Nous voulons, par Dominique Temple

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Nous voulons

Attention !

Il ne s’agit pas de doléances. Nous n’avons plus le temps. Il s’agit de mesures qui nous permettent de dépasser le système capitaliste, plus exactement de notre contribution aux propositions dont la convergence fera naître une société nouvelle. Le système capitaliste est en Europe à son zénith, au seuil de sa chute. Il s’agit de faire en sorte que son autolyse n’entraîne pas le chaos social.

Dans l’esprit d’une transition douce en un système plus humain, nous proposons :

– Le revenu de base universel

– l’interdiction de la spéculation, le plafonnement du profit

– l’inaliénabilité de la propriété des biens premiers et sociétaux

– la progressivité de l’impôt sur la consommation des ressources énergétiques

– le respect des équilibres biologiques de la nature

– la responsabilité citoyenne de l’affectation des impôts

– l’interdiction de la production d’armes offensives

– la démolition du parc nucléaire

– la reconnaissance du pouvoir de l’assemblée des maires de France : droit de veto sur les décrets du gouvernement et de répudiation des ministres impopulaires.

– une nouvelle Constitution qui

  – mette fin à l’énarchie, et au régime présidentiel,

  – fasse usage de la démocratie directe,

  – respecte le droit à la réciprocité.

 Arguments

La démocratie peut s’exercer désormais en temps réel par la participation active et directe des citoyens grâce à l’internet, aux réseaux sociaux et au référendum d’initiative populaire (proposition et sanction).

Nous voulons modifier le régime présidentiel tel qu’il fonctionne actuellement et renforcer la démocratie, libérer les parlementaires des idéologies des partis qui les contrôlent. Ils doivent être plus nombreux pour être plus proches de leurs concitoyens et pouvoir constituer des alliances multiples à l’assemblée selon les questions à débattre.

Les maires sont actuellement les seuls représentants du peuple qui prennent quotidiennement en charge des problèmes réels de la société. Il importe donc qu’ils aient un droit de regard sur les dispositions de l’exécutif, soit pour sanctionner ses erreurs soit pour proposer des alternatives.L’assemblée des maires de France peut jouer un rôle politique dans la représentation de la volonté des citoyens et le contrôle de l’exécutif.

Tous les citoyens se doivent mutuellement assistance pour bénéficier de ce que la nature était capable de leur offrir, c’est-à-dire un toit et les moyens de subsistance qui devraient être dits universels et inaliénables. Or, ni l’un ni l’autre de ces droits n’est aujourd’hui assuré pour tous du fait que ceux qui en sont pourvus n’en consentent la jouissance à ceux qui en sont privés qu’au prix d’une rente exorbitante ou d’une exploitation indécente de leur force de travail. Ceux qui sont privés de leur droit ne peuvent renverser l’état des choses parce que la propriété a été privatisée. Nous voulons l’inaliénabilité de la propriété universelle et des communs, que tous les citoyens aient droit à une habitation personnelle, et que la privatisation des ressources naturelles soit abrogée.  

La société se doit de corriger les inégalités dues aux accidents, par l’entraide, l’assistance mutuelle. La Sécurité sociale répond à cette obligation pour la protection et la santé. Mais elle n’est pas à la hauteur

– pour les conditions de vie (l’environnement),

– pour l’enseignement, réservé préférentiellement à la bourgeoisie, et orienté selon les nécessités de la progression du capital,

– pour la formation actuellement soumise aux seuls besoins des entreprises capitalistes.

– Elle n’est pas à la hauteur non plus pour assurer le plein emploi selon les dispositions et la vocation de chacun. Dans une société où la plupart des besoins élémentaires sont assurés par une médiation monétaire, un revenu universel de base est obligatoire. Il y a d’ailleurs consensus sur ce sujet. Les nantis, qui justifient l’inégalité de la répartition des richesses par l’amélioration des conditions de tout le monde, se doivent de circonvenir l’exclusion par un revenu minimum qui soit sans aucune obligation sous peine de restaurer la servitude ou l’esclavage. Les plus démunis ou les exclus interprètent l’allocation universelle ou le revenu minimum comme le moyen de vivre autrement grâce à une autre économie, aux réseaux sociaux de réciprocité et comme le moyen de mettre fin à leur dépendance vis-à-vis de ceux qui exploitent leur situation précaire.

La diminution du temps de travail salarié pénible est la libération du travail libre parce que le temps libéré est immédiatement investi dans un travail qui trouve son plein emploi dans les relations réciproques ou qui participe au service public. Encore faut-il que le droit du travail soit libéré de la loi d’airain du profit capitaliste, et de ses entraves administratives.

Plus fondamentalement, puisque la réciprocité est dans toutes les communautés humaines le principe des relations sociales qui engendrent les sentiments de liberté, de solidarité, de responsabilité, de confiance et de justice, la réciprocité est un droit. L’Etat doit reconnaître toutes les relations de réciprocité fondamentales sans lesquelles aucune société ne peut se construire, l’alliance, la filiation, le partage, la redistribution, le marché. Il doit veiller à leur complète harmonie les unes avec les autres et protéger leurs territoires d’interfaces institutionnels (Cf. D. Temple, L’économie politique).

Nous savons tous (y compris les idéologues du libéralisme économique) qu’un système dont le critère d’évaluation est le profit conduit à une compétition qui projette l’humanité dans le vide par l’extinction des ressources et la pollution de l’environnement jusqu’au dérèglement des équilibres planétaires et la mort du plus grand nombre. Une génération habituée à penser la croissance infinie sur une planète sans limites est encore au pouvoir. Cette génération est disqualifiée par son inconscience ou son incompétence. Elle conduit l’humanité au désastre. Notre génération doit tourner la page. Et puisque le profit ne peut plus être le critère d’évaluation du progrès économique, il faut le remplacer par un autre critère. Les actuels gérants de l’ordre public prétendent que le passage immédiat à une économie dont le profit serait purement et simplement supprimé est impossible parce que les pays en voie de développement qui entendent s’aligner sur les pays qui les ont saignés à blanc pendant des décennies ne l’accepteraient pas, et qu’il s’ensuivra le chaos. Il faut donc proposer une sortie en douceur de l’économie de profit et nous proposons un plafonnement du profit et son indexation sur le revenu de base (les dividendes des actionnaires, qui n’ont jamais été aussi hauts (entreprises du CAC 40 : dividendes augmentés de 13 % cette année !), et la réduction des salaires trop élevés (des chefs d’entreprise, des hauts fonctionnaires et du personnel politique).

Que des peuples entiers soient dirigés par des financiers et des traders qui spéculent sur le travail d’autrui et sur l’effondrement de telle ou telle société ou Etat dans l’espoir de bénéficier de retours importants sur les crédits alloués à ceux qui les mettent en faillite est au moins une imposture. Nous demandons l’interdiction de la spéculation et des paris financiers.

Le peuple français est le troisième producteur d’armes du monde. Toutes ces armes doivent être consommées pour produire plus. Le capitalisme français est ainsi le commanditaire des guerres perpétrées par ses clients. Il collabore au crime contre l’humanité quotidiennement. Nous voulons l’arrêt immédiat et sans condition de la production des constituants chimiques, physiques et nucléaires des munitions et des armes offensives françaises, qui n’ont d’autre raison que de rapporter de l’argent aux lobbys du pouvoir en France. Il est impossible de disposer des armes nucléaires sans que toutes les nations ne soient justifiées d’en produire l’équivalent. Nous demandons le démantèlement du parc nucléaire national, d’autant plus que celui-ci ne constitue plus qu’une cible meurtrière pour ceux qui nous survivront.

Enfin tout le monde exige que la marine nationale, conformément au droit et à l’éthique de la mer, se porte au secours des naufragés qui se noient dans la méditerranée.

Une nouvelle économie fondée sur la réciprocité productive et le partage de la redistribution implique que le rôle de l’Etat soit modifié. Aujourd’hui, parce qu’il est au service de l’économie capitaliste l’Etat frappe de taxes la consommation d’énergie à la base (la taxe sur l’essence par exemple) et les diminue au fur et à mesure de la croissance de la consommation. La justification de cette inégalité est de favoriser la production industrielle afin qu’elle puisse soutenir la compétition avec les compagnies étrangères. La décroissance de l’économie capitaliste et la croissance d’une économie humaine exigent de supprimer l’aide à la compétition capitaliste : l’usage des ressources énergétiques nécessaires doit être mis à la disposition de tous au moindre coût (la gratuité pour les biens premiers) et les taxes doivent augmenter proportionnellement avec leur consommation.

L’économie capitaliste met la nature et la planète en danger. L’obligation de respecter les équilibres naturels et la vie sur la planète, les relations physiques et biologiques sur lesquelles repose l’existence de la société conduisent à de nouveaux droits. Les nouvelles générations veulent choisir l’affectation des impôts prélevés par l’Etat parce que ces droits (de la nature, de la Terre…) sont de leur responsabilité, et que les limites de la planète obligent la liberté arbitraire du libéralisme économique à se dépasser en liberté sensée ou raisonnée et réciproque.

Nous voulons une nouvelle Constitution qui établisse la démocratie, respecte le droit à la réciprocité, promeuve l’économie sociale, déclare la propriété des ressources de la planète inaliénable, et la propriété sociale des biens créés par la science et l’effort de l’humanité universelle et inviolable.

Dominique Temple, 17 janvier 2019.

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251 réflexions sur « Nous voulons, par Dominique Temple »

  1. Pour ce qui est du climat et de l’énergie il faudrait se pencher sur les solution et avis proposés par le futur Haut conseil pour le climat. En l’espèce la démolition du parc nucléaire français doit être seconde par rapport à une politique énergétique française qui assure la réduction des émissions de gaz à effet de serre suivant le scénario +1,5°C soit atteindre la neutralité carbone en 2050 (à périmètre constant) et ce évidemment dans des conditions socialement équitables.

    1. Entièrement d’accord. Le nucléaire est la pire source énergétique à l’exception de toutes les autres, voir les vidéos de Jean-Marc Jancovici qui résume bien à quel point le nucléaire est diabolisé à l’excès.

    2. Émissions globales de CO2 sur la planète:
      UE: 10 %
      France: 1,2 %
      En quoi la politique énergétique de la France est-elle un problème ?
      Que des centrales nucléaires nous pètent à la tronche polluant irrémédiablement sols et eaux pour des milliers d’années.

      1. Par le nombre de centrales nucléaires , et par ordre décroissant , ce sont les USA ( assez largement ) , la France , le Japon , la Chine ( mais 20 centrales de plus en construction ) , la Russie , la Corée du sud , l’Inde , le Canada , le Royaume Uni , l’Ukraine , la Suède et l’Allemagne …qui possèdent l’essentiel du parc nucléaire civile .

        On notera que les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU sont dans le top 9 des bien équipés .

        Ce qui confirme le lien énergie (s) , puissance militaire , puissance économique , et que la résolution du risque nucléaire passe par un équilibre international sur ces trois créneaux .

      2. Ça ressemble à une quatrième de couverture un peu obscure qui donne envie d’en lire davantage , mais justement on ne peut pas lire .

      3. Les centrales construites maintenant ne peuvent plus exploser.
        Dans des jolis trous les déchets peuvent rester pendant des centaines et même des millions d’années.
        50 000 personnes déplacées tous les trois ans vaut peut-être mieux que de tousser à chaque respiration il s se dégeler les doigts à la lumière d’une bougie.
        Car le problème c’est que les ressources vont venir à manquer. Et pour une transition plus douce…

    3. @Arkao,
      Non pas le CEA, mais plutôt l’échec de l’EnergieWende en terme d’émission de CO2 vs les capacités installées d’EnR et les capitaux qui vont avec. Et oui Jancovici m’a convaincu sur ce point.

  2. Merci !!!

    Par voie de conséquences :

    –nous voulons le pouvoir.

    PS . Après avoir lu les nombreux travaux de Jancovici , je ne sais pas si la démolition du parc nucléaire est une bonne chose si nous voulons continuer à nous chauffer ou à parler sur Internet dans un monde en paix.

    1. D’accord Arkao alors quel est le moins pire ? On meurt tous de froid on arrête de communiquer et on cherche de l’eau potable avec des goûteurs ? J’ai peur que vous ne saisissez pas l’ampleur des dégâts.

      1. @Lucas
        Oh que si !
        Mais on en a déjà longuement débattu sur ce blog. Il n’y a véritablement d’énergie propre que celle que l’on ne consomme pas. Il n’y a de solution que dans les économies d’énergies et qu’on s’attaque d’abord à ceux qui en gaspillent le plus, c’est à dire certainement pas les « gilets jaunes » qui n’ont pas d’autres choix que d’utiliser leurs voitures pour aller travailler, d’autres choix que de pousser à bout leurs vieilles chaudières et leurs vieux radiateurs énergivores.
        Je m’élèverai toujours avec constance et pugnacité, tel un Julien Alexandre débusquant le facho masqué, contre l’idée selon laquelle le nucléaire serait un moindre mal.
        Jamais l’humain n’avait entrepris une telle guerre contre le vivant.

      2. @arkao
        « Foncer dedans » ne me parait pas la meilleure manière d’écarter le nuke.
        Perso, mon argument n°1 et demi est plutôt que c’est 6% de l’électricité globale, et que dans un scénario déjà très sympa ça plafonnera à 15 ou 20%. Entre effet NIMBY, pays géopolitiquement insécures, trop grande proximité des villes (Nord Europe, conurbations de Chine et Corée), risque sismiques, fourniture d’eau de refroidissement inadéquate (gel, crue, tarissement), on aura du mal à en faire ne serait-ce que la source d’électricité du monde. Même en économisant un facteur 2 d’élec. En plus faiblement pilotable sur les crêtes (mais les ENR sont pas top là-dessus, sauf STEP).
        Mon argument n°0 et demi est l’absence de retex sur une quelconque gamme de réacteur entre 30 MW et 600 MW, qui n’aura jamais vu le jour, et qu interdit à l’accidentologie nucléaire de suivre, mutatis mutandis, le modèle vertueux de l’aéronautique civile (modèle qui a même quelques vertus énergétiques cachées, mais qui carbure certes en trouvant normal que le pékin lambda brûle 120 litre de coco (de kéro plutôt) pour son envie de week-end à Barcelone (350 kg CO2). )

      3. pourtant si vous connaissez la douleur vous savez que le moindre mal n’est pas à négliger.
        En admettant qu’on soit tout de même assez nombreux, et qu’on réduise le fait de consommer au fait d’avoir ce qu’on a besoin pour vivre, alors à part des bras et des mains si peux payer qu’on appelle ça l’esclavage je ne vois pas De quoi vous parlez.
        Quant au gilet jaune, bien sûr qu’il faudrait même leur rendre l’essence gratuite, le temps qu’il nous est encore permis d’en importer.

      4. @Timiota
        L’effet NIMBY touche aussi l’éolien (terrestre ou offshore), les unités de méthanisation, etc. On n’est pas sorti de l’auberge 😉

      5. @Lucas
        Un exemple de gaspillage imbécile :

        « La consommation d’énergie de Blockchain est directement liée au « l’exploration de données » – résoudre des problèmes mathématiques pour valider des transactions et gagner des récompenses
        Dans le système d’exploration de données de Bitcoin, chaque machine du réseau est en concurrence pour résoudre des problèmes mathématiques. La première qui résout tous les problèmes « gagne », recevant des Bitcoins pour ses efforts, et en même temps des blocs de transactions sont validés
        Ce grand nombre de machines fonctionnant simultanément entraîne une énorme consommation d’énergie. En mars 2018, le réseau Bitcoin a atteint 57 TWh de besoins annuels en électricité, soit environ 86,5% de la consommation de la République Tchèque. Une seule transaction bitcoin nécessite plus de 500 000 fois plus d’énergie qu’une transaction Visa, ce qui entraîne d’énormes émissions de carbone. »

      6. Il y a plusieurs façons de diminuer le risque non ? Il me semble que s’attaquer au gaspillage, sous toutes ses formes, en décourageant les activités qu’on jugerait inutiles serait la meilleure, parce qu’elle permettrait peut être de se passer d’un réacteur sur 3.

        Mais c’est compliqué, il y a des aléas insupportables, avec une probabilité faible (accident nucléaire grave en France*), et il y a des aléas moins graves qui ont une probabilité plus forte et qui sont capables de nous ruiner tous, comme le « Peak Oil » ou une crise financière, ce qui du coup, pourrait donner à certains l’envie de faire des économies sur la sécurité nucléaire…il ne faudrait pas qu’on s’accroche à une centrale en mauvais état, comme les italiens se sont accrochés au viaduc de Gènes..

        *Je me demande quand même, en cas de crue majeure de la Loire, est ce que tout à été fait ? A Saint Laurent des Eaux, ils ont renoncé à la construction d’une digue…(Mais ça se prévoit longtemps à l’avance une crue, on a le temps d’arrêter les réacteurs, ce n’est pas comme un Tsunami …)

      7. @Vincent Rey
        Et la sécheresse vous y pensez ?
        C’est refroidi comment un réacteur nucléaire ?

        @Lucas
        Le nucléaire ou la bougie, ficelle usée rabâchée depuis de décennies. Vous n’avez pas mieux comme arguments ?

      8. Je ne met pas les arguments à la hauteur de votre médiocre avis sur le sujet. Vous commencez par nous étiqueter de lobbyistes. J’aurais dû voir l’impasse.

      9. La sécheresse aussi, on la voit arriver longtemps à l’avance. Il faut 3 jours pour arrêter un réacteur nucléaire.
        Le vrai risque en France selon moi est humain. L’erreur humaine comme à Tchernobyl, ou l’attentat inimaginable, type 11 septembre

  3. Merci pour cet exercice.

    Quand les différents partis de Gauche: EELV, Generation.s, Generation Ecologie, LFI, PCF, Place Pulique, convergeront ils enfin sur un programme de ce type?

    1. Si l’on additionne tous les partis petits ou grands de sensibilité dite de gauche ( allant du centre gauche à l’extrême gauche ) , il y a lus de 30 partis . En particulier dans votre liste manqueraient au moins 3 noms historiques : Radicaux de gauche , Lutte ouvrière , NPA .

      J’imagine que la convergence se fera quand chacun des 30 aura adopté le programme des 29 autres .

      De gauche ( ou de droite ) , mais gaulois .

    2. Quand les vétérinaires spécialisés gallinacés s’occuperont de chirurgie dentaire.

      Ou encore, quand Vladimir III établira son pouvoir en France (pas Poutine, lui c’est Vladimir II)

    3. Le paradoxe c’est que les partis qui sont les plus proches quant à la radicalité de la direction qu’il faudrait prendre sont les partis révolutionnaires NPA et Lutte ouvrière, ouvertement anti-capitalistes, les autres préférant encore à l’exception notable de Paul jorion au sein de Place Publique (il n’y représente encore qu’un « courant ») proposer des catalogues de solutions sans véritable nouveau fil conducteur véritablement critique et nouveau.
      Les partis réformistes ont pour eux l’avantage d’être moins autoritaires dans leurs méthodes de gouvernement et moins douloureux s’agissant de réformer les modes de vie du citoyen lambda, mais faute la boite à outils pour s’attaquer en amont aux défis de notre temps ils font du sur place ou pire, participent de l’effondrement très probable faute de présenter des perspectives qui nécessitent un changement de cap. Il faudrait donc pourvoir allier souplesse, ouverture, et radicalité. La formule n’existe pas encore et pourtant le temps presse.

      Comment également opérer la jonction entre deux mondes qui s’ignorent, un peu moins par la force des choses depuis la crise des Gilets jaunes qui a obligé le gouvernement à se confronter un tant soit peu au réel. Le mouvement des GJ est un mouvement social quoiqu’on en dise, et malgré les dérives inacceptables, pour preuve le revirement de l’attitude de gouvernement lequel au départ avait par la voix de Castaner décrit le mouvement comme un mouvement d’ extrême-droite, tout d’un bloc, et aujourd’hui finit par lui reconnaître une dimension sociale, et même une « chance pour la France » le président citant désormais nommément les Gilets jaunes lors du débat inaugural dans l’Eure, même si une petite phrase distillée lors de sa visite surprise d’une mairie peu avant démentait par son mépris, une radicale stigmatisation de ceux qui « déconnent » comme l’a relevé Paul Jorion, des intentions bien différentes.
      Le mouvement des GJ a mis en avant revendications de justice fiscale et d’augmentation du pouvoir d’achat, mais il bute sur une focalisation orientée principalement sur la haute administration où l’écart des salaires est certes déjà très important puisqu’il va de 1 à 20, mais qui apparaît finalement modérée si l’on compare aux écarts qui existent dans le privé où le rapport est de 1 à plus 200 si l’on considère seulement l’écart avec le salaire médian. A noter qu’en Norvège, 1 à 20, c’est l’écart qui prévaut dans le privé, notable exception dans le monde capitaliste. Question d’éthique liée à une culture nordique… La colère vise donc les représentants de l’Etat et sa haute administration dans notre pays, à l’exception des maires, ce qui doit être interprété non pas comme un rejet de l’Etat mais comme l’exigence d’un Etat exemplaire, parce qu’il a cessé de l’être. Principalement comme souligne DominiqueTemple, parce qu’il relaie d’abord les exigences du système capitaliste.
      En attendant que les GJ poussent plus loin l’analyse, ils mettent à nu une contradiction majeure dans la politique du gouvernement : assurer l’existence de services publics en faisant payer la facture de leurs restructuration aux classes moyennes en voie de déclassement, ce qui revient à faire une restructuration qui aggrave le mal plus qu’il ne le corrige, faute de prendre l’option alternative qui consiste à mieux répartir les richesses. Le gouvernement obligé de se retourner vers les maires, est une autre victoire des GJ, celle qui consiste à prendre au sérieux la question de la proximité, géographique, humaine, écologique. Ce débat avec les maires de l’Eure, était vraiment intéressant, non pas à cause des réponses présidentielles qui étaient limitées par le maintien de son cap, parce qu’il a réfracté une foule de questions qui concernent nos modes de vie.

      1. S’il vous plaît, arrêtez d’ériger les Scandinaves en exemples. Allez y vivre et travailler 5 ans, payez les impôts, creusez un peu leur mode de vie/sources de revenus et seulement après, faites vos conclusions…

      2. Pierre B, je n’ai pas écrit les scandinaves, mais les Norvégiens.
        Précisez le sens de votre remarque dont je saisis mal la portée.
        je n’érige rien en exemple, je signale seulement un fait. La Norvège est bien un pays capitaliste, comme telle elle ne peut être érigée en exemple. Seulement son cas montre que l’écart des revenus de 1 à 300 comporte au moins une exception, et comme telle il me semble intéressant de la signaler, ne serait-ce que parce l’on nous serine sur l’impossibilité qu’il y aurait de réduire cette écart pour des questions de compétitivité sur le marché mondial du travail.

      3. Dans son édition de ce 22 janvier , deux pages dans « Aujourd’hui en France » , qui traitent de « La France est elle un pays inégalitaire ? » , le vrai , le faux .

      4. @PYD :

        Vous avez trouvé une source pour éclaircir l’affirmation de « l’écart de revenu  » de 1 à 20 dans la fonction publique ?

