Vidéo – C’est quoi la spéculation financière et pourquoi menace-t-elle notre économie ?

Je me trompe dans les dates : levée de l’interdiction de la spéculation

– en Suisse : 1860
– en Belgique : 1867
– en France : 1885

Vous trouvez tout ça dans Le capitalisme à l’agonie (Fayard 2011), pages de 194 à 217

FASB :  Financial Accounting Standards Board  = Conseil des normes comptables financières

Partager :

25 réflexions sur « Vidéo – C’est quoi la spéculation financière et pourquoi menace-t-elle notre économie ? »

  1. Combien de CO2 la spéculation envoie-elle dans l’atmosphère ? Combien d’autres pollutions ?
    A mon avis, peu: l’impact des serveurs informatiques l’enregistrant.

  2. J’ai bien tout suivi dans cette version courte. Deux interrogations chemin faisant :

    – Rôle du Bitcoin dans le mécano autorisant la spéculation et le découplage de l’économie réelle .

    – S’agissant de la spéculation sur le capital immobilier , à part la référence anglaise , y a-t-il un travail accessible à un pékin moyen pour mieux apprécier les poids , les mécanismes , les impacts de cette forme de spéculation via le patrimoine bâti ? Le fait que près de 65 % des ménages soit propriétaires aujourd’hui de leur appartement ou maison et que , aux droits de succession près , on n’a généralement pas envie de ruiner ses descendants , influe-t-il sur ce risque systémique ?

    1. Un commentaire que j’avais posté ,il y a un an je crois, concernant la bulle immobilère espagnole et que je reproduis textuellement

       » Je me suis intéressé en parallèle à une autre crise qui s’est mise en place dans les années 2000 dans le même timing de création, développement et implosion , et qui concernait aussi le même secteur d’activité , l’immobilier.
      Ca se passait près de chez nous au delà des Pyrénées.

      Les conditions de cette crise se sont développées sur 3 axes majeurs qui ont été dérégulés durant cette bulle

      – le système bancaire
      – l’ensemble de l’activité immobilière
      – l’envie de l’accès à un bien immobilier , puis la spéculation engendrée par la bulle des prix que ce soit par les ménages, espagnols et étrangers,les promoteurs immobiliers, ou investiseurs institutionnels privés.

      Il y a donc eu :

      – une bulle sur les prix immobiliers
      en 7 ans les prix ont plus que doublés jusqu’en fin 2007 , avant de repartir à la baisse pendant 7 ans de 40%
      prix moyen:800€ en 2000 à 2050€ en 2007 pour redescendre à 1200€ en 2014
      https://www.tinsa.es/precio-vivienda/
      avec des variations très fortes selon les régions et métropoles (Madrid, Barcelone)

      – une bulle sur les biens
      Les biens concernaient non seulement le résidentiel , mais aussi les aéroports, les plateformes logistiques,l’immobilier industriel et commercial,…
      La contruction a fait l’objet d’un développement économique très important.
      L’Espagne était le deuxième producteur mondial de béton après la Chine.
      En 2008, 30 % des biens résidentiels construits sur la période n’avaient plus de preneurs .Les aéroports, plateformes logistiques, immobiliers commercial et industriel n’avaient pas d’utilisation.
      Durant cette période euphorique l’Espagne a vu sa population passée de 40M à 45M d’habitants en 8 ans grace à une immigration liée à l’activité économique où le taux de chomage était passé de 20% en 1995 à 7% en 2007 pour revenir à 25% en 2012
      De nombreux promoteurs immobiliers ont fait faillite.

      Le système bancaire et leur contribution à la bulle et ses conséquences
      – le recyclage des monnaies avant le passage à l’€
      – disponibilité de capital
      – des emprunts à taux faible et variable avec des hypothèques allant de 40 ans jusqu’à 50 ans et pouvant représentés 125% de la valeur du bien à l’achat.

      La hausse des taux due à la crise de 2008 et la baisse des prix immobiliers ont entrainé un effet de ciseau:
      – de très nombreuses défaillances sur les remboursements
      – des faillites bancaires (Cajas , entre autres )ne pouvant plus se couvrir sur les biens et une restructuration du système bancaire espagnol qui dure encore ( Banco Popular , malgré des recapitalisations , rachetée à l’€ symbolique par Santander en 2017)

      Autres conséquences:
      – augmentation de la dette publique avec évolution à la hausse des taux jusqu’à l’intervention de la BCE
      – création d’une bad bank immobilière

      Dans un système dérégulé , pendant la hausse, où tous les intéressés y trouvaient leur compte , la régulation en amont ne s’est pas faite mais s’est réalisée par l’implosion de la bulle.

