Covid-19 : Les morts coûtent cher, il serait juste que leurs héritiers participent à l’effort national !

Ouvert aux commentaires.

Le Soir : Un économiste belge propose une « taxe corona » uniquement pour les personnes âgées

Jan-Emmanuel De Neve estime que ce sont les jeunes qui, sur le plan économique, paieront le prix de la crise :

« Ce sont les jeunes qui bénéficient le moins des mesures de confinement, car ils sont moins vulnérables au virus. Les personnes plus âgées doivent se rendre compte que les jeunes se sacrifient pour elles, tant économiquement que du point de vue de la santé mentale. Nous savons qu’il y a, aujourd’hui, des licenciements massifs chez les jeunes. Cela peut mener à des protestations ou des pillages, parce que ces jeunes n’auraient plus rien à perdre. »

Poussons la réflexion un peu plus loin. Taxer les vieux, c’est taxer des personnes toujours en vie, qui n’auront pas coûté grand-chose en fait. Ce sont les vieux qui sont morts qui auront surtout pénalisé les jeunes, parce que ça coûte la peau des fesses de tenter de garder en vie une agonisante ou un agonisant !

Donc, c’est dans l’héritage qu’il faut pomper : augmenter les droits de succession pour les décès certifiés Covid-19 !

P.S. J’ajoute un emoji : 😀 , des fois que l’Institut Montaigne penserait que c’est une excellente idée !

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59 réflexions sur « Covid-19 : Les morts coûtent cher, il serait juste que leurs héritiers participent à l’effort national ! »

  1. Mode humour également…

    Dans « Le Diable rouge », une pièce de théâtre écrite par Antoine Rault, on peut trouver une conversation entre Colbert (ministre des finances sous Louis XIV) et Mazarin.

    Colbert : « Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…»

    Mazarin : «Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison mais l’État… L’État, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’État en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les États font cela.»

    Colbert : «Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?»

    Mazarin : «On en crée d’autres».

    Colbert : «Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà».

    Mazarin : «Oui, c’est impossible».

    Colbert : «Alors, les riches ?»

    Mazarin : «Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres».

    Colbert : «Alors, comment fait-on ?»

    Mazarin : «Colbert, tu raisonnes comme un fromage ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser… C’est un réservoir inépuisable.»

    ……………………………

    Surtout ne dîtes rien à l’Institut Montaigne… on ne sait jamais 😉

  2. situation actuelle:

    https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F14198

    Ps : en fait les vieux qui crèvent  » prématurément » ont déjà en partie payé leur dette à la société ,en la soulageant du montant de leur retraite ( en régime de répartition , et au moins partiellement si pension de réversion ) , et des frais de sécurité sociale et aides diverses au titre des soins à iceux prodigués .

    Plus sérieusement , si taxes plus justes il doit y avoir , je regarderais plutôt du côté du patrimoine et de la rente….quelque soit l’âge du taxé .

    J’ai pas bien compris dans l’exposé de ce fou furieux , en quoi des jeunes souffriraient mentalement pour moi , ou alors ils sont vraiment fragiles et il faut qu’ils consultent , même si ça alourdit encore le fardeau de la sécu .

    1. Il n’y a pas de « dette à la société » de la part des vieux.

      Le système de retraite par répartition consiste en ceci que les actifs jeunes et d’âge mûr soutiennent financièrement les retraités à l’échelle d’un pays. Plutôt qu’à l’échelle d’une famille, comme cela se pratiquait auparavant et depuis un certain nombre de millénaires.

      Les jeunes et les mûrs soutiennent les vieux en reconnaissance du fait que ce sont eux qui les ont élevés. S’il y a « dette » – je n’aime pas ce mot, je préfère « reconnaissance » – elle est des plus jeunes aux plus vieux.

      1. Il n’y a pas de « dette à la société » de la part des vieux. Mais ce sont – généralement – eux qui possèdent la majorité des richesses, et en particulier tout le patrimoine immobilier qu’ils transmettent à la prochaine génération en la vendant à prix d’or sur fond de spéculation et de quantitative easing ayant fait grimper les actifs (dont l’immobilier nécessaire pour se loger) à des sommets inégalés dans l’histoire.

        Nous retombons donc encore sur le problème des inégalités économiques, amplifiées à des niveaux extraordinaires dans notre époque, et sur les enseignements de Paul Jorion.

        Pas de taxes sur les vieux, mais une répartition plus égalitaire des ressources qui éviterait d’étrangler les actifs. Une refonte complète de notre système au lieu de traiter les symptômes au coup par coup ici et là. Nous retombons encore sur les solutions préconisées par Paul Jorion.

        Il est toujours plus simple de proposer de traiter les symptômes par ci par là que de prendre les décisions de fond qui s’imposent.

  3. L’Institut Montaigne a été fondé par Claude Bébéar, né en 1935. Son président est Henri de Castries, né en 1954.

    Je ne suis pas certain que ces personnes soient intéressées par l’idée d’une augmentation des droits d’héritage 🙂 …

    1. @ Toulet Alexis

      Ne pourrions-nous pas nous passer amplement de leur avis ?
      Ne l’accepteront-ils pas à l’heure où la plupart des vivants risquent de n’hériter de rien, même plus de la planète pour y vivre ?
      La conviction d’un tel changement mental ne leur parviendrait t-il pas ?
      Non par surcroit d’âme mais via la compréhensive Multitude qui saura convaincre ?