  4. Oui, merci pour cet exercice. Nous ressentons le besoin de cet exercice. Qui déboucherait sur un programme.
    J’ai été intéressé par l’idée d’un pouvoir de l’Assemblée des Maires. Je ressens comme un processus à la 1789 qui commence par la revendication d’États Généraux (contre la rage taxatoire) et qui achoppe immédiatement sur la représentation d’une classe populaire niée, le « Tiers Etat » : très vite, l’obligation de leur représentation est admise. Ce qui veut dire que les élites sentent qu’il faut relâcher la détention de leur pouvoir, puis (nuit du 4 aout) l’abandon de leurs privilèges, principalement les privilèges fiscaux dont découle une inégalité à croissance exponentielle (par l’achat du foncier). Cette assemblée est le début du processus « révolutionnaire ».
    On peut voir le « grand débat national » comme une même concession à des Etats Généraux.
    Pouvons nous dire que l’Assemblée des maires serait le bon contre-pouvoir représentatif ? pour aller vers un égalitaire qui contraindrait l’élite à plus de justice sociale ? vers une préparation aux effondrements énergétiques et climatiques ? financiers ? Il me semble que le rapport de force « classes populaires indifférenciées » contre l’élite privilégiée ne serait pas présent dans une telle assemblée. Mais effectivement le processus des « cahiers de doléances » (en mairie ou ailleurs) et des « actes Gilets Jaunes » doit déboucher sur la création d’une Assemblée légitime. Où les revendications des GJ seraient centrales, mais aussi les les contraintes des effondrements.
    Dans ce processus, les « différents partis de Gauche » ne doivent pas sortir car ce serait noyer le processus souhaité dans la politique spectacle. Le processus doit rester « horizontal » ou citoyen, et se jouer en dehors des tréteaux habituels. Et les maires des petites localités et des banlieues, dans leur masse, peuvent dominer les ténors des centre-villes.

    1. Le principal apport des maires sur cette « démarche », qui reste encore à mon goût trop hexagonale pour être « révolutionnaire », sera en fait , pour ceux qui mouilleront le maillot et ne se contenteront pas d’offrir le gite et la lumière , qu’ils sont des experts quotidiens pour apprécier non seulement la quantité mais aussi la qualité et la créativité des apports , en relativisant les grandes gueules et faisant parler les timides ( ceux qui seront venus ) .

      Mais , et ça a déjà été dit , la réussite de l’exercice , pour celles et ceux qui auront eu le talent de consacrer un quart d’heure à lire une lettre , et une demi journée à la critiquer ( au sens noble ) pour définir ce que , eux veulent dire , cette réussite ( et il serait catastrophique que cette première soit trahie , ce qui serait le second coup désastreux à la démocratie après le Trafalgar du TCE ) passe non seulement par le talent et l’abnégation des maires , mais aussi par la transparence des remontées , des synthèses , le réel souci de répondre devant les citoyens dans un délai à la fois pas trop long ( moins de six mois ) et pas trop court ( plus de deux mois ).

      Car Macron ( mais on se fout un peu de la personne d’un président dans cette phase de l’histoire mondiale ) a très largement plus à gagner ou à perdre dans ce ….dialogue direct avec le peuple de France , qu’avec la gestion des gilets jaunes .

      Entendu Jean Luc Mélenchon déclaré qu’il ne souhaitait pas participer avec la FI au débat national , car c’était du bla-bla et qu’il fallait « voter » si on voulait être « efficace » , et qu’au demeurant il avait déjà sa participation au dit débat disponible , et que c’était son programme de 2017.

      Il a raison quand il avance que son programme 2017 était cohérent et donnait ses propres pistes sur les items mis aujourd’hui en débat .

      Il devrait mieux se rappeler ( c’est pas si loin , 22mois ), que le débat pour l’élection présidentielle sur cette base qu’il évoque , lui a permis de faire 14,84 % des inscrits au premier tour , en quatrième position derrière Macron , Le Pen et Fillon ( 77,77 % de votants – 75 ,77 % d’exprimés valablement ).

      Tous les candidats devraient d’ailleurs se souvenir que le peule français a été en cette occasion dramatiquement parcellisé , et que de prendre le temps de l’écouter en nombre et en qualité , ça n’est surement pas une mauvaise du temps perdu quand on prétend rassembler des citoyens , car notre peuple est toujours parcellisé et peu prêt pour parer aux tempêtes internationales et aux turpitudes du néo-libéralisme capitaliste et financier .

      1. Effectivement un médiateur serait utile dans chaque assemblée. Effectivement de la transparence serait bien. Mais les doléances ont historiquement été recueillies dans des assemblées locales, (trois ordres confondus ? non, principalement le tiers état et le bas-clergé) et des esprits éclairés ont fait approuver : l’abolition de l’esclavage (par exemple dans le Jura, près de Ronchamps, un joli musée à visiter). En même temps, il y eut les mini-émeutes de la « Grande Peur » (d’un complot imaginaire) et cela et le recueil local avaient fait assez pour terroriser les élites qui ont lâché beaucoup en une nuit. Bref une confirmation des revendications majeures des GJ et un rapport de force bien construit par les Gj, Et le chaos d’un brexit sauvage pour mettre le feu et la pression de l’urgence… ?

      2. Le brexit ne mettra le chaos qu’en Angleterre .

        Qui a parlé d’un médiateur dans chaque assemblée ?

        Les gilets jaunes ne sont pas le peule français qui sait et peut parler tout seul quand il le souhaite .

  5. Bel article avec lequel je suis en partie d’accord sauf au rôle dévolu aux maires ….ces derniers sont largement responsables de ce qui ne va pas : permis de construire à tout va pour des maisons individuelles pas du tout écolos, élargissement des centres commerciaux au détriment des centre-villes, augmentation de l’artificialisation des sols et petits seigneurs locaux accrochés à leur mandat maintes fois reconduits …..

    1. Sur les permis de construire : le fait est qu’en l’état actuel du droit et en l’absence de véritable réflexion écologique dans l’établissement des PLU, il est très difficile de refuser un permis de construire sur un motif de fond, et quasiment impossible de le faire sur des motifs tenant à la qualité environnementale. Quant à la politique foncière, quand on voit les levées de boucliers des propriétaires lorsque leur terrain est déclassé, un maire qui voudrait réellement limiter l’artificialisation des sols dans une commune où les propriétaires de terrains résident sur place commettrait un véritable suicide politique. La seule possibilité de renforcer la qualité environnementale du bâti est de passer par des normes contraignantes au niveau national et/ou européen, mais ce n’est pas vraiment la direction prise.
      A noter tout de même (pour finir sur une note positive) que la réflexion sur l’opposition centres commerciaux/commerces de centre-ville commence à s’étendre, même si des instances comme les CDAC et la CNAC (commissions départementales/nationale d’aménagement commercial) continuent de favoriser la création et l’extension de ces vestiges de la société hyperconsumériste, pour des raisons qui tiennent à la composition même de ces instances.

      1. Rarement lu autant d’inepties dans un même commentaire . Renseignez vous mieux auprès des services instructeurs de votre mairie ( ou de votre maire lui même .

      1. Désolé mais je ne connais et n’ai connu que des maires « pourris » et ne défendant que leur place depuis si longtemps ….après bien sûr il ne faut pas généraliser parait il mais quand je les vois endosser le bon rôle avec cette histoire de gilets jaunes et démocratie participative , ça me fait trop rire ! eux qui en général verouillent depuis si longtemps leur conseils municipaux …

  6. Je pense que 3 mesures suffisent pour changer le jeu :
    1) Donner les licences d’exploitation des fréquences audiovisuelles à des fournisseurs d’accès Internet + garantir la neutralité des résaux + interdire les conflits d’intérêts des FAI qui produisent des contenus exclusifs tout en diffusant des contenus de leurs clients
    2) Utiliser l’euro comme bancor, soutenir les monnaies locales et dédiées sur des projets qui ne soient pas que territoriaux, et mettre en place un critères de convergence sur les balances commerciales (ça revient un peu au même, mais autant expliciter le principe)
    3) Mettre en place des revenus inconditionnels à différentes échelles (en commençant sans doute à l’échelle nationale et en euros du coup), et restreindre les systèmes d’aides conditionnels pour des cas extrêmes

    Je pense que ces 3 approches changeraient le rapport des Citoyens à la Cité, permettraient une réappropriation des enjeux politiques, et obligeraient une réorganisation des cadres de négociation… tout le reste me semble être du domaine de l’exercice de la négociation commune. Cette dernière, c’est la problématique à résoudre, n’est plus possible.

    1. C’est un peu bref et riquiqui , et toujours entaché de la tare  » solutions avant énoncé du problème  » , mais je retiendrai » négociation commune  » comme réponse opératoire aux enjeux et « problèmes  » cardinaux qui ne sont pas définis et donc encore moins partagés .

      1. Évidemment je pourrais faire tout un article expliquant pourquoi et comment mes 3 points sont les bons plutôt que ceux proposés dans cet article. Mais je ne faisais qu’un commentaire justement.

        Cependant l’utilisation de l’euro comme Bancor me semble être quelque chose de déjà abordé sur le site de Paul Jorion. Alors il y aurait sans doute des débats techniques sur comment le faire. Je crois avoir entendu Paul Jorion aussi sur la question des monnaies dédiées (et peut-être locales). L’idée c’est de mettre en place un système de concurrence agoniste et pacifié, alors qu’aujourd’hui, notamment au sein de l’UE, tirer sur son voisin n’a que des avantages… Nous nous étonnons que l’UE soit devenue un espace préférentiel de concurrence pour les états-nations entre eux, alors que mécaniquement c’est la coopération qui est accidentelle. Et notons qu’il y a pourtant beaucoup de bonne volonté : il faut que le principe de coopération devienne le mécanisme de l’intérêt, que les membres de l’UE y aient plus à gagner que dans la prédation.

        Pour ce qui est du revenu inconditionnel, là encore la littérature est importante. Et comme en plus je ne fais que reprendre le premier point de l’article initial, je me sens autorisé à ne pas approfondir.

        Il reste mon premier point, qui me semble être le seul original (dans le sens où je ne l’ai pas vu sur ce site, et je ne l’ai pas trop vu ailleurs non plus). Tout d’abord l’existence de chaînes de télévision et de stations de radio me semblent absolument fausser la concurrence : il s’agit d’autoriser certains à diffuser leurs contenus et d’interdire les autres. Évidemment l’expression des contraintes matérielles se reformulent à travers un processus historique : le système de licences actuel a été mis en place relativement à des impossibilités techniques de faire autrement, le nombre de contenus pouvant être diffusé étant alors très limité et les moyens à mettre en œuvre pour cette diffusion étant lourds et chers. Aujourd’hui n’importe qui est en capacité de produire des contenus et d’atteindre des systèmes de répercussion d’une diffusion, avec des coûts faibles si ce n’est nuls (tendant vers 0). Les technologies supportant ce nouveau paradigme (l’Internet en gros) peuvent gérer la superposition des signaux, et certains acteurs se disent déjà prêts à exploiter les fréquences audiovisuelles sans déranger le principe d’exclusivité sur les supports traditionnels de la télévision et de la radio (c’est dire si techniquement nous les exploitons efficacement !)… j’imagine que les performances de cette exploitation marginalisée ne sont pas très bonnes, elle n’est présentée que comme complémentaire, mais ça veut bien dire que l’utilisation de ces fréquences est possible. A partir du moment où c’est possible, ça veut dire que le système actuel est obsolète. Maintenant d’un point de vue économique nous pouvons constater aussi que les industries traditionnelles sont fortement aidées (par le biais économique introduit par l’exclusivité, par l’imposition du choix aux usagers, mais aussi par la police du copyright et la répression de diffusion individuelle, des spécificités de corporation…) par un pouvoir incarnés par des personnes qui elles-mêmes sont élues en les utilisant… c’est à dire qu’il n’y a plus de réelle boucle de rétroaction possible sur la production des contenus d’une part (puisque la monétisation est garantie ou quasiment) sur la représentation élective d’autre part : ces deux-là font système à eux-deux, indépendamment de ce qui se passe autour. Encore une fois un fonctionnement efficace ne peut être ici qu’accidentelle. Il faut juste rebrancher tout ça à la réalité… je n’ai besoin d’aucune critique de la qualité des contenus pour tout ça. Quant au principe de neutralité, c’est juste empêcher le conflit d’intérêt des opérateurs, c’est le B-A-BA : si Free, par exemple, gagne de l’argent en diffusant du contenu vidéo exclusifs et en vendant de la diffusion de contenu vidéo concurrent… ici encore on s’étonne que les débits soient ralentis pour Netflix, mais c’est l’inverse qui serait étonnant.

      2. D’accord , mais finalement c’est quoi votre problème ( original ou pas ) et éventuellement celui ( ceux ) que vous percevez dans le monde et en France ?

      3. @Juannessy > J’ai mon approche, mais je ne suis pas un roi et je doute que mon approche soit une vérité transcendantale indépassable. Il faut arrêter d’espérer un retour à des certitudes, de fantasmer sur une possible Fin de l’Histoire, d’attendre l’homme providentiel.
        Il faut imaginer Sisyphe heureux : nous avons à faire société et nous aurons toujours à le faire. Nous devons nous réapproprier les enjeux politiques plutôt que les abandonner à des solutionneurs. S’il n’y a pas de solution définitive alors la déperdition majeure c’est de faire semblant qu’il y en ait.
        Je propose donc 3 réformes sur des nœuds qui nous permettraient, je crois, de changer en profondeur la manière de nous organiser collectivement. Si ces 3 réformes sont suffisamment profondes alors il est contreproductif d’anticiper les suivantes.
        L’article propose par exemple de manière très autoritaire de détruire le parc nucléaire, dans une approche hiérarchique verticale descendante de la gestion de la Cité (qui ressemble fortement à ce que nous avons aujourd’hui : Macron décide déjà comme ça, juste il prend ses décisions à lui, rien d’étonnant)… l’idée est peut-être bonne, peut-être qu’elle pourrait être mise en œuvre en priorité, mais c’est à négocier en toute responsabilité. Sur ce sujet-là je ne saurais pas proposer autre chose qu’une opinion, ce qui est largement insuffisant pour participer à un débat démocratique… notre système de représentation par l’élection nous a fait croire que la démocratie c’était que tout le monde exprime un avis définitif sur tout et n’importe quoi, sans aucune responsabilité, sans aucune prise en compte d’une boucle de rétroaction de la réalité, sans négociation ; surprise, rien ne fonctionne de la sorte.
        Donc mon diagnostic est quand-même assez clair je crois : c’est celui d’un blocage de la société, et une dynamique de rigidification des structures hiérarchiques communes à l’état-nation, au capitalisme et à l’industrie qui ne me semblent pas cohérente avec des changements profonds des comportements et de la démographie. Une partie de la population s’intègre dans un glissement autoritaire de la politique sur ce principe en voulant écraser ceux qui sont en bas des pyramides hiérarchiques, une autre partie de la population s’intègre dans le même glissement autoritaire en croyant juste qu’il faut changer les personnes qui sont au sommet des pyramides hiérarchiques(voire en les fusionnant toutes dans une seule) pour prendre en compte les problèmes que rencontrent ceux qui sont en bas ; je ne vois aucune possibilité d’un retour à l’efficacité de cette structure, parce qu’elle contredit d’autres dynamiques beaucoup trop lourdes… le seul moyen pour que ça marche serait une grosse guerre détruisant toutes les infrastructures et tuant au minimum 70% de la population, là nous pourrions espérer pouvoir refaire la même chose qu’avant et que ce soit très efficace. Mais si il faut détruire la réalité pour pouvoir espérer conserver les représentations que nous en avons et nos modèles sociaux (qui sont pourtant censés organiser nos moyens de gérer la réalité plutôt que de nier cette dernière), je trouve ça débile… mais je ne suis personne, et j’ai l’impression que je suis très minoritaire.

  7. L’idée que le RIC est un progrès de la démocratie est un leurre : y-a-t-il ici un professeur de Droit Constitutionnel, qui pourrait dire ce qu’il pense du RIC ? La démocratie n’est pas compatible avec l’humeur. Alors si un attentat abominable comme celui du Bataclan se produit, on rétablit la torture en 2 semaines grâce au RIC pour démanteler le réseau ? et puis après ? on revient en arrière quand on s’est calmé ?

    Par ailleurs, au moment où un effondrement économique est imminent (brexit, trump, Italie, Bresil, finance, dettes des états, disparition du travail…), ce n’est peut être pas le moment de détruire les centrales nucléaires, et de priver tout le monde d’électricité, car on ajouterait de la misère à de la misère, et on y perdrait de l’indépendance énergétique… Imaginons plutôt de les adapter, en préparant une transition vers des réacteurs MSR (Molted salt reactor, réacteurs à sels fondus, sans déchets, et sans risques de fusion).

    Ou bien faisons-en des lieux de production d’hydrogène pour les véhicules. Il y a un tas d’idées valables, je suis sûr, sans les détruire, parce la destruction, c’est un gaspillage total. Il vaut mieux adapter que détruire, c’est mon point de vue. Si les 1000 premiers litres d’hydrogène étaient gratuits, est ce que les constructeurs ne se dépêcheraient pas de commercialiser des véhicules à hydrogène ? Quitte à faire de la nouvelle dette, autant qu’elle serve à quelque chose…

    1. Que le RIC puisse ré-introduire l’usage de la torture , comment dire?
      Rigolo.
      Cette discussion manquait d’humour, merci donc pour votre tentative.
      J’ose espérer que la suivante sera un poil plus subtile, ou alors faite carrément dans l’irrationnel, l’ exagéré, ce genre de choses qui puissent enfin nous faire rire à gorge déployée et nous faire faire taper sur les cuisses à s’en faire mal aux flottantes.

      Quelques modestes idées qui pourraient devenir réalité grâce au RIC:

      Rétablissement de l’esclavage.
      Conduire en état d’ivresse est une circonstance atténuante en cas d’accident ou autre.
      Amputations judiciaires.
      La corruption massive des élites participent au Trickle-Down . A encourager.
      Une particulièrement délicieuse:
      La TVA est un impôt juste parce que tout le monde la paye. Condamnation automatique des réfractaires à cette vérité. Même traitement pour la flat tax.

      J’ai bien quelques trucs concernant la gente féminine aux libertés indues mais des oreilles sensibles nous écoutent certainement…

    2. @vincent Rey,
      Pour le Ric, il nous faut voter. C’est le Référendum d’initiative citoyen. Un référendum est un vote comme il existe en Suisse.

      1. La constitution de la cinquième république est très bonne. Elle établit un équilibre entre le pouvoir présidentiel, et le pouvoir des chambres. Elle a précisément été conçue pour donner les moyens de gouverner à la fois au président, mais aussi au premier ministre, en cas de cohabitation, comme on l’a déjà vu à plusieurs reprises.
        La plupart des gens sur ce blog, envisagent des choses assez radicales, nécessaires pour réformer en profondeur le capitalisme. Mais comment pourrez vous le faire, si vous vous coupez les 2 bras, en abrogeant la constitution de 58, ou en rendant le moindre élu révocable par le RIC ?
        C’est un mystère pour moi, cette invention. Il y a beaucoup à faire, pour analyser tout ce qui ne marche pas dans notre société, nous avons un apport critique à faire, et nous inventons nos propres diversions en inventant des réformes constitutionnelles.
        Et pourtant vous le voyez bien que dans d’autres pays, qui ont des constitutions très différentes, au Royaume uni, aux USA, en Italie, en Pologne, les problèmes qu’ont les gens sont les mêmes que les nôtres non ? C’est bien la preuve que nos problèmes ne sont pas institutionnels non ? Je dis n’importe quoi ?
        Cessez de perdre votre temps avec le RIC, et occupons nous plutôt du capitalisme..

      2. Vous répondez à côté de la question de Bernadette.
        Vous étiez prêt à envisager les plus grandes grossièretés soit-disant permises par le RIC, mais pas que le RIC pourrait être un outil collectif pour lutter contre le capitalisme. Et le faire dans l’ordre, l’équité et l’enthousiasme. Enthousiasme, oui, il en faudra pour convaincre les observateurs sans RIC que ça marche sans tomber dans le stalinisme.
        Etrange que le soupçon de l’aide du RIC à vos propres idées ne vous affleure pas.

        Donner la parole au peuple est le seul moyen à notre disposition pour amorcer le début du commencement de la réalisation des idées généreuses débattues ici. Il est temps de s’occuper des moyens, du comment. Le RIC le peut.

        On peut aussi le saboter complètement et dire, par exemple devant la légalisation de l’esclavage actuel, l’inusable j’vous l’avais bien dit.

      3. Daniel, Bernadette, est-ce que oui ou non, on a failli avoir une réforme constitutionnelle lamentable sur la déchéance de nationalité suite au Bataclan ? (et sans le RIC). Vous voulez ça tous les matins ?

        En quoi le RIC peut-il empêcher Ford de délocaliser, les caissières de supermarché de se faire licencier ? Comment pourrait-il orienter l’innovation, le commerce, et nous détacher du modèle culturel consumériste ?

        Si le RIC sert juste à faire suer des hommes politiques, alors c’est une distraction pour le peuple ? C’est pour faire de la politique spectacle, comme Trump aux USA ? et pendant ce temps là, les vrais problèmes, ceux qui touchent la vie des gens restent tels quels ?

        Si vous voulez faire une réforme constitutionnelle utile, demandez plutôt la suppression du Sénat (déjà tentée par De Gaulle), mais ne vous attendez pas non plus à ce que ça règle les problèmes du capitalisme, ça ne fera rien du tout, sinon une légère économie. Ou alors réclamez un quatrième pouvoir séparé, en plus de l’exécutif, du législatif, et du judiciaire, celui de la presse. Çà ce serait certainement utile.

      4. Le RIC n’est pas la porte ouverte aux extrémismes.

        La crainte est mauvaise conseillère.
        Vouloir cantonner la démocratie dans les voies et moyens actuels est rétrograde. Ils peuvent et doivent évoluer. Aux bénéfices de vos idées, même.

  8. – 0 : Belle prise de tête qui participe du « débat national » .

    -1 : à qui ça s’adresse et en quelle langue ?

    -2 : Avons  » nous  » tranché entre revenu universel de base et gratuités ?

    -3 : »Nous  » n’aurons que des velléités ( même pas des volontés dont le taulier nous dit d’ailleurs à juste titre qu’elles sont suspectes ) , si nous n’avons pas d’horizon et d’alliés opérationnels limités aux frontières que n’a pas franchi le nuage de Tchernobyl .

    -4: Un peu cafouilleux , en ce qu’on mélange du diagnostic ( loin d’être commun à suffisamment de personnes et de « nous » ), du philosophique et de l’éthique , de l’opérationnel ( voire du trivial) , du gaulois et du mondial ( qui se fout de ce qu’on raconte , même si Paul Jorion multiplie les vidéos en anglo-saxon ) )…

    Ça n’est pas une tare , et c’est même une nécessité , mais il est caractéristique (et je l’avais un peu redouté en évoquant ce que l’on pouvait craindre dans le débat national , à savoir que chacun y entre avec sa ou ses solutions avant que d’écrire l’énoncé de ce qu’il prétend résoudre ), que vous attaquez votre billet par les actions ( les solutions ) avant que d’en arriver à l’éthique de la « réciprocité productive et le partage de la redistribution » qui vous est chère . Selon le même travers , PSDJ pourrait adopter tout ou partie du début de votre texte , pour en arriver au bancor ou au cadastre qui lui est aussi cher .

    C’est pour ça que je crois bien plus à la démocratie par le débat où les places de chacun sont définis ( qui débat , qui décide , quels pouvoirs , quels droits , quels devoirs , quelle responsabilités individuelles et/ou collectives), et les informations à portée et vérifiées , qu’à la Démocratie par la Constitution qui de plus en plus n’aura de sens et de sacré que par une rédaction universelle , cohérente avec le système économique mondial finalement supportable , et elle sera alors non seulement nécessaire mais aussi suffisante .

    Car la démocratie selon le premier mode ( pouvoir et savoir faire ) alimente et conforte sensément la démocratie selon le second mode ( pouvoir imposer ou autoriser ), alors que l’histoire nous montre partout que l’inverse n’est pas vrai . Dans la relation à l’autre , d’inné et d’acquis ( surtout d’acquis d’ailleurs ), j’affirme que l’espoir démocratique ( et républicain ) est dans l’information échangée et pesée en responsabilité à l’aune du problème partagé , et non pas dans le pouvoir « sur l’autre ».

