L’avenir de l’homme est-il la femme ?, par Cédric Chevalier

Ouvert aux commentaires.

La Première ministre finlandaise plaide pour une semaine de 4 jours de 6 heures

Oui, c’est de la décroissance.

Et ça réduit l’empreinte écologique et climatique.

À condition de réduire le salaire et donc la consommation et donc la production et donc le transport et donc l’extraction des ressources naturelles et la pollution in fine.

À condition de rendre gratuit l’essentiel, comme Paul le propose. Via la logique des communs.

On profite alors vraiment des gains de productivité pointés par Keynes dans Economic possibilities for our grandchildren.

Mais ça demande une éducation au loisir sobre jusqu’ici réservée aux élites (intellectuelles et artistiques surtout) auxquelles appartenait John Maynard. Non on ne se précipite pas dans les centres commerciaux le vendredi pour consommer. On se repose, on médite, on joue, on aime, on chante, on danse, on rit, on fait de la politique.

Et une canalisation de l’instinct de colonisation et de distinction dans des visées qualitatives : exploration du monde (sans le détruire) et amélioration de ses compétences personnelles (sport, musique, politique). L’aristocratie au sens des Grecs. Car nombreuses sont les thèses qui relient vide existentiel et désir consumériste.

Et un renoncement des forces de gauche, syndicales en particulier, à l’objectif nihiliste de « pouvoir d’achat ».

Et last but not least, de reprendre le contrôle de la rente de productivité des machines de la main des capitalistes (la « taxe Sismondi » de Paul). Et une répartition équitable des ressources sociales, de la rente, et du bien public.

Ou me trompè-je ?

En tant qu’économiste, le fait que nous ne travaillons pas déjà 4 jours de 6h depuis l’après-guerre est un des plus grands mystères de notre époque. Mystère déjà résolu en grande partie par la masse de bullshit jobs, qui malheureusement contribuent, dans le matérialisme, à détruire notre Biosphère. En fait, nous sommes déjà nombreux à travailler moins de 24h par semaine.

Bref, la solution au problème économique, Keynes l’avait ébauchée en 1930. Aujourd’hui, elle est possible (sous réserve que la Biosphère ne soit pas déjà détruite virtuellement).

Questions à l’anthropologue :

– les femmes cheffes d’Etat sont elles aussi colonisatrices et préoccupées de distinction sociale matérielle, que les hommes ?
– le régime des 24h par semaine, n’est-ce pas celui des peuples premiers ?

En guise de conclusion, comme dirait Yuval Noah Harari dans son ouvrage « Sapiens » : que voulons-nous vouloir ?

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32 réflexions sur « L’avenir de l’homme est-il la femme ?, par Cédric Chevalier »

  1. Si l’entropie fait tendre la matière vers son état de plus grands désordres, le vivant construit des réseaux imbriqués toujours plus sophistiqués.
    Décroître (simplifier) oui, mais pour construire quoi ?

    1. Utiliser le génie cynégétique pour augmenter le QI des huîtres, elles ont sûrement des choses à raconter, d’Houat mais pas forcément coton.

      1. Après l’IoT et la NSA rendons le pouvoir à Gaïa avec l’IoO (Internet of Oyster) et la OSA (Oyster Signaling Agency).
        How knows ?

    2. Si on doit décroître pour devenir pauvre. Ça ne sert à rien…
      Je me suis toujours posé la question pourquoi la décroissance puisqu’il est donné une valeur %à la croissance.
      Quant à la gratuité dans les transports en commun c’est inutile pour les zones dépourvues de moyens de transport. Pourquoi ne pas créer le transport et le faire devenir rentable par divers moyens à la suite.

      1. Vous savez être pauvre est une condition relative Au niveau de richesse Dans lequel les autres autour de nous se trouvent.
        Du coup si on décroît tous ensemble, vous ne vous sentirez pas plus pauvre même si vous mangerez sûrement moins bien.

      2. Et je dirais même plus chère Bernadette, c’est une condition relative à l’état du monde dans lequel on se trouve.
        Sans oiseaux plus de fleurs sans fleurs plus de fruits sans fruits plus de plaintes.

      3. Décroître et devenir pauvres ?

        Pour les transports il existe une bonne paire de chaussures, mais difficiles vile de pêcher ou chasser à 2 Km du centre-ville… tout est là en fait.

        C’est quoi selon vous être pauvre ? Plus de TV, plus d’ordi ? Plus de Mac do ? Plus de Bagnole ?

        Être un néant dans le néant… ce que nous sommes sans doute en fait.

