Archives de catégorie : Dette publique

De la perte de biodiversité à la rébellion des peuples

Extrait d’un article à paraître en juin dans un magazine.

Il est devenu clair, quand a fallu comprendre l’origine de la pandémie de Covid-19, que la perte de biodiversité fait que des maladies susceptibles de se transmettre entre vertébrés débouchent aujourd’hui de plus en plus souvent sur des zoonoses : des maladies animales se transmettant aux hommes, les chauves-souris constituant en particulier, en raison de leur bonne résistance aux virus, un réservoir privilégié de maladies pouvant se transmettre aux humains. 

Dans un autre ordre d’idées, la globalisation économique fait que la production manufacturière se concentre dans des zones de rentabilité maximale qui sont aussi celles bien sûr où les populations sont présentes en fortes densités. C’est dans ce contexte qu’est intervenue une innovation née dans les bureaux d’études de la firme automobile Toyota : la pratique du flux tendu dans la gestion des chaînes d’approvisionnement, la réduction maximale des stocks associée à la vitesse maximale de réapprovisionnement, et ceci pour diminuer les frais de stockage. La confiance a été accordée à un processus permettant qu’un produit qui manque sur les rayons dans une région du monde s’y retrouvera rapidement en raison de la connaissance immédiate du niveau des stocks sur l’ensemble du réseau que le numérique autorise désormais et à la facilité de l’approvisionnement par voie maritime ou aérienne dans des processus de plus en plus automatisés et robotisés.

Continuer la lecture de De la perte de biodiversité à la rébellion des peuples

Partager :

Une crise mondiale de la dette est inévitable à terme. Que faire ?, par Alexis Toulet

P.J. Ne dites pas « phénix », dites « étalon-or », car plus sûrement encore que l’oiseau mythique, il ressuscite de ses cendres – même apparemment dissimulé dans une note sur le Blog de PJ (mais vous voyez, j’ai l’œil 😀 ).

Ce n’est pas seulement de dette publique qu’il faudrait parler, mais de l’ensemble des dettes y compris privées. Le total de l’endettement mondial était estimé en septembre dernier à 296 trillions de dollars, à comparer avec un PIB mondial 2020 de 84,5 trillions soit un rapport Dette / PIB de 350%. Même si l’économie mondiale devrait rebondir cette année, cela ne devrait pas beaucoup changer ce chiffre.

Mais à qui est due cette dette pourrait-on demander ? N’est-ce pas à nous-mêmes, puisqu’après tout aux dernières nouvelles nous ne nous sommes pas endettés auprès des Martiens ? Oui, c’est bien à nous-mêmes.
Continuer la lecture de Une crise mondiale de la dette est inévitable à terme. Que faire ?, par Alexis Toulet

Partager :

Contrastes – Dette publique : Débat Paul Jorion, Marie-Hélène Ska et Philippe Lamberts, le 25 novembre 2021

Vous avez déjà eu l’occasion de lire ma contribution au numéro Juillet-août de la revue Contrastes, publiée en Belgique par les Équipes populaires, une des composantes du MOC (Mouvement ouvrier chrétien) : « Il est temps de demander aux riches d’être sérieux », reproduit ici le 2 octobre.

Continuer la lecture de Contrastes – Dette publique : Débat Paul Jorion, Marie-Hélène Ska et Philippe Lamberts, le 25 novembre 2021

Partager :

L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ?

L’intervention que je ferai demain au Colloque organisé par le groupe socialiste, écologiste et républicain du Sénat : L’argent, la dette et la Gauche. Faut-il avoir peur de la dette publique ? Pour les personnes qui souhaitent suivre le colloque, voici le lien vers l’évènement facebook sur la page du groupe socialiste et un « live » sera diffusé à partir de 9h00.

Pour fonctionner, pour rendre les services attendus de lui, comme l’éducation, la police et la justice, la défense des frontières, pour pallier partiellement les inégalités dues au hasard, pour venir en aide aux plus démunis,  l’État a besoin d’un budget, d’un Trésor. Alimentent celui-ci les revenus des biens nationaux et l’impôt.

Continuer la lecture de L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ?

Partager :

« L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ? » – Premières considérations

Je vous avais annoncé une série sur la Théorie moderne de la monnaie qui a connu un début de réalisation (La théorie moderne de la monnaie (TMM) ne tient pas debout) : j’ai en effet expliqué en quelques mots que ses défenseurs extrapolent abusivement à l’ensemble des nations quelques propositions qui ne valent en réalité que pour les seuls États-Unis du fait que leur dollar est monnaie de référence et qu’ils peuvent en conséquence exporter au plan international le souci de leur dette (qui sera de facto géré par les nations amatrices d’« eurodollars », le nom sous lequel circulent les dollars qui servent dans des transactions internationales).