    -5 : Si je m’applique la leçon à moi même , j’en reste provisoirement à une articulation :
    5-1 : diagnostic : soliton
    5-2 : modes de recherche de solutions : niveau national , niveau international , niveau mondial : à partager .
    5-3 : premières solutions en débat : interdiction de la spéculation , gratuités ( qui , jusqu’où ) , mort des paradis fiscaux ( tous ) ,bancor mondial ou a minima européen , réciprocité , mise à plat de la propriété privée et publique ( rogner les ailes aux GAFA et multinationales ) , redéfinition sociale du travail , limitation des usages d’énergie ( partage mondial de la préoccupation nucléaire ) , interdiction du brevetage du vivant , articulation entre « représentation » et  » universalisme « , protection de la femme et de l’enfant , prise en charge internationale du sujet et des impacts des migrations , force militaire d’intervention mondiale , sauvegarde de la ressource en eau , régime de retraite et d’assistance de fins de vie alimentés par de nouvelles ressources , financement accru de la recherche publique , pluralité et  » certification  » de l’information , débat éthique sur le « spectacle » et les média , meilleure niveau de la « puissance publique » démocratique ( Europe ), quelles alliances militaires dans un monde en ébullition et dangereux …

    5- 4 : Liberté , Egalité , Fraternité étendue au vivant .

    5 -5 : à suivre , tant que la faculté l’autorise .

    1. Concernant la gratuité, observons que les GJ ont popularisé l’idée qu’il faudrait réduire les taxes sur les produits de première nécessité, ce n’est pas encore la gratuité, mais c’est un pas dans la bonne direction direction.
      Rien que pour cela les GJ …. 😉

  9. Pour cette histoire de cahier de doléances…il me semble que les choses auraient dû se faire dans l’autre sens. C’était au président d’expliquer pourquoi depuis 1973, malgré un PIB par habitant multiplié par 10, on en arrive à un tel niveau de mécontentement.

    C’est son analyse dont ont besoin les Gilets Jaunes, et non pas E. Macron qui a besoin des doléances du « peuple »..

    1. Et les anglais peuvent demander la même chose à leur gouvernement. Le vote pour le « leave » n’est guère différent, c’est avant tout un mécontentement et une incompréhension, qui a beaucoup de points communs avec celle des Gilets Jaunes !

      1. Le schmilblick n’avance pas, il patine.
        ( ici, -2°C au sol et pluie verglaçante, couche de glace sur la route, herbe craquante, ça inspire…)

  10. Bonjour,
    Je suis tout à fait d’accord sur les armes nucléaires, la question que je pose : comment allons nous demain nous éclairer ?
    L’éolien n’est pas à l’ordre du jour aujourd’hui en Gironde pourtant je trouve ce procédé utile pour l’éclairage.
    Est ce vraiment la fin du travail ?
    Bonne soirée et au plaisir de vous lire

    1. Si vous avez un vieux vélo , et encore assez de souffle , il vous reste la dynamo et ça coûte moins cher qu’un home-trainer .

      Accessoirement vous payez un jeunot avec votre retraite pour pédaler à votre place , et vous créez un emploi .

      1. Pour pédaler, en produisant de l’énergie, en partie électrique, il faut un surplus de carburant:
        sous forme de nourriture !

        Appel lancé: quel est le rendement global, le coût du kWh ?

        Je serais curieux de voir une comparaison, par exemple, avec le coût de ce kWh et celui obtenu par une filière biomasse, éthanol, électricité…

      2. « Accessoirement vous payez un jeunot avec votre retraite pour pédaler à votre place , et vous créez un emploi . »

        Cougar recherche compagnie pour pédalage allegro, constant et énergique, compatible et cablé pour connection sur modèle de batterie Accu Li-Ion dernière génération, cul de jatte et mous du genoux s’abstenir !

      3. @Dundee:

        Là , Dominique Temple est définitivement écœuré , et commence juste à toucher du doigt le défi que constitue un recueil d’avis du seul peuple du blog , et encore plus d’en faire une synthèse !

        J’ai assez voulu pour ce soir , et comme je suis un peu à plat , je vais au lit , mais avec la vision étonnante et réjouissante de Bernadette recevant une ou des propositions , selon votre encart digne des petites annonces anciennes de Libération .

        Bonne nuit .

      4. @ adoque
        l’humain (ou le cheval) comme machine énergétique, c’est moyen, sauf si vous dites que le second se nourrit de la photosynthèse gratuire (si vous avez les m² et la bonne terre un tant soit peu azotée).
        Mais entre brûler du foin sec dans une bonne machine thermique (rendement mécanique > 25%) et le faire entrer dans la bouche d’un cheval (rendement mécanique de l’ordre de 20%), n’est pas très différent il est vrai, la question gênante étant la fatigue des muscles.

        Exemple :

        Humain : environ 2 kWh par jour de métabolisme basal (50 à 100 W de base x 24h, donnée classique pour les clims de salle de réunion, 100W pour ado avec frites à la cantine, 55W pour l’usager d’EPHAD devant télé-shctroumpf).
        Vous tirerez difficilement plus que 0,55 kWh (112 W x 5h) par jour d’un individu normal (700 N de poids et monter un escalier à 16 cm/s ou 600m dénivelé/h, déjà bien costaud en montagne, 3000 m ascensionnel dans la journée !). Et à nourrir ce montagnard ça vous coûte en « calories alimentaires » elles-mêmes coûteuses (photosynthèse + préparation) 3000 kcal ~ 12 600 kJ=12,6 MegaJoules =3,5 kWh (~x2 du métabolisme basal), donc rendement de 14%. Pas une immense différence, mais ça ne se joue pas que sur le plan énergétique mais aussi sur celui de l’azote qui sera à intégrer dans le cycle (fumures, etc. –> vision globale)

      5. Merci à timiota pour ces informations évaluées… en terme d’énergie.

        Le problème, pour un employeur, ce ne sont pas les salaires, mais le coût en nourriture (direct mais surtout indirect) !

      6. Pour assurer le niveau de vie d’un français moyen grâce à des esclaves qui pédalent il faudrait pour chacun d’eux des centaines d’esclaves: https://fr.wikipedia.org/wiki/Esclave_%C3%A9nerg%C3%A9tique

        Il serait plus intéressant de faire ce genre de calcul avec des chevaux: au pif la surface cultivable disponible ne suffirait même pas à nourrir les chevaux nécessaires pour assurer l’équivalent des déplacements en bagnole auxquels nous nous sommes habitués (il me suffit d’imaginer qu’on remplace chaque bagnole par un ou plusieurs chevaux pour avoir le vertige )

        L’ordre de grandeur des changements intervenus ne serais-ce qu’au cours du XXème siècle nous échappe totalement !

    2. Nous pouvons nous éclairer à la lueur de la bougie Bernadette , et si vous avez un lopin de terre et quelques poules vous pourrez voir venir , à moins que quelques fâcheux ne viennent pas tout dekoulakiser ! ( mais là c’est une autre histoire )

  11. Bonjour,
    Merci pour ce « Nous voulons »
    C’est sur le premier point, le revenu de base universel, que je souhaiterais réagir.
    Si j’ai bien suivi les leçons de notre cher Paul Jorion qu’au passage je remercie et dont je suis attentivement le blog que je regrette de ne pas avoir découvert plus tôt…
    Je disais donc, le revenu de base. Paul Jorion nous a fait part à plusieurs reprises de ses craintes quant aux comportements délétères qui s’en suivraient de la part des requins de la finance.
    Ne pourrait-on imaginer d’instaurer plutôt la gratuité de certains services tels l’eau, l’électricité, la connectivité, les carburants, les transports (avec un développement conséquent de petites lignes d’une SNCF re-nationalisée, de plateformes de voitures partagées…) calculés au prorata écologiquement raisonnable de chaque personne ? En effet, ces postes budgétaires sont conséquents et ont un fort impact écologique. La gratuité d’un quota écologiquement raisonnable permettrait aux personnes peu sensibilisées de prendre conscience de leurs consommations, et de les réguler surtout si les excédents de consommations sont assortis d’une forte taxe de compensation écologique.
    Parmi les sujets connexes il me semble qu’il faudrait réfléchir aux mesures à prendre pour contraindre les bailleurs qui proposent des passoires énergétiques, les constructeurs qui font n’importe quoi…
    Et pourquoi pas réfléchir aux bonus pour ceux qui prévoient des réserves d’eau de pluie pour les chasses d’eau, qui construisent des logements bioclimatiques…

    Et puis à titre de provocation : contraindre tous nos gouvernants et leurs petits amis du CAC 40… à suivre une formation sur la réciprocité.
    Bonne soirée et au plaisir de vous lire

    1. Notons au passage que le grands gagnants des dividendes du CAC 40 , mais pas que , sont les fonds de pensions et caisses de retraites américains , suisses , hollandais , canadiens , ….anglais …

      Pour le bonus -malus , on dirait que c’est une idée dans le vent .

      Un constructeur construit ce qu’on lui demande et qu’on paie .

  12. La notion d’arme défensive ou offensive est très problématique.
    On butte sur sa définition depuis très longtemps. L’expérience montre qu’elle est impossible et le ‘progrès’ n’a pas clarifié les choses.
    Il n’y a pas que la technique à prendre en compte mais aussi l’emploi ou aspect opératif.
    Une stratégie défensive peut très bien se traduire par une tactique offensive. Toutes les armes y sont employées offensivement en vue d’un résultat stratégique, sinon politique, purement défensif.
    Ne pas avoir compris cela et s’être laissé embarquer dans des rêves de désarmement a contribué à notre défaite de 1940.
    Il vous faudrait donc aller plus en amont que la simple question de quincaillerie. Et vous arrivez à la violence inhérente à notre condition humaine. Courage.

    Si d’autres points de votre catalogue participent de la même légèreté, -certains le sont-, ce sera sans moi.

    1. @Daniel
      Je suis un peu dubitatif sur votre interprétation de la défaite de 1940. Quel rêve de désarmement ?
      Les forces blindées françaises n’étaient que de peu inférieures en nombre à celles allemandes et de qualité. Ce qui leur a manqué ce sont les communications radio, le manque d’autonomie et la faiblesse du soutien aérien.
      Donc comme vous l’écrivez deux lignes plus haut: Il n’y a pas que la technique à prendre en compte mais aussi l’emploi ou aspect opératif.
      https://sambabd.files.wordpress.com/2012/12/646676791.jpg
      Jacques Tardi: Stalag IIB

      1. J’ai été un peu sommaire.
        Une telle défaite a de multiples causes, morales, intellectuelles et matérielles. Celles que j’indique ne sont pas exclusives, loin de là.
        Allez plus à fond nous ferait sortir du sujet, arme offensive ou défensive.

      2. @Daniel
        Oui c’est vrai, un peu hors sujet. C’est juste que je suis un peu « chatouilleux » sur la question des conflits du XXe siècle…
        De même, quand Dominique Temple écrit à propos des ventes d’armes de la France: « Il collabore au crime contre l’humanité quotidiennement », je sursaute – l’incrimination « contre l’humanité » n’est pas à prendre à la légère.

  13. Votre joli programme commence pile par entuber les travailleurs avec le revenu de base. Continuez, vous êtes sur la bonne roue de secours du capital, monsieur le réformateur.

    1. Pour éviter les mauvaises pistes ou interprétations ( même si j’ai un peu en tête , en ce qui me concerne , ce que peut être votre pensée ) , et pour faciliter d’éventuelles réponses de commentateurs portés de bonne volonté , pourriez vous circonstancier et argumenter un chouïa :  » entuber les travailleurs avec le revenu de base  » ?

      PS : comment considérer les « non travailleurs  » ?

  14. Quand j’ai lu « revenu universel de base » je n’ai pas continué à lire.

    Rien que le concept de « revenu » est une création artificielle aberrante.

    1. C’est votre ego qui vous empêche D’imaginer une société où le travail est b o n et r é m u n é r é par la collectivité, avec comme écart les différentes implications des supers travailleurs épanouis ? Le genre qui sont esclaves par p a s s i o n voyez.
      L’argent estdéfinitivement devenu v u l g a i r e.
      Un petit effort, ce texte vous y convie !

    2. Monsieur Jorion parle de la disparition du travail qui se déroule sur une échelle de temps très courte, et peut-être à l’échelle que prendra le temps de la disparition de l’espèce.
      Mais si nous durons plus longtemps, ce sera soit le retour aux chasseurs cueilleurs en milieu très pollué,
      soit le travail sous ses formes les plus v i o l e n t e s. Et comme dirait Toutatis, Les décisions à prendre doivent toujours se tenter de se rapprocher du juste milieu car les fait toujours les détournent quelque peu.

      1. La constante est tristement – le milieu très pollué, celui la même d’où proviendra le travail, d’où provient la vie.

      2. -La fin viendra quand le ciel nous tombera sur la tête, par Toutatis! Par Bélénos! Partons!
        -Mes enfants, du calme, tant qu’il y a du chaudron, il y a de l’espoir!
        [ Référence : je ne sais plus quel Astérix.]

      3. Quelle disparition du travail ? N’importe qui, que je croise dans la rue invente, crée, aspire, embellit, enchante , imagine le travail contre un pauvre con d’employeur obsédé par l’exploitation. Valeur d’usage versus valeur économique ou valeur d’échange. Valeur d’usage dramatiquement appauvrie par le chantage à l’emploi, à la dette et le chantage à la carte électorale.

        Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

  15. La révolution de 1789 et les suivantes n’ont malheureusement pas réussi à obtenir que chacun de nous parvienne à vivre correctement du fruit de son labeur. Et il n’est pas difficile d’entendre la même attente dans ce que disent et font les gilets jaunes et au-delà toutes les personnes que nous côtoyons : nous aimerions pouvoir vivre correctement du fruit de notre labeur !

    Dans ces conditions, plutôt que de nous lancer dans la confection d’un mille feuilles de remèdes dont il n’est pas garanti qu’elles guérissent le patient, tant il est difficile d’identifier la racine du mal avec de si nombreux symptômes (souvenez-vous, Nuit debout s’est enlisé dans son mille feuilles de doléances, place de la République et aux abords) – plutôt que d’en faire des tonnes, demandons peu de choses ou plutôt exigeons UNE SEULE, qui soit susceptible d’entraîner toutes les autres, avec le temps.

    Des travaux de Paul Jorion, il est possible – pour moi – d’identifier cette chose primordiale : c’est la question de la répartition du surplus entre les différents contributeurs (au sens large). Précédemment, à chaque fois que cette question s’est imposée à notre société, nous y avons répondu à côté avec des solutions telles que « ne vous occupez donc pas de la répartition, faisons grossir le gâteau et il y’en aura bien assez pour tous ». Las, il y en a jamais assez pour tous et c’est terminé nous ne pouvons plus faire grossir le gâteau sans risquer d’y passer tous !

    Mon sentiment est qu’aussi longtemps que nous n’aurons pas trouvé une réponse viable à cette question, nous ne ferons qu’un autre tour de cadran pour y revenir plus tard, si tant est d’ailleurs que nous ayons le temps d’effectuer un tour de cadran. Alors je vais essayer d’énoncer ma proposition unique explicitée sommairement. Je vous propose de la soumettre ensuite à un crash test en essayant de trouver ensemble les symptômes qui ne pourraient pas disparaître d’une manière ou d’une autre après que nous aurions soigné cette pathologie primordiale.

    Il est évident que je n’aurai pas la possibilité matérielle de répondre pour toutes les objections faisant état de symptômes non connectables à la pathologie primordiale. D’abord parce que je ne suis pas Paul Jorion et ensuite parce que le nombre d’objections pourrait excéder rapidement ma capacité de réponse et mon temps de passage sur ce blog. Mais j’imagine que comme souvent, d’autres personnes répondront à ma place.
    Voici ma proposition (bien entendu une relecture de la proposition de Paul Jorion) :
    ————————————————————————–
    Déterminer et mettre en place une répartition économiquement et socialement viable de « l’écart au coût de la perpétuation de l’outil de production d’une organisation » entre…
    *celui qui organise le travail ;
    *ceux qui avancent un capital financier ;
    *ceux qui avancent leur force de travail ;
    *la nature qui avance ses aubaines qu’il ne faut pas tarir ;
    *et la collectivité qui a rendu possible ce processus de création de la richesse.
    ————————————————————————–

    Par anticipation, je vais essayer de répondre aux objections habituelles :

    « Oui mais si vous mettez ça en place en France, les entreprises, eh ben elles vont se barrer ailleurs » !
    Ailleurs où ça ?! Pensez-vous que les Bangladeshis dans leurs tours si pittoresquement meublées de machines à coudre ne seraient pas intéressés d’appliquer les même principes chez eux ? Peut-être faut-il nous rappeler de temps en temps que la sympathie, à présent un peu tarie, des autres peuples pour le peuple de France ne leur est pas inspirée par notre invention du baiser ni par les sublimités de notre gastronomie, ni par notre savoir-faire en produits de luxe inaccessibles ni par la fiabilité de nos machines-outils (je plaisante) mais plutôt par notre capacité à descendre dans la rue pour forger une autre manière de vivre ensemble. Dans le moindre petit village ou l’on ne s’embrasse pas en mettant la langue, où l’on n’a pas dîné chez un grand chef français installé dans la capitale ni acheté un sac Vuitton (même de contrefaçon), il se trouve des gamins qui ont entendu parler de la révolution Française ou dévorent les écrits des philosophes des lumières… Chaque fois que le peuple de France a donné un bon exemple, il a été suivi par d’autres, par le monde entier ! Peut-être devrions-nous prévoir un affrontement avec ceux de nos amis amerloques qui sont inconditionnels de la concentration de richesses…

    « Mieux répartir le surplus pourquoi pas, le problème c’est que le travail disparaît ».
    C’est bien noté ! L’on remarquera toutefois que si la composante « avance en force de travail disparaît » les autres récupèrent davantage de revenu. Rien n’empêche également de prévoir, dans ce cas précis une sur pondération des composantes ‘nature’ et ‘collectivité’ ce qui permettra de réunir davantage de moyens pour traiter convenablement les difficultés engendrées par la disparition du travail.

    « Notre système capitaliste se caractérise principalement par l’inégalité de possession de capital. Les contreparties accordées à ceux qui possèdent du capital en excès pour qu’ils acceptent de le laisser aller là où il est nécessaires sont à l’origine de la machine à concentrer les richesses »
    Justement à l’intérieur de cette machine à concentrer la richesse, l’aiguillage accélérateur est précisément la clé de répartition du surplus qu’il est question de revoir. Bien entendu une part prépondérante des capitaux ne participe pas aujourd’hui à la création de richesses selon le schéma classique, ils alimentent essentiellement la spéculation. Mais le principe de la répartition du surplus sera naturellement appliqué à « l’industrie » de la spéculation !

    ……………..

    Je ne doute pas que d’autres personnes ici trouverons des objections pertinentes et d’autres encore des réponses adéquates.
    Pour terminer permettez-moi de rappeler ce qu’il a été facile d’observer sur une longue période : quelle qu’ait été la nature des gouvernements, nos économies ont évolué dans un même sens, celui de la concentration des richesses. Nous pourrons toujours essayer d’obtenir des votations aussi régulièrement que possible pour discuter de tout. Nous pouvons aussi essayer d’établir des règles qui permettent de préserver la possibilité de vivre convenablement du fruit de son labeur quel que soit le type de gouvernement qui est aux manettes !

    Voici donc ma part de petit scarabée colibri !

    1. Comme vous faites les questions et les réponses , même celles aux questions qu’on n’a pas posé , il n’y a plus grand chose à dire .

      Malgré tout , vite fait :

      – à quel niveau fixez vous  » vivre correctement de son labeur  » ?
      – Ne vivez vous que de votre labeur ?
      – qu’est ce que le labeur ?

      1. Bonjour Juannessy,

        Je ne sais pas s’il est indispensable de définir précisément le labeur pour transformer une situation dans laquelle le labeur est présent partout (effectué par des humains ou des machines). C’est lui qui crée de la valeur, ce n’est que lui !

        Par ‘ne vivez-vous que de votre labeur ?’ si vous entendez que ma proposition reviendrait à faire en sorte que le plus grand nombre vive de son labeur (sauf bien entendu ceux qui avancent un capital financier – et qui récupéreront, je l’espère, le moins possible !), je vous dirai ‘à la bonne heure’ ! Mais vous pensez peut-être aux retraités ? Dans notre système de retraite par répartition ceux-là vivent du juste retour de leur labeur qu’ils avaient affecté à la subsistance ‘correcte’ de leurs aînés.

        A quel niveau fixer le ‘vivre correctement de son labeur’ ? Celui auquel le rapport de force déjà engagé ira le fixer ! Je ne suis pas capable à moi tout seul de vous donner une réponse définitive et j’espère qu’aucun autre ne parviendra à nous refourguer sa réponse personnelle !

      2. Je poserai donc ma question à un migrant .

        Derrière la question  » ne vivez vous que de votre labeur ?  » , il y a des tas de réponses et d’exemples du contraire possible ( dont la retraite que vous signalez, encore qu’en régime de répartition , les retraités français vivent très majoritairement du travail de ceux qui sont au turbin ), mais j’avais plus envie d’amener à l’évidence qui n’en est pas une pour beaucoup , que l’on « vit » d’abord de la relation à autrui et à notre espèce , qui seuls nous permettent d’être à la fois unique et solidaire dans une société qui nous libère pourvu qu’on la respecte par la responsabilité . Et de survivre .

      3. Quand je dis ‘vivre du fruit de son labeur’ je parle des moyens de subsistance, je ne suis pas en train de caractériser comment l’on vit.

        Oui, parlez-donc à un migrant de ma proposition de répartition du surplus . J’ajouterai également ceci : nous faisons des lois et signons des accords pour permettre l’accaparement transnational et supra-géographique des richesses via notre système de répartition du surplus. Est-il acceptable dans le même temps de faire des lois et de signer des accords pour confiner la misère (la dépossession des autres, conséquence de l’accaparement des uns, donc de notre système de répartition) à l’intérieur de certains territoires ?

        Bien entendu les migrants ne sont pas jetés sur les routes uniquement à cause de la misère économique qui serait fortement atténuée par une autre répartition du surplus. On pourrait également parler des guerres. Pensez-vous réellement que ces guerres sont si étrangère à notre système actuelle de répartition du surplus. Je sais je radote avec ma proposition mais nous avions parlé de crash test, alors…

    2. C’est enthousiasmant. Ca implique de se désintoxiquer de la course à l’innovation. La croissance du PIB (per capita et de la conso d’énergie aussi per capita qui va de pair) sont liées à la profusion d’objet à obsolescence darwiennement ajustée (peu d’industries scient deux fois la branche sur laquelle elles sont assises).

      Sans stopper cette fuite en avant dans un foisonnement d’objet, la machine à concentrer va continuer de tourner d’une façon ou d’une autre (un exemple parmi mille, le business-modèle des imprimantes qui ne valent rien et dont les cartouches permettent de presser le citron du consommateur).

      Le changement de répartition s’accompagnerait donc forcément, dans l’optique que j’esquisse ci-dessus, d’un changement de nature de ce qui est produit.

      1. Juste un mot : chacun peut observer dans son entourage que beaucoup sont réceptifs à la sobriété (même s’il y’en a qui ne le sont point). On pourrait dire que ce qui pousse les tempérés à vouloir plus c’est le refus d’être les dindons de la farce !

        Dès lors que chacun aura le sentiment qu’il ne se laisse pas gruger, la sobriété et la recherche de la qualité de vie progresseront.