        La terre continuera de tourner sans les pauvres dont vous parlez, car la Terre s’en fout de tout ce b… que l’homme a créé.

        Demandez aux animaux ce qu’ils en pensent eux.

        Pauvres animaux.

    3. Un monde ou l’immatériel subventionne l’immatériel, et le matériel le matériel.
      L’immatériel sera mis sur un piédestal.
      Et la matière est respectée mais vulgaire.
      Puisque c’est celui-là qu’on pourra approfondir à l’infini ( L’impalpable ) et assouvir notre soif de celui-là.
      Logique ! 😀

  2. Ah, le pays de Linus Torvalds me paraît de plus en plus sympathique……..
    Merci, merci, merci et encore merci pour cette info. Cela fait chaud au cœur.

  3. Une remarque concernant la productivité:

    Les gains de productivité s’expriment de deux manières: Produire plus avec la même quantité de travail ou produire autant avec moins de travail. Lorsqu’on produit moins, on ne peut tout simplement pas parler de gains de productivité.

    De ce fait, la baisse du temps de travail n’est qu’une mesure compensatoire ou d’aménagement (de répartition) du travail vis à vis des gains de productivité lorsque la production n’augmente pas. Dire ici qu’on « profite » des gains de productivité par cet aménagement est un abus de langage, car c’est en fait juste le moindre des deux maux, l’alternative étant une fraction des travailleurs qui restent à temps plein et tous les autres qui partent au chômage (j’y reviendrai).

    Les gains de productivité ont certes permis de sortir les paysans de la pénibilité des travaux aux champs mais ont du même coup provoqué des exodes ruraux massifs et obligé quantité d’entre eux à devenir ouvriers de chaine (pour une pénibilité pas tellement moindre). Et pour les rares qui restent encore, un siècle et quelque plus tard, ils s’empoisonnent aux produits chimiques, et nous avec, et ne parviennent même plus à rentabiliser leur activité du fait même du coût des installations qui leur ont permis ces gains de productivité.

    Ce report de travailleurs d’un secteur a l’autre fut par ailleurs possible de l’agriculture vers l’industrie puis de l’industrie vers le tertiaire, mais aujourd’hui (et depuis de nombreuses années déjà), il n’y a plus de secteur qui puisse servir de soupape de décompression pour les victimes des gains de productivité dans le tertiaire. C’est ainsi que ceux-ci sont intimement liés au chômage, et donc à la cohorte d’effets négatifs qui en découlent.

    La baisse du temps de travail qui est une revendication historique de la gauche, a toujours été une compensation (consciente ou pas?) aux gains de productivité. En revanche l’hégémonie de la pensée productiviste aussi bien dans les socialismes que dans les capitalismes nous a jusqu’à présent plus ou moins interdit de penser à d’autres formes de baisse de la productivité. Il serait peut-être temps de s’y mettre. J’aimerais ainsi vraiment que, sans forcément aller jusqu’au luddisme, on produise au moins une pensée critique sur la productivité au lieu d’en présenter la croissance de manière systématiquement positive, car cette manière de voir les choses me semble périmée.

    1. Serge Audier, sort de ce corps !(:;)

      https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-L___ge_du_productivisme-9782707198921.html

      L’âge productiviste
      Hégémonie prométhéenne, brèches et alternatives écologiques
      Serge AUDIER
      Depuis la fin du XXe siècle, des signaux d’alarme écologiques ne cessent de retentir : réchauffement climatique toujours plus incontrôlable, destruction exponentielle et dramatique de la biodiversité, déforestations accélérées, pollutions diverses, « plastification » des mers, etc. Pourtant, les défenseurs de la cause écologique peinent à véritablement convaincre l’ensemble de la société ainsi que les décideurs économiques et politiques de la nécessité d’un changement urgent de modèle. Pourquoi les forces politiques, de droite mais aussi de gauche, n’ont-elles pas su ou voulu prendre en charge le défi écologique ?
      C’est à cette question que s’intéresse ce livre de Serge Audier, qui offre une ample fresque inédite sur les racines philosophiques, idéologiques et politiques de la crise actuelle. Au croisement de l’histoire et de la philosophie, cette généalogie intellectuelle examine les logiques doctrinales et politiques qui, depuis près de deux siècles, ont présidé aux prises de position et aux programmes en matière environnementale, à leurs réussites comme à leurs nombreux échecs. L’auteur montre notamment pourquoi, dans de nombreuses régions du monde, la logique socio-économique, politique et culturelle dominante est allée dans le sens d’un modèle productiviste qui a provoqué une destruction accélérée et sans précédent du milieu naturel.
      Parallèlement, il soulève la question des « possibles » non aboutis ou non réalisés, et invite à (re)découvrir des voies alternatives – entre anarchisme et socialisme – qui ont cherché à articuler critique sociale et critique écologique du capitalisme, dans l’horizon d’une « cité écologique » à venir.
      Serge Audier, Prix Paul Ricoeur 2019