      Le système bancaire n’a pas joué de rôle de régulation , ce qui lui en a couté par de nombreuses faillites à l’image de Lehman Brothers « 

      3
      1. @ ilicitano
        Vous avez bien fait de rappeler tout ça. Les banques …

        Un détail: « L’Espagne était le deuxième producteur de béton… »
        Au vu de quelques vidéos, on dirait qu’ils s’en sont servis pour bétonner sérieusement les côtes.
        Le laxisme d’une loi de protection des rivages est sans doute en jeu. Cette loi n’existe peut-être pas (?) et si elle existait, ce serait pour organiser la dilapidation du bien public que sont des bords de mer accessibles. Pas d’offense, les lois paravents sont une spécialité de ce côté-ci des Pyrénées.

        1. @daniel

          Il y a bien eu une loi de protection du littoral en 1988 en Espagne.
          Cette loi a eu de nombreuses dérogations.

          https://www.bfmtv.com/immobilier/international-etranger/greenpeace-s-attaque-a-la-betonisation-des-cotes-en-espagne_AN-201807250308.html

          Dans cette période d’implosion de la bulle immobilère espagnole les conséquences ont été différentes.
          – des promoteurs immobiliers , des fonds d’investissements,… ont faillites et été mis en liquidation.
          – le système bancaire a été restructuré

          – mais surtout de nombreux primo-accédents suite à la montée des taux d’intérêts sur des prêts ,qui étaient à taux variables et indéxés sur l’Euribor , et/ou suite à la mise en chomage ,ont été dans l’impossibilité de rembourser les échéances et ont été saisies par les banques avec une valeur immobilière fortement décotée qui ne couvrait pas le reste du prêt à rembourser

          Voir l’évolution du taux de l’Euribor sur la période
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Euribor#/media/Fichier:EuriborChart12m3m1w.svg

          L’Euribor sert de base aux prêts à taux variable offerts aux particuliers et aux entreprises (dans lesquels le taux d’intérêt est exprimé comme la somme de l’Euribor choisi (par exemple, l’Euribor 3 mois) et de la marge du prêteur. (wiki)

          1
  3. Acheter un logement pour y habiter, c’est parfait; acheter un second logement à la campagne pour y passer ses W.E., c’est encore acceptable, ce qui l’est moins est d’acheter d’autres logements dans le but d’investir – tout en profitant des largesses de l’état concernant la défiscalisation – et ayant en tête le profit à réaliser lors de la location, mais surtout, profit lors de la vente future… 🙂
    Quant au Bitcoin, c’est du vent acheté et vendu au prix de l’or, c’est le summum de la spéculation pure 🙂

    4
    1. Je m’intéressais plutôt au poids de la transmission  » noble » ( puisque qu’il est dit dans la vidéo que l’on vend d’une génération à une autre ) a priori sans recherche spéculative , lors d’une succession par héritage .

      Pour ce qui est de la spéculation « dans la perspective de revendre  » , je vis dans une région sensible à ces perspectives …. sur lesquelles il y a pas mal de grands déçus quand le moment arrive concrètement . Les vrais joueurs gagnants sont le plus souvent des professionnels qui jouent  » au bon moment » aussi bien à l’achat qu’à la vente .

    2. La campagne, ok. Mais il faut pouvoir aller à la mer aussi un peu quand même. Un petit pied-à-terre de rien du tout…

      Et la montagne l’hiver alors ?! Un petit châlet à Val… trois fois rien. Respirer le bon air pur. C’est sain. Prendre des couleurs.

      Le truc, c’est qu’on peut pas, non plus, rester en France tout le temps, ça lasse. Faut s’ouvrir aux autres cultures bon sang !

      (Je me demande si quelqu’un se rend compte de l’inanité d’un tel commentaire ? Quand tout le monde aura à bouffer, un toit et la possibilité d’une vie digne, on reparlera logement secondaire… Je rêve. Et les 3 qu’ont plussé c’était pour la critique de la spéculation à n’en pas douter ! Misère… Jusqu’ici chez Jorion la notion de justice sociale a quelques inquiétudes à avoir…)

      🙁

      1
      1. Pour les autres pouces verts, je ne sais pas mais ce qui a valu mon « pouce vert » c’est la condamnation du comportement consistant à :
        « (…) acheter d’autres logements dans le but d’investir – tout en profitant des largesses de l’état concernant la défiscalisation – et ayant en tête le profit à réaliser lors de la location, mais surtout, profit lors de la vente future ».