  4. Bonjour,
    Cela me fait curieusement penser à la Fin du Satyricon de Pétrone, avec le testament d’Eumolpe, qui garantit un beau magot aux héritiers… pour peu qu’ils mangent son cadavre en public…

      1. Les héritiers sont libres de la cuisine, pourvu que cela soit effectué en public…

        Un vrai cynique répondrait cru!

  5. Ce sont les jeunes qui doivent tout aux vieux déja le simple fait d’être là , qui est ce qui les a conçu et élevés ? Ensuite un vieux meurt c’est dans l’ordre des choses l’heritage ne va pas revenir à ses grands parents ses héritiers sont des jeunes , donc où est le problème ?

      1. Ben , le dépenser avant pour laisser le compteur à zéro .

        Et c’est assez facile quand on a 2 enfants , 6 petits enfants , une large famille et quelques projets associatifs à aider .

        Sans parler de la donation mensuelle au blog que je n’ai pas encore réglée parce que ma nouvelle carte bleue doit être coincée dans un bureau de poste ( en tous cas Paypal est plus efficace que ma banque pour me signaler que ma carte arrive à échéance ) .

      2. Mais c’est vrai que ceux qui s’acharnent à cumuler ( tiens ça me rappelle quelque chose ) avec l’idée de « transmettre » leurs « biens » à leurs descendants , sont sans doute les mêmes que ceux qui réclament des masques gratuits aujourd’hui .

        Il n’y a pas de petit profit .

  6. « Pomper dans l’héritage des morts » ?
    Une misère !
    Faut récolter beaucoup plus : 20% sur tous les comptes courants c’est, au bas mot, ce qu’il faudrait …
    … mais trop impopulaire pour ceux qui vont remplacer les sortants (j’anticipe).
    Va falloir trouver quelque astuce particulière… mais c’est sûr, on va trouver, soyons optimistes !

    1. Vaudrait mieux que ce soit clair avant .

      Mais la finance internationale y réfléchit et épargnera sans doute un douloureux exercice aux prétendants au trône , pour ne leur laisser que des ajustements locaux .

  7. Paul Magnette veut taxer le capital, Paul Jorion, les robots et cet économiste, les héritiers : en tout état de cause, je choisis donc la solution qui me convient, celle des 2 Paul, et renonce à la succession, ou l’accepte sous bénéfice d’ inventaire !!

  8. Heureusement que la connerie n’est pas taxée, si non il serait le principal contribuzable.
    Une expression de l’esprit petit bourgeois individualiste. A ne pas confondre avec l’émancipation de l’individu prôné par les libertaires.

  9. Encore un « économiste «  qui cherche à diviser le peuple en montant les générations les unes contre les autres.
    Celui là ne jettera aucun regard sur les dépenses de l’armement , sur les bénéfices des actionnaires, sur la vérité des grands mouvements de concentration de richesse.Ce qui caractérise le monde d’avant : les ultra riches deviennent toujours plus ultra riches , les multinationales ne paient pratiquement pas d’impôts, les grandes sociétés ne pensent qu’optimisation fiscale , les paradis fiscaux perdurent , la dette des états rapportent mais on s’en fout de savoir à qui, de grands patrons voient leur salaires augmenter en fonction d’une productivité tueuse d’emplois.Du moment que quelques fleurons industriels se portent bien , qu’importe si des pans entiers de secteurs pourvoyeurs d’emplois s’effondrent.La république n’est pas en marche , elle est à l’arrêt …Ce sont les lobbies qui nous gouvernent , malheureusement.

    Bref, il faut bien détourner le regard de ces peuples en dénonçant de pseudo « injustices » . Et lorsque des directives imbéciles sont mises en place , on voit l’effet des « économies «  dans les secteurs essentiels que sont l’éducation , la santé .La concentration des richesses perdurent …parce que les VRAIES causes de la concentration des richesses ne sont pas reconnues.

    Taxer les petits héritages ne changera rien .Quelle aberration de taxer les morts de ceci ou les morts de cela. Cette proposition relève de la même stratégie que faire passer les fonctionnaires pour des feignants, les chômeurs pour des gens responsable de leur malheur , les sans abris pour des inutiles , les vieux pour des nantis : diviser , diviser , diviser pour mieux empêcher de voir la réalité.

    Taxer les petits héritages empêchera les nouvelles générations de trouver l’apport minimum qu’il faut pour acheter un bien immobilier au lieu de payer 3 ou 4 fois son prix pour cause de location.En Suisse , on peut prendre sur les provisions en vue de la retraite et cela rend l’achat d’un logement possible pour ceux qui n’ont pas de capitaux de départ. En France , rien de tout cela. Pire , les logements sociaux manquent cruellement et l’inflation incontrôlée des loyers fout en l’air le réel pouvoir d’achat de bien des ménages.