      Version papier : 29 €
      Version numérique : 18,99 €

      1. @Timiota

        Comme quoi il n’est pas nécessaire d’avoir fait l’ENS pour avoir des idées… Juste éventuellement pour les faire éditer…

  4. Tout ceux qui sont passés du statut de célibataire à homme marié savent qu’il n’en est rien , ça serait plutot une phase de croissance exponentielle , les femmes sont extremement dépensières , et pour peu qu’il y ait apparition d’enfants , achat d’une maison etc… , mais bon c’est la vie sinon on va vivre seul dans le désert avec une outre d’huile

  5. l’objectif nihiliste de « pouvoir d’achat ».
    De qui parlez-vous: Du patron d’Auchan ou de la caissière d’un de ses magasins?
    De Monsieur Ghosn ou d’un manœuvre de Renault?
    De Madame Penicaud ou de son employée chez Danone qui doit continuer son travail chez elle en s’occupant de son ménage et de ses gosses?
    La prospective vers une meilleure société humaine,c’est bien, mais il faut y arriver et cela passe par la défense aujourd’hui de ceux et celles démunies de leur « pouoir d’achat » pour rendre leur vie meilleure

    1. Je plussoie,
      le risque en effet c’est que la conquête de la semaine de 4 jours n’apparaisse comme un combat hors sol.
      En ce moment même avec la réforme des retraites, avec le relèvement de l’age pivot et des critères de pénibilité qui ont été revus à la baisse, on s’éloigne de la société du temps libre.
      Songez que le travail au marteau-piqueur n’est plus considéré comme un métier pénible ! Une pure aberration. Il faut partir de l’existant, et l’existant n’est pas beau à voir.

  6. Les loisirs sont la clé. Ils permettront aux hommes d’exprimer leur potentiel au mieux. Les machines pourvoiront aux besoins de bases et les humains seront libérés des tâches harassantes. Pour que cela s’exprime il faudra apprendre à partager en frère comme au sein d’une famille. C’est la condition pour que le potentiel créateur de l’humanité soit libéré et nous fassent entrer dans une nouvelle ère. Pensons synergie…
    Cette femme est une visionnaire, elle comprend ce qui est en jeu.

  7. Une question, tout de même : s’il faut par exemple ne pas écarter l’éventualité qu’un jour nous devions renoncer à une énergie extrêmement bon marché et accessible, qui permet le fonctionnement de la société machiniste, qui à permis l’émergence de la révolution industrielle, qui a généré l’expansion et le développement matériel et économique que nous connaissons, et enfin la mondialisation avec une circulation des personnes et des bien (et de l’information) tout azimut… (désolé pour ce raisonnement un peu schématique qui est peut-être un peu simpliste) ; par exemple, est-ce qu’il ne faut pas de tout urgence repenser et généraliser une agriculture de type « permaculture » avec de meilleurs rendement par unité de surface, mais avec une main d’œuvre beaucoup plus importante ? Est-ce qu’il ne faut pas repenser d’urgence une économie de réparation et de soin, qui va demander beaucoup de travail pour soigner, dépolluer, et produire les biens et services essentiels sans détruire la planète ? Est-ce qu’il ne va pas falloir concevoir une « organisation » qui fasse que l’on ne consomme pas plus de ressources sur la terre que celle-ci ne puisse regénérer, donc qui demandera de mobiliser plus d’activité humaine ? Sauf à découvrir de nouvelles ressources énergétiques et de matières premières qui ne s’épuisent pas (?) (vous aurez reconnu ici une influence certaine par rapport aux exposés de Jancovici…); bref, comment se préparer à revenir à un modèle économique et politique qui n’hypothèque pas une partie grandissante des ressources de la planète, et qui soit équitable à l’échelle de tous les habitants de la planète ? Sans compter le travail qu’il devrait devoir être entrepris pour maintenir et adapter la planète viable, compte tenue des bouleversements attendus des effets du réchauffement climatique ? Et enfin, pour pouvoir générer des activités culturelles (productions intellectuelles et artistiques, développement des savoirs et de la connaissance…), ne faudra-il pas plus de monde pour le faire ? En ce sens, on peut penser que la tâche ne va pas manquer pour faire face à de tels défis, mais évidement en sortant du modèle actuel uniquement fondé sur le profit et l’échange marchand….

