8 réflexions sur « Faut-il taxer les transactions financières ? »

  1. Ce que vise le concept de « Transaction » est un jeu d’achat et de vente de « Pouvoir » sans autre « Responsabilité ». Peut-on envisager taxer ces transferts de pouvoirs ponctuels ?
    L’économie recouvre toujours d’autres dimensions lourdes de conséquences écologiques, économiques, sociales,… aujourd’hui sanitaires ! Lesquelles taxées ou pas ?
    Le jour où le « Juridique » sera moins sacré que d’autres dimensions, il sera possible d’avancer dans une direction durable. Et choisir d’éviter un monde aux ordres du dollar par exemple. En attendant rien ne changera car les liens en place sont des plus efficaces pour construire une entropie maximale… Je laisse nos amis physiciens reprendre leurs conférences nécessaires. Merci pour tout : https://www.youtube.com/watch?v=5-qap1cQhGA

  2. Je ne sais si je sais, mais voila ce que Larousse dit:
    « Opération consistant à acheter un bien en vue de réaliser un bénéfice de sa revente ultérieure. »
    Et le Robert:
    « Opération financière ou commerciale fondée sur les fluctuations du marché ; pratique de ces opérations. Spéculation en Bourse. »

  3. On n’en a encore à leur expliquer que si on arrête la spéculation financière les appart’ pourrait prendre encore de la valeur, pour les rassurer.
    Alors que dans l’arrière boutique on sait très bien que même une habitation qui prend de la valeur n’est pas éthique.

    Dans de beaux draps!

  4. Alors l’étage des transactions financières, c’est un peu comme les microbes et micro-organismes avant les explications de Pasteur.
    Etage complexe de la vie, avec pour nous une majorité de bons côtés (chaque repas est co-processé par les cellules les plus nombreuses de notre corps : notre kilogramme de flore intestinale — le microbiote intestinal doit-on dire –, plus nombreuses que nos propres cellules et représentant le gros de la diversité de l’ADN que nous portons chacun d’entre nous.).
    Et aussi quelques mauvais côtés (n’est-ce pas MM Koch (tuberculose), Yersin (peste) et Semmelweis, ajoutons sans doute Jenner et des milliers d’autres moins connus) , malgré leur jolis noms « statrucocoque doré ».

    C’est aussi, suivant l’image Braudélienne, un étage de « transformateur », entre « circuit haute tension » qui va loin et circuit plus local.

    Cette double analyse, de « pathogénicité » et de « localité » pourrait aider les gens à comprendre quoi faire dans les interdictions.
    Le côté symbioTique de la « bonne finance » est associé à la réalisation d’un projet dont les tenants et aboutissants ne sont pas directement extractivistes et aliénants (pas trouvé mieux que le vieux vocabulaire sartrien/marxien).

    Le côté « infectieux » est celui qui déborde d’un projet pensé en tant que tel et se nourrit d’autres intentions. La mise à jour des intentions doit rester possible sur toute la chaine. Et être traduisible. Comme l’eau d’un ruisseau qui saurait qu’elle deviendra eau d’estuaire.

    En 10 ans, on peut rééduquer le gros d’une génération, pour faire valoir des visions de ce type, à condition qu’on ait les enseignants qui maitrisent au moins un petit bout de ce corpus…

  5. …..
    3) parce qu’une mesure de ce type , quelque soit son efficacité potentielle à laquelle il est tentant ici d’adhérer intellectuellement , ne pourrait être durablement appliquée démocratiquement , par exemple par contre-décret , que dans un(le) seul pays où vous (ou votre clone) arriveriez à imposer votre idée …la France j’imagine… contre vents et marées internationales …et tout d’abord européennes… La suite va de soi.
    Hélas le temps des rapports socio-économiques permettant la survie satisfaisante des 2/3 ( à la louche) de la population française sous cette contrainte (bienvenue) est bien loin… – 150 ans … un bail.
    L’exemple cubain dont tout le monde se fout est suffisamment éloquent.

    Que cela ne nous empêche pas de rêver.

  6. Bonjour à tous,

    J’ai l’impression qu’il y a 2 façons de voir cette taxation des transactions financières:
    1- récupérer de manière pas trop douloureuse de l’argent pour rembourser les dettes et investir pour améliorer notre société
    2- freiner les activités nuisibles (la spéculation) et encourager les activités productrices (les investissements).

    Des spécialistes de la finance pourraient réussir à concilier les 2 mais mettre en place un mécanisme de taxation productif, juste, ce sera compliqué, peut-être impossible.
    Cependant, ne rien faire serait pire à mon avis.

    Imaginons que nous avons le pouvoir de prendre 3 mesures de taxations financières, que feriez-vous ?
    Je me lance (ne me tombez pas dessus, je ne suis pas un financier !):
    1- je taxe le trading à haute fréquence (et pas qu’un peu)
    2- je taxe toutes les transactions impliquant des produits dérivés (oui certains produits dérivés sont nécessaires pour se protéger des fluctuations, mais tant pis, on verra après au cas par cas)
    3- je taxe les transactions immobilières résidentielles qui ne sont pas liées à une résidence principale pour habitation

    1. 4- je taxe tout mouvement électronique à 0,1% ( = €100 qui « bougent » , quelle qu’en soit la raison , « versent » 10 cent(s) au « trésor » )

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