    On devrait tous avoir droit à un toit . A partir de deux , que les impôts se servent beaucoup plus , ça pourrait être compréhensible , mais même là , la parade serait simple : acheter à l’étranger , dans un état où les lois n’ont rien à voir avec les lois françaises.
    Bref, si se crever la patate pour faire en sorte d’avoir un logement à soi devient inutile ( ou avoir un petit patrimoine à transmettre ne serait ce que la formation de ses petits enfants) , alors travailler avec ardeur deviendra inutile … çà tombe bien pour certains , les robots sont dans les starting-blocks .
    Je pense notamment aux caissières et employés du monde de la distribution qui aujourd’hui risquent leur vie pour la nourriture quotidienne ( autre besoin fondamental) de la plupart . S’ils savaient ce qui les attend…
    VDM, le slogan qui va prendre de l’ampleur si le monde d’avant continue sur sa lancée.

  10. Pré ventes de billets premières classe (série limitée, prix abusifs) et loterie (1000 gagnants) pour Elysium certifié covidfree.
    Fermeture des guichets le 13 juillet 2020.
    Show télévisé le 14 juillet pendant le discours du Manu.
    15 juillet, on crée la fondation « Poussières d’étoiles ».
    16 juillet, on change le monde. 🙂

    1. « la fondation « Poussières d’étoiles » »

      Le 15 juillet ? Euh attendez un peu quand même. Il est vrai que la France se lance dans les armes antisatellite, mais il faudra sans doute encore un peu de travail avant d’avoir les moyens de réduire cet « Elysium » en poussière d’étoile 😛

  11. Par contre je suis totalement favorable à la suppression de l’exonération de taxe sur les plus value lors de la cession de la résidence principale , ou à la première cession d’une résidence secondaire ( pour ceux qui en ont une ) .

  12. Bonsoir,
    Je ne suis pas d’accord pour les vieux pauvres. Un retraité agricole a même pas 1000 euros de retraite, il y a peut-être des vieux riches. Il faudrait peut-être revoir le montant moyen des retraites parce qu’il me semble qu’il y a un bug.
    Les pauvres se serrent tjs la ceinture et proportionnellement paie plus que les riches

  13. Les vieux, morts ou vifs, au poteau ! L’économiste s’en prend aux vifs, car ils peuvent payer ; l’anthropologue aux morts car ils n’ont pas voulu récompenser les frais par leur guérison… Et donc à leurs jeunes, héritiers.
    Il faut sans doute se rendre compte que les vieux « coûtent » objectivement plus cher à la société : vivant plus vieux, ils gardent les héritages dont les enfants ne verront la couleur que… retraités ; vivant plus vieux, ils demandent plus de soins à la sécu ; vivant plus vieux, ils vivent même en perte d’autonomie et ils mettent un pognon de dingue dans les maisons de retraite. Faut-il les laisser danser si longtemps devant la mort ? (ah non, tiens, ce n’est pas la question). Ou alors, à quoi pourraient-ils être utiles, garde d’enfant ou autre ? (pas la question non plus).
    Mais il faut tordre le cou aux raisonnements par les coûts, non ? Cet économiste pense au pognon de dingue qu’il va devoir récupérer durant des années en ponctionnant les petits salaires des jeunes, et se dit qu’il y a un coup à jouer sur tous ces carnets d »épargne qui « dorment » en banque comme des petits vieux. Donc il dit déjà que les jeunes « ont été pénalisés par les vieux » et leur confinement, Mais, dit-il, il a surtout peur que ces jeunes entreprennent « des protestations et des pillages » (oh les vilains), car « ils n’ont plus rien à perdre ».
    Dites-moi, ces jeunes ils vont venir piller les vieux dans les homes ou dans leurs petites maisons, ou bien ils vont piller les banques et les châteaux des rentiers ? En bon chien de garde, cet économiste avertit les riches…

  14. Je trouverai légitime que les retraités
    pauvres aient droit à des tickets restaurants.
    Même chose pour les héritiers pauvres qui travaillent d’arrache-pied pour payer leur loyer, leur nourriture, leur crédit voiture etc

  15. Un article du journal Marianne de la semaine dit « EHPAD, comment on a sacrifié nos vieux ».
    Ce Jan-Emmanuel De Neve dit au contraire « Les personnes plus âgées doivent se rendre compte que les jeunes se sacrifient pour elles ».
    Qui a raison ? Qui est sacrifié en l’affaire, les jeunes au bénéfice des vieux ou les vieux au bénéfice des jeunes ?
    Je donne plutôt raison à l’économiste belge.
    Les vieux mourant de la covid-19 meurent de mort naturelle, certains d’entre eux auraient pu être sauvés si les hôpitaux n’avaient pas été surchargés, c’est incontestable, ils n’en meurent pas moins de mort naturelle, ce qui ne saurait donc être assimilé à un sacrifice.
    Les jeunes qui meurent ou mourrons parce que, soignants ils ont été envoyés au casse-pipe sans les protections adéquates, malades ils ont interrompu leur traitement faute de médicaments ou d’accès à l’hôpital, travailleurs précaires et autres ils vont tout perdre, etc., etc. (nous ne savons pas ce que la crise économique d’après-confinement nous réserve…) tous ceux-là auront été sacrifiés puisque leur sort aura été la conséquence d’un choix politique délibéré.