        Un exemple : avec une répartition améliorée, les salariés verront croître leur revenu final. Un certains nombre décideront, il ne faut pas en douter, de travailler un peu moins pour privilégier leur qualité de vie. Ce qui nécessitera l’embauche d’autres personnes à leur place dans des emplois qualifiés. ce qui permet d’agir contre l’augmentation du chômage sans les suppositions naïves du CICE, sans la controverse du dispositif de réduction du temps de travail…

  16. « Nous voulons

    Attention !

    Il ne s’agit pas de doléances. Nous n’avons plus le temps. »

    Et sinon quoi?
    On en est a 2 mois de blocage hebdomadaire du pays assorti de nombreuses violences, et vous pensez vraiment que l’on se soucie le moins du monde de ce que nous voulons !
    Qui plus est il n’y a pas 2 ans nous avons eu tout loisir de voter pour un programme qui contenait au moins 90% de ce que vous demandez la. On serait en pleine constituante en ce moment si le calendrier avait été tenu et on aurait la possibilité de révoquer à la fin de cette année par référendum a mi-mandat si ça avait tourné vinaigre.
    Mais les sièges étaient pas assez confortable et puis le chauffeur pas assez fiable alors on a préféré marcher et maintenant comme vous le dites : on a plus le temps, car comme on le sait bien rien ne sert de courir…

      1. Les thèmes de la campagne ayant été ici comme ailleurs :
        Les costards de Fillon
        Le Venezuela
        L’ALBA
        J’en passe et des meilleures…
        Mais peu importe, on a encore 3 ans pour trouver d’autres thèmes tout aussi intéressants 🙂
        En attendant Feissenheim tourne toujours … tic-tac …

      2. Les thèmes de campagne sont ceux que les candidats sont capables de porter pour les faire entendre .

        On peut être militant , voire partisan , et savoir tenir compte du réel .

        Et s’interroger .

        Car on ne gagne jamais ( d’un bord ou l’autre ) à jouer les uns contre les autres , alors qu’on prétend être « le peuple » , qui n’existe que par la Constitution et les problèmes qu’il a envie d’affronter ensemble .

        D’où l’impératif de tomber déjà à peu près d’accord sur les problèmes à résoudre . Pour les solutions on voit très vite qu’il y en a de gauche , de droite , et de multiples voire contradictoires à l’intérieur de chaque sensibilité ( cf les commentaires de ce seul billet ) . D’où aussi , à mes yeux , l’intérêt d’un débat national ( ici et ailleurs ) ouvert à toutes les chapelles et individus , pour avoir une idée pas trop fausse de ce que la majorité considère comme les problèmes à résoudre .

        Après , les solutions , c’est ce qui peut faire l’objet d’un choix par vote direct ou indirect , mais ce sera un choix déjà éclairé et argumenté dans ses différentes options . Un vrai choix . Pas Oui ou Non sur la base d’une question ( souvent mal ) posée par un  » chef » ou une fraction du peuple .

        Et la démocratie , comme la république se porteront mieux du débat permanent que de la décision permanente .

  17. La démocratie a vu la Lumière porté par l’explosion de la science, la révolution industrielle portée par l’énergie abondante nous a offert le progrès et le confort, votre proposition nous offre un avenir devant l’imminence du collapse de nos sociétés. Je trouve qu’il lui manque une utopie positive de laquelle des valeurs cardinales puissent être déduites.

    1. Ce serait éminemment plus clair si  » les valeurs cardinales  » induisaient les propositions et même une utopie réaliste ( qui a déjà fait l’objet de développements circonstanciés il y a quelques années ) .

  18. Arguments pour le revenu de base:
    Les revenus proviennent du travail, c’est un fait. Le travail est vu ici dans son acceptation restrictive de l’économie, pas de la physique. Le travail est validé socialement, soit par le marché, soit par la décision politique. Le revenu de base (RdB) échappe à ces deux modes de validation, ce qui fait dire à J-M Harribey, de façon logique, que le RdB relève du créationnisme, cad que le RdB présuppose que l’argent tomberait du ciel comme par enchantement. Toutefois, il n’a échappé à personne que ni le marché ni la politique ni les deux réunis ne réussissent à procurer assez de places pour tout le monde. Ils sont déficients.
    Il est assez goûteux de prendre acte de l’aveux des libéraux quant à la déficience du marché à allouer au mieux les ressources, dès lors qu’ils militent pour le RdB. Il est aussi goûteux de faire le même constat de l’aveux d’échec de la politique de la part des tenants de l’état providence favorables au RdB. Le marché ne peut pas tout, l’état ne peut pas tout et les deux réunis non plus. Dès lors, le RdB apparaît comme l’aveu de cet échec à allouer les ressources et à fournir assez de places aux membres d’une communauté politique et économique.
    La question de la validation sociale est au cœur du débat sur le RdB. Les opposants, comme J-M Harribey, soutiennent mordicus que le RdB, c’est du créationnisme, et les tenants du RdB, comme J-B Mylondo, soutiennent que même quand tu joues aux cartes tu participes à l’économie, que quoi que tu fasses, tu ne peux échapper à faire partie de la communauté économique, ce qui justifie et fonde une validation sociale du RdB.
    Un point, qui me semble pourtant incontournable, est absent du débat. Il s’agit de l’éventualité d’une redistribution du RdB par le bas, de ceux qui estiment pouvoir s’en passer vers ceux qui en auraient besoin. Cette éventualité me semble inévitable, c’est à dire que cette question va se poser. J’y vois le moyen de résoudre d’un seul coup deux des problèmes principaux que soulève le RdB: son montant minimum pour être efficace et sa validation sociale. Imaginons que nous favorisions cette redistribution, par exemple vers la précarité et vers les projets (ceux qui ne trouvent pas à se faire financer dans le cadre actuel). Le favoriser n’est pas très difficile, c’est une simple question fiscale. Labelliser les projets et la précarité vers lesquels rediriger ce RdB ne me semble pas non plus hors de portée. Nous aurions alors construit un mode de validation sociale qui ne soit ni le marché ni la politique du haut, mais par un mode de décision politique décentralisé, une sorte d’outil de démocratie participative en somme. Un tel dispositif a un impact important sur le montant, puisque qu’avec 1/3 ou 1/4 (ou?, proportion à affiner) du montant jugé aujourd’hui minimum, les bénéficiaires du RdB (le leur + ceux redirigés vers eux) se retrouveraient avec un montant acceptable (par exemple avec un RdB unitaire de 200€, chaque bénéficiaire réel pourrait alors toucher 3 à 4 fois ou plus cette somme, soit 600€, 800€ ou plus). Par exemple, des organismes comme les coopératives municipales de Jean Zin pourraient être éligibles à recevoir les RdB redirigés, les FabLab seraient en bonnes places, des collectifs d’aidants (autour des personnes atteintes d’Alzheimer ou Parkinson etc…) pourraient enfin disposer d’assez de fonds.

  19. Bonjour.
    Très intéressant, mais il n’y a jamais mentionné une des plus grandes injustices selon moi liée à la taxation par la TVA. Il y a pourtant un calcul simple à faire pour la comprendre :

    Exemple :
    pour un revenu modeste de 1000 €, 700 € d’achat taxé à 20% (pour faire simple) = 140€, 300€ d’achat taxé à 5,5%= 16,5€ : ce qui fait un total de 156,5€
    Son impôt s’élève donc à 15,65 % du revenu.

    à consommation égale pour un revenu de 5000€ ce même impôt correspond à 3,13% du revenu et pour un revenu de 10000€ il correspond à 1,56%.

    Certes plus on gagne plus on dépense… Mais cela n’enlève en rien l’injustice de cette différence du % de l’impôt payé par les plus modestes par rapport à celui payé par les plus aisés.

    Calculez combien coûte en % la taxation du carburant pour un modeste par rapport à celui qui gagne 5 ou 10 x + et qui roule autant…

    La TVA est l’impôt le plus injuste qui soit, alors qu’elle a rapporté à l’état en 2018 154,6 milliards € et que l’impôt sur le revenu a rapporté 72,5 milliards €

    Qui en parle dans ses revendications ?

    1. Avant de totémiser en la diabolisant , la TVA ,l’invention géniale de Michel Rocard , il faut mieux la connaître , car ça n’est pas toujours ce que l’on dit :

      https://www.economie.gouv.fr/cedef/taux-tva-france-et-union-europeenne

      et bien intégrer que le sujet et le ring pour en traiter sont mainteant mondial :

      http://www.oecd.org/fr/ctp/consommation/forum-mondial-tva.htm

      Enfin , impôts sur la TVA , et taxes n’étant pas de même assiette , ni de même finalités , j’ai un peu l’intuition que le débat ( forcément mondial là aussi ), c’est ipso facto le dossier de la taxe Sismondi .

      On aimerait avoir des nouvelles ministérielles des travaux conduits depuis 4 à 5 ans , sur la convergence fiscale entre France et Allemagne ( en priant pour qu’on arrive un jour à la convergence fiscale européenne )

      PS : bientôt Davos à partir du 24 janvier . Sujet de l’année : la globalisation 4.0.

      1. « Impôts et taxes … »

        Je ne sais pas ce que la TVA est venue faire au milieu .

        Mais je la maintiens dans son identité de nature avec la taxe Sismondi .

      2. Précisément, la fiscalité est devenue si complexe qu’elle ne permet pas de rendre visible les injustices lies aux impôts dont TVA (et taxe carbone si contestée à raison) . Ainsi tous ceux qui subissent cette injustice (les gilets jaunes notamment) la ressentent bien mais ne savent l’exprimer. D’où des revendications qui partent dans tous les sens, jusqu’à réclamer un référendum populaire alors que les référendums sont manipulables à souhait (au moins autant que les sondages d’opinions) et d’autant plus pour les sujets que l’on ne maîtrise pas si l’on n’est pas expert, comme la fiscalité qui concerne tout le monde sans exception (même les non imposables par la TVA).
        Or mon exemple « simpliste » démontre une injustice flagrante.

      3. Tiens , aux nouvelles du jour , je ne serais pas seul à repenser au rapprochement France-Allemagne .

        Piste à suivre avec un œil attentif et intéressé ( sur laquelle on aurait aimé que Merkel soit plus audacieuses il y a 20 mois ) .

      4. @juannessy > La fascination des élites française pour le système social allemand n’a rien de nouveau, ça fait des siècles que ça dure et ça ne fonctionne pas. Il faudrait mettre en place des mécanismes économiques où le gouvernement français ne soit pas positionné systématiquement comme intermédiaire… c’est sans doute un peu trop « horizontal » pour notre président. Je n’attends rien de bon de l’orientation de la relation française à l’Allemagne qui reste la même depuis plusieurs années maintenant et qui ne fait qu’accentuer les problèmes.

      5. @Ropib :

        Sans prendre « des siècles » ( ?? ) , pourriez vous développer et argumenter rapidement votre assertion ?

      6. En relisant mieux ce qui est dans le traité d’aujourd’hui , je suis surtout navré qu’il n’aille pas plus loin .

        Si l’Europe arrête son aventure pour livrer ses habitants entièrement aux bons vouloir de Mao et Sam , les deux fossoyeurs auront été Cameron et Merkel .

      7. @Juannessy > Ça dépend… vous avez quelque chose à en dire où vous voulez juste me faire perdre du temps à vous trouver les références ? Parce que je ne travaille pas pour vous hein… la dernière fois où vous m’avez demander des comptes vous avez fini par me dire que vous alliez prendre en compte ma réflexion, merci, c’est un grand honneur, mais ça me fait une belle jambe. Je suis intéressé si ça débouche sur un échange… mes représentations et références je les connais, je n’ai pas besoin de me les dire à moi-même.
        Discutons : que voulez-vous dire ? êtes-vous en désaccord ? sur quelles représentations est fondée le projet de rapprochement de la France et de l’Allemagne selon vous ? quelles sont les différences sociologiques entre l’Allemagne et la France, quelles sont les différences sociologiques en interne de ces deux pays ?

      8. Je me connais aussi , et c’est pour ça que je cherche les quelques idées qui fondent votre conviction , pour savoir en quoi nous ne serions pas d’accord ( ce qui n’est peut être pas le cas d’ailleurs , même si nous n’envisageons pas apparemment les mêmes évolutions ). Je ne pensais pas que ça nécessitait et méritait de travail particulier . Ma principale interrogation , en arrière pensée , tenait plutôt à « la fascination sur le modèle social allemand » , car je ne suis pas sur de bien concevoir où vous faites commencer et finir le système social allemand , alors que j’ai une idée pas trop niaise du « modèle social français », qui me plait .plutôt .

        Passons à autre chose , et , comme dirait Jacquot , l’avenir nous renseignera , faisant fi de nos rationalités , intuitions ou préférences a priori .

      9. @ ropib; juannessy

        Medellín, 23 janvier 2019

        Caballeros:

        J’aimerais répéter pour vous le travail que j’ai fait en fin décembre 2018 (probablement vous étiez trop occupés pour le lire attentivement) et publié ici au Blog (le texte complet suivra un peu plus en-dessous).

        En outre, j’aimerais vous informer que mon analyse et prévision de l’année passée s’est bien accomplie. Le deuxième gouvernement Stefan Löfven a été mis en place à Stockholm lundi passé, contre tous les textes négatifs, sombres, péjoratifs, ¨se réjoussant de ses propres points de vue de sarcasme¨.
        Ici vous pouvez lire la déclaration du gouvernement au Riksdagen:
        https://www.government.se/48f689/globalassets/government/dokument/regeringskansliet/statement-of-government-policy-20192.pdf

        (Et aussi pour stimuler le débat ici au Blog, toujours assez préjugé sans VRAIMENT étudier bien les FAITS, c’est un gouvernement avec uniquement des ministres de gauche.)

        Maintenant le texte promis de décembre 2018:

        quote

        ¨LA FRANCE EST EN TRAIN DE SE RÉFORMER COMME JAMAIS AUPARAVANT ».

        Philippe Aghion Aghion soutient que le fait que le déficit budgétaire français augmente en raison du « tournant social » de Macron « est simplement le prix de la réforme ».

        Par: Peter Vermaas
        22 décembre 2018
        Source : NRC Handelsblad, Amsterdam.
        [https://www.nrc.nl/nieuws/2018/12/22/frankrijk-hervormt-nu-als-nooit-tevoren-a3126842 ]

        Afin d’arrêter la résistance explosive des  » gilets jaunes « , le président français Emmanuel Macron a touché au fond dans sa poche. L’augmentation du salaire minimum, la réduction des cotisations des retraités et d’autres mesures relatives au pouvoir d’achat approuvées par l’Assemblée cette semaine coûteront au moins 10 milliards d’euros et ramèneront le déficit budgétaire français au dessus du plafond européen des 3% l’an prochain.
        Mais c’est le prix de la réforme, met en perspective l’économiste français Philippe Aghion, qui a participé activement au programme électoral de Macron. Selon lui, Macron a fait un nécessaire « social twist » grâce aux gilets jaunes.

        Le social-libéral Aghion, professeur au Collège de France et à la London School of Economics, connaît Macron depuis 2007. Tous deux étaient alors membres d’un comité qui présentait des plans pour stimuler la croissance hésitante de la France. Depuis son élève, parce que les relations étaient ainsi, à l’Élysée, ils ne se voient plus souvent, mais ils s’envoient encore des messages SMS. Avec les deux autres auteurs du programme économique, il a envoyé une note critique (fuite via Le Monde) au président en juin dernier pour lui dire que l' »ambition émancipatrice » des plans était très vite passée inaperçue – avec tous les risques sociaux que cela comporte.

        « Macron est revenu au vrai caractère de son programme¨, dit-il maintenant. « L’idée sous-jacente était que la France avait besoin de réformes qui avaient déjà été mises en œuvre dans un pays comme les Pays-Bas dans les années 1990 : des réformes pour améliorer les performances économiques et stimuler la croissance. Mais ce que nous avons clairement écrit à l’époque, c’est que cela n’était possible que si nous incorporions certaines protections : les plus faibles ne devaient pas devenir encore plus vulnérables et des investissements devaient être faits. Cela ne s’est pas produit au cours de la dernière année.¨

        POURQUOI PAS ?

        « En partie parce qu’ils voulaient utiliser l’espace politique pour mettre en œuvre de nombreuses réformes très rapidement. Ils ne voulaient pas débattre sans fin. Mais Macron a aussi trop compté sur les technocrates. Ils ont pris la tête et ont commencé à couper de façon classique. Ils lui ont fait réduire l’allocation-logement, les pensions n’ont plus été rajustées en fonction de l’inflation et les taxes sur le carburant ont augmenté alors que le prix du pétrole augmentait. Il s’agit de trois erreurs politiques majeures, dictées par des gens obsédés par le déficit budgétaire.¨

        PARLEZ-VOUS DES FONCTIONNAIRES DU MINISTÈRE DES FINANCES ?

        « Et les gens qui l’entourent. C’est précisément au sein de ce ministère que des ministres ont été nommés, Bruno Le Maire[économie et finances] et Gérald Darmanin[budgets], qui n’ont pas participé au programme ». Ceux-ci plus le Premier ministre Édouard Philippe viennent du centre-droit républicain de l’ancien président Sarkozy. « Ils se sont joints plus tard », dit Aghion. « Cela a quelque peu compromis la dimension émancipatrice, démocratique et protectrice du programme. Nous n’avons pas été écoutés lorsque nous avons sonné l’alarme en juin. Je pense que Macron a maintenant compris le message grâce aux gilets jaunes.¨

        LE DÉFICIT FRANÇAIS S’ÉTABLIT AUJOURD’HUI À 3,2 %, AU-DESSUS DE LA FRONTIÈRE EUROPÉENNE.

        « Pour réformer de manière à donner aux plus faibles la protection qu’ils méritent, il faut payer des coûts de transition. Et oui, cela signifie que nous dépassons un peu ces 3 p. 100. Mais cela ne s’applique qu’à l’année à venir. En relâchant un peu les rênes, nous pouvons rétablir la paix sociale en France. Et sans paix sociale, nous ne pouvons pas poursuivre les réformes. L’argumentation n’est donc pas keynésienne : nous n’améliorons pas le pouvoir d’achat pour stimuler l’économie.¨

        COMMENT LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS PEUT-IL EN CONVAINCRE LES AUTRES ÉTATS MEMBRES DE L’UE ?

        « Ils le comprennent. C’est un investissement. Ils ont également vu des images de Paris en flammes en Allemagne. Et aussi en Allemagne, ils ne veulent pas que Marine Le Pen arrive au pouvoir ici.

        MAIS POURQUOI DEVRAIENT-ILS TRAITER LA FRANCE DIFFÉREMMENT DE L’ITALIE, QUI DÉPENSE AUSSI PLUS QUE PRÉVU ?

        « La comparaison avec l’Italie n’est pas valable. Ce pays a une dette publique beaucoup plus importante que celle de la France[130 % du PIB contre 99 % du PIB], la croissance y est plus faible et l’Italie ne se réforme pas. Ils augmentent maintenant leur dette là-bas, mais pas pour pouvoir se réformer comme nous. C’est vraiment très différent. La France est en train de se réformer comme elle ne l’a jamais fait auparavant et nous voulons continuer à le faire. Nous avons introduit un impôt forfaitaire sur le revenu du capital, le marché du travail a été réformé, la formation, l’éducation, les chemins de fer…. Actuellement, les réformes du système de retraite, de l’assurance chômage et de l’appareil d’État sont toujours en cours. Elles sont très importantes.¨

        MAIS MACRON EST-IL ENCORE CAPABLE D’INTRODUIRE DES RÉFORMES?

        « Oui, je le pense vraiment. Une fois que la paix sociale sera rétablie, elle pourra reprendre le chemin des réformes¨.

        LES PROTESTATIONS ONT MONTRÉ QUE LES FRANÇAIS SONT TRÈS ATTACHÉS À LEUR SYSTÈME SOCIAL ET CRAIGNENT UNE VARIANTE PLUS ANGLO-SAXONNE.

        « C’est possible, mais ce n’est pas non plus l’intention de détruire notre modèle social. Je préconise un modèle scandinave et Macron aussi, bien que je ne puisse évidemment pas parler en son nom. Il existe une libre circulation des capitaux au sein de l’UE, il est donc également important d’aligner notre politique fiscale sur celle des autres pays. Et si la Suède est un exemple, vous ne pouvez pas dire que Macron n’est que pour les riches, comme je l’entends maintenant. Mais c’est vrai : il y a des gens, y compris autour du président, qui sont plus enclins à un modèle anglo-saxon. Je pense que les gilets jaunes ont aidé à montrer à nouveau ce que nous représentons vraiment. Vu sous cet angle, ce mouvement n’a pas été si mauvais.¨

        unquote

      10. @ Pierre-Yves

        Merci Pierre-Yves pour cette très bonne nouvelle pour nous toutes et tous. J’espère qu’elle aidera a réunir toutes les forces de changement pour le bien, y comprises Place Publique et autres.

    2. @Ropib :

      J’ai oublié , à propos de « la dernière fois  » : ce que j’ai acté , c’est que vous aviez pu établir un diagnostic global d’un niveau qui ressort vraiment du diagnostic . Le mien , je l’avais déjà donné , et il ne s’agissait pas de les mettre en compétition ou démolir mutuellement . Mon attente était plutôt de vérifier si l’un ou l’autre recevait un quelconque accord ou opposition d’une part significative du blog . Résultat concluant : 0 partout .

      Je ne suis même pas certain d’avoir convaincu Dominique Temple qu’il faut commencer par tomber d’accord assez nombreux là dessus .

      @Johan :

      Merci de ce rappel , que j’avais bien lu , mais je me demande , dans le climat délétère actuel , si tout ce que raconte l’interviewé peut être analysé ou même écouté , avant que d’être éventuellement démonté .

      Reste la convergence fiscale ( qui suppose d’autres convergences , car tout se tient ) comme sujet majeur et potentiellement salvateur .

      1. @ Juannessy, Ropib

        Le (double) accord: sur la politique social et la politique environnementale, ne date d’ailleurs pas de hier….

        https://www.aftonbladet.se/nyheter/samhalle/a/dd5mbj/macrons-hyllning-av-sverige

        (journal socialdémocrate)

        Si vous voulez, je vous chercherai et bien les textes et bien les actions qui les suivaient, et, si je suis heureux dans me contacts avec Stockholm, quelques évaluations de ce coté. Vous auriez bien sûr (Juannessy via la CFDT) vos propres appréciations.

      2. @Johan :

        Deux frères , une sœur : qui ont été délégués CFDT , FO , CGT .

        Pour les bonnes indexations , laissez moi le mystère ( et mon pseudo , même si je suis devenu au fil du temps du blog , plus transparent que de l’eau presque pure ), pour arriver à survivre sans susciter les a priori vengeurs ou assassins !

      3. @ Juannessy; Ropib

        source: https://se.ambafrance.org/Relations-franco-suedoises

        Le 17 novembre, le Président Emmanuel Macron s’est rendu en Suède pour participer au Sommet social européen de Göteborg. En marge du sommet, il a lancé le partenariat franco-suédois pour l’innovation aux côtés du Premier ministre suédois Stefan Löfven.

        Un partenariat stratégique pour l’innovation et les solutions vertes signé le 17 novembre 2017 par le PR Macron et le PM Löfven

        Le point de départ de ce partenariat est le constat partagé des profonds changements que nos économies et nos sociétés sont appelées à connaître dans les années à venir. La double impulsion de la transformation numérique et de la lutte contre le changement climatique impose d’adapter sans tarder les outils de production et de mettre en place un modèle de croissance plus soutenable et plus inclusif. En décidant de structurer et d’articuler leur coopération bilatérale autour d’une feuille de route complète dans ces domaines, la France et la Suède inaugurent une « diplomatie de l’innovation », pour reprendre l’expression des media suédois.