        Pourquoi l’état encourage-t-il (via la défiscalisation) l’achat immobilier « de rapport » (à louer) et décourage-t-il l’achat du logement d’habitation en ne défiscalisant pas par ex. le montant des intérêts versés aux banques et en maintenant une TVA de 20% sur l’achat d’un logement neuf destiné au logement de l’acheteur (TVA qu’un acheteur modeste devra payer via l’emprunt et donc grèvera d’autant le coût total du crédit?

        La république française serait-elle en faveur de la concentration du capital au détriment des citoyens modestes ?.. ^^

        2
        1. Je ne suis pas sur de bien avoir traduit votre opposition ( deuxième paragraphe ) , mais ce que j’ai noté dans mon parcours , c’est que l’état ( et pas que français ) préfère les français propriétaires ( et qui se démerdent seuls avec leur habitation ) , et les dispositifs fiscaux et financiers qui permettent de mettre en offre de location un nouveau patrimoine bâti géré par un privé , que se farcir ( ou les OP et SA HLM ) des opérations publiques de constructions neuves , même s’il contribue assez peu en subventions réelles , mais avec des contraintes lourdes en foncier et en gestion .

          Mais j’ai peut être mal compris votre propos ( dont je ne sais plus d’ailleurs mesurer l’impact financier macro réel ) .

  4. Il est urgent de mettre fin à cette économie de prédation.
    J’avais été révolté à la lecture de cet article signé de la plume d’un éminent économiste qui fait partie de mes lectures prioritaires.

    Patrick Artus : « L’économie de spéculation est inefficace »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/10/02/patrick-artus-l-economie-de-speculation-est-inefficace_6096824_3232.html
    « La faiblesse des rendements des actifs traditionnels pousse les investisseurs à choisir des actifs spéculatifs, au détriment de l’économie productive, observe l’économiste dans sa chronique. »
    « Chronique. « L’économie mondiale est agitée de mouvements violents sur les prix de toute une série d’actifs et de biens dont la caractéristique commune est de présenter une rareté. Ces prix ont, au cours du temps, montré une variabilité de plus en plus ample, avec des périodes de fortes hausses suivies de violentes corrections. C’est vrai pour les prix des matières premières : les prix des métaux non précieux, par exemple, ont été multipliés par deux et demi entre 2009 et 2011, puis divisés par deux entre 2011 et 2016, puis multipliés par trois entre 2016 et aujourd’hui. Ces mouvements des prix des matières premières sont très liés aux positions non commerciales (donc spéculatives) prises sur les marchés à terme : pour le bois de construction, par exemple, on est passé de zéro contrat net ouvert en 2019 et au début de 2020 à… 600 000 contrats ouverts à l’été 2021 ! Cela est vrai aussi pour les indices boursiers : ils ont été multipliés par quatre dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) depuis 2010, par dix en ce qui concerne les actions des sociétés des nouvelles technologies. »
    …………………….
    « Des instruments à utiliser
    Les politiques monétaires expansionnistes ont donc conduit à l’économie de spéculation qui, on l’a vu, est inefficace. Le recul excessif du rendement des actifs financiers normaux fait basculer vers l’économie de spéculation, tout comme, expliquait Karl Marx dans le livre III du Capital, le recul du taux de profits sur le capital productif fait basculer vers la spéculation : « La masse des petits capitalistes est ainsi contrainte de s’engager dans la voie de l’aventure : spéculation, gonflement abusif du crédit, bluff sur les actions, crises. » Marx n’a pas pris une ride… » »

    1. On serait sur une bulle boursière alimentée (indirectement) par les plans de relance à taux 0 ?
      Bon, je vais illico spéculer… heu non, investir (à la baisse) dans du BX4.
      Merci du tuyau.
      😉

    2. Marx, rien à dire. Reste encore une référence, pas pour tout naturellement. Il s’est trompé sur des sujets importants. Voyez Paul pour les erreurs…

      Mais Artus??? Quand il dit que la spéculation est inefficace, il est comme une poule ayant trouvé un couteau. Ou bien, il s’extasie pour avoir découvert l’eau tiède.
      Une meilleure image, origine Britt: Artus déconseillant la spéculation, c’est LE tuyau donné par le cheval. ( Les paris sur les courses hippiques sont une forme de spéculation…)
      Vous pouvez aussi regarder l’évolution des prévisions de la cotation Natixis au 14/10/21: Bénéfice net par action: -0.01 Euro…

      Rappelons que la spéculation n’est pas inefficace, elle est destructrice, socialement en particulier.

      2
  5. La social-démocratie a impérativement besoin d’une monnaie et de la séparation des pouvoirs. Le sang de l’économie se trouve aux mains de la finance, les règles du vivre ensemble dans celles de la justice, l’information objective dans celles des médias, etc. Tous les flux de valeurs humaines doivent être représentés et régulés par des instances démocratiques.