    La solidarité entre les générations c’est magnifique mais n’aura-t-elle pas en l’occurrence un coût démesuré ?
    Comme dirait l’autre, toutes les vies se valent mais toutes les morts ne se valent pas…

    1. « Qui est sacrifié en l’affaire » ? Et si cette question clivante était justement mal posée ou éthiquement inadéquate ? Nous avons pris des décisions pour sauver des vies. Et il fallait le faire. (Un jour il faudra plutôt compter en « années en bonne santé »… puis parler de la bonne mort … mais rien n’est prêt en ce sens !)
      Des travailleurs se sont sacrifiés ? Oui, et faute de test et masques, ils ont contaminé des personnes à risque aussi.
      La vérité n’est-elle pas que nous vivons toujours dans les dettes que notre travail rembourse, puis que notre consommation rembourse, mais que l’endettement était devenu incontrôlable déjà et que creuser maintenant le trou encore menace… la confiance que nous avons en notre capacité de reboucher assurément le trou ? Il n’y a pas de sacrifice là-dedans ! Plutôt notre incapacité à sacrifier notre soif d’argent, de plaisir, de consommation !

      1. Notre soif d’argent, de plaisir, de consommation a quelque chose de sacré en effet. Je suis d’accord. Nous lui sacrifions notre liberté (individuellement notre liberté, collectivement notre souveraineté) et c’est un honteux gâchis.

        « Et il fallait le faire. (Un jour il faudra plutôt compter en « années en bonne santé »… puis parler de la bonne mort … mais rien n’est prêt en ce sens !) » Ah… c’est ça !?!… je comprends ! La « bonne mort » pour vous est une mort décidée. Il en résulte en toute logique que le mot de « sacrifice » ne vous plait pas, que l’idée-même de mort naturelle vous soit suspecte.

        Quand vous écrivez « il fallait le faire », je ne suis plus d’accord, car, par une telle certitude, ne vous soumettez-vous à la nécessité, n’avouez-vous pas votre renoncement à la liberté ? Fallait-il le faire ? Fallait-il faire ainsi ? Questions éminemment pertinentes pourtant.

      2. 1/ Je disais trop brièvement que notre société ne prend pas compte de pouvoir « vivre sa mort », regarder la mort en face. Et aussi qu’elle ne parle pas de la « vie en bonne santé », grande source d’inégalités entre personnes frappées par la maladie et aussi la pollution, le travail physique, et les gens qui ont pu s’en protéger.
        « La bonne mort » est une mort apaisée, en paix avec ses proches. Avec des mots sur les émotions. (Dans mon souvenir, l’idée est associée à Paul Ricoeur, qui a dû en parler quelque part).
        Une mort préparée, une mort « en toute conscience ». C’est le corps qui se prépare à mourir, et il transmet sa marche à la conscience. Ce n’est pas une nécessairement une mort décidée. C’est quand la souffrance est plus forte que la force de vie que l’eu-thanasie s’examine. Que les consciences disent : une vie indigne.
        (N.B. La mort, c’est surtout la disparition du moi, de l’identité qu’on s’est constituée en se considérant distinct de sa communauté de vie. Personne ne pensera à moi aussi bien que moi, et je ne serai plus là pour le faire !)
        2/ Je me méfie du sacrifice (prétendu) en ce qu’il est l’octroi égoïste d’une « bonne conscience », d’une exigence de « contre-don » (en tous cas ici dans l’article), alors qu’il mérite surtout pour son altruisme une reconnaissance symbolique (une médaille). Celui qui « se sacrifie » prend un risque pour sauver l’autre. Il meurt parfois. S’il survit au risque, quel est son droit à obliger l’autre ? Je redis que derrière la formule de cet économiste se cache un calcul pour refiler une dette autre.
        3/ Sur l’utilité des mesures de confinement, je renvoie à l’article ci-joint que j’ai déjà cité, la deuxième vidéo « Annexe » : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article8714

      3. @ Chabian

        Excellente vidéo ! Merci !
        Un confinement décidé plutôt, et moins général et coercitif, aurait sauvé bien des vies !