        4 thèmes prioritaires structurent ce partenariat :
        – Les solutions vertes pour les transports, les énergies propres et les villes intelligentes, avec les enjeux au sens large du « mieux vivre en ville », qui est la principale priorité de notre diplomatie économique dans les pays nordiques

        – La finance verte, domaine dans lequel la France et la Suède sont leaders et qui doit permettre d’accélérer la transition vers un modèle économique plus soutenable

        – La « smart industry » et les start-up, à travers les enjeux de la numérisation des entreprises notamment les PME, de l’intelligence artificielle et de l’innovation disruptive

        – L’innovation dans le domaine de la santé et des sciences de la vie, sur les questions d’e-santé, de télémédecine, et les thématiques liées au secteur santé/environnement, notamment la lutte contre les perturbateurs endocriniens

        En outre, les contacts entre parlementaires français et suédois sont fréquents.
        Le groupe d’amitié franco-suédois de l’Assemblée Nationale a effectué du 23 au 26 avril 2018 une visite en Suède. Les députés français ont notamment eu l’opportunité d’approfondir leurs relations avec leurs homologues du Parlement suédois.

        De nombreux voyages d’études parlementaires se sont succédés ces derniers mois sur des thématiques diverses, notamment dans les affaires sociales : retraites, égalité femme-homme, handicap, etc. Le modèle suédois constitue une source d’inspiration importante des réformes entreprises en France.

        Par ailleurs, il convient de noter une influence réciproque en matière législative sur des thèmes aussi variés que la fonction publique, les énergies renouvelables, ou les questions sociales.Par exemple, la loi pour renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et l’accompagnement des personnes prostituées adoptée le 6 avril 2016 en France par l’Assemblée nationale est en partie inspirée du modèle suédois.

        En Suède, le texte sur la criminalisation des voyages en zone de conflit par des combattants étrangers présente des similitudes avec la législation adoptée en France.

        Relations économiques
        En 2015, les exportations de la France vers la Suède s’élevaient à 5,2 Mds€. Les principaux secteurs concernés sont les suivants : produits chimiques, parfums, cosmétiques, biens d’équipement, matériels de transports, produits métallurgiques et métalliques et issus des industries agro-alimentaires. Les exportations de la Suède vers la France s’élevaient la même année à 5,44 Mds€. Il s’agit principalement de produits chimiques, parfums, cosmétiques, biens d’équipement, matériels de transports, bois, papier et carton, produits pétroliers raffinés et coke.

        Le solde commercial s’élève ainsi à -0,24 Md€ en 2015, avec une tendance vers l’équilibre sur les dernières années.

        Le stock d’investissement français en Suède atteignait 2,8 Mds€ en 2014. Les 406 entreprises françaises présentes en Suède en 2014 employaient alors 41 413 personnes. Ces investissements sont réalisés dans les secteurs suivants : agro-alimentaire, biens d’équipement et matériel électrique. Les services prennent une place croissante dans la relation économique.

        Les investissements suédois en France ont atteint les 5 Mds€ en 2014. Les principaux secteurs représentés sont ceux du textile avec H&M, de l’ameublement avec le géant Ikea, de la sécurité avec Securitas, des transports avec Volvo et Autoliv, de la pharmacie avec AstraZeneca et Recipharm ou encore des NTIC avec Ericsson. Plus de 560 entreprises suédoises emploient environ 100 000 personnes en France.

        Coopération culturelle, scientifique et technique
        Échanges universitaires
        La France est la 2ème destination pour les étudiants suédois partant en échange Erasmus (1100 étudiants en 2017-2018). En 2016-2017, les Français représentaient le 2ème contingent Erasmus en Suède (derrière l’Allemagne) avec 1 600 étudiants.

        Coopération scientifique
        La coopération scientifique franco-suédoise repose sur un volume d’échanges important : nombreux liens entre laboratoires, programmes de recherches bilatéraux entre les universités, agences et organismes des deux pays promus et animés notamment par le secteur scientifique et universitaire de l’Institut français de Suède. Une journée franco-suédoise de la recherche est organisée chaque année depuis 22 ans.

        L’ESS (European Spallation Source) est un projet majeur d’infrastructure de recherche dédié à l’exploration et à l’étude de la matière, en cours de construction à Lund. 17 pays joignent leurs forces pour faire fonctionner l’ESS. La France est le premier pays à avoir annoncé la signature d’une lettre d’intention d’engagement. Elle s’est engagée à régler 8 % du total des frais de construction. Dans ce cadre bien particulier, sept accords scientifiques bilatéraux ont été signés en 2010 et en 2011 (avec le CEA et le CNRS) pour un montant avoisinant les 70 millions d’Euros. Au-delà de son intérêt scientifique majeur, le projet ESS est donc structurant pour l’avenir de la coopération scientifique franco-suédoise.

      4. @ Juannessy

        Medellín, le 23 janvier 2019

        Merci pour vos éclaircissements. Oui, votre pseudo ne cache pas votre histoire et présent à la CFDT. Je serai honoré de pouvoir participer un jour à une rencontre entre vous, votre soeur et votre frère: une petite analyse sociologique suivra sur la question: ¨et pourquoi pas dans une seule, forte organisation syndicale?¨

        Vous me connaissez: je suis contre, à 100 %, l’anonymat. C’est un choix, un choix politique que j’ai fait déjà dans les années 1960. Je me rends compte des dangers, les menaces se sont diminuées, probablement parce que si on veut me tuer ici au pays, bien, cela ne coutera plus que 10.000 pesos, selon les dernières données des spécialistes. (le taux de change se trouve à 3.600 Col pesos contre l’Euro).
        Je ne me fais aucune illusion: si on veut nous attrapper, on le fera. Mais cela ne restera pas sans conséquences.

        La lutte contre la guerre contemporaine, qui est sans doute la guerre numérique/ via internet, nécessite aussi des mesures radicales. L’identification nette des personnes en est un élément (clé). Et je me rends compte, oui, des risques et des protestes et des luttes, surtout juridiques.

        Laisse-moi donner un autre exemple. Lorsque nous avions organisé le (premier au monde) syndicat laboral des appelés (soldats en service militaire obligatoir) aux Pays-Bas en août 1966 (VVDM, ses archives se trouvent à l’Institut International de l’Histoire Sociale, où se trouvent pas mal d’archives francaises aussi, à Amsterdam), on nous a menacé beaucoup. A moi aussi, toujours d’une facon anonyme.

        Un soir, le président de ce moment (Paul Turken, actuellement spécialiste du marketing social retraité) avait rencontré un cadre professionnel, avec tout son corps dans un container/poubelle, dehors la caserne (maintenant démolie) au centre ville d’Utrecht où nous avions établi notre centre national (Hojel Kazerne, IDS France nous a visité souvent là-bas). Ce sous-officier cadre professionnel (l’adjudant-sergeant Den Dekker) était mortifié lorsque Paul l’a touché de son dos, lui demandant: ¨qu’est-ce que vous cherchez monsieur Den Dekker?¨ Effrayé, Den Dekker répondait: ¨des documents secrets de la VVDM¨.
        Paul lui répondait: ¨mais nous n’avons pas de secrets¨.
        (Rappelez-vous que la presse de droite aux Pays-Bas nous accusait de recevoir de l’appui directe du Kremlin..).

        Paul Turken immédiatement a publié une décisions de la direction de la VVDM, avec copies au ministre et au Parlement à La Haye, que desormais TOUTES les publications, TOUTES les annotations de la VVDM seraient envoyées en copie aux services secrets des forces armées des Pays-Bas.

        Je peux vous garantir, estimado Juannessy, que dans quelques semaines, La Haye nous a PRIÉ d’arrêter cette politique parce que nous avions inondé La Haye du papier et de l’information.

        Pour mes copains de l’IDS France (et moi dans ma responsabilité de ECCO, notre plateforme Européenne des organisations des appelés) tout cela était incroyable, mais on l’a copié quand même.

        Je reconnais beaucoup, vraiment beaucoup, dans l’histoire de la très brave, courageuse Ingrid Levavassoir.

        Que la France que j’admire s’incrive beaucoup plus dans cette approche. Qu’on se mette pour une fois et toujours sur la voie de la modernisation, de l’organisation transparente, forte et démocratique, sans folies d’exclusion, sur lesquelles non seulement les riches et les puissant(e)s ont le patent, mais aussi pas mal de ‘cadres’ de la soi-disante gauche. Vous savez ce que je veux dire, parce que vous vous trouvez dans le pays de Charles Fourrier.

        (https://journals.openedition.org/am/356)

        Bref: expliquez moi, s’il vous plaît mesdames et messieurs, la différence entre une dictature de la bourgeoisie de droite et une dictature du prolétariat?

        C’est La France de Bonaparte et de Fouché qui a libéré le chemin aux copies en Russie et en Allemagne plus tard, et, bien sûr ailleurs au monde.

        Un héritage qui pèse toujours… si on voit ce qui se passe les samedis… (où en est-on avec l’organisation syndicale de la police en France?)

        https://www.universalis.fr/encyclopedie/police-sous-la-revolution-et-l-empire/5-la-police-de-napoleon-1800-1815/

        (https://journals.openedition.org/am/356)

      5. @Johan Leestemaker
        D’accord avec vous sur le soutien que vous apportez à Ingrid Levavasseur.
        Pour votre information personnelle, et en ce qui concerne l’anonymat qui vous préoccupe tant, j’ai été objecteur de conscience et ne m’en cache pas.

      6. @ Arkao

        Merci pour votre geste paisible et paix, cela me fait un grand plaisir.

        Espérons que Ingrid Levavasseur soit capable de réunir beaucoup de forces, y compris Place Publique et les syndicats européens, pour la paix, pour la démilitarisation et la dénucléarisation, et pour la résolution professionnelle non-violente des conflits et pour le bien-être de tout le monde et de la planète.

        Avec elle, on aura une femme sans masque et en tête.

        Un (autre) spécialiste qui ¨nous¨ (appelés ET objecteurs de conscience) connait en profondeur, est David Cortright, lui-même ex-GI au Viëtnam, comme également John Kerry. Deux personnes aimables qui se trouvent de notre coté.

        Dans notre mouvement des appelés en Europe, nous avons toujours coopéré étroitement avec les mouvements de défense d’intérêt des objecteurs de conscience.
        Malgré le fait que, du coté des appelés, nous avons toujours fait un effort pour convaincre les ´candidats´ à l’objection de considérer les avantages des efforts au sein de l’institution même, nous nous n’avons jamais opposé au choix pro-objection, et nous avons toujours aidé et supporté les garcons qui se déclaraient objecteurs, ou, le cas échéant, des appelés qui changeaient d’opinion, une fois déjà rentré dans les forces armées, mais qui aimerant encore ‘échapper’. On les a toujours pu aider.

        En France notamment, nous avons fait un effort especial pour organiser également les forces de la police militaire, d’introduire les éléments très importants du non-emploi de la violence: ce qui veut dire: les changer en agents spécialisés de desarmement et de la maitrise de conflits non-violente et surtout de la prévention des conflits.

        Malheureusement nous avons perdu beaucoup de nos résultats après l’arrivée de Chirac au pouvoir, et les hommes qui le suivaient ensuite.

        Malgré l’affaire du Rainbow Warrior (une affaire dans laquelle est mort un photographe néerlandais: Fernando Pereira), Mitterrand a fait ce qu’il pouvait pour aider le mouvement des appelés en France, dès l’abolition de la toute terrible Cour de Sureté au premier jour de son premier quenquennat, mais malheureusement les Charles Hernu ont pris le dessus. FM, aussi affaibli, a décu beaucoup d’entre nous et de nos organisations, aussi la Ligue des Droits de l’Homme et des parents des appelés restés non-organisés.
        Si les socialdémocrates en France aiment récupérer jamais une place, il faut qu’on entende au sein de ce parti, que la mémoire européenne va très, très loin et que les actions contre le Rainbow Warrior n’ont pas été oubliées.

        Les archives de l’association des objecteurs de concience aux Pays-Bas (la VD) se trouvent aussi à l’IISH à Amsterdam. Vous le pouvez consulter là-bas: https://www.archivesportaleurope.net/fr/ead-display/-/ead/pl/aicode/NL-AmISG/type/fa/id/http_COLON__SLASH__SLASH_hdl.handle.net_SLASH_10622_SLASH_ARCH01533

        Pour les historien-ne-s entre nous: là-bas vous pouvez voir aussi l’original du manifeste communiste, et également presque toutes les archives de Trotzky.

        La direction à Amsterdam de cette très belle institution internationale:

        https://socialhistory.org/

        Malheureusement notre objectif: réunir toutes les forces des appelés et des objecteurs du monde et de ses copains/copines, ne s’est toujours pas réalisé. Entretemps, les folies des militairisations et leurs parades absurdes continuent au monde, et ¨empoisonnent¨ l’environnement psychologique de l’être humain et de sa planète.

        Introduire le respect des droits de l’homme et de la non-violence comme éléments clé et de mesurages au coeur même des forces armées et de la police dans les conditions des accords de Helsinki (1975, https://www.osce.org/helsinki-final-act?download=true) n’a pas eu lieu, et reste toujours une tâche à accomplir.

        Le défi au moyen et long terme, reste l’imitation de l’exemple du 1 décembre 1948: Costa Rica.

      7. Johan Leestemaker 23 janvier 2019 à 18 h 30 min

        « Bref: expliquez moi, s’il vous plaît mesdames et messieurs, la différence entre une dictature de la bourgeoisie de droite et une dictature du prolétariat? »

        Monsieur Leestemaker, je déplore que chacun soit trop absorbé par ses occupations quotidiennes pour prendre le temps de répondre à votre interrogation.

        Donc pour vous éclairer, compañero, je constate 1/ que vous percevez une différence entre une dictature de la bourgeoisie de droite et une dictature du prolétariat, 2/ sans perception de cette différence, votre question ne se serait pas formulée ainsi dans votre esprit, 3/ que cette différence vous est énigmatique.

        Je constate que vous employez dans votre question, deux fois le mot dictature, et c’est normal pour comparer des choses qu’on nomme de la même façon, comme par exemple dans la devinette : « quelle est la différence entre la confiture de melon charentais et la confiture de melon jaune » ?

        Je constate que vous évoquez la bourgeoisie de droite, ce qui laisse pendre qu’il en existerait une de gauche, d’extrême gauche sans doute, d’extrême droite logiquement et pourquoi pas du centre toute aussi topologiquement. Mais seule la bourgeoisie de droite vous parait apte à exercer une dictature dans votre énoncé.
        Je constate aussi que dans votre formulation il n’existe que le prolétariat, qui n’est ni qualifié de droite ni de gauche ou autre.
        En espérant avoir répondu à votre question.
        Aqui se queda la clara
        La entranable transparencia

  20. Bonjour.
    Personnellement ce que je souhaite c’est un impôt équitable. Or voici ce dont on ne parle dans aucune proposition.

    Pour exemple, voici un calcul simple que tout le monde peut faire :

    Pour une personne (ou une famille ) ayant un revenu de 1000€/mois :
    – pour 700€ d’achats taxés à 20 % le montant de la TVA est de 140€
    – pour 300€ d’achats alimentaires taxés à 5,5 % le montant de la TVA est de 16,5€
    Soit un total de 156,5€ de TVA qui correspond à 15,65 % de ses revenus.

    A consommation égale, pour une personne gagnant 5000€/mois ce même montant correspond à 3,13 % de ses revenus, et pour celle gagnant 10000€/mois il correspond à 1,56 %.

    Calculez ce que représente en %/le revenu la taxe sur le carburant pour un automobiliste modeste par rapport à un automobiliste aisé qui roule, pollue, use l’asphalte autant que lui…

    Certes plus on gagne plus on dépense, mais les besoins de base sont les mêmes.

    La TVA est l’impôt le plus injuste qui soit, alors qu’en 2018 elle a rapporté à l’état 154,6 milliards € quand l’impôt sur le revenu (équitable) a rapporté 72,5 milliards €

    1. http://plus.lapresse.ca/screens/ac7672c7-9ceb-4e5e-a6b0-be6e2b49f4c5__7C___0.html

      LES RICHES POLLUENT CINQ FOIS PLUS QUE LES PAUVRES
      On se doutait bien que les Québécois riches avaient une empreinte carbone plus grande que les pauvres, mais jamais autant. Les chiffres sont renversants.

      Un couple qui mène un gros train de vie émet jusqu’à cinq fois plus de gaz à effet de serre (GES) par personne qu’une famille pauvre.

      Pour réduire leurs GES d’ici 2030, les riches devront donc faire un effort beaucoup plus grand ou encore compenser de différentes façons. Et la question se pose : les gouvernements ne devraient-ils pas cibler essentiellement les riches plutôt que l’ensemble de la population pour réduire les GES ?

      1. On peut comprendre que les territoires et donc les distances à parcourir soient bien plus grands au Québec qu’en France. D’où une consommation de carburant plus importante. Mais je pense qu’en France toute proportion gardée l’écart x5 est le même. Mais à mon avis une taxation plus élevée, riches et pauvres confondus – quand bien même les riches seraient plus taxés- le problème de la pollution ne serait pas résolue pour autant.
        La question qu’il faut se poser est pourquoi utilise-t-on un véhicule :
        pour réduire le temps de déplacement, pour plus de liberté, et de plus en plus (malgré internet) pour se rendre au travail, dans les commerces, administrations, hôpitaux …etc de plus en plus éloignés des domiciles, du moins pour les ruraux c-à-d sur la majorité du territoire.
        Il pourrait y avoir plus de transports en commun mais ceux-ci dépensent aussi pour la plupart du carburant.

        La seule solution plausible selon moi serait de recréer de la proximité et en cela réduire les besoins de déplacement. Ensuite on pourrait parler de taxes éventuellement (bien que je sois contre les taxes sur consommation qui réduisent le pouvoir d’achat et donc la consommation, alors que l’essor économique (le PIB) ne peut se faire que sur la consommation. Cf mon message précédent sur la TVA)

      2. C’est clair : « taxer les riches pour être plus efficace ».
        OK mais le voudront-ils ? Quels gouvernements oseront-ils cibler « essentiellement les riches » ?

        Qui influence le plus les politiques des gouvernements ? Tu avais évoqué en son temps une étude définitive sur ce sujet.
        Faut-il qu’ils comprennent, que nous comprenions puisque les riches c’est aussi nous relativement… ?
        Alors quelle solution ?

    2. En France on totalise 37,9 millions de foyers fiscaux (16,5 millions imposables + 21,4 millions non imposables).
      Leur revenu médium est évalué à 43 000€ /an.
      Les recettes fiscales s’élèvent pour 2018 à 154,6 milliards TVA + 72,5 milliards =159,1 milliards

      Si tous les foyers sans exception payaient en moyenne 10 % d’impôt sur le revenu (+ ou – selon tranche d’imposition) cela ferait :

      37.900.000 x 4.300€ = 162,97milliards € soit + que les recettes fiscales 2018.

      Tout le monde paierait l’impôt (comme c’est le cas avec les TVA) mais cela coûterait moins cher aux pauvres qu’actuellement. Ils pourraient donc consommer plus.

      1. Tout est dit :

        L’impôt s’adresse au citoyen , la taxe s’adresse au consommateur .

        Pourquoi le citoyen paierait il pour le consommateur ?

        Par contre , on peut très bien considérer que les citoyens ( tous effectivement ) paient pour les gratuités citoyennement adoptées , et c’est déjà ce qu’ils font ( pour ceux qui paient leurs impôts ) en partie .

    3. réponse à Januessy :

      Toute taxe est un impôt (indirect) ce n’est qu’une question de vocabulaire et non d’écriture comptable, quand bien même le calcul et l’assiette sont différents selon taxes et objectifs divers . Un seul impôt citoyen serait plus facile pour tout un chacun à appréhender (sans être expert en fiscalité) et tout citoyen, souverain, doit contribuer par l’impôt au budget de fonctionnement de son pays. C’est à Bercy de dispatcher les recettes fiscales.

      Perso je préfèrerais payer même 10% de mes 1000€ de revenu sans avoir à payer de TVA, cela me coûterait moins cher que 15,65 % prélevés sur ma consommation minimaliste (et on me dit « non imposable » !). Je me sentirais plus également souveraine que les plus riches.

      Réalisez que même un RSA (en dessous du seuil de pauvreté) paie des TVA (c-à-d + de 15,65% de ses allocations) sur ses maigres consommations. Cela vous semble normal ?

      Et tout citoyen est consommateur. Un citoyen qui ne consomme pas est un citoyen mort…

      1. Si tout citoyen est consommateur , tous les consommateurs ne sont pas citoyens , et beaucoup sont prêts à sacrifier leurs droits civiques pour un plat de lentilles . C’est pourquoi , en association à « profit ou survie de l’espèce  » , j’ai appelé la sœur jumelle  » confort et jouissance ou doits civiques ( ou citoyens ) » .

        C’est en confondant le citoyen et le consommateur que la bourgeoisie , le capitalisme et le néo libéralisme ont mis la démocratie à leurs bottes . Pour le système financier ( et idéologique ) dominant , comme pour vous , un euro est un euro , et il souhaite bien que ça dure .

        Mais vous avez raison au moins sur un point , selon moi , la fiscalité nationale et mondiale sont devenue si confuse qu’on ne sait plus ce que fiscalité veut dire ( il ne faut sans doute pas aller chercher plus loin la difficulté permanente à la « réformer » , et les complications permanentes pour parer aux aberrations ) .

        Là aussi , comme pour la fixation du prix ou l’économie politique , il y a peut être du boulot pour un « anthropologue  » pour refaire la théorie de la fiscalité , en évitant bien , a minima de justement confondre le citoyen et le consommateur , car ça revient à confondre la démocratie ( et la République ) avec le marché . On aurait alors sans doute une chance de ne pas mélanger deux concepts qui ont leurs vies propres , même s’ils doivent forcément rester compatibles et s’auto-conforter .

        Chantier sur lequel il y a des liens avec la monnaie et l’anthropologue aurait besoin de PSDJ .

        Si on ajoute refaire la théorie de la comptabilité ( évidemment connexe) à ne pas laisser au Delaware , ya du boulot pour les grosses têtes du blog et au delà .

      2. Le capitaliste s’enrichit en ponctionnant les flux financiers. Les multiplier en les subdivisant pour les réunir plus loin dans leurs banques est l’une de ses principales occupations avec l’autre qui consistent à faire en sorte que l’équilibre des flux ne soit jamais atteint, créer des vagues. Le capitaliste se fou bien de la nature du consommateur du flux,
        – citoyen consommateur, c’est moi son maître
        – consommateur compulsif, citoyen parfait
        – pauvre, captif sans danger
        – riche, pas autant que moi
        – endetté, le pied
        – étatique, à mes pieds
        – privé, pas de pitié
        – souverain, tous de moutons
        – étranger, il est pas des nôtres
        …. just fucking number
        c’est le miracle de l’enrichissement du capitaliste.

      3. Si c’est un miracle bien sur , on comprend qu’il y ait des grands prêtres d’une religion féroce .

        C’est tout ?

  21. @ Timiota :
    Vous nous aviez signalé, ici même il y a quelques jours, un texte étrange d’un certain Juan Branco.
    J’ai jeté un œil rapide.
    La phraséologie est curieuse. Certains détails sont trop lourdement appuyés et surévalués. Quelques recoupements factuels, faciles à obtenir, montrent que la base est sérieuse. Ce qui ne valide pas l’ensemble automatiquement.

    On pourrait nommer cet OVNI le tuyau donné par le cheval. Le cheval (de Troie) est-il le mieux placé?
    Reste que c’est de la dynamite, même en écartant les excès, et pas trop éventée.

    Mon impression d’ensemble est que dans le jeu démocratique, les dés sont actuellement pipés. Rien de nouveau sous le soleil, la 3.ième et surtout la 4.ième République à la dérive nous y avaient habitués. Juan Branco, un nouvel Daniel Halévy ou une nouvelle Georgette Elgey ? Pour une période minuscule, peut-être.