  8. Il me semble que la blue economy de Gunter Pauli tente de répondre aux types de défis qui nous attendent. Mais en terme de ressources imaginons ce que libérerait la fin de la guerre.

  9. Ce n’est pas une question de genre mais plutôt de prise de conscience d’une nouvelle génération, avec celle de Greta Thunberg, pour qui des Macron sont déjà de vieux croutons. Ceci dit dans l »article référencé, Sanna Marin parle aussi de flexibilité sachant que dans ce pays des mesures de « compétitivité » réduisant les salaires avaient été déjà appliquées.

    Travailler n’est pas un problème si on a un métier passionnant et qui fait sens mais sans que ça en devienne aussi une obsession, sans quoi bonjour les heures supp et retour à la case libérale !
    Autrement dit il faudra bien planifier une nouvelle économie avec des règles éthiques.

  10. « À condition de réduire le salaire »
    Oui , bien sur , mais ceux qui devraient etre réduits ne sont pas dans votre prospective , se sont les plus GROS , ceux qui se gavent !!
    Ici en Belgique les politiques et les patrons ont des parachutes dorés qui se comptent en millions d ‘euros !!
    Ceux la on change rien ???
    D’ailleurs ils ne se laisseraient jamais faire , JAMAIS !!!
    Moi je mange des cailloux pour sauver le climat ???
    Je sent que nous allons vivre de grands moments …..

  11. Vous avez posé « deux questions à l’anthropologue » , mais les commentaires ont abordé bien d’autres thèmes.
    Sur la première, il me semble qu’il faut souligner que « le pouvoir rend fou » et que la plupart des hommes sont imbus de la domination masculine. Mais rien ne permet de penser que les femmes, « si » (!) elles étaient mises dans les mêmes conditions, n’auraient pas les mêmes comportements d’indifférence envers les exploités, d’aveuglément sur les inégalités, etc. Et si les hommes étaient dans une culture de soumission, ils seraient peut-être plus émotifs, attentifs aux autres, etc. Je n’aime pas cette formule « la femme est l’avenir de l’homme », car c’est la disparition de la mentalité hiérarchique, du couple domination/soumission qui est l’avenir de l’humanité. L’homme n’a pas en lui une « part féminine », mais une part de lui-même en tant qu’humain étoufée par le modèle culturel masculin. Sans doute la première ministre de Finlande n’est qu’en partie pervertie par la domination et encore en partie prise dans le modèle féminin, avec cette part plus compassionnelle. Que dire de Angela Merckel, de Margaret Thatcher, de Hillary Clinton ? Elles ne prennent pas les mêmes décisions !
    Sur le travail, je pense que les préhistoriens disent qu’ils ne peuvent rien inférer d’un os du crane ou de quelques molaires en matière d’organisation du travail. Autant partir plutôt du temps de travail des animaux en matière de chasse et cueillette ! Avec des réponses très variables pour « la cigale et la fourmi » !
    Il y a effectivement une tension entre le travail nécessaire, le loisir, et la contribution à la collectivité selon ses capacités et ses forces. Une chose est de réduire l’exploitation au profit d’un capital privé, de réduire les travaux pénibles par les outils et machines ; autre chose est de se rendre utile à la collectivité ou de se consacrer à entretenir le lien social, la convivialité, ce qui est différent du loisir passif.
    Sur la capacité de loisir et de culture, je crois que sous l’Ancien régime les fêtes religieuses locales étaient très nombreuses eet rituellement célébrées. Cela procurait un « temps de cerveau disponible » manipulé par la propagande religieuse, ses ors et ses encens, ses murs couverts d’images en série indispensable pour le maintien de l’ordre social. Or faire la fête (ce que vous ne citez pas comme loisir) est d’abord un rituel collectif nécessaire au maintien des relations sociales. En URSS, le folklore très diversifié entre les régions et républiques était mis à l’honneur comme culture du peuple (outre le sport, la musique, etc.).
    En fait dans notre mentalité du XXe siècle, tout le fonctionnement social est basé sur le salariat, sa hiérarchie, sa taxation pour la collectivité, son organisation collective de sécurité et de santé, etc. et cela nous piège (au point de masquer les patrimoines privés). Il faut sans doute aller vers une dissociation du travail, du revenu, des services (gratuits) et des produits/ressources accessibles et désirables.