    2. Dialogue entre un fils Monod et son père Broca :
      Monod : «  écoutes , puisque tu vas mourrir de mort « naturelle » , autant ne plus te donner à manger .Ce serait un coût inutile. »
      Broca : «  tu te fous de ma gueule ? »
      Monod : «  tu préfères continuer à vivre et te choper la covid, mourrir étouffé , entubé , sous anti douleur( si on en trouve ), sans personne pour tes derniers instants sur cette terre ?»
      Broca : «  Je préfère …ta sœur . »
      Monod : «  La vérité , c’est que t’en veux pas de ta mort naturelle »
      Broca : «  écoutes mon fils qui sais tout sur tout , montres moi le chemin , je te suivrais . »
      Monod : «  mais puisque je te dis que la mort naturelle c’est pour les vieux ! »
      Broca : «  détrompes toi fiston .Pour tout homme , il est naturel de mourrir , pas de se faire enterrer vivant »
      Monod : «  mais purée , tu mélanges tout ! Tout à un coût et là tu reviens trop cher à la société « 
      Broca : «  tu me demandes un tel sacrifice mon sacré fils…Finalement , tout bien réfléchit , je préfères mourrir que d’entendre cela. »

      1. Amusant mais à côté de la plaque.
        La moquerie, la dérision, le mépris sont une bonne façon de déconsidérer l’autre sans avoir à réfuter ses arguments.
        (NB. Le coût démesuré dont je parle n’est pas un coût en argent mais un coût en vies humaines, en d’autres vies humaines)

        Voilà l’opinion d’une neurochirurgien qui sait de quoi elle parle, en matière de réanimation, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit :
        https://www.causeur.fr/selection-reanimation-covid-19-176587

      2. @Monod-branca
        Pour ce qui est de vos arguments :
        Le coût dont vous parliez était un coût en vie humaine , et non point en argent … ha ben tiens, elle est bien bonne celle là !Et bien , tant mieux si mon post vous oblige à préciser votre pensée , parce que , pardon , mais cela relève plus de la divination que la compréhension .

        Pour rappel , vous avez écrit : « La solidarité entre les générations c’est magnifique mais n’aura-t-elle pas en l’occurrence un coût démesuré ? «  , et JAMAIS vous n‘avez précisé que le coût était en vies humaines.
        Si vous êtes parfaitement certain de la clarté de vos propos , tentez donc de faire lire vos commentaires sur les vieux par votre père
        ou votre mère s’ils sont encore de ce monde .
        Je crois , comme le soulignait cloclo que vous n’assumez pas vos propos dans ce qu’ils peuvent être perçus comme ignobles.
        Car vous avez écrit aussi «  je donne plutôt raison à l’économiste belge « , et lui se place bel et bien sur le plan économique même s’il prétend se soucier de l’aspect mental des événements.
        Mais commençant à vous connaître , je sais déjà que vous allez donner un sens caché au mot « plutôt «  .

        Pour ce qui est de la moquerie , de la dérision , bref de votre ressenti de mon petit dialogue imaginaire( qui avait pour but de vous faire comprendre que de la théorie à la pratique il y a un monde ) ,

        j’ai oublié de vous livrer l’épilogue de l’histoire , et son dernier personnage :
        La mère Denis : « ha , c’est ben vré , çà !« .
        Car si mon ironie vous permet de préciser votre pensée dans ce qu’elle n’aurait rien de choquante , le but aura été atteint .
        Et si vous arrivez à me convaincre , alors je m’excuserai volontiers.

        PS : message pour cloclo : merci pour le lien qui valait le coup d’être visionné.

        https://www.youtube.com/watch?v=ycN3mVW1fow&feature=youtu.be

      3. Le lien concernant le témoignage du neurochirurgien est très intéressant, tragique , et choquant aussi.

        À quel moment ce soignant évoque un monde idéal où serait pris en compte LE CHOIX du patient concernant les mesures possibles nécessaires à sa survie?
        Faut il laisser la décision du choix de soins ou pas ( en l’occurence de choix de vie ou de mort) aux seuls résultats de statistiques ?
        La mort n’est pas chose anodine , elle peut affecter la santé mentale de l’entourage. Faut il prendre en compte cette souffrance possible ( souffrance qui peut être atténuée si on lui laisse le temps de l’acceptation)?

        Face à la réalité des moyens , nul doute que des choix doivent être fait . Quoiqu’Ils en soit , ils ne seront ne pas facilement assumés .
        En conscience, Il est toujours plus simple de laisser une chance à la vie que de décider que cette chance n’est pas utile.

  16. Attention Mr Jorion,
    certains vont vous prendre au pied de la lettre !
    De nouvelles taxes me semblent inévitables mais si la finance est exclue, ce serait vraiment décevant.
    Quelles seraient les raisons selon vous de ne pas taxer les transactions financières ?
    Merci
    Cordialement.

    1. Si vous me suivez un peu, vous savez que je ne suis jamais en faveur de mesures aveugles du genre « taxer les transactions financières » qui touchent aussi bien celles qu’il faut encourager que celles qu’il faut décourager, et dont l’ardoise sera réglée de toutes manières par le consommateur à l’arrivée.

      Mais il y a une difficulté fondamentale : pour distinguer celles qu’il faut encourager de celles qu’il faut décourager, il faut comprendre comment marche la finance, ce qui est le cas pour 0% des politiques et seulement pour 5% des financiers eux-mêmes (les autres répètent des phrases apprises par coeur en n’ayant aucune représentation des mécanismes globaux).

      On veut faire revenir de l’argent dans l’économie ? Revenir au texte de la loi de 1885 qui interdisait la spéculation. La raison pour laquelle personne ne me suit :

      1) personne ne sait ce qu’est la spéculation (Paul Volcker, président de la Fed avant Greenspan, a avoué à un journaliste qu’il ne savait pas) ;
      2) même si les gens savaient ce qu’est la spéculation, faute d’une vue d’ensemble de la finance, ils ne sauraient pas pourquoi son interdiction ferait rentrer de l’argent dans l’économie.