    Le Yéti l’a découpé en feuilleton et en (re)donne l’adresse de téléchargement. Je crois qu’il faut le lire tout en gardant son esprit critique.

  22. Bonjour,
    Dans le cadre du fonds compensatoire LGV /Lisea plusieurs communes ont été impactées et les propriétaires riverains convoqués par la chambre d’agriculture dans une salle communale. Cette réunion à été houleuse et moi propriétaire j’ai appris peu de choses. Les pièces annexes qui accompagnaient ont été mal expliquées.
    Les zones humides ont été citées ainsi que les petits cours d’eau qui passent près des parcelles des propriétaires.
    Cette LGV a un intérêt général et a été construite avec l’aval de cet intérêt général.
    Ces petits cours d’eau ne sont pas classés par l’État et les propriétaires riverains ont droit d’usage jusqu’au milieu de ces petits ruisseaux.
    La fédération de pêche de la Gironde a laissé ainsi ce domaine poissonneux. Les petits pêcheurs paient cher la carte de pêche et sont même pas défendus.
    Aujourd’hui des arbres ont été plantés de chaque côté de ces cours d’eau et l’accès naturel est défendu de fait aux petits pêcheurs.
    Ce que je demande est une police de l’eau de ces cours d’eau puisque la fédération de pêche de la Gironde ne fait rien pour protéger le poisson et les petits pêcheurs.

    1. Je respecte le territoire et les hommes et femmes qui y vivent, ce que je ne supporte plus est que sur ces petits cours d’eau non classés l’usage de l’eau et la protection du milieu aquatique sont une catastrophe. Une enquête d’impact sur l’ensemble de ces petits ruisseaux serait une bonne chose pour les poissons et toute la déclinaison de la faune et flore. L’égoïsme détruit tout sur son passage : faire refonctionner les moulins pour éviter la sécheresse de ces petits ruisseaux pourrait faire partie de la police de l’eau

      1. Vous bottez en touche, là!
        Alors que le problème soulevé par Bernadette est dramatique…

        Il est tombé par terre, c’est la faute à Voltaire
        Le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Rousseau

  23. Réponse à Juannessy 18 H 52

    Je pense que nous avons raison tous les deux. Votre raisonnement est plus idéologique (je le respecte et l’approuve) le mien est plus pragmatique( ou terre-à-terre). Bien évidemment la fiscalité si confuse (dans l’intérêt des nantis et du capitalisme – ?- qui peuvent le mieux la contourner à leur profit… ) est difficile à réformer à l’échelle nationale et quasiment impossible à l’échelle mondiale .
    Mais dans ma solution , quant à la TVA que les résidents « non-citoyens » ne paieraient plus , peut-être pourrait-on inventer une équivalence à l’IR en compensation (genre droit de résidence sur le territoire, c’est une idée spontanée, à l’image par ex des « vignettes suisses » mais à étudier par tranches selon revenus). Peut-être aussi tout ce qui est soumis à TVA correspondant au minimum vital (pour une vie saine s’entend) : loyer, électricité, eau, nourriture, transports, soins, culture …etc (dans une proportion raisonnable) devraient être exonéré de TVA (autre idée spontanée) mais dont la « proportion raisonnable » serait difficile à évaluer. Je continue à émettre des idées spontanées ? Il y en aurait plein à faire en réfléchissant un peu… Plus facile qu’à réformer l’impôt dans sa complexité actuelle.
    Par contre, sans une majoration des tarifs par la TVA les touristes achèteraient plus… Pas bénèf pour Bercy mais bonus pour les commerçants locaux (qui pourraient mieux payer leurs salariés et/ou paieraient plus d’impôt )

    1. Sur le terre à terre , je vous assure qu’à Bercy , à la cour des comptes et dans pas mal d’institutions ,au SNUI , travaux universitaires ou think tanks ou …., il y a de toute éternité des gens qui se sont posé ce genre de questions sans nous attendre , et au total ma référence la plus sure et indépendante d’esprit pourrait être la cour des comptes si elle pouvait s’exprimer sans contraintes .

      Si vous pensez que faire une différence entre citoyen et consommateur , c’est de la philosophie sans impact terre à terre , le capitalisme n’est pas prêt d’agoniser .

      Il y a un moyen beaucoup plus immédiat et sain de donner du  » pouvoir d’achat « , puisque c’est le seul  » pouvoir » qui semble motiver , c’est d’augmenter sensiblement les salaires pour que le citoyen puisse payer à la fois son impôt citoyen et son « impôt indirect » de consommateur . Reste à traiter le sort de ceux qui ne travaillent pas .

      Bizarre cette manie de réclamer d’abord à l’état ce qu’on n’ose pas demander au marché , aux bénéfices , à la taxe Sismondi , aux paradis fiscaux , et aux dividendes , quitte à détricoter le modèle social français . Seigneur , protège moi de mes amis !

      Et le grand capital de rigoler de façon très terre à terre !

      1. C’est moi qui suis naïve et le « grand capital » de rigoler ???

        Moi je raisonne en terme de pouvoir d’achat et non en terme d’augmentation des salaires. Qui profiterait le plus de ces augmentations de salaire selon vous ? les salariés ? vraiment ?????

        Plus les salaires en général seront élevés plus les commerces (des petits aux hypers), les investisseurs dans l’immobilier …etc s’empresseront d’augmenter leurs prix (comme c’est le cas dans les quartiers ou centres villes réhabilités où il y a concentration de revenus plus élevés voire hauts revenus) les médecins spécialisés en convention 2 augmenteront leurs honoraires (ce qui augmentera les cotisations des mutuelles) …etc …etc
        Comme en Suisse (pour ne citer qu’elle) où les salaires sont plus élevés qu’en France et le coût de la vie augmenté d’autant.

        De plus : salaires plus élevés entraînant coûts salariaux accrus pour les sociétés (et je ne parle pas des P et TP entreprises ou artisans qui eux ne pourront plus embaucher du tout) , entraînant prix de vente ou prestations augmentés, entraînant baisse de compétitivité, entraînant regain des délocalisations (même la Chine délocalise dans des pays maintenus dans l’extrême pauvreté), entraînant encore moins d’emplois salariés, entraînant que notre président banquier s’empressera de diminuer (pour parade à cette hécatombe) les charges salariales pour ces sociétés (surtout les plus grandes qui ont plus de personnels et ont de ce fait plus de pouvoir pour faire chantage à l’emploi) ce qui diminuera encore les services publics et aides sociales…..

        Par contre, Bercy serait content : des salaires un peu plus élevés et hop! dépassement des plafonds pour les aides sociales (non relevés ceux-là, comme c’est le cas) et économie sensible sur autant d’aides sociales non distribués.

        Au final pour les salariés, cela reviendrait au même en terme de pouvoir d’achat, sauf que les plus pauvres et sans emplois (il ne faut pas se leurrer il y en aura de plus en plus) seront encore plus pauvres.

        Perso, je préfèrerais donner une participation à l’impôt citoyen (dont participation aux aides sociales distribuées par l’Etat bien que bénéficiant moi même d’une partie de ces aides) qu’aux restos du cœur.

        Je manque de réalisme croyez-vous ?

        Vous qui vilipendez le capitalisme, sachez que le propre du « grand capital » (qui rigole) est de savoir excellemment s’adapter à toutes les situations, les pires comme les meilleures, dans les états les plus riches comme dans les plus pauvres…….

    2. Petit complément très mineur :

      La tentative de baisse très sensible de la TVA a déjà été tenté plusieurs fois , dont la dernière à ma connaissance pour la restauration : échec complet . Le marché prend « l’avantage consenti par l’état  » pour maintenir ou augmenter sa marge , sans baisser les prix ( ou pendant un mois ). C’est un autre terrain de jeu pour le marché , selon le même risque et mécanisme signalés par Paul Jorion sur la captation des marges sur le marché immobilier américain .

      1. Bref, je ne « veux  » pas ce que vous « voulez » .

        Et Dominique Temple est toujours dans le brouillard .

      2. C’est exact, mais cette baisse de la TVA ne valant pas annulation n’a pas été suffisante pour que les consommateurs y voient une différence. Vous le dites vous même cela n’a sûrement permis à nombreux restaurateurs que d’augmenter leur marge. On parle là du secteur d’activité où il y a le plus d’emplois non déclarés (le secteur du bâtiment idem). Peut-être, pour les plus honnêtes, cela a-t-il permis de régulariser ces emplois ?

        Mais pour moi des « tentatives » partielles ne peuvent jamais être concluantes. Je suis contre le « c’est mieux que rien » dont on nous rabâche les oreilles et dont se repaissent tous les dirigeants capitalistes quand ils concèdent des aides.

        Par contre vous parlez (ailleurs, je ne sais plus où) de la taxe Sismondi. Je suis absolument pour. J’applaudis Paul Jorion.

      3. Bien , il nous manquait une voix du Medef sur le blog .

        Vous qui êtes pratiquante des deux bords , vous devez être de l’avis de Macron quand celui-ci avance que l’ISF ( devenue l’ISFI ) n’est pas un sujet entre riches et pauvres , même s’il a l’air de mollir un peu en laissant pointer qu’il faut cependant évaluer ça ( au passage cette évaluation pourrait être torchée – et mise en débat – en moins de six mois par un service gratuit que les citoyens paient de leurs impôts très bien placés : la Cour des comptes ).

        Content que vous voyiez la taxe Sismondi favorablement . Comment voyez vous ça , à l’expérience de vos aventures entrepreneuriales ?

  24. @ JAC:
    Vos réflexions chiffrées sont tout à fait fondées.
    Et pas du tout nouvelles, malheureusement.
    Pourquoi? réponse: » Ils nous entubent. »
    Toute classe au pouvoir tend à la faire échapper à l’impôt. ‘Classe’ étant au sens marxiste, comme dans ‘guerre des classes’.

    Il y a plus, ce sont les incroyables cadeaux faits à la classe aisée.
    Extraits du blog de Régis de Castelnau « vu du droit ». Auteur du texte Ambroise de Rancourt.
    http://www.vududroit.com/2018/12/gilets-jaunes-cette-soif-de-republique/?fbclid=IwAR0DXWWKrf392FSQ9_A4rZaL29NCCv9XH_WEWr8-jTRxX_sl24gmZE4ZDD4

    « Rappelons-le ici encore, clairement : quatre milliards d’ISF rendus ; cinq milliards avec la flat tax sur le capital (au bas mot : à moyen terme, ce pourrait être le double, voire plus, selon plusieurs économistes spécialistes de la fiscalité du patrimoine) ; quant à la défunte exit tax, Bercy estime qu’elle entraînera un manque à gagner total, pour les finances publiques, de six milliards. Restons-en aux taxes dont le produit est annualisé, l’ISF et la flat tax : neuf milliards, chaque année. C’est le budget du ministère de la Justice. Un rapport Solidaires-Finances publiques de cette année a fait le calcul : 86’000 euros seront rendus chaque année aux 0,1% des contribuables les plus aisés de France, du seul fait de la flat tax, au cours du quinquennat ; quant aux quatre milliards d’ISF rendus aux anciens contribuables qui le versaient, ils sont concentrés sur 330’000 personnes, soit la population approximative de la ville de Nice. Et pendant ce temps, le Smic augmentera péniblement de 400€ par ans d’ici à 2022. Moins de quarante euros de gain mensuel pour les deux millions de personnes le touchant – et on ne parle même pas des salariés à temps partiel, des femmes la majorité du temps, pour qui le bénéfice sera encore moins significatif. Or, c’est à ces gens-là que l’on voudrait, justement, ponctionner deux milliards supplémentaires de taxe carbone en 2019, après leur avoir fait porter le même fardeau en 2018 (2,4Md€) ! Selon l’OFCE, c’est simple : les mesures fiscales décidées par Emmanuel Macron aboutiront de fait à une diminution du niveau de vie de l’ensemble de la population, sauf…pour les 5% les plus riches, qui verront le leur augmenter de 1,6%. »

    Rajoutons que les fraude fiscale et passe-droit sont estimés être d’environ 60 à 80 milliards d’Euro annuellement. A peu prêt le montant annuel de l’emprunt nécessaire à l’équilibre des comptes.
    La TVA et les taxes ne peuvent qu’augmenter.

    Bienvenue dans le monde réel.

    1. j’y suis dans le monde réel. J’ai été riche (assujettie à l’ ISF) il y a longtemps mais peu d’années, suffisamment pour connaître le « monde des riches », puis de riche j’ai été subitement (fffffuit) très pauvre ; une chute vertigineuse que nombreux connaissent (surtout aux Etats Unis, proportionnellement bien plus qu’en France du moins en ce moment … encore… ) et cette situation a duré très longtemps (handicap) : il est plus vite fait de descendre (sur les fesses) que de remonter sur une pente abrupte. Le monde réel je le connais par cœur dans mon vécu : version riche, version classe moyenne et version très pauvre à modeste…. Mais c’est ce dernier que je préfère malgré le manque d’argent. Je sais philosopher mais surtout j’ai mieux appris à compter….

      Votre conclusion est malheureusement ce à quoi il faut s’attendre. Notre président est un banquier et pas du tout un homme politique. Il n’a aucune idéologie politique.
      La politique est, selon Platon :  » l’art politique réalisant le plus magnifique et le plus excellent de tous les tissus, en enveloppe, dans chaque Cité, tout le peuple, esclaves ou hommes libres, les serre ensemble dans sa trame et, assurant à la Cité tout le bonheur dont elle peut jouir, commande et dirige” -Le Politique – (c’est très beau). Plus simplement c’est l’art de diriger les affaires publiques d’un état ou d’une ville. La banque c’est l’entreprise du commerce de l’argent…. Ses cours de philosophie ne lui ont pas appris que les « affaires publiques » : c’est de l’humain. Il a dû les sécher….

      1. Il me semblait bien que vous aviez le modèle trumpien , ou au moins américano-capitaliste , en tête , sans doute inconsciemment .

        Ce n’est pas Macron ( ou d’autres ) qui offriront ce que nous voulons ( qui ne semble pas si évident que ça à écrire déjà ici ). Nous gagnerons ce que nous sommes capables de concevoir clairement , et le rempart à renverser , on sait où il est . Je ne reviens pas sur les conditions minimales qui me semblent impératives pour avoir une chance d’être respectés ( ou même vaguement écoutés) par la bête .

        Et si , en plus , on se tire une balle dans le pied par « yakafaukon » , le rempart se conforte .

      2. Je profite de votre allusion à l’ISF pour mettre en lien cette vidéo de Th.PORCHER , enfin incisif sur le sujet (ainsi que sur d’autres aspects de l’injustice fiscale en France)…
        (Faut dire qu’ « on » le laisse parler sans interruption quasi trois minutes..)
        https://www.youtube.com/watch?v=2s3GxeL8bBw
        A répandre sans modération pour aider à clôturer certains débats (^!^)

      3. Otromeros 21 janvier 2019 à 17 h 20 min
        Merci ! Revenez dans 8 jours voir si ça suffit à clore le débat !
        Remarque latérale : il pompe ces chiffres à Bercy, donc quelques gusses y sont au parfum depuis longtemps…devoir de réserve du fonctionnaire ?

      4. C’est pas pour rien que je m’en remets à la cour des compte , qui est pratiquement la seule qui puisse avoir accès ,sans cachotteries ou truandages , aux infos de toutes natures , et être en état de faire un diagnostic clean sur la durée , de différentes natures d’information . C’est là qu’on aurait les mesures les moins fausses et pipées du lien qui a pu exister entre  » diminution de la pression fiscale  » sur les riches , et impact sur les entreprises et l’emploi ., et d’autres bricoles que ces tueurs savent interroger ( mieux que des économistes même doués ) .

        Ce n’est pas pour rien non plus que les paradis fiscaux m’obsèdent , car ce qui n’est pas dit dans ce lien , c’est que la suppression ou moindre impact de l’ISF des récentes années écoulées , n’a pas incité les très grandes fortunes à rester en France , et ma Suisse ( entre autres ) voisine en accueille sans cesse de nouveaux , car le différentiel de fiscalité est encore largement un pousse au crime et à la fuite à l ‘étranger .

        Toute fiscalité sur les plus riches ,seulement nationale , peut être rendue illusoire et vaine par les paradis fiscaux ., tant qu’il est plus avantageux de baser son patrimoine en Suisse , en Belgique , aux Pays bas , en Russie ( cf Depardieu ), en …. liste à rallonge .

      5. @Juannessy
        21 JANVIER 2019 À 22 H 28 MIN

        Le RU d’abord, depuis peu, et la France ensuite, avec ce projet de loi en cours pour les taxer ont raison de ne pas attendre l’unanimité de l’UE pour se décider à agir contre le dumping des GAFA.

        Impôts sur les sociétés, paradis fiscaux… l’Europe peut-elle abandonner l’unanimité en matière fiscale ?
        Actualité 17.01.2019 Marie Guitton
        Taxes sur les transactions financières et les « GAFA », harmonisation des déclarations de TVA, lutte contre les paradis fiscaux… Face à l’incapacité des Etats membres de s’accorder sur ces nombreux sujets liés à la fiscalité, la Commission européenne propose d’abandonner progressivement l’unanimité dans ce domaine, au profit de la majorité qualifiée. Des milliards d’euros sont en jeu. Mais comment convaincre les États membres d’adopter cette réforme… à l’unanimité ?
        https://www.touteleurope.eu/actualite/impots-sur-les-societes-paradis-fiscaux-l-europe-peut-elle-abandonner-l-unanimite-en-matiere-fisca.html

      6. C’est plus que dans l’air…
        Caïman incroyable, l’OCDE impulse une révision et un accord international en matière d’imposition des gafa pour 2020 !

        Les principales économies du monde se sont mises d’accord à l’OCDE pour mettre à jour d’ici 2020 les règles de la fiscalité de manière à taxer justement les géants de la nouvelle économie.

        « L’OCDE va se pencher sur la manière de faire basculer le droit de taxer: aujourd’hui il revient au pays où est installée physiquement une entreprise ; demain il devrait revenir aussi aux pays où se trouvent ses consommateurs, ses utilisateurs, ses pourvoyeurs de données. Le groupe de travail de l’OCDE qui fixe les standards fiscaux va étudier la manière de moderniser le système fiscal international pour répondre aux défis de la mondialisation en introduisant de nouveaux concepts (« présence économique significative », « actifs incorporels de commercialisation », « contribution des utilisateurs »). »

        « L’OCDE doit aussi se pencher sur la question plus large d’une imposition minimale. Il s’agit ici d’explorer la définition de règles qui renforceraient la capacité d’un pays à imposer des bénéfices si une autre juridiction qui dispose des droits d’imposer appliquait des taux très faibles. En d’autres termes: de corriger l’évitement fiscal. Le groupe de travail remettra un rapport d’étape au G20 dans le courant de l’année, alors que les membres de l’organisation confirment leur volonté d’aboutir à une solution de long terme pour 2020. »
        https://www.lecho.be/economie-politique/international/economie/un-accord-mondial-sur-la-taxation-des-gafa-se-dessine/10092046.html

      7. Ne pas empêcher les individus de se regrouper, le groupe est un lien salutaire où peuvent naître et émerger l’amitié, la solidarité etc…mais, il s’agit de protéger, partout, la liberté de l’esprit.

        Ce qui empêche nos sociétés d’être vraiment démocratiques…La philosophe Simone Weil a écrit ses quelques phrases à Londres, pendant la 2de guerre mondiale, pendant les ravages du nazisme. Elle n’avait plus que quelques mois à vivre et elle n’a de cesse de penser aux conditions du renouveau. Elle a alors écrit « Note sur la suppression générale des partis politiques ».

        En clair et sans décodeur : en un sens profond, personne ne peut donner de conseils à personne. Chaque être est différent. Chaque situation est unique. Et la nécessité de penser par soi-même nous incombe à tous. Nous ne pouvons pas apprendre à être, à aimer, à décider quoi que ce soit d’essentiel en nous en remettant au pouvoir d’un autre.

        « Presque partout – et même souvent pour des problèmes techniques – l’opération de prendre parti, de rendre position pour ou contre, s’est substituée à l’obligation de la pensée. C’est là une lèpre qui a pris origine dans les milieux politiques, et s’est étendue, à travers tout le pays, presque à la totalité de la pensée. Il est douteux qu’on puisse remédier à cette lèpre, qui nous tue, sans commencer par la suppression des partis politiques. En entrant dans un parti, tout individu est obligé d’adhérer à une ligne donnée-il n’y a plus la possibilité de penser. Il ne lui est pas possible de dire « je suis d’accord sur tel et tel point; mais n’ai pas étudié ses autres propositions et je réserve entièrement mon opinion tant que je n’en aurais pas fait l’étude »
        Simone Weil. Note sur la suppression générale des partis politiques. 2006

        https://www.franceculture.fr/emissions/deux-minutes-papillon/note-sur-la-suppression-generale-des-partis-politiques-de-simone

  25. Ce que je souhaite c’est le classement en 2 ème catégorie des petits cours d’eau afin que l’état prenne en charge les travaux utiles pour développer l’écologie nécessaire à la survie de ces petites rivières poissonneuses. Respect à ces cours d’eau, à la faune et la flore qui nourrissent les poissons.

    1. L’entretien et aménagement des ruisseaux est à la charge des propriétaires riverains , seuls ou en associations syndicales comme il y en a eu beaucoup créé à l’occasion de la politique de grands travaux (déjà le chômage ) de Napoléon III . C’est associations ont d’ailleurs des statuts rigolos car beaucoup sont de régime impérial , sans qu’une loi républicaine n’ait pu les absorber !

    2. « l’écologie nécessaire à la survie de ces petites rivières poissonneuses. Respect à ces cours d’eau, à la faune et la flore qui nourrissent les poissons.

      Voui ! Ecologie nécessaire à la survie de populations autochtones ITOU !

      Un comité de l’ONU estime que le projet minier menace les droits des populations autochtones.
      « Le projet minier de la « Montagne d’or » était déjà très décrié, notamment pour son impact environnemental en Guyane française. L’ONU ajoute cette semaine qu’il pourrait « violer les droits de populations indigènes qui sont protégés par la Convention internationale ».

      « Dans un avis rendu public jeudi, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU a exprimé son inquiétude, après avoir reçu des informations faisant état du « manque de consultation ainsi que de l’absence de consentement préalable, libre et informé des populations indigènes de Guyane française ».

      « Il s’étonne également qu’aucune consultation de ces populations ne soit engagée, « en dépit de l’impact négatif du projet minier sur le contrôle et l’usage des populations indigènes de leurs terres, notamment les menaces pesant sur les écosystèmes, la déforestation et les sites archéologiques ».

      « Le comité appelle donc la France à lui fournir des informations sur les mesures mises en place pour « assurer le droit » des populations indigènes à être consultées. Il demande également des informations sur ses « réflexions concernant la suspension du projet jusqu’à ce qu’un consentement libre, préalable et informé ait pu être obtenu ».
      https://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/l-onu-s-inquiete-du-projet-de-la-montagne-d-or-en-guyane_2056848.html

  26. D. Temple dit « nous voulons » et je souscrit à son magnifique manifeste.
    Louis XVI avait souhaité recevoir des cahiers de doléances (un monarque dépassé devant son pays en crise… ah que nous sommes modernes au XXIe siècle en France) . Or le mot « doléance » est lié à douleur (cf. condoléances) et en effet ces cahiers exprimaient les douleurs et les peines que subissaient la majorité de nos ancêtres dans un pays si riche où la richesse produite avec leur travail était confisquée par des parasites (même remarque sur notre modernité …).

    Il est effectivement bien plus positif d’exprimer notre « vouloir ».

    Mais la question est essentielle reste le comment. (J’ai commenté la remarque de Paul sur les riches et leur impact écologique.)
    Nous voulons… mais pouvons-nous ?
    On reste donc toujours dans les vœux pieux et les indignations vertueuses. Comment réaliser un tel programme qui est de plus est si urgent ?
    Que ceux qui ont des réponses concrètes le disent. Moi, je ne sais toujours pas.

