exactement deux ans ; les élections présidentielles en France auront lieu six semaines plus tard.

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Bételgeuse à Véga : « Les signaux de TerreMH370 dérivent – stop » (à la recherche des héros discrets), par Timiota

Billet invité.

Les dernières nouvelles sur le vol disparu MH370 confirment le positionnement sud par l’analyse fine de l’effet Doppler (celui qui fait changer la fréquence du « pin-pon », on l’entend plus aigu au rapprochement, plus grave à l’éloignement).

L’effet Doppler, sur une transmission autour de 1 GHz, fait un écart de fréquence 100 Hz (donc par exemple 1 000 000 100 Hz) pour une vitesse relative de 30 m/s (108 km/h). C’est sans doute peu en soi. Aussi a-t-il fallu la comparaison à d’autres avions suivis dans les mêmes conditions pour confirmer ces toutes petites dérives de la porteuse et les utiliser pour reconstituer le vol. Il n’est pas clair si c’est le Doppler de l’avion par rapport à un satellite supposé fixe. Ou si, comme le disent les spécialistes des satellites, c’est le mouvement « résiduel » en forme de 8 des satellites géostationnaires, qui est de l’ordre de quelques centaines de km quand même autour de leur position d’équilibre à 36000 km, qui donnait le gros de l’effet Doppler. Dans ce dernier cas, c’est ce qui permet de faire la différence entre des trajets nord et sud d’un avion émetteur d’un côté ou de l’autre de l’équateur où gît le satellite. Les satellites de ce type ne se restabilisent en effet que de temps à autre vis à vis des perturbations gravitationnelles (Lune, …) accumulées, la ressource en carburant embarquée étant finie et la durée de vie étant à maximiser (ici déjà 24 ans).

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 21 MARS 2014

La même vidéo sur Dailymotion (mais avec de la publicité…).

Vol MH370 Malaysian Airlines

Blog de PJ : L’infini à la portée des réacteurs, par Timiota

Affaire Kerviel

Le profit

Blog de PJ : mes billets sur l’affaire

Jérôme Kerviel : L’engrenage
Jean-François Gayraud : Le nouveau capitalisme criminel

Firmes d’archivage des opérations financières : Zantaz et EVault

Gaël Giraud : Illusion financière
Jean-François Lepetit : Dysfonctionnement des marchés financiers
Jean-Michel Naulot : Crise financière

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LA LIBRE BELGIQUE, Paul Jorion : « Notre classe politique est déconnectée de la réalité », le jeudi 6 mars 2014

“Notre classe politique est déconnectée de la réalité” (lien correct !), un entretien avec Vincent Slits

Dans un précédent ouvrage, Paul Jorion, économiste, essayiste, chroniqueur au journal “Le Monde”, prédisait l’agonie du capitalisme.  Nous l’avons rencontré.

Vous tablez sur la fin du capitalisme. Pourtant on a le sentiment que le système capitaliste s’est relevé de la crise de 2008?

C’est vrai : le capitalisme a eu jusqu’ici une capacité à survivre à ses crises les plus aigües. Mais le système capitaliste – c’est sa définition même – est une machine à exiger des intérêts. Cela a débouché sur une concentration aujourd’hui inédite du patrimoine. Dans le prix final demandé au consommateur pour l’achat de n’importe quel bien, la part des intérêts exigés dans la chaîne capitalistique est devenue de plus en plus importante. Il y a une limite à cela. Alors que le système capitaliste présente déjà ses propres inconvénients, on y a ajouté, à la fin du 19e siècle, une source supplémentaire de concentration de la richesse : la spéculation.

Pour vous, cette spéculation est en train de miner le système capitalistique?

Oui, le système capitaliste était peut-être viable en soi mais il a été gangréné par la spéculation. La spéculation n’est rien d’autre que des paris : c’est sa définition en droit. L’un va perdre, l’autre va gagner. La spéculation ne détruit pas immédiatement le système capitaliste et l’économie de marché s’il y a en plus des ressources énormes que l’on va pouvoir se partager pour payer le résultat des paris perdus. Les deux parieurs, le gagnant comme le perdant comptaient peut-être sur la somme pariée pour rembourser des dettes préexistantes. La spéculation est très facile à observer : un risque a été créé qui n’existait pas auparavant.

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 31 JANVIER 2014

Sur DailyMotion, c’est ici. Le son est bien meilleur que sur YouTube (allez savoir pourquoi ?) mais il y a de la pub !

Nous sommes en train de gagner ! Nous marquons des points ! (C’est pas une blague)

L’affaire Snowden en 1998 : Enemy of the State (Ennemi d’État) de Tony Scott

1) Le prix est un rapport de force

Paul Jorion « Le prix » (2010)

2) Interdiction de la spéculation

– Jean-Michel Naulot, « L’interdiction des activités spéculatives des banques est une solution de bon sens », Le Monde, le 29 janvier 2014

Avec sa réforme bancaire, le commissaire européen Michel Barnier veut lutter contre « la spéculation, l’absence de transparence et les manipulations ».

3) La banque est propriétaire de l’argent déposé sur un compte

– Paul Jorion « L’argent, mode d’emploi » (2009)

– Blog de Paul Jorion : L’argent après l’Union Bancaire, par Alain Monod-Broca, le 4 janvier 2014

… les dépôts bancaires ne sont pas de l’argent comme les billets de la Banque Centrale ou les comptes ouverts dans ses livres mais des créances affectées, comme toutes les créances, du risque de signature… Voilà la thèse de votre livre L’argent, mode d’emploi totalement validée par tous nos dirigeants politiques et financiers. Je voulais vous en féliciter. Je n’ai pas trouvé ce constat sur votre blog.

4) Prendre l’argent où il est

– Les Échos : « La Bundesbank prône l’impôt sur la fortune pour les États fauchés », le 27 janvier 2014

5) Le travail disparaît

– Ce soir (ou jamais !), Paul Jorion, « Le travail disparaît », le 3 octobre 2012

– Radio Canada, Paul Jorion, « Faire face à la robotisation du travail », le 28 janvier 2014

– Gaël Giraud : « L’avenir de l’économie est dans les mains des jeunes », La Vie, le 27 janvier 2014

 Cette idée néolibérale selon laquelle le travail peut être la variable d’ajustement est mortelle.

Le « Pacte de responsabilité »

L’argent donné aux entreprises ne peut se redistribuer que de deux manières : 1) hausse des dividendes attribués aux actionnaires ; 2) hausse des rémunérations (salaires, bonus, etc.) des dirigeants.

Le mécanisme qui transformerait l’argent donné aux entreprises en création d’emplois N’EXISTE PAS.

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