      P.S. Comme ça peut intéresser pas mal de monde, je vais en faire un billet.

      1. Vous parlez bien entendu comme un économiste… mais ne vous en déplaise : ces « vieux » morts dans des conditions effroyables et inacceptables, le doivent aux autorités sanitaires belges qui, sans tester nos aînés, les ont forcés à se confiner, d’où ce bouillon de culture exponentiel dans les maisons de retraites, pour eux-mêmes et pour le personnel soignant de ceux-ci ! Ce sont « eux » : ces politiques et autres « experts sanitaires » qu’il faudrait taxer pour leur incurie !!! Car s’il faut « payer la facture Covid » dont personne n’a voulu – merci à la mondialisation et à ces grippes virales répétitives qui nous viennent depuis des lustres d’un seul pays : la Chine – c’est à ce pays – aussi et avant tout autre – qu’il faudrait présenter la facture Covid en plus de la facture environnementale, et du CO2 dont il se dédouane en tant que « pays émergeant »… cela fait plus de dix ans qu’il ne l’est plus ceci dit ; c’est par ailleurs la première puissance économique mondiale eu égard aux Etats-Unis, depuis peu… en 2020… et pour cause !!!

        Mais en plus : taxer la Chine, ce pays pollueur à outrance, celui qui met à genoux l’Occident… et ceux qui font des affaires avec ce pays pour y acheter tout ce qui est « vital » comme les médicaments, les instruments de médecine, les masques, et autres respirateurs, en plus de tout le reste – bien souvent impropre à la consommation, y compris des aliments ou jouets pour les enfants – bref tous ceux qui font de l’économie de bouts de ficelles un crime contre l’humanité !
        https://www.capital.fr/entreprises-marches/la-chine-est-responsable-de-la-crise-des-pays-riches-et-vise-a-l-hegemonie-mondiale-603537
        Voilà une vérité incomprise par nos  » économistes »… ils pourraient faire des affaires en or en pénalisant les « vrais » responsables !!! Rose

      2. Les nombreux morts en EHPAD en France et en Belgique ( et ailleurs ) , alors qu’on y est déjà en temps normal un peu  » confiné » , c’est aussi que , quand on est en EHPAD , on n’est pas vraiment au summum de sa force physique et de ses systèmes de défense .

        Et qu’il suffit de pas grand chose pour hâter la fin .

      3. Merci de votre réponse Juannessy. Si je suis relativement d’accord avec vous sur la fragilité physique des personnes âgées, surtout en Ehpad (mais aussi psychologique lorsqu’ils sont esseulés, confinés et condamnés à mourir sans leur famille), ce que je n’accepte pas dans cette nouvelle vision de la vie et de la mort, est cette façon d’adapter une loi « Leonnetti Clayes » qui permet une sédation profonde – disons jusqu’à la mort – et donc létale, qui ceci dit est préférable à une morte lente en étouffant… ce qui est terrible, je le sais, souffrant de dyspnée, parce que ces personnes âgées n’ont pu trouver de place en milieu hospitalier, les lits devant être gardés pour les plus jeunes; car quand on « veut », on « peut » (et finalement ils sont morts pour rien car des lits disponibles il y en avait, sinon dans tel hôpital, au moins dans tel autre, ou en d’autres régions…) Mais c’est vrai « on achève bien les chevaux »… (Je pense à un film ancien « Soleil vert » ou les personnes âgées sont confinées sous une sorte de globe et visionne de jolies choses… avant de partir sous sédation provoquée; c’est à revoir ! C’est une préfiguration de notre époque…) Et ma foi, les « vieux », ne sont plus utiles ! On oublie tout ce qu’ils ont vécu ; ils sont la mémoire du XXè siècle, celui des 2 guerres, des récessions, des sacrifices, de leur vie, de leurs familles, du travail difficile, mal payé souvent, du lever du jour à la fin de celui-ci, aux cotisations payées durant de très longues années pour bénéficier d’une retraite; choses que l’on oublie souvent lorsqu’il faut les protéger par une petite retraite bien méritée… des maladies comme la silicose et la tuberculose, plus loin : la grippe espagnole et… ils y ont survécu, presque par miracle, avec une volonté de vivre incroyable; c’est vrai aussi qu’on en parle trop souvent pour certains, mais ils peuvent encore nous donner des leçons de positivisme, lorsqu’ils sont encore conscients ! C’est donc cruel de les imaginer dans une fin si difficile, en pleine souffrance sans issue; moi, je ne peux pas, désolée ! C’ est pourquoi je dis que les responsables auront à répondre de leurs actes, tant en Belgique qu’en France, et ailleurs !!! J’ai honte pour le XXIè siècle, celui de toutes les technologies, de toutes les découvertes, pour en arriver à ce carnage inhumain et pour tout ce qu’il nous a apporté en malheurs divers : attentats, migrations, récessions et… cette pandémie qui aurait pu et dû être évitée; nous apprendrons un jour ce qui s’est vraiment passé et je souhaite la réponse qui se fait attendre… Et surtout : que ceux qui parlent de la sorte, doivent savoir qu’ils seront vieux à leur tour et on ne sait ce qui leur est réservé… avant de parler de choix extrêmes il fallait être plus empathique, plus humain, plus éthique ! Et pourtant, je suis pour la « mort dans la dignité »… mais là, c’est dans d’autres conditions et circonstances et surtout, c’est mon propre choix; et ici en Belgique c’est accepté… j’en suis heureuse ! Merci à vous et longue vie ! Carpe diem, Rose