    1. « la question est essentielle reste le comment. Que ceux qui ont des réponses concrètes le disent. »

      Ma réponse à 21h42, 17-01-19:
      Il est temps de s’occuper des moyens, du comment. Le RIC le peut.

      Est-ce assez concret? Sans doute pas. Pas encore.
      Est-ce assez? Non. Juste le 417.ième moyen parmi les 1000 à œuvrer.
      Les dangers? Importants mais rien au-dessus de nos forces.
      L’alternative qu’il s’agit d’éviter? Pics, Hallebardes et guillotine puis collapse collectif.

    2. Pour commencer,

      ° réforme culturelle, avec :
      – quatrième pouvoir indépendant, la presse, en plus de l’exécutif, du législatif et du judiciaire,
      – interdiction des techniques d’influence de masse sur les grands médias

      ° Et organisation de la gratuité sur l’essentiel en commençant par la nourriture l’électricité

      Financement par la redirection des subventions (poste de 54 milliards par an dans la comptabilité nationale)
      Ces deux choses constituent déjà un sacré remède de cheval pour le capitalisme.

    3. « Que ceux qui ont des réponses concrètes le disent. Moi, je ne sais toujours pas. »
      Moi, je le sais et je l’ai déjà dit :
      Limiter les naissances. Cela se fait naturellement par l’éducation (on appelle ça la transition démographique). Il faut encourager cette transition, notamment en supprimant les politiques natalistes datant du temps où on voulait de la chair à canon.
      C’est évident pour la destruction de la planète: Moins de destructeurs donc moins de destruction.
      Pour ceux qui n’aiment pas le capitalisme (j’en suis), la diminution de la population est la meilleure façon de rendre du pouvoir aux gens face aux « zélites » qui règnent grâce à la concurrence entre individus trop nombreux.
      Avez vous remarqué que toute la nomenclature au pouvoir: patronat, finance, politiques, économistes, média, religions est nataliste. Pour une bonne raison !
      En effet, plus de monde c’est plus de clients pour écouler la camelote, plus de travailleurs se disputant des salaires plus bas pour la fabriquer. C’est plus de frustration qui nourrit la démagogie et le nationalisme. C’est plus de chair à canon.
      Par exemple, si l’Allemagne a accueilli tant de migrants, c’est aussi parce que le patronat y a du concéder des hausses de salaire.
      Ceci dit, la catastrophe est déjà trop avancée pour ne pas obliger à une longue phase de sobriété (autrement dit – baisse du pouvoir d’achat) en attendant que notre nombre redevienne raisonnable.
      C’est simple à comprendre, difficile (pour beaucoup – impossible) à admettre. L’humanité, gilets jaunes en tête, a choisi : après nous, les mouches !

    4. L’efficacité voudrait :

      1- que le diagnostic global soit partagé par suffisamment de monde ( j’ai donné celui que je retiens)

      2- que l’on soit capable de repérer les cliquets à faire sauter et d’avoir le mécano qui permet d’y substituer les nouveaux concepts et process , répondant à des fonctions anciennes ou nouvelles .( le blog a déjà pas mal avancé de pions , mais ça ne fait pas encore système , et c’est encore loin d’être connu et débattu à un niveau de masse )

      3- en terme d’actions , faire l’effort de définir ce qui peut et doit être changé , en visant les mêmes finalités , à différents niveaux de représentation de notre présence au monde : mondial , ensembles politico-économiques transnationaux , national .
      Ce qui n’est pas triste , parce que je suis intimement plus que persuadé que les cliquets structuraux et forts sont de niveau mondial ( ce qui a pu me faire écrire que les gilets jaunes m’intéresseront le jour où ils seront en état de monter un corps expéditionnaire contre tous les paradis fiscaux – éventuellement envahir le forum de Davos du 22 au 25 janvier sur le thème de la mondialisation 4.0 et qui a pour ambition de préparer les relations sociales et économiques pour les décennies à venir , si elles ont l’occasion d’arriver ). Encore faut il avoir une vision du monde et du passé , du présent et de l’avenir , au delà du « hic et nunc » qui tourne dans les giratoires .

      4 – et selon moi (depuis longtemps ) , en arriver à l’évidence qu’on n’aura les moyens intellectuels , culturels , financiers , humains ,physiques de changer sensiblement de système de façon réelle et « sustenable » , que par un mariage de plus en plus intime avec les autres européens suffisamment convaincus des mêmes fins .

      5 – Au seul échelon riquiqui national et gaulois , nous ne pourrons que sauver les meubles des plus démunis par la solidarité , assez historiquement permise par le gras ( bien fondu ) de la richesse coloniale et la peine de nos aînés , soit au travers du RDB , ou les gratuités étendues , ou du maintien d’un accès et usage efficace du savoir pour tous , du logement décent ….Comme le pays a encore ( pour combien de temps ) une écoute internationale en certains lieux , porter ce discours sans relâche si l’Europe est décidément trop conne pour ne pas saisir cette chance .

      Mais la France et son peuple ont ils seulement un discours qui dépasse le pouvoir d’achat ?

    1. Ben si :

       » nous voulons une nouvelle Constitution  » ….forcément européenne pour que ça serve à quelque chose , et que ça vienne surtout couronner le véritable désir des peuples européens de faire unité pour avoir une chance de se faire entendre dans le monde avec de nouveaux concepts .

      Sinon bla-bla creux ( trous noirs ) de jeux nationaux de cour de récréation pour les avides d’être le caïd de la cour , quitte à en faire payer le prix aux naïfs qui se laisseraient vendre qu’ils sont seuls maîtres de leur destin hexagonal .

      1. Je n’ai vu à ce jour aucune revendication relayée par aucun media (mainstream ou pas) d’unité européenne. Dans le genre blablacreu en revanche, j’ai vu beaucoup de plaidoyers pour une NATION européenne. L’argument (anti)-nationaliste n’est donc pas ici très pertinent, si ce n’est comme effet de manche, autrement dit comme effet de pure rhétorique.

      2. Et bien vous n’avez pas de bonnes lectures .Moi je n’ai pas lu grand chose avançant un oxymore comme « nation européenne » ( quelle langue y parlerait on grands dieux !)

        Moi je veux une Europe fédérale .

        Sinon à dieu (chinois ou américain ) vat !

      3. Les Etats Unis d’Amérique ne sont-ils pas une nation en même temps qu’une fédération? Meilleur exemple encore, la Suisse (qui parle plusieurs langues) n’est elle pas une nation et une fédération? Depuis quand le critère de la langue est-il pertinent pour déterminer la qualité de nation d’un pays? N’y a-t-il pas assez d’exemples au monde de nations polyglottes (dont celle de notre hôte, je vous le rappelle) pour que vous évitiez ce genre d’argument boiteux?

      4. J’ajoute encore sur le thème de la langue qu’avant le début du 20ème siècle et le coup de force éducatif de Ferry, la France elle-même était riche de dizaines de langues régionales. N’était-elle alors pas une nation avant cela?

      5. Ha bon , et bien alors on finira par une nation européenne et ça ne sera que mieux , en attendant une fédération « monde » .

        Et l’Etat , c’est quoi ?…

      6. @Rosebud :

        Pas sur que ça éclaire beaucoup les lecteurs qui tiennent moins de 30 secondes .

        Sur le fond , comment passeriez vous personnellement et si possible démocratiquement du village ou comité de quartier , au monde , autrement que par le système capitalo-néo libéralo- financier ou la guerre comme « règles communes » ?

      7. @Juannessy
        j’ai suivi le lien de Rosebud1871 et relevé le challenge de lire jusqu’à la fin:
        « …Les lois sont celles dont la Nation s’est pourvue via les représentants du Peuple constitué en Nation. Ces lois sont exécutées par un gouvernement au service du Peuple et ce sont celle que le Peuple a voulu puisque ses représentants-élus les ont promulguées. Le Peuple est supposé savoir ce qu’il veut dans son souci de soi. Le Peuple n’est pas en état de démence au temps de l’action de voter où il n’a pas été contraint par une force à laquelle il n’a pu résister. Pas fou le Peuple ! mais alors, que demande le Peuple ? »

        Et je trouve qu’il peut être intéressant de relire ce commentaire en ayant présent à l’esprit, à la fois « vote », « élection », et la nuance entre les deux.

      8. @Adoque :

        Moi je donne la priorité à « raisons d’être » et « débat responsable  » .

        Le reste a son importance , mais n’est pas l’essentiel . C’est de la quincaillerie aléatoire et toujours instable dans le meilleur cas , quoi qu’en disent ceux qui y voit un instrument pour conquérir le « cratos » du moment , qu’ils abandonnent de fait au marché qui se joue mondialement de leur rodomontades régionales , et se félicite que le « pouvoir d’achat » soit la principale raison d’être « des peuples  » .

      9. @Rosebud1871
        Peu importe que la nation soit une fiction en définitive, puisque fictionnelle ou pas elle n’en génère pas moins du nationalisme, le paradoxe que je souhaitais soulever à ce propos étant qu’à leur corps défendant peut-être, les européistes ne font que porter ce nationalisme à un échelon supérieur, qui est celui de l’union européenne.

        Qu’ils n’en aient pas conscience ou ne l’assument pas n’est pas très étonnant, compte tenu du discours virulent (et par ailleurs légitime) qu’ils tiennent contre le nationalisme. Or pour les plus sincères d’entre eux, il faudra bien un jour qu’ils finissent par entendre pour de bon les arguments de ceux qui leur expliquent en long, en large et en travers que l’U.E. est précisément le cadre générant une bonne partie des problèmes que nous connaissons actuellement et qui sont décrit dans ce billet, et pire encore, que ses défauts sont constituants et incorrigibles et donc qu’il conviendrait, pour le bien de tous, de mettre fin à cette expérience tragique de manière coordonnée plutôt que d’attendre son explosion finale (qui est à peu près certaine à terme).

      10. Vive la Nation ( et donc la Constitution ) européenne !

        Au tour du souverainisme maintenant .

        Pas encore compris si Dissonance voulait être de nationalité américaine ou chinoise .

      11. @ Dissonance,

        Pas très clair votre commentaire en fait, on ne sait pas trop ce que vous pensez du nationalisme. C’est bien ou mal à quel niveau ce truc selon vous ? Que diable parlez un français simple sans être simpliste.

        Très bien votre correction élégante et ferme sur la sortie de route de Juannessy quant à la langue qui serait un marqueur déterminant du concept de nation. Quoique cela ne soit pas non plus totalement faux, puisque si vous citez à juste titre quelques exemples contraires, il y a aussi multitude d’exemples allant dans son sens aussi. Bref, à la source « nation » à un lien avec l’idée de naître dans un lieu, l’ensemble des gens naissant dans un lieu donné. Quel lieu alors ? Comment le définir ? Il semble que pour vous l’Europe c’est beurk comme échelle on dirait sauf erreur de ma part. En quoi ce niveau là serait moins pertinent que le niveau du dessous ? Pourriez-vous donner quelques exemples probants que ce niveau (ie Européen) génère plus de problème que celui par exemple de l’Etat Français ?

        Moi je suis très clair, je trouve le concept de nation, totalement et définitivement périmé et stupide avec ce que je sais et sens du monde qui m’entoure. Plus l’étang est grand, moins les conséquences de la chute d’un corps y cause de perturbations et elles y durent moins longtemps comme disait Albert Jacquard.

    2. Juannessy 20 janvier 2019 à 13 h 45 min

      Existe-t-il des problèmes insolubles ou mal posés ?

      Vous me paraissez être un disciple de Anacharsis Cloots qui « rêvait de fraternité universelle et d’un monde sans frontières – dont le chef-lieu eût été Paris, capitale de l’Idée. » Auteur de la « République Universelle », dont les socialistes du 19ème répétèrent en chœur le mot d’ordre : »L’humanité ou le genre humain ne vivra en paix que lorsqu’il ne formera qu’un seul corps, une Nation. ». Marx posa le problème autrement avec son internationalisme, sa lutte des classes, et sa dictature du prolétariat. Avec les effets qu’on sait.
      Le problème de l’Universalisme, c’est qu’il ne peut pas s’imposer sans trouver des résistants de tous poils. La meilleure colle pour le fabriquer, c’est de trouver des extra-terrestres.

      Alternative basée sur la déclaration universelle des droits de l’homme, le droit et le devoir d’ingérence. Voyez les effets…

      Dissonance 20 janvier 2019 à 15 h 36 min

      Oui la nation crée du nationalisme, le capital du capitalisme, et le cycle du cyclisme. Possible à l’échelon de la fédération de fabriquer du fédéralisme, mais ça peut se faire, voyez les USA même si souvent la réponse n’est pas I’m from the states, mais I’m from texas ou California. Plus rare je suis du Berry, ou PACA etc. Il aura fallu des siècles pour constituer certaines nations et le « sentiment national », avec des astuces et de la fourberie à l’occasion. Oui tout cadre législatif et économique crée des solutions et de nouvelles problématiques, auxquelles d’autres cadres échappent. J’ai le souvenir de ma difficulté en 1979 pour expliquer ce qu’était une assistante sociale en occident à un soviétique, notre cadre de pensée était éloigné.
      Corriger l’expérience certainement, y mettre fin c’est prendre le risque du retour au nationalisme pur : improbable !

      1. @Rosebud1871

        Je n’ai pas du être assez clair: L’ européisme EST un nationalisme. Mettre fin à l’expérience de l’UE ne provoquera donc pas d’avantage de nationalisme « pur » que sa poursuite. Par ailleurs, il faudra bien un jour aussi faire le deuil de toutes ces fables démenties par les faits depuis des décennies de « l’U.E. protectrice des peuples », « l’autre U.E. possible », « l’U.E. sociale » ou encore « l’U.E. rempart contre les nationalismes », autant de fariboles qui ont été resservies jusqu’à la nausée par des gens qui, même lorsqu’ils ont eu le pouvoir en France, se sont ingéniés à prendre des directions exactement contraires à ce qu’ils prêchaient. Pire, ils sont même les principaux artisans de l’U.E. dans la forme abjecte qu’on lui connait aujourd’hui (je parle bien ici des socialistes du P.S., sous l’impulsion notamment de Jacques Delors). Allez donc parler de l’U.E. protectrice des peuples en Grèce ou à Chypre, ou de l’U.E. rempart contre le nationalisme en Italie. Vous serez bien reçu.e.s.

        Car effectivement, dans sa forme actuelle, l’U.E. est productrice de nationalismes de manière endogène puisque la doctrine, inscrite en dur dans les traités à valeur constitutionnelle, c’est la « concurrence libre ». Or on ne fait pas de l’unité sur une telle base, contrairement à ce que prétend juannessy, bien au contraire. Et si l’on veut changer cette base, on peut être certain que l’Allemagne n’y souscrira pas (ce que rappellent fort opportunément Todd, Sapir ou encore Lordon), conduisant alors sans le moindre doute l’édifice à l’explosion non contrôlée.

        @Cloclo

        Je pense que si ma position sur le nationalisme n’est pas claire pour vous, c’est que vous m’avez mal lu. Je peux néanmoins le redire autrement: Le nationalisme est une tare qu’il convient de combattre, y compris quand il s’agit de nationalisme européen.

      2. @Rosebud1871 encore

        Sur la constitution de la nation française au moins, il aura fallu « un peu » plus que des astuces et de la fourberie, en l’occurrence des violences aussi bien institutionnelles que physiques; de la répression brutale, des humiliations…

      3. Et alors ?

        Il m’a fallu bien moins de temps pour comprendre que mes enfants c’était à la fois « de moi » et complètement autre chose !

        Idem avec ma femme d’ailleurs .

      4. @ Dissonance 20 janvier 2019 à 22 h 08 min

        Précisions : j’évoquais des siècles pour constituer, forger une Nation, qui par une Constitution imprime ses règles de fonctionnement. Autre chose mais nécessairement articulé est la fabrique du sentiment national, d’appartenance à une Nation. D’où la notion d’intégration. Sur cette fabrique du sentiment national, je pensais aux travaux de Mona Ouzouf, Olivier Ihl, Yves Deloye, Gilles Pollet.
        Comme vous dites de gré ou de force la Nation fait plier par des formes de violence. Quel type de rapport de forces peut prétendre exclure tout recours à toute forme de « violence » ? Et de nos jours son champ lexical semble en expansion…

        Dissonance 20 janvier 2019 à 21 h 57 min

        « L’européisme EST un nationalisme ». Par fidélité au lexique (même changeant, la langue est vivante) je dis que non. Ou alors balbutiant, par exclusion de ceux qui n’en sont pas. Logique ! Mais insuffisant pour fabriquer du « sentiment » européen, à un niveau d’appartenance supérieur à celui de la Nation. En terme de perception façon théorie des ensembles, c’est « je suis français donc européen », et pas « je suis européen donc français ».
        L’effort des croisades fabriquait une solidarité européenne toute chrétienne contre …et c’est pas fini, à lire ceux qui voudraient constitutionnaliser ses origines chrétiennes, bien loin de nos créations et usages nationaux.
        La concurrence libre n’est pas le panaceum universalis quelque soit l’échelle of course, mais l’Europe brexit ou pas, n’est pas réductible à cette tare.
        Je doute que la notion de Nation avec son poids de fabrique identificatoire et d’identité soit évitable, de là à la faire mousser nécessairement en opposition aux non-nationaux, ces étranges étrangers, est une autre affaire. Je ne vois pas pourquoi les teutons et d’autres ne seraient pas angoissés par une explosion non contrôlée. Voir le brexit….

      5. @Dissonance > L’approche de l’Europe est perçue en France comme une sorte d’extension de la Nation, quand celle de l’Allemagne est néo-impérialiste. La mention de « concurrence libre » ne correspond en réalité à aucune pratique en Europe, elle ne sert qu’à entretenir l’antagonisme entre pays membres et empêcher tout développement de logique de collaboration. Il n’empêche qu’il est possible d’avoir une approche régionaliste de l’UE.
        Une telle approche ne peut pas s’imposer à tous les pays, et il faudrait commencer au niveau de la France. Comme on peut le voir avec le « grand débat national » dirigé par l’Élysée et les préfets, nous sommes très loin de nous inscrire dans cette logique, et nous pouvons parier sur une rigidification de tous sur l’état-nation (représentants, citoyens, corps intermédiaires) à mesure que celui-ci perd de sa pertinence dans la réalité.
        Pour sauver l’Euro, et l’Europe, je ne vois que la possibilité de l’utiliser comme Bancor entre monnaies locales (à déterminer dans les détails évidemment, tout ne se vaut pas). Nous verrons si ça se fait, mais si ça ne se fait pas, j’ai du mal à imaginer autre chose qu’une sortie chaotique de l’Euro, un retour aux monnaies nationales avec la reproduction de toujours les mêmes problèmes, puisque ce n’est pas l’échelle qui pose problème mais bien la politique et l’idéologie qu’il y a derrière. Enfin, si il faut aller dans le mur et s’acharner sur le mur, pour finalement changer de direction…

    3. Dissonance nous dit parlant de l’UE : « et pire encore, que ses défauts sont constituants et incorrigibles et donc qu’il conviendrait, pour le bien de tous, de mettre fin à cette expérience tragique de manière coordonnée plutôt que d’attendre son explosion finale (qui est à peu près certaine à terme). »

      Mais alors quoi on retourne à quoi ? Si on peut et on doit corriger, dans un cadre où l’effondrement se passe sur plusieurs décennies, cette UE, on ne doit certainement pas y mettre fin ! Sous peine de retourner au cadre nationaliste d’en dessous. Qui pue franchement plus, et à démontré par deux fois, en moins de 50 ans, son côté explosif même dans des « nations » cultivées et civilisées comme on dit (c’est une blague, un con même instruit reste un con).

      Donc je repose la question Dissonance, à quoi voulez-vous retourner en supprimant l’UE vu que vous avez, comme moi, le nationalisme en exécration ?

      (PS : pardon pour les phrases qui n’ont aucun sens parfois, et dont la teneur orthographique ou grammaticale laissent franchement à désirer, j’ai même constaté qu’il manque souvent des mots. J’ai été un très mauvais élève, et grand je suis encore plus fainéant, mais la honte se boit rapidement heureusement).

      1. Comprends pas , CloClo.

        Faut garder l’Europe, parce qu’elle est le moindre mal? Je ne vais pas redire ce que Hannah Arendt a dit de définitif sur l’aspect moindre de ce mal…

        La peur, en l’espèce la peur du nationalisme, est mauvaise conseillère. Ça a l’air d’un grand débat ; pour ma part je m’en tamponne le coquillard du nationalisme. C’est un édredon pour saper nos forces, un brouillard pour nous cacher les voies de traverse.

        Si l’Europe avait montré son aptitude à évoluer, en particulier vers les préoccupations sociales et fiscales, alors beaucoup d’espoirs seraient permis ; un futur radieux.
        Depuis 2005, au moins, ce n’est pas le cas. 13 ans de déception, est-ce assez pour croire que le mal reste moindre ?
        [une expérience perso qu’on me pardonnera. En 2005 Alternatives Economiques fait de la pub pour voter oui au référendum européen en regrettant toutefois le silence sur le social, ‘ mais il faut en être pour faire évoluer de l’intérieur l’Europe vers ces questions’. Dans le même numéro, compte-rendu très positif d’un livre socio-éco sur les mêmes questions en Europe. Le livre conclut que ce qui a été expressément exclus du traité ne pourra pas être saisi au niveau européen et prédit une impasse. J’ai résilié mon abonnement à ce journal.]

        Un futur inconnu sans l’armature européenne actuelle est un épouvantail à décervelés. Nous valons mieux que cette crainte primaire. L’Europe est bien entendu indispensable. Va falloir reprendre le pb depuis le début. Fédéralisme ou confédéralisme ?

      2. C’est pas depuis le début , c’est enfin la suite logique si pas encore « du corps  » .

        Mais ça viendra , dès que les choses vont virer au sombre , très sombre .

      3. Ben quoi Daniel, keske tu ne comprends pas ? On dit la même chose non ? Enfin il me semble. Créer une véritable Union.

        Pas un patchwork d’Etats Nations qui se tirent la bourre et se mettent des bâtons dans les roues, pas cet ensemble de petit roitelets et de comptables droits dans leurs bottes, et encore moins cette bande de tarés nationalistes rabougris qui surgissent de toutes parts. Y a pas besoin de TOUT reprendre à zéro, ça ne sert à rien, y juste faut modifier, améliorer le système vers plus de démocratie réelle au NIVEAU européen et en finir avec ces vétos à la noix et ces unanimités à la gomme. Bon une fois dit, c’est vrai ça fait un peu vendeur de foire le truc. Mais y a pas que des bonimenteurs et des escrocs qui hurlent dans la foule, y a aussi de véritables personnes avec une vraie aspiration. Je vais vers eux plus sûrement que vers les adeptes du … euh du quoi en fait , vu qu’ils ne disent pas vers où et comment ?

  27. Tous ces commentaires sont très intéressants, réfléchis, appuyés; malheureusement je ne sais pas si vous vous rendez compte que, et je suis le premier à en être désolé, ces belles doléances/propositions/pistes/possibilités n’arriveront JAMAIS à se matérialiser.

    Et quand je dis jamais, c’est jamais.

    Premièrement, tout est énergie. Même un rocher immobile de 2000 tonnes est une fourmilière d’électrons en mouvement. Vous imaginez alors quelle énergie cinétique le système politico-économique actuel a accumulé depuis 150 ans… et à quelle inertie vos coups de frein/de volant font face.

    Deuxièmement, tout est humains. Même un mouvement apparemment homogène est constitué d’une multitude d’individus qui n’hésiteront pas à faire bande à part si leur instinct de survie s’enclenche car sa sécurité ou son ego est attaqué.