J’ai ensuite consacré à la TMM l’une de mes chroniques dans Trends-Tendances (La « Théorie Moderne de la Monnaie » n’en est pas une), où j’ai rappelé que ce que l’on appelle TMM est un ensemble hétéroclite de propositions empruntées à divers économistes de différentes époques, aux vues d’ailleurs inconciliables. Keynes a été recruté dans leurs rangs pour un modèle du crédit qu’il avait cependant abandonné au bout de quelques années (au grand dam de Schumpeter). Les plus récents parmi ces économistes se proclament « post-keynésiens » alors que leur pensée n’a qu’un très lointain rapport avec quoi que ce soit qu’ait pu dire Keynes.

Continuer la lecture de « L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ? » – Premières considérations

Partager :

Le poids d’une photo. Le choc des mots, par Pierre Juillot

Signalé par Carine Olivier https://www.facebook.com/photo.php?fbid=2661642487260863&set=a.114815375276933&type=3&theater

Ouvert aux commentaires.

En réponse à votre vidéo, j’aurais une « demande » à vous soumettre. Permettez moi d’ironiser sur ce que vos propos ont fait raisonner en moi, dans votre explication très pertinent de justifier d’une part d’un certain prix, et d’autre du plein « consentement » du sujet, l’un devant faire rendre « raison » à l’autre, je suppose, en vous soumettant à la lecture, un texte. Il ne demande pas non plus de psychanalyse de son auteur (quoi que vous suggestions, s’ils s’en trouvent, ne reviendrait-il pas au même, indirectement…? Auquel cas je comprendrais avec inquiétude, que vous me proposiez un rendez vous.).

Continuer la lecture de Le poids d’une photo. Le choc des mots, par Pierre Juillot

Partager :

Le capitalisme financier fera-t-il un jour du social pour sauver sa peau ?, par Jean-Paul Vignal

Ouvert aux commentaires.

Ce n’est plus un secret pour personne que les quantitative easing à répétition des banques centrales n’ont pas donné les résultats escomptés sur la vigueur des économies occidentales, qu’ils s’avèrent incapables de restaurer malgré les sommes considérables déversées sur les marchés. Les raisons de cet échec sont multiples, mais elles sont pour l’essentiel liées au courtermisme obstiné des décideurs, qui préfèrent spéculer sur les actifs existants et même les rachats d’actions, que de prendre le risque d’investir dans la création de richesses nouvelles ou la transition écologique.

Les banques centrales savent qu’elles doivent donc trouver autre chose pour combattre l’inévitable prochaine crise, qui sera sans doute au moins aussi redoutable que celle de 2008, car les marges de manœuvre des Etats comme des banques centrales ont beaucoup diminué depuis. Les délocalisations et l’irruption des logiciels et des robots ont certes maintenu ou augmenté les marges bénéficiaires, mais ils ont aussi comprimé le revenu disponible des consommateurs à un niveau tel que la croissance n’est plus guère possible qu’à crédit, que ce crédit soit privé quand les consommateurs s’endettent personnellement, ou qu’il soit public quand les Etats s’endettent pour financer leur système de protection sociale.

Continuer la lecture de Le capitalisme financier fera-t-il un jour du social pour sauver sa peau ?, par Jean-Paul Vignal

Partager :

Compte-rendu du livre de Patrick Artus Discipliner la finance, par Vincent Burnand-Galpin

À propos de Patrick Artus, Discipliner la finance, Paris : Odile Jacob, 2019. Ouvert aux commentaires.

L’idée centrale de ce livre est que l’accroissement du poids de la finance par rapport à l’économie réelle accroît fortement le risque de crise. Alors que dans le passé, c’étaient les chocs de l’économie réelle qui influençaient la sphère financière, ce sont aujourd’hui les chocs financiers qui conduisent au dérèglement de l’économie réelle. 

Continuer la lecture de Compte-rendu du livre de Patrick Artus Discipliner la finance, par Vincent Burnand-Galpin

Partager :

Jorion vs. Woerth 2010 : le passé rattrape le présent !

Le Monde : Financement libyen de la campagne de 2007 : Eric Woerth mis en examen, le 29 mai 2018

Cette mise en examen de l’ancien trésorier de la campagne et actuel président (Les Républicains) de la commission des finances de l’Assemblée nationale découle d’investigations de la police anticorruption, qui avait souligné dans un rapport de septembre 2017 l’« ampleur de la circulation d’espèces » dans l’entourage du candidat de la droite, mis en examen en mars dans ce dossier.

Le 4 février 2010 : comme si c’était hier !

Partager :