    2. Il n’y a pas de raison de taxer les transactions financières pour cause de Covid, les transactions financières sont plutôt virtuelles et n’ont pas (de moins en moins) besoin d’humains. Or le Covid n’attaque que les humains et n’est transmis que par eux,

      ce sont donc les humains plutôt que les transactions financières qu’il faut taxer,

      et si l’on veut par la taxe limiter le phénomène ce sont les activités de contacts rapprochés entre humains qu’il faut taxer.
      Transports de passagers (aérien, TGV, RER), industries aéronautique civile (hors cargo) et navale de paquebot, croisiéristes, Hôtellerie de cours séjours (< 1 mois), toute activité touristique nécessitant des déplacements ou des brassages de population non locaux, non répétitifs (restaurants, musée d'attraction nationale …) commerces nécessitant le regroupement de public nombreux (Hypermarchés, centres commerciaux.. ) tous les opérateurs de transports collectifs n'assurant pas un isolement sanitaire adéquat, tous les moyens partagés accroissant les risques (autolib, vélib, covoiturage non répétitif).
      Toutes les activités commerciales ou de production pouvant être robotisées.
      Il n'y a pas lieu de taxer les robots qui par nature n'augmentent pas le risque, mais au contraire de subventionner leur généralisation caisses automatiques, vidéosurveillance plutôt que vigile ou force de l'ordre, drônes d'intervention, subventionner les robots de livraison, les circuits de commercialisation type Amazon (sous réserve de l'automatisation totale des entrepôts logistiques).
      La taxe est un moyen de diminuer les activités risquées moins drastique que l'interdiction.

      Si le problème est simplement de trouver de l'argent il est normal de s'intéresser à là où il y en a,
      et où l'on peut en détourner une partie : transaction financières, ventes, héritages.

      Mais c'est un problème plus général pas un problème de Covid.

      Quand à la dette (liée au traitement de la crise) c'est un appauvrissement de tous, mais il n'est pas à venir, il est déjà réalisé, faut-il le constater dans les comptes ?
      C'est un appauvrissement des contribuables (les autres ne peuvent pas payer).
      Il suffirait de les inciter à transformer une partie de leurs avoirs en dette d'Etat. Comme celà, celui-ci serait financé sans risque et les contribuables pourraient toujours se croire aussi riches et consommer autant.
      Ce qui est bien le but n'est-ce pas ?

      Sinon il n'y a qu'à augmenter la TVA (pour 10 ans ..dans un premier temps).

      1. Désolé ,le lien semble avoir évolué . Viser « questions politiques  » émission à 12h04 . Mais la minute 28 est la bonne .

      2. Merci Mr Ruiz,
        Vous avez raison les treansactions financières n’ont rien à voir avec le COVID et de ce point de vue les taxer n’est pas juste.
        Mais je vois le COVID comme une goutte qui fait déborder le vase. L’argent coule à flot mais il faudra bien le rembourser un jour.
        A mon humble avis cela fait longtemps qu’on aurait du taxer les transactions financières.
        Cordialement.