    J’aime les anecdotes – j’en ai une qui illustre parfaitement mon propos. Elle n’est pas citée d’un éminent -ologue ou -osophe mais de mon expérience personnelle.

    Mon cousin a écrit il y a un mois un courriel à toute la famille afin d’organiser un weekend surprise pour nos grands-parents, qui ont 90 et 94 ans et vivent encore chez eux en tout autonomie. Dans le mail il décrit parfaitement l’idée, ce que nous devons faire et dans quel intervalle de temps. Il y ajoute un lien vers un Doodle (calendrier participatif) en nous demandant d’y indiquer nos disponibilités.

    À la date limite, sur 7 couples invités, 3 ont rempli le Doodle, 1 a écrit un mail à tout le monde en écrivant, dixit: « Suis partant! », 1 a raté le « Répondre à tous » et n’a répondu qu’au dernier destinataire une description confuse de ses weekends d’avril, et 2 n’ont rien fait du tout.

    Je précise au cas où que toutes les personnes impliquées sont des adultes ayant des positions professionnelles à haute responsabilité, et à l’aise en informatique.

    Si dans un tel cas, un groupe socialement homogène, où tout le monde se connaît, se respecte, où les instructions sont claires et très faciles, et où la tâche commune est aisément réalisable et ne fait aucun doute sur sa nécessité, eh bien plus de la moitié répond à côté ou pas du tout et nécessite des relances… alors comment voulez-vous fédérer un pays de 65 millions autour de propositions -malgré tous vos nobles efforts- abstraites, à contre-courant d’une inertie colossale?

    1. C’est simple : partager l’idée qu’honorer les aïeuls avant qu’ils crèvent , ça vaut le coup .

      Sinon , je ne vois même pas pourquoi on discute .

      1. Excellent question Monsieur B !

        La situation que vous décrivez est très commune, ce et jusque y compris dans l’unité la plus petite de la famille. Mais la réponse de Monsieur Juannessy est malheureusement totalement inadaptée.

        Le problème n’est pas de savoir si telle ou telle attitude vaut le coup, cela dépend de chacun en fait, et il y a autant de trucs qui valent le coup que de types pour en parler, mais de savoir si on peut proposer quelque chose et aussi dans le même temps ne pas l’accepter ! Car ce qui est en jeu ici c’est la liberté de chacun, même si cette liberté peut déconcerter ou atterrer selon sa sensibilité ou ses attentes. On ne peut s’entendre absolument que sur des conditions du vivre ensemble, la forme des rapports ou des modalités d’organisation. Le reste, voyez vous ça dépend de tous un chacun ! Qui sait on peut avoir atteint un âge canonique et être ou avoir été un vieux con que même la fin probable n’incite pas à décaler un week-end ou prendre la peine de répondre à une sollicitation (je dis cela de manière générale, juste en complément de votre exemple bien sur).

  28. Mais c’est quoi un revenu universel de base ?
    Un enième substitut au RSA, RSI, allocs et autres acronymes de redistribution pour garantir un minimum aux plus démunis ?
    Une alternative au travail / salaire ? Mais de quel montant alors ? € 400 comme on a parfois entendu ? On vit décemment avec € 400 ? Il faut combien pour vivre décemment ? Et c’est quoi vivre décemment ? Et si on peut vivre décemment sans travailler, qui va être assez fou pour aller bosser ? Et donc qui va financer ?
    Le revenu universel c’est une belle et douce utopie

      1. J’ai déjà donné ma réponse: le revenu universel est une utopie. Je pencherais plutôt pour un ratio (de 1 à 10?) entre salaire mini et salaire maxi avec indexation automatique du mini sur le maxi.

      2. Je ne mets pas de montant maximum, c’est trop aisément contournable et surtout démotivant. Si le chef d’entreprise veut se verser € 20 000 mensuels, aucun souci, mais du coup le salaire mini est fixé à € 2 000

    1. « C’est quoi un revenu universel de base ? »

      Peut-être un dividende, une rente sur les PIB….. (Ce serait plus ennoblissant qu’un RSA ou RSI, non ?)

      Le bénéfice issu du PIB n’est-ils pas aussi pour les citoyens souverains qui se sont investis à la fois par leur labeur et à la fois par leur consommation (n’en déplaise à Juannessy ) ?
      – « Mais la dette de l’état  » (me direz-vous peut-être) « annule ce bénéfice ! »
      Est-ce que cela empêche les spéculateurs de percevoir leurs dividendes ? Alors que sans les salariés et sans les consommateurs (salariés ou non ) il n’y aurait même pas de PIB »

      (Je schématise à outrance j’en conviens)

      NB: à Juannessy :
      Voilà pourquoi je suis pour la taxe sur les robots (taxe Sismondi) en compensation de tous les emplois salariés qu’ils éliminent. Laquelle taxe bien sûr diminuerait les bénéfices mais pas plus qu’avec les salariés.
      (Et si c’était plus ce ne serait pas plus mal, cela n’empêcherait pas les chefs d’entreprise les utilisant de faire des bénéfices parce que les robots permettent plus de productivité.)
      Alors que les travailleurs au chômage évincés par le progrès hit tech coûtent bien plus cher que des salariés , parce que leurs allocations chômage (dussent-elles être de plus en plus réduites) augmentent la dette…

      On ne peut appréhender toute politique que dans sa globalité (qui entraîne quoi qui entraîne quoi ……. ) pour permettre un équilibre sain , alors qu’on s’évertue à ne raisonner qu’au « cas par cas » ce qui, d’une loi à l’autre ou d’une réforme à l’autre appréhendées isolément, engendre un déséquilibre pervers.

      Ce pourquoi je n’isole pas le citoyen du consommateur, parce que je l’inclus dans une globalité (celle de ses droits de citoyens souverains -social- et de ses besoins à consommer -économie-) tout comme je n’isole pas les citoyens de l’état ni des besoins de cet état pour exister.
      Ce qui ne m’empêche pas de considérer les citoyens (dont je suis) avant tout comme des humains (avec toutes nos contradictions et nos fragilités) et non comme les pompes à fric d’un état Roi….

      1. La « globalité » peut être la confusion . Je préfère parler de compatibilité , avec un a priori pour le citoyen ( la République et la Démocratie ) sur le consommateur ( le marché ) quand les choses se tendent ou dérapent grave .

        Les partenaires de l’UNEDIC seront surpris d’apprendre que les cotisations chômage augmentent la dette ( même s’il est vrai que certaines prestations liés au chômage secondaires ( APL , ARE …) pèsent sur le budget de l’Etat ( en principe ..)

        Merci de l’écho .

        Pour l’insertion de la taxe Sismondi dans la fiscalité de l’entreprise , le chantier reste largement à conduire , et n’a pas que des aspects comptables .

  29. Je le mets là faute d’ouverture aux commentaires sous la vidéo  » Lyon , Fêtons la gratuité » :

    Paul Jorion évoque , en citant la DDHC de 1789, la « propriété privée » .

    En fait ce qui est écrit dans la DDHC , c’est « la propriété  » tout court , même si dans l’esprit des constituants cela peut aussi bien viser la propriété privée des biens, que « la liberté de jouir librement du fruit de son travail » , que la propriété publique . D’ailleurs ce lien entre « propriété » et « liberté » est la clé de voûte du libéralisme philosophique éminemment respectable , et le fait quelle soit connexe à « la liberté de jouir des fruits de son travail » , donne bien la mesure de la sensibilité des nouveaux équilibres à trouver alors que le « travail » tend ( IA aidant , à devenir une activité sociale ( et une liberté ) subalterne .

    En tous cas , nos anciens , en rédigeant la DDHC avant la constitution , avaient , à leur échelle de l’époque , les idées d’instinct et de raison , solides : on définit le diagnostic et les grandes raisons d’être universelles , avant le mécano des solutions dont les constitutions qui ne sont que l’écriture des grands outils du moment .

    Alors qu’aujourd’hui ,on prétend retrouver une raison d’être avec des outils et des solutions a priori , qui plus est à une échelle ( encore elle ) qui n’est plus la bonne .

    Toute correspondance avec mes commentaires précédents sur ce fil ne serait absolument pas fortuite .

  30. Un article fouillé sur la surpopulation niée par le blog de P Jorion:
    http://economiedurable.over-blog.com/2018/09/notions-de-population-soutenable-et-de-population-optimale-2.html

    Extraits:
    « A l’occasion de la dernière Conférence climat (COP23), 15.000 scientifiques originaires de plus de 180 pays ont lancé un cri d’alarme sur l’état de la planète. Dans leur appel figuraient treize mesures dont la suivante : « déterminer sur le long terme une taille de population humaine soutenable et scientifiquement défendable ».

    « Les couples doivent absolument pouvoir continuer à avoir un ou deux enfants mais il serait bon qu’ils n’aillent pas au-delà, car l’aventure humaine, malgré toutes ses erreurs accumulées, doit pouvoir se poursuivre le plus longtemps possible.

    Denis Garnier

    Président de l’association Démographie Responsable

    denis.garnier@neuf.fr« 

  31. « Resign » le conseil de Kerry de démissionner, résonne avec l’exigence diffuse des GJ pour Macron !

    L’excellent article de la Fondation Jaurès auquel PJ renvoie reprend une conclusion : « Le Monde a procédé à une comparaison de ces propositions avec les programmes des candidats à l’élection présidentielle de 2017. Les deux tiers sont compatibles avec le programme de Jean-Luc Mélenchon, et la moitié des propositions sont partagées par Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen ».

    Sachant que les « idées » circulant dans les caboches n’ont rien d’inné, mais qu’elles ont une traçabilité complexe, doit-on en conclure qu’à l’insu de leur plein gré, la conscience moyenne des GJ a été formée aux 2 tiers par les propositions de la FI et pour moitié par celles de du FN/RN + NDA, ce qui dépasse les 100 % . Il a été remarqué que dans son tournant de dédiabolisation, le FN/RN a largement pompé des thématiques initialement mise en « valeur » par la FI.
    Opération classique utilisée par l’extrême droite en Europe dans les années 20-30.
    À suivre…

      1. daniel 24 janvier 2019 à 11 h 13 min
        Hérodote est une bonne source universitaire, pas aussi à gauche que le Diplo, dans le voisinage de PJ, mais l’article offusque déjà certains lecteurs…Il n’y aura pas de débats ici sur l’ingérence sous le leardership de Trump dans les affaires intérieures du Venezuela, pour défendre la démocratie contre un dictateur ? C’est tellement normal. Avec une frontière commune avec le Brésil et la Colombie, pays de tradition démocratique, qui sait ? le pari d’une dernière fuite en avant, avant la démission…et le déluge ? La mue de ce monde précise l’exuvie, mais pas la peau neuve.

    1. Dans la série brun-rouge.
      D’après Churchill, il est permis de faire quelque pas avec le diable si c’est pour une bonne cause :
      https://anfenglishmobile.com/rojava-northern-syria/french-leader-melenchon-calls-for-action-kurdish-hunger-strikers-32370

      Vu la répression féroce supportée par les Kurdes du nord, je suis incliné à croire que Mélenchon ne peut pas être totalement mauvais. Et surprise, y’a pas de bretelles à la Doriot !

      Sujet proche, encore Leyla Guven, et Ocalan  :
      https://anfenglishmobile.com/news/nobel-prize-laureates-urge-turkey-to-end-the-isolation-32385

      Je suis surpris de ne pas y trouver la dernière co-prix Nobel de la paix, Nadia Murad , elle dont les co-religionnaire (Yézidie) ont tant souffert des voisins du nord, et continuent à souffrir à Afrin et Shengal.

      1. Ce n’est pas parce qu’il arrive à Mélenchon d’avoir raison, qu’il ne se plante pas aussi parfois gravement, comme sur Chavez et Maduro. Indéfendables ces messieurs ! Le pays qui possède le plus de réserves pétrolifères a certes redistribué un temps aux pauvres, mais d’une tellement mauvaise manière avec si peu de principe de précaution (tous les œufs dans le même panier) qu’à l’arrivée c’est un désastre complet. Vous savez comment les Vénézuéliens nomment les restrictions alimentaires qui frappent le pays ? Le » régime Maduro », belle réussite mélenchonnienne ! On pourra dire c’est la faute à pas de chance, à l’Oncle Sam, à qui on voudra, mais les faits sont là, têtus. Echec complet.

      2. Drôle: « […]il ne se plante pas aussi parfois gravement, comme… »
        Ben, comme nous tous. Surtout moi d’ailleurs, un vrai Chavez à cet égard et j’espère à cet égard seulement. Et même, s’il y avait du Chavez en moi, je suis bien incapable de faire le mal, tout seul avec mon poisson rouge.

        Elargissons.
        -Soit vous faites de l’humour. Mais si, mais si, pas de timidité entre nous. Et cette bafouille montre que j’apprécie. Je ne dois pas être le seul.
        -Soit vous connaissez tout plein de penseurs et/ou politiques infaillibles. Parmi eux deux étant exclus: d’une part, notre hôte, Paul, gagnant haut la main, d’autre part, vous. Vous voulez bien nous communiquer un ou deux noms de penseurs qui ne se plantent pas trop gravement?

        De vos diatribes anti-mélenchonesques, nous pouvons peut-être supposer une autre cause. Vous l’avez deviné: la largeur de ses bretelles de bateleur de foire. Exécrable, j’en suis d’accord. Depuis qu’il a cessé de bouffer du bébé tibétain à chaque petit déjeuner, cette une tache (la largeur de ses bretelles) encore plus évidente.

      3. daniel
        personne n’est infaillible, seul le pape l’est officiellement, et encore 😉
        Dans le cas précis que j’évoquai plus haut, Mélenchon s’est planté mais il persiste et signe, c’est ça qui est très ennuyeux à mes yeux. J’ai tout de même le droit de considérer qu’il fait fausse route sans être qualifié automatiquement d’anti Mélenchon primaire. Il est beaucoup question d’effondrement sur ce blog d’effondrement, or il se trouve que Mélenchon continue de trouver des mérites à des individus qui ont précipité leur pays dans le chaos, avouez qu’il y a de quoi se poser des questions sur la façon dont Mélenchon envisage l’avenir de la gauche en particulier et celle du monde en général.

      4. Pierre-Yves Dambrine 25 janvier 2019 à 0 h 24 min
        PYD
        Résumons,

        1/ PJ himself : https://www.pauljorion.com/blog/2017/01/31/oui-nous-avons-encore-le-droit-de-voter-pour-le-ps-par-roberto-boulant/#comment-603864

        Sûr que PJ n’était pas content que la FI récupère certaines de ses idées sans avoir la politesse de prendre contact avec lui, alors qu’il avait clairement proposé. Ceci dit, et c’est ancien, la personnalité de JLM n’est pas du goût de P.J. et si JLM avait pris l’initiative comme Hamon de serrer la pogne de P.J. …avec des si…bref les affaires d’Ego comme d’hab.

        2/ Si le FN/RN a bien pompé des idées de la FI, dont certaines auraient été pompées chez PJ, on doit alors retrouver logiquement des éléments de programme de PJ au FN/RN. Cela fait-il de PJ un rouge-brun ?

        3/ Si les gens qui souhaitent changer la donne, faire autrement, (vous en êtes) s’allient objectivement à ceux qui font tout ce qu’ils peuvent pour empêcher que quelque part surgisse autre chose, ou quand ils n’ont pu l’empêcher, concourent à saboter l’expérience vivante, alors vous vous retrouvez clairement dans le camp de Trump. Un pont plus loin, si l’armée vénézuélienne ne faisait pas a priori rempart à l’interventionnisme militaire d’extrême droite US, Brésil, Colombie, vous écririez ici, que l’ingérence militaire pour rétablir la « démocratie » c’est la faute « à des individus qui ont précipité leur pays dans le chaos » ?

        J’ai pris l’habitude de constater l’évitement quand j’embarrasse…

        Amusant de voir se constituer des candidats gilets jaunes…sachant que leurs souhaits même confus sont déjà majoritairement au programme de la FI et du FN/RN. Ils vont servir à servent à quoi ?

        L’unipolaire a vécu, le multipolaire trouve sa limite dans sa réduction au bipolaire : la latéralité humaine est inéliminable.

      5. Je tiens à préciser que Nadia Murad a elle-même abominablement souffert de l’action des éradicateurs.

        Le bilan du génocide des Yézidis les 2 et 3 août 2014 s’établit à environ 6000 morts masculins, exécutés sur place et de 7500 à 3000 femmes, jeunes filles et garçons emmenés en esclavage. L’ONU et d’autres organisations des droits de l’homme estiment que c’est bien d’un génocide.
        Pour les Yézidis, il s’agit du 72 ième Firman, décret ottoman, en l’espèce d’éradication de leur religion.

        Depuis la quasi-fin de l’implantation territoriale de Daech en Syrie et Irak, environ 2500 femmes et enfants ont été retrouvés et libérés. Le chiffre n’est pas certain, en tout cas le compte n’y est pas. On imagine bien les conséquences terribles de l’esclavage de ces femmes et de ces enfants…

        Une vidéo de la député (réélue) Vian Dakhil annonçant au parlement irakien le massacre de son peuple, le 5/12/2014:
        https://www.youtube.com/watch?v=_cAYCYvfErI
        ( Votre précieux temps est préservé: 1mn 40s)

    2. Je voudrais signaler une autre analyse du mouvement des Gilets Jaunes. Le tropisme habituel de ce blog est plutôt orienté sécurité. Mais l’analyse présentée ici ne manque pas de générosité, ni d’originalité .

      https://lavoiedelepee.blogspot.com/2019/01/le-mouvement-des-gilets-jaunes-comme.html#comment-form

      Le Colonel (en retraite) Goya est surtout Docteur en histoire. Il n’hésite jamais à rappeler qu’il est d’origine immigrée, précisément du Brésil, sans en faire tout un plat.
      Pour le suivre pas trop irrégulièrement, et ne pas toujours l’approuver, je crois pouvoir dire que son blog s’inscrit dans une tendance humaniste, sécuritaire naturellement. Il n’est certainement pas un laudateur systématique de son ancien employeur. Ni un opposant obstiné. Il mérite un coup de sonde.

      Un point noir : il a supprimé ce blog de son blogroll.

      1. Merci mais non je ne partage pas grand chose de la vision de l’auteur, et j’ai même la flemme de vous développer mes raisons !
        Les Yézidis, il aura fallu leur drame pour connaître leur existence, les Rohingyas, pareil, le prix nobel de la paix birman n’a pas pu ou voulu grand chose, et les YPG qui ont limité les dégâts restent d’affreux terroristes…ainsi va ce monde…

  32. Pierre-Yves Dambrine 24 janvier 2019 à 16 h 35 min
    Je n’ai pas le dernier mot sur cette affaire, mais quand un petit pays (donc pas la Chine) décide de faire autrement, les forces hostiles ne manquent pas, à l’intérieur comme à l’extérieur. Passée la consultation basique, https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_du_Venezuela#La_nationalisation_des_secteurs_strat%C3%A9giques
    Je ne qualifierais pas la tentative d’indéfendable, sinon à quoi bon tenter : rappelez vous la confidence de Mitterand à son épouse en 1981 : Alors je demandais à François : « Pourquoi maintenant que tu en as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais promis ?’’ Il me répondait qu’il n’avait pas le pouvoir d’affronter la Banque mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu’il avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir. J’appris ainsi qu’être le gouvernement, être président, ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme. J’ai vécu l’expérience directement durant quatorze ans. Même s’il essayait d’éviter le côté le plus négatif du capitalisme, les rêves ont commencé à se briser très rapidement. […] »
    Sans doute aurait-t-il fallu PSDJ comme ministre de l’économie sociale du Venezuela, puisque manifestement ce n’était pas une bonne idée comme pour l’Argentine de maintenir coûte que coûte la parité dollar !

    1. Rosebud1871
      indéfendable a posteriori, bien entendu.
      Qu’il y ait des forces hostiles, difficile de le nier.
      Mais cela n’excuse pas les erreurs d’appréciation monumentales des gouvernements Chavez et Maduro.
      La plus importante sans doute fut de tout miser sur le pétrole pensant que l’économie d’un pays peut se construire sur la répartition d’une rente.

      1. Ce n’est pas la rente pétrolière comme telle (voyez la saoudie, le golfe, la russie etc.) mais les jeux sur les cours + l’inévitable dollar pour les paiements qui a posé problème. Le bazooka financier charge en dollar, et les munitions semblent inépuisables.

      2. justement si en Arabie saoudite, en Russie le fait que ces pays disposent de rentes a des conséquences politiques désastreuses (les orligarques en Russie, le financement du terrorisme par la l’Arabie saoudite) , bien qu’ils ne soient pas en situation de banqueroute. Alors en situation de faiblesse comme au Vénézuela, les conséquences sont plus graves encore…. Bref rien n’obligeait Chavez a tout miser sur le pétrole, sans même évoquer la nécessaire réduction des émissions carbonées.

      3. Quel rapport entre les oligarques, qu’on appelle milliardaires ou prince ailleurs, et PDVSA ?
        Après 10 ans passés sur ce blog, l’impasse de la parité dollar tient-il de la scotomisation ?

    2. C’est un dialogue de sourds, je vous parle de rente et vous me répondez parité du dollar.
      Le Vénézuela s’est mis en situation de dépendance en basant son économie sur le pétrole, si une autre politique avait été menée, beaucoup plus diversifiée, le problème de la parité dollar n’aurait donc pas été aussi problématique, c’est tout ce que je veux dire.
      Pourquoi j’ai évoqué la rente en Russie, parce que dans un autre contexte elle a des effets délétères sur l’action politique d’un pays. Beaucoup d’oligarques furent d’anciens membre du système soviétique qui rachetèrent à bas prix les actifs de l’Etat, ils ont ainsi pu accéder à une rente, ce qui fait une économie très inégalitaire, les Chicago boys n’arrangeant pas la situation, au contraire, puisque l’espérance de vie baissa fortement dans les années 90 .

      1. La rente est libellée en US $. C’est un souci, quand elle baisse car les cours baissent et qu’il faut néanmoins acheter en dollars un tas de choses, que le pays n’a pas l’habitude de produire lui même d’une part et qu’il consacre une part de la rente à subventionner santé, éducation, produits de base et logement d’autre part.
        On ne crée pas ni ne réoriente une industrie ou une agriculture facilement, d’autant plus quand les cadres trainent des pieds, s’exilent, et que le marché intérieur est resté ouvert à l’international. Pire l’incompétence fait baisser l’extraction, et donc la rente. Des erreurs oui, mais c’est à défaut d’appui que ceux qui tentent de faire autrement finissent par se tourner vers la Russie, la Chine etc.
        Pour la Russie le hold up du siècle, j’ai su !
        Les responsables de la crise mondiale de 2007 sont mieux traités que les supposés fautifs de la crise au Venezuela. AMLO n’a pas cédé aux pressions US, tant mieux.

  33. Le vice-président américain, Mike Pence, s’exprime largement sur la présidence contestée au Vénézuela, histoire de déverser un peu plus de pétrole sur le feu ; c’est assez cocasse, venant du vice-président de Trump, lequel est bien entendu connu comme étant un ange pourfendeur de toute magouille…
    Au fait, Mike : what about Macron, which is your deep thought?
    Les U.S.A. peuvent rouler les mécaniques maintenant qu’ils pompent à tout va le pétrole de schiste, n’ayant cure des dégâts causés à l’environnement, mais, après tout, c’est le business qui compte et si en plus on peut déglinguer le Vénézuela en ne lui achetant plus son pétrole, c’est tout bénef pour america first…
    Maintenant, un petit trait d’humour concernant Pôle-Emploi…, et les robots :

    https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-charline-vanhoenacker/le-billet-de-charline-vanhoenacker-24-janvier-2019

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