    2
  6. Une petite question : lorsque vous évoquez l’interdiction de la spéculation financière, puis son autorisation au 19è siècle, vous citez toujours la France, la Belgique et la Suisse. Quid des inventeurs du capitalisme, les Hollandais et les Anglais ? Savez vous s’ils ont aussi connu des périodes d’interdiction des paris sur la fluctuation des prix ?

      1. Comme on connait les britishs et leur respect des textes qu’ils signent , il vaut mieux considérer qu’il n’y a et aura pas d’interdiction fiable de la spéculation par le UK !

      2. Medellín, le 14 octobre 2021

        Deux observations.

        1. Quant au ¨démarrage¨ du ¨capitalisme moderne¨, si on lit bien son Wallerstein (Immanuel), le berceau ¨commun¨ se trouvait dans le ¨système¨ Flandres // Amsterdam-Rotterdam (les provinces Nord et Sud Hollande), et, après la chute d’Anvers (1576) la fuite immense, ensuite, de la population protestante aux Pays-Bas, au ¨Nord¨ uniquement, c’est à dire, sous contrôle des bourgeoisies à Amsterdam et à Rotterdam et à Middelburg (province de Zélande, centre essentiel du commerce de l’esclavage, voir aussi le nom de Gorée au Sénégal, provenant du nom de l’isle de Goeree-Overflakkee, partie de Zélande. [ Goeree = Goede Rede = Bonne Rade ].

        (Petit détail: le choix pour le village de rien, dans cette époque là, c’est à dire après la guerre de l’indépendence de l’empire espagnol, La Haye était un compromis entre les deux bourgeoisies de Amsterdam et de Rotterdam, à fin d’y fonder un gouvernement central, dénommé les États Généraux, comme autorité supérieure républicaine démocratique, dans laquelle il n’y avait pas de folie napoléonnienne centraliste autoritaire militariste de chefferie d’état.
        Dans un certain sense, on peut comparer le système fédéraliste actuel de la Suisse avec ses cantons et le gouvernement central, avec le système original fondé aux Pays-Bas, évidemment y lié aussi aux propositions et formulations de Spinoza et autres.

        La transformation (destructive) du système gouvernemental démocratique et décentralisé des Pays-Bas (après Waterloo incluyant le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas) en ¨royaume¨ est le ¨cadeau¨ empoisonné laissé par le peuple francais pendant et, malheureusement, après l’occupation napoléonnienne, avec le frère Louis, un gentilhomme d’ailleurs, comme première poupée ridicule et ridiculisée comme ¨chef d’état¨ qui s’installait à Haarlem, avec les mots inoubliables de ce pauvre monsieur qui disait ¨ Je suis le lapin de Hollande¨, ne pas entendant bien la distinction en prononciation entre les mots ¨koning¨ (= roi) et ¨konijn¨ (= lapin).

        N’oublions pas que notamment dès ce moment là, commencait la coïncidence totale entre le brigandage personnel et le vol officiel de l’Indonésie, à travers du commerce de l’opium, un monopole colonial-étatique, qui de facto et de jure convertissait la famille ¨royale¨ des Pays-Bas dans la famille criminelle narco-trafiquante la plus réussie du monde.

        (sources:

        1. https://www.athenaeum.nl/boek/?authortitle=hans-derks/verslaafd-aan-opium–9789025307097

        2. https://brill.com/view/title/20966

        3. https://upf.com/book.asp?id=9780813027012

        4. https://libris.nl/boek?authortitle=ewald-vanvugt/roofstaat–9789038801278 )

        Alors, revenant au point: c’est pour des raisons claires, que Wallerstein explique que le berceau du capitalisme moderne se trouvait uniquement aux Provinces Unis des Pays-Bas (dans le sens large, y compris le système Gant / Bruges / Anvers), c’est à dire: aux Provinces Unis.

        En ce qui concerne l’origine et le déplacement de l’hégémonie dans le capitalisme moderne, Wallerstein fait la distinction en quatre phases ou stades:

        a. les UP (United Provinces) (17 ieme siecle)
        b. l’UK (United Kingdom) (17, 18, 19, 20 jusqu’à 1944)
        c. l’US (United States) (1944 – plus ou moins 2001, Wallerstein écrivait: ¨The twin towers as a metaphore¨)
        d. la fragmentation actuelle//contemporaine de nos jours de l’hégémonie

        Ce qui n’exclut pas toujours le role central des Pays-Bas dans le secteur des services financiers et de l’accumulation du capital, qui ont d’abord (co-)financé l’accès du Royaume Uni et ensuite celui des Etats Uni à l’hégémonie.

