Archives de catégorie : Décroissance

La panique de la surpopulation libère les riches de la crise climatique qu’ils alimentent, par George Monbiot

The Guardian – Population panic lets rich people off the hook for the climate crisis they are fuelling, par George Monbiot, mercredi 26 août 2020 (Traduit avec DeepL)

L’augmentation de la consommation par les riches a un impact environnemental bien plus important que le taux de natalité dans les pays pauvres

Lorsqu’a été publiée le mois dernier dans le Lancet une étude importante montrant que la population mondiale va probablement atteindre son maximum puis s’effondrer largement plus tôt que ne l’avaient supposé la plupart des scientifiques, j’ai naïvement imaginé que les habitants des pays riches cesseraient enfin de mettre tous les problèmes environnementaux du monde sur le compte de la croissance démographique. J’avais tort. Au contraire, la situation semble avoir empiré.

Continuer la lecture de La panique de la surpopulation libère les riches de la crise climatique qu’ils alimentent, par George Monbiot

Partager :

Lectures essentielles – la « croissance verte » ne repose sur aucun fondement scientifique, par Cédric Chevalier

Le caractère écologiquement insoutenable de la trajectoire sociétale belge, européenne et mondiale, est largement documenté scientifiquement depuis plusieurs décennies. La possibilité de la poursuite de la croissance, impliquée notamment par les politiques régionales, nationales et européennes officielles (qui continuent à en faire l’objectif politique principal dans leurs textes stratégiques), repose sur un mécanisme postulé, le découplage absolu. Avec le découplage absolu hypothétique, on peut rebaptiser la croissance, « croissance verte« , c’est-à-dire une forme hypothétique de « croissance soutenable ». Il est donc essentiel de comprendre les tenants et les aboutissants de ce mécanisme si on veut inscrire la politique dans le réel, et dans l’intérêt général. L’enjeu n’est ni plus ni moins la possibilité de maintenir des sociétés humaines prospères sur la Terre (et dans notre pays). Le découplage absolu est une hypothèse qui exprime la possibilité que le PIB (tel que calculé actuellement) d’une zone géographique puisse continuer à croître tout en réduisant simultanément son empreinte écologique (ou pression environnementale globale), sur une période donnée.
Continuer la lecture de Lectures essentielles – la « croissance verte » ne repose sur aucun fondement scientifique, par Cédric Chevalier

Partager :

L’avenir de l’homme est-il la femme ?, par Cédric Chevalier

Ouvert aux commentaires.

La Première ministre finlandaise plaide pour une semaine de 4 jours de 6 heures

Oui, c’est de la décroissance.

Et ça réduit l’empreinte écologique et climatique.

À condition de réduire le salaire et donc la consommation et donc la production et donc le transport et donc l’extraction des ressources naturelles et la pollution in fine.

À condition de rendre gratuit l’essentiel, comme Paul le propose. Via la logique des communs.

Continuer la lecture de L’avenir de l’homme est-il la femme ?, par Cédric Chevalier

Partager :

Université catholique de Lille, Paul Jorion : « Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? » le 6 novembre 2018 à 17h30

Un cycle de 6 conférences par Paul Jorion. Une annonce officielle aura lieu ultérieurement, qui précisera le lieu exact des conférences sur le campus. Je vous tiendrai au courant.

  1. Quel scénario pour les années qui viennent ?

Quatre films significatifs :

         Le dernier rivage (1959) : l’humanité finit par s’autodétruire du fait de son surarmement

         Elysium (2013) : tandis que les pauvres s’entre-déchirent sur une Terre dégradée, les riches, devenus immortels, vivent une vie idyllique dans une station spatiale

         Interstellar (2014) : la Terre ayant été rendue par nous inhabitable, le salut du genre humain est dans la colonisation d’autres mondes

         Terminator (1984) : les machines désormais autonomes se débarrassent des hommes devenus un fardeau pour elles

Continuer la lecture de Université catholique de Lille, Paul Jorion : « Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? » le 6 novembre 2018 à 17h30

Partager :

Contributions express à deux débats : « intérêt à », « décroissance »

Ouvert aux commentaires.

1° Le comportement des gens est déterminé par leurs intérêts

La distinction entre « intérêt pour » (objet d’attention) et « intérêt à » (praxis) me semble sans … intérêt (pour) : il s’agit d’un cas banal de polysémie, un mot ayant plusieurs sens (Larousse : « Les mots les plus fréquemment utilisés sont le plus souvent polysémiques »).

L’intérêt à faire X pour Y, c’est l’inscription par Y de l’acte X dans sa stratégie de vie (survie individuelle + reproduction) telle que conçue (énoncée) par elle ou lui. 

P.S. Les gens peuvent se tromper : « Jules est un imbécile : il aurait intérêt à épouser Agathe ! » 

2° Prôner la décroissance

D’accord bien entendu sur tous vos objectifs, mais pas d’accord – tu t’en doutais je suppose – sur le cadre politique, ou plutôt l’absence de réflexion politique, typique d’ailleurs des approches écolo de la décroissance : on fait décroître et tout s’arrange, « Se mettre d’accord sur une baisse massive des émissions de CO2, c’est se mettre d’accord sur la manière d’organiser une récession mondiale ». Oui, et alors ? Quid du capitalisme qui ne peut fonctionner sans la croissance qui produit la rente ? Quid de la comptabilité qui ignore les externalités négatives ? Quid du droit de propriété qui sert de cadre à l’abusus des entreprises ? Quid de la spéculation qui détourne la moitié du financement possible de l’économie 

La concentration actuelle de la richesse rend pour moi toute tentative de solution illusoire si elle n’est pas réglée en premier. Il faut

1° redistribuer la richesse
2° réinjecter dans l’économie sous forme de salaires la moitié de la richesse mobilisée aujourd’hui par la spéculation
3° pour empêcher que l’inflation n’efface en tant que pouvoir d’achat l’augmentation des salaires, faire baisser les dividendes et les bonus extravagants dans la même mesure exactement

Partager :

La décroissance au tournant ? par Thierry Brulavoine et Michel Lepesant

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Quand toutes les puissances du monde sont unies pour se revendiquer du dogme de la croissance et que nulle part la décroissance n’est reconnue comme une puissance par toutes les puissances économiques et politiques du monde, il est grand temps que les décroissants exposent leurs conceptions, leurs objectifs et qu’ils opposent à l’illusion de la croissance un manifeste (1)  de la décroissance.

Continuer la lecture de La décroissance au tournant ? par Thierry Brulavoine et Michel Lepesant

Partager :