  12. Il faut, me semble-t-il, nuancer et se souvenir des paroles de Jacques Brel dans sa chanson « La ville s’endormait » https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&q=jacques+Brel+%22La+ville+s%27endormait%22
    L’exemple de Margaret Thatcher est dans toutes les têtes, l’exemple récent d’Aung San Suu Kyi trahissant son image dans l’opinion publique mondiale, trahissant également ses valeurs morales en s’acoquinant avec la junte militaire birmane, elle est restée muette concernant les attaques menées contre les rohingyas.
    L’on constate par ailleurs que l’arrivée au pouvoir de femmes dans des petits pays, soit vécu beaucoup plus positivement, la plus connue a été la présidente de l’Islande Vigdís Finnbogadóttir, à Saint-Marin, pas moins de 17 Capitaines-Régentes depuis 1981, et aujourd’hui en Finlande.

  13. « le régime des 24h par semaine, n’est-ce pas celui des peuples premiers ?« 

    Non je crois me souvenir que les chasseurs cueilleurs avaient juste besoin de 2 heures par jour ! (Lévis Strauss je crois…), soit sur 7 jour 14h/semaine.

    Mais à l’époque, pas de banque, pas de carte bleue…

    J’ai vécu mon enfance de Breton à Brest, avant la folie du port de « plaisance » et là, enfant nous pêchions des coques (Rigadelles en Breton) et en 2 heures de pêche avec mes frères, nous mangions pendant une semaine… certes pas des repas variés
    mais nous mangions ce que 3 ou 4 enfants pêchaient ce que notre mère cuisinait.

    À Brest, dans sa magnifique rade, il y a seulement 50 ans, pas 2 siècles, juste 50 ans.

    Édifiant non ?

    PS: Pourquoi 2 heures seulement ? Parce que 2 heures c’est juste le temps que la marée laisse au pêcheur à pied avant que la mer ne redevienne « menaçante », mais même un enfant de 10 ans sait que l’éternité n’existe pas… même à 10 ans !

      1. « «Si l’homme primitif ne rentabilise pas son activité, c’est non pas parce qu’il ne sait pas le faire, mais parce qu’il n’en a pas envie.» Tout le dossier de la question est à reprendre. »

        Tellement évident et tellement véritable. Les sociétés du paléolithique disposaient d’une abondance réelle donnée gratuitement par la nature, où juste l’effort de cueillette et de chasse était nécessaire. Les écosystèmes étaient remplit d’oeufs, de baies, de larves, de petits animaux volants, courants, rampants, de fruits, de feuilles, de poissons, mollusques, coquillages en telle quantité qu’il suffisaient presque de juste se baisser.

        Pour l’instant c’est la période la plus longue de vie sur Terre de notre espèce en totale liberté et croulant sous les calories gratos avec une vie culturelle et spirituelle avérée.

        Bon, y avait pas foule, et la moindre rage de dent ou la moindre grippe était assez difficile à surmonter… Le confort était aussi très spartiate, voir moins hein. Les bébés, fallait certainement pas trop s’y attacher. L’Iphone fallait pas y penser. Comprendre l’Univers était une occupation assez limité.

        Plus proche de nous comme livre sur le sujet :

        Stéphane Durand : 20 000 ans.

  14. Productivité ?

    Merci de proférer cette insulte à l’intelligence.

    J’ai passé ma vie à lutter pour la productivité avec mes programmes informatiques, à faire gagner de l’argent aux entreprises pour lesquelles je travaillais, oui Monsieur, un brave soldat… et des licenciements aussi, et des gens à la rue et des syndicats que je ne comprenais pas, et des pleurs et des malheureux… j’étais jeune et orgueilleux et pensais sincèrement que je travaillais pour l’émancipation de l’humain, que finalement nous finirions pas travailler 20 voire, 24 heures par semaine et vivre tous heureux.

    Je n’avais pas compris jeune que le Capital se fout du bonheur individuel, il veut juste un PNL le plus juteux possible, et l’informaticien finira au musée avec les gens qu’il a fait mourir…

    C’est cela Monsieur, la baisse du temps de travail… pas individuellement mais collectivement : je veux dire, si 1000 personnes travaillent 40h/semaine, si je n’ai besoin que de 500 personnes/semaines, oui moi actionnaire j’ai gagné, moi actionnaire mais vous prolétaires ?

    50% de réduction de la masse salariale, productivité cela s’appelle.

    Oui mais à qui cela profite-t-il ?

    Conclusion : productivité = insulte à nos neurones, s’il nous reste des neurones (cf Kubrick)

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