        En ce qui concerne le role actuel et scandaleux des Pays-Bas dans le système mondial financier (en étroite liaison avec l’Irlande) il suffit de lire les Pandora Papers et de suivre le très courageux Paul Tang, membre du parlement européen pour le PvdA (social-démocrates) des Pays-Bas.

        2. Deuxième observation.

        Dans cette histoire du capitalisme moderne, c’est intéressant voir de quelle manière les riches aux Pays-Bas ont pu continué et même aggrandi le fonctionnement de leur et la machinerie de concentration de richesse.

        Je vous recommande le livre du professeur Nico Wilterdink (Université d’Amsterdam), un des grands experts dans le thème de l’inégalité aux Pays-Bas.

        Il fait comprendre, dans son livre essentiel au sujet, que la spéculation était et reste toujours, un instrument important dans les mains des riches aux Pays-Bas, qui n’hesitaient et n’hésitent pas de se ¨piller¨ entre eux et, notamment, piller ¨ce pauvre peuple¨ et la communauté mondiale justement grâce à la spéculation.

        Alors, confirmée: aucune interdiction juridique aux Pays-Bas au 19-ième siècle, au contraire dirais-je.

        Source: https://www.dbnl.org/tekst/wilt001verm01_01/wilt001verm01_01_0004.php

        Pour voir et écouter le professeur Wilterdink sur Norbert Elias, veuillez voir et écouter la vidéo suivante.

        https://www.youtube.com/watch?v=uc96NUe5kIY

        2
        1. Merci pour cette longue explication. De mon côté j’avais juste lu quelque part que c’est aux Pays-Bas qu’une douzaine de bourgeois se sont un jour mis autour d’une table pour mettre chacun de l’argent anonymement dans une société. Ce qui, selon ce texte, définit le début du capitalisme. C’était déjà pour piller la planète puisque c’était pour armer des bateaux et ramener des épices. Les Anglais auraient ensuite copié les Hollandais. Et c’est pourquoi j’ai mis les Hollandais en premier dans ma question.

          1. Les Crétois , les grecs , les phéniciens , les juifs , les Assyriens , les chinois avant le XII ème siècle , Bruges , les vénitiens avant eux n’étaient pas mal non plus . Et depuis un siècle les USA . Mais ça commence à couiner .

  7. @Sous-fausse-identité @Juannessy

    Medellín, le 15 d’octobre 2021

    1. Merci de vos commentaires. Mon explication est et reste, nécessairement, très brève.

    Tous les détails, vous les retrouverez dans tome 1 du Système-Monde de Immanuel Wallerstein, lui travaillant dans la tradition de Fernand Braudel.

    https://www.persee.fr/doc/tiers_0040-7356_1986_num_27_105_4455_t1_0228_0000_1

    Probablement vous vous rappelez que Wallerstein, conjointement avec Giovanni Arrighi, Samir Amin et André Gunder Frank et autres, ont fondé a Binghamton (Université Étatique de New York, États Unis de l’Amérique) le Fernand Braudel Center.

    Veuillez voir s.v.p.:
    https://www.theguardian.com/education/2009/oct/08/giovanni-arrighi-obituary

    https://www.binghamton.edu/fbc.backup/

    2. En réponse spécifique à Juannessy et sa présentation dans un style ¨tutti frutti¨ de la naissance et du dévelopmment du ¨capitalisme moderne¨ (avec une définition précise de l’adjectif, comme d’ailleurs dans pas mal d’autres applications de cet adjectif dans d’autres champs scientifiques): c’était exactement pour mieux ordonner (racinée dans une recherche minutieuse, concentrée des données empiriques, et, évidemment, grace à ¨la force de stockage¨ des ordinateurs, et les possibilités de voyager rapidement mondialement) la base empirique, objective et ¨re-productible¨, et d’autre coté donnant une perspective analytique (la TSM, Théorie Système Monde), qu’on a pu ¨décifrer¨ la naissance et le développement du capitalisme moderne, qui dans le cadre de ces deux considérations (empirie et théorie) se sont pu libérer des qualifications comme vous nous présentez dans votre commentaire.

    Aux Université d’Utrecht et d’Amsterdam, on disait aussi que les efforts de Hercules de Immanuel Wallerstein, peuvent être décrits comme une ¨entreprise mondiale per-se¨.

    Veuillez me croire M. Juannessy: les sciences sociales ont bien pu avancer, en termes de qualité, dans les, disons, 40 années passées. Et on sait parfaitement où se trouve la mécanique des machines de la concentration de la richesse.

    b.à.v. jl

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.