  17. Échos du bas de l’échelle sociale, pas trop d’inquiétude sur le risque sanitaire à moyen-long terme, par contre pour ce qui est du monde d’après, déjà que la situation était inquiétante avant cette crise Covid19, mais là tout indique que le serrage de vis va atteindre des summums (cf rapport Institut Montaigne, com du Medef …).
    Cette expérimentation grandeur réel d’un contrôle total des populations sur la restriction des libertés individuelle, à l’échelle planétaire, conforte à coup sûr, ceux qui misent sur la léthargie des masses pour déployer encore plus leur pouvoir de prédation sur les ressources, et les jouissances qu ‘elles procurent, de notre planète.
    Que les bonnes idées, intentions fusent sur le net, c’est tout à fait naturel étant donné le nombre incroyable de personnes qui vivent de leur pure activité intellectuelle – mais les mots ne se concrétisent que rarement en actes dans leur cas, pour de nombreuses raisons, dont le confort économique qu’ils tirent de leur activité n’est probablement pas étranger et peut être aussi que s’arrête là la satisfaction d’avoir débrouillé le réel – charges aux autres d ‘en faire le bon usage.
    Si rétrospectivement on revisite les conditions qui ont permis le progrès social tel que l’on se le donné pour acquis aujourd’hui – d’abord un enrichissement globale de la société par un apport énergétique extraordinaire qu’à permis l’exploitation du pétrole – l’émergence d’une pensée politique humaniste sur le terreau de l’exploitation d’une population déracinée et décimée par des forces économiques privées –
    Cette pensée, nommée socialiste, communiste, anarchiste à largement infusée, au prix du sang, dans les rangs des masses populaires & plus tard divisa quasiment le monde en deux camps quand l’URSS et les USA formaient le ying et le yang de l’équilibre mondial.
    Mais cette concurrence idéologique du capitalisme s’est effondrée, entraînant avec elle l’asphyxie des courants de pensés collectivistes et ruinant l’infrastructure des principales organisations sociétales vouées à la défense des masses populaires.
    Aujourd’hui nous sommes nus face un capitalisme organisé, mondialisé et qui tient tous les leviers du pouvoirs .
    Sa puissance est d’autant plus grande, que son besoin de main d’œuvre pour satisfaire ses appétits est en deçà du besoin de travail des masses – nous sommes mis en concurrence comme jamais pour quelques miettes et le phénomène ne fait que s’accentuer.
    Le changement par le prisme des idées ne conforte que ceux qui les expriment, et ils n’auront pas le courage de dire qu’elles ne trouveront meilleur échos que sur le champs des corps qui seront tombés
    pour réclamer la pitance des réprouvés.
    Je ne décourage point par cette missive les bonnes volontées intellectuelles qui se penchent sur les affres du mondes et leurs causalités , mais simplement un rappel que le plus grand défi est de nouer un lien entre tous les démunis de cette terre et le lien le plus universel reste le geste sacrificiel du don de soi pour autre que soit – un geste qui dépasse l’intellect – un acte de foi,
    J’écris là sur le terreau d’un pessimisme certain – jamais les puissances systémiques n’ont surmontées avec autant d’aplomb les particularisme individuels – jamais la dissymétrie entre les moyens de contrôle et la liberté des personnes n’a été prononcée – jamais l’humanité n’a connue telle densité humaine improductive.
    De ce constat d’hyper-puissance d’un côté et de besoin de subsistance de l’autre j’en tire la conclusion d’un rapport de force démesurément déséquilibré que la force des idées ne suffira point à inverser,

    1. La force des idées , probablement pas tant les forces en présence sont déséquilibrées.. Reste la force du grain de sable .
      Demandez au petit prince.

    2. Bon , d’accord. Il vaut mieux resté couché. Confortablement sous la couette, attendre le destin ou le bourreau, c’est plus facile. Vu la longueur de votre texte, «Tout ça, pour ça», pourrais-t-on dire. Que les mots ne soient pas efficaces, en terme de rendement vu sous le rapport entre longueur et sens, n’est pas nouveau. La Bruyère l’avait déjà constaté: beaucoup de mots, peu de sens en proportion. Giono aussi.

      Mais intéressons-nous aux détails. Ça compte, les détails. Par exemple je vous propose d’écrire «soi» plutôt que votre «soit». Votre «foi» me pose problème. En effet «foie» et «fois» sont déjà préemptés. Il reste donc, à suivre votre logique, qu’il faudrait écrire «foit».

      L’orthographe, que je malmène plus souvent que je ne le devrais, procède du même mouvement que d’être d’accord pour ne rien faire: l’unanimité fait loi. Oups! j’aurais dû écrire «loit». Dans le cas d’espèce qui nous fait causer, «mouvement» est une extension abusive pour «statique». Mais vous aviez compris, j’en suis sûr.

      Une longue ellipse pour aboutir à une conviction pas nouvelle: l’immobilisme, c’est comme la mort, sa préfiguration et sa certitude avancée.
      Pour un long Dimanche…

      1. Cher Daniel merci pour ce commentaire qui m’enjoint à regagner le silence que ma classe sociale me soufflait dans l’oreille.

      2. @ Naroic

        Vous savez , les remarques sur l’orthographe , en ce qui vous concerne , c’est comme faire remarquer à un marathonien qu’il n’a pas de chaussures.
        Vous observez le monde avec une réelle acuité et c’est l’essentiel , même si Daniel ne veut pas entendre parler de votre désespérance en la force des idées .
        Les hommes qui dominent la société d’aujourd’hui croient en la toute puissance de leur intelligence , de leur technologie , de leur science , de leurs possessions. Un virus inconnu jusqu’ici remet tout en question .
        De tout cela , qu’en sortira t’il ?
        On dirait un grand jeu de domino , où notre regard se fixe sur l’enchainement des malheurs entre eux .
        Mais il y a une autre face au drame actuel , celles des bonheurs à venir …engendrés par l’effet papillon d’inédites solidarités .

  18. Relevé dans L***** M* d’aujourd’hui :
    « La taxe robot est une des réponses pour que l’automatisation etc… » par Dominique Bertinotti, ancienne ministre et Mehdi Ouraoui , essayiste.

    Les accros à un journal autrement désinformant ont certainement noté cet info. Je ne sais pas si Paul Jorion est cité dans l’article, ou bien Sismondi. J’l’ai pas lu, faut pas déconner.

    A s’en tenir au titre , on peut dire: encore une idée qui a essaimée.
    Ça avance.

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